All language subtitles for Time to Hunt (2020) Korean 720p WEBRip x265 @LetsDLU_2 french

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Original subtitles

NETFLIX PRÉSENTE

Tu vas faire comment ?

Un ami envoie des vêtements à l'étranger.

On les vendra en passant par lui.

Ça ne va rien nous rapporter.

Tout dépend des marques...

Ferme-la !

Trois T-shirts de marque pour un dollar !

Pour un dollar ?

- Oui. - Sérieux ?

Soit 100 $ pour 300 T-shirts.

Et notre fierté ? Pourquoi on irait vendre des vieux vêtements ?

Mets ta fierté de côté.

On n'a plus un sou.

- On ne peut pas faire les difficiles. - Ta gueule !

- Débrouille-toi. - Je savais que tu allais dire ça.

C'est mon T-shirt, non ?

- Tu vas l'abîmer ! Enlève-le ! - C'est le mien, regarde la couleur !

Le mien est bleu !

- N'importe quoi, c'est le mien. - Le tien est bleu marine, crétin.

Tais-toi et paye.

- Je t'ai passé de l'argent, alors paye. - Quand ?

- Il est toujours comme ça. - Je t'ai donné de l'argent !

- Oui, c'est vrai, désolé. - Bon sang...

Si tu le vends, j'appelle les flics.

Je ne vais pas vendre mon T-shirt.

Arrête ça ! C'est mon T-shirt, enfoiré !

Nos T-shirts n'ont pas la même couleur.

- Tu es daltonien ? - Quel escroc !

- Un vrai enfoiré. - Jetez le ticket de caisse.

Mais quel con, celui-là.

Alors, tu as volé quoi ?

Je n'ai rien volé !

Je t'ai vu !

- Je ne vole plus ! - Tousse dans ton coude !

Ce matin, 8 000 protestants opposés au FMI étaient rassemblés...

Tu mens comme tu respires.

Allez, monte.

Dépêche-toi, bon sang !

Pourquoi il ne sort pas ? C'est l'heure, pourtant.

Tu t'es trompé d'heure ?

Quoi ? Bien sûr que non.

Et mon tofu ?

- On n'en a pas. - On s'en fout de la tradition.

- Bien joué. - Allons boire un verre.

- Ça va, mec ? - Allons par là.

- Félicitations ! - De nouveau parmi nous !

Tu veux faire quoi ?

Vous proposez quoi ?

Dis-nous d'abord ce que tu voulais nous dire.

Ce dont tu parlais en voiture.

Je me suis fait un pote en prison qui fait de la contrebande à Taïwan.

Il est à Kenting.

Vous savez où est Taïwan ?

- Oui. - C'est une île...

Là-bas, c'est les palmiers et du soleil, et l'océan est vert émeraude.

C'est un peu comme Hawaï.

Non, c'est pareil !

- C'est ton rêve, Hawaï. - Exactement.

Il m'a proposé d'aller le voir

et de m'aider à m'installer là-bas.

Attends, mais comment ?

À part la contrebande, il gère tout ce qui est touristique.

Location de vélos et de voitures, cafés-restaurants, magasins.

Il touche à tout !

Apparemment, il gagne beaucoup !

Il se fait plus de 8 000 dollars par mois.

- Sérieux ? - Par mois ?

Vous vous rendez compte ?

- Ne te fous pas de nous ! - Je ne plaisante pas !

- C'est une occasion en or ! - Putain...

Il me vendra un des magasins à bas prix.

À bas prix ? C'est-à-dire ?

Il veut 200 000 $.

Avec cet argent, il me donnera un magasin avec un bon revenu,

et il m'achètera une belle maison sur la plage.

On pourra repartir de zéro.

Loin de cet enfer.

On pourra nager et pêcher tous les jours à la plage.

Une nouvelle vie s'offre à nous !

Alors ?

Les gars !

C'est quoi, ces têtes ?

Ça ne vous plaît pas ?

C'est trop beau pour être vrai.

Oui.

Bon sang...

- C'est dément. - Oui.

Où ça à Taïwan ?

À Kenting, à l'extrémité sud de l'île.

Ça fait trois ans que je rêve de ce moment.

De venir enfin ici.

- Ça te plaît ? - J'adore !

- Ah oui ? - Grave !

Tu chies toujours la porte ouverte ?

- Quel branleur ! - C'est quoi cette merde ?

Enfoiré.

Cet enfoiré porte toujours nos sous-vêtements.

Ne touche plus à nos affaires !

- Oui. - N'importe quoi !

- On vérifie, dans ce cas ? - Pas touche, enfoiré !

J'espère qu'on ne va pas se faire tirer dessus.

Apparemment, tout le monde est armé.

Que ce soit la drogue ou les armes, le monde a bien changé.

Tu te souviens de la dernière banque du quartier ?

Oui.

Des gars armés de fusils l'ont dévalisée.

- Des fusils d'assaut ? - Oui, des automatiques !

Putain !

Ce n'est plus comme avant, on est à un tout autre niveau.

Les gens n'osent plus, de nos jours.

N'importe quoi.

Le monde est devenu fou.

Ce trou à rat n'est pas fait pour les humains.

Ki-hoon.

Quoi ?

Pourquoi vous n'en parlez pas ?

De quoi ?

De notre argent.

C'était si dur d'en parler ?

Ce n'est pas n'importe quel argent, tu es allé en prison pour ça.

