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Ce film est l'auto-analyse d'un psychopathe
dont l'esprit est le résultat caractéristique de la psychopathologie criminelle.
Un drame sur la double personnalité.
LE TUEUR DE POUPÉES - MCMLXXIV
- Désolé, Paul ! - Au revoir.
- Voici le parc. - Je ne connaissais pas.
- Je t'emmène plus loin. - Où tu veux.
Je te l'ai déjà dit, je suis très jaloux...
Tu ne devrais pas regarder les gens de cette façon.
Ne sois pas stupide. Donne-moi mes lunettes !
- Fiche-moi la paix ! - Donne-moi mes lunettes !
Salut fiston, comment c'est passé ton cours ?
Je me suis fait viré.
- Inutile. - Sois prudent.
- À demain, John. - Au revoir, Mr. Bronson.
- Au revoir, John. - Au revoir, petit diable.
- Marlo, ne sois pas si cruel ! - Hé, les jeunes, où allez-vous ?
- Faire une promenade. - Je ferme le parc.
- Je sais comment sortir. - Ah, ces jeunes !
Donne-moi les lunettes, je ne vois rien.
- Qu'est-ce qui va pas ? - T'aurais dû me dire que t'avais tes règles.
Désolée.
"Désolée"... Toujours la même excuse pour tout !...
- Comment vais-je me nettoyer ? - Je vais le faire.
Tu vas le faire ? T'as pas le temps, ma belle !
Donne-moi mes lunettes, je te prie ?
Attention, ne marche pas dessus.
Ne crie pas. Je te ferai pas de mal.
Ne bouge pas.
Vous pouvez enlever le corps. Allez-y l
Vous êtes le gardien ? Venez ici une minute.
Levez.
Venez.
- Que se passe t'il ? - Je me sens pas bien...
John, aide-moi !
- Retiens-le. - Il est étourdi !
Pourquoi l'avoir amené ? Il supporte pas !
Paul !
Mon vieux, laisse-le !
- Paul, fils ! - Laisse-le !
Laisse-le
Marbale !
Marbale !
Je suis triste.
Marbale !
Marbale !
Triste et fatiguée de marcher. J'ai mal aux pieds, Aïe, aïe
Je n'aime pas la moto. On peut se blesser...
Me serre pas si fort ! Aïe aïe, aïe !
Je t'ai trouvé ! Regarde ce que je vais faire !
Qu'est-ce qu'il y a ? Qui a cassé la vitre ?
Papa, qui était ce gamin ?
Robert. Un petit diable. Le petit-fils de Walter.
Et qui est Walter ?
Un vieil ami qui passe ses journées dans le parc...
Tu devrais surveiller ce gamin...
C'est un tueur potentiel.
Apporte de l'eau ! Tu veux griller dans le parc ?
Partez, partez, partez !
Paul ! Tu veux que je devienne folle ?
Range ces trucs !
Oui, maman, comme tu veux.
- Paul ! - Ne crie pas, mère.
Ça te rend laide...
Je dois te dire quelque chose...
Le tueur est en liberté.
- Que dis-tu ? - Rien, fais juste attention.
Peut-être qu'il est ici. Et tu le sais pas ! Ha Ha !
- J'ai un jouet spécial. - Tu les collectionnes ?
Oui, je collectionne des trucs... Tu fais ça aussi ?
Oui, je collectionne les cœurs. C'est très amusant.
Quel genre de cœurs ?
Les cœurs que les adultes gravent sur les arbres.
C'est extraordinaire. J'y avais pas pensé.
Une collection de cœurs...
- Maman dit que c'est stupide. - Elle est stupide.
- Hé, c'est quoi ton nom ? - Paul !
Je m'appelle Robert. Tu veux être mon ami ?
- Si t'es sympa, bien sûr. - Ok, je promets.
- Laisse-moi ! - Non !
Va t'en !
Que faites-vous ? Vous êtes fou ?
Vous voulez le tuer ?
Que dites-vous ? Vous ne voyez pas qu'on joue ?
C'est pas vrai, Robert ?
Oui, on jouait ! Va t'en, grand-père, va t'en !
- Qu'as-tu fait avec ces allumettes ? - J'ai cramé Margaret dans le parc !
Va t'en !
- Bonjour, comtesse. - Bonjour, vous me connaissez ?
- Je suis Paul. - Paul ?
Le fils du gardien.
