All language subtitles for Charlie Chan _ Dark Alibi (1946) [Crime] [Mystery]

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Original subtitles

HÔTEL FAMILIAL FOSS

Vous êtes sûre qu'il n'y avait pas de lettre pour moi ?

Je vous ai dit qu'il n'y en avait aucune, Mlle Petrie. Aucune.

Pourquoi étiez-vous dans la salle à manger ?

Je suis entré par la porte de derrière, comme d'habitude.

- Qui sont les deux hommes ? - Ça me regarde, M. Johnson.

Oui, bien sûr.

Excusez-moi. Je croyais que mon père était de retour.

- Veux-tu cesser ? - Salut, ma belle.

- Toujours un compliment. - Pas moi.

Dur voyage, mais je suis heureux de revenir ici où les filles sont si jolies.

Comment allez-vous, June ?

Oui, c'est bon d'être de retour parmi vous, les filles.

Nous ne pouvons pas tous être beaux.

Votre rire a crevé plus de tympans que le hennissement d'une mule.

Navré. Dorénavant je rirai dans ma barbe.

Et vous vous déchausserez les dents.

Toujours une petite pique. Je me tords de rire.

Papa. Pardon, excusez-moi.

Bonsoir, ma chérie.

Quelle est ton excuse ?

J'attends toute la journée de dîner avec mon père

et il arrive avec quatre heures de retard.

Désolé, mais je ne pouvais...

- Vous êtes Thomas Harley ? - Oui, pourquoi ?

- Venez avec nous. - Pourquoi ?

Pour le braquage de la Banque Nationale et le meurtre d'un garde il y a une heure.

Vous mentez. Papa...

- Je peux prouver que vous vous trompez. - Bien sûr.

Difficile, vos empreintes sont dans la salle des coffres et à côté du corps.

C'est impossible.

J'étais enfermé dans l'entrepôt du Théâtre Carey.

Enfermé ? Comment ?

Je l'ignore. Je suis entré, mais il n'y avait personne.

J'ai voulu sortir mais la porte était bloquée.

Pendant quatre heures ? Vous auriez pu téléphoner.

J'ai essayé, mais le téléphone ne marchait pas. Je peux le prouver.

Lisez ceci.

RDV entrepôt du Théâtre Carey. Vingt heures ce soir.

Porte ouverte. Entre. Besoin d'aide.

Ce n'est pas bon, Harley.

lnterrogez Dave Wyatt. Il confirmera.

lmpossible. Il est mort il y a huit ans.

- Mort, Wyatt ? - Oui.

Quand l'avez-vous connu ?

Quand vous étiez en prison il y a 20 ans ?

Papa ?

Dis-leur que tu n'es jamais allé en prison.

C'est vrai, June. Mais ne t'inquiète pas.

C'est une erreur, ils le verront. Je serai vite de retour.

HARLEY CLAME SON INNOCENCE

L'ALIBl D'HARLEY PASSÉ AU CRIBLE

LES EMPREINTES PROUVENT SA CULPABILITÉ

HARLEY CONDAMNÉ A MORT

PROCUREUR

Je suis content de vous voir, Charlie.

- Mais vous ne restez jamais. - Je suis venu dire au revoir.

Travailler pour le gouvernement, c'est être une puce allant d'un chien à l'autre.

A présent, voiture et assistants sont dehors,

chargée pour le départ vers une ville lointaine.

La voiture est chargée, pas les assistants.

Tony, l'appel de papa a été refusé. Pourquoi ne m'avoir rien dit ?

- J'ai dû l'apprendre dans la presse. - Je vous ai appelée plusieurs fois.

- Vous étiez sortie. - Mais il faut continuer.

Je sais que vous êtes tendue, mais il ne faut pas vous effondrer.

Papa n'a plus que neuf jours à vivre.

- Vous savez qu'il est innocent. - J'y ai toujours cru,

mais je n'ai jamais défendu une telle affaire.

Si papa meurt, la justice aura tué un homme innocent.

La justice condamne uniquement en cas de preuve de culpabilité.

June, voici un vieil ami Charlie Chan. Mlle Harley !

Mlle Harley ? Je vois, j'ai suivi toute l'affaire Harley.

Que pensez-vous de cette affaire ?

L'affaire semble parfaite.

- Trop parfaite. - Papa est innocent, quoi qu'on dise.

- June. - Il ne reste que quelques jours.

ll faut agir. Où puis-je trouver un détective ?

C'est peine perdue.

Si vous ne me donnez pas de nom, j'en trouverai un moi-même.

June, c'est perdu d'avance.

Mes assistants ont recherché toutes les preuves possibles.

Cela n'a servi à rien.

Je suis on ne peut plus navré, mais nous ne pouvons rien faire.

- On peut faire une chose. - Comment ça, Charlie ?

- Lui donner le nom d'un détective. - Qui recommandez-vous ?

La personne que M. Morgan recommande.

Passez voir ce détective ce soir.

Que peut faire un seul homme contre l'arsenal de la justice ?

Un vieux proverbe dit : ''Un faible vent peut soulever beaucoup de poussière.''

Excusez-moi, s'il vous plaît.

Quel nom vous a-t-il donné ? Qui que ce soit, il n'a pas la moindre chance.

Alors je l'admire pour sa volonté de tenter l'impossible.

Tout est prêt. Plus compact que du dentifrice dans son tube.

- Nous avons travaillé quatre heures. - Excellent.

C'est le meilleur paquetage que j'aie jamais vu.

- Merci. - Merci beaucoup.

- La voiture va bien ? - Oui, huilée et graissée.

- Oui. Et il y a le plein. - Bien.

Maintenant nous allons rentrer à l'hôtel.

- Pourquoi ? - Pour décharger les bagages.

Je vais m'asseoir pendant que vous sombrez dans la dépression.

N'est-ce pas incroyable ?

Après avoir tout chargé, mieux que jamais.

- C'est ce que ton père a dit. - Oui. Que nous devions tout décharger.

- Nous avons travaillé quatre heures. - Oui.

Tu sais Tommy, j'ai mal à la tête.

Mal à la tête ?

- Je ne sais pas, mais j'ai mal. - Toujours assis.

Vous feriez mieux d'user vos cerveaux au lieu de vos pantalons.

- Nous avons réfléchi. - C'est surprenant.

- Oui, M. Chan, nous avons réfléchi. - Et maintenant tu as mal à la tête.

