All language subtitles for Die endlose Nacht (Will Tremper, 1963)

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Original subtitles

UNE NUIT SANS FIN

Suite à la détérioration des conditions météo

au cours des 15 dernières minutes, le vol Condor pour Hambourg est annulé.

Les passagers de ce vol sont priés de se rendre

au comptoir de la British European Airways

pour la remise d'un bon-repas.

Je répète: British European Airways a le regret de vous annoncer

que le vol pour Hambourg est annulé

suite à la détérioration des conditions météo.

Les passagers de ce vol sont priés de se rendre

au comptoir de la BEA pour la remise d'un bon-repas.

Prochaines informations dans 20 minutes.

Vous avez entendu? Quelle poisse! Ma femme doit être repartie.

Elle vient de monter dans un taxi.

Patientez, votre avion partira peut-être encore. Allons voir au comptoir de la BEA.

Mets voir ça.

À quoi bon? Ça jure avec ma robe. - Mets-le, allez.

Faut-il...

Excuse.

Prends-en soin, il appartient à ma femme.

Tiens ça, il faut que je m'y fasse.

Lisa, comprends bien l'enjeu.

Ne perds pas de temps, je te jure que tu ne le regretteras pas.

Kallmaier est un dur à cuire, mais il a de grands moments.

S'il mord,

je suis sauvê, je sors du pêtrin.

J'ai une table au Ritz.

Aprês, on ira au Black Bottom. Il voudra danser sur "Madison" avec toi.

Il se peut qu'il te tripote un peu le genou.

Mais de grâce, laisse-toi faire.

Je ne coucherai pas.

C'est absurde! Quand il aura bu pour son grade,

il tombera tout seul. J'ai êtê têmoin cent fois.

L'ascenseur nous dêbarrassera de lui.

Comme tu voudras.

S'il mord, ce marchê il le fera avec moi.

Je sors du pêtrin.

Kallmaier, donc.

Wolfgang, tu sais que je suis prête à tout pour toi,

si seulement... - Quoi?

Je suis mariê et pêre de famille. Je ne peux pas divorcer.

Je ne parle pas de ça. Si pour une fois c'êtait sêrieux.

Tu es toujours au bord du prêcipice,

c'est maintenant ou jamais, la vie ou la mort. J'en peux plus.

Tu n'y entends rien aux affaires. Tiens ça, je vais passer un coup de fil.

On s'est trompês? - Francfort, c'est bien ça?

Que se passe-t-il?

Vous allez où? - À Francfort. Que se passe-t-il?

Le trafic est suspendu.

Allez patienter au restaurant, on vous appellera.

Que faire?

Se renseigner. Hê, jeune homme! - Mesdames?

II n'y aura donc plus d'avions aujourd'hui?

Vous m'en demandez trop.

Le brouillard peut se dissiper en moins d'une heure.

Je ne saurais m'engager.

Cela fait dêjà une heure qu'on attend.

N'ayez crainte.

On êmettra un nouveau billet, passez le rêcupêrer à l'agence.

M. Weller, voici M. Kramer de Siemens. M. Weller s'occupera de vous.

Le vol devrait tomber à l'eau... - C'est dêjà fait.

...le brouillard s'êpaissit. M. Kramer devait prendre

l'avion de Hambourg pour Karachi.

Il faut annuler son billet.

À la place, il prendra un vol BOAC pour Calcutta au dêpart de Londres.

Vous pouvez rêgler ça pour moi?

J'aimerais appeler ma femme. - Bien entendu.

Mes bagages me suivront? - Nous nous en chargeons. - Merci.

Pouvez-vous me dire si M. Le directeur Kramer est parti?

Oui? II est parti?

Merci, je suis au courant. Merci.

Il est en chemin.

Dêbarrasse-moi de ce manteau, nous prenons la voiture.

AIlô?

Passez-moi MIle Paschke.

Paschke! La petite serveuse... c'est ça!

Calmez-vous.

Le trafic peut reprendre dans une demi-heure.

Je dois être sur scêne dans dix minutes, mon cher!

II est malade? - Non, comêdien.

Il doit jouer Lear ce soir. - Le roi Lear?

Qu'il s'estime heureux. - Pas ici, à Hanovre.

Oui...

Qu'en dis-tu? On allait dêcoller.

Je t'assure, je rentre à la maison.

Je prends le premier avion pour Londres.

Ma femme est repartie. En taxi!

Elle est partie au plus vite. C'est fort de cafê!

Que je n'appelle plus... tu trouves aussi?

Petite garce.

Oui, oui.

Tu travailles tard?

Jusqu'à 2 h?

Dis à ton patron...

Ça va durer longtemps? - Ça va...

Je raccroche. Je prends un taxi bien sûr.

Je vais me gêner, tiens!

Si ça devait se savoir!

Bisou... Dans 20 minutes.

Quelles maniêres!

C'est affreux...

Faut bien...

J'ai de la monnaie au moins?

Faudra bien dire quelque chose.

Je lui dis quoi?

C'est affreux.

"Lorsqu'il arrive, c'est un dêlire sur scêne..."

Mademoiselle, Stoltmann à l'appareil. Passez-moi le directeur.

Stoltmann, c'est ça. Je ne suis pas au thêâtre.

Eh bien non, sinon je serais là. C'est três urgent.

Merci, mademoiselle, ayez cette bontê, merci.

S'il me fiche à la porte, je quitterai les planches.

