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LES CARTES NE MENTENT JAMAIS MCMLXXIII (Tarot) ou (Angela)
Combien en voulez-vous ?
Solitaire ? Une fille comme vous ?
Allez-y et trichez. Je ne dirai rien.
Je ne joue pas au solitaire.
- Je vois - Vous lisez.
Laquelle est la plus belle ?
Celle-l�.
Est-ce vous ?
Voulez-vous me laisser ?
Non.
Laquelle est la mienne ?
- Celle l� ? - Non.
Elle n'est pas � vous, ne les touchez pas !
- Bonjour, Angela. - Bonjour.
C'est Maurice.
Je t'ai pr�sent�, mon vieux. Va boire � ma sant�.
Si tu insistes.
Tu peux finir, on a le temps.
Que disent les cartes ?
Elles disent que je vais passer la nuit avec un homme.
C'est vrai.
Les cartes disent 'fric', pas vrai ?
Je te suis.
Comme tu veux.
Je t'en prie...
On va de ce c�t�.
Une Rolls de 52.
La meilleure ann�e et le meilleur mod�le.
Coco ne t'a rien dit ?
Dit quoi ?
Ce n'est pas moi qui paie.
C'est parfait.
Entrez !
Dehors !
Asseyez-vous.
Vous ne voulez pas vous asseoir ?
Quel �ge avez-vous ?
Je pr�f�re une vodka.
Quel �ge avez-vous ?
C'est important ?
Pour moi, oui.
23 ans.
De la glace ?
Oui, merci.
C'est quoi, votre nom ?
Angela !
Pourquoi toutes ces questions ?
C'est une conversation amicale, n'est-ce pas ?
Merci.
Anglaise ?
Am�ricaine. Un autre ?
Servez-vous.
Un probl�me ?
Non, pourquoi ?
Par ici.
Venez ici.
J'ai dit, venez ici.
Vous me dites que vous avez 23 ans.
Je vous crois.
Tu l'aimes.
Qui ?
Cette petite pute.
Ne sois pas ridicule.
Tu as remarqu� son regard quand nous sommes partis ?
Et si je l'aimais ?
Rien.
Pense ce que tu veux.
Oui, Monsieur ?
Tout de suite.
Elle s'en va.
Elle part ?
Angela, attends !
Vas y, prends �a.
Prends �a. Peu importe que je ne sois pas le client, pas vrai ?
En fait, on pourrait s'arranger.
Non ?
- Fermez �a ! - Laissez-lui sa musique.
Je vais vous parler de cette fille la nuit derni�re, Mark.
Quoi, Monsieur ?
Elle a un joli corps.
Mais ce n'�tait pas une professionnelle.
Je ne vous ai jamais amen� une professionnelle, Monsieur.
Si vous aviez un corps comme elle, Natalie...
Jalouse ?
D'elle ?
Ou de moi ?
Allez-y, d�testez-moi. Et vous me ha�ssez.
Tout les deux.
C'est tr�s simple, en fait.
Vous me d�testez parce que je vous paie plus que n'importe qui d'autre.
Et vous devez me supporter.
Au fait,
Vous baisez toujours ensemble ?
Oh, Natalie.
le caf� est froid.
Rosa, je crois que Zasha a la fi�vre.
- Prenez-soin d'elle. - Oui, Madame.
- De retour demain apr�s-midi ? - 18h. Tu veux quelque chose, Mark ?
Je passerai te prendre.
Bonjour !
Ta commission.
Ok ?
Qu'est-il arriv� avec cette fille cette nuit ?
Pourquoi ?
Elle passe pas inapercue.
Elle �tait l� ce matin.
Pleine de m�pris.
Maurice lui a pay� � d�jeuner. Elle est partie avec lui.
- Tu payes. - Ok.
Tu la connais ?
Je l'ai vu pour la 1�re fois la nuit derni�re.
Elle attendait un mandat. Toujours la m�me histoire.
Je lui ai pay� un verre, et lui
ai dit qu'elle pouvait s�rement passer du bon temps.
- Va pour les remerciements ! - D�sol�.
Pas cette fois.
La cliente n'a rien fait avec le patron.
Mon jour de chance.
Ne bougez pas.
Doucement.
C'est �a.
