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Ma mère de João de Deus
Quand mon âme étend son regard anxieux
sur ce monde dont je ne fais pas encore partie,
dans les vagues floues de cette mer immense,
se détache une figure plus belle :
celle de ma sainte mère.
Tendre berceau où, dans mon enfance, j'étais suspendu
Ma sainte mère que je vois, et je pense, verrai toujours,
si Dieu est miséricordieux.
Comme des langues de feu qui s'attirent avidement,
nous nous enlaçons, mais nos bras retombent
car c'est alors que nous regardons et mesurons l'immense distance
d'où s'échappent les soupirs de la douleur de l'absence.
Groupe GOMAPE, village de Benfeita
Ta peau je veux caresser
Quand tu souris, le soleil naît enfin
Et me fait rêver un amour sans fin
Ton corps...
On démarre plus tant que c'est pas résolu. Je vais pas gâcher le matos...
L'EDF se pointe ici avec juste 30 ampères.
Moi, cette année, j'en ai eu 40.
L'an dernier, combien vous avez demandé ?
Et ça a tout de même sauté.
- Combien ? - Nous, 30.
- Et ils n'en ont pas mis 30 ? - Mais ça a sauté !
Cette année, on en a 40. Et ça saute encore ?
Mais tout est branché sur le même... On n'a jamais les 40 pour nous.
Et maintenant une vieille chanson : "Amour, amour passé".
- On va dans des patelins plus... - Plus quoi ?
- Peut-être plus grands qu'ici ! - Non, à Fajão, par exemple...
On a eu 40 et ça a pas sauté.
Hier, à Porto Castanheiro, ça a pas sauté !
30 ampères ?
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" tu me laisses, mon amour passé
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" de te voir ici, mon amour ami
Groupe musical DIAPASÃO, village de Pardieiros
Tu es partie Sans dire un mot
Tu as délaissé l'amour Sans aucune raison
Tu as trahi l'homme qui t'aimait
Qui t'attendait toujours Le cœur plein d'amour
Maintenant que je t'ai perdue à jamais
À mon cœur, tu ne mens pas Même que tu dises non
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" tu me laisses, mon amour passé
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" de te voir ici, mon amour ami
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" tu me laisses, mon amour passé
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" de te voir ici, mon amour ami
Quand les gens disent comme ça : "C'est de la musique de bal".
La musique de bal n'existe pas. Toute musique est de bal.
Parce qu'on va dans une discothèque et qu'on danse.
C'est évident que si l'on danse, la musique c'est pour danser,
c'est de la musique de bal.
Maintenant il y a les groupes de musique légère portugaise.
Comme nous faisons aussi une rétrospective de la musique
d'autrefois, des "mélodies de toujours".
Le Diapasão est un groupe de musique légère, et en échange
j'alterne avec peut-être 80°% de musique bien plus romantique.
J'ai toujours aimé être plus moi-même,
transmettre plus... la romance, pas vrai ?
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" tu me laisses, mon amour passé
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" de te voir ici, mon amour ami
Bonjour, chers auditeurs. Bon après-midi à tous.
Il est 15 h 13, maintenant.
Et comme c'est jeudi, vous allez entendre de 15 h à 17 h,
le programme "Nous, les femmes".
Pourquoi as-tu été aussi méchante Pourquoi as-tu fui tant de passion
Maintenant tu dois le regretter Tu as l'âme perdue...
"Nous, les femmes" est un programme de Natália Novais et Manuela Pinto.
En général, avec un invité dans le studio mais toujours avec les
invités de l'autre côté, vous,
les meilleurs auditeurs du monde.
Ah quelle "saudade" tu me laisses, mon amour passé
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Normalement j'ai un invité dans le studio,
mais aujourd'hui j'ai beaucoup d'invités.
Un accueil très spécial pour ce groupe sympathique
qui se trouve dans notre studio...
Ah quelle "saudade" tu me laisses, mon amour passé
Ah quelle "saudade", ah quelle "saudade"
Ah quelle "saudade" de te voir ici...
Et oui, en plus de nous retrouver "online",
nous participons aussi aujourd'hui à un film.
Ce qui nous honore beaucoup, nous, à Radio Club Arganil.
- 12... - 24...
322...
- 25... - 14...
323...
324...
Salut Quim. Tu es fier de toi ?
- C'est quoi ce bordel ? - C'était des dominos...
pour le générique de début du film.
Mais il n'y a pas de dominos dans le film...
Tu trouves ça bien de faire ça à tes producteurs ?
Il faut qu'on parle, mon ami.
présentent
un film de
CE CHER MOIS D'AOÛT
- SÉCURITÉ -
Personne à Coja ne connaît la rivière Alva comme Paulo "Meunier".
Personne à Coja. Paulo est né à côté de la rivière Alva.
Son père était meunier, il avait un moulin.
Enfin quoi, Paulo "Meunier" c'est Paulo "Meunier". "L'enfant de la rivière".
Il contrôle l'eau comme il pense devoir la contrôler, bien que l'eau
ne le contrôle pas toujours comme il croit qu'elle doit le contrôler.
Donc Paulo est un connaisseur né de ce qu'est la rivière Alva.
Évidemment qu'ensuite avec l'alcool... les choses se transforment et donc
il perd la notion de connaître, de ne pas connaître...
Orchestre Torroselense "Estrela d'Alva" S. Paio de Gramaços
- Bienvenu au Moto Club de Góis -
Arganil, fêtes de la Sainte Patronne
Journal "District d'Arganil 103 ans au service de la région"
Le journal a été fondé par mon grand-père maternel,
Eugénio Moreira en 1901, le 1er janvier 1901.
Le journal a commencé par donner des nouvelles régionales.
Et ces nouvelles régionales ont fait que,
ceux qui sont partis au Mozambique, en Angola, au Brésil
et puis les émigrants portugais en Allemagne et en France...
aient commencé à appeler le journal "la lettre de famille".
Le journal était considéré comme une lettre de famille
parce qu'il donnait des nouvelles de qui était malade, des anniversaires,
des mariages, des déménagements...
Groupe Arys, village d'Anseriz
C'est Notre-Dame de la Conception !
Fábio, regarde là-bas !
Bon, nous allons prendre notre dernier appel de l'heure.
C'est Ricardo... Ricardo comment ?
Ricardo Santos. Il nous appelle de Candosa.
Ça va, Ricardo ?
Ricardo, qui nous sponsorise ?
- Je voulais écouter Tony Carreira... - Qui nous sponsorise ?
C'est le restaurant "A paragem", je le dis pour vous.
Tony Carreira... Quelle chanson ? N'importe laquelle ?
"Dans mon petit... village".
Bon, alors, c'est "Rêves d'enfant".
Je me souviens d'un village perdu de la Beira
Là où j'ai vu le jour
Je me souviens d'un petit garçon solitaire
Qui rêvait de devenir un jour...
Rêvait d'être chanteur de chansons d'amour
Grâce à Dieu, il a réussi
Dans ce petit village, le garçon c'était moi
Et aujourd'hui en chantant, dans chaque chanson
Je porte ce lieu dans mon cœur
L'enfant que j'ai été
Et l'homme que je suis, rien n'a changé
Et aujourd'hui en chantant je ne peux oublier
Ce lieu où j'ai vu le jour
C'est si bon de se souvenir de ce petit coin
Et des rêves d'enfant
J'ai la vie que j'ai souhaitée Pas toujours heureuse
Mais c'est celle que j'ai choisie
Malheureux en amour mais finalement chanteur
La vie m'a donné ce que j'ai demandé
Si je pouvais à nouveau rêver
Je ferais de même, vous pouvez me croire
Et ce petit garçon je serais de nouveau
- Bon, qui commence ? - Celui qui est venu... !
- Tu sais pourquoi je suis venu, non ? - Explique-moi.
Quand j'ai commencé la production on m'a donné ce scénario...
Je pensais que c'était ça le film que tu allais faire.
Je n'ai toujours pas d'acteurs pour le film. Ça c'est un film d'acteurs.
Tu n'as rien à dire ?
Je veux des gens. Je ne veux pas d'acteurs.
