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- Bonsoir, Monsieur. - Salut, George.
Silence, tout le monde. En place, s'il vous pla�t.
Allons, dans le public.
Cam�ra... On tourne, cette fois.
Lumi�re... Remettez-la.
154... Prise 7.
Bien...
action !
Maria...
Maria, pourquoi ne changez-vous pas d'avis, s'il vous pla�t ?
- J'ai d�j� fait. - Vous m'aimez, alors ?
Laisse-moi te montrer � quel point.
Porc ! Amateur !
Gina, s'il te pla�t calme-toi.
Max, Dieu merci, tu es l�. Que puis-je faire ?
�a a �t� comme �a toute la journ�e.
Je ne peux rien faire. On a cinq jours de retard.
Si on continue comme �a, on n'aura jamais fini ce sacr� film.
Du calme, on savait qu'il y aurait des jours comme �a, en les engageant.
C'est l'un de ces jours.
Que veux-tu que je fasse ? Je peux pas travailler comme �a.
Ne sois pas hyst�rique. Un suffit. Tu as d'autres tournages. Fais-les.
Mais celui-ci est d�j� pr�t. Regarde quelle perte de temps.
Que veux-tu que je fasse, me tuer ?
�videmment, pour Gina, c'est fini pour aujourd'hui.
Allez, les gars, mettez-vous au boulot. Ne perdez plus de temps. Continuez.
- M. Poulton. - Oui ?
- Avez-vous vu ? - Quoi ?
Elle m'a mordu la l�vre.
Je vais vous proposer pour la m�daille du Service m�ritoire.
�a va, je vais l'attacher....
Maintenant, sortez toutes et ne revenez pas.
Puis-je entrer ?
Ah, oui. Le producteur condescend enfin.
�pargne-moi le discours. Je le sais par c�ur, maintenant.
Je suis une vilaine fille, il y a beaucoup d'argent en jeu.
D'autres gens sont impliqu�s.
J'en ai marre !
Moi aussi.
Alors, pourquoi ne pas dire quelque chose de diff�rent ?
Peut-�tre que je le ferais.
�a te dirait, ce pot dans la figure ?
C'est beaucoup mieux.
Au moins... Tu n'es plus indiff�rent.
Tu sais exactement ce que je ressens pour toi.
C'est vrai ?
- Tu peux fermer la porte, Max. - Non, je la pr�f�re ouverte.
Il fut un temps o� tu ne la voulais pas.
Oui, il fut un temps, au pass�. Nous avons convenu, tu t'en souviens ?
Et pourquoi tout ce man�ge, subitement ?
Hein ?
R�clamations, disputes, crises de col�re.
Sais-tu que toute l'�quipe est choqu�e ?
Choqu�e !
� quoi peux-tu t'attendre, quand je suis si malheureuse ?
...quand mon pauvre c�ur est bris�.
Je ne suis pas une machine.
Non, c'est assez �vident.
Si je devais te d�crire Gina, je dirais que tu es la complice d'une...
sorci�re.
Tu as peut-�tre raison...
mais je dois fermer les yeux.
Ce n'est que quand il y a des probl�mes que je te vois, ces jours-ci.
Si tu venais de ton plein gr�...
Alors le film se ferait en douceur.
Tr�s, tr�s en douceur.
Gina, tu es la seule personne que je connaisse
qui peut rendre le chantage attrayant.
Chantage ?
Mais ch�ri, j'essaie simplement de dire que je t'aime.
Oh... de qui te moques-tu ?
Tu t'aimes toi-m�me.
Tu aimes la flatterie, tu aimes l'attention.
Tu aimes �tre une star de cin�ma.
En t'en prenant � moi par le film, tu ne fais que te blesser.
En tant qu'actrice principale, tu ne peux pas te permettre un autre flop.
Non ! Ne te leurre pas.
Un autre flop, et le rideau tombe pour Gina Bertini.
Et le rideau signifie la fin des attentions et des flatteries.
- M. Poulton. - Oui ?
- Votre femme est ici. - Bien. Je viens tout de suite.
R�fl�chis.
Que c'est path�tique !
Quoi ?
Toi.
La ma�tresse claque les doigts et le petit chien... accourt.
Pour ton information, Gina,
chaque fois que cette ma�tresse souhaite claquer les doigts...
je serai ravi de courir.
Et c'est quelque chose que tu ne comprendras jamais.
H�, ch�ri.
H�, ma puce
- D�sol� de te faire attendre. - Pas de probl�me.
Je suis venue mais je sais que tu hais les irruptions, quand tu es occup�.
� partir de maintenant,
tu as ma permission de m'interrompre n'importe o�, n'importe quand.
Tu aurais d� le faire, tout � l'heure.
- Oh, encore des ennuis avec la superbe ? - Elle doit �tre psychique.
Mme Poulton, j'ai d�j� travaill� avec des difficiles,
mais celle-ci, c'est le pompon.
Je pense que Max est le seul � pouvoir la manier.
Je te parie.
Excusez-moi, je dois aller voir ce tournage.
Ouais, OK.
- Max, comment fais-tu ? - Faire quoi ?
- La manier. - Oh, arr�te.
Quel producteur je serais,
si je ne pouvais pas amadouer ces prima donna ?
�a fait partie de mon travail.
Pauvre gars surmen� !
Veux-tu t'arr�ter ?
Plus important, qu'as-tu fait ?
- D�penser de l'argent. - Je m'en doute.
Si je suis venue, c'est � cause des homards, pour le d�ner, ce soir.
Qu'est-ce qu'il y a ? Ils se sont enfuis ?
Non, sot. Le bateau de p�che n'est pas arriv�.
Il en a encore pour une heure.
- J'ai tant de choses � faire. - Oh, ne t'inqui�te pas.
Je les prendrai en rentrant et ils te tiendront compagnie.
Quoi d'autre ?
Rien.
Sauf que je t'aime.
Et je t'aime.
Ne laisse plus jamais rien entre nous.
Non, jamais...
Je le promets.
Oh Max, petite catastrophe.
J'ai encore deux journalistes qui veulent voir Gina et elle refuse de les voir.
Que dois-je leur dire ?
Leslie, les relations publiques, c'est toi. Pense � quelque chose.
� propos, l�-dedans il y a un gros morceau de virilit� qui pleure,
parce que Gina lui a mordu la l�vre.
Cela devrait faire au moins trois colonnes.
Est-ce que cette place est occup�e ?
Oui, elle l'est. Par quatre douzaines de homards.
- Homards ? - Que je dois ramener, pour ma femme.
Oh, c'est de �a qu'il s'agissait.
Mais tu ne refuserais pas de me d�poser � mon h�tel...
juste � cause de quelques homards ?
C'est curieux que tu prennes cette route.
Quoi ?
J'ai dit, c'est curieux... Max !
Ils font comme si la route leur appartient.
C'est peut-�tre vrai, d'ailleurs.
Notre route.
Notre ?
Regarde...
notre route...
et notre ville de Saint-Paul... [-de-Vence].
et notre triste petit chalet
avec ses tristes souvenirs.
J'ai oubli� de reprendre mes affaires, l�.
Ch�ri, pourquoi ne pas y aller ?
Je serais ravie de t'aider � emballer.
Quand je vais l�-bas, j'y vais seul.
Non ch�ri.
Tu ne vas seul nulle part.
Comprends bien �a, une fois pour toutes.
Je ne te l'ai jamais dit.
Pas exactement, �a ressemble � deux personnes qui s'aiment ?
En fait, tu savais parfaitement que j'aimais Carol...
bien que nous soyons un peu, disons... "brouill�s".
Maintenant, avoue-le, Gina.
Quand nous sommes arriv�s sur les lieux, tu �tais � l'aff�t...
et moi, avec ma femme � 8000 km,
peut-�tre partie pour de bon, j'�tais la proie facile.
Maintenant, tu peux essayer autant que tu veux, le r�sultat est... z�ro.
Au revoir.
Je pense toujours que tu devrais venir prendre un verre, ch�ri.
Gina...
Tu n'as pas �cout� un mot de ce que je te disais ?