Je ne pouvais pas te rendre visite et te dire que ça n'avait aucune valeur.

On savait que c'était dur pour toi, là-bas.

Il reste quoi ?

Eh bien...

la valeur de l'argent s'est cassé la gueule,

mais le coût de la vie a augmenté. On ne peut pas payer le loyer.

Il doit bien nous en rester un peu, ça fait combien en dollars ?

Eh bien...

C'est illégal de changer les devises à la banque.

Pardon ?

C'est n'importe quoi.

Le won coréen a perdu toute sa valeur,

et les prix montent en flèche.

Même les magasins ne prennent plus de liquide.

C'est pour ça que tu as payé avec des dollars au club ?

On a pu faire le change

juste avant que ça devienne illégal, mais pas grand-chose.

- Environ 2 000 dollars. - Même pas.

Putain...

Salut !

Ce sont des pyromanes.

Ils sont débiles.

Le haut et le pantalon ?

- Séparément. - Ne l'écoute pas !

- Il est obsédé. - C'est facile !

- On s'en fiche, des marques ? - Si, c'est mieux.

Et les chaussures ?

- Non, pas de chaussures. - Merde.

Je n'y crois pas. C'est parti en couille, ici.

Plus personne ne vient.

- C'est mort ! - Jang-ho.

Et si tu travaillais dans un garage ?

Qui engagerait un ancien voleur de voitures ?

Ne le dis pas !

- Il leur suffit de faire une recherche ! - Ça se fait encore ?

- Et le resto où tu bossais ? - Il a fermé.

À cause de lui.

Ce n'est pas ma faute.

Tu ne pensais qu'à te branler !

Écoute-moi ce fils de pute.

Un dernier coup, alors ?

- Tu es cinglé. - Oui.

Tu sors de prison.

J'ai un plan infaillible.

- Arrête ça. - Je suis sérieux.

C'est quoi ?

AU PARADIS DU VÉLO

C'est notre magasin ?

- Putain, qui a fait ça ? - Dégage de là.

Il est trop moche, ce graffiti.

Ça faisait longtemps.

Tout ce qu'on a vécu ici...

N'exagère pas, crétin !

Mes poumons sont fichus.

Tu fumes plus que moi.

On n'a rien touché.

Ma mère voulait que ce magasin lui rapporte assez pour m'emmener à Hawaï.

C'est pour ça que tu en parles toujours ?

Oui, mais on n'est pas obligés d'aller là-bas.

Je veux juste vivre dans un endroit chaud

où la mer est cristalline.

Quand mon pote en prison m'a parlé de Taïwan,

j'étais aux anges.

On pourrait tous vivre là-bas et pêcher,

ouvrir un magasin,

et passer le reste de notre vie à nager.

Ce serait dément.

Je me suis dit qu'on pourrait être si heureux.

J'ai tenu trois ans dans cet enfer à ne penser qu'à ça.

Il pensait m'avoir,

mais j'avais deux reines.

Je l'ai eu avec une reine.

La partie était intense.

Trois gars montent.

Bienvenue !

Blackjack.

Blackjack ? Par ici, je vous prie.

Bonsoir.

On est venus pour gagner de l'argent.

Trois, cinq, six, sept, huit, neuf et dix.

- Et voilà. - Bien.

Les affaires marchent, ici.

Ça fait 100 dollars.

Tenez, vos bières.

Ça faisait un bail.

Pourquoi tu fais ça ?

Pourquoi je fais ça ?

Il se croit malin.

Comment as-tu pu voler l'argent d'un voleur ?

Je comptais te rembourser tes dix millions de wons.

Attends, dix millions de wons ?

Tu te fous de moi ?

Quoi ?

Tu me prends pour un débile ?

Ne me regarde pas avec ces yeux-là. Tu comptes faire quoi ?

Tu comptes faire quoi, connard ?

Qu'est-ce que tu veux ?

- Rembourse-moi en dollars. - Quoi ?

Ça fait 10 000 dollars avec les intérêts.

Je t'aurais demandé plus si on n'était pas amis.

Je n'ai pas autant d'argent. Personne ne peut avoir de dollars.

Ferme-la !

L'établissement de jeux fonctionne avec des dollars.

Tu es sûrement payé en dollars !

Oui, mais...

je ne peux pas sortir 10 000 dollars, c'est impossible.

Dis le mot "impossible" encore une fois et je te bute.

Je te laisse deux jours.

Tu peux faire un emprunt, voler, comme tu veux.

Jun-seok, s'il te plaît...

je t'en supplie.

Donne-moi plus de temps.

Donne-moi un mois et je te rembourserai tout.

S'il te plaît.

Fils de pute.

Jun-seok.

Je ne peux pas attendre un mois,

alors aide-moi.

À faire quoi ?

Je prépare un gros coup, et j'ai besoin de ton aide.

Où ça ?

Là.

Attends, l'établissement de jeux ?

- Tu as perdu la tête ? - Quoi ?

Tu t'écoutes, un peu ?

C'est sous le contrôle des gangsters !

C'est des petits voyous.

Ça me tue de dire ça, mais je ne peux pas faire ça.

Je ferais n'importe quel braquage pour toi,

mais pas dans un établissement de jeux.

On a besoin de dollars.

Seuls les banques et ces établissements en ont en grande quantité.

Alors, allons dévaliser une banque !