Oh... je pensais que vos parents avaient une fille.
Vous vous trompez... Je n'ai pas de sœur.
Et que faites-vous ? Vous allez à l'université ?
...où vous travaillez ?
Au lycée, je veux être chirurgien.
Intéressant. J'aime l'ambition.
J'ai besoin de parler à vos parents, Paul.
C'est urgent ?
Ils sont impliqués dans quelque chose de dégoûtant...
Je ne sais s'ils ont fini mais je vais les appeler.
Père, la comtesse.
Bonjour, comtesse, quelle surprise !
Je peux vous aider ?
Rien d'important. Je voulais juste vous dire...
que vous pouvez commencer vos vacances demain.
J'ai parlé au domestique. Il arrosera les plantes.
C'est pas nécessaire. Paul le fera pour vous.
Nous en discutions, je pensais que vous aviez une fille.
Malheureusement, juste un fils, même s'il a déjà 20 ans.
Il sera un bon chirurgien un jour.
Ce serait bien. Mais il a été viré.
Et il ne peut pas reprendre le cours.
Voilà pourquoi il ne part pas en vacances avec nous.
Désolée.
Mais ce n'est pas si grave.
Il y avait des étudiants pires que moi...
Mais un prof me harcelait sans arrêt.
Il n'a été content que le jour où je me suis fait virer.
C'est pas vrai, Paul.
C'est pas la faute de ton prof si tu as peur du sang !
Vous partez ce soir au lieu de demain ?
Et toi, tu étudies ?
Non, j'écris un roman policier.
J'utilise mon imagination.
Pas d'inquiétude, papa. Je m'occuperai bien du jardin...
Écoutez ça:
"Les plages se meurent..."
"Et ses bras sont brûlés par le soleil."
"Ils reviennent de vacances ...la maison était humide..."
"Ils ont ouvert les fenêtres... Ils ne se connaissaient pas..."
"Même s'ils étaient mariés depuis 22 ans..."
"Ils sont retournés à la tombe... pour se débarrasser des bagages..."
"Ces mystérieux objets que portent les voyageurs..."
"Un sac peut-il porter de nombreux mystères ?..."
"Tout en se déshabillant, Ophelia hurla d'horreur..."
"Elle découvrît la main coupée d'un homme."
Je t'en prie, Paul ! Ne sois pas si macabre !
Les personnages de mon histoire n'ont rien à voir avec toi...
C'est pas ta valise, maman.
- Salut ! - Salut-
J'ai récupéré ces trucs cassés, je te les laisse...
Qu'étudies-tu ?
Un truc compliqué. Tu suivrais pas.
Pourquoi, tu crois que je suis encore un gamin ?
Non, je sais que tu es un jeune homme avec une petite amie.
J'en ai une. Je la vois plus, elle était stupide...
C'était juste qu'une poupée. Tu as une petite amie ?
Non, aucune. Je suis totalement libre.
Tu n'as jamais gravé un cœur sur un arbre ?
Non, jamais, pourquoi ?
Tu es déjà adulte.
D'autres adultes embrassent les filles et gravent des cœurs...
J'ai vu ça dans le parc.
Mes parents sont partis alors je peux avoir une petite amie.
Ils t'ont donc laissé seul. Tu peux faire ce que tu veux !
Tout ce que je veux !
Pourquoi tu ne me dis pas ce que tu étudies ?
Ok. Je veux être une chirurgien cardiovasculaire.
Dans la cage thoracique du cadavre qui a été vidée,
un pacemaker était posé à côté de la veine pulmonaire.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Il s'occupe de malades qui ont des problèmes cardiaques.
Mon Dieu ! Tu fais des trucs très cool !...
Tu vois, t'arrache les têtes juste comme je fais.
- C'est quoi, ça ? - Un stéthoscope.
- À quoi ça sert ? - À écouter ton cœur.
- Ça marche comment ? - Viens voir ici.
Qu'entends-tu ?
Vous êtes inutile, un bon-à-rien !
Pourquoi portes-tu un masque ?
Tu as l'air si laid.
Pourquoi votre main tremble ?
Au lieu d'être un chirurgien, vous serez un boucher !
Tu fais quoi ?
- Que fais-tu, Paul ? - Jardinier !
- Vous êtes le jardinier ? - Je peux vous aider ?
Allez me chercher une de ces roses si vous y arrivez.