Alors trouve-les.
Je les trouverai.
Ça fait... Quel âge a Isaura ?
Je ne sais pas, 42, 43 ? Près de 50. Pas loin...
- Bon, si elle a 43... - Je me suis marié à 18 ans.
Puis j'ai eu ma fille à 19. J'ai 61. Maintenant, il suffit de compter...
- Mais quel âge a-t-elle ? Je sais pas. - Je ne sais pas. De tête, non.
- Quarante et quelque ? - Je crois que oui.
- Quel âge as-tu ? - 61.
- 61 ou 68 ? - 61 !
- Tu as 61, toi ? - Ben oui.
- Et moi, 68. - 67, toi.
Soixante et... quelque chose comme ça.
Alors, je suis venu ici vers les 25 ans, plus ou moins...
T'en avais moins...
J'ai pas fait mon service militaire et après j'ai rencontré cette dame.
J'en ai eu d'autres, des mieux, mais celle-ci m'a mis le grappin dessus.
Elle m'a mis le grappin dessus, et je suis resté par ici.
Mais j'ai couru toutes ces montagnes et plus loin encore.
Des femmes bonnes... Mieux qu'elle, mais bon... C'est comme ça !
C'est ainsi que... je me suis marié en août,
- et en août suivant, ma fille est née. - J'avais 19 ans.
Ma femme était presque comme les mules...
Enceinte pendant un an !
En août de l'année suivante, ma fille est née.
Après...
- Il y a eu 7... 7 ou 9 ? - 7.
7 ans sans en voir venir un autre.
Puis un garçon est né.
Et maintenant, on est tous là, grâce à Dieu.
... Plein de bonheur Plein d'années de vie
Aujourd'hui est un jour de fête Nos âmes chantent
Pour le petit Gordon Un tonnerre d'applaudissements
Indien !
Gordon !
Encore une ! Encore une ! Encore une ! Encore ! Encore ! Encore ! Encore !
- Merci, Luís. - Joyeux anniversaire, grand chef.
Merci beaucoup.
"Grand chef" !?
"Grand chef" !?
Gordon. Comment es-tu arrivé ici et pourquoi es-tu resté ?
C'est une longue histoire... Je voyageais dans mon taxi
depuis la Hollande, l'Angleterre et la France.
Je devais voir un ami au Portugal, un ami de mon frère.
Je suis arrivé tout d'abord à Digueifel.
Traduction ?
- Allez, vieux. Parle. - Non, non. Traduction.
Oh, traduction. OK.
Il est venu de Hollande.
Il est arrivé ici, il a trouvé que c'était très marrant ici
et puis il fuyait l'Europe du Nord.
Moi, je crois qu'on vient tous se paumer dans ce trou.
Quelle est la beauté de cet endroit ?
Je crois que... Désolée.
Quelle est la beauté de cet endroit ?
La beauté de cet endroit ?
C'est dément. C'est magnifique. C'est la liberté.
- Traduit ça ! - Oui, c'est la liberté, tout est très beau,
mais je persiste à croire que...
il y a du racisme entre Portugais et étrangers,
mais c'est mon opinion, pas la sienne.
- Demande-lui ça. - OK.
Y a-t-il du racisme entre Portugais et Anglais ?
- Très peu. - Très peu ?
- Très peu. - OK. On a des opinions différentes.
Je suis portugaise, et juste car je viens de Lisbonne...
je suis une "achadiça".
On m'appelle "achadiça". C'est-à-dire : tous ceux qui ne sont pas d'ici.
Même les chiens.
- Et pourquoi ressens-tu ça et pas lui ? - Peut-être parce qu'il ne comprend pas.
La langue, je veux dire, je ne sais pas.
Ou parce que... je ne sais pas.
Il a été bien reçu. Il a été un des premiers arrivés.
Ceux qui sont venus ensuite étaient des freaks,
des hippies qui vendaient des drogues, qui...
Lui non. Il travaillait sa terre et on le considérait très dangereux
parce qu'il se promenait nu, sa hache à la main, sur son terrain...
enfin, à cultiver ses tomates.
Nous allons démarrer une nuit d'attente.
En espérant que tout aille bien, que les cochons viennent,
et que ce ne soit pas comme hier alors que vous en avez vu 7 et moi 10
sans pour autant n'en tuer aucun car la lune était très faible.
Je vous souhaite donc à tous bonne chance
et nous allons procéder au tirage au sort, d'accord ?
Alors voyons... Les derniers arrivés sont les premiers servis.
Non, le premier va être Zé, junior.
Il s'est formé en architecture et c'est le premier du jour.
Vas-y, Zé. Mais attends, il faut en tirer un sans regarder dedans,
et ensuite tu dis quel numéro et le nom du poste, d'accord ?
- Porto Céu Baixo. Numéro huit. - Numéro huit. Porto Céu Baixo, huit.
Donc, c'est à Zé de Buana, Fils.
Tu vois là ! Regarde le sanglier !
- Regarde le sanglier ! Tu vois rien... - Il est là ! Il est là !
Pan ! Pan ! Vas-y, tire ! J'ai pas de lingots moi.
Il est pas mort encore. Il est pas mort encore.
Attends. Attends ! Ne t'enfuis pas !
Paulo "Meunier" veut se faire remarquer à Coja...
alors il n'a rien trouvé de mieux que de sauter du pont.
Ce n'est pas que ce soit le maître de la rivière Alva.
Il n'a rien trouvé de mieux pour se faire remarquer que
de sauter du pont juste au Carnaval.
Et pas seulement parce qu'il était ivre, mais parce les gens le payaient...
On l'appelle "l'enfant de la rivière".
"Enfant de la rivière" parce qu'il avait du temps libre.
Moi aussi, j'ai été connu comme "l'enfant de la rivière",
mais avant de commencer à travailler.
Mais je pense que vous donnez trop de valeur à une personne qui...
Il peut le mériter en tant que personne mais il ne fait strictement rien.
La seule chose pour laquelle il est connu, c'est le Carnaval...
car il se pointe sur le pont et saute.
Genre il est au bord de la rivière sans rien faire, ou quoi,
sa mère arrive et l'appelle, et lui, enfin...
Ici, y a pas beaucoup d'industries,
mais le peu qu'il y a, il disait être ou le patron ou son fils.
Sa mère : "Paulo, rentre à la maison."
"Tiens, ma domestique m'appelle !"
Il appelait sa mère sa domestique...
Enfin, c'est des choses d'ici, de la montagne,
de ces choses insignifiantes...
Basílio et Fils avec la population de Pardieiros
Un verre de vin à la main
Je mourrai dans une cave
Un verre de vin à la main
Les bouteilles seront les chandelles
Le tonneau sera le cercueil
Je mourrai dans une cave
Un verre de vin à la main
Cette nuit est la "nuit des couilles".
Ça a commencé il y a très longtemps.
À l'époque de nos, de mes grands-parents.
Seulement les hommes.
Ce jour-là, on tuait les moutons pour la fête.
Alors on enlevait les testicules au mouton,
et tous ceux qui tuaient les moutons devaient donner les testicules.
Pour la fête des hommes.
Puis on commençait à jouer... les accordéons, les guitares
et on se mettait à chanter l'un après l'autre.
Et bon, il ne restait que quatre ou cinq hommes
à jouer quand la nuit arrivait car les autres étaient rentrés chez eux.
Ce groupe de musiciens et chanteurs allait de porte en porte,
et appelait les gens à sortir pour leur ouvrir la cave
et les inviter à boire un petit coup pour étancher leur soif.
Plus tard, avec l'évolution de la société,
les femmes commencèrent à faire le dîner à part.
Les testicules n'existent plus, ils sont devenus rares.
On a commencé à ajouter de la morue.
Et puis il n'y a plus eu de testicules, seulement de la morue.
Ouvre-toi, tombe, et brise-toi
Car ma mère je veux voir
Sur les joues je veux l'embrasser
Avant qu'elle ne retourne en poussière
C'est un plaisir que de pouvoir vous montrer ceci après tout ce temps.
Je vais juste donner quelques explications.