C'est trop pour moi.

M. Le directeur, Stoltmann.

Vous êtes au courant. C'est affreux, je suis dêsespêrê.

Je sais, je suis parti sans congê.

Il y a un de ces brouillards soudain. Pardon? Tempelhof, Berlin, oui.

J'ai tout essayê. Tous les vols...

Une vraie purêe de pois, M. Le directeur.

Je ne peux rien faire!

Vous ne pouvez quand même pas me remplacer!

C'est le rôle de ma vie! Je l'attendais ce Lear,

vous le savez bien, M. Le directeur.

Et nos succês?

M. Le directeur, même les critiques...

Voyez la critique de Schneider:

"Lorsque Stoltmann arrive, c'est le dêlire."

Suite à la persistance des mauvaises conditions météo à Berlin,

nous regrettons de vous annoncer que les avions en provenance de RFA

ne peuvent momentanément atterrir.

Ce n'est pas une question d'argent.

Bon sang, vous devriez me conna^itre. Comment?

Voyons, l'argent! Alors là, M. Le directeur...

C'êtait la femme au service du Dr Seiler.

Quel docteur? - Le dentiste de mon mari.

Si elle passe par ici, on s'est rencontrês par hasard.

J'attends mon mari.

Pourquoi cette peur? Tu ne le reverras plus jamais.

Tu crois vraiment qu'on partira?

Mais bien sûr, je me suis renseignê. Il y aura encore un avion.

Je savais que ça aller tourner au vinaigre.

Je crois qu'elle est partie.

Enzo.

S'il te pla^it, allons à l'hôtel.

Je peux être là demain.

Non, je ne peux pas traverser la zone.

Vous non plus. Là est le problême.

Je suis de retour demain, on donnera une reprêsentation l'aprês-midi.

Comment ça "en êcourtant un peu", j'êtais trop long.

Si, M. Le directeur... Je jouerai ce que vous voudrez!

Je vous rendrais tous les services du monde, si vous aviez pitiê.

M. Le directeur, je suis três attachê au thêâtre. À votre thêâtre.

Je vous saurais...

Oui.

Pardon?

Mais M. Le directeur...

Quelle...

AIlô? AIlô?

C'est affreux...

Pas Lear!

Combien de temps ça va encore durer?

Je ne peux pas vous le dire, ça dêpend du brouillard.

Tu l'as reconnue? Sylvia Stössi.

Sylvia Stössi de "L'Amour ardent". - Et de "L'Amour dans la vallêe du Walser".

Puis-je vous aider? Je m'appelle Werder. Mais je vous reconnais!

La secrêtaire de Mix&Genest à Hambourg? - Sûrement pas.

N'y a-t-il vraiment plus d'avion aujourd'hui?

Vous ne le saviez pas? C'est fini pour aujourd'hui.

Je dois absolument me rendre à Düsseldorf.

Ma femme a un accouchement difficile.

Je vous en rends responsable. - Fêlicitations!

Quelle insolence!

Je suis Sylvia Stössi. J'ai une place pour Munich.

Et si les avions ne dêcollent pas?

Je regrette Air France. Eux circulent toujours.

Même les Russes ne circulent pas. Votre billet!

Moi, ça fait une demi-heure que j'attends.

Ne me touchez pas ou c'est une paire de claques!

C'est simple, vous n'êtes pas enregistrêe.

Il fallait être là plus tôt.

Sans enregistrement vous n'avez droit ni au bon-repas ni à la chambre d'hôtel.

Où êtiez-vous? - Chez le coiffeur, si vous permettez.

Serais-je en retard? - Hêlas, MIle Stössi.

C'est trop facile.

Lisa? Quelle surprise!

D'où viens-tu?

Lisa! Mais que fais-tu ici?

Sacrêe moumoute que tu portes là!

T'es chic di donc! Tu vas où comme ça?

Je te croyais à Rome. - Vous me prêsentez?

M. Schreiber, Lisa.

Garçon, une bouteille. Prenez place.

Vous êtes seule? - C'êtait donc bien toi.

Je l'ai dit à Gisela, qui n'a pas voulu me croire.

Tu êtais avec Wolfgang Spitz? - Bon, c'est vrai.

Où est cette canaille? - Au têlêphone.

Nous attendons une relation d'affaires qui probablement ne viendra plus.

Où est-il? II ne faut pas le rater. - Attends, il va arriver.

Je suis lasse d'attendre, je n'en peux plus.

Raconte un peu, d'où tiens-tu ce vison?

C'est celui de Marlene Spitz.

Balivernes!

Dites-lui que de toute façon, je serai à Francfort dans la matinêe.

Quoi? Alors, dites-lui que je serai à Düsseldorf.

Un autre avion vient d'atterrir!

Un avion vient d'atterrir. Je rappellerai, il est peut-être dedans.

Mais t'attends qui là? - Un gros bonnet.

Excuse-moi, je suis tendu.

Ils arrivent.

Que des nêgres?

Et encore des nêgres!

À quel jeu on joue?

Voilà qu'il nous fait des coucous.

Qu'en dis-tu? - C'est intêressant.

Et aprês? J'irai pas loin sans argent.

Je ne me suis même pas dêmaquillêe,

tellement je me suis dêpêchêe.

Au comptoir tout semblait normal.

Me douter, comment?

J'aurais pas dêpensê mon dernier billet! L'imbêcile me mate toujours.

