All language subtitles for Arde.Madrid.S01E01.FRENCH.WEB.H264-CiELOS.srt - fra(2)

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Original subtitles

...

Une, deux.

Par exemple,

l'autre jour, la camarade Teresa,

mariée il y a peu, m'a dit que son mari l'avait frappée.

Si ton mari te frappe, tu dois te demander :

"Qu'ai-je fait de mal ?"

Il le fait pour que tu apprennes.

On ne naît pas sage. Il faut être intelligente.

Une bonne épouse doit savoir quand son mari est fatigué

pour ne pas l'énerver.

Compris ?

Bien.

Ana Maria. Excuse-moi.

Clara Pérez veut te voir.

- Pourquoi ? - Aucune idée.

Réfléchissez-y.

- Je peux ? - Ana Maria.

Entrez.

Asseyez-vous.

On observe depuis quelque temps votre dévouement pour l'Espagne.

J'irai droit au but, je suis attendue.

Donc...

Une actrice américaine s'est installée à Madrid.

Hormis le fait qu'elle mène une vie de débauche,

on a des raisons de penser que sa maison abrite des réunions...

dangereuses,

communistes,

anarchistes.

Elle reçoit des artistes de la pire espèce.

Par chance, ils cherchent du personnel domestique.

Vous cherchez du travail, n'est-ce pas ?

Oui, madame.

Vous parlez anglais ?

Je me débrouille.

Thank you, hello, kitchen...

Parfait. C'est suffisant.

Vous y travaillerez et nous direz tout ce qui s'y passe.

Il y a un problème. Ils veulent un couple.

Un chauffeur et une domestique. Donc on vous a trouvé un mari.

- Comment ? - Un faux.

C'est le neveu de Maite Criado.

Il sait que vous devrez faire semblant d'être mariés.

Evidemment, il vous respectera.

Il ne doit savoir, en aucun cas, ce que vous ferez réellement.

Vous comprenez ?

Je sais que ce n'est pas facile. Les ordres viennent d'en haut.

De Dona Pilar.

Tout ceci commence à déranger le Caudillo.

Vous ne pouvez pas refuser.

Surtout avec la situation de votre frère.

Le salaire ?

300 pesetas par semaine. Pas mal, non ?

- Qui est-ce ? - Ava Gardner.

- Celle des toreros ? - Exactement.

La résidence est au 11 avenue Doctor Arce.

Vous commencez lundi. Bonne chance, Ana Maria.

Tu boites ?

Oui.

Un problème ?

Non. On ne me l'avait pas dit.

Eh bien, si.

Regarde si elle te va.

Monte.

Là-dessus ?

Bien sûr.

Allez !

Concernant les repas,

la patronne aime la cuisine espagnole,

le pot-au-feu madrilène,

les croquettes,

mais elle aime aussi la cuisine américaine.

Macaronis au fromage, poulet frit,

hot-dogs, hamburgers.

Vous devrez connaître quelques recettes de base.

Des questions ?

Non.

- Elle parle espagnol ? - Elle apprend.

Nous, on parle un peu anglais.

J'ai un livre.

On pourra le potasser.

Parfait !

- Vous n'avez plus qu'à signer. - Ici ?

Voilà.

On va voir la maison.

Allons-y.

Manolo.

Bonjour.

Tu en fais, une tête !

C'est pas croyable.

Pas croyable.

- Ils ont fini à quelle heure ? - 6 h.

Tu as dormi deux heures ?

Je n'ai pas dormi non plus.

C'est quoi ça ?

Aucune idée.

Ana Mari !

Il y a un môme.

- Ce n'en est pas un. - Bonjour.

- Que fait-il ? - Il pisse.

Il pisse.

- S'il vous plaît ! - Dégoûtant.

- Bon sang. - C'est dégoûtant !

Dites ! Vous pissez contre les murs, chez vous ?

- Quoi ? - Il n'est pas d'ici.

Sortez d'ici !

Il part.

Quoi ?

Madame ?

Madame, tout va bien ?

Ana Mari.

- Vous avez sorti la chienne ? - Non. Je vais le faire.

- J'apporte le petit-déjeuner ? - Non.

Je ne me sens pas bien.

Comment dit-on ?

Je suis patate ?

Vous êtes patate ?

Je suis patraque.

J'apporte un café et une aspirine.

Oui. J'ai besoin d'une aspirine.

Merci.

Je n'ai rien eu à payer.

Le gitan m'a avancé les 70 000 pesetas.

- Moi, à M. Robert... - Celui qui bosse pour M. Sicre ?

Oui. Tu ne comprends pas ?

M. Sicre a convaincu Franco d'apporter ce whisky en Espagne.

J'ai donné ses 50 000 pesetas à M. Robert.

Ce soir, j'ai les caisses de whisky,

je les file aux gitans, tout le monde est content.

Surtout moi.

Je me fais 20 000 balles.

C'est un win-win, comme disent les Américains.

Ton oeuf, win-win.

Tu pourrais te laver pour passer à table.

Les choses changent, Ana Mari, vraiment.