Et on se retrouvera tous en prison !

- Moins fort. - Ces établissements, c'est plus simple.

Ils sont illégaux, contrairement aux banques.

Donc, pas de flics à nos trousses.

Ça va demander plus que des flingues.

Tu n'es pas sérieux !

Je peux avoir des fusils à pompe et d'assaut.

J'ai rencontré un trafiquant d'armes en prison.

Putain, Jun-seok,

ton séjour en prison t'a fait perdre le sens des réalités.

Ressaisis-toi !

Entraîne-toi à tirer au fusil avec les réservistes.

C'est pas vrai...

Ki-hoon.

Je ne plaisante pas.

J'ai soigneusement planifié tout ça en prison.

Fais-moi confiance une dernière fois, et faisons ce braquage.

Putain...

Mec...

tu as dit la même chose la dernière fois.

Un gros coup pour notre première et dernière fois.

Regarde ce qui t'est arrivé.

Tu as perdu trois ans de ta vie.

Tu veux en perdre plus ?

Nous n'avons...

plus rien d'autre à perdre.

Ki-hoon...

ce rêve...

je refuse de le perdre.

Fais-moi confiance...

une dernière fois.

On peut y arriver.

On ira tous les trois à Taïwan,

et on repartira de zéro.

Bon sang, pourquoi tu soupires si tôt dans la journée ?

Tu vas faire quoi ?

Et toi ?

Je vais l'aider.

On lui est redevables.

Il a été arrêté en voulant nous faire gagner du temps.

Il a moisi trois ans en prison à cause de nous.

Puisqu'il y tient tant,

je vais le faire.

Si tu veux l'aider, fais-le changer d'avis, crétin !

On était d'accord pour ne jamais se lancer là-dedans !

C'est différent de braquer une bijouterie !

C'est de la folie !

C'est sûr.

On a vécu honnêtement

pendant ses trois ans en prison.

Tu trouves que nos vies ont changé ?

Je les trouve encore plus pourries qu'avant.

Nos économies ne valent rien,

on ne peut pas travailler à cause de nos casiers judiciaires,

et on va nous mettre à la porte pour loyers impayés.

En plus, lui et moi...

on n'a aucune famille.

On n'a rien.

Si on continue comme ça, rien ne changera.

On va toucher le fond.

Mais avec ce coup-là...

on pourra vivre comme des humains.

De vrais humains.

Putain...

Allez, faisons-le.

Vraiment ?

Tu es sérieux ?

Oui, je suis sérieux.

Allons tous péter les plombs.

Ici, ici et ici.

Il y a des caméras partout mais pas sur le bâtiment annexe ?

Pas la moindre.

Si on entre de l'autre côté, on n'aura pas à se préoccuper des caméras.

Le problème, c'est celles à l'intérieur. Sang-soo, regarde où elles sont.

Les disques durs sont aussi un problème.

Nos visages seront dessus, on doit les récupérer.

Ils ont des caméras près de la sortie de secours.

Mais pas au-delà du troisième étage, où se trouve l'établissement de jeux.

Il n'y a plus rien jusqu'au toit.

Vraiment ?

Personne ne s'attend à ce que quelqu'un entre par le toit.

Donc, sortie de secours, toit, puis entrepôt.

Et de l'entrepôt, on se rend à l'établissement de jeux.

L'échange des jetons se fait face à la porte.

On a un,

deux, trois,

quatre, cinq et six gardes.

Ki-hoon et moi,

on s'occupera des gardes là-bas.

Toi et Sang-soo, vous vous occupez de ceux-là.

Ensuite, allez au comptoir.

Si une alarme est activée, le gang sera prévenu.

Voyons combien de temps ça leur prendra.

Environ trois minutes en voiture.

Cela leur prendra donc environ cinq minutes

pour arriver à l'établissement de jeux.

Voilà le temps dont on dispose.

On a cinq minutes pour entrer et sortir.

Bong-sik !

Salut !

Ça fait trop longtemps !

Jun-seok !

Tu as des gilets pare-balles ?

Des gilets pare-balles ? J'ai ce qu'il te faut.

Mon frère s'est fait tirer dessus huit fois,

ça lui a sauvé la vie.

Mortel !

Ouvre.

Bonjour.

Entrez.

Bon sang !

C'est pas vrai !

Toutes ces armes...

- C'est un K2 ! - Attendez.

Soyez professionnels.

En tant qu'expert, je ne vous le conseille pas.

Voici le M4.

Canon court, très mobile, cette arme est géniale.

Vous avez tous fait l'armée ?

Oui, à part lui.

C'est le seul à ne pas savoir manier une arme ?

- Oui. - Le K2 et le M4 sont similaires,

faciles à manier.

Ça, c'est le meilleur.

C'est de la bombe.

Si tu as besoin d'autant de puissance de feu,

tu dois planifier un gros coup.

C'est pas mes oignons,

mais ça va aller ?

Ne t'inquiète pas, on ne fait rien de vraiment illégal.

Jun-seok.

Oui ?

Le monde du crime est très violent.

Sois prudent, et fais attention à toi.

D'accord.

Merci de croire en moi et de me fournir ces armes.

Donne-moi ça.

Pas mal.

Jang-ho, viens là.

Utilise bien l'épaule.

L'épaule ?

Pose la crosse ici, tu viseras mieux, et le recul sera mieux maîtrisé.

Comme ça.

