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UNE CERTAINE FEMME
Amy !
Montez vite !
Attendez un peu.
Amy ! Elle est toujours en retard.
Ma femme est pareille.
Pas �tonnant.
Patience !
- Vite ! - Du calme, beau gosse.
C'�tait moins une.
C'est Fred.
Je sais.
19 h 10. �a ira.
Il y a quelque chose ?
4e anniversaire du massacre de la Saint-Valentin
O� sont les gangsters d'hier ?
Dis bonjour, c'est Fred.
Je sais que c'est Fred.
Je ne le trouve pas.
Le sac du pot.
- Laisse-moi faire. - Non.
Ne bougez pas.
Merci,
Mme Haines !
�a va, Fred. Arr�tez !
Laissez-le.
Aidez-moi � arranger les fleurs.
Dommage.
Vous seriez redevenue c�l�bre, Mme Haines.
Mary Donnell.
C'est votre nom de jeune fille.
Que voulez-vous ?
- J'ai une id�e � vous vendre. - �a ne m'int�resse pas.
Je m'appelle Virgil Whitaker.
Je vous connais. Du balai !
Fichez le camp !
Vous me devez un appareil neuf.
S�rement pas, odieux personnage !
Disparaissez !
Partez, s'il vous pla�t.
On se reverra, Mme Haines.
Viens, Amy. J'entends le bus.
Pourquoi tu n'as pas dit bonjour � Fred ?
Il avait l'air tellement triste.
J'ai tir� un trait sur les gars comme lui
Je ne leur adresse plus la parole.
Au d�but, c'�tait normal.
Mais tu es devenue une dame, tu dois �tre polie.
A tout � l'heure pour le caf�.
- Au club ? - Oui, mon gar�on.
Quelqu'un sait ce qu'on a fini par d�cider ?
Mlle Donnell a not� tout ce qui a �t� dit ou fait.
Vous aurez un rapport d'ici 17 h.
Vous aurez la nuit pour y r�fl�chir.
- O� est votre manteau ? Dehors.
Nom d'un chien, j'ai oubli� !
Ce matin, en me rasant, j'ai jure manger des hu�tres.
Toute la matin�e, au fil des contrats,
j'ai vu une douzaine d'hu�tres succulentes align�es.
Et voil� que j'ai bu un whisky !
- Un scotch ! - M. Rogers ?
Connaissez-vous l'inimiti�
qui existe entre le whisky et l'hu�tre ?
Le whisky gagne toujours en transformant son adversaire
en boule de plomb.
La bataille se d�roule en g�n�ral
ici, � l'int�rieur.
Que vais-je manger au d�jeuner ?
Des l�gumes.
Des l�gumes !
Comme c'est fade et sans int�r�t !
Une minute.
Il d�jeune.
Ne quittez pas.
Vous voulez voir les banquiers ?
Non, je ne veux pas voir les banquiers !
Je vous rappellerai
Je ne verrai personne aujourd'hui !
1 000 $ contre votre signature. Regardez.
Ma Vie avec Al Haines, par sa veuve.
C'est moi qui l'ai �crit pour vous.
Vous pouvez toucher le ch�que aujourd�hui
Je supprimerai ce qui vous d�pla�t.
Votre histoire est sensationnelle. Je leur ai vendu l'id�e.
Je vais vous en vendre une.
Laissez tomber ou votre chapeau flottera sur le lac
et � votre avis, qui sera dessous ?
C'est un bon tuyau.
- Je suis s�rieux. - Eux aussi !
- Qui �a ? - Ceux que vous d�noncez.
C'est un d�tail ! Que voulez-vous ?
Que vous me laissiez tranquille !
Je gagne ma vie comme vous.
Ne dites pas que vous n'avez pas eu votre chance.
Fichez-moi le camp !
Venez un instant.
Qui est-ce ?
Un ami.
S�rement pas. Je vous ai observ�e.
Que veut-il ?
Je peux me d�brouiller seule, M. Rogers.
Vous �tes ici depuis longtemps.
En effet.
Ai je d�j� outrepass� mes droits en tant que patron ?
Non, monsieur.
Puis-je me permettre de demander � devenir votre ami ?
J'ai une raison de le faire.
Vous �tes comp�tente, voire indispensable.
Apr�s tout, nous travaillons ensemble !
Nous devons donc nous entraider.
Je le crois.
M�me en dehors du travail. Suis-je clair ?
Je vous comprends parfaitement.
Vous �tes si droit, si brillant.
Pour moi, �tre aupr�s de vous,
� ce poste...
compte �norm�ment.
Je me ridiculise.
Non, pas du tout.
Si vous saviez combien votre pr�sence m'importe...
Tenez !
Sentez-moi �a !
Du lilas !
Apr�s ces politesses,
si nous revenions � ce sale type ?
Tenez, une cigarette.
Non, merci.
Lors de notre premi�re rencontre,
je me suis pr�sent�e comme c�libataire.
Vous �tes veuve.
- Vous saviez ? - Oui
Je n'avais m�me pas 16 ans quand je me suis mari�e.
Il �tait...
Il n'�tait pas formidable.
Al Haines �tait quelqu'un.
C'�tait un ph�nom�ne social, comme ses semblables.
- Vous saviez ? - Evidemment.
Vous l�chiez des timbres � votre bureau.
Vous suiviez des cours du soir, vous faisiez vous-m�me vos robes.
Le plus fascinant a �t� votre changement d'accent.
Vous aviez quelques d�fauts � �vacuer.
Vous vous rappelez ?
C'est vrai.
Non, merci.
Il existe deux sortes d'individus.
Nous et tous les autres.
Nous sommes des battants.
Que veut ce type ?
Quel soulagement d'en parler !
Je vous fais perdre votre temps,
mais tous ces articles dans la presse
qui d�terrent l'affaire !
''Les gangsters et leurs nanas.''
�a dure depuis un moment.
J'attendais ce moment-l�.
J'ignorais que vous saviez.
Je pensais que �a changerait tout pour vous.
Je le pensais, mais �a n'est pas le cas.
Voyez-vous...
je veux continuer � �tre ma�tresse de ma vie
et c'est impossible si �a se sait.
Je ne peux pas nier !
Exactement. Il faut que �a cesse.
Il y a d'autres gens dans le m�me bateau que vous.
Alors, crevons l'abc�s.
Il faut convaincre les gros bonnets que l'id�e est mauvaise.
Comment s'appelle ce type ?
Virgil Whitaker.
C'est Mme Rogers.
Je d�jeune.
Dites que le d�corateur passera demain.
Bonjour, Mme Rogers.
Il est all� d�jeuner.
On a de la pluie aujourd'hui.
Votre jardin est d�tremp� ? Quel dommage !
- Comment allez-vous ? --Bien, M. Rogers..!
Donnez �a � Mlle Donnell.
M. Whitaker ?
Je me pr�sente: Lloyd Rogers.
Enchant�.
Auriez-vous par hasard un faible pour les hu�tres ?