Je t'ai �cout� tr�s attentivement, et je crois chaque mot.
Mais je me demande si Carol va croire.
Carol ?
Ta femme qui n'est plus "brouill�e".
�coute, Carol ne sait rien de tout ceci.
Il y a toujours une possibilit�.
Que veux-tu dire ?
Je veux dire, suppose que quelqu'un lui dise ?
Oh...
je vois.
Ce quelqu'un, sans aucun doute, c'est toi.
Pourquoi la complaisante petite Carol
devrait rester tranquillement � la maison...
alors que je suis repouss�e,
moqu�e et crach�e par son mari d�vou� ?
Non Max, cela ne se produira jamais.
J'y veillerai.
Les bidonvilles de Naples.
Penses-y, ch�ri.
Pense � Carol.
Gina.
- C'est arriv� � l'aube. - Mais c'est impossible.
Son c�ur s'est juste arr�t�.
Mais j'ai jou� au golf avec elle, la semaine derni�re.
Mais elle avait pris tellement de poids, tu sais.
Un jeton sur le rouge, et un jeton sur le noir.
Oui, mais comment peut-on gagner ?
On ne gagne pas, mais les jetons durent beaucoup plus longtemps.
Hey, Carol. O� diable est ton mari ?
C'est ce que je me demande.
Les gens du cin�ma n'ont aucune id�e du temps, je le sais bien.
Mes trois premiers maris �taient acteurs.
Les acteurs sont une chose, les producteurs, une autre.
Max !
Hein ?
- O� diable as-tu �t� ? - O� ?
Oh... ch�rie...
j'ai d� aller jusqu'� Nice, pour voir la douane.
Je descends dans une minute. Je vais me changer.
Ch�ri, les homards ?
Je les ai compl�tement oubli�s.
Oh, �a n'a pas d'importance. Le cuisinier a trouv� autre chose.
�a ne te ressemble pas d'oublier. Tout va bien ?
S�r, tout va bien.
Tr�s bien. Je reviens dans une minute.
Qui est l� ?
�a va, c'est moi, ch�ri.
Entre.
Avec mes v�tements ?
Oh, retire-les.
On a des invit�s, tu te souviens ?
Oh, oublie les invit�s.
Max...
qu'est-ce que c'est, sur ta chemise ?
Quoi ?
On dirait du sang.
Du sang...
O� ?
Sur ta manchette.
On dirait que la tache est l� pour de bon.
�a ne fait rien, c'est une vieille chemise, on peut la jeter.
Allons, ch�rie, donne-la-moi.
Eh bien, je peux � peine supporter �a.
Quoi ?
Le suspense.
Tu ne vas pas me dire comment du sang est arriv� l� ?
Oh �a.
Oh...
regarde.
Je me suis coup� en ouvrant un carton.
Pauvre poignet meurtri.
Mon pauvre mari meurtri.
- Je ne suis pas si meurtri. - Attention, tu vas me d�coiffer.
On dirait un des taureaux Angus de papa.
Maintenant, je te donne exactement cinq minutes pour t'habiller, vas-y.
- Carol. - Hmm ?
Tu m'as manqu�.
Tu imagines comment j'�tais ?
Je me promenais dans le ranch comme dans un r�ve.
M�re et p�re �taient s�rs que j'avais la grippe
ou quelque chose, et me donnaient des pilules.
Je ne pensais qu'� toi, batifolant avec Gina Bertini.
Gina ?
Ou une de ces pouliches exotiques que tu utilises pour d�corer tes films.
Plus de batifolage.
Tu dois, �a fait partie du m�tier.
C'est l� que j'avais tellement tort.
C'est moi qui avais tort.
Tu avais raison de partir.
C'est ce qui m'a fait r�aliser que...
que je voulais une maison et des racines autant que toi.
J'ai de bons gars dans la compagnie.
Laisse-les faire le batifolage.
Eh bien, en tout cas,
"partout o� tu vas, je vais !"
Tu le penses vraiment ?
Mais bien s�r que oui.
Tu le dirais, si, soudainement, si les choses allaient mal ?
S'il y avait des ennuis ?
De vrais ennuis ?
Max, quelque chose ne va pas, je le vois..
Ch�rie, ch�rie, il n'y a rien de mal. Je suis juste idiot � cause de...
Eh bien...
que je t'aime, partenaire.
Eh bien...
je t'aime aussi, partenaire.
Mais je t'aimerais encore mieux en bas.
- Une minute. - Promis ?
Je vais annoncer la bonne nouvelle.
Un instant s'il vous pla�t.
Madame, il y a un monsieur, ici.
- Que veut-il ? - Il ne veut pas le dire.
Oui ?
- Mme Poulton ? - Correct.
Mon nom est Carliss.
Je voudrais parler � votre mari. C'est tr�s important.
Peut-�tre si vous pouviez me dire...
C'est tr�s personnel.
- Voulez-vous entrer ? - Merci.
Je crains d'�tre venu � un mauvais moment.
Andr�, montrez le bureau � M. Carliss.
59 secondes.
Un nouveau record du monde.
Tu n'as pas encore d�chir� le ruban.
Un homme, type homme d'affaires, veut te voir, son nom est "Carliss".
Carliss ?
Carliss. Jamais entendu parler. Que veut-il ?
Un citadin, tr�s important.
Oh, un de ces types.
- Bon, o� est-il ? - Il est au bureau.
La technique habituelle. Tu nous interromps dans environ 3 min.
Oui monsieur.
Vous me cherchez ?
M. Poulton ?
- Oui. - J'admirais votre jardin.
Et ce bureau, excellent go�t.
Un tr�s beau Monet, � vous ?
Non, c'est une copie, il est venu avec la villa.
Oh je vois. Vous louez.
C'est vrai.
Je suis s�r que c'est � vous. Africain ?
Congo belge.
Vous avez tourn� l�-bas ?
- Encore juste. - Vous devez aimer �tre producteur.
Il se trouve que oui, et je serais tr�s heureux de vous raconter tout...
et parler de mes voyages et de mes films, quand je n'aurais pas une r�ception.
Je suis d�sol�, j'aurais d� me pr�senter, Carliss, Scotland Yard.
Eh bien...
le bras long de la loi britannique.
Je ne sais pas si je dois �tre effray� ou flatt�.
Voulez-vous boire un verre pendant que je me d�cide ?
- Je prendrai Scotch si vous en avez. - Oui. J'en ai.
Que suis-je cens� avoir fait ?
Contrebande de Chinois ?
Non, en fait, je suis ici officiellement.
Oh ?
J'ai pas dit � votre femme qui je suis,
si quelqu'un vient, je sugg�re que l'on ait juste une conversation amicale.
Conversation amicale, alors.
Je dois vous avertir que la conversation comprend quelques questions.
Des questions ? � propos de quoi ?
� propos d'une jeune femme que, je pense, vous connaissez.
Mlle Bertini.
Un soda ?
Juste un jet.
C'est le premier film que vous avez fait avec elle, non ?
Oui.
- Quelles sont vos relations avec elle ? - De quelle mani�re, vous voulez dire ?
Je veux dire, trouvez-vous agr�able de travailler avec elle ?
Est-elle charmante ou difficile ?
Eh bien, en fait, elle est plut�t du c�t� difficile.
Me dites pas que vous avez fait le chemin depuis Londres
pour conna�tre les dispositions de Gina.
Non...
j'essaie de trouver tout autre chose, en fait.
J'essaie de trouver le meurtrier de Mlle Bertini.
Meurtrier ?
C'est l� que tu �tais cach�, Charles.
Tu veux partager la bibine ?
Ou est-ce que... oh, de la compagnie.
Conversation priv�e.@
Je te dis quoi. Tu te verses toi-m�me. - Merci, mon vieux. Merci.
D�sol� de vous avoir effray�, mais c'est vrai.
Mlle Bertini a �t� assassin�e.
Mais quand ?
Au d�but de la soir�e, du moins, c'est lorsque son corps a �t� retrouv�.
Je...
ne peux pas le croire.