Attends-moi, ne pars pas...
Allons-y.
Celle-là, je vous prie.
Je ne vend pas de fleurs.
C'est un cadeau pour la dame.
C'est un type bizarre.
Pourquoi tu rigoles ?
Regarde-les !
Bonsoir, Paul. Bonsoir, Madame.
- Puis-je entrer ? - Vous êtes chez vous.
Vous êtes étrange.
Vous voulez quelque chose ?
Je crois, les gens seuls ont parfois besoin de l'autre...
Baissez un peu la lumière, ça vous dérange pas ?
Je pensais que vous aimiez être dans le noir.
Pour certaines choses...
Je vais dans ma chambre. Je dois me changer...
Je ne porte rien.
Paul, vous voulez dormir chez moi ce soir ?
J'ai jamais dormi ailleurs qu'ici mais je veux bien...
Ce sera une nouvelle expérience.
Paul, pourquoi cette odeur de viande brûlée ?
J'ai essayé de me cuire mon premier repas.
- Paul ? - Oui ?
Un fille se trouve ici ?
Je ne sais pas. Peut-être que Katherine est revenue.
Et qui est Katherine ?
Personne, je plaisantais.
Essayez de ne pas faire trop de bruit.
Même si mon mari n'est pas là, mieux vaut passer inaperçu.
Venez.
Ma chambre est en bas. C'est interdit !
Elle ne ferme pas à clé.
Ne vous inquiétez pas.
Je ne vous gênerai pas.
Je suis angoissé.
Non...
Je ne coucherai pas avec elle.
Paul...
Ouvrez.
Que se passe t-il, René ?
Le fusible a sauté, on a plus d'électricité.
Je pensais que madame utiliserait un candélabre.
J'avais pas remarqué. Quand est-ce arrivé ?
Il y a quelques minutes.
Comment saviez-vous que j'étais là ?
Je ne savais pas. Je voulais laisser le candélabre dans votre chambre.
Merci, René. Ma chambre est en bas.
- Bonjour, ma petite. - Bonjour, maman.
Qui est-ce, Maman ?
Le fils du jardinier.
Vous voulez quelque chose ?
Non, rien.
Vous pouvez partir... Coupez quelques fleurs.
Il arrive !
Il était temps. T'as trop dormi, hein ?
J'ai pas l'habitude d'ouvrir les portes du parc, bonjour !
Bonjour, Paul.
Tu veux que je t'aide à arroser les plantes...
- ...tu veux ? - Vous acceptez ?
Oui, mais n'allez pas trop loin.
- Ok. - On fait la course.
Hé, Paul. À quoi sert cette hache ?
Couper du bois.
Pourquoi fais-tu ces trucs étranges ?
Petit diable, pourquoi t'as tué les poupées dans le parc ?
Parce que j'aime pas les poupées.
Moi non plus.
Va voir ton grand-père. Il doit te chercher.
- Bien dormi ? - Oui, très bien.
Pourquoi tu t'es enfermé ?
Vous m'avez dit de ne pas me faire remarquer, c'est fait, sans rancune.
Qu'est-ce qui ne va pas ? Pourquoi tu ne me comprends pas ?
Qu'est-ce que je ne comprends pas ?
Pourquoi crois-tu que je voulais que tu dormes à la maison ?
Très bien, ne dites rien ! Vous croyez que je suis stupide ?
Enfin...
Dois-je vraiment coucher avec vous ?
Bien sûr que non.
Laissez-moi, fichez-moi la paix ! Allez vous-en !
Allez vous-en !
Pourquoi tu me fais ça ? Pourquoi ?
Ne fais pas l'enfant, Paul. Pourquoi t'aimes pas la comtesse ?
Laisse-moi, va t'en !
Tu pourrais la tuer. T'attends quoi ?
Je ne veux pas. Assez de sang ! Je ne veux pas !
Tu ne veux pas... mais j'ai besoin de tes mains...
Paul, je suis plus forte que toi. Et je fais à jamais partie de toi.
Si tu me tues, nous mourrons ensemble.
C'est la seule issue ! Mais tu es lâche.
Sois maudite !
T'as déjà connu une femme ?
Ton silence est éloquent.
J'ai jamais embrassé personne.
Et je veux une fille qui soit pareille que moi.
Hé, Robert. Tu connais la fille de la comtesse ?
Elle s'appelle comment ?