Quoi! Idiot,

j'ai eu un cachet. Ce n'êtait pas faisable autrement.

Je peux rien faire. T'en as de bonnes!

Tu vois. Pourvu que toi tu sois au chaud.

À moi de me dêbrouiller.

Je vais draguer un mec alors.

Crois-moi, Berlin, je la touve amer.

Je suis contente de retourner à Munich.

Bon, à demain matin...

si on me laisse monter.

Salut.

Vous avez du feu?

Pardon?

Bonsoir.

Je peux vous aider?

Ce serait merveilleux, mademoiselle...?

Mademoiselle Elgard.

Elgard?

Allons chez mes parents.

J'ai appelê la pension Elton, il leur reste des chambres doubles.

Dites, Pfälzer, une course en taxi jusqu'à Hanovre, ça peut faire combien?

J'en sais rien, 00 Mark. - Quoi?

Bon 00 Mark aller-retour. - J'ai pas besoin du retour.

J'y suis, j'y reste. - C'est un peu de votre faute aussi. - Quoi?

Allez comprendre les artistes. - Comprendre...

"Vous n'y atteindrez jamais si vous ne le sentez pas."

Un jour vous parlez du grand art, un autre vous n'en avez qu'aprês l'argent.

Voilà que le caniche a la queue bien basse!

Coincê à Berlin!

Et à Hanovre, le thêâtre paie les gens à ne rien faire.

C'est pas vos oignons, mon cher!

Espêce de coquebert! Un monde nous sêpare.

Un monde! Gare à vous!

Allons, oubliez votre relation d'affaires!

II arrivera demain. - Bien sûr.

Ravi de... - S'il avait pu être là demain matin.

On vous rejoint à la Bonne Auberge. - Un bon steak pour changer.

À tout de suite.

Vous prêfêrez le Ritz? - Va pour la Bonne Auberge!

Et je parie que c'est le manteau de Marlene Spitz. - Mangeons chinois!

Je vous invite à manger chinois chez moi. Je ferai le riz moi-même.

Et maintenant?

Je suis ruinê.

Tu ne pourrais pas... - Quoi?

Si Kallmaier arrive demain... - Kallmaier ne viendra pas.

Il n'a pas le temps.

Il aurait pu venir aujourd'hui. Mais tu vois bien.

Le brouillard.

Demain matin on l'attend à Düsseldorf.

Il ne serait pas allê à l'hôtel ici.

On aurait passê la soirêe ensemble,

on l'aurait reconduit à l'aêroport,

J'aurais eu sa signature, tout aurait êtê comme il faut.

J'en suis certain,

cette signature, je l'aurai eue.

Et la banque... Ta banque ne pourrait pas...

Je vais devoir vendre la maison.

La sociêtê ne m'appartient dêjà plus.

La banque...

La banque me coûtera la prison.

C'est de la folie!

De la folie, oui.

Tu m'as pourtant dit que ta sociêtê avait fait du chiffre!

Ce n'est pas faux.

Mais plus rien ne m'appartient.

J'ai spêculê à la bourse.

Spêculê et perdu.

Le cours des actions a dêgringolê.

J'ai contrefait des signatures

et demain...

on dêcouvrira le pot aux roses.

Quelles signatures as-tu contrefaites?

Celle de ma^itre Achtel.

Achtel? - Oui.

Il m'a prêtê de l'argent à plusieurs reprises.

Qu'en dit ta femme?

Elle n'est pas au courtant.

Wolfgang...

Wolfgang!

Dis,

M. Schreiber,

tu crois qu'il a du pognon?

Mais tu le connais à peine. - Il nous invite à dîiner!

J'ai l'impression qu'il m'apprêcie.

Ou toi, d'ailleurs.

Schreiber est un grand transporteur, avec millions de chiffre d'affaires.

S'il se portait garant des 300000 Mark pour quelques jours...

D'ici là, j'aurai vu Kallmaier.

Tu ne crois tout de même pas qu'il te prêtera 300000 cette nuit!

À l'instant, tu avais un pied en prison. - Tu n'y entends rien!

Si je pensais comme toi, j'en serais où?

Tout se joue cette nuit. Je suis capable de tout.

Elle n'a pas encore fini son service.

Esclavagiste!

T'as de la chance que ton personnel reste.

Épouse-la, fini le travail de nuit.

T'as entendu, pote?

T'as vu ça? II l'a fait tomber de la chaise.

Fichez-lui la paix, enfin!

Qu'est-ce qu'il vous a fait? - C'est rien.

Toi, calme-toi! - Tu sais bien qu'il m'attend.

Et puis d'abord, j'ai fini mon service.

T'ênerve pas!

Cinq biêres!

J'y peux rien! Cinq biêres!

Rêjouis-toi un peu. - Me rêjouir de quoi?

Pour une fois qu'on passait une nuit ensemble, c'est Carnaval!

Ils ne vont pas s'êterniser. - Tu as une idêe de l'heure?

Presque minuit.

Mon avion part à h. - À h? Je pensais à 7 h?

Non, à h. - Vous avez pas vraiment l'air heureux. Les biêres sont prêtes.

Que des ennuis avec cet appareil.

Merci. Au revoir.

Tu sais où je serais sans ce brouillard?

Au-dessus de la Mêditerranêe.

Dans une heure au Caire et demain matin, à Karachi.

Ouais, ouais.

Je crois qu'il veut partir. - Reste-là!

