All language subtitles for La.Sagrada.Familia.(2005).Z2.FR

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Original subtitles

LA SAINTE FAMILLE

vendredi saint

Faut acheter le poisson.

C'�tait bizarre.

J'ai fait un r�ve...

tellement...

Avec des milliers de lapins.

Des milliers...

On ouvrait la fen�tre et ils sautaient, couraient...

Et la plage grouillait de lapins.

Elle grouille de lapins.

Je suis un peu stress�e.

Que mangera-t-elle ?

Qui ?

Cette petite.

Ce qu'elle voudra et ce qu'on fera.

Je lui pr�pare une chambre ou je lui fais un lit dans celle de Marco ?

Le mieux c'est qu'ils d�cident.

Marco l'a invit�e.

Je veux pas m'en m�ler, mais...

C'est son week-end, son invit�e, sa copine.

Mais lui, qu'est-ce qui lui plairait ?

Tu t'en doutes pas ?

Mais enfin !

� ton avis, sa copine vient pour la premi�re fois

passer le week-end � la plage.

�a te dit, du poisson ?

Oui.

Je mangerais bien de la viande et une salade.

Tu plaisantes ?

On oublie tous les rituels.

Les choses qui comptaient avant n'existent plus.

Rien ne subsiste.

- �a te fait mal ? - Non, �a me d�mange.

Quel accident idiot !

- Elle avait pas beaucoup bu. - Ah non ?

Vous auriez d� prendre un taxi.

Elle roulait tr�s bien. C'est une bonne conductrice.

En ayant bu ?

- Elle avait pas bu. - T'es s�r ?

C'est compl�tement stupide.

C'est pour �a que je lui ai laiss� le volant.

Je suis pas idiot.

Regarde comme c'est bien !

Dans l'autre sens, maman.

J'ai pas encore d�fini par o� on entre, par o� on sort...

Esth�tiquement, c'est pas mal. Disons que...

Ces entr�es de lumi�re... � 15 h, il fera une chaleur terrible.

T'as un syst�me de fermeture ?

Une sorte de rideaux ?

J'y ai pas encore pens�.

�a pourrait �tre carr�, traditionnel et fonctionnel.

Mais �a m'int�resse pas.

Moi, j'adore �a comme �a...

C'est joli, mais vraiment pas pratique.

- Pas pratique ? - C'est joli, mais...

Ch�rie, c'est toujours la m�me chose !

- C'est joli � voir, mais... - Moi, j'adore. C'est pour moi.

Mais ce sera dans la maison.

Cet endroit pourrait, je sais pas...

On pourrait faire une serre en bois, en ciment, carr�e,

super minimaliste, jolie, mais...

�a me pla�t comme �a. Et c'est pas fini.

C'est tr�s beau. J'adore !

Voil� Rita !

Elle a grandi.

Entre !

T'es toute belle !

Bonjour !

Une nouvelle coupe...

T'es tr�s jolie. Bonjour.

Content de te voir.

T'avais raison, la maison �tait ouverte.

T'es venue sans tes parents ?

- Elle vient seule. - Quelle grande fille !

Une histoire...

Oui, j'ai eu un accident, bon...

Elle avait bu aussi, mais �a...

je le raconte pas.

C'est elle qui conduisait.

Le bon c�t� de l'accident,

c'est qu'elle a �t� adorable, elle se sentait tellement coupable.

Devine ce qu'elle fait.

Elle �tudie le th��tre.

Elle est folle, vraiment folle !

Mais je l'adore !

Je suis fou d'elle.

Elle est g�niale.

C'est la premi�re fois que je suis avec une "femme".

Je veux dire... une vraie femme,

tu piges ?

Elle va venir.

Je te la pr�senterai. Vous pourrez discuter.

Tu pourras lui demander des trucs...

Non ! Je suis bless� !

C'est super !

"Sans commentaire".

Excellent.

C'est pour moi ?

Marco !

Regarde !

�a va ?

Ma jolie ! Que tu es belle !

Content de vous voir ! Quelle surprise !

�a va, petit fr�re ?

Content de te voir !

- Que t'est-il arriv� ? - Rien.

Pedro.

Marco.

Rita.

Les amis dont je t'ai parl�.

Le week-end de P�ques, on va le passer � r�viser.

Passionnant !

�a va, vous ?

C'est le Code civil.

On est ensemble dans certaines mati�res.

J'en ai rat� plusieurs.

Le coin te pla�t ?

J'ai pas vu grand-chose, on a surtout �tudi�.

Pas trop de balade.

On va r�viser un peu. On se voit plus tard ?

Oui, apr�s d�ner, ou pour d�ner, comme vous voulez.

D'accord.

R�visez bien !

� tout � l'heure, alors.

Ils s'adorent...

On va passer un bon moment.

Marco, t'as laiss� la grille ouverte, des lapins sont entr�s !

Il faut la fermer, j'arr�te pas de le r�p�ter !

Je l'ai ferm�e.

Ils sont insupportables ! Ils bougent...

- Ils sont incontr�lables. - Y a pas de lapins !