L'Amérique est à la mode.

Franco le sait, donc il ouvre les portes.

Ca lui convient aussi. Il y voit le capitalisme.

Tu connais la loi de l'offre et de la demande ?

Bien sûr que non, analphabète.

C'est la base du capitalisme.

Le communisme c'est tous égaux, tous pauvres.

Le capitalisme, c'est...

premier arrivé, premier servi.

Il faut être à l'affût de l'occasion.

- Tu me suis ? - C'est légal ?

Légal ou illégal, c'est relatif.

Je suis un simple intermédiaire qui a eu la chance

de croiser un Américain qui apporte du whisky. Voilà tout.

Tu veux quoi ?

Que tu gardes le whisky ici ce soir.

Ecoute, Manolo.

Tu ne m'as pas bien cernée.

J'ai mes raisons d'accepter cette mascarade.

Je ne suis pas une délinquante qui se fiche de tout.

Tes magouilles, c'est dehors.

Sauf si elle est impliquée.

La patronne ne doit rien savoir.

- C'est de la contrebande ? - Et alors ?

Demain, quand elle se lèvera, il ne sera plus là.

Ton frère va m'aider.

Du champagne ?

Laissez tomber, Ana Mari.

Excusez-moi.

Attends.

Regarde. Il est taché.

Il faut changer les draps.

Qu'y a-t-il ?

C'est le sang ?

C'est normal.

Qu'y a-t-il ?

J'ai deux mois de retard.

Deux mois ?

- Tu as un petit ami ? - Non.

J'en avais un. Ce salaud est avec une autre.

Je ne voulais rien faire. Je n'ai jamais voulu.

Il insistait.

Il se collait.

Il se frottait contre moi.

Je sentais son machin dur, en bas.

Et un jour,

je l'ai laissé toucher mes seins.

Tu n'imagines pas.

Il était dans un état !

Il était incontrôlable.

Et ?

On l'a fait.

Tout ?

Je ne sais pas.

Je crois. Il a dit qu'il n'avait pas fait dedans.

Mais je suis sûre que si. A l'odeur.

Et parce que...

Dans ma culotte, j'ai vu son...

son lait.

Bonté divine.

Tu es encore une enfant à peine développée.

Je n'ai vraiment pas de chance. Pour l'avoir fait une fois.

Regarde-toi, mariée depuis quatre ans.

Tu n'es pas enceinte. Manolo le fait dedans, non ?

C'est privé.

Ce n'est pas ça, le pire.

Je n'arrive pas à me le sortir de la tête.

Je le referais maintenant.

J'ai adoré. J'ai beaucoup aimé.

Enormément. Quand j'y pense...

Je sens une chaleur !

Heureusement que j'ai la pierre.

Quelle pierre ?

Cette pierre.

Je l'ai toujours.

Pour me soulager. Sans homme, il n'y a pas de péché.

C'est péché aussi ?

Tu ne peux pas avoir ça ici.

Non. Je fais gaffe.

Gaffe ?

C'est avant qu'il fallait faire gaffe.

Je vais demander la grenouille devant celle-là ?

Attendez. Laquelle donnez-vous le matin ?

Ana Mari. Tu peux dire que c'est pour toi ?

Tu es mariée, qu'est-ce que ça fait ?

J'ai dit non.

Elles. Les longues.

Non. Bon sang ! Ce sont les barbituriques.

Avec ça, il va somnoler toute la journée.

Voyons voir.

- Les rondes, le matin. Am... - Amphétamines.

- Les longues, le soir. Bar... - Barbituriques.

- Je vous le note ? - Non, merci.

Pour vous, Soledad.

Mesdames.

Quelle joie de vous croiser ici !

J'aimerais vous dire quelque chose.

Oui. Allez-y.

Auriez-vous l'amabilité de dire à votre patronne

que mon mari n'a pas pu fermer l'oeil de la nuit

à cause des bruits de la fête ?

On n'est pas en mesure de lui dire quoi que ce soit.

Vous êtes les domestiques.

Oui.

Mais notre patronne est...

Ava Gardner.

Et mon mari est le général Juan Domingo Peron.

Isabel !

Bonjour.

Que voulez-vous ?

La petite...

Pilar.

Où vas-tu ? Pilar !

Tu es folle ? Tu veux te faire renverser ?

Qu'ils me renversent !

Renversez-moi ! Je m'en fiche !

Tuez-moi !

Fini les problèmes !

Ce sera terminé ! Fini !

Laisse-moi !

- Pas de ça avec moi. - Laisse-moi.

Ana Mari. Tu dors ?

Plus maintenant.

J'aurai besoin de ton aide avec les caisses.

Elles seront lourdes.

J'ai une hernie.

Tu as surtout un sacré culot.

Je dois me faire opérer,

mais j'ai peur.

Et dernièrement...

Non, rien.

Quoi ?

Tu vas rire.

J'en doute.

Parfois,

si je fais un effort, ou je ne sais pas pourquoi,

ça tire sur la hernie

et j'ai comme un oeuf qui sort.

Quand il sort,

je vois 36 chandelles.

