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...
- Il y a du café ? - Tu ne le vois pas ?
Demain, c'est samedi, c'est ça ?
Rappelle-moi de jouer au loto.
Le jour où je gagne, je m'achète une Harley.
Je pourrai frotter le ticket de loto sur ta mauvaise jambe ?
Je n'ai rien fait à ton frère.
Tu sais comment il est.
Ca va être de ma faute s'il est fou.
C'est la dernière fois que tu le traites de fou.
Dites, la porte était ouverte.
Il reste du riz au lait ?
Oui ?
Bonté divine !
J'ai passé toute la nuit
à penser au riz.
J'ai une faim de loup.
Tu sais pourquoi, non ?
Ca suffit.
J'ai une chose à te dire.
- La patronne le sait ? - Non.
Mon frère a dormi ici cette nuit.
C'était exceptionnel, la patronne ne doit pas le savoir.
J'ignorais que tu avais un frère.
Eh bien, si.
Il est...
un peu schizophrène.
Il n'est pas bien.
Il est là ?
Oui.
Elle est arrivée à 7 h. Elle est encore là.
Encore la Simca ?
Non. C'est une Seat.
Ils ont de l'argent. Ils changent de voiture, de gens...
Pourquoi on n'appelle pas la police ?
La police.
Rosario, notez.
"M".
"N" ?
"M". "M".
Deux "M".
Comment ça, deux ? Un seul "M".
- Je ne comprends pas. - Donnez.
Bon sang !
Ne bouge pas.
Ne laisse pas la patronne entrer.
- Et s'il sort ? - Qui ?
- Ton frère. - Non. Il est calme.
Je vais l'enfermer.
Qu'y a-t-il ?
- Ca ne te regarde pas. - Exact.
Mais merci de demander.
Vargas a une voiture dehors.
- Tu es sûr ? - Je l'ai déjà vue.
- Qui ça ? - Personne.
Exact.
Mais merci de demander.
- On y va ? - Oui.
Ecoute.
On a une course à faire. On reviendra vite.
Garde un oeil sur la patronne comme on a dit
et change-toi.
Exact.
Tu la vois ?
Ne regarde pas.
Ca y est. Elle est partie.
Quelle joie ! Aujourd'hui, j'ai besoin d'air.
Bien.
Général.
L'eau va refroidir.
Allez. C'est bon pour toi.
Laisse-moi parler, je sais y faire avec eux.
- Reste calme. - Je suis calme.
Très bien. Les voilà.
Bonjour.
- Il est là ? - Oui.
Dis à Vargas que les gadjé sont ici.
Bonjour.
Bordel de merde, Manolo ! Regarde mon ami.
Détruit.
J'enfoncerai la porte et tu auras le collier demain.
Ils voient les gitans comme des voleurs.
On leur donnera une raison. On y va avec nos couilles.
Avec nos couilles !
Calme-toi.
Je ne veux aucun dégât.
Vous laisserez la porte ouverte.
Et j'oublie les 50 000 pesetas.
Si ça ne tient qu'à moi,
oui.
Mais... c'est elle qui sait
où la patronne range ses affaires.
Tu en penses quoi ?
On y gagne tous.
Si le collier disparait, ce sera notre faute.
On n'y gagne pas tous.
Viens, Manolo.
Tu vas me frapper ?
Comme mon frère ?
Du calme.
On ne frappe personne.
Du calme.
S'il te plaît.
Au moins, faites ça bien.
Voyons.
La patronne portera le collier demain au baptême du fils de Lola Flores.
Si j'étais vous,
je lui volerais à sa sortie de La Pérgola.
C'est plus simple.
Elle sera pompette et ne le verra pas.
L'un d'entre vous attend que Manolo l'amène à la voiture,
il s'approche,
met un bon coup à Manolo.
Bien sûr.
Pour que ce soit crédible.
Vous prenez le collier. Ni vu ni connu.
Si j'étais vous. Ce n'est pas le cas.
Je vous demande une chose. Laissez mon frère tranquille.
Ou j'irai à la police.
Marché conclu.
Dis donc,
j'ignorais que tu avais l'âme d'une délinquante.
- Quel sang-froid, boiteuse ! - Vraiment ?