Les hu�tres cuites, oui.
D�jeunez avec moi.
Harry les cuisine � merveille. M�me vous, vous appr�cierez,
Virgil.
Merci, Lloyd.
On y va � pied ?
Bien s�r !
C'est dr�lement bien ici !
Le vestiaire !
Harry ! Belle journ�e pour les canards.
C'�tait vous ?
M. Merrick ! Comment allez-vous ?
Ne recommencez pas.
Vous avez bonne mine.
Et Paris ?
Vous avez vu mon p�re ?
Pas ce matin.
M. Merrick p�re est ici ?
Allez voir si vous trouvez M. Merrick p�re.
Oubliez mon p�re. J'ai un num�ro de t�l�phone.
C'est Mlle...
Mais c'est ce bon vieux Jack !
Quand �tes-vous arriv� ?
Il y a une heure.
Il faut que je vous parle.
Je vous pr�sente Virgil, un grand journaliste.
- Vous d�jeunez ? - J'attends mon p�re.
Le temps se g�te. Les �coutilles sont ferm�es.
- Des ennuis � Paris ? - 500 000 francs.
�a fait combien en dollars ?
Je suis cens� ne pas boire. C'est plausible ?
Le bureau de M. Rogers est en ligne.
Mince !
C'est vous qui avez demand� ce num�ro.
- C'est pour moi ! - C'est mon bureau.
C'est pour moi !
Si �a vous chante !
Allez-vous-en !
Mary !
C'est Jack.
Jack Merrick, ton Jack.
Tu es rentr� ?
Ce matin. Tu as re�u mes lettres ?
Oui, je les ai toutes.
Elles sont adorables.
Tu n'as pas r�pondu.
Je t'avais pr�venu.
Attends, je n'y vois rien.
Je ne m'en souviens pas.
Je me souviens de tout.
Je deviens fou. Il faut que je te voie.
Je viens de rentrer.
Je passe ce soir � ton bureau.
Je ne peux pas, je suis prise.
Tu as quelqu'un d'autre ?
Non, j'ai quelque chose � faire.
Sois gentille !
J'ai des coups de soleil ! J'ai perdu de l'argent !
O� que tu ailles, je viens.
Retrouve-moi l�-bas.
Chez Valko, � l'angle de Jefferson et de la 10e.
Si tu y tiens.
Si je n'�tais pas dans un endroit public...
- 20 h ? - Entendu.
Tu viendras ?
Sinon il faudra que tu paies ma caution.
Je tuerai le maire, je tuerai tout le monde !
Je suis dans tous mes �tats !
Tu es contente que je sois revenu ?
Evidemment.
Tr�s tr�s tr�s contente ?
Tr�s tr�s tr�s contente.
Contente comment ?
Contente.
Mettre un terme � cette histoire de gangsters ?
O� sont-ils maintenant ?
Al Haines est mort.
Harry Valko, l'assassin en tenue de soir�e,
est propri�taire d'un bar.
Quant � Mme Haines,
jolie veuve d'un grand criminel,
c'est la secr�taire de Lloyd Rogers avocat et roi des effets de manche.
Vous connaissez Harry Valko.
Serrez-vous la main.
C'est bien.
Sant� !
- On m'a pos� un lapin. - Vous dansez, Mary ?
Mlle Donnell. J'aurais pu vous tuer aujourd'hui.
Je pourrais vous �pargner cette peine.
Vous allez �tre sage et �crire des choses agr�ables.
Oui, j'ai plein de bonnes id�es.
M. Rogers m'a command� une s�rie d'articles
sur la vie des hommes d'affaires.
C'est un rapide, votre patron !
Ob�issez-lui.
C'est mon intention.
Donnez-moi son adresse. J'�crirai pour le remercier.
�a lui fera plaisir.
Vous avez faim ?
Je devais d�ner avec quelqu'un qui n'est pas venu.
Salut, Harry. Vous �tes superbe.
- Vous devez partir ? - Oui.
Bonsoir. Soyez sage.
Regardez es grands yeux honn�tes.
Avec de longs ongles ac�r�s !
Merci.
- Remerciez mon patron. - Je le ferai.
Le voil�.
- Pardon. - Je pars.
- Non. -Si!
Il y a une table pour moi ?
Allons-y.
Je vais tout t'expliquer.
�a va, Harry ?
Vous �tiez en Europe ?
Exact !
Par l�, vite !
Que prends-tu ?
Un brandy. Et toi ?
- Rien. - La m�me chose.
Je m'en charge.
Laisse-moi te regarder.
D�molis tout !
Je suis revenu pour toi.
- Assieds-toi. - Embrasse-moi.
Tu as bu ?
Non, justement. J'ai d�n� avec mon p�re.
Charmant !
C'�tait un supplice !
- Il fallait appeler. - J'�tais en retard.
Pourquoi m'avoir donn� rendez-vous ?
Tu connais mon p�re ?
Non, et je n'y tiens pas.
- Qui t'a parl� de lui ? - Toi !
Vous vous chamaillez sans cesse.
Tu aurais pu appeler.
Tu as faim ?
Non, je suis en col�re.
Pour rien au monde, je ne revivrais un d�ner pareil.
- Tu as l'air en forme. - �a allait, mais...
- Ne me laisse pas en parler. - J'ai le choix ?
Ma m�re, paix � son �me, devait avoir peur de mon p�re.
Enfant, je me disais:
''Je vais lui parler franchement.''
Je m'appr�tais � dire: ''Je vais vivre ma vie''
Puis il me transper�ait du regard
et ma gorge se serrait.
Ecoutez-moi bien.
Ce sont les hommes comme vous qui font l'Am�rique.
Tout doux !
Toi alors !
Je ne pouvais plus attendre de te voir.
J'ai attendu !
Il fallait que je d�ne avec lui.
Oublie-le ou je m'en vais.
J'ai vu assez de nourriture pour ce soir.
Je te regarderai manger.
- Non, allons-y. - O� �a?
Sortons. Je suis �nerv�e � cause de toi
D�sol�.
Viens.
D�sol�.
Tu peux te flatter de m'avoir fait perdre mon phlegme.
Une minute, j'arrive !
Attends un peu.
Tu vas r�veiller les voisins.
Sois s�rieuse. C'est maintenant ou jamais.
N'en parlons plus.
Je te l'avais dit avant ton d�part.
On est seulement bons amis.
Le reste est hors de question.
Tu es bizarre, je ne te comprends pas.
N'essaie pas.
Tu dois me prendre pour une andouille.
C'est faux.
Tu pourrais faire beaucoup mieux.
Alors, aide-moi.
Toi-m�me !
T'aider � oublier
ton argent, ton milieu, ton p�re ?
Jamais !
Et si je tirais un trait sur tout �a ?
Tu accepterais ?
C'est impossible.
De m'�pouser ?
Non, je parle de toi.
Te d�brouiller seul comme un grand,
faire ce que tu veux, quand tu veux.