Comment le savait-il ?

Dans ce cas, que dirait confusion ?

Ce n'est pas ''confusion''. C'est ''Confucius''.

A chaque fois que tu parles, pour moi, c'est la confusion.

Tu entends cette pensée qui frappe ? C'est toi.

C'est la porte.

C'est moi.

- M. Chan ? - Par ici, madame.

Merci.

- Bonsoir, Mlle Harley. - Je ne sais comment vous remercier.

- Je pense la même chose, M. Chan. - Ne me remerciez pas

avant que je me sois rendu utile, monsieur...

C'est Hugh Kenzie, M. Chan.

Je l'ai appelé immédiatement après notre rencontre.

Je suis gardien en chef à la prison d'Etat.

Je suis venu en ville aussi vite que possible pour féliciter June

- d'avoir obtenu vos services. - Je voulais que Hugh en informe papa.

M. Harley a repris espoir avec vous de son côté.

Je suis détective, pas magicien.

Vous ne devez pas en attendre trop, trop vite.

Mais nous n'avons que neuf jours.

Mon honorable grand-mère disait : ''Ne pas penser à l'avenir, il vient trop vite.''

Le rapport de police sur l'affaire Harley ne nous dit pas sur quoi travailler.

Vous ne pouvez rien faire ?

Nous devons chercher ailleurs.

- Mais où ? - Là où vous habitez.

Pourquoi donc ?

M. Harley a été emmené de là-bas.

ll est comme une dent arrachée.

ll manque la dent, mais il reste un vide.

D'après le vide, on peut trouver pourquoi la dent manque.

Allons à l'hôtel Foss.

Assistants assis

veuillez prendre les sacs contenant Ies pièces à conviction et me suivre.

D'accord. Bon sang, un meurtre.

- Dépêchons-nous. - Se dépêcher ?

Pourquoi il faut toujours se dépêcher pour un meurtre ?

Pourquoi ne pas prendre son temps ? Je n'ai jamais vu personne...

A chaque fois, il faut se dépêcher pour un meurtre.

Je vous ai dit que c'est tout ce que je sais.

Je suis désolé, mais l'urgence de l'affaire nécessite que je vous interroge encore.

La profession de détective n'est pas louable.

Les professions les moins louables ont parfois leurs moments de joie.

Même un fossoyeur connaît quelqu'un pour qui il ferait son travail

avec grand plaisir.

Désolée d'avoir dit cela. C'est sorti tout seul.

Des lapsus pourraient aider à résoudre l'enquête.

Veuillez continuer.

C'est tout ce que j'ai à dire.

C'est ce que disent toujours les femmes, et elles se remettent à parler.

Vous êtes assistante sociale ?

En effet.

Vous hébergez parfois des anciens détenus

en espérant les réinsérer ?

Souvent. Quel mal y a-t-il à ça ?

Rien. C'est un bon geste citoyen.

M. Harley vit ici depuis 15 ans,

alors vous deviez savoir qu'il avait fait de la prison, lorsqu'il est arrivé.

Je le savais. J'ai essayé de l'aider.

En disant à la police qu'il avait fait de la prison.

ll a trahi ma confiance en commettant un meurtre et un vol

après avoir dit qu'il voulait se réinsérer.

Quinze ans après.

Et pour ce mot que M. Harley a reçu

lui demandant de se rendre à l'entrepôt du Théâtre Carey ?

Le même a été écrit sur votre machine, Mme Foss.

Oui. Mais Tom Harley l'a empruntée

deux jours avant le braquage.

Vous auriez tout aussi bien pu l'écrire avant le crime.

Comme n'importe qui d'autre dans cette maison.

Merci beaucoup.

M. Kenzie, voulez-vous demander aux autres de rentrer ?

ll n'y a pas d'autres repris de justice qui vivent dans cet hôtel ?

Non, aucun.

Vous travaillez pour une oeuvre de bienfaisance, Mme Petrie ?

Les après-midi, comme dactylographe.

Un étrange mot adressé à M. Harley

lui demandant de se rendre à l'entrepôt du Théâtre Carey

a été écrit par une personne qui est une excellente dactylo.

Laissez-la tranquille, monsieur.

Elle utilise un système différent. Je l'ai vue à l'oeuvre.

Sur la machine à écrire de Mme Foss ?

Vous gagnez bien votre vie en tant que dactylo ?

Non ? Pourtant vos vêtements sont très chers.

La plupart de mes vêtements m'ont été donnés par des personnes à la fondation.

- M. Johnson, vous êtes comptable ? - Oui.

Vous avez votre propre affaire ?

Oui, je m'occupe des comptes de plusieurs petites entreprises.

L'une d'elles est l'entrepôt du Théâtre Carey ?

Mais la police le sait.

lls ont démontré que lorsque Harley y était,

j'étais à l'autre bout de la ville chez un autre client.

A présent, M. Danvers,

vous étiez à Lamont et Rawdone

peu avant que les banques ne soient braquées là-bas.

J'ai failli m'inquiéter. Vous avez raison. Je suis allé dans ces deux villes. Souvent.

Vous allez aussi dans des banques qui ont été braquées, comme la Banque Nationale.

Je visite des banques dans tout l'Etat, pour les affaires.

La police a appris cela de moi durant le procès d'Harley.

Vous leur vendez du gaz lacrymogène et des alarmes anti-effraction ?

Oui, monsieur, c'est mon travail de protéger les banques.

Compte tenu de vos connaissances, ne pourriez-vous pas aider aussi

quelqu'un qui souhaiterait braquer la banque ?

Attendez.

Si vous essayez de m'accuser...

Je ne fais qu'évoquer ce que vous pourriez faire si vous étiez malhonnête.

En parlant de vêtements, Mlle Evans.

J'achète moi-même mes vêtements. Je ne reçois rien de personne.

Bien sûr, si on voulait m'offrir un manteau en vison

je ne refuserais pas.

Lors d'une perquisition à l'entrepôt du Théâtre Carey,

on a retrouvé une robe portant votre nom.

Quoi ? Une de mes robes ?

Une toute petite robe faite de quelques plumes.

Oui, je me souviens.

Vous auriez dû me voir dans cette tenue.

Mais je n'ai rien à voir avec Harley.

J'ai porté ce costume dans Les folies frivoles,

Mais le spectacle a fait un flop.