Heureusement que j'étais là.
Tu as une grande gueule mais tu te fais dessus.
Surveille ton langage. Ne me dis pas grande gueule.
C'est ce que tu es. Une grande gueule.
- Si tu le dis une fois de plus... - Quoi ?
Je te plante là.
Grande gueule.
Grande gueule !
Tu m'aides ?
Pourquoi tu fais ça ?
Quoi ?
T'habiller en femme.
Tu t'habilles bien en femme.
Je suis une femme.
Je dois y aller.
Attends.
Je te laisse sortir si tu me laisses voir ta patronne.
Non. S'il te plaît.
Putain, tu es belle.
Pardon.
- Je n'aurais pas dû. - Ca, non !
C'est bon.
Tu veux un joint ?
Allez. Comment ça marche ?
Mets-le dans la bouche, de ce côté.
Tire.
Encore.
Garde la fumée.
Garde.
Je ne te ferai rien.
Souffle.
Tu es encore là ?
Rentre chez toi.
Pardon.
J'y vais. Je dois y aller.
Tu as l'air contente.
Non.
Ce que je veux, c'est mourir.
Manolo. Ca va ? Tu m'as l'air sérieux.
Tu veux goûter ce nouveau whisky ? Il se boit comme de l'eau.
Sers-le plutôt à ta mère la pute. Compris ?
Ne ris pas, petit malin.
- Qui te l'a dit ? - Qu'importe ?
Excusez-moi ! Des couennes de porc et une tournée.
Tout de suite.
Dona Clara. C'est Ana Maria.
Pardon de vous appeler si tard. Je ne voulais pas attendre.
- J'ai quelque chose. - Je vous écoute.
Pour son prochain film, il leur faut 1 500 Chinois.
Chinois comment ?
- Des Chinois de Chine. - Oui, mandarine.
Des communistes ?
Ils sont chinois.
Ils vont les faire venir ?
Je ne sais pas.
Donc vous ne savez rien.
Si. Il leur faut 1 500 Chinois.
Oui, vous l'avez déjà dit.
Vous ignorez s'ils vont les amener, donc vous ne savez rien.
Ayez un peu de respect.
Si vous appelez à cette heure, assurez-vous d'avoir quelque chose.
Vive l'Espagne.
Ils sont ici.
Que fais-tu ici ?
Dans la chambre, vite.
Tu as les mains froides, merde. On dirait une morte.
Tu fais quoi ? Couche-toi avec ton mari.
C'est de l'inceste.
Bonne nuit.
Absolument.
Oui. Oh, mon Dieu !
Du bourbon.
Tu te moques de moi ?
Non.
Pardon !
Je suis renvoyée ?
Non.
Tu préfères laquelle ?
Franchement...
Je préfère la noire.
Repasse-la.
Tu m'accompagnes au baptême des Flores.
Moi ?
Vous mettrez le collier ?
Non, rangez-le. Je ne le mettrai pas.
Pardon.
Tu ne lui as pas dit de le mettre ?
Moi ?
Dis-lui, toi. Elle te mange dans la main.
Manolo !
- Mégère. - Grande gueule.
On s'en va, Ana Mari.
Vous êtes très belle.
Oui, beaucoup.
Où est l'église ?
Non. On va directement à la fête.
Pilar !
Au revoir.
Amusez-vous bien.
Allez, boiteuse. Tout ira bien.
Manolo !
Allons-y.
J'ai besoin d'un verre.
Allons à Cuchilleros.
Non, à la Villa Rosa.
La Villa Rosa, d'accord.
A Cuchilleros.
Bonsoir.
Tu as du feu ?
- Du feu ? - S'il te plaît.
- Oui. - Merci.
Merci, mon cher.
Tu es mignon.
Tu es seul ?
Comment ?
Tu as la queue marron ?
- Vous voulez voir ma queue ? - Fais voir.
Torero !
Excuse-moi.
Tu m'emmènes ?
Dans ta voiture ?
Manolo !
Allons-y.
Manolo, plus vite !
Franco a le cul tout blanc
Vive l'Espagne, bordel !
Allons-y. Maintenant.
Qu'as-tu fait, Manolo ?
Ivann Georges SUBTITULA'M
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