Si j'ai bien compris,
je trouve un petit boulot, on se marie...
et on reste ensemble. C'est �a ?
Pourquoi forc�ment un petit boulot ?
Tu es intelligent, je t'assure.
Quand tu parles comme �a, j'ai envie...
de t'enlacer.
Si j'�tais un ouvrier ordinaire, �a te conviendrait mieux.
Tu aurais d� t'en douter d�s notre rencontre.
Les filles �pousent des types friqu�s.
Je n'ai gu�re l'exp�rience de la charrue,
mais j'ai fait pas mal de polo.
Je suis fort. Tu peux rire !
Tu as raison.
Mais entre nous, je suis faible de caract�re.
Tu seras l� pour me tendre la main ?
Peut-�tre, si tu es vraiment sinc�re.
Donne-moi ta main pour de bon.
J'ai entendu.
Je resterais comme �a pour toujours.
Bonne nuit.
- Je ne peux pas. - Je t'en prie !
Je t'assure.
Je dois y aller, j'ai du travail.
Attention ou je te marche dessus !
Tu vas te taire ?
Entrez donc, on joue au poker.
J'ai � vous parler.
J'aime une fille.
La m�me depuis deux ans.
Vous la connaissez.
- Vous voulez un avocat ? - Je suis s�rieux.
Je suis revenu car je ne peux pas vivre sans elle.
Je veux l'�pouser.
Et elle ne veut pas ?
Elle veut que j'oublie papa, que je travaille.
On dirait Mary !
Elle vous l'a dit ?
Je vous ai entendu au t�l�phone.
Elle est formidable.
A qui le dites-vous !
J'en suis fou.
Mary Donnell s'est mari�e � 15 ans et demi
avec un certain Al Haines.
C'est vrai ?
Absolument.
Je vous le dis parce que...
Bonjour, M. Rogers.
Bonjour.
Comment �a va ?
A merveille !
De la glace ?
Pour ma nuque.
Poker ?
Je viens de finir.
Mme Rogers a appel� deux fois. Elle �tait inqui�te.
Je lui ai parl�. Elle m'envoie des v�tements.
Mon absence s'est fait sentir ?
On s'est d�brouill�s.
J'ai bien travaill� hier soir.
Vous avez gagn� ?
Dans un sens, j'ai perdu.
- Dommage. - Au contraire !
- Vraiment ? - C'est tr�s bien.
Hier, on s'est aventur�s dans votre vie priv�e.
Vous avez �t� tr�s gentil.
Si vous ne voulez pas r�pondre, on arr�te.
Voulez-vous �pouser Jack Merrick ?
Oui, je le veux.
C'est vrai ?
Hier soir, j'ai dit � Merrick ce que je savais de vous.
Enfin, ce matin.
J'ai os� prendre votre vie entre mes mains.
Pourquoi ?
Il fallait qu'il sache.
Qu'a-t-il dit ?
Il veut vous �pouser.
Il a parl� de trouver du travail.
Je lui ai dit de vous �pouser aujourd'hui.
Aujourd�hui ?
Pourquoi pas ? Un enl�vement romantique !
C'est tr�s simple, on en a discut�.
J'ai pris votre vie entre mes mains
et j'ai dit oui pour vous.
Il attend votre confirmation.
Je ne peux pas, �a ferait la une.
Et alors ? C'est sain !
Vous n'�tes pas oblig�e de vivre dans l'ombre.
Puis je lui demander de renoncer � tout �a ?
C'est une d�cision importante.
Son foyer...
tout cet argent !
J'ai de l'argent, j'en ai plein.
Et je suis malheureux.
C'est vrai ?
Vous le savez bien !
Mais je suis tr�s heureux pour vous.
Souvenez-vous. Hier, vous m'avez dit:
''Je veux �tre ma�tresse de ma vie''
C'est l'occasion ou jamais.
Partez avec lui.
La vie, c'est comme un cheval
que l'on monte et dont on prend les r�nes.
Il faut le dompter,
le faire sauter et danser !
Qu'est-ce que je dis ?
De la part de Mme Rogers.
C'est adorable.
La vie est un cirque, pas vrai ?
Des clowns, des singes
et de pauvres �l�phants inconscients de leur force.
C'est insens�, n'est-ce pas ?
Et ces gens qui se balancent tr�s haut...
sans filet !
Rassurez-vous, vos mains sont solides.
Vous ne tomberez pas. Jack non plus.
Dieu b�nisse les Merrick volants !
Foncez.
Il attend votre appel au club.
Qu'est-ce que vous attendez ?
Utilisez votre t�l�phone.
Vous avez peut-�tre envie de lui dire es mots doux.
Et son p�re ?
Vous avez d�j� entendu des feux d'artifice, non ?
Attendez ! Et vous, et mon travail ici ?
Votre perte sera ma contribution � votre bonheur.
Et un cadeau hors de prix.
D'accord.
- Donnez. C'est frais ? - Glac�.
Apportez des verres.
Mon manteau.
Vite.
Les verres.
Vous �tes arriv�, M. Merrick.
Surveillez ce manteau.
Il y a quelqu'un ?
Moi.
Qui �tes-vous ?
Je remplis toutes les fonctions ici.
Qui �tes-vous ?
Il y a un John V. Merrick ici.
Oui, ils sont l�.
Depuis trois heures.
Ils occupent la 17 et la 18.
- Je monte ! - Il faut d'abord pr�venir.
Ils sont en lune de miel.
Activez.
Ils sont en lune de miel !
�a va, on est au courant. Allons-y !
Attendez ici, il fait plus chaud.
Allez, d�p�chez-vous.
Viens par ici, toi.
Bonjour, papa.
Bonjour, lieutenant. Docteur !
Le concierge se doutait que vous �tiez flics.
F�licitez-moi. Je suis mari�. �a se f�te, non ?
Tu �tais oblig� ?
Comment �a ?
Tu es ivre ?
J'en ai l'air ?
J'ai bu mon dernier verre juste avant le mariage.
C'est une des conditions de Mary.
Parlons-en, des conditions de Mary !
Je suis pr�t � me d�brouiller seul.
Je suis mari�, je vais trouver un bon boulot.
Outre notre amiti�,
j'esp�re pouvoir me passer de vous. Si vous me suivez.
C'est une autre condition de Mary.
Elle est coriace !
Je le sais.
Ce n'est pas �a.
Je refuse de parler d'elle avec vous.
Je suis ton p�re.
Vous n'aviez pas � faire �a. Vous parliez de ma femme.
Ta femme !
Je suis mari�. Un point, c'est tout.
Autant que vous la rencontriez.
Volontiers.
Je vais la chercher.
Que faites-vous ici ?
Votre p�re est pass� me prendre � la mairie.
On vous ach�te facilement.
Poussez-vous. Je risque de me f�cher.
Mets des chaussettes !
Je te pr�sente mon p�re. Voici Mary.
Enchant�e.
Le Dr James qui m'a mis au monde.
Le lieutenant Neely.
Je le connais.