D'accord ?

On ne bouge plus !

C'est bon, là ?

Arrête !

Fils de pute !

Tire !

C'est normal, ce boucan ?

Un, deux...

Tu caches son visage.

Tu fais quoi ?

Cinq secondes !

C'est pas comme prendre un train ?

J'étais sur un bateau et j'avais tellement le mal de mer...

On prendra un bon magasin et on commencera à se faire du fric.

À nous la plage, la pêche et le sauna.

La pêche ? Tu penses encore à pêcher ?

C'est quoi, le problème ?

Tes projets sont d'un ennui.

De quoi tu parles ?

- Mec ! - C'est bien de pêcher.

On risque nos vies pour ça, il faut voir grand.

De la pêche et du sauna ?

Il faut faire du surf, draguer des filles,

boire du vin.

On s'en fout de la pêche et du sauna, c'est ça qu'on devrait faire.

Toi, c'est toi.

Moi aussi, j'aime pêcher.

Tu vois, Jang-ho aime ça aussi.

Pêcher, manger des sashimis et des sushis, et préparer des ragoûts.

Ne parlez pas de bouffe, j'ai la dalle !

J'adore pêcher ! Je veux devenir pêcheur.

- Et moi, fermier. - Oh, oui.

- Tae-gun. - Oui ?

C'est qui, ces mecs ?

- Eux ? - Oui.

Je les vois souvent.

Pas moi.

C'est qui ?

Si tu es curieux, demande-leur toi-même.

Bouge de là !

Ne paniquez pas.

Si on fait ce qu'on a dit, tout ira bien.

On respectera le timing et on n'aura aucun problème.

On peut y arriver.

Jang-ho ?

Nos visages apparaîtront

sur les disques durs des caméras de sécurité.

Pas la peine de me le rabâcher.

Tu dois les récupérer !

Tu sais à quoi ça ressemble ?

Fais-moi confiance.

C'est parti.

On y va !

Il y a un problème ?

Non, c'est bon.

- Baissez-vous ! - Ne bougez pas !

Les mains sur la tête !

Les mains en l'air !

Ne bougez pas !

Putain !

Baissez la tête !

Assieds-toi !

Retourne-toi !

- Allonge-toi ! - À genoux !

À genoux !

- À genoux ! - Par terre ! À genoux !

Baisse la tête, connard !

À genoux !

- Agenouille-toi, connard. - Baisse-toi !

- Baissez vos putains de têtes ! - Tout de suite !

Baisse-toi !

Baisse ta tête ! Tout de suite !

- Ne bougez pas ! - Immobiles !

Vous attendez quoi ?

- Bougez-vous ! - Restez pas là, crétins !

Tout va comme vous voulez ?

Les mains en l'air.

Les mains en l'air !

Les mains derrière le dos !

Ouvrez le coffre.

- Vite ! On y va ! - Plus vite !

Les enfoirés ! On se magne !

À genoux !

S'il bouge, tire.

Restez allongés !

Baisse ta tête !

Toi aussi !

Baissez vos têtes ! Tout de suite !

Ne me regarde pas !

Si tu relèves ta tête, je te l'explose.

Baisse ta tête !

Plus que trois minutes ! Dépêche-toi !

Tu te fous de moi ?

À trois, je t'explose la tronche.

Un !

Deux !

Dépêche-toi de mettre l'argent dedans.

Plus vite !

Hé.

Vous pensez vous en sortir ?

Vous réalisez ce que vous faites ?

Pauvres amateurs.

Vous êtes déjà morts.

C'est bon ?

Presque !

Pourquoi c'est si long ?

J'y suis presque !

Putain, magne-toi !

Reste là !

Allez, on y va !

On se magne !

Allez, on y va !

Vite !

Ne bougez pas !

Baissez la tête !

Restez allongés ! Ne bougez pas !

Restez où vous êtes !

Quoi ?

Dépêchez-vous !

On est foutus.

- Allons sur le toit ! - Vite, le toit !

Magnez-vous !

Vite !

Dépêche-toi !

Plus vite !

- Plus vite ! - Allez, par là !

- Fils de pute ! - Attrapez-les !

- Enfoirés ! - Là-bas !

Arrêtez-vous !

Arrêtez-vous !

Tire !

N'allez pas plus loin !

Arrêtez-vous !

- Barrons-nous ! - On y va !

- Plus vite ! - Arrêtez !

Tourne à gauche !

Plus vite !

On est bons.

On l'a fait.

On a réussi.

Merde alors !

C'était chaud !

Trop de la balle !

Attends.

Tu as récupéré les disques durs des caméras ?

Merde.

Non ?

- Putain, j'en étais sûr. - Bordel.

On va faire quoi ?

Tu parles de ça ?

Merde !

Crétin, tu nous as fait peur !

Tu m'as fait trop peur !

Comment j'aurais pu oublier ?

Je suis soulagé !

Je pense que je peux m'en occuper, donc ne...

Des braqueurs ont débarqué dans notre salle de jeux.

Heureusement, ils n'ont ouvert que le coffre-fort de l'échange.

Et donc ?

Mais ces enfoirés...

ont pris les disques durs des caméras de sécurité.

- Les disques durs ? - Oui.

Intéressant.

Dessus, on a les images de notre accord passé avec les VIP,

la liste des VIP, et des infos sur le blanchiment d'argent.

Nos patrons pètent un câble.