Bien.
Parfait !
Merveilleux !
Tout va bien ? Lavez-vous ici.
Mark ! Que veux-tu ?
Une seconde...
Eh bien, Maurice ? Pas confiance en moi ?
Je peux te parler ?
Je peux ?
Bien s�r, mais nous allions d�je�ner ensemble.
J'ai pos� pour toi, maintenant je veux mon fric.
Mais �a n'est rien compar� � ce que ce maquereau peut t'obtenir !
Pourquoi je te coure toujours apr�s ? Tiens, prends �a.
Merci.
Ciao.
Attends.
Je suis venu te parler.
Hier soir, j'...
j'aurais aim� �tre � sa place.
Bon voyage !
Toi aussi !
Mark !
Oui, Monsieur ?
R�veille-toi, tu dois partir.
Oui, allez !
Si la bonne te trouve ici...
Plus de cheveux gris, hein ?
Vous �tes parfait, Monsieur.
Vous �tes un bon faux-cul.
Vous savez mentir.
Pr�t, Monsieur !
- Et alors ? - Vous �tes en grande forme.
Petit d�jeuner ?
Non. Voyons si je peux faire mieux ce matin.
Le canari ?
Parfait, Monsieur.
Bien, dites-moi, Mark.
La fille, l'autre nuit - Elle s'appelle Angela ?
Je ne sais pas, Monsieur.
Le rouge-gorge.
Ramenez-la !
Elle a probablement quitt� la ville.
Trouvez-la, mais ne parlez pas fric.
Et n'utilisez pas Coco.
Invitez-la pour le weekend.
Aucuns liens.
Vous comprenez ?
Bien, Monsieur.
Pourquoi pas ?
Imagine...le weekend ensemble.
Ensemble...avec lui.
�a, c'est lui,
et l�, c'est moi.
L�, toi, l�, c'est toi.
Il ne verra rien.
Tu ne le connais pas.
Je lui dirai que tu es partie ?
Confortable ?
Oui, tr�s.
Natalie...
Monsieur ?
Pr�parez la chambre d'amis.
Tr�s bien.
Merci, Mark.
Pour quoi ?
Ne le savez-vous pas ?
Angela me dit que vous �tiez pr�t � la ramener de force.
La jeune femme plaisante. Ce n'�tait pas n�cessaire.
... Je suis all�e en Californie. Pour un an.
Peindre des d�cors de dessins anim�s.
- Puis j'en ai eu marre. - Et alors ?
J'ai rencontr� ce gars qui voulait aller � New york sur des patins � roulettes.
Il �tait cingl� mais amusant. Alors, j'ai accept�.
�a a march� ?
Non.
On s'est mari�s en Oklahoma et on a laiss� tomber.
Vous �tes mari�e ?
�a a dur� 15 jours.
Marre de lui ?
Non, plus d'�nergie.
Il bossait et voulait garder son fric.
Apr�s le divorce, qu'avez-vous fait ?
Corps de la Paix. Am�rique du Sud. Excitant mais �a n'a pas dur�.
Puis ?
Et puis, l'Angleterre.
A King's Road pour quelques mois, pour me marrer.
On m'a donn� une moto et ma libert�.
La Suisse, l'Allemagne, la France. Et me voil�.
J'ai de la chance, alors.
Pourquoi dites-vous ca ?
Votre moto aurait pu vous emmener ailleurs.
Tu es cingl�e !
Je devais venir te parler.
- Tu aurais d� attendre � l'h�tel. - Les cartes m'ont fait r�fl�chir.
Toi et tes cartes !
- Qui est-ce ? - La bonne, Madame.
Juste une minute !
Excusez-moi.
J'allais me retirer, j'ai pens� que vous voudriez quelque chose.
Non, juste...
mon intimit�.
Elle me cherchait.
J'aurais d� t'en parler.
C'est arriv� il y a plusieurs mois.
Un soir, j'avais picol� et...
maintenant, elle croit que je suis sa propri�t�.
Natalie a des probl�mes.
Ne te moque pas de mes cartes.
Tu ne comprends pas, Ce n'est pas une bonne id�e.
- Sois franc avec elle. - Tu plaisantes ?
Elle nous suspecte, si elle parle au patron, je suis vir� !