Vous �tes en beaut�, Mary.
Merci.
Je suppose que je devrais dire quelque chose.
J'ai parl� � papa de nos projets. Bien s�r, il a �t� surpris.
- Qu'y a-t-il ? - Rien.
Viens ici.
- Asseyez-vous, Mme Merrick. - Non, merci
Mme Merrick !
Autrefois, ce nom �tait celui d'une honn�te femme.
Ne soyez pas d�sagr�able avec elle.
Elle t'a coinc� avant que tu saches qui elle �tait.
On se conna�t depuis trois ans.
- Qu'avez-vous maniganc� ? - Arr�tez.
Vous auriez d� mieux m'observer.
Vous auriez obtenu plus de choses.
Vous �tes trop maligne.
- Mais on ne veut rien. - Ah bon ?
Donne-moi �a.
Que s'est il pass� ?
Papa s'est emport�.
Vraiment ? C'est regrettable.
Je le comprends.
On l'a mis devant le fait accompli, sans son accord.
Ces querelles sont n�fastes.
- Tu t'en sors bien. - Je vais lui expliquer.
Il faut surtout annuler ce mariage.
Vous, prenez vos jambes � votre cou.
Il ne s'agit pas de p�re furieux et de gamins fugueurs.
Soyons clairs.
Tu dois respecter mon opinion.
Et moi, je dois te prot�ger.
De quoi ?
De vous.
Tu la connais bien ?
Evidemment.
Une minute, lieutenant. Commen�ons par le d�but.
- Quand l'avez-vous arr�t�e ? - Jamais.
Mais si.
C'est impossible.
�a te choquerait ?
Tu sais bien que non.
Mais ils ne peuvent pas dire n'importe quoi.
Je n'ai pas eu le temps de tout te raconter.
Vous dites que vous avez eu trois ans !
Vous pr�f�riez attendre d'avoir la bague au doigt.
Vous vous trompez.
J'ai �pous� Jack parce que je l'aime.
Et l'assassin que vous avez �pous� ?
J'�tais si jeune.
Votre tante vous a fait placer dans un foyer.
Je n'ai pas � m'excuser.
J'esp�rais remettre Al sur le droit chemin.
Il �tait fou.
Il avait pris un mauvais d�part.
Vous feriez quelque chose pour moi ?
Dites la v�rit� � Jack sur cette arrestation.
Vous savez que c'�tait dur.
Je n'ai rien fait dont je puisse avoir honte.
Wolfe se fait buter.
On apprend que Haines en sait plus.
Mais on ne le trouve pas.
On s'est dit que cette petite dame
savait peut-�tre sur quel terrain de golf jouait Al,
vu qu'on voulait lui causer.
Mais elle ne nous a rien dit.
Alors, on l'emm�ne au poste pour la faire parler.
Mais rien � faire, Mary ne parle pas !
A ce moment-l�, Al Haines arrive et on la laisse partir.
C'est tout.
Merci.
Vous voyez ?
Tu vois dans quel p�trin tu t'es mis ?
Pars avec moi.
Au nom de ces quelques heures de mariage.
Tu as promis et je tiens �norm�ment � toi.
Viens maintenant.
Je te soutiendrai toujours. Soutiens-moi maintenant.
Pour la simple raison que je t'aime.
Il faut que papa comprenne.
Vous voyez comment est Mary ?
Vous refusez de voir les choses de mon point de vue.
Il ne s'agit pas de �a, ni m�me d'�tre juste.
Depuis la fin de tes �tudes, tu te ridiculises.
Tu t'attires sans cesse des ennuis.
Madame !
Votre porte est ouverte. Il y a des objets de valeur ?
Non, je n'en ai pas.
Vous remontez ? Sinon je ferme la porte.
Je ne remonte pas.
Vous pouvez descendre mes affaires ?
Tout de suite.
Pourquoi vous laissez tomber ?
J'ai une poussi�re dans l'oeil.
Restez l�. Le petit se bat.
Il n'y a qu'un seul combattant dans l'ar�ne.
D�p�chez-vous.
Donnez-moi �a.
Pas de message ?
Non, merci, Neely.
Qui est l� ?
- Moi - Tu es revenue ?
Tu es mari�e ?
Vous vous �tes d�j� disput�s ?
S'il vient ici, je file.
Je sais qu'il viendra.
Il est 3 h.
J'attendrai.
Des mois, des ann�es, s'il le faut.
J'attendrai.
Tu m'expliqueras quand tu voudras.
Ils n'auront jamais raison de toi. Tu es trop forte.
Laisse-toi aller, �a te fera du bien.
Bonjour.
M. Merrick junior ?
En personne.
Ce qu'il a grandi !
Il vient d'avoir un an.
Dites � vos hommes que je m'habille.
- Mes hommes ? - C'est Virgil !
- Que voulez-vous ? - Que faites-vous ce soir ?
Le caf� bout. Tu ne sens pas ?
- Pardon ? - Vous �tes prise ce soir ?
Oui, par mon fils, ce lit et ce livre.
Pourquoi ?
Vous ne m'avez jamais vu danser.
Je crois que vous devriez sortir ce soir.
Je ne sors jamais.
Et vous ne sortirez jamais !
�a d�pend.
�a d�pend d'un type que vous attendez depuis longtemps.
De quoi parlez-vous ?
Jack Merrick s'est mari� ce matin, � Paris.
Vraiment ?
C'est formidable.
Avec la petite Carson ?
J'ai appris la nouvelle par l'agence de presse.
J'ai pris mon chameau, J'ai galop� jusqu'ici.
''John Merrick junior et Florence Carson,
fille unique de JP. Carson, des laboratoires Carson."
''Le couple est aussit�t parti
dans le sud de la France.''
J'ai toujours cru qu'il reviendrait.
- Je te l'avais dit. - Par cette porte.
Tu ne m'�coutes pas. Il fallait lui parler du b�b�.
Tais-toi, Amy.
S'il n'est pas revenu pour moi...
je ne veux pas que...
Vous voyez ce que je veux dire.
La fille au b�b� !
Ce n'est pas mon genre.
Il ne reviendra pas.
C'est comme �a, mon ch�ri.
Le petit a droit � sa part du g�teau.
Non, on se d�brouillera.
Tu t'en sortiras comme un grand. Hein, Jackie ?
Viens, ch�ri.
Ne vous laissez pas abattre.
- Merci. - A bient�t !
Tu es en retard.
Maman va �tre en retard, Jackie.
Tu as perdu ton papa.
Tu es trop jeune pour comprendre.
Ton caf�.
Je n'ai pas le temps, Amy.
Je mangerai un morceau plus tard.
Tu ne dois pas retrouver M. Rogers au tribunal ?
Si, tu as raison.
C'est dur, mais ta vie n'est pas finie.
Ce ne sont pas les hommes qui manquent.
Mari� � Paris.
En lune de miel dans le sud de la France.
Oublie-le.
Si je pouvais !