Parfois, les gens pensaient que c'était un documentaire sur ce lieu,
sur la forêt de Margaraça.
Ce n'est pas ça. Je veux dire, c'est une petite histoire,
qui a été réalisée ici parce que nous avons trouvé
que c'était le décor idéal,
mais à vrai dire, c'est un peu l'histoire
du Petit Chaperon Rouge version film d'horreur.
Bien que je ne pense pas que ce soit ni trop spectaculaire ni choquant...
- On va fermer les yeux aux petits... - Ce n'est pas la peine.
Mais en tout cas, je voulais expliquer : le Petit Chaperon Rouge version gore,
et qui se déroule ici, dans la forêt de Margaraça,
dans cette petite maison que nous avons découverte
et qui a été idéale pour faire le film.
Et surtout qui doit beaucoup aux gens d'ici...
"Tu ne toucheras plus ta fille."
"Oui, mère."
"Je veux que tu partes loin."
"Oui, mère."
"Que fais-tu ?"
"Oui, mère."
- - "Non, mon fils." - "Oui, mère."
La hache...
Quelle hache ?
Celle de l'homme qui a découpé... qui a tué sa femme.
Comment c'était cette histoire déjà ?
Ce garçon était d'un patelin proche du mien.
Je suis de Casal de Esporão, Commune et District de Viseu...
- C'était l'ivresse. - ... lui est de Pedrosas,
Commune de Sátão, District de Viseu...
- C'était l'ivresse qui a causé ça. - Vous avez compris ?
Je suis de Casal de Esporão, Commune et District de Viseu
et l'autre, celui qui a tué, est de Sátão, Commune de Sátão, District de Viseu.
Elle buvait et il buvait aussi... Voilà, c'était à cause de l'ivresse.
Moi, je revenais de plus loin que la ferme, lui s'appelait Isaías.
On s'entendait bien, nous et lui, et lui et moi.
"Eh Agostinho ?" C'est moi. "J'ai tué ma femme !"
"Ne dis pas une chose pareille !" "Si, je l'ai tuée".
- Il s'est rendu... - "Si, je l'ai tuée".
Il transportait des fenêtres,
des fenêtres pour sa maison qu'il construisait plus loin,
comme ça, sous le bras.
Je les ai vus là-bas, près d'un camélia.
Elle était déjà bien partie...
Lui n'avait pas l'air trop soûl, lui n'avait pas l'air trop soûl...
Mais elle l'a provoqué,
il monte et elle le suit en l'insultant,
il monte, pose les fenêtres, prend la putain de hache... et voilà.
C'était fini !
Et puis il vivait chez l'ingénieur, en face de chez moi.
J'étais là et il était là-bas...
"J'ai tué ma femme"... Ben, il est allé se préparer, il s'est lavé...
- Quand les gendarmes sont arrivés... - Il s'est occupé d'elle et tout.
... il était déjà à sa porte à attendre les gendarmes quand ils sont arrivés,
il est monté dans la voiture, ils sont partis et voilà.
Après ça a traîné...
Après il lui fallait un avocat, il lui fallait un avocat.
Ils m'ont demandé de témoigner,
je sais pas si c'était la mairie ou bien qui, et Maître Pedro,
d'Arganil, qui était son avocat, m'a fait dire de passer plus tôt,
un peu avant le jugement,
pour aller le voir à son cabinet qu'il voulait me parler.
Alors je m'y suis rendu, un peu avant le jugement comme prévu.
Je me suis rendu au cabinet de Maître Pedro.
"Alors, M. Agostinho, comment tout ça s'est-il passé ?"
"Ben, M. Pedro, moi j'ai vu tuer personne, mais je sais ça, ça et ça".
"Maintenant, vous y allez", il a tout de suite pris sa robe sous le bras,
c'était l'heure.
"Vous y allez et vous dites ça, ça, ça et ça".
Mais quand je suis arrivé là-bas, j'ai eu honte.
Là-bas j'ai eu honte de dire ce qu'il m'avait dit.
Qui d'autre ?
C'est notre salaire minimum assuré.
C'est "El Matador".
Ici, l'entrée de la balle...
La maison nocturne où toute la nuit il y a une ambiance de fête
De loin on entend divers instruments à corde et des cuivres
Des bohémiens buvant, chantant et dansant au son de l'orchestre
Un son strident qui lui a valu le nom de Son de Cristal
La maison nocturne où toute la nuit il y a une ambiance de fête
De loin on entend divers instruments à corde et des cuivres
Des bohémiens buvant, chantant et dansant au son de l'orchestre
Un son strident qui lui a valu le nom de Son de Cristal
La maison nocturne, boîte connue, lieu de mauvaise renommée
Les portes ouvertes toute la nuit ceux qui le veulent rentrent
Cependant cette nuit-là sans que je l'attende est entrée une dame
Je suis resté muet de surprise car il s'agissait de ma femme
Elle s'est lassée de dormir seule en m'attendant
Et cette nuit-là, elle a décidé d'en finir avec sa longue et maudite attente
Elle n'a plus voulu continuer sa vie de femme honorable
Si en vérité ça n'a servi à rien d'être la femme vertueuse qu'elle était
Elle a décidé d'abandonner son rôle d'épouse
Pour vivre parmi les femmes de la nuit qui sont nombreuses en ce lieu
Ma vie, toujours plus errante se poursuit maintenant
J'ai changé l'épouse en femme de la rue
En la plus récente dame du Son de Cristal
Groupe musical DIAPASÃO, village de Pardieiros
Bien !
À toi, Patrícia. Enlève le frein.
On ne joue pas n'importe comment...
On joue comme ça : on le prend dans la paume...
on pose la pointe des doigts...
- et enfin on le lance... - C'est bon !
- ... en le balançant comme ça. - J'ai compris !
Bien, Patrícia.
Bonjour. J'ai besoin d'un renseignement.
Dans un café, on a vu ces papiers.
Pouvez-vous me dire qui est le responsable des castings du film
- Ce Cher Mois d'Août ? - Le casting, ce n'est pas moi.
Moi, c'est le son. J'enregistre les trucs là.
Le casting, je crois que c'est cette fille là-bas, de la prod.
La pauvre petite dans la chaise...
- Ah, oui. Et elle s'appelle comment ? - C'est Patrícia.
- Gagné. - J'ai gagné des points !
Bonjour. Pouvez-vous me dire qui est le responsable des castings du film
- Ce Cher Mois d'Août ? - Ce n'est pas moi qui décide ici.
D'ailleurs si c'était moi, ça se passerait autrement.
Parle avec le type à lunettes, de l'équipe de réalisation.
Lequel des deux ? Avec ou sans chapeau ?
- Sans chapeau. - Pardon.
Merci.
Bonjour.
Qui est le responsable des castings du film Ce Cher Mois d'Août ?
- Les castings ? - Oui, j'ai lu ce papier dans un café...
C'est un peu compliqué... On est en plein dans une partie de "malha".
- Je voulais juste parler au responsable. - Bien !
Tu peux parler au garçon en rouge.
- Je peux vous parler ? - Hein ?
C'est vous le responsable des castings du film Ce Cher Mois d'Août ?
Hein ? Oui. Je veux jouer.
Bon, alors, c'est passé ou pas encore ?
- Oh mademoiselle laissez-le jouer... - C'est fini.
Juste un petit renseignement... C'est fini ?
Et il n'y a plus de chance ?
Je veux rejouer ! Je veux rejouer !
Ne touchez pas aux disques, s'il vous plaît ! Celui là-bas est à M. Miguel.
Mais il n'y a vraiment plus de chance ?
C'est qu'on trouve cette idée très intéressante.
On est en vacances...
Mais là on travaille. Tu vois qu'on n'a pas le temps ?
- Et cet après-midi ? - Cet après-midi, on travaille.
- Et demain ? - Demain on joue ici à... on travaille.
Alors... Je peux parier ?
Si je fais tomber le piquet, je joue dans le film.
D'accord ?
Ça marche ?
Change de jambe.
Change de jambe, tu n'es pas gauchère.
Tourne. Comme ça...
Tiens-le dans la paume et serre-le.