Alors, on partira ensemble.
Partir, o� �a ?
Je te perdrais et tout �a aussi.
Tout �a, tout �a quoi ?
La maison, la voiture, le yacht.
Je ne sais rien faire, Angela.
Ici, on peut vivre comme nulle part ailleurs.
Quelle diff�rence si on n'est pas ensemble ?
Tu sais ce que tu es ?
Un opportuniste.
Et toi ?
Moi ?
Je t'aime.
Si tu stoppais cette cloche,
tu crois qu'il retrouverait son chemin vers le yacht ?
- Ou vers la terre ferme ? - Oui, gr�ce au soleil.
Et toi ?
- Vraiment ? - Oui, je le connais.
Il ne traite personne comme il te traite.
- Elle est froide ? - Pas du tout.
Essayez ?
Je suis bien l�.
- Vous voulez p�cher ? - Non.
Monsieur...
Pourquoi �tes-vous si embarrass� ?
A quel sujet ?
La couleur de vos yeux.
Je veux dire,
je ne vous ai jamais vu sans vos lunettes.
Mes lunettes !
Donnez-les moi !
Mark ! Nous rentrons !
Oui, Monsieur.
Angela...
Vous voulez partir ?
Ils sont marrons.
Vous me pardonnez.
J'ai perdu mon sang froid.
Faites-moi une faveur,
allumez-la les yeux ferm�s.
C'est difficile.
Un truc pour me faire oublier que je suis aveugle.
Je n'aime pas qu'on me le rappelle.
Je sais.
Depuis longtemps, les gens sont sacr�ment gentils avec moi !
Ou ils sont m�prisants !
Je ne veux pas leur sympathie.
Ou leur m�pris.
Vous comprenez ?
Bien s�r, je comprends.
Angela...
Je vous en prie, restez.
Monsieur.
Vous vous en occupez comme si c'�tait un tr�sor
Elles le sont pour moi.
Je les garde envelopp�es dans de la soie dans cette bo�te en c�dre.
C�dre ?
Le meilleur des bois.
- Vous leur faites confiance ? - Bien s�r que oui.
Je peux essayer ?
Je ne sais pas.
Une femme.
�a doit �tre vous.
Un homme, moi, alors.
Regardez !
Cela signifie mariage !
D'abord, une carte doit signifier l'amour.
Je sais que vous ne m'aimez pas.
Ce n'est pas important.
L'amour viendra plus tard.
Voyez, la voil� !
Je ne veux pas vous perdre.
Pourquoi ?
Je lui ai assez menti.
Je sais.
Je sais.
On prend ta moto et...
on se casse.
Non, Angela. Ce n'est pas bien.
Alors, on fait quoi, gros malin ?
- J'ai pens�... - Tu as pens� ?
Epouse-le.
Tu ne m'aimes pas.
C'est tout le contraire.
C'est pour �a qu tu devrais l'�pouser.
On s'aime, c'est s�r.
Mais sans argent, toi et moi...
Tu ne te rends pas compte ?
Laisse-moi, laisse-moi !
Ecoute, je ne pense qu'� toi.
Si tu veux, je ne te verrai plus.
Pas la peine de lui mentir. Je ferai ce que tu veux.
Je ne l'aime pas mais toi, oui.
Si tu ne l'aimes pas, tu peux le tromper.
Admettons que tu sois d�j� mari�e avec lui.
Dis-moi la v�rit�,
ne crois-tu pas que tu le tromperais ?
Oh, Mark ! Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Je ne veux pas te perdre, c'est tout.
Tu ne vas pas me perdre.
Arthur, acceptez-vous cette femme pour �pouse ?
de jurer de la ch�rir,
pour le meilleur et pour le pire,
dans la richesse et la pauvret�,
dans la maladie et la bonne sant�,
de l'aimer jusqu'� ce que la mort vous s�pare ?
Je le veux.
Et vous Angela, acceptez-vous de prendre cet homme pour �poux,
de le ch�rir pour le meilleur et pour le pire,
dans la richesse et la pauvret�,
dans la maladie et la bonne sant�,
de l'aimer jusqu' � ce que la mort vous s�pare ?
Je le veux.
L'alliance, s'il vous pla�t.