Elle a �t� poignard�e � mort dans sa chambre d'h�tel.
Avec un couteau assez semblable � ceci.
Eh bien, je suis content que ce n'�tait pas celui-l�.
Avez-vous une id�e de qui l'a fait ?
Non pas encore, cela d�pend de l'homme d'ici, l�inspecteur Simon.
Simon ? Oui, je le connais.
On a travaill� ensemble sur une affaire de contrebande...
curieusement, mais pas de...
Chinois ou de diamants bruts.
Cigarette ?
Simon m'a demand� de venir, pour vous �pargner
la notori�t� importune d'une visite officielle.
C'est tr�s digne de lui.
Oui, c'est un type tr�s bien.
Incurablement romantique, comme tant de policiers fran�ais.
Il pense que c'est un "crime passionnel".
Il est convaincu que Mlle Bertini avait une liaison avec un homme.
Oh, c'est possible, je suppose.
M. Poulton, votre relation avec elle �tait-elle tout � fait professionnelle ?
Bien s�r, on s'est rencontr�s dans des soir�es.
Rien de plus ?
Vous avez d� r�aliser
qu'une femme aussi attrayante serait mari�e ?
Quoi ?
S�rement, vous avez r�alis� qu'elle �tait mari�e ?
Oh... Oh, ch�rie.
Ch�ri, Max, j'ai besoin de ton aide.
- Le vin pour le d�ner. - Quel vin ?
- Tu sais, tu as dit... - Oh �a.
Regarde, ch�rie, cette affaire va prendre plus de temps que pr�vu.
Je termine d�s que je peux, je te le promets.
Bon, encore 3 minutes puis je reviens avec un lasso.
Je vais tenter d'acc�l�rer les choses autant que possible.
Quand avez-vous vu pour la derni�re fois Mlle Bertini ?
Oh, je pense vers cinq heures.
Je l'ai ramen�e � son h�tel.
Et alors ?
- Et puis je l'ai d�pos�e, et je suis... - Vous l'avez d�pos�e ?
Oui.
Voudriez-vous reconsid�rer cette r�ponse, M. Poulton ?
Bien, je suis injuste. Vous voyez, je connais d�j� la r�ponse.
Votre voiture a �t� signal�e,
stationn�e du c�t� de l'entr�e de l'h�tel depuis longtemps.
D'accord, je suis all� dans sa chambre pour boire un verre.
Et c'est tout ?
Je dois vous dire qu'une dame dans une pi�ce voisine,
a entendu une dispute vers 5h.
Je suppose qu'on avait une sorte de querelle.
Voulez-vous me dire de quoi il s'agissait ?
Eh bien, je suppose que vous le savez d�j�.
C'�tait � propos de certaines de ses sc�nes.
Elle voulait modifier le dialogue et moi pas.
Aucun couteau n'a �t� utilis�, cependant.
� quelle heure avez-vous quitt� sa chambre ?
Vers 5h30.
- � quelle heure a-t-elle �t� tu�e ? - �a n'a pas encore �t� �tabli.
Qu'avez-vous fait apr�s 5h30 ?
Je suis all� � la douane,
puis je suis rentr� directement � la maison.
Bien, �a couvre � peu pr�s tout, alors.
Tr�s raisonnable � vous d'�tre franc avec moi.
Je ferai rapport � l'inspecteur Simon.
Je me demande s'il va �tre...
Quoi ?
Je pensais juste � son flair pour le romantisme.
�tes-vous certain
que votre relation avec Mlle Bertini �tait seulement professionnelle ?
Je vous l'ai d�j� dit.
Eh bien, c'est tr�s heureux, car si vous �tiez li� avec elle, pour ainsi dire
et si Simon en trouvait des preuves,
je crains que vous ayez les pires difficult�s.
Eh bien, merci beaucoup pour votre excellent Scotch.
Pas la peine de me reconduire.
Je pense que vos 3 minutes sont �coul�es, maintenant.
L'imb�cile n'ouvrira pas sa porte.
Bien, viens, Gretel...
on a essay� de lui dire, pour ses phares.
Max.
Voyons voir o� on en est maintenant.
�a signifie louer une autre cam�ra,
embaucher un cameraman fran�ais et une �quipe fran�aise.
Et je vais courir du lieu central comme un chat grond�.
Que pouvons-nous faire d'autre, avant samedi ?
Allez, Willy, tu sais que �a va marcher.
Bonsoir monsieur.
Attends une minute, Harry.
Je viens ici.
Eh bien... salut.
Le mari disparu.
Pas �tonnant que Carol soit en col�re.
Cool...
vraiment cool.
Ne bouge pas un muscle.
Pourquoi pas ?
Parce que tu es � moi maintenant.
Qui trouve garde.
- Bonsoir, Carol. - Salut.
Carol ch�rie, tu noies ton chagrin dans la boisson ?
Je voudrais bien, sauf que c'est pour les Leslies.
Ils �taient ici, tout � l'heure.
- Eh bien, mieux vaut tard que jamais. - Je suis vraiment d�sol�.
- Je ne pourrais assez m'excuser. - Ne t'inqui�te pas pour nous, mon vieux.
Oui, je vois ce que tu veux dire. Voulez-vous nous excuser ?
- Laisse-moi-les prendre. - Pourquoi ?
Ainsi, tu as les deux mains libres pour me frapper.
Je ne veux pas frapper.
Je suis juste contente que tu sois l�.
Tu sais, je ne te m�rite pas.
Eh bien, en fait, j'ai d� sortir avec ce gars Carliss, pour affaires.
� propos de Gina ?
Qu'est-ce qui t'a donn� cette id�e ?
Eh bien, j'ai entendu M. Carliss mentionner
quelque chose � propos de son mari, j'ai...
Eh bien, c'�tait sur Gina... et son mari.
Il semble que pour son permis de travail,
quelqu'un a gaff� et l'a inscrite comme un homme,
et le consulat voulait l'annuler.
Tu as r�ussi ?
Naturellement, la c�l�bre langue d'argent.
Bien.
Je pense que toi et tes belles paroles peuvent se reposer un peu ?
Bien s�r, et je vais commencer par moi.
Non, pas avant d'avoir mang� quelque chose, �a c'est pour les Leslies.
Bien, tu d�niches quelque chose � manger.
J'apporte �a aux Leslies.
Content de te voir, Max.
H� Willy, heureux que tu sois l�. Je te vois dans une minute.
Oh, le mari prodigue.
Comment allez-vous ?
Salut, Tom. Comment vas-tu, ch�rie ?
Voil�, Jack, ton cognac, enfin.
O� est ta charmante �pouse ?
Surprise de me voir, ch�ri ?
On dirait qu'il est paralys�.
�a vous d�rangerait beaucoup Max, si je prenais un cognac pour ma femme ?
Oui...
non, non, s'il te pla�t...
Merci beaucoup.
Prends un aussi pour Max. Je pense qu'il en a besoin.
- J'ai quelque chose � te dire. - Oh non, ch�ri.
J'ai quelque chose � te dire.
Vous devez tous �couter.
C'est la chose la plus amusante.
Quelque chose de secret.
J'ai juste attendu Max et Carol.
- O� est Carol ? - Oublie Carol.
Excusez-nous.
Max, tu me fais mal.
Gina, dis-moi ce qui est arriv� � l'h�tel ?
H�tel ?
Oui, j'ai entendu que tu avais �t�... Tu avais eu un accident.
Que racontes-tu ?
Un homme est venu, il y a une heure environ.
Max !
Max, c'est merveilleux comme tu t'es d�brouill�.
Ce n'�tait pas facile.
Ch�re Carol...
je suis si heureuse de vous voir.
Max et moi avons attendu pour faire une annonce...
C'est pour vous.
Et tous vos bons amis.
Tu rentres � la maison.
Max !
Tu ne vois pas qu'elle est ivre, ch�rie ?
Regarde, tu as du travail, t�t, demain. Ou pr�f�res-tu abandonner le film ?
Ch�ri, bien s�r, je continue le film.
Quelle id�e !
Max me supplie de reporter mon annonce.
Je vais te reconduire � la maison. Allons.