Tire... Tire...
J'avais mal partout et j'ai dit comme ça :
"Je ne vais pas à la procession parce que j'ai mal partout".
Je ne pouvais pas bouger, je n'arrivais pas à marcher.
À un moment donné, il y a un monsieur à l'église :
"Il me manque une personne pour porter le brancard".
Je ne sais pas ce qui m'a pris, je suis allé porter un des brancards,
celui où il manquait quelqu'un,
c'était la Sainte Reine, je m'en souviens bien.
Depuis, j'ai toujours porté la Sainte Reine, chaque année.
Je remontais le tertre,
en portant la Sainte...
Je remontais par là, je souffrais tant
que des larmes de douleur coulaient sur mes joues.
Je continue à monter et Notre-Dame de la Santé avait déjà fait demi-tour
et redescendait. Alors j'ai croisé Notre-Dame de la Santé,
car quand la procession arrive ici, à cette petite place,
elle en fait le tour et redescend.
J'ai regardé Notre-Dame de la Santé...
D'ici jusqu'à la fin de la procession, j'ai plus eu mal.
Dites-moi, vous, qu'est-ce que c'était ?
Je souffrais...
J'avais une opération de prévue d'une hernie discale
et je n'ai toujours pas été opéré.
- Voyons, Manel... - Ça fait 14 ans.
- C'est ce qui s'appelle avoir la foi. - Non.
J'ai regardé Notre-Dame de la Santé, Je ne suis ni pratiquant, ni religieux,
je n'ai pas la foi...
Voyons...
J'ai regardé Notre-Dame de la Santé, et après je n'ai plus eu mal.
- C'est une coïncidence... - Ça peut être une coïncidence.
Ça peut être n'importe quoi.
Après les gens confondent...
Mais je remontais...
Même le président de la confrérie m'a demandé :
"Tu veux qu'on te remplace ? T'as mal ?"
"Non, je tiendrai jusqu'au bout".
Avec le brancard et une hernie discale, vous imaginez...
- Oui, mais bon... - Je l'ai croisée là-bas.
Quand je suis redescendu, je n'ai plus eu mal.
Notre-Dame de la Santé montait et moi je descendais.
Tu as attribué ça à Notre-Dame et...
- Oui, je l'ai attribué à ça ! - Alors tu dois respecter ça...
- ... et tu vas maintenir cette tradition... - Oui.
Tu dis que tu vas reporter le brancard de Notre-Dame...
de la Sainte Reine Isabel, non ?
Je porte la Sainte Reine, pas Notre-Dame de la Santé,
normalement ce sont les femmes qui la portent, à cause des promesses.
- Je porte toujours la Ste Reine Isabel. - La Ste Reine. D'accord.
C'est comme aller à Fátima.
Les gens vont à Fátima à cause d'une foi quelconque...
Ce n'est pas en la Ste Reine que j'ai la foi...
Mais tu l'associes à ce moment. Pourquoi es-tu allé chercher ça ?
Parce que tu l'as intériorisé... Ça t'est resté, ça t'a marqué.
Armando Nunes, Karaoké à Coja
Couvrez-moi de votre voile d'amour Gardez-moi dans la paix de votre regard
Tu es beau !
De voir les blessures et la douleur qu'il me faut supporter
Tu es beau !
Que les pierres de mon chemin mes pieds puissent supporter fouler
Même blessé par les épines Aidez-moi à passer
Tu es beau !
S'il reste encore des blessures en moi Sainte Mère, enlevez-les de mon cœur
Et à ceux que j'ai fait souffrir je demande pardon
Si je mets mon corps à l'épreuve de la douleur
Allégez le poids de la croix
Intervenez pour moi, Sainte Mère, auprès de Jésus
Notre-Dame donnez-moi la main
Prenez soin de mon cœur
De ma vie, de mon destin
Notre-Dame donnez-moi la main
Prenez soin de mon cœur
De ma vie, de mon destin
Le long de mon chemin
prenez soin de moi.
- POMPIERS D'ARGANIL -
- Poste de surveillance -
0-5. C'est 41-5. J'écoute.
"0-5. À l'écoute. 41-5, transmettez."
0-5. C'est pour vous informer de la relève de la surveillance.
Sónia Bandeira part et Clara prend le relais. J'écoute.
Je suis garde depuis trois ans.
Au départ, j'ai choisi de venir ici parce que c'est un travail d'été
qui me laisse du temps pour faire d'autres choses.
Ici, je n'ai qu'à surveiller si je vois de la fumée
et transmettre sa position au centre du district.
Je fais l'horaire de nuit ou celui du jour,
mais c'est toujours 12 heures.
Pendant ces 12 heures, en plus de marcher sur la terrasse
pour voir si j'aperçois un feu, je chante, je danse...
- Tu chantes ? - Je chante.
Pour me distraire un peu, je marche dehors et je chante.
Normalement je chante juste pour les oiseaux et le vent.
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre ma vie sans t'avoir
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre sans toi
J'te dis que "Choux" a voulu me l'acheter.
J'aurais peut-être dû lui vendre cette nuit-là...
Je serais tout le temps avec lui et j'aurais le fric dans ma poche.
- Acheter quoi ? - Une fois, t'as voulu m'acheter le môme.
Le môme ?
Dis pas ça. On va me mettre en prison. T'es fou ou quoi ?
- Tu te fais des films... - C'est pas vrai ? Tu te rappelles pas ?
- Acheter le môme... - Tu racontes des histoires, fais gaffe...
Alors elle venait chez sa belle-mère, enfin ma mère quoi,
elle lui fauchait de l'argent et d'autres choses.
Moi j'ai été malin, je l'ai engrossée. Elle s'est enfuie, tant mieux.
J'ai gardé tout ce qui était à elle. Tout !
Elle a emmené le gosse ? Le gosse d'ici cinq ou six ans,
il voudra savoir qui est son père. Il viendra, t'inquiète !
- Tiens Ramiro, combien de fils il a ? - J'en sais rien ! C'est son problème.
Moi j'en ai pas. Personne encore n'est venu chez moi me dire :
"Celui-ci est à toi." Alors, tout va bien.
Enfin c'est comme ça : Paulo "Meunier" c'est quelqu'un... comment dire ?
C'est quelqu'un qui se laisse influencer par les autres.
Alors, cette nuit-là, je suis arrivé au bar où se trouvait Paulo.
Paulo, il n'était pas... comment dire ?
Je dis pas en très bon état, mais enfin c'était déjà plus vraiment Paulo.
Il a été pris par l'ambiance,
il a été presque obligé de sauter du pont, voilà.
Nous, on buvait un coup.
Y'avait une gamine qui...
... croyait pas que Paulo était capable de se jeter,
peut-être bien que... des trucs de gamine.
Paulo a tenu tête, j'ai essayé de le dissuader,
il n'en démordait pas, et tout d'un coup
je vois des tennis, des vêtements par terre.
Et sa bière posée sur le parapet d'une fenêtre :
"Je vais sauter pour que personne ne doute".
Et d'un coup, je vois Paulo se diriger vers le milieu du pont et se jeter.
Et j'ai compris que, même si Paulo c'est "l'enfant de la rivière",
quand il a fait la plongée, qu'il s'était fait mal.
J'ai vu qu'il se plaignait d'un pied ou d'une jambe, enfin de quelque part.
Son frère a été le chercher, et, donc, il n'était pas bien.
- Jette-la par là-bas. - C'est mieux.
C'est mieux ? Si c'est mieux, c'est mieux.
Vaut mieux aller chercher le cendrier que de foutre ça par terre.
Bon, d'accord.
Tu t'es déjà baladé par ici...
- Ici, on fait que boire et fumer. - Il est bon ce vin.
Et ben, si on meurt...
Écoute, j'ai pas tué mon père. Mon père est déjà mort.
C'est pas moi qui l'ai tué. Tu piges ?
Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Que je me flingue pour ça ?
- Ça en vaut pas la peine. - Alors...
Putain mais t'as rempli mon verre ! Tu fais chier.
- Je l'ai rempli, mais... - Ouais. Ouais. Je t'ai vu.