Par les pouvoirs qui me sont conf�r�s,
je vous prononce mari et femme.
Vous pouvez embrasser la mari�e.
Angela.
C'est tr�s bien.
Qui a fait �a ?
Un sculpteur au village. Il s'appelle Maurice Caron.
Il y a aussi une note. Voulez-vous que je la lise ?
"Un cadeau de mariage pour un incurable romantique.
Pour une femme qui sait ce qu'elle veut."
Sign�, Maurice.
A qui l'a t-il envoy� ?
A votre femme, naturellement.
Pourquoi me l'avoir apport� ?
Car, en d�pit de tout, je vous suis loyale jusqu'au bout.
Arthur, elle me hait.
Je ne peux croire �a.
C'�tait juste un accident.
C'est ce qu'elle t'a dit ?
Un sacr� accident.
�a m'aurait �t� utile.
Mes perruques auraient pu garder leurs formes avec �a.
- D�barrasse t-en ! - Mais ma ch�rie,
nous avons besoin d'elle.
Ce sera difficile de trouver une gouvernante aussi professionnelle.
Je suis l�, plus besoin d'elle.
Je ne suis pas d'accord.
Alors, tu n'as pas confiance !
Pas de querelle la nuit de noces.
Je sais.
Donne-moi... un peu de temps.
Bien s�r.
As-tu perdu la t�te ?
Je n'y arriverai pas !
Tu ne comprends pas ?
Tu es mari�e avec moi, pas avec lui.
Pour le meilleur et le pire.
Le meilleur et le pire.
Arthur...
- Voici Mr Caron. - Avez-vous ce que j'ai demand� ?
En effet !
Il y en a six ?
Oui, Monsieur.
Tu en as donc six
pour tes perruques.
Heureuse ?
Oui, Arthur. Merci.
Le mot.
Vous l'avez �crit ?
Oui, en effet.
Bouffez-le !
T'es pas sourd, mon pote.
Le patron t'a dit de le bouffer, alors bordel, fais-le.
Il l'a mang�, Monsieur.
C'est un gentleman.
Donnez-lui � boire.
O� es-tu cens�e �tre ?
Au salon de beaut�.
Il te croit, n'est-ce pas ?
Je n'aime pas lui mentir.
Il est bon avec moi. Nous sommes mari�s toi et moi, hein ?
R�ellement mari�s.
On a de l'argent aussi.
Tu m'aimes, vraiment ?
Que vouliez-vous, Mark ?
Je vous ai apport� quelque chose.
- Je ne les reconnais pas. - Une nouvelle vari�t�.
J'ai pass� la matin�e � les chercher dans les p�pini�res.
- Toute la matin�e ? - Oui, Monsieur.
Pourquoi ?
Vous ne vous rappelez pas ?
Nous avons besoin d'un nouveau signal dans le salon.
O� ca ?
Pr�s de la table o� Madame joue aux cartes.
Vous pensez � tout, Mark.
Merci, Monsieur.
Mark !
Que fais-tu ?
Mes cartes.
Tu les aimes vraiment, n'est-ce pas ?
Vous m'avez appel� ?
J'ai laiss� mes cigares, l� haut.
- Mark ? - Oh, oui, Monsieur.
Votre bo�te � cigares, tout de suite.
Vas-y, dis-moi l'avenir.
- Tu n'y crois pas. - Peut-�tre que oui.
Dis-moi ce qu'il y a dans les cartes.
Ok, mais c'est s�rieux.
Je promets.
Je m�lange les cartes.
Concentre-toi sur la question. Les cartes te r�pondront.
Avec cette main, coupe les cartes trois fois vers la gauche.
- 1, 2, 3. - D'accord.
Mets-les ici. Toutes ici.
- Et maintenant ? - J'expose les cartes.
Les cartes signifient diff�rentes choses selon leurs places,
et avec qui elles se trouvent.
L�, c'est de l'eau.
Un voyage.
Qu'as-tu dit ?
Un long voyage en mer.
C'est mon avenir ?
C'est ce que tu lis ?
Ou ce que tu veux ?
Ce que je lis, je n'ai jamais �t� plus heureuse que maintenant.
Dans cette maison.
Vous pouvez y aller, Mark.
Continue !
Il y a une femme ici qui...
n'est plus toute jeune.