Carey a dû acheter les accessoires, Ies décors et les costumes.

Mais votre spectacle a été joué dans les villes de Lamont et Rawdone

au moment où les banques ont été braquées

de la même façon que Ia Banque Nationale a été braquée ici.

Vous me reprochez quelque chose ?

Pour l'instant, j'essaie juste de comprendre

comment on peut mettre si peu de plumes sur soi.

Très mignon.

Ce sera tout pour l'instant.

Vous pouvez y aller.

Avez-vous appris quelque chose ?

Non. Demain j'irai à la prison et je m'entretiendrai avec votre père.

Dites-lui de ne pas s'inquiéter, et que nous faisons tout...

J'ai dit que tout le monde pouvait y aller, vous aussi Mlle Evans.

Je vous avais entendu.

Allez-vous partir maintenant, M. Chan ?

L'invitation à quitter la pièce vous concerne aussi, Mme Foss.

Vous êtes ici chez moi et je fais ce que je veux.

M. Chan, si je peux vous être utile, je peux demander un congé

- et venir ici. - Non, tu ne peux pas.

Mlle Harley a raison. Retournez travailler. Je vous dirai si j'ai besoin de vous.

M. Chan, j'ai peur.

- Nous n'avons que neuf jours... - Du calme.

Excellent conseil.

Souvenez-vous de ce dicton,: ''Le séisme détruit le rocher

mais le sable sous le rocher reste à sa place.''

Détendez-vous et vous traverserez cette épreuve.

M. Chan, est-ce que c'est le chemin Ie plus court pour la prison ?

Non, le chemin le plus court est de commettre un crime.

ll faudra essayer, un jour.

Qu'est-ce que je raconte ?

Tu te surprends ?

D'habitude, c'est moi que tu surprends.

Vous avez vu cette abeille traverser avec son moteur à réaction ?

Quelqu'un nous tire dessus. Où est Birmingham ? Qui conduit ?

- Je conduisais à distance. - Sais-tu qui nous tirait dessus ?

Les seuls qui connaissent notre itinéraire sont les pensionnaires de l'hôtel Foss.

Cela va être très très dangereux.

DIRECTEUR

Je suis très content de vous voir Charlie, mais je pense...

En tant que vieil ami, Directeur Cameron, que pensez-vous ?

Vous entachez votre réputation. J'en suis persuadé.

Vous n'avez aucune chance sur cette affaire.

Mais si je ne réussis pas, M. Harley mourra.

Que vaut ma réputation comparé à la vie d'un homme ?

Je comprends, mais je pense que vous faites erreur.

Alors pourquoi m'aurait-on tiré dessus en venant ici ?

Car ils pensent que je suis sur la bonne voie.

Peut-être que je ne fais pas erreur.

Voici l'officier Kenzie, M. Chan.

J'ai déjà rencontré M. Kenzie.

- M. Harley a hâte de vous voir. - Entendu.

Harley devrait se faire à l'idée qu'il n'a aucune chance.

Toujours assis.

Rasseyez-vous.

Restez ici.

M. Ie Directeur ?

M. Barker voudrait les empreintes des nouveaux prisonniers.

Oui, dans mon bureau.

Allez-y, Kenzie.

Un instant.

Vous ai-je déjà rencontré ?

Je ne sais pas, mais je vous ai déjà vu.

Vous êtes Charlie Chan.

- Et vous êtes ? - Numéro 8251.

C'est Jimmy Slade, un faussaire.

ll bénéficie d'un régime de faveur au bureau des empreintes digitales.

Tu as vu comment ce type a regardé papa ?

- Ce dur ? - Oui.

Ce détenu ?

- Non. - Birmingham Brown.

C'est ce vieux Benjamin.

Comment vas-tu ?

C'est bon de voir une nouvelle tête.

- Oui, mais sa tête ne reste pas. - La mienne non plus.

M. Chan vous rend visite, M. Harley.

Je vous attendais.

Navré de vous voir ici, M. Harley, mais c'est tout de même un plaisir de vous voir.

Je ne sais pas quoi dire.

Asseyez-vous.

- Oui. - Birmingham, tu es toujours en retard.

Même pour venir me voir.

- Tu ne fais rien à temps ? - J'ai acheté une voiture une fois.

- Comment ? - A temps.

- Tu veux savoir pourquoi ? - Quoi ?

- J'ai emmené ma chérie... - Aucun salon de beauté ne l'aidera.

- Non ? - Non.

- Elle a une tête si... - Pas si terrible.

La dame du salon de beauté a dit...

- Ils ne peuvent rien pour ses rides. - Non ?

- Ce qu'ils devraient faire, c'est... - Ils l'ont fait.

Et quand nous étions là-bas,

- tu sais ce que... - Je sais, je sais.

- C'est la même fille qui... - Non, elle n'est pas aussi lourde.

- Ah bon ? - Elle ne pèse plus que...

C'est encore trop lourd.

Pourquoi tu ne lui fais pas faire le même régime que celui de ma chérie ?

- Fais-lui prendre deux... - Ils ne font pas ce truc.

- Non ? - Non, ce que je veux lui donner...

Elle aura le rhume des foins.

- Ah oui ? - Oui.

Dans ce cas, pourquoi tu ne l'emmènes pas...

Je l'ai fait. Et tu sais qui j'ai vu là-bas ?

- Qui ? - J'ai vu ce vieux...

- Il y est encore ? - Oui.

- Je croyais... - Oui, mais il est sorti.

- Vraiment ? - Oui.

- Il est chez monsieur... - Vraiment ?

- Ça doit être cher. - Pas tant que ça.

- Non ? - Non, il ne paye que...

- C'est un bon prix. - Oui ?

Je dois y aller. Je repasserai te voir.

- Je travaillerai. - Je te reverrai.

- Je te chercherai. Entendu. - D'accord. Je ferai ça.

Qui est cet homme ?

C'est un type qui traînait chez moi. C'est mon frère Ben.

Oh, ton...

Votre femme est décédée quand vous étiez en prison il y a 20 ans ?

A la naissance de June.

Je ne l'ai jamais dit à June, car je voulais revenir dans le droit chemin.

Et je l'ai fait, M. Chan.

Mais vos empreintes étaient dans la salle des coffres.

Oui, je sais.

J'ai vu les photographies au procès.

Ce sont mes empreintes, mais je ne suis jamais allé dans cette banque.