Mon verre était pas comme ça, c'est sûr.
J'en suis sûr et certain. J'suis peut-être bourré mais...
- À ta santé, va ! - Tu veux me bourrer la gueule.
T'y arriveras pas.
Cul-sec.
Eh, je peux pas boire d'alcool, moi. Encore moins du vin rouge...
J'aime pas le rouge.
- Au fait, y a quoi pour le dîner ? - Et ben, faut qu'on le prépare encore.
Vous filmez des choses qui n'ont rien à voir avec ce que j'imaginais.
Ce sont des extras.
Ce sont des extras ?
Des extras...
Des extras...
"Tânia : Quinze ans.
"Brune. Pas très grande mais élancée.
"Elle fait attention à ce qu'elle porte et se maquille parfois trop pour son âge.
"La passion pour la musique, héritée de son père et une belle voix juste
"ont fait d'elle la vocaliste du groupe Estrelas do Alva depuis ses treize ans.
"Elle est intelligente, déterminée, affable, sociable, disponible et
"généreuse bien que parfois elle se la joue un peu et boude
"à cause des blagues des garçons pendant les concerts.
"Domingos :
"Domingos est un homme qui a réussi localement,
"il possède deux taxis..."
- Un taxi. - Un taxi.
"Une petite boutique de disques..."
Pas de boutique. Pas d'argent, pas de boutique...
"... Mentor du groupe Estrelas do Alva".
"La quarantaine, il présente bien, signe d'une vie bien réglée.
"Éclectique dans ses goûts musicaux... avec une préférence pour les classiques :
"Julio Iglesias, Tony de Matos, Marco Paulo version romantique.
"Outre sa passion pour la musique, il ne vit que pour Tânia, sa fille."
Ensuite...
"Hélder : 17 ans. Cousin de Tânia.
"Joli garçon, assez éduqué et intelligent.
"Il vit à Loures avec sa sœur, mais il va partir cette année
"à Strasbourg avec ses parents émigrés.
"... un côté banlieusard...
"Une très bonne oreille, il retient des musiques immédiatement et
"sans aucun effort, comme un surdoué."
Où sont ces gens-là ?
Rapportez-moi de l'argent de Lisbonne
et je serai ici avec les personnes pour interpréter ces personnages.
Oui, mais pour combien de temps tu vas encore filmer,
avec toute cette équipe et sans les acteurs ?
Fábio fait partie de ces personnes presque parfaites.
Il est très polyvalent.
C'est quelqu'un qui joue très bien qui sait mesurer les distances,
qui sait très bien équilibrer l'équipe.
C'est quelqu'un qui joue au hockey avec sa tête.
Il arrive à concilier ce qui est difficile dans le hockey,
rouler en patins, avancer avec la crosse dans les mains, avec une balle
et penser à ce qu'on peut faire avec tout ça.
Et puis, Fábio, dans la vie privée, est un bon garçon, pas vrai ?
C'est un élève excellent,
c'est quelqu'un qui,
contrairement à ce que beaucoup de gens pensent,
n'abandonne pas ce qu'il aime faire : jouer de la guitare,
pratiquer un très bon anglais, jouer très bien au hockey,
mais sans négliger ses études.
Il arrive à tout concilier.
Il a une méthode géniale qui sert d'exemple à tout le groupe.
Je suis son entraîneur depuis qu'il a 4 ans, quasiment.
J'ai accompagné Fábio depuis le début,
je l'ai toujours suivi...
à l'exception d'une année,
mais c'est un garçon toujours en évolution.
Ce n'est pas un garçon qui s'est fait du jour au lendemain,
c'est quelqu'un qui s'est construit progressivement...
Répétition du Groupe Broken Skull Oliveira do Hospital
C'est quoi ça ? Où est Zé ? Tu veux pas accorder la guitare ?
- Tu pratiques le hockey depuis longtemps ? - Oui. Depuis 15 ans.
- 15 ans... - J'avais deux ans...
- Et comment arrivais-tu à patiner ? - Ben, en m'entraînant.
Mais au début, j'ai fait quelques chutes, ça fait un peu mal.
Les patins... j'ai essayé une ou deux fois, c'est compliqué.
- Ceux à roulettes ? - Oui, ceux à roulettes.
- C'est plus difficile ? - Non. Je trouve pas. Enfin pour moi,
forcément, je suis aussi plus habitué, c'est plus facile...
Et toi, tu fais quoi ? Normalement ?
- Je suis garde, garde forestier. - Ah ouais ?
- L'été seulement. - Tu es garde ?
Aujourd'hui, je suis heureux Je vais être avec toi
Tôt le soleil a commencé à briller
Aujourd'hui, même le temps est notre ami
Mais quel beau temps pour se promener !
Me promener avec toi aimer et être heureux
Qu'est-ce que je veux de plus dans la vie ?
Avoir de l'amour et beaucoup d'amour à donner
Avoir de l'amour et beaucoup d'amour pour aimer
Me promener avec toi aimer et être heureux
Mais peu importe ce qui se dit
Qu'aimer ainsi c'est pour jouer
Viens, amour, viens te promener
0-5, ici 41-5. J'écoute.
0-5, je vous signale une colonne de fumée à 357° de ma position.
Viens voir la belle fin de journée
Et comme c'est bon être que tous les deux
Même si la journée est finie L'amour ne s'arrête pas
Parce qu'il y a beaucoup d'amour en nous
Me promener avec toi aimer et être heureux
Qu'est-ce que je veux de plus dans la vie ?
Avoir de l'amour et beaucoup d'amour à donner
Non, non, s'il est boiteux, c'est qu'il s'est fait renverser par une voiture.
Après ce qui est arrivé, il a déjà ressauté du pont.
Malheureusement, ce qui lui est arrivé n'était pas de sa faute.
Il a été renversé par des Marocains, je sais pas, on m'a raconté
à l'époque que c'était des Marocains bourrés qui l'ont renversé.
C'était pas de sa faute, au gars, mais hélas il s'est fait foncer dessus.
Même aujourd'hui, il ne marche pas bien encore
et il s'attendait à recevoir une indemnisation
à laquelle, je pense, il a droit.
Il voulait acheter un blouson aux Marocains. Sauf que lui...
il avait pas de fric alors il est allé voir...
... il s'est pointé là-bas, il a vu les blousons étalés,
il a enlevé son vieux blouson
et il a enfilé un des blousons des Marocains.
Conclusion : les Marocains sont allés lui réclamer le fric du blouson.
Lui, bien sûr, il avait pas de fric.
Alors, dans un bordel monstre, il est sorti.
Il a descendu l'avenue, jusqu'au pont,
et les Marocains sont sortis du café,
et ils ont fait le tour par la Foire, là où se trouve la Foire.
Quand il est arrivé à...
Quand les Marocains l'ont croisé sur l'avenue,
au niveau de la pharmacie,
il s'est collé contre le mur de la rivière
et les Marocains qui arrivaient dans l'autre sens,
ont coupé la route et lui ont foncé dessus.
Ouais, ils l'ont coincé contre le mur.
Après les Marocains ont pris la fuite et le "Meunier" est resté là, prostré,
les jambes massacrées et tout.
Et puis, les Marocains ont passé la rivière et après les pompiers,
ils ont fait une sortie de route, quelques mètres plus loin,
ils se sont fait prendre par la police
et l'un deux a été emprisonné.
L'autre non, l'autre s'est échappé. Un des Marocains s'est échappé.
Voilà, y en a un en taule et le "Meunier" attend l'argent
de l'indemnisation que les Marocains lui paieraient, selon la police.
Voilà, puisqu'on parle de ça... lui dit qu'il doit aller au tribunal, quoi,
sauf que ce tribunal, moi je l'ai jamais vu.
Et le "Meunier" je l'ai jamais vu non plus avec du fric.
Et maintenant, il dit qu'il doit aller en jugement, le mois prochain, quoi...
seulement moi je ne vois pas de quel jugement il parle
parce que les Marocains, on les a plus jamais revus par ici.
Et le "Meunier", il continue de boiter,
vous imaginez un peu sa situation.