Attends une minute.
C'est tout, les cartes n'ont rien � dire, aujourd'hui.
Continue.
Ce n'est pas s�rieux. �a n'a pas de sens.
Continue.
Il y a de la souffrance.
Un accident.
Du d�shonneur.
La mort ?
Pourquoi es-tu si inqui�te ?
On meurt tous un jour.
N'es-tu pas d'accord ?
Tu �tais sur le port, hier ?
Pourquoi ?
J'ai quelque chose pour toi.
Je n'aime pas �tre observ�.
�a t'ennuie, hein ?
Oui, je m'inqui�te pour toi.
Je sais me d�brouiller.
Ne sois pas stupide.
Pas comme dans tes vieux films !
Pr�parez-moi un costume.
Nous allons en ville ?
Moi, oui.
Avec Natalie. Je veux que vous achetiez un cadeau pour ma femme.
Natalie sera de meilleur conseil.
Oui, bien s�r, Monsieur.
Arr�tez.
J'ai chang� d'avis.
- On ne part plus ? - Pas moi, mais vous, oui.
Trouvez une joli cadeau pour Madame.
- Et achetez-le. - Comme quoi ?
Peu importe !
- Vous �tes s�r que �a ira ? - Bien s�r.
Allez !
- Vous me faites couler un bain ? - Certainement, Madame !
- J'ai faim ! - Un moment.
- Donnez-moi �a, je le prends. - Ok.
Ton petit d�jeuner.
Il est en ville. Il ne reviendra pas avant le diner.
Pose-moi � terre !
Tu vas me payer �a !
La prochaine fois, je lui dirai que tu es chez le dentiste.
Il aura besoin d'�tre � nouveau op�r�.
Super, on a quelques jours ensemble voire des semaines.
Il ne retrouvera jamais la vue.
Arthur ! Je croyais que tu �tais en ville.
Je suis revenu, je ne voulais pas te laisser seule, ma ch�rie.
Pourquoi ?
Je ne sais pas.
J'�tais inquiet � ton sujet.
Il y avait la mort dans tes cartes.
C'est pas ce que je voulais dire !
Je n'ai aim� aim� personne avant toi.
Je ne veux pas te perdre.
Ne sois pas stupide !
Tu ne mourras jamais !
Jamais, h� bien...
pas avant toi, mon amour.
- Non ! - Tu ne souffriras pas.
Vous saviez que je l'aimais, esp�ce de porc !
Et vous...
�tiez s�rs de me tromper !
Non, arr�te, arr�te !
Arr�te !
Arr�te, arr�te !
Arr�te, arr�te !
Non, Mark ! Non, Mark !
Arr�te !
La ferme !
Ecoute-moi ?
La ferme !
Ta gueule !
Nettoie �a, je m'occupe de tout !
Je t'avais dit qu'il essaierait de nous tuer !
Va en bas, occupe-toi de Rosa. Qu'elle ne sorte pas de la cuisine.
Arrange-toi.
La voiture, Natalie revient !
Occupe-toi d'elle aussi.
Tu n'es pas cens�e savoir qu'ils vont en ville, tu viens de te r�veiller...
Tu m'entends ?
Tu piges ?
Bonjour, Madame !
Bonjour.
Je veux vous parler, � vous et � Rosa.
Eteignez �a, je vous prie ?
Bonjour, Rosa. Peut-on avoir du caf� ?
Vous venez de vous lever, Madame ?
O� est le patron ?
Je l'ignore, peut-�tre dans la piscine.
Ecoutez-moi bien, vous deux.
Pour tout dire, mon arriv�e dans...
cette maison f�t inattendue, c'est le moins qu'on puisse dire.
Asseyez-vous.
Je me rends compte que j'ai...
... caus� quelques probl�mes, mais
je me suis mari�e, et
m�me si c'est difficile de se conna�tre,
nous devons vivre ensemble, n'est-ce pas ?
Bien s�r, mais...
H� bien,
de mon point de vue, on ne peut pas continuer comme �a.
C'est tout.
Qu'essayez-vous de dire ?
On se sentira mieux si nous essayons d'�tre amis.
Vous plaisantez, Madame.
Je ne serai jamais votre amie.