Ca arrivait à Jorge San Pelayo.

Qui ?

Un des jeunes du camp de Santa Fe.

J'étais cheffe de triade.

Un jour, il est allé baisser le drapeau.

Il est resté plié de douleur.

Je l'ai soigné.

- T'as rentré son oeuf ? - Oui.

J'y suis allée en douceur.

Il est rentré.

Manolo.

Ana Mari.

Je descends pas.

- Quoi ? - Je descends pas.

- Tu ne m'aides pas ? - Non !

Enfoirée !

Oui ? Qu'y a-t-il ?

Je veux m'excuser pour ce matin.

Ne t'en fais pas.

- Va lui répondre. - Moi ?

Oui, toi.

- Non. Vraiment... - Vas-y, et ne reviens pas !

Bonjour.

Il va y avoir la fête.

Oui.

Madame a toujours aimé avoir des réserves.

Vous voyez le truc.

Allez, Cannelle.

Manolo !

Ca va, Jacinto ?

Bonjour.

Fais-moi plaisir.

La voilà.

Il n'y en a pas deux.

C'est 500 pesetas.

- C'est qu'un autographe. - Elle l'a embrassé.

Les gens se les arrachent. Tant pis pour toi.

Attends.

Aboule.

Tu vas me ruiner.

- Qu'achèterais-tu de mieux ? - Ce sera ma perte.

On est quittes.

Attends. Apporte-m'en un de Yul Brynner.

- Je ferai mon possible. - Et de Sophia Loren !

Olé !

Mon beau-frère !

Tu sens bon.

- Tu as fumé de l'herbe ? - Non.

Ne lui en donnez pas.

Je suçais un bâton de réglisse. C'est ça, l'odeur.

D'accord.

Ce gitan demandait après toi.

Ezequiel est ici.

Je vais le voir. Attends.

Ca va, Manolo ? Ce que tu es élégant !

N'est-ce pas ?

C'est ton beau-frère ?

J'ignorais que tu étais marié.

Qui est la chanceuse ?

Ne m'embrouille pas.

Regardez-moi ça !

Il péterait pas plus haut que son cul ?

Manolo ! Tu apportes des gâteaux ?

Non.

Comment va ta patronne, Ava Gardner ?

Elle attend les gâteaux.

Tu devrais l'amener chez mon oncle, t'en parles mais personne ne la voit.

Oui. Je dois l'amener.

Dis à ton oncle, Vargas, que j'ai ce qu'il voulait.

La livraison se fera demain matin.

- D'accord. - Floren l'apportera, mon compère.

Exactement.

Ils vont se les arracher. Il en redemandera.

Espérons.

Juste une chose.

Il est un peu...

dérangé ?

Pourquoi ?

Enfin, regarde-le.

Vous ne pouvez pas entrer.

Même une minute pour voir mon beau-frère ?

Qui est-ce ?

Manolo. Il travaille pour Ava Gardner.

Attendez ici.

Cosme.

Carmen !

Félicitations pour le mariage.

A quand les bambins ?

- Quand Dieu voudra. - Bientôt, j'espère.

Désolée, nous devons y aller. Merci beaucoup.

- Vous êtes très belle. - Merci.

- C'est Sophia Loren ? - Carmen Sevilla.

J'attends Sophia Loren depuis qu'ils ont ouvert.

Il y a l'acteur de "Ben Hur".

- Vraiment ? - Oui.

Je l'ai vu.

Floren ! Il est avec moi.

Tu bois quoi ? Je t'invite.

Un panaché citron.

J'ai de l'argent.

Regarde. Tu vois ce whisky ?

- Tu le vois ? - Oui.

Combien coûte le whisky ?

Avec de l'eau, 40 le verre.

Dans ce cas, deux panachés citron.

Tu peux boire pendant le travail ?

Bien sûr !

Tu vois le fric qu'ils se font ?

Tu veux la voir ?

Oui.

Où ?

Viens.

Regarde.

Tu la vois ?

Elle est très jolie.

Ici, tu ne voles pas. N'y pense même pas.

Manolo !

Viens danser.

Allez !

Manolo !

Vas-y !

Non.

Elle veut que tu y ailles. Va danser.

On ira à Villa Rosa ?

J'aime beaucoup...

Attention.

Manolo, je vais la coucher ?

Non. Je m'en charge.

- Va-t'en ! - On est arrivés.

Ca y est.

Un verre.

Vous voulez un autre verre ?

Vous avez déjà bu tout le Manzanares.

Encore une cigarette.

Il est tard, Madame.

Non, Manolo !

Il n'y en a plus.

Tu es tellement...

espagnol.

Torero !

Fort !

Appelle-moi Ava.

Madame.

Tu veux baiser ?

Viens là !

Embrasse-moi.

- Non. - Pourquoi ?

Quel est le problème ?

Tu es pédé ?

Pas pédé, mais...

Petit Espagnol.

Madame ?

Madame.

Vous dormez ?

C'est de l'eau, merde !

C'est de l'eau.

Merde !

Ivann Georges SUBTITULA'M

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