Vous ne me croyez pas.

Je commence à croire que j'ai commis Ies crimes dont ils m'accusent.

Ne jamais croire à un cauchemar même s'il a l'air réel.

ll y a 20 ans, quand vous étiez là, Ie directeur Cameron était là, lui aussi ?

Oui, en effet.

- Prêt à y aller, M. Chan ? - Oui.

Ne vous inquiétez pas, M. Harley.

M. Chan, pensez-vous qu'il y ait un espoir ?

ll est possible que vous payiez pour le crime d'un autre.

Mais si un autre a commis ce crime...

M. Chan

qu'allez-vous faire ?

Pour l'instant, c'est comme si j'essayais de mettre des pendules à l'heure au hasard.

Et comme le temps s'en va, je ferais mieux d'y aller moi aussi.

Tu es sûr de savoir de quoi tu parles ?

Quand il dit : ''Tourne à cet angle de rue'' et toi, tu tournes après.

Je ne... Je me demande où va cette procession.

- Suivons-la pour savoir. - Non, il ne faut pas.

Punchy, tu sais ce que j'ai entendu dire ?

Ne m'interromps pas, Punchy.

Charlie Chan est là. Tu sais ce que je ferai quand je verrai ce Charlie Chan ?

- Tu as entendu ça ? - Je ne suis pas sourd.

- Suivons-les. - Que disais-tu il y a quelques secondes ?

- Viens. - Ce n'est pas ce que tu as dit.

Par ici, messieurs.

- Ils sont entrés ici. Allons-y. - Tu veux vraiment y aller ?

Tu as entendu ce qu'ils ont dit.

- Nous devons découvrir ce qu'ils trament. - D'accord.

- Les voilà. Tu les vois ? - Oui.

Les hommes que nous suivons se cachent derrière ces balles.

Nous ferions mieux de nous cacher.

- On va les espionner. - Et encore : ''On va les espionner.''

Punchy, combien de fois devrais-je te dire que ce n'est pas comme ça ?

Tu tranches net quand tu veux finir quelque chose.

Tu veux savoir comment ?

Ne m'interromps pas.

Tu prends le couteau comme ça. Quand le travail est fini et propre.

Tu comprends, Punchy ? C'est comme ça qu'il faut faire.

Un coup net.

lls préparent un meurtre. Nous devons trouvez qui.

Nous ? Tu vas trouver.

Viens.

Un instant !

Oh mon Dieu.

- Bonté divine, ils ont un couteau. - Allons-y.

lls arrivent derrière nous.

lls sont dans ce groupe, impossible de les voir. Allons-y.

Je n'ai jamais vu...

Bon sang, ils viennent de tous les côtés.

Les voilà.

- Tu les vois ? - Oui.

- Non, par ici, dans le hall. - Allons-y.

Non, mauvaise direction sortons de là.

Les revoilà. Bon sang.

Voleurs. Tu ferais mieux de compter ton argent.

Arrête de toujours m'interrompre, Punchy. Compte.

Allez.

Est-ce que vous nous suivez ?

On était les premiers, mais vous pouvez rester.

ll y a erreur.

- Erreur ? - Je ne dis pas que...

Tommy, la porte est fermée.

Comment va-t-on sortir d'ici ?

ll y a un visiteur ici qui veut savoir comment sortir.

Ce n'est pas drôle. M. Chan !

- Papa. - M. Chan.

- Donne-lui une de tes clés. - Bonté divine.

Vous n'abandonnez pas ?

Non, j'ai parlé à M. Harley et je suis sûr de son innocence.

Mais la justice ne piège pas les hommes.

Les accidents peuvent arriver, quand ils sont prévus de la sorte.

Mais toutes ses empreintes ont été retrouvées à la banque.

Les empreintes ont été contrefaites et placées sur les lieux du crime.

Non, Charlie, c'est impossible.

Rien n'est impossible.

La contrefaçon est la seule explication.

Je dois trouver comment avant qu'il ne soit trop tard pour M. Harley.

Excusez-moi, Charlie.

- Kevin, qu'y a-t-il ? - Il y a une émeute

Quel était le point de départ ?

Des étrangers qui se sont trompés de cellule

- Quels étrangers ? - Papa ?

M, Chan !

Où sont-ils ?

Bloc 4.

- M. Chan ! - Mettez votre clé dans cette serrure.

Nous ne pouvons pas sortir. M. Chan !

Du calme.

Du calme.

Par ici, M. Ie Directeur.

- Il veut sortir. - Ouvrez.

Je suis très heureux de te voir.

- Est-ce M. Chan ? - Oui.

Même en prison, vous êtes sources de problèmes.

- Mais ce n'était pas de notre faute. - On a suivi la mauvaise procession.

- Je n'ai jamais rien entendu d'aussi bête. - On les a entendus parler de toi.

Charlie. Quand j'ai su que vous étiez là, j'ai voulu vous serrer la main.

M. Foggy, content de vous revoir.

- Merci. - Vous profitez de vos vacances ?

Oui. C'est lui qui m'a mis ici.

ll a fallu le meilleur détective du monde.

M. Chan, voici mon ami Punchy.

M. Chan, c'est le moment le plus intense de toute ma vie.

- Je suis là, humble... - Punchy, tu avais dit...

N'interromps pas. Merci, M. Chan.

Qu'allons-nous faire maintenant ?

Sortez d'ici avant qu'on ne vous mette des vêtements

qui reflètent votre personnalité.

- Quel genre ? - Une camisole de force.

Et voilà.

Punchy, tu en as fait des vers.

M. Thompson, vous avez été très gentil et très utile.

Tant mieux, Charlie. Nous sommes fiers de nos employés.

Bonjour.

Comment jugez-vous l'expérience jusque-là, M. Thompson ?

Rien pour l'instant, M. Chan.

J'avais peur que ce soit impossible.

La contrefaçon d'empreintes digitales a déjà été tentée mais jamais réussie.

Mais les soupçons de M. Chan sur la façon de procéder sont possibles.

J'ai coupé des arêtes et des tourbillons dans ces morceaux de caoutchouc

mais pas d'empreintes.

- Pas de graisse. - Non, monsieur.

- Comment ça ''graisse'' ? - La graisse naturelle des mains.

C'est ce qui fait que les empreintes restent après avoir touché une surface.

J'ai essayé d'utiliser de l'encre, mais l'absence de graisse l'efface.