Excusez-moi, mais je dois m'en aller.
Vous vouliez un caf�.
C'est froid.
Arthur ?
D'accord, vous passiez de la cire ?
Oui, Monsieur.
- Vous n'avez rien entendu ? - Un bruit dans la piscine.
Et ensuite ?
Rien jusqu'au cri de la bonne.
- Nageait-il toujours seul ? - Non.
- Vraiment ? - Non, j'�tais souvent avec lui.
Mais parfois, il insistait pour �tre seul.
Pauvre enfant.
Elle a tant souffert.
Ces choses arrivent.
C'est si injuste.
Je prendrai soin d'elle, Docteur.
Elle dort, je lui ai donn� un s�datif.
Ne la d�rangeons pas.
- Vous travaillez ici depuis 12 ans. - Exact.
Le d�funt faisait-il de l'�pilepsie ? - Non.
- De la d�pression ? - Non.
Une crampe en nageant est possible.
C'est mon travail de poser ces questions !
Oui, bien s�r.
- Depuis quand �taient-ils mari�s ? - Je ne sais pas.
- Deux semaines ? - Et trois jours.
- J'aimerais vous aider. - Fous-lui la paix !
Mais Mark, combien de temps ?
Il ne faut pas pr�cipiter les choses.
Mais nous sommes ensemble.
Et on a son fric...
Je n'en veux pas, pas comme �a.
Ch�rie, on doit vivre ! Il �tait vieux et aveugle !
Vous ne vous sentez pas bien, vous deux.
Vous devriez vous asseoir.
Vous ne m'avez pas entendu ?
J'ai dit, assis !
Voil� votre chaise.
Mark, sers le vin, veux-tu ?
Je ne comprenais pas pourquoi il avait oubli� ses lunettes dans la baignoire.
J'ai trouv� �a !
La chance, hein ? Stopp� par l'eau, sans ab�mer la baignoire.
J'ai trouv� ses affaires dans le placard o� je les ai laiss�.
Mais plut�t bizarre qu'elles soient mouill�es.
Il ne les portait jamais pour se baigner.
Madame se sent mieux ?
Trop r�cent mais �a ira.
Si je peux aider...
Madame appr�ciera, j'en suis s�re
d�s maintenant, elle peut faire
confiance � ses deux bons amis.
Pourquoi n'avoir rien dit � la police ?
Pour deux raisons: 1) Je ha�ssais Arthur.
- et la deuxi�me ? - Qu'en penses-tu ?
Sans elle, tout le domaine m'aurait appartenu.
Mais maintenant,
je veux la moiti� de tout !
Va lui tenir la main.
Ne sois pas stupide !
�a suffit !
Qu'est ce qu'on va faire ?
Tu ne le sais pas ?
Non.
Non, Mark.
�a suffit !
Non, non, non ! je t'en prie !
Je t'en prie.
�a suffit.
Y a pas d'autre alternative !
Il doit y en avoir une. Il doit y en avoir une !
Quand aurez-vous fini de creuser ?
- En d�but de soir�e. - Ok.
Que se passe t-il ?
Ils plantent un palmier. Un cadeau pour Angela.
T'es accro de cette fille, hein ?
Elle est tr�s sp�ciale. Tu ne crois pas ?
Tu sais ce qu'elle m'a dit au cimeti�re ?
Quoi ?
"Je n'ai pas aim� la mani�re dont tu as trait� Maurice. C'est un artiste."
Sympa.
Tu crois qu'elle sortirait avec moi ?
Pourquoi pas, elle s'ennuie. Elle ne connait personne.
- Tu lui parlerais ? - Non, mec.
J'ai arr�t� de jouer les maquereaux. Va voir CoCo.
Mais si j'�tais toi, je lui parlerais.
T'as raison, je vais le faire.
- Tu me dois bien �a. - Oui, maquereau !
All�, je vais voir si elle est l�.
Qui appelle ?
Un moment.
All�.
- C'est pour vous, Madame. Mr Caron. - Passez-le moi.
Salut !
G�nial !
J'adore. Super !
A quelle heure ?
Angela ! Angela !
Elle n'est pas l� !
O� est-elle ?
Qu'est-ce que �a peut te faire.
Un ami est venu la chercher.