Alors c'est ton p�re qui l'a laiss�e ouverte.

L� ! Y en a un !

Quelle horreur !

�a sert � rien de faire le jardin

si ces bestioles viennent tout d�truire !

Ouste !

T'es folle... Folle !

Arr�te de t'�nerver toute seule.

Oui, oui...

Tu vas prendre un coup de vieux !

Ton p�re aime bien discuter.

Il pr�f�re parler.

Parler et s'�couter parler.

Dis-moi franchement.

�a t'a plu, l'esquisse de la serre ?

Papa a peut-�tre raison...

Bien s�r, mon ch�ri, j'adore !

C'est pour moi. Je te l'ai demand�.

C'est ton travail. Moi, j'adore.

Marco, un peu moins de d�cibels.

Un peu moins.

C'est vendredi saint.

Ce que j'adorais dans ma famille,

c'�tait qu'� P�ques, on �coutait de la musique classique.

C'�tait merveilleux.

Je t'en prie, non !

- Encore un couplet. - S'il te pla�t, pas aujourd'hui !

Essayons de passer une f�te dans le calme.

Respectons un peu les traditions.

Assieds-toi � ta place. Laisse ta m�re l�.

�tudiante en th��tre.

En th��tre ?

- �a pose probl�me ? - Mais non, enfin !

� notre �poque...

tout est possible, non ?

Elle est pas toute jeune.

Elle a fait d'autres �tudes, mais elle a arr�t�.

Puis elle a repris le th��tre.

C'est pas une jeunette.

Au fait, elle dormira avec moi.

Parle-moi de l'article 74.

L'article 74...

c'est celui sur l'existence, hein ?

"L'existence des �tres commence � la naissance

"lorsqu'ils se s�parent de leur m�re."

Mes fr�res,

n'ayez pas peur...

de Le fumer !

Quelle barbe d'�tre dans un endroit pareil,

avec une herbe pareille,

avec une compagnie pareille,

et de r�viser une connerie pareille !

�mancipation ?

"L'�mancipation l�gale s'effectue :

"1. � la mort du p�re...

"5. � l'�ge de 21 ans."

Pili !

We are the winner.

G�nia...

Quoi ?

Pili...

Mon Dieu... Mais toi, �a va ?

Mais comment...

Oui.

O� il est ?

T'en fais pas.

Non, j'arrive, Pili.

Comment �a, non ?

Qu'est-il arriv� ?

Le mari de Pili a eu un accident.

C'est pas vrai ?

Elle sait pas ce qu'il a, mais il va mal.

Je vais y aller.

Pourquoi ?

Comment, pourquoi ?

�a change rien que tu y ailles maintenant ou...

�a change rien ?

Pourquoi tu veux y aller tout de suite ? T'iras plus tard.

Un engagement est un engagement.

Les amis sont les amis.

On a peu de choses dans la vie.

La famille, c'est la famille. On la choisit pas.

Les amis se choisissent mutuellement.

Moi, je t'ai choisie et je veux pas qu'il t'arrive un truc en route.

Tu dois te reposer.

- M'arriver quoi ? - Tu te reposes puis tu y vas.

Quand on m'a vid�e, qui �tait avec moi ?

Mon amie Pili.

Et c'est pas facile.

- Ce que j'ai v�cu... - On le sait bien.

Vous ne savez pas !

Vous ne savez pas. Excusez-moi de vous le dire.

Vous �tes des hommes.

J'ai un engagement envers eux.

Ils �taient l�

dans des moments si difficiles.

Je dis pas que vous �tiez pas l�.

Vous �tiez probablement l�.

Mais eux, ils �taient l� avec leur foi,

avec cette force...

qui provient de je ne sais o�.

La nature, Dieu...

- Arr�te de ressasser �a. - La question n'est pas l�.

Si une amie m'accompagne dans les moments difficiles,

je dois �tre avec elle.

D'accord, maman.

Si elle veut y aller, qu'elle y aille.

On t'endort, tu r�alises pas trop ce qui se passe...

Mais quand on t'enl�ve tout ce que tu as l�,

c'est comme si t'�tais plus une femme.

T'es moche quand tu fumes !

Moche, mais content.

Regarde, un avion. T'imagines le pilote ?

Le trip...

Fais comme �a.

On se croirait en bo�te.

Stroposcoque, stroboscope...

Cette lumi�re...

c'est la m�me sensation que dans...

une crise d'�pilepsie.

- Une crise d'�pilepsie ? - Oui.

C'est quoi, le rapport ?

C'est pareil.

Mets-toi dans sa t�te.

- Dans la t�te d'un �pileptique ? - Pendant une crise.

Par exemple, je verrais pas ton image,

mais une image...

Comme une image bombard�e.

C'est la m�me sensation.

J'ai d�j� assist� � une crise.

Moi, j'en fais.

- De ces crises ? - Oui.

Pili ?

Salut.

Oui...

Je me pr�pare et je pars.

Personne t'a accueillie ?

J'ai fait le tour pour entrer. Quelle vue !