- Cela ne ressemble pas à une empreinte. - Et si nous obtenons de la graisse naturelle.

J'ai essayé avec de l'huile d'olive,

mais elle s'est répandue et il n'y avait pas d'empreinte.

On dirait qu'on est face à un mur, Charlie.

Je ne promets rien, mais je vais continuer d'essayer.

On ne peut pas faire plus.

Mais j'ai autre chose à voir dans votre département.

lnutile, Charlie, mais que voulez-vous ?

Vérifiez les 10 à 15 dernières années

de tous les pensionnaires de l'hôtel Foss.

Entendu, mais pourquoi ?

Les squelettes dans les placards parlent plus à la police.

J'ai réfléchi, Tommy, et tu te trompes.

C'est toi. Tu ne sais même pas ce qu'est un procès.

Si, c'est un vêtement que porte la police.

- Tu veux rire ? - Mais Tommy...

- Voici les derniers, papa. - Pas plus.

Nous sommes le 14 et Harley doit mourir le 1l.

Pourquoi lire tout cela ?

Les rapports montrent deux braquages de banque ces deux dernières années.

Tu penses que Harley Ies a toutes braquées ?

Tommy est le pic-vert curieux de la famille.

Pic-vert.

ll faut que je m'en souvienne.

Braquage de la banque de Rawdone et condamnation de Stanley Gray.

Braquage de la banque de Lamont et condamnation de Steven Briggs.

Harley a écopé du braquage de la banque dans cette ville.

Les trois banques ont été braquées de façon identique.

Et on n'a jamais retrouvé l'argent.

Et curieuse coïncidence

les hommes arrêtés ont juré ne jamais avoir laissé d'empreintes à la banque,

- puisqu'ils n'y étaient jamais allés. - Tu penses qu'Harley est de mèche ?

- Il a fini l'école, et il essaie de me finir. - Mais papa...

A chaque fois, les condamnés avaient déjà un casier judiciaire.

Oui, Harley avait fait de la prison.

Gray et Briggs aussi.

C'est la seule prison dans laquelle Ies trois hommes ont été incarcérés.

- Tu veux un conseil, papa ? - Oui.

Mais laisse-moi faire une suggestion.

- Tais-toi. - Oui, papa.

Mais je ne pourrai pas te donner mon conseil.

- C'est bien le but. - Très bonne idée.

Je pense qu'il y a un lien

entre les braquages, Ies empreintes et la prison d'Etat.

Et votre idée de contrefaçon d'empreintes ?

J'y ai pensé un moment.

Une très bonne théorie. Mais je pense aussi

qu'une théorie a besoin d'un entrepreneur.

Allô ?

C'est pour vous, Charlie.

lci Charlie Chan.

Nous avons ces informations.

- Voulez-vous les récupérer maintenant ? - Oui.

Mlle Petrie est en fait l'épouse de Jimmy Slade,

un prisonnier travaillant au bureau des empreintes de la prison.

Elle lui rend visite tous les mois,

Merci.

Eh bien voici notre entrepreneur. La théorie va pouvoir se vérifier.

Je vois.

Autre chose, Mlle Petrie. Pourquoi avoir menti pour les vêtements ?

- C'est vrai. On me les a donnés. - J'ai entendu une autre version.

Où avez-vous eu l'argent pour les acheter ?

Je n'ai rien fait de mal.

Allons, où avez-vous trouvé l'argent ?

Parce que mon mari est en prison, vous... Je ne dirai rien de plus.

Vous parlerez au poste de police. Prenez votre chapeau et votre manteau.

Mlle Harley, allez avec elle.

Vous pensez qu'elle a un lien avec cela ?

Nous le saurons bientôt.

Mme Foss, pourquoi mentir quand j'ai demandé

s'il y avait un autre ex-prisonnier ?

Je n'ai pas menti. Mlle Petrie n'est jamais allée en prison.

Vous ne m'avez pas posé de questions sur son mari.

Quand une jeune femme se fait appeler ''mademoiselle'',

en général, elle n'a pas de mari.

J'ai souvent vu Mlle Petrie. Elle est discrète et timide.

C'est June.

- Qu'y a-t-il ? - Quelqu'un m'a étranglée.

- Mlle Petrie ? - Je ne sais pas qui c'était.

C'était quelqu'un dans cette chambre.

Les vêtements n'ont pas été touchés.

- Qu'avons-nous ici ? - Rien, papa.

De vieux numéros de téléphone.

Le nom de l'entrepôt du Théâtre Carey apparaît souvent.

Vous avez trouvé quelque chose ?

M. Kenzie, demandez à la police de localiser Mlle Petrie.

Je vais essayer l'entrepôt.

ENTREPÔT DU THÉÂTRE CAREV

Cela devait être une femme au volant.

Une femme est trop douce pour cela. Pas de plaque d'immatriculation.

Mlle Petrie est peut-être arrivée.

Jetez un ooeil avec précaution.

Birmingham...

N'as-tu pas entendu ce qu'il a dit ?

Si, ton papa a dit: ''Jetez un ooeil avec précaution.''

C'est ce que je vais faire. Jeter un ooeil avec précaution.

ll n'y a pas de mal à ça. Pourquoi toujours dans le noir.

Je vais jeter un oeil dans la lumière.

Tu vois ? Il n'y a rien ici.

Tommy, tu vois ? Va dans le noir et perds-toi.

Je vais rester dans la lumière.

Toujours en train de courir.

Ce n'est pas réel.

Ce n'est pas réel.

Mais s'il arrive quelque chose, je veux que tu restes avec moi.

Je dois pouvoir compter sur toi.

Tommy.

Ne sois pas si nerveux.

ll n'est pas réel.

ll était réel.

Ne sois pas si anxieux. Il est en transe, pas nous.

Reste avec moi et je te dirai quand partir.

Je n'ai jamais entendu parler de.... Ne t'inquiète pas.

Tout va bien. Reste avec moi. Je n'ai jamais vu...

lls doivent avoir une cage ou autre pour les lions.

La décoration est affreuse. Je n'ai jamais...

Un monstre de Gila.

ll y a du monde ici.

Tu veux bien bouger un peu ?

Juste un peu. Merci, c'est mieux.

Je n'ai jamais rien vu de tel de toute ma vie.

Tommy.

Rends-moi mon chapeau.

Tommy, c'est toi qui as mon chapeau ?