Maintenant il traîne par ici,
pour survivre, il saute dans la rivière de temps à autre...
- Et alors, il l'a pas mérité ? - Pour sûr qu'il l'a mérité !
Moi, si j'étais un des Marocains, j'aurais fait le même.
Tiens, la dernière fois qu'on a été tous les deux ici,
tu travaillais ici, quoi... et après...
Ouais, je bossais ici, jusqu'à ne plus accepter le salaire
qu'ils voulaient me donner.
J'en ai eu marre et j'ai laissé tomber...
Ils ne m'ont encore rien payé. Rien. Que dalle.
Et après, qu'est-ce que t'as fait ?
Après, j'ai travaillé à la ferme. Mais le patron, encore un arnaqueur.
Je tombe que sur des arnaqueurs.
Le type est vraiment gonflé...
Le 23, il s'approche de moi au bar de "Choux" :
"On va faire nos comptes". On fait les comptes : 200 euros.
Au début, il m'a parlé de 1000 euros et jusqu'à maintenant rien.
Il m'a donné 200 euros.
Maintenant au fermier qui est là-bas il lui a donné que 300.
J'te jure... oublie quoi...
- Tu vis de quoi alors ? - Ben je vis, je travaille ici et là.
Pour manger et vivre, on se débrouille comme ça.
Les patates, les haricots, un peu de tout, dans l'agriculture.
Pour boire des coups c'est le samedi et le dimanche.
Je suis pas obligé de travailler le week-end.
J'bossais du lundi au vendredi,
le week-end était pour moi. Je faisais ce que je voulais.
Pendant les heures de travail, jamais d'alcool.
Tu vois, je commençais le vendredi soir, pour m'arrêter
le samedi soir ou bien même que le dimanche soir.
Le lundi, il fallait que je me pointe au boulot. Normal, quoi.
Comme pour n'importe qui. Les boîtes, j'aime pas. Ni les bals.
J'aime que boire des coups dans un bar. C'est tout.
C'est ça ma vie. Tant que je suis là...
Et ça t'est jamais arrivé de ne pas aller bosser le lundi ?
C'est déjà arrivé. Tu te réveilles... mal de tête et tout et t'y vas pas.
J'me pointe à l'heure du déjeuner, mais très calme, tu vois, très...
cassé, ouais... un week-end prolongé...
Un de ces films, mon vieux !
Plusieurs lundis, pas qu'un ni deux... plusieurs.
Mais le mardi, j'ai toujours été là, prêt à bosser.
Si je travaillais pas le lundi, fallait que j'y aille le samedi,
pour faire les cinq jours de boulot quoi.
C'est comme ça : j'étais dans le premier bar,
le Coffee Bar, qui appartenait à "Choux",
et deux Marocains sont entrés avec des blousons, des ceintures,
qu'ils voulaient me vendre.
Moi j'étais bien parti, j'avais déjà mon compte...
et l'un d'eux insistait lourdement :
"Achète, achète le blouson" et moi, j'en voulais pas de blouson.
J'en avais marre des blousons.
Alors en passant près du bar, je les ai foutus par terre, ses blousons.
Ça a été un de ces films...
Les types y voulaient me taper dessus, mais j'ai tout de suite réagi,
ils se sont calmés et tout.
Et puis, y a un copain, João Cabaceiro,
mon frère avait acheté un portable à ce type, il voulait le flinguer et tout
et moi "Du calme, pas de conneries hein".
Je pars avec lui au "Varandas do Alva".
En route, avant d'arriver au pont, je discutais avec lui, João Cabaceiro,
et les Marocains sont arrivés
par-derrière, à 100 à l'heure, et ils m'ont foncé dessus.
J'en ai pris plein les dents, les jambes, la tête, le nez...
Je sais que je suis resté deux nuits et deux jours dans le coma.
Quand je me suis réveillé, j'avais un fils depuis 15 jours.
Voilà, j'ai même pas voulu être opéré.
J'voulais que rentrer chez moi, voir mon fils.
Je suis arrivé, les yeux enflés, une dent cassée,
la jambe dans le plâtre.
J'suis resté pratiquement 16 mois avec le plâtre.
Quand on m'a retiré le plâtre, j'ai fait de la gym
et du vélo pendant un mois ou deux, j'ai marché beaucoup.
Après, j'ai commencé à bosser dans la construction avec Jorge Abreu.
Une embrouille dans le second bar de "Choux", un pari avec les copains,
une bière... Je vais au pont, je saute. La rivière était basse ce jour-là.
Moi en plus je voyais rien. De la façon que je suis tombé... Paf ! Une entorse !
Maintenant, je suis remis,
prêt pour la prochaine. Je m'arrête jamais.
En fait, j'attends toujours l'assurance,
rien n'est réglé, pas de fric, rien.
J'attends de toucher un beau paquet, mais je sais pas quand.
Ça va prendre encore quelques jours.
Ouais je me jette du pont là où y a les deux clous.
C'est là... J'sais plus... par ici...
On y est presque... presque...
Je les ai pas encore vus... tiens, ils sont là.
C'est d'ici que je fais mes sauts mortels,
d'ici jusqu'en bas et c'est ici que je me suis blessé au pied cette nuit-là.
Ça a été une entorse assez grave.
Ensuite, mon frère est arrivé sur sa moto,
il est allé me chercher en bas des escaliers, tu vois, là-bas...
J'ai dû remonter les escaliers sur le cul, avec le pied enflé et tout.
Mon frère voulait m'emmener à l'hôpital et je lui ai dit
"T'es cinglé et tout, quoi". J'y ai pas été.
Je fais ma vie... à ma façon.
Dis donc, Paulo "Meunier", tu plantes les clous avant ou après sauter ?
Non, les clous sont là depuis des années.
Ils sont là, depuis peut-être 6, 7, 8 ans, je sais plus...
C'est toi qui les as mis là ?
C'est moi. Pour marquer d'où je saute.
Mais pas qu'un saut. Plusieurs. Des centaines de sauts.
Sauf que ce jour-là, la rivière était plus basse.
Enfin, moi, j'ai pas vu. C'était pas éclairé.
De la manière que je me suis jeté, j'ai frappé les pieds contre le sol.
Juste sur ma jambe malade.
Enfin, malade, elle n'est pas malade, juste un peu plus courte que l'autre.
C'est comme ça.
Le Saut de la Mort, au Carnaval, c'est tous les ans.
Cette année, je sais pas si y en aura. On verra plus tard.
"Bonjour, chers auditeurs. Bon après-midi à tous.
"Il est 15 h 13, maintenant.
"Et comme c'est jeudi, vous allez entendre de 15 h à 17 h,
"le programme Nous, les femmes.
"Et oui, en plus de nous retrouver online,
"nous participons aussi aujourd'hui à un film.
"Ce qui nous honore beaucoup, nous, à Radio Club Arganil".
Groupe Estrelas do Alva, Pisão
Te souviens-tu encore, mon amour, comment tout a commencé...
Si tu as oublié, moi non
Nos premiers baisers derrière l'église Au bal d'été.
La lune souriait, ta bouche demandait
Et tout le village aussi
voulait nous voir conclure, et pour m'encourager
Je m'en souviens encore, mon trésor
Tout le monde a crié, même le curé a aidé : Serre-la, serre-la fort !
L'orchestre toujours jouant, tout le monde chantant :
Serre-la, serre-la fort !
Allez-y ! Serrez-la fort !
On s'est serré tous les deux, et là... oh la la !
Serre-la, serre-la fort !
Ainsi mon amour, et oui notre passion a débuté
À ce bal d'été.
Allez les gars ! Serrez-la fort !
Te souviens-tu encore, mon amour, comment tout a commencé ?
Si tu as oublié, moi non
Nos premiers baisers derrière l'église Au bal d'été.
La lune souriait, ta bouche demandait
Et tout le village aussi
voulait nous voir conclure, et pour m'encourager
Je m'en souviens encore, mon trésor
Tout le monde a crié, même le curé a aidé : Serre-la, serre-la fort !
L'orchestre toujours jouant, tout le monde chantant :
Serre-la, serre-la fort !