C'est magnifique ! Ta maison est sublime.

Je suis sa maman. Les conseils viennent de pr�s.

�a se voit.

Il est o� ?

Marquito ? Je sais pas.

Marquito ?

Tu l'appelles Marquito ?

Pas toujours. Parfois.

Je faisais la sieste car je dois partir � Santiago.

Une amie a des probl�mes. Tu veux un th� ?

Avec plaisir. Merci.

- Je fais chauffer l'eau. - Une amie a des probl�mes ?

- Son mari a eu un accident. - Je t'aide ?

Non, �a va.

Tu es Sof�a.

Le th��tre attire beaucoup de gens, mais c'est pas �vident

de se faire un nom...

Fiston !

B�b� ! �a va ?

Je suis contente...

- Tu fais du th� ? - Oui, tu en veux ?

�a va ? Je suis Marco.

Bonjour. Je suis Sof�a.

Enchant�. Te voil� enfin !

Oui, il m'est arriv� un truc terrible.

Quoi donc ?

Je monte dans le car.

� un moment, il s'arr�te,

et tout � coup, je sens une odeur...

tr�s forte...

On aurait dit un yaourt p�rim�.

Ou de la cr�me chaude. C'�tait immonde !

J'ai pas vomi car les W.C. �taient trop petits, mais quelle naus�e !

C'�tait �pouvantable...

Cette odeur pendant tout le trajet.

Au moment de descendre,

je passe pr�s du chauffeur, et juste � c�t� de lui,

je vois par terre un tatou comme �a.

- Un tatou ? - Comme �a, mort !

Tu sais, le charango, on le fait avec le tatou.

J'en ai de si beaux souvenirs,

je l'assimile pas � la puanteur.

Sa musique est si belle. J'en avais un.

Tu te souviens, quand t'�tais petit ?

Oui.

Mon p�re avait un charango. Il essayait d'en jouer.

- Et toi ? - Non...

Du th�, mon ch�ri ?

Une parenth�se : il y a une cha�ne de pri�re � 9 h.

Pensez � prier.

Tu es catholique ?

- Vous l'�tes ? - Oui.

On l'est tous.

Non, maman, pas moi.

Au Chili, on l'est tous.

Et toi ?

Non. J'ai pas la foi.

Pour moi, beaucoup de lois catholiques

sont absurdes.

� mon avis,

tout a �t� mythifi� en un conte peu cr�dible.

Et les gens sont si peureux

qu'ils y croient.

J�sus a d� exister.

Un homme puissant.

Mentalement.

� la conscience tr�s �tendue.

Il percevait tout.

Tous les chakras.

Tous ouverts.

J'ai pas mis les �ufs.

Quels �ufs ?

Chez nous, il y a un rituel

que l'on r�p�te � chaque p�riode de P�ques.

Je cache des �ufs.

Buvez votre th�...

Quand Marco �tait petit, �a lui faisait plaisir.

On a maintenu la tradition.

Il ne faut pas regarder. Myst�re absolu.

Bon courage.

- Merci beaucoup. - Ravie de t'avoir rencontr�e.

Mangez pas les �ufs !

Interdiction jusqu'� dimanche.

�a va ?

Oui.

T'es beau.

Toi, t'es belle.

Qu'est-ce que t'en penses ?

Un peu �g�e...

Et toi ?

Je sais pas.

Elle est pas pour lui.

Chacun ses go�ts.

C'est notre fils, seul son bonheur compte.

- Prenez soin de vous. - Toi aussi. Sois prudente.

Dis donc !

Regarde-moi �a...

Je commence par quoi ?

"Boni".

C'est quoi, cette cochonnerie ?

Du Valium.

C'est pour dormir.

J'en ai broy� cinq.

- Y en a cinq. - Oui, une grosse dose.

�a te rend d�bile.

Si tu veux appeler �a de la d�bilit�.

�a peut faire dormir...

dix Sof�a.

C'est tr�s fort.

Oui, c'est tr�s bon.

Et �a, c'est mon cadeau.

C'est du MDMA.

C'est quoi ?

De l'ecstasy.

Super...

Tu veux le prendre ? Avec moi, bien s�r.

�a fait quel effet ? Je sais pas...

Y a rien de plus marrant.

C'est comme un super joint ?

Oui...

Ta perception est plus aiguis�e.

- Ah oui ? - Bien plus.

Quelle t�te de vilaine.

Ton visage s'est illumin� en en parlant.

L'id�e, c'est de s'illuminer toujours un peu plus.

J'ai les mains froides.

D�licieuse...

Sant� !

Sant�, fiston !

Sant�, b�b�.

T'as quoi, l� ? C'est l'accident ?

C'est quoi ?

Au moment de l'impact,

j'ai �t� propuls�e en avant.

�a m'a un peu disloqu�e.

�a a �t� violent ? Comment c'est arriv� ?

Je t'ai d�j� racont�.

Tu l'as v�cu d'une fa�on, elle d'une autre.

D�sol�e.

En v�rit�...

j'�tais si so�le

que j'ai pas vu le poteau arriver.