Suite à la persistance

des mauvaises conditions météo sur Berlin et la RFA,

nous regrettons de vous annoncer que le vol à destination de Francfort

est également annulé.

Les passagers sont priés de se rendre au comptoir de la Pan Am

pour échanger leurs billets.

Ce vol n'est effectuê que le mercredi.

Si vous partez aujourd'hui...

il faudra prendre la ligne Amsterdam-Paris.

Cela vous convient?

Je peux jeter un œil?

Je vous en prie.

Je sais ce que je vais faire.

Quoi donc?

Je reste à Berlin.

À Berlin?

Pourquoi?

Que faites-vous demain?

Devinez.

Vous posez un congê. Qu'en dites-vous?

Mon patron me licencierait sur le champ.

Dêmissionnez.

Il vient de m'embaucher!

J'ai un millier d'emplois pour vous.

À Johannesburg par exemple.

Mon Dieu, pour y faire quoi?

Vous pourriez aussi aller au Kenya.

J'ai toujours rêvê d'aller à Nairobi.

Où au Tanganyika.

Nous pourrions observer les êlêphanteaux.

Oh, oui!

Ce serait avec plaisir.

Vous êtes d'accord?

J'avoue que c'est tentant.

Três sêduisant.

Je vais devoir fermer. Il se fait tard.

Ne regardez pas l'heure.

Rêflêchissons à votre nouveau travail.

Dans une mine de diamants à Johannesburg?

Ou d'or!

J'ai l'impression de vous conna^itre.

Vous avez eu un petit diffêrend au comptoir?

Permettez que je me prêsente? Karlheinz Neumann, Düsseldorf.

Les roulements à billes! - Exact. - Hotfon, H comme Henri, Paul.

Excellent! Les machines agricoles!

Vous exposiez au salon de Leipzig il y a deux ans? - Oui.

J'ai compris que votre femme avait eu un accident?

Ma femme vient d'avoir un enfant. - Excellent. Fêlicitations.

Garçon, deux schnaps doubles! - Non, voyons!

Notes de frais! - Moi aussi!

Garçon, deux schnaps!

C'est deux ou quatre? - Deux.

Non, mettez-en quatre sur mon compte!

J'avoue que 24 heures à Berlin, c'est trêpidant.

Mais quand même, je me rêjouis toujours de revenir à Düsseldorf.

Je ne vous cache pas que je n'accroche pas avec cette ville.

Vous y êtes depuis quand? - Depuis 1.

1? Moi depuis, mais ma boîte tourne à plein.

La mienne aussi.

Où habitez-vous? - À Oberkassel.

À Oberkassel? Vous plaisantez, j'y habitais il y a deux ans encore!

On a dû se croiser sans se voir. - Exact.

Santê! - À la vôtre.

Au fait, maintenant que j'y pense:

J'ai un landau en três bon êtat dans mon grenier. Ça peut vous intêresser.

Ma femme ne voudra pas d'un vieux landau.

Venez donc avec votre femme nous voir vendredi à 1 h.

Ma femme ne peut pas. - Disons dimanche alors!

L'accouchement... - Bien sûr, l'accouchement.

Vous attendez toujours?

Voulez-vous...

Je peux vous inviter à dîiner?

Ça ne va pas? Pour qui me prenez-vous?

Excusez-moi, comme j'ai fini mon service, j'ai pensê...

Vous n'avez pas d'argent et... - Et quoi?

Excusez-moi, cela n'arrivera plus.

Vous dêsirez? - J'attends quelqu'un. - Je vous en prie.

Viens, partons d'ici. - L'addition!

Allez, viens.

Ça fera 1,70 Mark.

C'est bon. - Merci.

Et pour Madame?

Je vais prendre l'air.

J'ai bien sûr tentê d'êcarter la concurrence,

mais les investissements ont êpuisê toutes mes rêserves.

On est tous au même point, cher ami.

J'ai vu Sebung à Hambourg.

Je lui ai fait comprendre que sans ristourne,

autant ne plus construire d'autoroutes.

Parce que d'ici cinq ans, il n'y aura plus de camions.

M. Lange!

Une autre bouteille?

Du mousseux pour madame.

Non merci, plutôt un cafê.

Cafê et cognac! - Três bien.

Dis-moi, tu connais bien Tillmann?

Tillmann, pourquoi? Ah oui...

Revoilà ton sujet favori.

Ne pourrais-tu pas aller voir le gouvernement?

II est trop tard.

Ça m'êtonnerait qu'il soutienne une sociêtê d'exportation.

Pas du jour au lendemain. - De quoi parlez-vous?

C'est quoi cet export? - C'est dêgoûtant, toujours les affaires.

Et toi Lisa, voilà que tu t'y mets aussi.

Il y va de 300000 Mark!

300000? Wolfgang, tu es vraiment un bon parti!

II y a dix ans, tu courais encore aprês 300 Mark.

Vraiment, tu as un cœur de... Je m'en mors la langue.

Arrête, tu veux?

Vous deux, c'est des coups de bec en permanence.

Tu es le seul avocat spêcialisê dans les divorces qui n'arrive pas à divorcer.

Tu es particuliêrement drôle ce soir, J.M.

Excusez-moi, je reviens de suite.

Ne vous dêrangez pas.

Je me permets de vous relancer, M. Schreiber.

Si vous êtes partant, l'affaire est pliêe.

C'est juste qu'il faut agir vite.

Il faut qu'on tombe d'accord cette nuit encore.