- Vraiment ? - Allez, �a t'int�resse !
C'�tait Maurice.
Ah oui ?
Oui, en plus,
j'ai entendu leur conversation au t�l�phone.
- Il l'a invit�. - Vraiment ?
Allez, tu veux que je r�p�te ce qu'il lui a dit ?
Je raccrocherai si on me parlait comme �a, j'insisterais pas !
Il est vieux-jeu, tu rigoles !
Elle va poser pour lui ce soir. Et pas seulement sa t�te.
C'est elle qui a demand� !
Ok, on y va, mais si tu as menti ...
tu t'en souviendras !
Moi, pourquoi j'irais ? C'est ton probl�me !
Maintenant, c'est le n�tre.
Tu vois...
Non, Natalie.
Non, Natalie, non.
D�sol�, ce masque ne sourit pas.
Mesdames et messieurs, voici donc la Grande Natalie !
Oui, ils �taient ici.
Juste assez pour qu'elle laisse la porte ouverte.
Pensais-tu vraiment qu'elle te donnerait la moiti� du fric d'Arthur ?
Les ma�tres-chanteurs n'ont que peu de risques d'assurance ?
Pourquoi m'as-tu amen� ici ?
H� bien voil�...
je fais mon boulot.
Rosa pense que tu es en vacances.
Tr�s soudainement.
Elle ne sait pas que ces vacances seront tr�s longues.
Mais tu seras tout pr�s.
Je t'ai choisi un endroit sp�cial.
Un endroit...
bord� de jolis palmiers.
Cet apr�s midi, j'ai tout arrang�.
Ton cadeau pour Angela ?
D�sol� pour tout.
Mak, non ! Tu ne t'en sortiras pas !
Je crois que oui !
Non, Mark ! Et nos bons moments ?
Salope !
- Quand reviendrez-vous au studio ? - Peut-�tre la semaine prochaine.
Je vous appelle.
Pour poser, vous avez promis, n'est-ce pas ?
Je sais, je vous appelle. J'ai pass� un bon moment.
Mark !
Mark !
Mark !
Mark ! Mark , o� es-tu ?
Il n'est pas l�.
O� est-il ?
O� vous vouliez m'envoyer.
Mon h�ritage d'Arthur.
Je ne voulais pas le faire.
Mais je devais.
Vous ne l'avez pas tu�, moi oui !
Le meilleur ou le pire, on est tous complices.
- Vous comprenez, n'est-ce pas ? - C'est moi qui l'ai tu� !
Je l'ai tu� !
- Annoncez-nous, je vous prie. - Un moment.
Voici la police !
Faites-les attendre, j'arrive.
Souvenez-vous d'une chose: vous avez renvoy� Mark hier.
Est-ce clair ? Vous l'avez renvoy� !
C'est vrai, c'est vrai.
Bonjour, Mesdames.
J'ai un mandat et je dois vous arr�ter, Madame.
Pour meurtre.
Je l'ai tu� !
Vous avouez ?
Sage d�cision, ce sera plus facile.
Mais dites-nous: le nom de votre complice.
Vous n'avez pas pu faire cele seule.
C'�tait nous deux.
Mais vous... vous !
Elle est folle !
Elle ne sait pas ce qu'elle dit !
Reprenez vos esprits. Vous �tiez sa ma�tresse.
Cela n'a rien � voir.
Il n'y a qu'une chose � �claircir.
C'est � vous ?
Un tissu des poumons de votre mari a �t� examin�.
Il r�v�le des traces d'huile.
Vous l'avez noy�.
Dans la baignoire.
N'est-ce pas ?
C'est ce qui s'set pass�, mais je n'�tais pas l�, c'est elle et...
Continuez, elle et...
Apr�s l'avoir noy�,vous l'avez amen� vers la piscine.
Et vous vous �tes cr�� un alibi buvant un caf� dans la cuisine.
Au fait, o� est le domestique ? Le chauffeur ?
Il est parti hier soir.
Il travaillait pour mon mari.
Je n'avais plus besoin de lui.
�a aurait pu marcher, n'est-ce pas ?
Vous vous trompez, Inspecteur.
Ce n'est pas pour �a qu'elle pleure.
Allez.
Allons-y !
Trad: Uncle Jack 2014 !
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