Atroce.

Ce que je regrette le plus, c'est ta jambe. Pardon.

T'avais pas bu tant que �a.

Pauvre b�b� !

Pauvre b�b�.

C'est laquelle ?

Je vais faire le feu.

- Tu veux pas des clams ? - Non.

Alors tu conduisais so�le...

Un peu.

Essaie de rentrer plut�t demain.

Je le souhaite de tout mon c�ur.

Oui. Fais attention � toi.

Embrasse Pili pour moi.

Pourvu que son mari aille mieux

et qu'il sorte de l�.

Bon... Bisou.

T'es plus sage que lui,

plus exp�riment�.

Un vieux l'est toujours.

M�me en ce qui concerne l'architecture.

�a doit �tre normal,

m�me in�vitable...

d'exercer ton pouvoir, comme p�re et...

Je veux �tablir des relations riches

pour que la vie en vaille la peine.

Sinon tout est un peu amorphe,

en demi-teinte.

Les gens consument leur vie dans la f�te.

La libert� ne consiste pas � prendre tout ce qui se pr�sente.

Petite, j'�tais tr�s libre.

J'avais peur de rien.

J'�tais super...

joyeuse.

Soudain, j'ai perdu cette libert�

� cause d'une mauvaise exp�rience romantique.

Le monde est assez cruel.

Surtout pour une gamine.

Gr�ce au th��tre, je recommence � communiquer...

avec mes �motions.

Jouer est tr�s lib�rateur.

J'y vois un chemin pour me conna�tre,

me tester.

En ce moment, je pr�pare un tr�s beau monologue.

Oph�lie.

Tr�s beau...

J'adorerais le voir.

Tu pourrais nous montrer un peu ?

J'ai un peu honte.

Je t'ai montr� ma maison.

Ton art.

�a va ?

Sof�a.

- Rita. - Salut, Rita.

Tu veux un Pisco ?

Voil� les gar�ons.

Mon copain, Pedro.

- Enchant�. �a va ? - Bien et vous ?

Marco, le p�re de mon ami Marco.

On se dit "tu".

Y a le Marco senior et le Marco junior.

Senior, junior, "tu" pour tout le monde.

Entrez.

On r�vise le droit civil.

On profite du fait que la famille ne soit pas l�.

Amusez-vous bien. Vous �tes ici chez vous.

Salut, fiston. Content de t'avoir vu.

- T'es ici chez toi. - Merci.

Vous �tes tr�s amis ?

J'essaie de capter le degr� de votre confiance.

Tu es gay. Mes meilleurs amis le sont.

Quel courage ! C'est dur ?

Oui...

Faut juste �tre heureux, je crois.

Essayer de rien garder en soi.

�a, c'est mon cadeau pour vous.

On n'a rien � faire � part r�viser.

Mais...

�a fait quoi ? J'en ai jamais pris.

La s�rotonine se lib�re dans le neurone.

Elle provoque... le plaisir,

une expansion,

une sensation de bonheur, de libert�...

- Toi, tu me plais. - Vraiment ? Chouette.

On va tous vraiment s'aimer.

Je crois que je sens des choses...

Je vous ai apport�...

�a m'a bien atteinte.

Soupirons tous ensemble.

J'ai une sueur froide dans les mains.

- T'es heureux ? - Oui, c'est bon...

�a te donne envie de quoi ?

De me toucher...

Je suis totalement, absolument,

cat�goriquement bien.

Tu sens quoi ?

Je peux sentir tes mains ?

Je te reviens pas, hein ?

Bon voyage. Bon vol, camarade.

- Comment �a va ? - Super.

Enlace-moi.

Merci.

Enla�ons-nous tous.

Que c'est bon...

Je veux aussi.

Bienvenue.

C'est trop bon !

Allongez-vous.

Il dit que mes esquisses sont nulles.

Que je suis un projet d'architecte.

Pas un architecte, un projet d'architecte.

Excellent !

Quelle t�te de fou !

Les clous !

Je t'adore, tu sais ?

"Je suis Oph�lie.

"La femme � la corde au cou.

"La femme aux veines tranch�es."

J'arrive.

Je t'ai fait peur ?

Un peu.

T'as jamais �t� avec un homme ?

N'aie pas peur de moi.

Je t'aime.

Je suis mort de trouille.

Je te plais un peu ?

Plus qu'un peu.

"Je coupe les portes � la racine

"pour qu'entrent le vent et le cri du monde.

"Je d�terre de mon sein

"l'horloge qu'�tait mon c�ur.

"Je fais du lait de mon sein un poison mortel.

"Je l'enterre dans mon sexe.

"Quand vous me verrez traverser l'alc�ve

"le couteau � la main, vous saurez la v�rit�."

Je ne vois pas

Je n'entends pas

Je suis la pr�sence secr�te

Camoufl�e en toi

Camoufl�e dans chaque chose...

T'as d�j� imagin� qu'on pourrait...

Marco !

Rita !

samedi saint

Incroyable...

Incroyable.