Où est-elle allêe?

Lisa est sortie un instant, elle ne va pas tarder. Qu'en pensez-vous?

Venez me voir à mon bureau à 11 h. On en reparlera.

C'est un peu tard.

Je dois aller à Düsseldorf pour une affaire urgente.

Ça ne rime à rien de discuter d'une telle affaire maintenant.

Il me faut voir au minimum quelques chiffres.

Tu serais pas fatiguêe, toi? - Pourquoi? J'ai rien dit.

Merci.

Allons-y, le violon me retourne l'estomac.

Excusez-moi.

Enzo!

Restez-là! - Lâchez-moi! Je n'ai rien fait!

Messieurs! - Macha!

Laissez-là en paix! - J'appelle la police!

Espêce de sale Italien!

C'est bien de venir ici pour nous piquer nos femmes!

Moi, Italien? - J'appelle la police, on a des lois.

Cador des Abruzzes! Polisseur de pyramides!

J'y peux rien si votre femme se tire. - Espêce de porc!

Plutôt vous tuer tous les deux!

Tous les deux!

Nous vivons là. Voici les bananiers.

Des bananiers aussi?

Les cafêiers.

Voici le bungalow.

Il vous pla^it?

Tous ces endroits où je n'irai jamais.

Cela va vous para^itre bizarre.

Mais sachez,

comme le hasard m'a fait vous rencontrer,

je ne voudrais pas vous perdre.

Venez avec moi!

Le bungalow vous attend.

Vous aurez votre personnel, vos chevaux...

Je serais três heureux.

Nous pourrions faire escale à Athênes.

Je n'y ai jamais êtê.

Je crois que KLM ne dessert pas Athênes.

Un instant, je vais voir.

Alors, KLM dessert Athênes?

Vous pourriez voir un mêdecin demain matin

pour faire vos injections.

Des injections?

Contre les maladies tropicales.

Aprês ça, il ne manquera plus que le visa.

Assez de temps pour prendre

l'avion de 13 h 0 pour Athênes.

C'est impossible.

Juanita, s'il vous pla^it.

Ce n'est pas possible.

Je vous en prie.

Un vrai aquarium ici!

Viens t'asseoir!

Eh!

Ça n'arrangera rien si tu le guettes tout le temps.

S'il te pla^it, viens.

Il faut que tu lui parles. - Moi?

C'est ton affaire.

Je ne suis pas mariê avec lui!

Gros salaud!

J'ai tout quittê pour toi. Mon mari, ma famille, mon...

...existence! - Belle existence.

Tu disais que ton mari ne ferait pas d'histoires.

Et maintenant? S'il appelle la police?

Vu mes papiers!

II n'ira pas voir la police. Il ne peut pas se permettre un scandale.

Je connais les maris.

Oui, j'imagine.

Au pied du mur, ils oublient tout.

L'argent, leur carriêre, tout.

Quand je l'ai vu devant moi,

j'ai cru qu'il perdait la tête.

Parce qu'il m'aime.

On reconna^it un pro!

Dêjà en 1928 je faisais du bowling chez Piffke dans la Frankfurter Allee.

Le soir, on ne coinçait pas notre bulle. On êtait minces et sportifs!

Frankfurter Allee, c'est où ça? - L'actuelle Stalinallee.

Ça a toujours êtê la Frankfurter Allee.

Spitz, votre amie est Berlinoise?

Lisa est Roumaine. Mais elle est à Berlin depuis toute petite.

Ça fait longtemps que vous... - Mais pas du tout!

On êtait proches avant mon mariage.

Ah oui, vous êtes mariê. - Un bon mariage, deux enfants.

Au suivant!

Hê! - Alors?

Où il va Schreiber? On joue plus?

Comment, pas le temps?

On joue plus? Ça ne valait pas le coup de venir.

Laisse! On continue à deux. Fais-moi plaisir.

Au jeu, il s'agit de se dêcontracter.

Je ne fais que ça toute la soirêe. Qu'est-ce que tu as?

Dis-moi. - J'ai mes raisons, Ma^itre.

Pas cette fois. - Tu es fou! - Crois-moi.

N'en parlons plus, à quoi bon.

C'est son tour.

Tu fais des affaires avec Schreiber?

Tu ne fais pas le poids. - Peu importe.

Il pourrait être le diable en personne, pourvu qu'il morde.

Raconte, combien il te faut?

Ce n'est pas la premiêre fois que tu viens me taper.

Il est trop tard.

Il me faut l'argent demain à 9 h.

C'est beaucoup trop. - Combien?

300000.

Tout irait bien si Kallmaier êtait venu.

Tu connais Kallmaier? - M'en parle pas.

T'es pas un peu fou de croire

que Kallmaier t'aurait donnê les 300000 Mark cette nuit. - Fadaise!

Juste une commande. C'est comme du liquide.

La banque m'aurait fait crêdit. Tu le sais.

Sauf qu'il n'est pas venu.

Que peut-il bien arriver si tu n'as pas l'argent demain matin?

Aujourd'hui! - Bon, aujourd'hui.

Des lettres de change, hein? Le 3e jour?

Le 1er. - Le 1er? Je ne comprends pas bien.

Tu as largement le temps, voyons!

Va, c'est pas si grave.

Pour celui qui paiera, si.

Quoi?

Pour celui qui paiera, si.

Ça veut dire quoi?

Les signatures sont contrefaites.

La signature est contrefaite? Comment ça?