Robert ?
Robert !
Ah, je t'ai eu !
- Grand-père, il voulait me tuer ! - C'est un couteau de cinéma !
Je l'ai eu... regarde !
- Désolé pour le gamin. - Pas grave.
Mr Bronson, vous connaissez la fille de la comtesse ?
Oui, elle est très gentille.
Bonjour.
Je ne vous ai jamais vu ici, qui êtes-vous ?
Je m'appelle Audrey.
Je m'appelle Robert. Voici mon ami, Paul.
Enchanté.
De même, merci pour les belles fleurs données à ma mère.
Alors... c'est vrai...
Que dites-vous ?
Bon, j'y vais. À plus tard.
Je savais pas que vous vous occupiez du jardin, je vous ai jamais vu.
Bien sûr que non. C'est la première fois.
Et je ne suis pas très doué. Mes parents m'ont laissé seul.
- Je peux me joindre à vous ? - Oui.
J'ai besoin de parler.
Je me sens seule dans la maison. Vous comprenez ?
Y a pas beaucoup de jeunes par ici. Pas vrai ?
Éventuellement, mais je ne suis pas ici depuis longtemps.
C'est pour me voir ou parce que vous vous ennuyez ?
Vous en pensez quoi ?
Je suis sûr qu'il partent vers le paradis.
Asseyez-vous, je vais vous parler de ma collection.
Vous voulez quelque chose à boire ?
Désolé, je ne me suis jamais trouvé dans cette situation.
Je ne sais pas quoi faire.
À qui appartiennent ces poupées ? Tu as une sœur ?
Retire ça, Paul.
Pourquoi, maman ?
Tu m'y as habitué. C'est trop tard maintenant.
Ça veut dire quoi ?
Peut-être n'as-tu pas remarqué à qui ça me fait penser ?
- Rappelle-toi, maman ? - Paul !
Je ne suis Paul.
Je suis ta fille, Katherine.
- Ne sois pas si cruel. - Fais attention !
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Tu le sais mieux que quiconque.
Tu m'as fait croire que j'étais ta petite Katherine.
Et tu m'as habillé comme elle... et tu m'as donné ses poupées.
Tu ne te rappelles pas, Paul. Tu étais si petit.
Je me souviens de tout, Maman.
Papa t'a dit souvent de ne pas m'appeler Katherine.
Je suis désolée, Paul. Je ne te voulais pas de mal...
J'avais juste du mal à croire que ma fille était morte.
Non, maman, ne te fais pas d'illusions.
Tu as eu ce que tu voulais.
Je ne te comprends pas.
Tu as créé un autre grâce au miroir de Katherine.
Indépendant de ma volonté.
En haïssant les poupées et les femmes et vouloir les tuer.
Oui, Maman.
Ta précieuse Katherine est une bête vouée au mal.
À qui sont ces poupées ? Tu as une sœur ?
Oui, elle est morte avant ma naissance.
Mes parents, dans leur douleur, m'ont fait jouer à la poupée.
Pourquoi les garder ?
Je ne sais pas, j'ai peur de me poser la question.
Paul.
Alors, on fait l'idiot, hein ?
Tu fais quoi ici ? Comment t'es rentré ?
Par la fenêtre de la cuisine. Je te croyais occupé.
Et je voulais te voir.
Tu aimes faire des expériences ?
Non. Robert parlait de mes études en chirurgie...
Je vais en ville chercher des instruments de chirurgie...
Tu veux venir ?
On prend ma voiture. Mais tu conduiras.
Tu aimes les mannequins ?
Je les adore...
Ils te ressemblent...
Ce serait sympa d'avoir une collection...
Tu sais où ils sont fabriqués ?
- Combien coûtent-ils ? - C'est variable.
Celui-là, par exemple...
500 francs.
Merci. Très gentil.
On y va, je ne pensais pas qu'ils étaient si chers.
Laisse tomber tes études, hein ? N'aimerais-tu pas faire autre chose ?
- Toi, par exemple. - Attention !
T'es une brute.
Je vais marcher, emmène la voiture jusqu'à la maison.
- À demain. - À jamais.
Robert ! Robert !
"Bonsoir, docteur... avez-vous vu Robert ?..."
"Il m'a laissé, je suis triste. Aïe, aïe, j'aime pas être seule !"
Qu'avez-vous, les poupées ?