Trop bon, ton cadeau.

Tes amis t'ont dit quelque chose ?

On a beaucoup rigol�. Beaucoup...

La petite muette a rigol� ?

Elle est pas muette.

Oui, elle a rigol�.

On a vachement ri.

Pourquoi elle parle pas ?

C'est devenu un choix.

Petite, elle faisait du mutisme s�lectif.

Certains enfants ont �a.

Elle a v�cu...

Elle a v�cu longtemps � l'�tranger.

Et quand sa famille est revenue, �a a �t� dur pour elle.

- Elle est d�bile ? - Non.

Si elle veut parler, elle parle.

T'as dit qu'elle te plaisait pas.

�a me pla�t qu'elle ne parle pas par choix.

Je l'ai trouv�e grossi�re.

Mais non... Qu'est-ce que t'as ?

Mal �lev�e.

Elle m'a pas plu.

Bonjour.

Salut.

Et Marco ?

Il dort.

T'as pas vu mon bureau.

T'en penses quoi ?

- Une vue privil�gi�e. - Et comment !

Bien dormi ?

- Oui. - La nuit a �t� longue, hein ?

C'�tait sympa ?

Super.

Bonjour, fiston.

Voil� une serviette.

Attention.

Avec des singes.

Pour le petit gar�on.

Je trouve...

peu �volu� quelqu'un...

qui n'a rien � dire, qui ne veut pas parler,

ni partager ni s'exprimer...

Elle est �volu�e.

Elle est comme �a depuis l'enfance.

Muet, ton p�re serait insupportable.

Tu te sens bien ?

T'es beau.

Enl�ve mon pull.

Ou celui-l� ?

- Les deux sont jolis. - Dis-moi !

Les deux te vont bien.

Ils sont jolis.

Je te tire le Yi Ching ?

�a revient au m�me, si j'y crois pas ?

Tout revient au m�me.

- Tout revient au m�me. - Oui.

Un doute l�-dessus ?

Voyons quel est l'�tat des choses...

en ce moment.

M�me si �a revient au m�me.

Tu vas faire quoi ?

Lancer les pi�ces.

Trois "face".

Pareil.

- Pareil qu'avant ? - Oui.

"L'attente."

"L'attente n'est pas un espoir vain.

"Elle a la certitude int�rieure d'atteindre son but.

"Elle seule offre la lumi�re qui m�ne au succ�s.

"L'homme entrevoit un danger � surmonter.

"Faiblesse et impatience ne m�nent nulle part.

"Seul l'homme fort peut affronter son destin.

"Quand on ose regarder les choses en face,

"sans duperie ni illusion,

"des �v�nements surgit la lumi�re

"qui montre le chemin au succ�s."

L'avocat...

Tout va bien ?

Article 74.

"Le d�but de l'existence".

L'avocat...

Tu me dis rien ?

C'�tait pas bien ?

Pardonne-moi.

Je vais faire un tour.

Apr�s, je rentre � Santiago.

Et Pili, �a va ?

Elle est rassur�e ?

Si tu penses que c'est n�cessaire...

Bisou.

Ciao, mon amour.

On en sait un peu plus.

Ta m�re ne revient que demain matin.

"Faiblesse et impatience ne m�nent nulle part.

"Seul l'homme fort peut affronter son destin.

"Gr�ce � sa certitude int�rieure, il pers�v�re jusqu'� la fin."

L'attente est int�ressante.

C'est un potentiel de croissance important.

Ce n'est pas un arr�t.

C'est m�me une avanc�e.

Un d�veloppement de ton potentiel,

de tes capacit�s de croissance,

de ta prise de connaissance

pour arriver �...

ce que tu attends

ou � un nouveau niveau de croissance.

Le nouveau stade de ta vie.

Mais pourquoi ?

Pourquoi cette vision de l'homme fort ?

On te f�licite quand tu gagnes un prix.

Tu donnes un cours, tu fais un discours...

Mais qui est-il ?

On se fiche de ta r�ussite,

de ta cr�ativit�.

On te demande des cours

parce que t'as du succ�s.

Ce qui ne veut rien dire.

Je le dis pas pour toi.

Je le dis...

en g�n�ral.

Je peux sortir la salade ?

Tout ce que tu veux. Fais comme chez toi.

Non, je vais devenir p�nible.

� quel point ?

- Certains hommes... - Ma m�moire est �pouvantable.

Moi aussi.

Certains sont faibles, au fond. J'aime les hommes forts.

Celui qui ronfle le plus fort, qui fait le pet le plus puant,

c'est lui, l'homme !

S'il te pla�t !

Tu es tr�s vulgaire.

- Je te choque un peu ? - Un peu.

Tu es tr�s amoureux de ta femme ?

C'est un processus gigantesque.

Tu construis des mondes pour elle, et ensuite...

Avec le temps,

tu apprends � te conna�tre.

Arriv� � un certain �ge,

tu commences � t'occuper de toi-m�me.

Parce que dans la vie, on fait beaucoup de choses

en fonction de ce qui nous entoure et des autres, non ?