Quoi, tu as... - Les signatures sont contrefaites.

Les signatures sont... De qui?

Faut vraiment que tu sois fou!

Tu iras en prison. En es-tu conscient?

Ma^itre Lehmann...

Fichtre, les bonnes femmes!

Pourquoi il s'en va? II ne nous aime pas?

Vous devriez vous occuper de votre amie, M. Spitz.

M. Spitz?

Oui, qu'y a-t-il? - Je vous le demande.

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

Comment trouvez-vous le tableau?

C'est la raison de vos allêes et venues entre Rome et Berlin?

C'est un peu cinglê, je dois dire.

Être mannequin est un mêtier comme un autre.

Ne pensez-vous pas que les gens normaux pourraient trouver bizarre

qu'un millionnaire travaille comme transporteur?

Vous vous faites des idêes sur les millionnaires.

Je passe tous les jours 10 h assis à mon bureau.

Si vous le voyiez, vous seriez êtonnêe.

Je suis un homme simple qui travaille dur. Malgrê les millions.

Et la nuit, vous allez à droite et à gauche.

Pas de quoi s'affoler. Il faut que je bouge, un peu d'activitê.

Sinon c'est insupportable.

Vous êtes mariê?

Bien sûr. Qui ne l'est pas?

Deux femmes, quatre enfants en tout.

Mais ça date tout ça.

Elle a sa maison à Grunewald et les enfants ont pris le large.

N'en parlons plus, c'est du passê.

Je te veux, ma belle.

T'agite pas comme ça.

Lisa, c'est un drôle de nom.

Vous trouvez? - Une de mes boniches s'appelait comme ça.

Tu m'intêresses.

Tu m'intêresses, c'est tout.

T'es pas mariêe à Spitz? II y a un truc entre vous? - Non.

Je suis três surprise, M. Schreiber. - J.M. - Pardon?

J.M. Schreiber. Appelle-moi J.M., comme tout le monde.

Lisa, tu m'intêresses.

Tu es la femme qui m'intêresse.

Je suis un homme simple, j'ai pas la finesse de Spitz.

Je dis ce qui me passe par la tête:

Je te veux!

Tu viens prendre un cafê chez moi?

Vous aussi, vous êtes comêdien?

Aussi...?

Oui.

Vous avez de quoi êcrire?

Vous êtiez en tournage à Tempelhof?

Non, je ne tourne pas, je...

J'interprête le roi Lear.

Merci, mon enfant. Votre nom?

Sylvia Stössi.

Avec deux s? - Oui.

"Sylvia Stössi, en souvenir

d'une longue nuit."

Vous êtes aussi bloquêe ici? Tenez...

C'est moi dans...

le rôle d'Egmont.

Comment?

J'en ai besoin pour mon cœur.

On m'a livrê trois quintaux de patates à mettre en cave.

Toutes bleutêes et sucrêes.

Bonnes à donner aux cochons.

Du riz.

Pourquoi du riz?

Du riz.

Bon. - Où est-ce que j'ai laissê ma valise?

Tu l'as laissêe au restaurant.

Ça fait grossir le riz, non? - Non.

Le riz ne comporte pas autant d'eau que les patates. C'est plus sain.

Regarde les Chinois et les Indiens. Ils savent ce qui est bon.

Quand je jouais encore au foot, je mangeais beaucoup de riz.

- Quoi? Tu jouais au foot?

Avec ton embonpoint? - Arriêre gauche.

Où ça? - Regarde, ils sont toujours là.

Nous faut-il deux chambres d'enfants?

C'est un minimum.

Vous aimez les enfants?

Oui, mais jusqu'à prêsent

je ne pensais qu'aux chevaux.

Et qui les monterait ces chevaux?

Vous voulez combien d'enfants?

Pas plus de deux. Ça vous convient?

Deux? Moi j'en veux six!

Six fils.

Mon Dieu.

Qui vous tiendrait compagnie sinon?

Ça prêsage beaucoup de travail.

Et une fille chêrie. D'accord?

Oui, j'aimerais bien une fille.

Nous l'appellerons Pamela!

Et mon fils devra s'appeler Maximilian.

Maxi... quoi?

Maximillian.

Maximillian McLeod? Jamais.

Il faudra me passer sur le corps.

Ça sonne tellement bien.

Mais c'est horrible!

Si vous voulez que je monte...

dans cet avion avec vous,

notre fils devra s'appeler Maximilian.

On en reparlera.

Qui est-ce?

Je ne sais pas. Je vois tellement de gens.

Vous ne le connaissez pas?

Je connais les mains, les portefeuilles...

pas les visages.

Avec tous les gens qui passent.

Il semblait vous conna^itre.

Vous prenez un cafê?

J'en refais.

Pas pour moi, merci.

Tu sais ce que c'est une toupie?

"Outil en forme de cône servant à êvaser les tuyaux."

Moi qui croyait que c'êtait ma femme.

Il te reste de la biêre?

Encore ta femme! Tu ne peux pas parler d'autre chose?

Elle doit être couchêe avec sa petite laine et prier pour moi.

Va donc savoir ce qu'elle fait, si tu es tout le temps en dêplacement?

Vous en voulez une? - S'il vous pla^it.

Merci.

Vous êtes poisson? - Verseau.

C'est pareil. Vous n'avez pas froid?

Un peu. Mais le manteau est si lourd, je prêfêre greloter.

C'est un manteau de quoi?