C'est ça, monsieur le Curé !
On s'est serré...
T'entends ! Cette guitare est complètement désaccordée...
T'as vu ?! On dirait qu'y a un génie musical de plus dans la famille !
Oh la, t'es trop bonne ma poule !
Salut, Lena. Lui c'est Hélder, mon cousin de Lisbonne.
Salut.
Je savais pas que t'avais un cousin aussi mignon.
Excuse d'être arrivée tard au concert. C'était bien ?
Mon Nelson avait le feu au c...
Tiens, on va danser ?
"À la petite étoile de l'Alva qui chante toujours si bien.
"Tu es toute ma vie. Je t'aime très fort. Papa."
Ma mère de João de Deus
Quand mon âme étend son regard anxieux
sur ce monde dont je ne fais pas encore partie,
dans les vagues floues de cette mer immense,
Se détache une figure plus belle :
Celle de ma sainte mère.
Tendre berceau où, dans mon enfance, j'étais suspendu.
Ma sainte mère que je vois, et je pense, verrai toujours,
si Dieu est miséricordieux.
Comme des langues de feu qui s'attirent avidement,
nous nous enlaçons, mais nos bras retombent
car c'est alors que nous regardons et mesurons l'immense distance
d'où s'échappent les soupirs de la douleur de l'absence.
Oh les amoureux, cousins et mariés... !
Te sauve pas !
On peut m'offrir des trésors, des mers d'argent,
des rivières d'or en échange de ton amour
On peut me faire reine, me donner la Terre entière
que je n'en veux pas, oh non
On peut m'offrir le monde et me rendre maîtresse de tout
en échange de ton amour
On peut me donner des diamants et les royaumes les plus éloignés
que je n'en veux pas, oh non
Je ne veux que toi
Et sans toi rien ne m'intéresse
À quoi serviraient ces richesses sans les partager avec toi
Je ne veux que toi
Et quoi qu'on puisse m'offrir rien n'a de valeur pour moi
Si je n'ai pas ton amour Si tu n'es pas avec moi
Tiens, voilà Nelson !
Elles sont toutes folles dans ce bled !
C'est l'amour !
Et quand tu seras à Strasbourg ? Tu vas redoubler ?
J'espère que non.
- Je préfère bosser comme coursier. - Quoi ?
Je m'en fous de l'école. Ce que je veux c'est rouler avec ma moto.
Tu vas te trouver une Française ?
Quoi ?
Tu vas te trouver une petite copine française !
Je préfère le produit national.
Tu connaissais déjà cette chanson ?
Je l'ai entendue hier au concert. C'est peut-être pas tout à fait ça...
Si, bien sûr que si. Ce mec est un génie de la guitare.
Essayez de trouver celle-ci, alors.
Tony Carreira.
Quelles belles poupées j'ai aimé
Pour certaines, je le confesse, j'ai pleuré.
Mais rester longtemps n'a jamais été mon fort
Je suis comme ça
Adieu mon amour...
Putain de disjoncteur !
Les mardis et jeudis c'est toujours pareil...
Et les lundis et mercredis...
Ici, y a plus de ventilos que dans un aéroport.
C'est que du vent partout !
Vous voulez m'aider ou continuer votre petite discussion ?
C'est vrai que hier soir "Choux" a renversé un chien ?
Il a renversé quelque chose. Mais à cette heure-là si c'était un chien
ou à cause d'une "chienne" (ivresse) j'en sais rien...
Tiens, Dandy est là !
Oh Dandy, va-t'en ! Va chez la voisine !
Allez, déguerpis ! Et voilà...
- Tu n'as rien raconté à Hélder ? - Raconter quoi ?
- Comment ta mère a disparu ? - Tu penses, papa ?
Tu me vois lui dire ?
"Hélder, ta tante ne s'est pas enfuie...
elle n'a pas abandonné mari et fille, comme vous le croyez.
En fait, elle a été enlevée par des extraterrestres, tu comprends ?
Mon père a tout vu, mais il préfère qu'on le traite de cocu ou
de pauvre type plutôt qu'on pense qu'il est fou".
Il y a des choses qu'on doit emporter dans notre tombe, papa.
Je t'aime tellement, Tânia.
- Alors ? Comment se passe le film ? - Très bien. Jusqu'à présent ça va.
- Tu apparais beaucoup de fois ? - À chaque fois qu'il faut.
Et d'autres encore sans que ça soit prévu sur le planning mais bon...
Tout se passe bien.
- Ils sont un peu désorganisés ? - Non.
Je n'appelle pas ça de la désorganisation.
C'est leur manière de travailler et je trouve qu'ils le font bien.
Tout se passe bien et les textes sont pas difficiles...
- C'est facile à apprendre ? - Oui.
Je ne suis plus tout jeune. Je fatigue déjà...
... de travailler... parce que ce n'est pas ma vie ça...
Et aujourd'hui je vais jouer dans le film pour la première fois.
Avant-hier je connaissais le rôle prévu pour aujourd'hui par cœur.
Tout parfaitement.
Ils m'appellent à la dernière minute : "Manel ! Changement de scène !"
"On fait une autre scène !"
Et maintenant je fais comment pour apprendre toute cette connerie ?
Ça me tape tellement sur les nerfs,
je ne sais pas comment je vais faire !
- Tu n'as qu'à apprendre le texte ! - Mais je n'ai pas eu le temps !
Tu n'as pas le temps ? Ne dors pas !
Ce n'est pas là la question...
- Après j'arrive ici avec des cernes... - Tu dors à la va-vite.
- Fais comme moi, dors une heure... - Ouais, tu es malin !
Si t'avais ma vie...
Toi tu montes des portes et fenêtres je n'ai pas la même vie... !
Là je monte rien...
Moi je dois supporter les syndics de copropriétaires.
C'est ça ma vie. Supporter des copropriétaires.
Ma vie ce n'est pas faire des films !
- Faut que tu le fasses avec plaisir. - Je remets pas en question le plaisir.
Mais bon, j'ai passé toute la semaine à me préparer pour une scène.
Ils arrivent, à la dernière minute,
deux jours avant, le premier assistant réalisateur m'appelle :
"M. Soares ! Changement de scène ! Tu en filmes une autre". Dis-donc...
Mais c'est là qu'on voit la classe de l'acteur.
Il doit être prêt à tout.
Mais je te l'ai déjà dit ! Ce n'est pas mon métier.
Je ne suis qu'un petit amateur qui vient ici faire un petit film.
Je ne suis pas comme toi, t'es déjà le champion ici !
Oh oui, je suis très fort !
Mais il y a du bon quand même, on va filmer à Fraga da Pena...
un joli coin bien frais...
Parce que porter un costume par cette chaleur...
Tu vois ? Filmer à Fraga da Pena en costume ?
C'est la classe, c'est pas pour tout le monde...
Pour sûr ! Écoute, on dirait que je vais me marier... !
Mais bon, on vient de la messe, de la procession...
Mais les rôles ne sont pas difficiles à apprendre.
D'abord on se dit qu'on va avoir à caser tout ça dans sa tête.
Mais après ça se fait tout doucement.
Et comment est-ce que t'as atterri dans ce film ?
Comment j'ai atterri dans ce film ? Ben, je chantais au karaoké et ces "artistes"
ont débarqué avec une grande caméra. Je me souviens que de la caméra,
je ne me rappelle pas du lapin du son en l'air...
Et bon, ça s'est passé comme ça.
Ils m'ont trouvé une tête d'artiste et voilà !
Mais tu vois, tant mieux.
- Ça te plaît ? - Génial.
Moi je sais pas parce que c'est mon premier jour.
Mais moi ils m'ont contacté là-bas.
Une fille de la production est venue me voir :
"Vous avez organisé des fêtes, alors...
comment on trouve une estrade comment on trouve ceci ou cela ?"
Alors, j'ai du apprendre à la demoiselle comment organiser une fête.
J'ai tout organisé.
La fête de l'année suivante, ce n'est pas moi qui l'organisais,
mais j'étais là-bas et ils ont commencé à me filmer et à me demander
de raconter des histoires. D'ici, du village.