Tu rejettes sur l'autre toutes les responsabilit�s,

tout ce qui t'arrive...

Les fautes...

Et soudain, tu te prends davantage en charge.

- Je l'aime... - Papa !

La question �tait simple. Tu flippes.

Mon Marquito...

- M'appelle pas Marquito. - Mon amour, ch�ri...

"Ch�ri", �a te va ?

"Mon amour", "Marco" ? Dis-moi si un truc te g�ne.

�tre amoureux, c'est d�pendre terriblement de l'autre.

Et toi ?

Tu aimes ?

T'as vu comment il m'a parl� ?

- Oui. - Qui aime bien ch�tie bien.

Je me tape un tatou mort pendant 2 heures

pour venir te voir.

Je rencontre tes amis, je suis sympa avec eux.

Et toi...

T'es indiff�rent... Tu me calcules pas.

Je suis quoi ?

Tu viens de mal me parler. "M'appelle pas Marquito."

Je t'appelle "b�b�", "petit".

Tu veux que je te dise �a ?

Je t'adore, je t'appelle Marquito. C'est tout.

Adore-moi.

Ou aime-moi, au moins, mais m'appelle pas Marquito.

Cette nuit,

Il a �t� crucifi�.

Aujourd'hui, nous sommes en paix,

dans l'attente que demain,

Il renaisse.

� la vie.

� la viande de lundi.

Au silence.

� ta chair !

Je l'attends !

L'homme fort.

Tu te moques de moi.

Non, du Yi Ching.

Et de moi, finalement. O� tu veux en venir ?

Celui dont je me moque,

c'est le type qui ressuscite demain.

Comment peux-tu te moquer ?

Papa...

La foudre va s'abattre sur moi ?

Il est en toi, comprends-le enfin !

Cette nuit, Marco a �t� le Christ pendant une seconde.

J'ai ador� souffrir, �tre un pleurnichard...

crucifi� et... un morveux !

Un vrai morveux !

Qu'on m'enterre avec cette musique !

- J'�tais un morveux. - Tout homme l'est.

Pardon, le mot est horrible.

Hommes et femmes, on commence tous comme �a.

Le grand probl�me des hommes,

c'est ce besoin de la m�re. Je le comprends.

La seule personne...

dont je trouve la foi cr�dible,

c'est Gaud�.

Je crois pas en Dieu. Mais s'il existait...

il serait assis sur une des coupoles...

Si Dieu existe, c'est du carnaval, quoi.

En quelque sorte.

Non, papa, tu peux pas dire...

La Sagrada Familia, c'est pas du carnaval.

Absolument pas.

Folle, baroque, gothique, oui. Un m�lange fascinant.

Mais du carnaval, non. Tout y a sa raison d'�tre.

Pourquoi ce besoin de montrer...

T'as une cigarette ?

En haut. Je vais y aller.

Je peux y aller.

Tu montes et dans le cellier, au fond,

pr�s de mon bureau, il y a une veste marron.

Mets la main...

- O� je mets la main ? - Du c�t� droit de la veste.

Tu trouveras un paquet... de cigarettes.

Tr�s dr�le, le texte !

Tr�s dr�le !

Bien s�r...

Pardon, je suis trop vulgaire. �a fait partie de ma qu�te.

Excusez-moi.

Par simple curiosit�...

N'y vois aucune mauvaise intention.

Raconte.

Alors ?

Alors ? Cette nuit ?

Oui, papa.

C'�tait bien ?

Oui.

Bon.

Si c'est trop fort, passe-la-moi.

Je la finirai.

C'est d�licieux.

Pardon. Je suis devenue une h�doniste.

C'est tr�s provocateur.

�a d�range beaucoup de gens. Marco, �a le d�range.

Si, mon h�donisme te d�range.

�a t'indispose ?

Un peu. Vous voulez du caf� ?

- Volontiers. - Caf� ou th� ?

Caf� ou eau ?

Rien.

Il m'aime pas du tout.

Ton vin.

Sant� !

A... ta vitalit� !

Pas de caf�, vraiment ?

D'accord.

C'est un p�tard ?

En quelque sorte.

La cigarette de l'homme fort.

- Ravie de t'avoir connu. - Moi aussi.

Tu es quelqu'un de charmant.

Vraiment.

Toi aussi.

Merci.

Comment peux-tu avoir peur de moi,

d'une personne absolument simple...

Merci.

On est sur le point de convaincre Sof�a...

de faire sa...

sa pi�ce.

Je lui ai demand�. Elle dit que �a se fait pas.

Vous �tes toujours comme �a ?

- Comment �a ? - Non...

- Tu y vois une intentionnalit� ? - Oui.

Y a des r�les � jouer.

Je suis le p�re, lui, le fils...

Et le Saint-Esprit, amen.

M�me si je le fais mal ?

J'y connais rien en th��tre...

"Je suis Oph�lie.

"La femme � la corde au cou.

"La femme aux veines tranch�es.

"La femme de l'overdose.

"La femme avec la t�te dans le four.

"Hier, j'ai cess� de me tuer.