Jalouses d'Audrey, la poupée du parc ?
Vous l'êtes, je l'ai vu dans votre regard !
Je ne le tolérerai pas !
Il s'en vont !
Laisse-les. C'est leur problème.
- Tue-les ! - Fiche-moi la paix.
Tu dois le faire, Paul.
Un cœur brisé sur les sombres vagues célestes...
Elle observait les papillons noirs dans un coin...
Elle pleurait.
- Que dis-tu? - C'était ma fille.
La lune se riait de ses larmes.
Salopard ! T'aurais jamais dû naître !
- Ça suffit, arrête. - Silence !
- Bonjour. - Bonjour.
Peut-on voir l'inspecteur Boris ?
Le parc de Juarez est connu des jeunes...
Même s'il ferme tôt, il y a une entrée à l'arrière.
Nous l'appelons le paradis. Les jeunes le savent tous.
- Qu'est-il arrivé dans le jardin ? - On était drogués...
Tout était confus...
Je me souviens d'un masque étrange...
Mais c'était pas les effets de la drogue...
Quand on s'est réveillés, les filles avaient disparu...
La porte en verre du jardin était bousillée.
D'accord, ne quittez pas la ville.
- Montrez-leur la sortie. - Allons-y.
Qu'y a t-il ?
C'est le 4ème assassinat en un mois...
On a trouvé les corps près de la rivière près de Montpellier.
On les a jeté dans la rivière et le courant les a emporté.
Le thorax déchiré et le cœur arraché.
Dites moi comment on ouvre la porte ?
La porte, elle était ouverte ?
Merde ! Je l'ai fermé quand je suis parti !
Vous cherchez quoi dans cette maison ?
Je cherche le jardinier. Je veux d'autres fleurs.
Ce soir, il y a une fête dans le salon doré...
Mon mari revient demain et... je célèbre la fin de l'été.
Désolé, Madame.
Si j'étais à ta place, je me faciliterais la tâche.
Tu es trop sérieux.
La fête commence à 22H. Et tu es invité.
Je n'en veux à personne.
Et ne laisse pas la porte ouverte la prochaine fois.
Je déteste les malentendus.
Que fais-tu dans ma chambre ?
Désolée.
Que cherches-tu ?
Tu ne m'avais pas donné les clés à tout moment ?
Pas dans ma chambre !
Je suis ici pour que ma mère ne me voit pas.
Si tu as entendu de ce dont nous avons parlé...
Tu sais qu'il n'y a aucun problème...
ou de raison de se cacher.
Elle me suit et m'insulte. J'en ai marre qu'elle ne m'accepte pas comme amant.
Tu devrais lui parler de nous. Tu devrais lui dire.
Audrey, mets-toi nue.
Déshabille-toi !
Déshabille-toi !
Tourne-toi.
Tourne-toi.
Merci Audrey, merci.
C'est la première fois que quelqu'un pleure pour moi.
Paul !
Tu as remarqué ? Je me suis débarrassé des poupées.
Je ne suis pas seul. Je t'aime.
- Tu aimes, maman ? - Non, tu es plus mignonne.
Mais il y a une étrange ressemblance.
- Emmenez ça à ma chambre. - Oui, Melle.
Aidez-moi.
C'est vraiment une comtesse ?
Pourquoi ne la laisses-tu pas te voir ?
Je ne pensais pas que ta fille était si grande.
- Tu crois que je suis jeune ? - Oui.
- Allô. - Allô ?
Tu fais quoi ? Tu viens ?
Les invités arrivent. Pas d'inquiétude.
Je te verrai ce soir.
Je vais te montrer quelque chose que tu aimeras.
Que je collectionne et ça nous affectera tous les deux.
- Dis-moi ce que c'est ? - Non, tu dois venir le voir.
J'ai aussi une surprise.
- Donne-moi un indice ? - Non, un secret est un secret.
- Tu sais quoi ? - Quoi ?
- Je t'aime. - Non, je t'aime.
Alors, on s'aime tous les deux.
D'accord, reviens vite. Je t'attends.
Le reste importe peu mais...
pourquoi une beauté comme toi aimerait Geraldo ?
- Aucun commentaire ? - Non.
Je vais boire un coup.
Qui est là ?
Je t'ai fait peur ?
J'ai perdu patience en t'attendant à la maison.
Merveilleux, c'est merveilleux !