Tommy, dis-moi que c'est toi qui as mon chapeau.

Ce n'est pas drôle.

Tout cet entrepôt, vous n'avez rien vu. Préparez-vous,

car je vais vous montrer.

Vous pouvez venir.

lls ne peuvent pas m'avoir.

C'est parfait.

J'aurais aimé pouvoir trouver cet endroit il y a longtemps.

Qu'est-ce que c'est ?

Bonsoir.

Parfait, non ?

Ça a l'air bien.

Bon sang, Tommy.

Tommy. M. Ie Portier ?

M. Ie Portier, ouvrez. Sinon vous allez perdre votre travail.

Bonté divine. Mon Dieu.

Partez.

M. Chan ? Bon sang.

Bon sang, je...

- Tommy. Bon sang... - Birmingham, tais-toi. Je suis là.

- Tommy, comment est-ce arrivé ? - Quoi donc ?

Tu n'as pas d'habits. Tu vas attraper un rhume.

- Birmingham. - Bon.

Ne me fais pas ça sans rien dire.

- C'est toi ou c'est toi ? Où es-tu ? - Je suis là. Tais-toi.

C'est toi ? Je n'y peux rien Tommy, je suis chamboulé.

Bon sang, je suis stressé.

Je dois m'asseoir.

- Un serpent. M. Chan. - Tais-toi.

- M. Chan. - S'il te plaît.

Ne vous ai-je pas dit de jeter un ooeil avec précaution ?

Sans faire de bruit.

Va surveiller la porte.

Oui, c'est la meilleure chose que je vous aie entendu dire.

M. Johnson.

- M. Johnson. - Papa.

Tu es là.

Je ne vous ai pas entendu entrer.

C'est étrange, car mon assistant a fait beaucoup de bruit.

Désolé, je n'ai pas entendu. J'ai des problèmes de sinus.

Parfois, comme ce soir cela affecte mon audition.

Et ça me rend un peu sourd.

Vous n'avez pas entendu mon assistant faire du bruit dans l'entrepôt ?

Non. Je ne pouvais pas.

Je suis désolé... Je dis que je suis désolé pour votre problème.

Merci.

Si vous voulez bien m'excuser j'ai un peu de travail à terminer'.

Votre surdité est bien pratique, M. Johnson.

- Bonne idée, hein, papa ? - Oui.

Oui, ton idée, mon dollar. Donne.

Mlle Petrie est-elle déjà là ?

Mlle Petrie ? Je ne l'ai pas vue.

Nous l'attendons d'ici peu.

M. Chan. Venez vite.

M. Chan. Venez vite.

Ce camion qui était là, il revient.

- Mlle Petrie. - Attention.

- Elle est morte. Appelez la police. - Oui.

- Voilà son sac. - Non.

Seule la police pourra examiner Ie sac de la dame.

Non, M. Chan elle n'avait pas pris son sac.

Personne n'est entré dans sa chambre.

Non, je n'en parlerai pas.

Au revoir.

J'avais raison.

Mlle Petrie n'avait pas son sac en partant de l'hôtel.

Elle a été assassinée.

Par le même camion qui a essayé de m'écraser avec mes assistants.

Mais pourquoi le sac a-t-il été laissé ?

Pour laisser des empreintes et fournir un coupable à la police.

- M. Chan ? - Oui.

Ces empreintes étaient dans mon fichier.

Elles appartiennent à Lewis Mack, un ancien prisonnier.

Lewis Mack, un prisonnier ? Où ?

ll a fait deux séjours à la prison d'Etat.

- Je vais demander à la police de le trouver. - Nul besoin.

Au lieu de ça, j'irai moi-même à la prison demain matin à la première heure.

- Pourquoi ? - Pour prouver que quelqu'un là-bas

aide à contrefaire des empreintes pour condamner des innocents.

Je vous appellerai.

Voici les cartes du fichier d'empreintes que vous avez demandées, M. Chan.

Toutes ?

Oui, celles de Stanley Gray, Steve Briggs,

Thomas Harley et Lewis Mack.

Je ne m'attendais pas à celle de Lewis Mack.

J'ai eu les cartes de Gray et Briggs dans le fichier des décès.

Et après-demain, la carte d'Harley ira rejoindre ce fichier.

M. Harley vivra plus longtemps que vous ne le croyez.

- Vous avez quelque chose, Charlie ? - Les méchants laissent toujours des traces.

Vous ferez examiner ces cartes pour trouver des empreintes

autres que celles photographiées ici.

ll n'y aura que les miennes.

Et peut-être celles du prisonnier Jimmy Slade.

Et les miennes.

- Puis-je les regarder rapidement ? - Tout de suite.

Mais Charlie, cette contrefaçon d'empreintes est impossible.

Je pense que cela a déjà été fait

en utilisant ces cartes pour faire condamner trois innocents.

Briggs, Gray et Harley.

Gray est devenu fou. Il est mort en psychiatrie.

Briggs était malade. Il est mort en trois mois.

ll paraît que tous deux sont morts en clamant leur innocence.

lls juraient que les empreintes trouvées à Lamont et Rawdone

n'avaient pas été déposées par eux-mêmes.

- Et maintenant, M. Harley dit... - Mais, Charlie

nos cartes n'ont pas pu être utilisées pour piéger ces hommes.

Nous verrons quand M. Baker aura terminé son examen.

Ça a l'air bien, non ? Asseyons-nous.

Restons ici sans faire de vagues et attendons M. Chan.

Birmingham Brown.

- Benjamin. - Oh, non. Pas encore.

Regardez ce vieux Ben.

- Salut. - Comment vas-tu ?

Je suis content de te voir.

- Oui ? - Regarde un peu, tu es toujours là ?

- Et toi toujours dehors ? - Oui.

- Quand tu étais dehors, tu as vu... - Oui, j'y suis allé et je l'ai vu.

Personne ne nous a présentés alors je suis allé le...

- Mauvaise approche. - Ah bon ?

- Pourquoi ne lui as-tu pas demandé... - Je l'ai fait.

- Et nous l'avons enterré. - Non.

Alors j'ai emprunté...

- Et l'assurance ? - Il en a pris une autre.

Je vois.

- Il va toujours... - Non, je lui tiens compagnie.

- Non. - Si.

- Je croyais que tu... - Elle est mariée.

- Non. - Avec un type qui s'appelle...