D'accord.

Ki-hoon veut aller voir ses parents.

Donc, vous dormez chez eux,

et vous partez à Taïwan demain ?

On filera en douce demain.

Viens avec nous.

Si je pars maintenant, ils vont me soupçonner.

Je vais rester un mois de plus et je démissionnerai.

Ça ira ?

Je quitterai la ville dans un mois avec ma mère.

Tu peux compter, c'est ta part.

Pas besoin.

Il fait froid.

À plus tard.

Arrête de fumer, crétin.

Tout est prêt ?

Dépêchons-nous.

On y va.

Jun-seok...

Merci.

Pour quoi ?

Pour m'avoir demandé de me joindre à vous.

Ça va de soi, crétin.

Rejoins-nous plus tard, si tu peux.

Prends soin de ta mère.

Merci de m'avoir prêté assez pour ses frais médicaux...

Je ne l'oublierai pas. Vas-y.

Prends soin de toi, mon pote.

Merci !

Si tu as besoin, j'ai laissé dans le tiroir le flingue

que j'ai pris de l'établissement.

- Quoi ? - Vends-le, sinon.

Les fusils sont à l'arrière, sers-toi si tu veux.

Non, gardez-les.

- Ça t'allait bien, un fusil. - Je t'emmerde !

- Salut. - À plus.

- N'hésite pas à nous appeler. - Reste en vie.

Je ferai attention, ducon.

- Je m'inquiète pour toi. - Allez-y.

- On part ! - Salut !

Le FMI a rejeté notre demande pour une extension de prêt de deux ans.

Le FMI a parlé d'un prêt de secours lors d'une réunion d'urgence,

mais n'a pas pu approuver l'extension.

Le gouvernement coréen a reçu un prêt de 115 milliards de dollars du FMI,

et n'ayant pas pu le rembourser l'an passé,

il reste en défaut de paiement.

Le FMI et le gouvernement vont négocier pour la cinquième fois...

Arrêtez les licenciements qui affament les familles !

Arrêtez !

Arrêtez les restructurations irréalistes !

Arrêtez !

Non aux restructurations forcées !

Non !

Garantissez aux travailleurs le droit de vivre !

Garantissez !

Arrêtez la répression !

Papa !

Excusez-moi.

Papa !

Hé, fiston !

Arrêtez !

Si tu dois manifester, essaie de ne pas sourire, au moins.

Tu sais que ça ne sert à rien, non ?

Tu pourrais te faire arrêter et te faire tabasser.

Je sais, comment tu m'as trouvé ?

Maman a dit que je ne mangerais pas si je ne te ramenais pas.

Je suis affamé, tu tombes à pic.

Bonjour.

Papa, arrête de rire comme un idiot.

- Jun-seok ! Ki-hoon a un puits ! - Ferme-la !

Tu as jeté une pierre là-dedans ?

- Dégage. - Je n'avais jamais vu de puits avant !

- Il y a un puits ? - Va voir !

C'est la campagne ici.

Les péquenauds !

- Ta gueule. - Ta maison a un puits !

Tout le monde en a un !

Merci pour le repas.

Va chercher de l'eau.

Du puits.

Espèce de connard.

Ki-hoon.

- Tu aimes ? - C'est joli. Essaie-le.

J'imaginais pas que mon fils m'achèterait des vêtements.

On s'est fait plein d'argent, je t'achète ce que tu veux.

Non ! Ça suffit.

Tu es le meilleur.

Bienvenue.

- Patron ? - Oui ?

On s'est fait cambrioler, ils étaient armés.

Je suis venu juste au cas où. Vous avez vendu des armes récemment ?

Les armes utilisées ?

Deux fusils de chasse,

un M4,

un revolver.

Ça ne vient pas de chez nous.

On n'en a pas vendu, récemment.

Ça vient d'un autre fournisseur, ou d'un trafiquant.

Les gars ! Ça vous dit quelque chose ?

Non, pas vraiment...

- Monsieur. - Oui ?

Je repose la question.

Vous êtes sûr de ne rien savoir ?

Je n'ai rien à cacher.

Ne risquez pas votre vie pour ça.

Si vous me dites ce que je veux entendre,

tout redeviendra comme avant.

C'est une menace ?

C'est ça ?

Mes hommes sont là.

Si vous me menacez,

vous pensez être en sécurité ?

Jun-seok, la couleur de l'océan doit être différente là-bas, non ?

Bien sûr.

Des eaux couleur émeraude, et du soleil toute l'année.

Je n'y crois pas, dire qu'on y sera demain.

Ce n'est pas un rêve, on y est dans deux jours.

Tu vas te réveiller en prison.

Espèce de fils de pute...

Tu vas nous porter la poisse !

J'en fais des cauchemars

depuis que je suis rentré.

Ce connard dort encore ?

Non, il fait semblant.

Il fait ça tout le temps.

Jang-ho, lève-toi, arrête tes conneries.

Ce n'est pas marrant, mec.

Jang-ho !

- C'est quoi son problème ? - Il fait l'idiot.

Laisse-le, il veut juste attirer l'attention.

- Lâche l'affaire. - Quoi ?

Viens.

Oui, on y va.

Il va se réveiller.

- C'est parti ! - J'ai bien dormi !

Quelle heure il est ? Vous allez où ?

- Profite d'être seul ! - Je viens avec vous !

Me laissez pas seul.