La prochaine fois alors, au revoir, tout le monde, au revoir Carol.
Quel spectacle, hein ?
Si elle se saoule demain, je me saoule aussi.
Ta figure... quand j'ai dit que j'avais une annonce.
Si seulement il y avait eu une cam�ra, l�.
Tu veux la fermer, une minute ?
Ch�ri, o� est ton sens de l'humour ?
Absent.
Surtout en ce qui concerne ce com�dien que tu as envoy�.
Com�dien ?
Que pensais-tu que j'allais faire ?
Me tuer, de remords ?
Ou esp�rais-tu que j'allais l'annoncer aux journaux et me rendre ridicule ?
Qu'est-ce que tu esp�rais ?
- Je ne sais pas de quoi tu parles. - Pas beaucoup, non.
Mais pourquoi voulais-tu qu'il me dise que tu avais �t� assassin�e ?
Assassin�e ?
Max, tu dois �tre fou.
Tu veux dire que...
tu ne l'as pas envoy� ?
Je ne sais rien de lui.
Eh bien, quelqu'un a un sens de l'humour tr�s particulier.
Il a dit que son nom �tait "Carliss".
Il m'a fait une grande chanson sur les enqu�tes de la police fran�aise.
Oui, et j'ai mordu � l'hame�on.
Tu as une id�e de qui �a pourrait �tre ?
J'imagine un quelconque original.
Mon courrier est plein de lettres �tranges.
Un original, ou homme de confiance, ou quoi que ce soit...
je vais demander � la police d'enqu�ter, je pourrais le faire un peu moi-m�me.
J'aimerais avoir une autre conversation avec ce monsieur.
Max.
Hein ?
Pourrais-tu m'amener � Saint-Paul ?
Gina, �coute, je dois retourner � la soir�e.
Ce n'est qu'� 5 minutes et je me sens terriblement fatigu�e.
S'il te pla�t Max.
Tr�s bien.
Pas d'entourloupe ?
Je promets.
Max... fais-le partir.
Et s'il te pla�t, allume la lumi�re.
Je n'aime pas les maisons sombres.
D'accord.
Bonjour jeune dame.
Tu sais qu'il est tard.
Ta m�re va s'inqui�ter pour toi.
Allez, rentre � la maison...
rentre � la maison.
Tu sais, je dois te rendre cette cl�. Je n'en aurai plus besoin.
Gina...
Gina !
Gretel !
Oh...
te voil�.
M�chant chien.
Max... Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?
Rien pour le moment.
�a ? Oh, il fait chaud ici et le col est trop petit.
Mon pauvre ch�ri, et la pauvre Gina.
Tu sais, alors ?
Je sais que quelqu'un est cens� l'avoir poignard�e.
C'est ce que les d�tectives nous ont dit, � la villa.
T'ont-ils dit aussi qu'ils pensent que je l'ai fait ?
Toi ?
M. Poulton, nous ne pensons encore rien. Rouget...
Comment peuvent-ils penser �a ?
Vous ne m'avez m�me pas dit qu'il avait �t� arr�t�.
Madame, il n'est pas en �tat d'arrestation.
Je pensais que tu ramenais Gina � l'h�tel.
C'est ce que je j'essaie de leur expliquer.
Et c'est qu'ont essay� de comprendre.
Elle avait trop peur d'y retourner.
Oui, peur de l'homme qui est venu me voir.
- Mais... tu l'as vu ! - M. Carliss ?
Voil�, je vous l'ai dit, elle l'a vu.
A-t-il dit qu'il �tait d�tective, Mme Poulton ?
Bien s�r que non. �a faisait partie de son plan.
- Plan ? Quel plan ? - Oui, M. Poulton. Quel plan ?
Pourquoi ne demandez-vous pas � Carliss ?
Je ne sais pas ce qu'�tait son plan.
Il m'a dit que Gina avait �t� assassin�e.
Mais elle l'a �t�.
Non, non ch�rie, c'est apr�s, quand il me l'a dit, elle �tait encore en vie.
Ferait-il �a, s'il n'avait pas un plan ? De toute �vidence, c'est le meurtrier.
Mais tu m'as dit qu'elle �tait en vie quand il te l'a dit.
Ch�rie, laisse-moi expliquer, je ferais mieux de commencer par le d�but.
S'il vous pla�t M. Poulton peut vous dire tout �a plus tard.
Si vous voulez vous asseoir.
Un policier est toujours au t�l�phone.
Il cherche Carliss sous son vrai nom, au lieu de partir de ma description.
M. Poulton, laissez-nous maintenir un semblant d'ordre.
Je suis pour l'ordre... et la premi�re chose est de...
Qu'est-ce qu'il dit ? Qui est-ce, au fait ?
C'est le chef de la police locale.
Il pense que vous devriez �tre emprisonn�.
Emprisonn� ? Tu ferais mieux de prendre un avocat, ch�rie.
Ce ne sera pas n�cessaire. J'ai juste encore une ou deux choses.
� quoi bon ?
Vous n'irez nulle part sans Carliss.
Je voudrais discuter de ce "M. Carliss".
Il a dit qu'il �tait de la Division criminelle ?
On a d�j� discut� de tout �a.
Il a dit qu'il avait travaill� avec vous sur une affaire.
- Il a cit� votre nom. - Oui je sais.
Il vous a demand� de ne pas citer la soi-disant mort de Mlle Bertini ?
Je vous l'ai dit au d�but.
Il m'a demand� de ne pas dire qu'il �tait l�.
Voil� pourquoi j'ai rien dit, � toi ou � personne. C'�tait son plan.
J'essaie d'�lucider.
Pardonnez-moi de r�fl�chir � haute voix.
Tout cela semble si inutile.
� moins qu'il esp�rait qu'en vous disant ce mensonge...
il vous ferait faire quelque chose
qui pourrait l'aider � commettre son crime, plus tard.
Oui, alors �a pourrait avoir du sens.
Avez-vous fait quoi que ce soit, M. Poulton, � la suite de sa visite ?
Non, je n'ai rien fait...
� part de...
laisser tomber un verre de cognac, quand j'ai vu Gina.
C'est tout ce que je sais.
Malgr� ce que Carliss pensait de cette histoire � dormir debout,
tout cela faisait partie d'un plan pour assassiner Gina,
afin me faire porter le chapeau.
Pourquoi n'allez-vous pas le chercher ?
Pourquoi le chercher sous le nom de Carliss ?
C'est un meurtrier et il l'est.
Il ne va pas para�tre sous son vrai nom, c'est s�rement un faux.
Vous ne r�alisez pas, maintenant qu'il est d�j� pratiquement hors du pays ?
Inspecteur Simon.
Mon nom est Carliss.
S'il vous pla�t entrez, M. Carliss.
Ainsi, vous l'avez retrouv� !
Carol, nous l'avons. Comment avez-vous fait ?
C'�tait tout simple, il �tait inscrit � l'h�tel de Mlle Bertini.
�a vous d�range si je m'assieds ? Je me sens un peu faible.
Mais bien s�r, M. Carliss.
Vous voulez dire qu'il a utilis� son vrai nom ?
Oui, sous son propre nom M. Poulton.
C'est toujours pire, apr�s le premier choc.
Un peu d'eau ?
Ou peut-�tre un cognac ?
Non merci beaucoup, �a ira.
Toutes ces mani�res, pour lui ?
- Prenez son histoire. - On a d�j� l'histoire de M. Carliss.
Je pourrais ajouter qu'elle diff�re de la v�tre dans presque chaque d�tail.
Oui bien s�r, naturellement, il serait oblig� de mentir.
M. Poulton.
Ne pensez-vous pas que vous en avez d�j� assez fait ?
J'ai fait ?
Qu'est-ce que je vous ai fait ?
Eh bien, vous ne consid�rez pas que tuer ma femme n'est rien ?
- Gina �tait votre femme ? - Allons, M. Poulton, vous le saviez.
- De toute fa�on, je ne le crois pas. - Oh oui, c'est vrai, on a la preuve.