C'est un brave gars.

- Ah oui ? - Oui.

Attends un instant.

- Laisse-moi te dire quelque chose. - Quoi ?

- Tu sais ce que j'ai entendu ? - Quoi ?

- J'ai entendu... - Pas avant Noël.

- Non ? - Non.

- Je n'ai jamais cru... - Je ne crois pas tout ce qu'il dit.

- Non. - En fait, je ne crois pas qu'il...

- Qui ? - Lui.

- Lui ? C'est qui lui ? - Watchamacall.

- Oh, lui. - Bien sûr.

- Je ne savais pas de qui tu parlais. - Ah bon ?

Je ne l'ai jamais connu.

- Moi non plus. - Oui ?

- Tu sais quoi ? - Quoi ?

- J'aime parler avec toi. - Ah oui ?

On est d'accord sur tout.

- N'est-ce pas ? - Oui.

- Vous êtes sûr de vous ? - Parfaitement.

Nos cartes ont été utilisées.

Celle-ci a été nettoyée.

- Et celle-ci... - C'est celle de Lewis Mack.

Et il y a une empreinte de pouce et d'index d'une personne n'étant pas ici.

Gardez cette carte.

C'est la preuve qu'on essaie d'accuser Lewis Mack du meurtre de Mlle Petrie.

Quand Kenzie sera de retour je vérifierai ça, je...

Les gardes ne trouvent pas Slade.

ll doit savoir que nous le cherchons.

Nous le trouverons. Je vais faire boucler la prison.

Kevin.

- Je dois y aller. Pas de retard possible. - A bientôt, Ben.

- Tiens-toi bien. - Il y a beaucoup de cloches.

- Je me demande ce qu'ils fêtent. - Je ne sais pas.

Peut-être que c'est une procession.

- On ne va pas la suivre. - C'est la meilleure chose que tu aies dite.

Jouons à Jan Ken Pon.

- Oui. - D'accord.

Je t'ai eu cette fois.

- Beaucoup de sirènes. - Oui, mais nous allons rester ici.

Darcy, Slade s'est enfui ?

Oui. Nous vérifions qui manque à l'appel.

Les gardes ont vu Slade se dirigeant vers le hangar à balles.

Venez.

Les sirènes se sont arrêtées.

- Allons chercher papa. - Bonne idée.

Allons le chercher, vite.

Attention, il est sur les balles.

Ne tirez pas.

Slade, rendez-vous. Vous n'avez aucune chance.

Ah oui ?

Venez me chercher.

- Il est touché. - Il est peut-être encore en état de parler.

Vous ne me ferez pas porter Ie chapeau pour tout ça.

Slade est mort.

C'est peut-être mieux pour lui.

Le canon a été bouché.

ll a explosé, il s'est tué.

Papa, qu'est-ce qui se passe ?

- Un mort, on dirait que oui. - Allons-y avant qu'on nous tire dessus.

C'est dommage.

M. Slade est le seul qui aurait pu nous dire

comment les cartes de prison servaient à contrefaire les empreintes.

- Mais si quelque chose clochait... - Le procureur veut une preuve irréfutable.

Pour l'instant, je n'ai aucune preuve.

Vous voulez dire que vous ne pouvez rien faire ?

La seule preuve serait de trouver Ie vrai meurtrier.

Que voulez-vous à présent ?

- Vos empreintes, s'il vous plaît. - Pourquoi ?

Je cherche un meurtrier.

- Alors je peux m'en aller. - Un instant, Mlle Evans.

J'ai aussi besoin de vos empreintes.

Je ne laisse jamais un policier prendre ma main. Vous avez un mandat ?

Non, mais...

- Allez-vous me coffrer ? - Non.

Alors je ne vous donnerai pas mes empreintes.

Excusez-moi.

Vous travaillez pour le gouvernement. Qui ne le fait pas de nos jours ?

Vous devriez voir ma feuille d'imposition.

Quand vous aurez un mandat prévenez-moi.

Mlle Evans est maline et cela la perdra.

Maintenant, j'ai ses empreintes.

Je veux les empreintes de tous les pensionnaires de l'hôtel.

- Tous les autres sont sortis. - Peu importe.

Ce jeune homme sait très bien relever les empreintes.

Montons.

Vous n'avez pas peur ?

Peur de quoi ?

D'attraper une commotion cérébrale à force d'être assis.

- Papa, j'ai des tas d'idées. - Bien.

Garde-les pour plus tard.

- Regarde... - Gardes-en une pour moi.

Ça donne quoi ?

Rien pour l'instant.

Des nouvelles de l'hôtel Foss ?

Rien. Les empreintes sur la carte de Lewis Mack étaient celles de Johnson

- mais il n'est pas revenu à l'hôtel. - Excusez-moi.

- Allô. - Oh, M. Chan.

Non, M. Johnson n'est pas encore rentré.

Mme Foss a dit que Danvers était parti pour l'un de ses voyages habituels.

- Mais je m'inquiète, il est.... - Ne vous inquiétez pas.

Tout est entre les mains de Dieu.

Je donnerai bientôt un petit coup de pouce, et nous aurons des indices.

Votre théorie est partiellement vraie.

J'ai donc photographié et gravé des empreintes sur ces moulages.

Celles-ci sont Ies empreintes originales.

En les pressant, elles ne laissent pas de marques.

C'est vrai.

L'absence de graisse, c'est ça ?

J'ai essayé avec de la graisse végétale et minérale.

Et si ce test ne marche pas, c'est que l'expérience est ratée.

Aucune expérience n'est un échec tant que Ia dernière expérience n'est pas réussie.

Voici un mélange de graisses animales.

Maintenant, si les empreintes restent une fois la poudre enlevée...

Voici les empreintes contrefaites,

mais un expert croirait qu'elles sont vraies.

- Nous pouvons innocenter Harley. - Non.

Cette expérience a réussi, mais cela ne prouve pas

que M. Harley a été condamné par contrefaçon.

Mais si le détective à l'hôtel Foss arrête Johnson...

J'ai peur que M. Johnson soit déjà parti.

Ces gravures et photographies, vous les avez faites ici ?

Non, j'ai utilisé une plaque à graver.

J'ai utilisé un appareil photo, des outils et des bacs pour l'acide.

lmpossible de cacher ça dans une petite pièce.

lls devaient être conservés dans un endroit assez vaste.