"Je suis seule avec mes seins,

"mes cuisses,

"mes genoux.

"Je coupe les portes � la racine

"pour qu'entrent le vent et le cri du monde.

"Je d�truis les fen�tres,

"les mains ensanglant�es,

"je d�chire les photos des hommes que j'ai aim�s

"et qui m'ont utilis�e,

"sur la table,

"le lit,

"la chaise,

"le sol.

"Je mets le feu � ma prison et j'y jette mes v�tements.

"Je d�terre de mon sein l'horloge qu'�tait mon c�ur

"et je sors dans la rue v�tue de mon sang.

"Vive la haine !

"Le d�sespoir !

"La r�volte !

"La mort !

"Quand vous me verrez traverser l'alc�ve

"le couteau � la main,

"vous saurez la v�rit�."

Tu me mets quelle note ?

6,5.

6,7.

Tr�s beau, vraiment.

�a m'a �mu, �a m'a beaucoup touch�.

J'ai ador�.

C'�tait magnifique, vraiment.

Vraiment.

J'ai ador�, mais j'ai pas compris...

Je suis peut-�tre con.

Y a rien � comprendre.

Il faut sentir.

Mais �a m'a fait un truc...

quand tu t'es jet�e par terre...

Comment �a ?

Imagine, Marco.

Au moment le plus romantique de la nuit,

ton fils s'approche et me dit :

"Je suis malade de toi."

Apr�s l'accident, non ?

� cause de sa jambe.

J'y avais pas pens�.

Il est malade de toi.

Elle veut dire que j'aurais d� lui dire

un texte du genre...

"Mon sang bout

"dans la po�sie de tes cheveux." Je sais pas...

Tu as beaucoup de talent, de force.

Et une grande sensualit�.

Car le texte est tr�s sensuel,

malgr� le tragique,

la duret�, la douleur qui s'en d�gagent.

Oph�lie n'est pas sensuelle.

Alors tu devrais travailler un peu pour...

�ter la sensualit� que tu y mets.

Si elle n'est pas sensuelle...

Moi, je l'ai senti comme �a.

- Elle n'est pas sensuelle. - Non ?

J'interpr�tais une femme tragique,

une amante...

Dure, sans...

D�sillusionn�e comme moi.

Mais sensuelle, non. Je ne recherche pas du tout �a.

C'est un truc bien plus...

Tout �tait...

submerg� d'une grande sensualit�.

Tu dois peut-�tre travailler �a.

Toutes ces �nergies qui vivent en toi...

Si la s�cheresse, l'aridit� sont de mise, comme tu dis,

j'ignore comment tu vas faire.

C'est peut-�tre la robe rouge.

Tu vas cartonner.

Je vais faire un tour, je reviens.

Ah bon ?

Passe-moi mes affaires.

Qu'est-ce qui te prend ? Pourquoi tu pars, idiot ?

De quoi t'as eu peur ?

C'�tait pas bien ? �a t'a pas plu ?

"De quoi t'as eu peur ?"

Tu me prends pour un l�che ?

Pour un l�che, oui.

Je suis pas un l�che, abruti.

Cette connerie peut me g�cher la vie.

Toi, on t'a offert un appart dans le centre

et on t'a oubli�.

Ta famille te paye tes �tudes. Tu fais ce que tu veux.

Tais-toi, abruti !

T'es qu'un sale frustr�.

- Embrasse-moi. - Non.

- Embrasse-moi. - Je veux pas.

Je veux pas t'embrasser.

- Dis-moi au revoir au moins. - Je veux pas.

Sale p�d� en rut !

- "P�d� en rut." - D�pose-moi et va voir tes amis.

Matez vos films, riez de Dieu...

Prenez votre ecstasy et faites-en qu'� votre t�te.

C'est quoi ton probl�me ?

T'es avec moi, on est ensemble.

On peut tout arranger.

Serre-moi...

Serre-moi, abruti !

Je veux pas te serrer.

Ne me complique pas les choses, putain !

Je veux pas !

Prends ton sac, je te d�pose.

Tu me prends pour un con ?

Tu crois que je ressens rien ?

Que je suis l� pour d�conner ?

"Sale p�d�", parle pour toi !

Tu me traites de p�d� ?

Monte !

Qu'est-ce qui se passe ?

Marco, aide-moi !

Respire !

Tiens-lui les mains !

Je veux partir.

Calme-toi.

Respire � fond.

Je veux partir.

On part � Santiago.

On le monte dans la voiture, doucement.

Je te ram�ne chez toi.

Calme-toi.

Je peux monter tout seul.

Recule le si�ge si tu veux.

�a va comme �a...

On y va, je veux partir.

Pedro...

Il a eu une crise d'�pilepsie.

Mais �a va.

Aldo le ram�ne � Santiago.

Il va bien.

Et merci pour...

Je rentre.

Salut.

T'�tais o� ?

Tu vas bien ?

Oui.

- T'es mouill�. - Oui, je suis tomb�.

T'es tomb� ?

- Je t'aide ? - Non, �a va.