De plus, M. Carliss dit qu'il vous a dit
que Mlle Bertini �tait sa femme.
Il m'a dit qu'elle a �t� assassin�e. N'est-ce pas, Carol ?
Bien s�r, tu ne sais rien de �a. Assieds-toi, ch�rie, il ment.
Certes, quelqu'un ment.
Voulez-vous entendre la version de M. Carliss ?
�a oui, je veux l'entendre.
Eh bien, vraiment je...
Non, dites-la ici, que je puisse vous coincer.
Si vous ne vous sentez pas dispos�...
Ce n'est pas �a.
Eh bien ?
Eh bien.
�tant donn� que votre mari insiste, Mme Poulton...
�a a commenc� ce matin, � Londres.
Une lettre extr�mement douloureuse est arriv�e de ma femme.
Dans ce document, elle disait qu'elle avait eu...
Je d�teste de dire cela.
Mais peut-�tre que vous saviez ?
Je savais quoi ?
Que votre mari avait une relation avec ma femme.
Ch�rie...
je t'ai dit qu'il mentirait.
S'il vous pla�t, continuez, M. Carliss.
Qu'y avait-il, dans cette lettre, en plus de cette confession ?
Eh bien elle...
elle �crivait qu'elle avait essay� de rompre, mais qu'il ne voulait pas.
Utilisant sa position de producteur
comme un b�ton pour ainsi dire, afin de la retenir.
C'est incroyable. C'est fantastique.
Si �a ne vous d�range pas, M. Poulton...
Qu'avez-vous fait, suite � cette lettre ?
J'ai fait ce que tout mari aurait fait.
J'ai pris le premier avion pour Nice...
arrivant peu apr�s sept heures.
J'ai donn� � un de vos hommes mon talon de billet.
Il a �t� contr�l� � l'a�roport.
Merci.
Alors de Nice je...
suis all� directement � la villa
de M. Poulton o� je me suis pr�sent�.
Comme d�tective.
Est-ce que je ressemble � un d�tective fran�ais ?
Je parle peut-�tre vingt mots de fran�ais.
En tant que d�tective de Scotland Yard.
Eh bien, maintenant, vraiment.
Vraiment...
comment pouvais-je tomber sur un gag comme �a ?
Contrebande, diamants bruts. Je devrais �tre enferm�.
M. Poulton.
D�sol�, donc, vous vous �tes pr�sent� et bu de mon scotch.
�a, je l'avoue. Et apr�s ?
J'ai parl� � M. Poulton au sujet de la lettre...
Je l'ai pri� de rendre Gina...
tant pour elle que pour moi...
et pour le mariage,
qui nous avait apport� tant de bonheur.
Et... quelle fut sa r�ponse ?
Il a refus�.
Et puis, M. Carliss ?
Je l'ai suppli�.
Mais c'�tait inutile.
Il a dit qu'il aimait Gina, qu'il ne la laisserait jamais partir.
- Tu ne crois pas tout �a, non ? - Non bien s�r que non.
Je ne te bl�me pas si tu l'avais cru.
M. Carliss est le menteur le plus convaincant que j'aie jamais rencontr�.
S'il vous pla�t, laissez terminer M. Carliss.
Eh bien, il n'y a plus grand-chose.
J'ai quitt� la villa de M. Poulton, et roul� jusqu'� l'h�tel de Gina
o� j'ai essay� de lui t�l�phoner, mais elle �tait sortie, alors je...
me suis inscrit et suis all� dans ma chambre pour l'attendre.
Vous voulez dire, vous �tes venu ici � Saint-Paul pour l'attendre.
Il se trouve que nous savons que M. Carliss a d�n� dans sa chambre.
Eh bien ! Il �tait encore temps.
Quand le gar�on d'�tage est venu d�barrasser, M. Carliss �tait au lit.
- Alors il s'est relev�. - Peut-�tre.
Oui. C'est vrai, j'aurais pu me lever.
Mais comment aurais-je pu deviner que Gina serait venue ici,
au lieu d'aller � son h�tel ?
Voil� une bonne question.
Et une pour laquelle je ne semble pas avoir de r�ponse.
Je pense la r�ponse r�side � d�terminer
lequel d'entre vous a dit la v�rit� au sujet de la conversation � la villa.
Dommage personne ne l'ait surprise.
Il a fait en sorte que personne ne l'entende.
Carol...
Tu es venue dans le bureau. En plein milieu.
Tu l'as entendu, quand il a dit...
Quand il a dit...
� dit quoi ?
Vous souvenez-vous, M. Carliss ?
Oui, je crois que oui. Je disais...
mais peut-�tre que ce serait mieux si Mme Poulton vous le disait.
Vous �tes all�e dans le bureau ?
Oui.
Pour presser Max.
En ouvrant la porte, M. Carliss a dit...
�a va, ch�rie, continue.
Eh bien, il a dit...
"S�rement, vous avez d� r�aliser qu'une femme..."
"aussi jolie..."
S�duisante.
Oui, s�duisante.
"Une femme aussi s�duisante que Gina Bertini..."
"serait mari�e."
Et alors ?
C'est tout ce que j'ai entendu.
C'�tait assez.
Oui. Je le pense.
Je vous le demande inspecteur, cela sonne-t-il
comme un d�tective enqu�tant sur un meurtre ?
Non, c'est vrai.
C'est tomb� � l'improviste.
Juste au moment o� il savait qu'elle �coutait, il avait tout pr�vu.
Vous savez M. Carliss, vous �tes une sorte de g�nie.
Je ne le pense pas.
Juste un homme qui essayait de sauver son mariage.
Dis, on ferait mieux d'avoir l'avocat.
- Alors, vous avouez... - Je n'avoue rien !
Sauf que j'ai un travail de r�flexion sur la planche, ch�rie, comment faire ?
Puis-je vous poser une question ?
Avez-vous envisag� la possibilit� d'une tierce personne ?
Je commence � avoir de s�rieux doutes sur la culpabilit� de M. Poulton.
Il y a toujours la possibilit� d'une troisi�me personne.
H�, attendez une minute.
O� voulez-vous en venir, Carliss ?
Qu'est-ce que votre esprit tordu nous pr�pare, maintenant ?
Je ne sais pas ce que vous voulez dire.
Je voulais seulement sugg�rer � l'inspecteur
qu'un homme de votre intelligence, s'il avait commis un meurtre...
aurait fourni une bien meilleure histoire.
Restez tranquille, vous deux.
Je m�ne cette enqu�te.
M. Poulton...
maintenez-vous toujours que vous �tes innocent ?
Bien s�r, que je suis innocent.
Regardez...
en tant que producteur avec 400 millions de francs investis dans un film
est-ce que je le coulerais d�lib�r�ment, en tuant mon actrice principale ?
Je peux vous assurer que ce point et beaucoup d'autres me sont apparus.
Un point en particulier.
Si vous aviez aim� l'�pouse de M. Carliss, comme il dit...
et d�sir� de la retenir � tout prix, alors pourquoi l'auriez-vous tu�e ?
Je ne vois aucun motif pour un tel acte, et �a, le tribunal va l'exiger.
Toute cette affaire sera enti�rement �tudi�e.
Je vous remercie M. Poulton.
Vous voulez dire que je peux aller ?
Jusqu'� votre villa, mais pas plus loin.
C'est plus loin que je pr�voyais. Allons, Carol.
Aurez-vous besoin de moi, inspecteur ?
Non M. Carliss. Vous pouvez y aller aussi.
Sortons d'ici, Carol.
Oui, je le ferais M. Poulton, Tant que vous le pouvez encore.
Viens ch�rie, rentrons � la maison.
Oh...
autre chose, inspecteur ?
Je voulais vous proposer de vous d�poser � votre h�tel...
mais je vois que vous avez un moyen de transport des plus ad�quats.
Oh ce n'est pas � moi, je j'ai lou�e � Nice.
C'est la seule qu'ils avaient.
- Vous serez en contact avec nous ? - Bien s�r, il suffit d'appeler l'h�tel.
- Alors bonsoir, M. Carliss. - Bonsoir.
OK Max, je vous suivrai jusqu'� la villa.