Notre existence est sinistre
en l'absence d'int�r�ts personnels.
Quelqu'un peut-il le remplacer ?
Vous �tes jeune et s�duisante.
Je n'imagine personne d'autre.
Je suis d'accord avec vous.
Rien n'est pire que la solitude.
Je sais.
Vous savez que je sais.
Mlle Donnell ! M. Whitaker au t�l�phone.
Je crois que c'est important.
Mais vous avez un fils.
Un fils de lui.
Oui, j'ai un fils.
Merci.
Tous les deux ?
Il est mort ?
Pr�s de Lyon.
Venez.
Dites � Mme Ransom de venir.
Je viens de voir le journal. Il est mort ?
Le chauffeur a �t� tu�.
La voiture s'est renvers�e.
Ils sont tous les deux � l'h�pital.
Tous les deux...
sans connaissance.
Asseyez-vous.
Faites ce que je vous dis. Partez.
Allez � Sulphur Springs avec votre fils et Amy.
Vous avez besoin de changement.
Oui, changer quelque chose.
Mais il n'y a rien.
Si ! Vous ne pouvez rien faire pour Jack.
Sa vie d�pend d'une force sup�rieure.
Vous avez besoin d'un ami et vous en avez un.
Vous le savez, n'est-ce pas ?
Vous vouliez me voir ?
Raccompagnez Mlle Donnell.
Aidez-la � faire ses bagages.
Prenez ma voiture. Elle prend le train de 18 h 15.
Je m'occupe des billets.
Je prends mon manteau.
Je vous tiendrai au courant de l'�tat de sant� de Jack.
Soyez raisonnable.
Dites � Amy que j'envoie un m�decin � l'h�tel. Elle en a besoin.
Le dossier des fonds consolid�s.
Vous vous en occuperez ?
C'est promis.
C'est dr�le, les anniversaires.
C'est bien pour les enfants, pas pour les adultes.
Mon g�teau !
Tu as 4 ans, tu souffles 4 bougies
et ainsi de suite jusqu'� 30 ans.
Quand maman rentrera, on allumera les bougies.
Souffle d'un coup, sinon �a porte malheur.
Je doute que tu aies assez de souffle,
alors maman ou moi, on es �teindra pour toi
Ce sera s�rement ta m�re. C'est normal.
La voil�.
Vas-y.
Bravo pour le g�teau !
A l'abordage !
Merci, moussaillon.
Je suis dans tous mes �tats.
Regarde, une vraie lettre pour toi.
Ecoute.
''Pour mon copain Jack, de la part de Lloydie.''
C'est un vrai costume de marin.
M�me malade, il se souvient de son anniversaire.
Son �criture tremble encore.
Comment va M. Rogers ?
Il est tr�s souffrant. J'aimerais le voir.
C'est facile. Tu es sa secr�taire.
Il ne vaut mieux pas.
On me cache la v�rit� sur son �tat.
Je me sens impuissante.
Je sens que je devrais faire quelque chose.
Et ce n'est pas tout.
Tu as fini par tomber amoureuse de lui. Je le savais.
C'est un homme tellement bien.
Tu as raison. Il a tout, sauf...
cette chose que j'ai dans le coeur.
Je suis comme ces malheureuses
dans les romans de gare.
''Elle n'aima qu'une fois.''
Ces filles sont des imb�ciles !
Tu voulais. le mettre ?
Viens, petit coquin !
Tu voulais te d�guiser en marin ?
Est-ce que le g-�-t-e-a-u est pr�t ?
Tu es trop malin !
Mlle Donnell.
- Qui dois-je annoncer ? - M. Clark Tilden.
M. Tilden est l�.
M. Rogers est pass� ce soir ?
Vous le connaissez.
Il est tr�s malade.
Est-il pass� ?
Non. A moins qu'il ait pris l'escalier.
Qu'y a-t-il ? L'�tat de Lloyd a empir� ?
- Il est l� ? - Non.
Vous �tes s�re ?
Mais oui ! Que lui est-il arriv� ?
Il s'est lev� et a quitt� la maison.
Il a d�lir� dans son sommeil.
Il est parti en l'absence de l'infirmi�re.
On a t�l�phon� partout.
Mme Rogers m'a demand� de venir ici.
Vraiment ?
- Vous ne l'avez pas vu ? - Pas depuis trois semaines.
S'il venait, ce qui est probable,
t�l�phonez-moi. Je serai avec Mme Rogers.
Elle ne veut pas que �a se sache, mais on a d� pr�venir la police.
Il d�lirait ?
Cet apr�s midi, il parlait sans cesse.
Mme Rogers est boulevers�e. C'est terrible !
O� peut-il �tre ?
S'il est ici et que vous le cachez...
En cas de probl�me, vous risquez gros.
Vous �tes injuste.
C'est vous qui l'�tes.
Vous l'�loignez d'une �pouse qui l'aime.
Il est obs�d� par votre fils et vous.
Sortez d'ici.
S'il vient, je vous appelle.
Pardonnez moi si ma loyaut� me met dans cet �tat.
Lloyd �tait un homme bien.
Et il l'est toujours.
Pardonnez-moi si ma loyaut� me retient
de parler de sa vie priv�e avec vous.
Si vous croyez que c'est priv�...
- Allez-vous-en. - Jackie est r�veill�.
- O� est M. Rogers ? - Chez lui, malade.
Merci.
Si vous voyez M. Rogers, t�l�phonez-moi.
Ne soyez pas f�ch�e.
Mais non.
J'avais envie de vous voir.
Je comprends.
Je vais bien. Je suis un peu faible, bien s�r.
Bien s�r. Asseyez-vous.
J'en ai assez de faire ce qu'on me dit.
Evidemment.
Un instant.
Je le lui ai dit.
Quoi donc ?
Ils appellent �a du d�lire, mais jamais je n'ai �t� plus lucide.
Attendez.
Je lui ai dit combien je tenais � vous.
Je lui ai demand� le divorce.
Vous aviez promis.
Je sais. Je n'ai pas tenu parole.
J'�tais l�
et je ne cessais de r�fl�chir, encore et toujours.
Je me suis dit: plut�t mourir que vivre sans vous.
J'�tais oblig� de lui dire
que mon amour pour elle s'�tait...
mu� en amiti�.
Je lui ai dit que vous comptiez pour moi
depuis longtemps.
Qu'a-t-elle r�pondu ?
Par orgueil, elle a mis �a sur le compte du d�lire.
Elle avait fait sortir l'infirmi�re.
Elle m'a regard�,
regard�, regard�...
La maladie rend tellement impuissant.
Tout ce qu'on veut, mais rien de ce qu'on veut.
Je voulais vous voir, je suis venu.
Ce n'est pas bien.
Tout �a n'est pas bien.
Non, au contraire.
Laissez-moi rester un peu ici.
Je vais bien.
Je vous ai suppli� de ne pas me transformer en rivale.
Vous aviez promis de ne pas la faire souffrir.
Vous lui appartenez.
C'est faux.