- Pourquoi pas, pour une fois ? - Jamais de la vie.

Attends, c'est à moi, ça ?

Non.

- Si ! Enlève ça ! - Ce n'est pas à toi !

Quoi ?

Et merde !

Arrête de faire semblant de dormir, tu trouves ça marrant ?

J'avais juste les yeux fermés, enfoiré.

Je n'ai pas le droit ?

Alors, réponds quand on te parle, tu cherches désespérément l'attention.

Tu te fais toujours avoir.

Je t'ai vu cligner des yeux !

Tu m'as traité de pervers, aussi.

- T'en es un ! - N'importe quoi !

Mon pote !

Jun-seok...

Comment ça s'est passé ?

Bien, grâce à toi.

C'est bien.

Vous êtes où ?

Au port Est.

Vous faites quoi ?

Vous partez du port Est alors ?

Non, pas d'ici.

Alors, vous partez d'où ?

Il y a un truc qui cloche ?

Non, pas du tout...

Je voulais juste vous voir avant.

Je passerai vous voir.

- Mec ! - On s'appelle plus tard.

Mec, attends !

Dépêche !

Qu'est-ce que tu fous ?

Tu viens juste d'arriver, tu veux déjà partir ?

Cet endroit est trop petit pour nous tous.

Je te vois enfin après deux ans.

C'est pour toi que je fais ça.

Tu seras moins triste si je pars sans prévenir.

Ravie d'avoir un fils si prévenant.

N'est-ce pas ?

Combien de temps tu vas y rester ?

- Au moins deux ans. - Deux ans ?

Ça passera vite.

Je vais me faire plein d'argent...

Salut, Jun-seok.

Sang-soo, tout va bien ?

Je vais au boulot,

je suis super stressé.

Relax. Surtout reste calme.

S'il se passe un truc, appelle-moi.

J'y suis, là, je t'appelle plus tard.

- D'accord. - Fais attention.

Appelle-moi.

- Salut, Sang-soo ! - Salut.

Tu as entendu parler du cambriolage d'hier ?

Oui.

On m'a dit. Putain.

- Comment c'est possible ? - Oui.

Tu étais en congé aussi, hier ?

Oui.

Heureusement qu'on n'était pas là, on aurait pu y passer.

Hé !

Tu vas où ?

Aux toilettes.

Je reviens.

Pourquoi il ne sort pas ?

Va vérifier.

Hé !

Putain !

Espèce de fils de pute ! Arrête-toi !

Je l'envie.

Moi aussi.

Mon fils...

- Avoir une famille... - Oui ?

Ça fait quoi d'avoir des parents ?

On ne se sent jamais seul, non ?

Eh bien...

Je n'en ai jamais eu...

J'ai toujours été seul.

Tu n'es pas seul. Ki-hoon et moi, on est ta famille.

Oui.

Ki-hoon et toi, vous êtes ma famille.

Jun-seok ! Qu'est-ce qu'il y a ?

Rien.

Je vais sortir un peu.

SANG-SOO

Un autre, merci.

JOURNAL D'APPELS : SANG-SOO, BONG-SIK

SANG-SOO

Enfoiré.

Salut, Sang-soo.

Sang-soo !

Arrête tes conneries, mec.

Mais qu'est-ce...

SANG-SOO

Sang-soo !

Quoi ?

SANG-SOO

Allô ?

SANG-SOO APPEL TERMINÉ

SANG-SOO

Putain.

- Où sont les armes ? - Quoi ?

Où tu les as mises ?

Hé, du calme, mec !

Pourquoi ?

Elles sont où ?

J'ai juste apporté le fric.

Donc, elles sont dans le camion ?

Oui, tu me stresses, là.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Habillez-vous.

- On va les chercher. - Quoi ?

Qu'est-ce qui se passe ?

On est en danger.

Quelqu'un nous cherche.

On bouge.

Les vestes aussi.

Putain...

- Allez, démarre. - Oui.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Essaie encore.

Elle n'a jamais fait ça.

Quelqu'un a dû la trafiquer.

On fait quoi ?

On va prendre celle-là.

Celle-là ?

Jang-ho, tu peux aller la démarrer ?

Donne-moi trois minutes.

- On te couvre. - Oui.

Ki-hoon, ne t'en fais pas, on va s'en sortir.

J'ai froid, c'est tout.

Ce n'est rien.

Allons-y.

Putain !

Jang-ho, dépêche.

Qu'est-ce qui se passe ?

Démarre-la.

Allez !

Où est la sortie ?

Attendez ! On l'a loupée ?

Va de l'autre côté, tourne là !

Merde !

C'est quoi ça ?

Fonce !

Jang-ho.

Ki-hoon, mec, ça va ?

Tiens bon, Jang-ho, on doit sortir d'ici.

Sors.

Intéressant.

Je te donne une chance.

Cinq minutes.

Pars aussi loin que possible.

Ne me déçois pas.

Putain, qu'est-ce qui s'est passé ?

On est sortis du parking, ça va ?

Putain...

Ma tête...

Jang-ho, ça va ?

Tiens bon, mon pote.

On sera bientôt à l'hôpital.

- Aidez-nous ! - Pardon ?

S'il vous plaît.

Docteur !

Entrez ! Qu'est-ce qu'il y a ?

- Vous êtes blessé ? - Pas moi, lui !

Qu'est-il arrivé ?

Par ici !