Quelle fête ! Tous sont là mais où est votre fille ?
Elle doit être dans sa chambre mais moi, je suis là !
Raphael !
- Ma fille. - Tony, chéri...
Tu veux danser ?
Non, je suis crevée.
- Ça ne va pas, Paul ? - Non, rien.
- Tu te souviens de mon ami Robert ? - Oui, pourquoi ?
Il n'a pas été retrouvé.
- Aide-moi, tu veux ? - Quoi ?
- Tu veux voir une opération à cœur ouvert ? - Je sais pas si je supporterai.
Quelle était ta surprise qui devait nous affecter ?
C'est pas ça. Mais après ton cadeau, le mien importe peu.
Pour dire la vérité, c'est pas encore fini.
Prépare les instruments, tout est dans le cabinet.
Je veux te montrer pourquoi j'ai injustement été viré du collège.
Que vas-tu faire ?
Ce mannequin est une femme qui a besoin d'une opération.
Aide-moi à la déshabiller. Veux-tu ?
Je commence à aimer ce jeu.
Pourquoi on reste là ?
Je vais te couper et tu sais que je t'aime, ne t'inquiète pas.
Pourquoi ta main tremble ?
Au lieu de chirurgien, vous serez un boucher !
Je ne permets pas les commentaires.
Il n'y a pas d'anesthésie, Paul !
Pas d'anesthésie.
Désolé, il va falloir t'attacher.
Non, Paul, pas ça.
Je croyais que tu plaisantais mais n'abîme pas ce mannequin !
- Mets cette poupée sur la table ! - Non, Paul. N'insiste pas !
Tu fais quoi, bordel ?
Regarde Audrey. L'opération la plus importante de ma vie !
Si vous avez peur du sang...
qu'arrivera t-il quand vous ferez une vraie opération ?
Viens ici Audrey, regarde !
Non, tu es fou !
Je vais utiliser l'instrument que nous avons acheté.
Paul, ouvre.
Paul, ouvre.
Tais-toi, c'est ta mère...
Je vais t'emmener loin d'ici. Tu ne seras pas compromise.
- Attends, ne pars pas. - Paul, ouvre-moi.
Que veux-tu ?
La dame est satisfaite de tes services ? Pas du tout !
Je t'attendais. Mais tu n'es pas venu.
De qui as-tu peur ? Ton père ou mon mari ?
J'ai peur de la nuit. ...Et de toi.
Oh Paul ! Vraiment ! Tu m'offenses.
C'était pas intentionnel.
Je veux que tu sois ainsi tout le temps.
C'est étrange, où était-il caché ?
Elle veut tout pour elle.
Ne fais pas tant de bruit !
Comment était la fête ?
Peu importe... car notre fête commence maintenant.
René, servez-lui du champagne et je vais me changer...
Je reviens.
- Vous pouvez partir. - Bonne nuit, madame.
- Tu peux rester si tu veux. - Je préfère partir, Madame.
- On ne m'embrasse pas ! - N'aie pas peur.
Tu fais quoi ?
René, tu es si utile.
Prends-moi !
Il était temps...
Après avoir servi pendant toutes ces années !
Le maître est arrivé.
Bien, tout est prêt ?
- Tout, Madame. - Merci.
Allons-y.
Où est le jardinier ?
Désolé, monsieur. Il doit dormir.
Dormir !
Bonjour, monsieur.
Bonjour.
Que faites-vous ici ?
Comment osez-vous entrer dans la chambre de ma fille ?
Je ne sais pas.
Je ne me souviens de rien. Audrey est de retour ?
De retour ? Où ça ?
Seulement 3 roses pour la chambre du maître.
- Qui êtes-vous ? - Je suis Paul...
...le fils du jardinier.
Je veux le rencontrer.
Il est le petit-ami de votre fille et l'amant de votre femme.
Mauvaises nouvelles.
Audrey ?
C'est pas possible !
Paul, c'est ta meilleure collection. Tu avais besoin du cœur d'Audrey...
Accepte-moi jusqu'à la fin de ma vie !
Audrey !
La dame a toujours des crises d'hystérie.
Oui, monsieur.
- Allez lui dire de la fermer ! - Oui, monsieur.
Audrey !
Ne crois-tu pas que c'est beau, Paul ?
Je suis Katherine, maman !
Le monstre de ta fille Katherine, maman !
Trad: Uncle Jack 2016 !
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