Vous serez int�ress�s de savoir qu'on commence notre recherche.
Recherche ?
Pour une �ventuelle troisi�me personne.
Si vous trouvez le meurtrier, ce ne sera pas une troisi�me personne.
Qui sera-ce alors ?
Carliss.
Deux heures.
Tu crois qu'ils l'ont boucl� ?
Willy...
qu'a dit la police, exactement ?
Ce que je sais, c'est qu'ils ont dit � Carol que Gina avait �t� tu�e.
Max avait �t� arr�t� et elle devait aller de suite au commissariat.
Tout ce qu'il nous fallait.
L'actrice principale morte et le producteur derri�re les barreaux.
Qu'est-il arriv� Max ?
De quoi s'agit-il ? Savent-ils qui l'a fait ?
Non, je suis encore soup�onn�.
Que ferons-nous demain ?
Les gars, comme vous pouvez l'imaginer ma soir�e n'a pas �t� de tout repos.
Je vais discuter de tout �a avec Jack.
- Bien s�r, on doit obtenir un double. - Un double ?
Willy, fais-nous des plans rapproch�s, donne-nous des angles int�ressants.
- Max, on ne peut pas... - Maintenant, les gars, je suis fatigu�.
Jack, ram�ne-les, tu veux ? Bonne nuit.
Je me demande s'il l'a vraiment tu�e.
Carol.
Je pensais jouer les Saint-bernard. Venir � ta rescousse avec un cognac.
Merci, je pourrais certainement l'utiliser.
�a a �t� une sorte de...
soir�e agit�e.
Pas trop, cependant.
Je sais ce que tu te demandes.
Quoi ?
Eh bien, � propos de Gina.
Si c'est moi qui l'ai liquid�e ?
Tu l'as fait ?
Oh Carol, bien s�r que non.
Tu as entendu ce que j'ai dit au commissariat.
Tu ne penses pas que je te mentirais ?
Combien de temps, Max ?
Combien de temps quoi ?
Carol...
tu ne crois pas que j'ai eu une aventure avec Gina ?
Ch�rie, je te jure sur une pile de bibles, que je ne...
Tr�s bien...
j'allais te le dire.
Du moins, je pense que j'allais.
Carol, tu...
tu m'as laiss� et tu es partie pour le Montana.
Je pensais pour de bon.
Et c'�tait fini, avant m�me que je sache que tu revenais.
�a a commenc� une nuit, dans un bar.
Une sorte de week-end de perdition, qui s'est �tendu un peu.
Pas trop...
deux semaines.
Je sais que tu dois te demander
pourquoi j'ai menti � la police, � propos de ma sortie.
Je devais...
je devais me couvrir.
Tu vois.
Ce que j'ai fait r�ellement, quand Carliss est parti, c'est...
d'aller � sa maison pour reprendre mes affaires.
Je l'avais pas fait avant, car cette histoire �tait devenue si d�sagr�able.
Elle continuait � s'accrocher.
Je ne me flatte pas, je savais qu'elle pensait que je lui serais utile.
D'autres films, d'autres pi�ces.
�a l'a piqu�e que ce soit moi qui romps.
Pourquoi ne fais-tu pas quelque chose ?
Pourquoi ne me tapes-tu pas dessus ?
Ou au moins...
dis quelque chose.
Je n'arrive pas � penser � rien.
Les maris dans le Montana ne s'�garent jamais ?
Oui...
�a arrive assez souvent.
Qu'est-ce que les femmes du Montana font ?
Eh bien, la plupart du temps, elles leur tirent dessus.
Je suppose que je n'aurais pas d� amener le Montana l�-dedans.
All�, Poulton � l'appareil.
Hein...
d�sol�, je ne peux pas vous entendre. Pouvez-vous parler plus fort ?
Qui ?
Carol...
Carol !
Oui...
oui, je connais l'endroit.
Oui, il n'y a rien qui me ferait le plus plaisir.
M. Poulton, s'il vous pla�t ! Pas de violence.
Ce ne sera pas bon, et la police n'aimera pas �a du tout.
Je suppose que vous avez raison au sujet de la police.
Vous semblez avoir eu raison sur tout... jusqu'� pr�sent.
Oui, je crois, n'est-ce pas ?
Vous ne voulez pas vous asseoir ?
Scotch ?
Et soda.
Je pensais que vous seriez amus�.
C'est une situation assez particuli�re, n'est-ce pas ?
En tant que Producteur de films, vous devez appr�cier son piquant.
Un meurtrier recevant l'homme qui est sur le point de mourir pour son crime.
Piquant n'est gu�re le mot.
Ainsi, vous admettez que vous avez tu� Gina ?
Pour vous, oui.
Oui, tr�s int�ressant.
Voudriez-vous me dire comment vous avez fait ?
Voil� pourquoi je vous ai t�l�phon�. J'ai pens� que vous seriez curieux.
Je ferais mieux de commencer par le d�but et raconter tout, et puis,
si vous avez des questions.
C'est votre histoire.
C'est aussi l'histoire de Gina et la v�tre.
Mais commen�ons par Gina...
que j'ai rencontr�e et �pous�e il y a cinq ans, en vacances sur le continent.
Je n'ai plus jamais bu de champagne, depuis.
En tout �tat de cause, on a d�cid� de garder notre relation secr�te.
Gina commen�ait � se lancer dans sa carri�re de cin�ma.
Et pour moi, la notori�t� du mariage avec quelqu'un comme Gina
aurait �t� ruineuse, pour mes affaires.
Oh ?
Qu'est-ce que vous faites ?
Vous ne savez pas ?
Je travaille dans la production et la vente de livres religieux.
Oui, je vois que Gina n'aurait pas �t� d'une grande aide.
Il y a environ deux mois, j'ai d�cid� de la tuer.
J'ai fait mes plans tr�s soigneusement.
Apr�s avoir d�couvert tout ce que je pouvais, sur vous et Gina
j'ai pris l'avion de Londres, en d�but d'apr�s-midi.
En d�but d'apr�s-midi ?
Oui, M. Poulton, en d�but d'apr�s-midi.
Je suis all� � la maison � Saint-Paul
pour m'assurer que vos effets personnels �taient toujours l�.
Puis je suis arriv� � l'h�tel...
o� je vous ai entendu vous quereller avec Gina.
Puis retour � Nice, pour une deuxi�me arriv�e � l'a�roport.
L�, j'ai lou� une voiture, puis suis all� � votre villa.
Je pense que vous connaissez le reste.
Vous dites que vous �tes arriv� une deuxi�me fois � l'a�roport de Nice ?
Oh oui, je voulais expliquer, l�-dessus.
Un autre homme...
qui ne conna�t pas mon nom...
qui curieusement me ressemble fort
a �t� grassement pay� pour livrer une mallette.
Bon, ce ne devrait pas �tre trop difficile pour moi ou la police de...
retrouver cette "autre homme".
Et comment feriez-vous ?
Bon, par exemple...
mettre une annonce...
dans les journaux anglais.
Je crains qu'il ne r�ponde pas � une annonce, M. Poulton.
Vous savez, il pense que la mallette contient des stup�fiants.
Oui, je dois me rappeler �a quand...
je ferai mon prochain meurtre.
Dites-moi, apr�s tout ce mal et cette psychologie...
pourquoi avez-vous tent� de persuader l'inspecteur Simon de me rel�cher ?
Vous pensez bien que c'est hors de question, M. Poulton.
C'est le plaisir de regarder vous tortiller.
Eh pourquoi moi, en particulier ?
Si cela ne vous d�range pas de le dire, je n'�tais pas le premier avec Gina.
Non, c'est vrai.
Il y en avait d'autres.
Des douzaines, depuis le d�but.
Vous �tes un bel homme, M. Poulton.
S�duisant, bien habill�...
encore jeune.
Vous ne pourriez pas comprendre ce que c'est que de d�sirer une femme
vouloir la poss�der, l'aimer et savoir que vous n'�tes rien pour elle.
Vous ne pourriez pas comprendre ce que c'est
que de voir ses histoires sordides...
acteurs, gigolos...
play-boys, types ramass�s dans les bars.