On n'appartient pas � quelqu'un que l'on n'aime plus.
Elle tient � vous.
Laissez-moi rester ici, s'il vous pla�t.
Rentrez chez vous.
Je suis chez moi.
Ne laissez entrer personne.
On a essay� de vous joindre.
La police le cherche.
Mieux vaut qu'ils ne le trouvent pas ici.
J'essaie de le faire rentrer chez lui.
Appelez son m�decin.
Le Dr Hartman. Appelez de la ligne priv�e.
R�ponds, Amy.
M. Tilden arrive.
Va ouvrir, Amy.
Aidez Tilden � l'emmener chez lui.
Vous ne devriez pas �tre ici.
Je suis contente de vous voir.
Lloyd, c'est Clark Tilden.
Il d�lire. Je ne sais pas quoi faire.
Il vaudrait mieux l'emmener chez lui.
C'est ce qu'on va faire.
Le m�decin est l�.
Mieux vaut l'emmener chez lui.
Oui, vous l'avez d�j� dit.
O� est Mme Rogers ?
En bas, dans la voiture.
S'il lui arrive malheur ici, c'est mauvais pour vous.
Il risque de mourir.
Il faudrait le ramener chez lui en ambulance.
Une ambulance ? �a ferait jaser.
Je suis d�sol�e, elle ne m�rite pas �a.
Toi non plus !
J'ai touch� son front, il �tait glac�.
Je vais aller voir.
Tu devrais y aller, pour lui.
Comment pourrais-je ?
Je peux m'habiller ?
Doucement, ch�ri. Il y a quelqu'un de malade.
Excusez-moi de vous d�ranger.
Ce n'est rien.
Excusez-moi.
Viens, ch�ri.
Mon mari vous r�clame.
Le m�decin refuse qu'on le d�place.
J'esp�re que �a ne vous d�range pas.
Bien s�r que non.
Ne pensez vous pas qu'en restant...
aupr�s de lui..
Il vous r�clame. Il est gravement malade.
Je vois.
On y va ?
Allez-y, il veut vous voir seule.
Si la presse d�forme les faits, ce sera un d�sastre.
Je vais voir les journalistes.
Mary !
L'�pouse de la haute et la veuve du gangster
au chevet du brillant avocat, Lloyd Rogers
Mort du c�l�bre avocat, Lloyd Rogers
Rogers l�gue 500 000 $ � la veuve de Haines, le gangster
La secr�taire h�rite de l'avocat s�ducteur
L'enfant du myst�re !
Qui est l'enfant d�couvert chez Mary Haines ?
Voil� ce qu'on va faire.
Prenez-en une.
Tu sais, la photo de M. Rogers sur le piano ?
Ils ont mis Jack � c�t� et l'ont photographi�.
C'est l'Express !
Ils voleraient des fleurs sur la tombe de leur m�re.
Allez voir ce que vous pouvez faire.
J'y vais, je connais Fred.
Veuillez sortir, vous �tes chez moi.
Soyez raisonnable.
C'est une grosse affaire, on doit la couvrir.
Faites une d�claration et on sera r�glos avec vous.
Je comprends. Ce n'est pas votre faute.
Je ne suis pas en �tat.
Revenez demain, je vous parlerai.
A la premi�re heure ?
Et si on supprimait la photo pour l'Express ?
Je vais voir ce que je peux faire. Vous avez raison.
C'est tr�s gentil.
La porte est par ici, messieurs. A plus tard !
D'accord. Du calme.
Ils m'ont dit qu'ils attendaient.
Je t�l�phonais Je me suis retourn�e,
ils avaient assis Jackie sur le piano et le prenaient en photo.
Peu importe, puisqu'on s'en va.
O� �a ?
Dans l'est. On verra ensuite.
Si cette photo est publi�e, �a va jaser.
On n'y peut rien.
Quelle honte ! On a son certificat de naissance.
On peut prouver qui est le p�re.
Un jour, il ira � l'�cole, � l'universit�.
On sera tr�s loin d'ici.
Il aura oubli� qu'il a v�cu ici.
Faisons nos bagages.
Attends.
Ils s'en prennent � toi maintenant.
Ils ont tra�n� ta m�re dans la boue,
mais on ne se laissera pas abattre.
Laisse maman siffler.
Il y a quelqu'un d'autre.
J'y vais. J'en ai ma claque.
Jack !
Bonjour, Mary. La porte �tait ouverte.
Et tu es entr�.
Je te d�range ?
Comment �a va ?
Tr�s bien.
Tu prends un verre ?
Non, merci.
Toujours Amy ?
Toujours Amy, oui.
C'est triste pour Lloyd.
En effet.
On s'en va.
Qui, ''on'' ?
Mon fils, Amy et moi.
O� �a ?
En Europe, je crois.
Je n'y suis pas all� depuis...
Comment va ta femme ?
�a peut aller.
Elle restera � vie en fauteuil roulant.
La pauvre !
Il para�t que tu as �t� formidable.
J'�tais responsable.
J'�tais au volant.
So�l.
Je n'ai pas bu depuis.
Tant mieux.
Je devenais fou � Paris.
La petite Flip a d�barqu�.
Elle est rest�e, on s'est mari�s et...
Il y a eu l'accident.
Quel cauchemar !
Je m'en souviens.
Ils croyaient que j'allais sombrer. J'avais de quoi.
Je pensais sans cesse � toi.
A moi ?
Je voulais venir te retrouver.
J'�tais convalescent,
on m'a montr� Flip en piteux �tat.
C'est la plus courageuse des femmes, je t'assure.
J'en suis certaine.
Je me suis souvenu de toi qui voulais t'enfuir.
Tu te rappelles ?
J'ai toujours travaill� depuis.
Je suis fi�re de toi.
Je me d�brouille comme un grand !
Pose �a, Jackie !
Ton fils ?
Je pensais � toi au club.
Je me demandais s'il n'y avait pas moyen de vous aider.
Non, merci.
Mais c'est bien que tu sois venu.
Tu es g�n�e par l'effet que �a aurait sur le petit.
Naturellement.
Je n'ai rien dit � personne. Ni � Flip, ni � papa, mais...
Mais quoi ?
Flip est estropi�e � vie
et elle est obs�d�e par les enfants.
Continue.
Avec papa, on a parl� d'adopter un gar�on.
J'�tais au club, je pensais � toi..
Je vois.
- Je ne voulais pas... -Si!
Tu pourrais abandonner ton enfant ?
Je n'ai pas pens� � ce que tu �prouverais.
Je ne savais pas.
Il y a tant de choses que tu ignores.
J'en suis s�r.
Je me suis dit .. ''Le fils de Mary !''
C'�tait un �lan. J'avais tort.
Tu comprends ?
C'�tait par tendresse.
Je me suis laiss� emporter.
Tu veux le voir ?
Bien s�r.
Alors, viens.
Bonjour, Amy.
O� est Jackie ?
Sous le lit.
Jackie ?
Je l'ai appel� comme toi.