Laisse-moi t'aider.

- Je pr�pare � manger ? - D'accord.

�a va. J'arrive tout de suite.

Maman a laiss� une soupe d�licieuse.

Au potiron.

- Avec des morceaux de pomme. - Formidable.

De la soupe ?

Tu t'es ennuy�e ?

Mon p�re t'a pas so�l�e ?

Il est adorable.

Et toi ? T'as vu tes amis ?

Des nouvelles de maman ?

Rien depuis ce matin.

Alberto s'est stabilis�, elle revient demain matin.

Sant� !

- � ma longue balade ! - � ta gamelle !

Sacr�e gamelle.

T'aurais pu t�l�phoner.

Je suis tomb� en aidant Pedro. Il avait des convulsions.

�a va ?

Oui. Mais �a m'a stress�.

Il se mordait la langue.

Mais l�, il va bien.

Sant� !

Sant�, Marco.

Voyons ta soupe, b�b�.

C'est du potiron ?

Oui, avec...

de la pomme.

Et des aromates.

D�licieuse.

Elle est bonne ?

- Bien chaude. - Oui.

T'es beau.

Va t'asseoir, je vous sers.

J'ai des perspectives.

Bien s�r. J'imagine.

Go�ter la soupe.

Puis on met un peu d'aneth.

Vous aimez ?

Sof�a, t'aimes l'aneth ? Moi, j'adore.

- �a me fascine. - Ah oui ?

- Moi aussi. - C'est exquis.

�a me fascine plus que toi.

Moi, �a me fascine plus.

Moi, j'adore avec plein d'aneth.

Ce sera une vraie r�surrection.

Demain.

Je m'y perds.

Ce monsieur ressuscite le 3e jour, non ?

"Le 3e jour,

"Il ressuscita d'entre les morts.

"Je crois en Dieu le P�re tout-puissant."

Pour toi.

Merci.

Super.

Attendez-moi.

Sant� !

Laissez pas refroidir.

Un peu d'huile d'olive et c'est mortel.

Le savoir-faire de ta m�re plus...

cette invention, c'est extra.

- Tant mieux. - Un r�gal.

- Mais un peu amer. - C'est l'aneth.

Il y a un truc tr�s amer.

Cet aneth est plus naturel.

Vous avez fait quoi

en mon absence ?

Dormir.

- Vous avez dormi ? - Moi.

J'ai lu,

fait le feu, rang� un peu.

Tu mets pas de cr�me ?

- J'aime pas. - C'est vrai ?

Je sais que c'est d�licieux,

mais �a me fait gonfler.

C'est con.

- Il a jamais aim�. - Jamais, hein ?

Fallait te faire autre chose.

Non, j'adore.

Tu d�couvres une autre facette de moi.

Il a fait un joli dessin.

Tr�s joli.

Alors vous avez dormi. Non, tu as dormi.

Papa a lu.

Vous avez pas regard�

un de ces films de P�ques ?

- Du vin ? - Non, merci.

Encore de la cr�me ?

Juste pour m�langer un peu.

Sof�a, plus de cr�me ?

D�licieux...

Juste une lichette. Voil�...

Une lichette ?

Juste l'�il.

L'�il, au milieu.

Une lichette.

Allez, je me laisse tenter.

Mais vous avez pas parl� ?

Vous avez juste dormi

et lu ?

- �a compte ? - Bien s�r.

�a compte, ce qu'on a fait ?

Que tu connaisses bien mon p�re.

C'est bon ?

Sant� !

Vous vous endormez ?

Apr�s une telle sieste ?

Je te tire le Yi Ching, m�me si j'y crois pas.

On peut le faire avec trois olives.

Non, faut deux faces diff�rentes.

�coutez bien. Vous �coutez pas, l�.

"Le remords dispara�t.

"Le compagnon se fraie le passage avec ses dents

"pour rompre l'enveloppe.

"S'il va � sa rencontre,

"comment serait-ce une erreur ?"

C'est joli.

T'as �cout�, mon amour ?

C'est joli.

Trinquons, papa. Sant� !

� maman !

Tu as froid ?

Pauvre ch�rie, elle a sommeil.

Tu te souviens, quand j'�tais petit ?

Tu me gagnais au bras de fer.

On fait un bras de fer.

1, 2... 3 !

Allez !

Qu'est-ce qu'il a, mon papa ?

Il perd, mon papa. Il a plus de forces.

Tu dors ?

Tu dors, mon amour ?

Viens l�...

Il p�se, ce papa.

dimanche de P�ques

On s'en va.

J'ai toujours �t� l�

Je suis la pr�sence secr�te

Camoufl�e en toi

Camoufl�e dans chaque chose

J'entre sans frapper

Seuls me voient les �lus

J'arrose pour toi

Un jardin de regards

Je ne parle pas, je ne vois pas, je n'entends pas

Je suis juste l�

Je ne parle pas, je ne vois pas, je n'entends pas

Je suis toujours l�...

Adaptation : Christelle ROCHE

Sous-titrage Titra Film Paris

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