Putain...

Sortons d'ici.

Il faut se tirer.

De quoi tu parles ? Avec Jang-ho dans cet état ?

Si on ne part pas...

il va nous rattraper.

C'est bon, on a changé de ville.

Comment il nous trouverait ?

Alors, on attend qu'il vienne nous tuer ?

Mec.

Pourquoi il nous tuerait ? Calme-toi.

Si on reste ici, on va tous y passer !

Arrête de dire qu'on va mourir.

On en est là à cause de toi.

Moi aussi, j'ai peur.

Me tirer d'ici, c'est tout ce que je veux.

Il vient juste de se faire opérer, il doit se reposer,

on doit rester avec lui.

Et on est super loin.

Il n'a pas pu nous suivre jusqu'ici.

Est-ce qu'on peut rester ici ?

On repart demain matin.

Ne t'en fais pas, dors.

Et Sang-soo ?

Tu lui as parlé ?

Réponds.

Oui, je lui ai parlé tout à l'heure.

Je lui ai dit de partir...

parce qu'il est peut-être en danger.

Bien.

C'est un malin, il se planque sûrement quelque part.

Sang-soo.

Sang-soo !

Tu ne peux pas rester là !

Tu dois partir.

Jun-seok, réveille-toi.

Réveille-toi.

Ki-hoon ! Réveille-toi !

Quoi ?

Jang-ho.

APPEL JUN-SEOK

JANG-HO

JUN-SEOK

Lève-toi.

L'ascenseur arrive dans quelques instants.

Fermeture des portes.

Ça va ?

Jang-ho, ça va ?

Levez-vous.

URGENCES MÉDICALES

Ici !

Il y a le contact.

C'est un cauchemar, non ?

Comment ça peut être réel ?

C'est quoi ça ?

C'est quoi ?

Putain, c'est quoi ?

Tu déconnes ?

C'est une voiture de police ?

Mais c'est insensé !

JUN-SEOK

- C'est lui. - Réponds.

Tu dépasses mes attentes, c'est amusant.

Je suis content de t'avoir laissé vivre.

Mais vous êtes flic.

Pourquoi vous nous faites ça ?

Si c'est pour l'argent, je rendrai tout.

Tout ce qu'on a volé !

Je pense que tu n'as pas compris.

Tu crois que je fais ça pour l'argent ?

Alors, pourquoi ?

Qu'est-ce que vous voulez ?

Je ne veux rien, j'ai déjà tout.

Tout ?

Mais pourquoi vous nous pourchassez ?

Vous avez ce que vous voulez !

Pourquoi vous nous poursuivez ?

Je dois finir ce que j'ai commencé.

Putain, mais qu'est-ce que ça veut dire ?

On va aller se rendre à la police.

Arrêtez ça.

Arrêtez ça !

Écoute-moi bien.

Vous rendre n'y changera rien.

Personne ne vous aidera.

Ce n'est plus le monde que vous connaissiez.

Souvenez-vous.

Où que vous alliez...

vous ne m'échapperez pas.

Plus un geste !

- Pose ton arme ! - Lâche ton arme, connard !

- Pose ton arme ! - Lâche ton arme !

Mains derrière la tête !

Les mains derrière la tête !

Qu'est-ce qu'il fait ? Pourquoi il s'arrête ?

Que se passe-t-il ?

Relâche ce type.

Comment ça ?

Le chef m'a appelé, il m'a dit de le relâcher.

C'est un ordre d'un supérieur, bordel.

Tu es en chemin ?

On est au port.

Déjà ?

Tu peux venir vite ?

Si on reste plus longtemps...

on risque de mourir ici.

Au mieux, je ne serai là qu'à l'aube.

Je me mets en route...

Viens dès que possible, je t'en supplie.

D'accord.

Oui.

Tu es où, exactement ?

Devant les bâtiments délabrés près du port.

Les bâtiments délabrés...

- Oui. - Il y a une planque

où je stocke mes trucs.

Alors ?

Même s'il part maintenant, il n'arrivera qu'à l'aube.

Putain...

Sa planque est proche, dans un bâtiment abandonné.

Il dit qu'on y sera en sécurité.

On peut s'y cacher jusqu'à ce qu'il arrive.

Bon sang.

Il y a des stocks ici ?

Tout est en ruine.

C'est ici.

Si on reste ici ce soir, il viendra nous chercher.

On partira la nuit, par bateau.

Je veux juste me casser d'ici.

Jun-seok.

Oui ?

Je ne pense pas pouvoir partir.

À cause de tes parents ?

Alors, on peut amener tes parents...

Non.

C'est encore plus dangereux.

Il s'en prendrait à nous.

Je vous laisserai au bateau,

et je rentrerai seul.

Quand vous aurez une maison sur la plage,

gardez-moi une chambre.

Je veux ma chambre, pour une fois.

Je sais qui a tué mon frère. On est sur sa piste.

Il va payer.

Je vais envoyer mes gars pour t'aider.

Merci, je t'en suis reconnaissant.

Cet enfoiré est au magasin.

Qui ?

Han, le tueur.

Han ?

Oui. Il est venu voir les armes.

Il était seul ?

Oui.

Je ne sais pas s'il sait qu'il est suivi.

C'est une bonne chose.

Il se jette dans la gueule du loup.

Je vais m'occuper de lui.

Ne fais rien.