Endroit vaste, endroit vaste...

Restez ici et contactez le gouverneur.

Si les détectives à l'hôtel Foss arrêtent M. Johnson

appelez-moi à l'entrepôt Carey.

Pourquoi y allez-vous ?

Pour prouver que les empreintes de M. Harley ont été contrefaites

comme nous l'avons fait ce soir.

Grâce à M. Thompson. Très bon travail.

Papa, j'avais eu la même idée.

Tommy, maintenant j'ai tout entendu.

C'est le camion qui a failli nous renverser.

Bonne observation. C'est celui qui a tué Mlle Petrie.

Regardez à l'intérieur.

Quatre gros appareils photos.

Que font ces tubes là-dedans ?

C'est ce qu'ils ont utilisé pour contrefaire les empreintes.

Restez ici et surveillez tout ça.

Si j'appelle, venez rapidement.

Oui, monsieur.

Je pense qu'il a trouvé quelque chose.

ll doit y avoir des indices ici. Si on menait l'enquête nous-mêmes ?

- Viens. - Et si tu y allais et que je restais là ?

J'attends ici.

Tu parles toujours de ''mener l'enquête nous-mêmes''.

Après tout, je pense que je vais suivre M. Chan, c'est plus sûr.

Birmingham, c'est moi.

Je me demande où est papa.

Je sais que tu n'es pas réel.

lmpossible.

Oh, non. Pas maintenant.

Mais quand je te demanderai de partir, ne me laisse pas ici.

Birmingham.

C'est ce qu'il me faut, un gourbi amovible.

ll est vrai.

ll est temps.

C'est impossible. Je sais que ce n'est pas vrai.

Personne n'y croit. Je n'y crois pas.

C'est toi, Tommy.

- Je vois d'où viennent les balles. - Je ne veux pas les regarder de près.

- Dans le camion. J'ai une idée. - C'est une bonne idée.

- Vite. - C'est une bonne idée, Tommy.

Viens.

Oui. Recule. Traverse donc cette porte.

- Je vais l'écraser. - Oui. Quoi ?

Vas-y Tommy, ne le manque pas.

Qu'est-ce que je raconte ?

Bonté divine.

Vous êtes un marchant itinérant. Cette fois, pas de marché.

Mes assistants ont bien travaillé.

- Merci, papa. - Oui.

Le meurtrier livré sur un plateau d'argent.

- Nous sommes bons, non ? - Oui.

Comment avons-nous fait ?

Allô.

Charlie, où étiez-vous ?

J'envoie la police tout de suite.

ll ne reste que quelques heures. Et Harley ?

Oui, M. Morgan, veuillez appeler le directeur.

J'ai toutes les preuves pour innocenter M. Harley.

Quand la police arrivera, nous irons à la prison, en vous récupérant au passage.

Entendu.

Monsieur le marchand bavard est étonnamment silencieux.

Je dirai tout.

Vous avez tué M. Johnson pour l'empêcher de parler.

Par ici, s'il vous plaît.

C'est pourquoi j'ai été un peu retenu Ia nuit dernière.

M. Harley, vous serez libre dès l'arrivée des papiers du procureur.

- Papa. - Tout va bien, June.

- Ton père est libre. - Tu as été admirable avec nous.

C'est fini. Je suis content que vous ayez résolu l'affaire.

L'affaire n'est pas encore résolue.

Danvers n'est pas le coupable ?

Slade a dérobé les cartes d'empreintes des fichiers de la prison.

ll les envoyait à Johnson qui les photographiait et gravait.

Et l'affaire Danvers date d'avant les vols.

Mais tous travaillent pour un autre homme.

Un homme responsable de la plupart des crimes.

Comment Slade a-t-il pu faire sortir Ies cartes d'empreintes de prison

et les faire rentrer si facilement ?

Bonne question, M. Ie Directeur ?

En effet.

- Vous en avez d'autres ? - Oui. Qui a donné une arme à Slade ?

Qui a saboté son arme pour qu'elle explose quand il tire et le tue ?

Celui qui a fait tout cela est notre homme.

Sûrement quelqu'un au sein de la prison, n'est-ce pas M. Ie Directeur ?

Possible.

Des personnes indignes sont peut-être en prison,

mais vous êtes le pire de tous, M. Kenzie.

Vous m'accusez ?

Mes soupçons se sont confirmés après avoir parlé à M. Danvers.

Vous êtes démasqué.

Merci, Charlie.

Excellent.

Remettez les armes dans la poche.

On est vraiment doués.

Je ne sais pas comment nous avons fait cette fois.

Charlie, je pensais au moins que Kenzie aimait June.

C'est un égotiste. Il ne pense qu'à lui.

ll veut de l'argent, alors il le vole. Il a essayé de se débarrasser de vous,

car vous ne voulez pas que votre fille se marie avec lui.

- Comment l'avez-vous su ? - J'ai parlé avec Mlle Evans.

Charlie, si vous revenez en ville passez nous voir.

Nous voir ?

Nous l'avons bien berné.

Ton papa a un grand sens de l'humour.

- Tu devrais le savoir. - Oui.

Birmingham Brown.

C'est trop.

- Bonjour Benjamin. - Bonjour Birmingham.

Je me disais, tu sais que tu me dois...

Je ne te dois rien. Tout ce que je te dois, c'est...

Non. Tu oublies la fois où...

Non, tu sais que j'ai dû...

Tu n'as jamais autant dépensé de ta vie.

Mon oncle m'a écrit et m'a dit...

Non. Birmingham ne fera pas ça.

ll est allé voir la propriétaire et elle a dit...

Elle a menti. Je ne lui dois rien.

Connaissez-vous son...

Oui, je l'ai rencontré...

C'est la fois où...

- La fois où quoi ? - Où j'ai eu des problèmes avec le tailleur.

Ce costume que je n'ai jamais porté.

Birmingham a été trempé par la pluie, Ie costume a rétréci, le tailleur refusait

alors il a dû payer.

- Où est le costume maintenant ? - Il rétrécit encore.

Mon neveu l'a mis sur son ours en peluche.

C'est pour ça que j'aime vous voir.

Nous nous comprenons si bien.

Oui, c'est vrai.

M. Chan, il me tue.

Papa, je n'ai jamais ce genre de conversation.

Comment fais-tu ?

- Tu connais le pidgin ? - Bien sûr.

C'est la même différence.

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