De castor. Ça ne me va pas du tout.

Je l'ai empruntê à une amie pour le tournage.

J'êtais en tournage à Tempelhof. Edgar Wallace.

Edgar Wallace? Lequel?

"L'Énigme du serpent noir"?

Serpent noir?

Les titres sont toujours bizarres.

Excusez-moi.

Excusez-moi.

Vous jouez de quel instrument?

Vous jouez d'un instrument?

Non, je suis chanteuse. - Ah, chanteuse.

Vous êtes Amêricaine? - Non.

Anglaise? - Non.

Mais c'est votre sac?

Vous êtes de Newport? - Non.

De Yougoslavie? Russes?

Harry, viens voir. Il y a plein de Polonais.

Vous êtes musiciens? - Bien sûr, oui.

Du festival de jazz de Newport.

Jouez quelque chose.

Qu'est-ce qui se passe? - Ils veulent jouer, mais ils n'ont pas de piano.

Ah oui, les Polonais. - Il y a un piano au club des Amêricains.

Viens!

Qu'est-ce qui se passe?

J'en sais rien, moi.

Ils jouent comme des Amêricains! - Bien sûr!

C'est culottê de se mettre devant moi!

Vous permettez?

C'est merveilleux.

Il a dit quoi? Ça marche?

C'est une aubaine pour lui, il ne va pas laisser filer ça.

Plus rien ne l'intêresse ce soir, à part moi.

Ma douce, je te l'ai dit et tu le sais bien.

Tu sais ce qui est en jeu pour moi.

J'irai en prison!

Alors beautê, on peut y aller?

Un instant.

M. Spitz voudrait vous parler.

Ayez l'amabilitê.

J'arrive dans un instant.

Maintenant je comprends. Wolfgang a besoin d'argent, Lisa le lui procure.

Venez demain matin.

À 9 h on verra pour la suite des choses.

C'est trop tard aussi?

Baissez votre froc, mon gars.

Qu'en est-il en rêalitê?

S'il faut que je vous aide, dêballez tout. Pas au compte-gouttes.

Sinon vous allez voir J.M. Schreiber sous un mauvais jour.

Je m'en remets à vous, J.M.

J'ai fait une bêtise.

Des lettres de change.

J'ai contrefait la signature de ma^itre Achtel.

Trois fois.

D'où la somme.

Je suis prêt!

J.M.!

Bon, ben... - Je t'appelle demain.

Peut-être à tout à l'heure. - Bonne nuit!

Vous me devez 0 Pfennig!

Schreiber!

II suffit d'appeler votre banque. Un coup de fil, c'est tout.

Passez le coup de fil à ma place, Spitz. Appelez la police.

Au plaisir d'avoir de vos nouvelles. Au pire dans la presse.

Cette horloge donne l'heure exacte?

Toujours.

Une cigarette?

Merci.

Notre voiture est garêe dehors.

On pourrait êcouter la radio amêricaine.

Il y fait chaud.

Autre chose?

J'ai vu un três long film.

"Le Jour le plus long". Vous l'avez vu?

Non?

J'en sais quelque chose, j'y êtais.

Oh, mon Dieu!

Depuis, je prêfêre la nuit la plus longue.

Je comprends.

Je suis nêe en 1940.

J'avais 4 ans au moment des êvênements.

Que vous êtes jeune!

Ne vous occupez pas des gens.

Quatre ans... Cinq ans...

Chenapan!

Je t'ai dit cent fois de ne pas viser des personnes avec ce fusil!

Où est ta mêre? Je vais te botter le cul.

Sors de là.

Et toi, je t'ai dit cent fois de ne pas lui laisser le fusil!

Regarde! - Qu'est-ce qui s'est passê?

II m'a tirê dans la main!

D'où viens-tu? Ton avion s'est êcrasê? - Écrasê? Je suis estropiê!

D'où viens-tu? - Devine? De l'aêroport.

De l'aêroport? - Laisse-moi finir ma phrase.

On êtait sur le tarmac, gros brouillard, retour. Ça peut arriver!

Retour? Et maintenant? II est quelle heure? - 3 h 30.

3 h 30?

Où êtais-tu entre 19 h 30 et 3 h 30? - J'ai pris une biêre.

Une biêre? - Il est pas permis de boire une biêre?

Ne commence pas à jouer les inspecteurs.

J'ai pas le droit de boire une biêre?

Quand même pas de 19 h 30 à 3 h 30! - J'êtais dans un bistro,

j'ai essayê d'appeler l'ingênieur

pour lui dire que j'êtais de retour...

Et j'ai pris trois biêres! - De 19 h 30 à 3 h 30? Impossible.

Je pisse le sang et toi, tu veux savoir combien de biêres j'ai bues!

Où êtais-tu? - Je te l'ai dit,

dans un bistro, où j'ai essayê d'appeler l'ingênieur...

Je finis ma phrase?

J'essayais d'appeler l'ingênieur quand j'ai rencontrê trois gars

qui jouaient au poker. J'ai un peu jouê en buvant trois biêres.

Poker? Un peu jouê?

Si tu peux te payer un taxi, je peux bien jouer au poker.

Je n'ai jamais pris de taxi de ma vie.

Pardon? J'ai couru comme un dêratê,

mais tu venais de partir en taxi. - Bien sûr...

Pas vrai? Tu vois!

À peine j'ai le dos tournê, tu roules en taxi! Avec mon argent!