Vous vous sentez petit et sale et honteux.
Et quelque chose commence � s'envenimer en vous.
De la haine !
De la haine pour elle ! De la haine pour eux !
�a s'envenime jusqu'� p�n�trer dans toutes les parties de votre corps...
et alors vous savez que vous ne pouvez-vous en lib�rer qu'en tuant.
Je me suis lib�r� de Gina en la tuant.
Et maintenant, en vous tuant, je me lib�re de tous les autres.
Vous �tes malade.
Vous feriez mieux de prendre un autre verre.
De toute fa�on, vous n'avez pas encore r�ussi la deuxi�me partie.
La deuxi�me partie ?
Oh, vous voulez dire, vous ?
Eh bien �a a �t� fait
lorsque vous avez pris vos affaires de la maison � Saint-Paul.
Pourquoi me suis-je fait passer pour quelqu'un de la Criminelle
sinon pour vous effrayer, pour faire exactement �a.
Oui, mais...
personne ne sait rien l�-dessus...
sauf vous.
Et vous ne pouvez pas aller � la police...
sans vous d�noncer vous-m�me.
Vous vous souvenez de la femme qui a frapp� � la porte ?
Oui, je surveillais, � bonne distance.
Vous ne croyez pas que l'inspecteur Simon la trouvera t�t ou tard
au cours de sa recherche de ma troisi�me personne mythique ?
Vous semblez avoir pens� � tout.
Je pense que oui, d'autres questions ?
Non.
Non, j'en ai fini avec les questions.
Merci pour le verre.
Oh, gar�on.
Auriez-vous du champagne ?
C'est lui inspecteur.
C'est l'homme que j'ai vu.
Vous admettez que c'est � vous, M. Poulton ?
Bien s�r, c'est � moi.
Tout ce qui est l� est � moi. Je vous l'ai d�j� dit.
Vous nous en avez dit assez.
Mon dossier est complet.
Je sais maintenant que vous avez menti.
J'ai des preuves d'une liaison avec Mlle Bertini.
Et j'ai le motif.
Vous d�siriez cacher cette liaison � votre femme, � tout prix.
Je crains que nous devions vous ramener au commissariat.
Attendez une minute, que vient-il faire ?
Simple question de protocole.
En d�tention � Saint-Paul jusqu'� ce que vous soyez inculp� et d�plac� vers Nice.
Oh je vois...
�a vous d�range si je change mes v�tements ?
Il ne comprend pas l'anglais.
Bien s�r, vous pouvez mettre ce que vous voulez.
Un peu gai pour la prison. Vous ne trouvez pas ?
"Pour No�l et � jamais."
Madame.
Je suis extr�mement d�sol� pour vous.
Oh Carol, appelle Leslie. Dis-lui de trouver un avocat, veux-tu ?
J'ai besoin qu'on garde un �il sur Carliss.
Je viens d'avoir la conversation la plus fantastique avec lui.
Il m'a tout dit...
Qu'est-ce qu'il y a ?
�a.
Je ne comprends pas.
Lis-le.
"Pour No�l et � jamais."
Et alors ?
Alors, qu'est-ce que ce week-end �tendu avec Gina ?
No�l, c'�tait il y a pr�s de 10 mois.
Bien s�r, pourquoi ?
- Regarde, ce n'est pas mon briquet. - Max.
Je ne l'ai jamais vu avant. O� l'as-tu trouv� ?
Dans tes affaires.
Je ne sais pas comment c'est arriv� l�.
Carol, je te jure que Gina m'a pas donn� ce briquet,
elle ne donnerait rien � un mendiant aveugle.
Carol, je te jure que je n'ai jamais vu ce briquet de ma vie.
Carol.
Carol...
viens en bas avec moi.
Agis aussi normalement que possible.
Tu te souviens que Carliss a emprunt� des allumettes au commissariat ?
Oui.
Suppose que ce soit son briquet ?
Non, ne le montre pas.
Garde-le dans ta main.
Possible que ce soit pas le sien, si �a l'est, toute son histoire tombe.
Comment ?
Si le briquet �tait dans mes affaires,
�a prouve qu'il �tait chez Gina avant qu'elle ne soit tu�e.
Et au commissariat, il a ni�...
Je vais le donner � Simon.
Mais �a ne va pas. Carliss dira que ce n'est pas le sien.
- Il doit y avoir un moyen. - M. Poulton ?
Je viens de parler au magistrat � Nice. Il pr�pare votre mandat.
En attendant, Gilbert va vous installer le plus confortablement possible.
Oui, j'en suis s�r.
Juste un moment.
Ch�rie, quand tu appelles Jack Leslie, dis-lui d'amener l'avocat.
Apr�s, tu peux leur donner le feu vert. Ils vont trouver un moyen.
Ch�rie, n'oublie pas :
"charit� bien ordonn�e commence par soi-m�me !"
Pas de couteaux, pas de revolvers.
C'est une belle vue, l�, puis-je avoir une de mes cigarettes s'il vous pla�t ?
Cigarette.
Merci.
Madame ?
Le num�ro de chambre de M. Carliss, s'il vous pla�t.
- Carliss ? - Oui.
Je crains qu'il ne soit pas l�.
Oh...
vous savez o� il est ?
J'ai l'ordre de ne donner cette information � personne,
sauf � la police.
Excusez-moi.
All� ?
All�, M. Johnson ?
Bonsoir, on m'a dit que je pourrais trouver un M. Carliss ici.
Merci quand m�me.
Je comprends que vous m'ayez cherch�, Mme Poulton.
Vous �tes rapide en besogne, inspecteur.
J'aime dormir la nuit.
Voulez-vous v�rifier les affaires qui ont �t� prises chez vous, M. Poulton.
Vous allez m'emmener � Nice maintenant ?
Oui.
�a ne fait rien si j'appelle ma femme pour lui dire ?
Vous pouvez l'appeler d�s que vous aurez sign� ceci.
Plus j'y pense plus je suis certain
que votre mari a �t� la victime du hasard.
Mais s�rement,
vous ne m'avez pas recherch� pour juste entendre mon opinion ?
Non...
en fait, je vous cherchais parce que...
parce que j'esp�rais que vous pourriez �tre en mesure d'aider mon mari.
J'en serais le plus heureux, mais je ne vois pas...
Au commissariat, vous avez mentionn� une troisi�me personne,
je me demandais si...
Excusez-moi.
All�.
Oh super.
Oui, je serai l�.
D�p�che-toi...
Merci.
C'�tait un ami de mon mari. Il vient avec un avocat de Nice.
Splendide.
J'esp�re ne pas abuser de votre hospitalit�,
mais votre femme de chambre m'a offert un verre, tout � l'heure.
Puis-je vous apporter quelque chose ?
Non...merci.
Avez-vous une cigarette ?
Bien s�r.
J'esp�re que vous ne tenez pas � des bouts filtres.
Celles-ci sont tr�s bien.
Mais...
nous nous �cartons. Vous parliez d'une tierce personne.
Je pensais que, peut-�tre, puisque vous aviez soulev� l'id�e,
que vous...
C'est �a que vous cherchez ?
Je l'ai trouv� dans le bureau, apr�s votre d�part.
Oui...
merci.
Je me demandais ce qui lui �tait arriv�.
Avez-vous quelqu'un en t�te, en particulier ?
Je veux dire, pour la troisi�me personne.
Est-ce que Gina a parl� de quelqu'un d'autre dans sa vie ?
Eh bien, connaissant Gina, je suis s�r qu'il y avait plusieurs autres personnes.
Mais le seul qu'elle ait mentionn�, Mme Poulton, c'�tait votre mari.
Premi�re fois occup�, puis mauvais num�ro.
La troisi�me est la bonne.
All� ? All�.
La Villa Blanche ? Puis-je parler...
Qui est-ce ?
Qui ?
Oui inspecteur, bien s�r que je peux.
Je viens tout de suite.
Oui, je vais l'emmener avec moi.
- C'est la police ? - Juste un moment.