Donne-lui ce qu'il veut, et attache un émetteur au sac.

Patron, c'est notre chance.

On peut s'occuper de lui.

Non !

Il a tué mon frère jumeau.

Je vais le tuer de mes propres mains.

Ne faites rien, laissez-le-moi.

S'il partait seul, je ne l'aurais pas laissé.

De toute manière, il ne m'écoute jamais...

Allô ? Maman ?

Maman ?

Ki-hoon.

Pourquoi tu ne répondais pas ? Je pensais qu'il était peut-être arrivé un truc.

Comment ça ? Calme-toi.

Tu n'es pas encore parti ?

Maman, tu es sûre que tout va bien ?

Tout va bien.

Ne t'en fais pas, fais bon voyage.

D'accord ?

Maman, reste où tu es ! J'arrive tout de suite !

Ki-hoon !

Tu vas où ?

Tu étais où ? Je t'ai cherché partout.

Je n'arrivais pas à dormir,

- alors j'ai exploré les alentours. - Putain.

Pourquoi ? Il y a un problème ?

Je voulais vous dire au revoir,

mais rentrer la nuit sera plus dur, je pars maintenant.

Tu es sûr qu'il n'y a pas de problème ?

Non, t'inquiète.

Ne sois pas malade en bateau.

Prends soin de Jang-ho.

J'y vais. À bientôt.

Jang-ho, tu dors ?

Je sais que tu m'entends.

Je vais voir mes parents et je vous rejoindrai.

Ne pleure pas comme une mauviette sans moi.

Je ferai vite.

Pour que tu ne te sentes pas seul.

Jun-seok !

Jang-ho !

Merde.

Jang-ho !

Jun-seok !

Putain.

- Jun-seok ! - Jang-ho !

- Attends-moi ! - Ne bouge pas !

Reste là !

Jang-ho !

Jun-seok !

Jang-ho !

Jang-ho.

Viens !

Dépêche-toi.

Jang-ho ! Dépêche-toi ! Vite !

Dépêche-toi, putain !

Baisse-toi ! Maintenant !

Jang-ho !

Jang-ho ! Vite, sors !

Jang-ho.

On n'a pas le choix, on doit se battre.

Tu sais tirer ?

Je... crois.

Mettons les gilets pare-balles.

Reste ici. Je vais de l'autre côté.

Tu vas faire quoi ?

On aura un avantage en se séparant.

Jun-seok !

Fils de pute !

Non !

Jang-ho !

Ça va ?

Putain.

Ne bouge pas.

Je ne peux pas respirer.

Ça va ?

- Jun-seok. - Oui ?

Je ne me sens pas seul.

Je ne me sens plus seul.

J'aimerais que tu me laisses, maintenant.

Jang-ho. Lève-toi, mon pote.

Jang-ho !

Tu te paies ma tête, c'est ça ?

Ne fais pas ça.

Je suis sérieux. S'il te plaît.

Tenez-vous prêts.

Je n'y crois pas, dire qu'on y sera demain.

L'océan est de couleur différente là-bas, non ?

Jun-seok.

Je ne me sens pas seul.

Je ne me sens plus seul.

Même si je meurs, promets-moi de partir.

Promets-le-moi.

Prends ce bateau et pars d'ici, d'accord ?

Promets-le.

Tu te portes bien ?

Vivre ici réussit à ta peau.

La liste des personnes impliquées dans l'établissement de jeux, que tu voulais.

Jun-seok, ça va aller pour toi ?

Il est vivant ?

Oui.

Il a survécu à l'embuscade.

Le gang de trafiquants d'armes du frère jumeau de Bong-sik

n'existe plus.

Il a mobilisé la police pour les éliminer.

Il s'appelle comment ?

Han, mais c'est un faux nom.

Son vrai nom, c'est Lee Jae-sin.

Mais ils disent que ce n'est peut-être même pas ça.

Une fois qu'il a une cible,

il ne lâche rien jusqu'à ce qu'il la tue.

Tu ne devrais pas parler de son ami à Jun-seok,

celui qu'il attend ?

Il ne nous a jamais demandé de nous renseigner,

pas besoin de lui dire ce qu'il n'a pas demandé.

Parfois, on préfère se mentir à soi-même.

Parce qu'on a peur de la vérité.

C'est le rêve dont tu m'as parlé ?

Si tu voulais vendre des vélos,

tu aurais pu faire ça dans ton magasin, au pays.

Oui... j'aurais dû.

Tu m'as manqué.

Ki-hoon.

J'espère qu'un jour, tu verras ce message.

Si tu es encore en vie, tu devrais pouvoir.

Tu te souviens, quand il a dit qu'on ne lui échapperait jamais ?

Il avait raison.

Même si je suis là,

où que je sois,

je ne pourrai jamais échapper...

à cet enfer.

J'y retourne.

Même si je risque de mourir,

je dois l'affronter à nouveau.

Je ne fuirai plus.

Je vais me battre.

Ma place est là-bas.

ÉCRIT ET RÉALISÉ PAR YOON SUNGHYUN

LEE JE-HOON

AHN JAE-HONG

CHOI WOO-SHIK

PARK JEONG-MIN

PARK HAE-SOO

LES PERSONNAGES, LIEUX ET ENTITÉS APPARAISSANT DANS CE FILM SONT FICTIFS

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC LA RÉALITÉ SERAIT UNE PURE COÏNCIDENCE

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