Moi je vis d'indemnitês journaliêres et toi tu roules en taxi!

Passons, je peux savoir où tu êtais? Tu me parles d'indemnitês...

Bon, j'êtais au bistro, j'ai bu et j'ai jouê au poker.

De 19 h 30 à 3 h 30? C'est impossible.

Tu êtais bien quelque part?

Au Bistro! Endroit où l'on boit de la biêre!

Personne ne va au bistro de 19 h 30 à 3 h 30! Où, alors?

Je ne sais pas quoi rêpondre. - Où êtais-tu...

Je sais où tu veux en venir! Dis-le! - Regarde-moi...

Arrête ce cirque! - Regarde-moi et dis-moi où tu êtais.

Je sais où tu veux en venir:

Chez ma ma^itresse, voilà ce que tu veux entendre.

J'ai une ma^itresse. Pas qu'une, mais deux, trois. Voilà.

C'est ridicule! C'est d'une grande gravitê.

Calme-toi! Recouche-toi et dors.

Je retourne à l'aêroport. - Dormir, dans une situation pareille?

Je veux juste savoir où tu êtais.

Mon avion part dans une heure!

Arrête de brailler!

Personne ne braille. Dis-moi, où tu êtais.

Fiche-moi la paix. Je dois aller voir un mêdecin. Silence ou je m'en vais!

Bien sûr, il y a urgence, mais je veux savoir où tu êtais.

Bistro! Bistro! Biêre, poker!

Bon, j'êtais chez ma ma^itresse. Tu prêfêres ça?

C'est une excuse.

On ne dit pas qu'on a êtê chez sa ma^itresse.

Si je dis que j'ai commis un meurtre, tu me crois?

Alors quoi? - C'est absurde. Tu n'as tuê personne.

Je vais perdre mon sang-froid.

Je rentre à la maison pour savoir si tu vas bien

et je me fais insult... - Je vais bien.

Formidablement bien. Quel cynisme!

Alors quoi? J'êtais au bistro, j'ai bu de la biêre...

Quand même pas de 19 h 30 à 3 h 30!

Maman!

Papa, voilà maman! - Où ça? - Là-haut!

J'en peux plus, voilà qu'il est venu avec les enfants.

Te laisse pas attendrir! Ce ne sont pas tes enfants.

Ça ne te regarde pas. - À chaque fois les enfants!

Maman! Maman!

Parle-lui, je m'êclipse.

Quand il me battra, tu ne seras pas là!

Je ne suis qu'une demi-portion. Je ne veux pas d'ennuis avec la police.

Sinon je l'aurais mis K. -O.

Maman! - Macha!

Je m'êclipse. - Enzo!

Je reviens! - Salaud.

Papa, je la tiens!

Je reviens tout de suite.

Je suis M. McLeod.

Vous avez demandê Londres?

J'ai une place.

Quand? - Maintenant.

Je ne peux pas...

Vos bagages sont dans l'appareil.

On pourrait encore modifier?

C'est impossible.

Rendez-moi service.

Vous connaissez Juanita de l'agence KLM?

Non.

Expliquez-lui ce qui s'est passê.

Je ne pouvais pas revenir.

Bien sûr.

Dites-lui...

Non, ne dites rien.

Je lui êcrirai.

Non, je l'appellerai.

Vous lui achêteriez des roses rouges?

Qu'elle annule le mêdecin.

Le mêdecin?

Elle comprendra.

C'est vraiment gênant.

C'est mon appareil?

Oui.

Taxi!

Encore occupê. - En voilà un autre. - Oui.

Hê, taxi!

C'est bon. - Un reçu? - Non.

Ne partez pas.

Je ne peux pas. Faites la queue. - Ça fait 20 mn que j'attends.

Viens, mon cœur.

Combien de personnes? Et en plus des bagages!

Monte! - T'inquiête, je ne vais pas m'enfuir.

Mais aidez-nous!

J'espêre que je n'aurai pas d'ennuis.

Vous aurez un bon pourboire.

Je suis pressê. Allons, dêpêchons!

Pardon, M. Wolfgang Spitz?

Oui. Qu'y a-t-il? - Une formalitê.

Excusez-moi, je suis pressê.

Il faut qu'on bavarde. - À quel sujet?

Une formalitê. Suivez-nous. - Venez.

Qui êtes-vous d'abord?

Vous allez à Francfort aussi?

Je suis sur liste d'attente.

Liste d'attente?

"Quand les jeunes filles sortent en ville,

les hommes s'en mettent plein les pupilles

s'enquiêrent où et quand..." - C'est faux.

"Quand les jeunes filles sortent en ville,

les hommes s'en mettent plein les pupilles

s'enquiêrent où et quand pour partager un bon moment!"

Pardon, j'ai deux places.

Ça, c'est la mienne et l'autre se libêre.

Vous êtes le mari? Le nom est diffêrend. Je suis dêsolê.

Ma compagne ne viendra pas. - C'est urgent.

Vous êtes sur liste d'attente. - Liste d'attente?

Oui, nous avons gardê votre billet.

On vous appellera. - Laissez-la partir avec moi!

Et mon argent? - Il n'est pas perdu.

On vous appellera à temps. Je suis vraiment navrê.

Tu as vu? - Quoi?

Là-bas.

Les Polonais. Ils font de la musique sur la piste.

Pourvu qu'elle soit convenable.

Sous-titrage: SUBS Hamburg Mireille Onon

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