�a ne nous prendra pas plus d'une quinzaine de minutes.
Nous partons � l'instant.
Bonnes nouvelles Mme Poulton. Tr�s bonnes nouvelles.
C'�tait l'inspecteur Simon.
Il veut aller � Saint-Paul.
Il a trouv� de nouvelles preuves qui peuvent innocenter votre mari.
C'est toujours occup�.
Il a d� faire quelque chose au t�l�phone.
Et ce que Simon a trouv� l'a fort excit�.
Excusez-moi un instant.
Je veux dire � la femme de chambre que je pars.
"Jack, Carliss est l'assassin..."
"Jack, Carliss est l'assassin. Je suis all�e avec lui..."
Mme Poulton ?
J'arrive.
D�sol�e...
j'ai pens� que je devais laisser un message pour Jack Leslie.
Lui dire o� nous allons.
C'est lui qui am�ne l'avocat.
Je ne pense pas qu'on aura besoin d'avocats, maintenant.
J'esp�re bien que non.
Laissez-moi voir.
Je vais mettre ceci dans la bo�te aux lettres.
- Pensez-vous qu'ils vont le voir, l� ? - Je suis s�r que oui.
Je me demande si �a ne vous d�range pas de rouler avec moi, Mme Poulton ?
Pas du tout.
J'ai une forte aversion pour les voitures ouvertes.
Surtout la nuit.
Vous ne comprenez pas ? C'est un maniaque, un psychopathe.
Quelqu'un doit y aller et se renseigner.
M. Poulton...
j'ai ordre de vous emmener directement � Nice...
et pas faire un tour de la Riviera.
Je peux vous assurer que le moment o� vous...
Pardon.
Je ne fais que l'emprunter.
Tr�s bien, vous pouvez la prendre maintenant.
Sauriez-vous par hasard o� la maison se trouve exactement ?
Je sais seulement que c'est � Saint-Paul.
Je pense que, d'apr�s la description de l'inspecteur Simon,
je peux bien la trouver.
Je suis s�re que oui.
D�sol�, je vous ai effray�e.
Je me sens bien en s�curit� avec vous, M. Carliss.
O� est tout le monde ?
La police est � l'int�rieur.
Ils ne laisseraient pas les lumi�res allum�es s'ils n'y �taient pas.
J'imagine que Simon doit avoir fait venir votre mari.
Il m'a assur� qu'il attendrait.
Oh inspecteur, j'ai Mme Poulton ici.
Entrez, Mme Poulton.
C'est dr�le, j'aurais jur� avoir vu l'inspecteur Simon debout l�-bas.
Qu'est-ce tout �a...
La police ? Auraient-ils cherch� quelque chose ?
Je ne sais pas...
Je pense que nous ferions mieux de partir.
Je suis s�r que l'inspecteur aurait voulu qu'on l'attende...
puis-je ?
Apr�s tout, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas se mettre � l'aise.
Je suppose que vous avez raison.
La police devrait �tre l� d'une minute � l'autre.
Aucun signe d'eux ?
Il ne semble pas.
Cigarette ?
Non merci.
Dommage qu'il ne fasse pas jour.
La vue d'ici est vraiment charmante.
� propos, o� l'avez-vous trouv� ?
Dans le bureau de Max, apr�s votre d�part.
Ce n'est pas moi, en fait, c'est la femme de chambre qui l'a trouv�.
Vous voulez dire, la femme de chambre
qui m'a laiss� enter et m'a si gentiment offert un verre ?
Oui.
J'ai une confession � vous faire Mme Poulton...
Je me suis permis d'entrer.
Je me suis offert le verre.
En fait, personne ne sait que j'�tais chez vous, sauf vous.
- Et Simon ? - Oh non.
Et l'appel t�l�phonique ?
C'�tait votre mari, � l'appareil.
Il m'a �pargn� la peine de faire semblant d'appeler Simon moi-m�me.
Vous savez, Mme Poulton, je sais tr�s bien
que je n'ai pas laiss� mon briquet dans votre bureau.
J'�tais ici, il y a moins d'une heure, pour le chercher.
C'�tait amusant de d�truire les affaires de Gina.
Quelque chose que je voulais faire depuis longtemps.
Je ne comprendrai jamais comment j'ai pu le laisser ici, pour commencer.
Mais pourquoi vous faire tant de mal ?
Pourquoi ne pas simplement nier que le briquet est � vous ?
Oui, j'ai pens� � �a.
Mais Simon pourrait facilement remonter jusqu'� moi, s'il essayait un peu plus.
Voyez si vous ne pensez pas que ma solution est bien meilleure.
Vous avez appris que votre mari a tu� une femme
pour garder son affaire secr�te...
Alors...
d�sempar�e, � moiti� folle de douleur...
vous visitez la sc�ne de l'affaire.
Vous exprimez votre rage sur les possessions de l'autre femme...
et puis r�alisez la futilit� de cette situation
et, en sachant que votre vie est finie...
vous tenez dans vos mains ce briquet...
que tout le monde croit avoir �t� donn� � votre mari par sa ma�tresse...
et vous vous suicidez !
C'est vous qui �tes � moiti� fou, M. Carliss.
Oui ?
Vous avez oubli� quelque chose.
Quoi ?
La note de mon d�part pour l'ami de Max.
L�, j'ai �crit...
"Carliss est l'assassin."
"Je suis all�e avec lui � la maison de Gina � Saint-Paul."
"Venez imm�diatement".
Que croyez-vous que l'ami de Max
a pens� de la feuille de papier vierge qu'il a trouv�e ?
J'ai �crit une deuxi�me note et l'ai laiss�e dans le bureau.
Oh, mais non, Mme Poulton.
Vous n'aviez pas le temps.
Et moi non plus, je n'ai plus le temps, maintenant.
Vous n'avez jamais si bien dit, Carliss.
Salut, ch�rie.
Salut.
Dis, viens ici, tu es trop pr�s du bord. Tu me rends nerveux.
Tu sais, j'ai conduit pr�s de 3 km avant que �a ne me saute aux yeux.
Heureusement, je me suis souvenu de votre voiture.
D'ailleurs, Carliss, vous conduisez comme un pied.
Vous avez l'air surpris de me voir.
La police vous a rel�ch� ?
Oui, ils ne m'ont m�me pas emmen� � Nice.
Vous vous souvenez de la femme qui a frapp� � la porte ?
Une comm�re !
Elle m'a vu ici ?
L'apr�s-midi, quand vous �tiez cens� �tre � Londres.
Oui, la police veut vous parler.
Ils devraient �tre ici d'un moment � l'autre.
Carliss.
Votre voiture ne sera pas reconnue ?
Vous avez dit que vous auriez plaisir � me regarder me tortiller.
Eh bien maintenant, c'est � mon tour.
Ma voiture est gar�e dehors.
Une Citro�n. Vous pourriez y arriver, avec �a.
Pendant que vous essayez...
j'aurai le plaisir de vous regarder vous tortiller.
Comme la police se rapproche...
allez-y.
Vous �tes mon invit�.
C'�tait donc Carliss, apr�s tout.
Eh, copain...
et moi ?
Un verre d'adieu, hein ?
D'adieu ?
Mes v�tements...
je viens de les ranger.
Tu veux dire ?
Tu ne vas pas me quitter ?
"Partout o� tu vas, je vais !"
M. Poulton.
Ici.
Ch�rie, je t'en fais serment...
Plus jamais, aussi longtemps que je vivrai,.
je ne regarderai...
Je ne voulais pas vous faire cela.
Mais M. Archer a dit que c'�tait une crise, pour ainsi dire.
Vous n'�tes pas M. Poulton ?
Non, �a ne l'est pas, pas ce matin.
Si c'est ton id�e d'une dr�le de plaisanterie,
Bud, laisse-moi te dire...
- Quelqu'un va payer le prix fort. - Non, attend une minute.
ab�mer mes cheveux, mettre cette perruque.
Me tirer de mon job � Monte-Carlo.
Me faire perdre une journ�e de salaire.
Attends que je le raconte � mon ami. Il t'en donnera pour...
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