Il a quel �ge ?
4 ans.
Prends-le.
Il s'est �chapp�. Attrape-le.
Le voil� !
Il a quel �ge ?
Quel �ge aurait-il ?
Regarde-le !
On a �t� mari�s, non ?
C'est l'heure de la sieste.
Bien s�r.
Tu pr�f�res imaginer qu'un autre est son p�re ?
C'est �a ?
Pourquoi on ne m'a rien dit ?
Je voulais que tu reviennes vers moi.
Pour moi.
C'est incroyable.
Viens, que je te regarde !
C'est ton papa !
C'est ton p�re, Jackie.
Pourquoi l'avoir cach� ?
Je ne l'ai jamais cach�.
Quel �ge a t il d�j� ?
Je te l'ai dit: 4 ans !
Combien il p�se ?
17 kg.
Il est costaud.
Tourne-toi, papa veut te regarder.
Mon bonhomme ! Quand papa saura...
Je peux le voler ?
L'emprunter un moment ?
Non.
On part d�s que possible.
Tu ne peux pas faire �a.
Il faut qu'on reste ensemble. Tout a chang�.
Je ne crois pas.
Ta place est avec moi, depuis toujours.
Pareil pour ce petit gars.
Pas de doute.
Regarde. Est-ce qu'on se ressemble ?
Tu trouves ?
Je l'ai toujours pens�.
- Qui je suis ? - Je sais pas.
Je suis ton papa.
Tu sais te battre ?
Il m'a tap� !
Tu as fait du bon travail. C'est pas rien, d'avoir un b�b�.
A qui le dis-tu !
On doit faire quelque chose pour lui
C'est bien que tu le prennes ainsi
Les journalistes ont fait des photos de lui.
Insinuant que...
Evidemment !
Tu n'as rien fait ?
J'ai fait mon possible.
Je suis contente de t'en avoir parl�.
Je m'en occupe. Je reviens.
Salut, fiston.
A plus tard !
Fais-le dormir un peu.
Ne d�fais pas tout ce que tu as fait
depuis que tu t'es trouv�.
Je penserai toujours � toi.
Mais suis ta route, laisse-moi suivre la mienne
sans aucun...
Va-t'en. Il n'y a rien � ajouter.
Je reviendrai, ch�rie.
Et maintenant ?
Il n'y a rien de chang�. Fais les bagages.
Ordonnance de r�f�r�
N'entamez rien que vous ne puissiez finir.
Je vous pr�viens, vous regretterez d'avoir commenc�.
- Ecoutez-moi. - A vous de m'�couter.
Personne ne m'en fera subir davantage.
Mme Haines devient elle-m�me.
Je pr�f�re �a, c'est plus sain.
Votre attitude de notre derni�re rencontre ne m'a pas impressionn�.
Votre changement me facilite la t�che.
Vous voulez me pousser � faire quelque chose
qui vous permettrait de me coincer.
Il n'y a qu'une fa�on de faire avec les femmes comme vous.
Je vous le dis tout net.
Il est clair que vous ne pouvez pas �lever cet enfant.
Je ne vous permets pas de dire �a !
Pourquoi nier l'�vidence ?
Vous avez un enfant de mon fils.
Vous conservez le comportement qui vous a valu
l'annulation de votre mariage.
Continuez !
Toute personne saine d'esprit
verrait que vous lui avez fait un mal fou.
Je demanderai au tribunal que sa garde vous soit retir�e.
Cet enfant est un membre de ma famille.
C'est notre devoir de le prot�ger.
Jack est au courant ?
Il conna�t ma d�cision.
Il a sign� la demande de r�f�r� ?
Il a s�rement d� le faire.
Si vous doutez de sa validit�, essayez de partir avec l'enfant.
Je voudrais parler � Jack.
Mon fils n'abordera ce sujet avec personne.
Il veut cet enfant et il l'aura.
Et comment !
Je pr�f�re �a. Vous devenez raisonnable.
Tr�s raisonnable, M. Merrick.
Vous serez satisfaite d'avoir fait ce qu'il faut.
Le petit aura sa chance dans la vie.
Il aura tout ce que l'amour et l'argent peuvent offrir.
Voulez-vous du th� ?
Non, merci.
Vous serez libre de voyager.
Vous avez le droit de vous divertir.
Nous r�glerons cette affaire
aussi d�licatement et g�n�reusement que possible.
Je vous le promets.
La d�licatesse est votre fort, n'est-ce pas ?
Vous avez tous les atouts en main.
Vous gagnez la partie.
Mais il vous manque un as.
Il y a une chose que vous ne m'enl�verez jamais.
L'amour de Jack pour moi.
Vous voulez m'enlever votre fils ?
Je vous enl�verai le v�tre.
Qu'est-ce que cette histoire de r�f�r� ?
- Tu ne l'as pas demand� ? - Non.
Ne te m�le pas de �a.
Comment �a ?
Vous ne m'en avez pas parl�.
Tu m'as dit qu'elle partait.
J'ai vu mes avocats. C'est notre droit, notre devoir
de garder cette femme et cet enfant dans l'Etat.
Tu ne savais pas ?
Absolument pas !
Ce ne sont pas des fa�ons.
Mary n'�tait pas oblig�e de me parler du petit.
Elle a �t� tr�s correcte.
En cachant l'existence de l'enfant ?
En faisant de lui un moins que rien ?
C'est fini, c'est du pass�.
Autant r�gler �a tout de suite.
J'ai parl� � Mary.
Je lui ai demand� de se remarier avec moi.
Je lui ai dit que je l'avais toujours aim�e.
Je vais tout expliquer � Flip.
Mary a refus�, mais elle n'a pas le droit.
Vous devez nous aider. Vous avez eu tort de nous s�parer.
La vie des autres ne se g�re pas comme les affaires.
Je vais en parler avec mon fils.
Je vous raccompagne.
La voiture est en bas ?
Je regrette ce qui s'est pass�.
Mais tu voulais partir.
Je viens avec toi.
Personne ne m'en emp�chera.
Ne dis rien, vas-y.
D'accord. Tu m'as d�j� d��ue. Cette fois-ci..
Fais-moi confiance.
D'accord.
Je suis Mme Merrick. Mlle Donnell est l� ?
Si c'est le bagagiste, dis qu'on est presque pr�ts.
Quelles portes bien larges !
Merci.
Je peux attendre ici ?
C'est Mme Merrick.
Elle est en fauteuil roulant.
C'est le moment id�al pour une visite !
En effet.
Surtout quand on ne se conna�t pas.
Je suis Mary Donnell et vous �tes Mme Merrick,
la femme de Jack.
�a fait deux Mmes Merrick qui se rencontrent aux aurores !
On peut parler ?
Pourquoi pas ?
En priv� ?
D�sol�e.
Vous pr�f�rez le canap� ?
Je suis tr�s bien ici.
Parfait.
Je peux fumer ?
- Cigarette ? - Non, merci
Je viens d'en finir une.
Merci.
Hier, Jack m'a parl� de vous et du petit.
Il en est tomb� � la renverse.
Jack et son p�re
sont � bout de nerfs.
Ils n'ont rien voulu me dire.
Vraiment ?
Mais je crois savoir.
J'ai toujours aim� Jack Merrick depuis l'enfance.
�a m'a valu des moqueries.
Je ne savais rien de vous jusqu'� notre mariage.
Il a �t� formidable.
Je vous ai remerci�e mille fois du fond du coeur.
Remerci�e pour quoi?
Vous avez forg� le caract�re de Jack.
Je vous assure.
Il est doux, attentionn�...
et patient.
Pourquoi �tes-vous venue ?
Pour vous demander de le prendre.
Me demander de le prendre ?
Oui, vous devez le faire.
Que vous a-t-il dit ?
Seulement qu'il avait un fils.
- Il est pass� en coup de vent hier. - Vous l'avez revu depuis ?
Bri�vement ce matin, chez son p�re.
Il ne vous a rien dit ?
Il a dit qu'il m'expliquerait en rentrant.
J'ai senti que pendant qu'il s'arrangeait avec son p�re,
on devait s'arranger entre femmes.
Pourquoi me demandez-vous de le prendre ?
Parce qu'il vous aime � la folie.
Et vous l'aimez ?
Bien s�r.
Et vous renonceriez � lui pour moi ?
Bien s�r.
Ai je le droit de m'accrocher � lui
parce que je l'aime ?
Que puis-je repr�senter pour lui ?
Je suis une moiti� de femme !
L'amour est plus fort que �a.
Pas plus fort que les enfants.
Jack veut des enfants. Qui ne veut pas d'un fils ?
Prenez Jack, pour le bien du petit.
Ne souffrez-vous pas de dire �a ?
Bien s�r que si.
Mais rien de bien n'arrive sans souffrance.
Vous l'avez appris en mettant votre fils au monde.
Je peux renoncer � lui car je l'aime.
Vous devez le prendre car vous l'aimez.
Vous pouvez renoncer � lui car vous l'aimez ?
Mais voyez-vous, je ne l'aime pas.
Je ne vous crois pas.
Supposons que ce soit vrai.
Vous avez un enfant de lui, il a besoin de Jack.
Je peux m'occuper de lui.
Etes-vous s�re d'�tre honn�te envers vous-m�me ?
Tout � fait.
Croyez-moi.
Je l'ai dit � Jack hier.
Je ne comptais pas...
Je n'aime pas votre mari.
J'ai des projets de mon c�t�.
Si vous l'aviez entendu parler de vous hier !
Quel d�vouement !
Il semblait si fort,
si bien, si heureux.
Oui, je sais.
C'est le petit ?
Il se r�veille t�t.
Vous voulez le voir ?
Volontiers. Je peux ?
Alors, allons-y.
Vous permettez ?
Oui, merci beaucoup.
Ne faites pas attention au d�sordre.
Bien s�r. C'est normal avec un enfant.
Salut, moussaillon !
Jackie, mon ch�ri..
je te pr�sente Mme Merrick.
J'ai une photo de Jack enfant. C'est son portrait crach�.
Tu viens faire un tour ?
Vas-y.
Tu es un beau marin, tu sais !
Yodle pour Mme Merrick.
C'est bien.
Tout est r�gl�. J'ai laiss� papa en larmes.
Je vais pr�venir Flip.
Tu veux conduire ?
- Qui est-ce ? - Ta femme.
Flip ?
Viens ici !
Assieds-toi.
Hier, tu m'as dit:
"C'est la plus courageuse des femmes."
Tu te rappelles ?
Tu as raison.
Tu dois rester avec elle.
Si tu la quittes, on ne sera jamais heureux.
Tu comprends ?
Mais hier, tu as dit...
Je sais, mais r�fl�chis. Pourrait-on �tre heureux ?
Tout est r�gl� avec papa.
- Elle ne sait pas ? - Pas encore.
Alors, ne dis rien.
Tu sais pourquoi elle est venue ?
Pour me demander de te prendre.
C'est vrai ?
Elle est comme �a.
Elle est comme �a et elle t'aime !
Elle a des droits sur toi.
C'est comme �a.
On n'y peut rien.
Et le petit ?
Ne t'en fais pas pour lui.
Tu pourrais la quitter alors qu'elle est paralys�e � vie ?
Tu pourrais ?
Tu t'es fait mal, ch�rie ?
Non, �a va.
N'essaie pas de le faire seule.
N'en fais pas une histoire. �a va, je t'assure.
C'est bien mon Jack.
Que mijotiez-vous ?
On lui dit, Mary Donnell ?
C'est notre secret.
Oui, c'est notre secret.
Je vais devoir vous chasser. Il faut que j'y aille.
D�sol�e d'avoir d�barqu� comme �a.
�a m'a fait plaisir.
A moi aussi.
Je peux dire au revoir � Jackie ?
Je vais le chercher.
Ma ch�rie !
Elle est fabuleuse ! Et quel enfant !
Viens, mon ch�ri.
Viens me voir.
Tu es dr�lement costaud !
Tu as failli me faire tomber.
Tu sais que tu as le nez �pat� ?
Tu me fais un gros c�lin ?
Tu veux bien ?
Au revoir, Mme Merrick.
Elle a dit que j'avais le nez �pat�.
Au revoir, Mary.
Viens, Jackie.
Maman !
Je peux emporter mes jouets ?
Non, ch�ri.
Nous les enverrons � l'h�pital d'enfants
pour ceux qui n'en ont pas.
Il veut emporter tous ses jouets.
Pourquoi tu as mis ton chapeau ?
Il est plus en s�curit� sur ma t�te.
Finis vite de t'habiller.
Pourquoi ?
Mets son costume de marin � Jackie.
Je l'habille ?
Je ne suis pas m�dium, mais ne fais pas �a.
Vraiment ? Allez !
Pr�parez-vous tous les deux.
Tu ne peux pas !
Emm�ne-le.
Viens, Jackie.
A l'abordage !
A l'attention de Jack Merrick
Jackie, reviens !
Tu sais...
que maman aime que ton col...
soit sur ton manteau, hein ?
C'est bien.
File !
Virgil !
O� �tiez-vous pass�e ?
En Italie, en Gr�ce, en Suisse, partout !
Vous nous avez �puis�s !
On vous a cherch�e dans le monde entier. Jack �tait fou.
- Comment il va ? - Bien.
Il a tout fait pour vous retrouver.
Et le b�b� ? Jackie !
C'est un grand gar�on maintenant.
Il vous ressemble de plus en plus.
Et Flip ?
Elle est morte cet hiver.
Vous avez les Etats-Unis en ligne.
Jack vous attend. Vous voulez bien lui parler ?
- �a marche ? - Oui
Oui, c'est Mary !
Comment ?
Tu viens me rejoindre ?
Adaptation Odile Manforti
Sous-titrage NICE FELLOW
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