J'ai commencé à leur raconter des histoires de ma vie...
Mon problème de colonne vertébrale et ma dévotion pour la Sainte Reine.
Et comment tous les ans je porte le brancard.
J'ai commencé à raconter cette histoire
et ils m'ont enregistré sans que je le sache !
C'était le type au petit lapin qui enregistrait mais j'en savais rien !
Après ils m'ont demandé l'histoire de comment est née la "nuit des couilles."
Et ils l'ont enregistré sans que je le sache !
Après ils m'ont invité à Lisbonne pour faire un petit test et voilà...
Ils m'ont invité. J'ai signé un contrat !
Pour venir ici et faire l'acteur ! Tu vois un peu ?
Et alors ? Moi je regrette de ne pas avoir quelques petites années en moins.
- Tu passerais ta vie à faire ça ? - Pour sûr ! Tout de suite.
- Je laisserais tomber les fenêtres ! - Toi les fenêtres, moi les coproprios !
S'ils me payaient bien, je laisserais tomber les coproprios...
J'y réfléchirais pas deux fois !
- Bonjour Mme Conceição. - Bonjour. Tu vas bien ?
Tu es très élégant.
Vous avez vu comment ils m'ont mis ?
C'est très bien ! Moi aussi j'ai fait pareil !
Bien ou mal...
Tout va bien...
Longue vie à toi et à vous tous.
- Bonne chance à tous. - Merci beaucoup.
- Je suis un petit peu bègue... - C'est Armando du village Monte Frio.
Donnez-moi un petit bisou aussi.
- Vous êtes avec eux aussi ? - Oui.
Je ne vous avais pas reconnu. C'est que j'ai eu une attaque cérébrale
l'année dernière et je n'ai pas récupéré la parole à 100 %.
- Mais si, bien sûr ! - C'est comme ça...
Vous êtes jolie. Vous avez l'air jeune !
Prenez soin de vous !
Merci. Et la santé pour tous ! Dieu vous garde.
Des cornes... à la porte !
Un jour je t'emmène en France avec moi pour que tu avances dans la vie.
Il y a des drogués, je ne dis pas le contraire.
Mais ils restent à leur place, personne ne les emmerde,
la police a ça sous contrôle. Ils ont fait ça bien.
Maintenant ici au Portugal, ils cassent tout, les immeubles...
les coproprios ne payent pas...
on va au tribunal et on attend deux ans !
Je vois bien qu'au Portugal, vous vous crevez au boulot,
et à la fin du mois rien ! Toujours sans un sou !
Là-bas on fait des économies, à la fin du mois, on a du fric dans la poche !
La seule chose qui me manque de mon cher Portugal c'est la morue...
Tenez... ! Mettez-vous là.
Papa, donne-moi ça, je la prends.
Tu ne prends rien du tout ! Mets-toi à côté de ta cousine.
- Ça va comme ça ? - Un petit peu plus à gauche.
Hélder ! Lâche ce bâton et tiens-toi droit !
Dites, whisky !
- Whisky ! - Whisky !
- Cette connerie ne marche pas... - Tino, tu veux de l'aide ?
Quel pays de merde...
- Allez ! Vous perdez le rythme. - Du calme.
Ça sort pas toujours au quart de tour.
Si tu veux du rapide, t'as qu'à l'écrire toute seule.
"Cher Nelson, je sais que je peux être très méchante.
"Mais mon cœur est aussi très grand.
"Je regrette beaucoup d'avoir déchiré ton mot ;
"J'ai récupéré les morceaux dans la poubelle et je les ai recollés.
"Je sais maintenant que je suis folle de toi.
"C'est la première fois que quelqu'un m'écrit une lettre d'amour.
"Avec toi j'ai appris un tas de choses et je crois que ce n'est pas terminé.
"Je t'aime. J'adore ton corps et...
- ... et ton sourire. - Ça va pas.
Le sourire c'est plus important que le corps. Ça doit venir en premier.
Alors on met pas le sourire.
Sinon, il faut que je rature et la présentation c'est important.
- Ton corps et... tes caresses. - Pas mal.
- Mais le sourire c'était beau. - Encore. Encore.
Je veux pas qu'il ait des doutes. Il a tellement souffert.
Je souffre beaucoup...
- "Souffre", y a qu'un "f" ? - Non, imbécile.
... Je souffre beaucoup, virgule,
parce que j'ai compris que nous sommes un
et que nous nous sommes disputés vainement.
- Comme ça, il va pas comprendre. - Je souffre beaucoup. Point.
- Nous avons été faits l'un pour l'autre. - Et ne devons plus nous séparer.
Moins vite !
- Je rêve d'être dans tes bras... - ... et te dévorer de mille baisers.
Vous vous moquez de moi ? Calmez-vous.
- Sentir la chaleur de ton corps... - "Corps" ça y est.
- La chaleur de ton sourire ! - ... et l'éclat de tes yeux.
J'abandonne !
- Caresser tes seins... - ... et prendre une grande baffe.
Concentrez-vous !
Groupe Estrelas do Alva, Mont Culcurinho
Avec ma guitare, j'ai parcouru
Le monde, avec elle j'ai connu
De si belles choses dans le monde
Et dans la vie
Quelles belles poupées j'ai aimé
Pour certaines, je le confesse, j'ai pleuré
Mais rester longtemps n'a jamais été mon fort
Je suis comme ça
Adieu mon amour Mais le monde m'attend
Et le printemps Ne dure qu'un temps
Adieu mon amour Je tourne avec le monde
Je suis vagabond
Je ne m'arrêterai pas
Je les aime blondes ou brunes
Jolies, qu'elles soient grandes ou petites
Qu'elles parlent grec, russe ou irlandais
ou portugais
Suivant toujours droit devant un autre chemin
Il n'y en a qu'une qui ne m'a jamais laissé seul
Et m'a toujours accompagné sur la route
Ma guitare
Adieu mon amour Mais le monde m'attend
Et le printemps Ne dure qu'un temps
Adieu mon amour Je tourne avec le monde
Je suis vagabond
Je ne m'arrêterai pas
Merci.
Toi, t'as martelé tout le concert à contretemps !
Moi, à contretemps ? Je me suis pas rendu compte.
J'ai pu me distraire ici ou là à suivre Hélder...
Soit tu regardes Hélder, soit tu joues les morceaux comme aux répètes.
Et aide-moi à ranger tout ça !
Je sais qu'il peut pas me sentir.
Mais ce n'est pas ma faute ce que ma tante leur a fait.
Il y a Nelson là-bas avec une sacrée fille !
Je l'ai loupé de peu chez "Choux", il venait de partir.
"Choux" m'a rien dit mais je suis sûre qu'il était avec cette salope !
Lena, il est tard, tu ferais pas mieux de rentrer chez toi ?
- Tu parleras à Nelson demain. - T'es mon amie ou pas, Tânia ?
Tu sais que quand j'ai un pressentiment, je me trompe pas !
Lena, t'en as tous les jours des pressentiments.
Il est pas là-bas non plus.
Tu ferais quoi si tu le voyais avec une autre ?
Putain ! À lui, je lui casserais la gueule ! Et à elle...
Bon... On va voir s'il est au Bar des "Rosbifs" ?
- Moi je rentre. Tu restes ? - Oui.
- Alors, bonne nuit et bonne chance. - Oh Tânia... !
Il y a la belle-sœur d'Aníbal. Regardez pas !
Vous ne voulez pas danser un peu avec les demoiselles ?
- Je ne suis pas un grand danseur... - Toi ? T'es le roi des bals !
C'était peut-être pas une très bonne idée de venir ici.
On les croise à la messe. Je vais avoir des problèmes chez moi !
Les demoiselles c'est comme les curés.
Elles sont obligées de garder le secret professionnel.
- Regarde celle-là là-bas... Bien jolie ! - Et bonne !
Tu la connais ?
- Vous buvez quoi, mademoiselle ? - Du champagne.
Ah mais c'est trop cher...
Commandez plutôt un whisky.
Vous êtes très jolie.
- Comment vous appelez-vous ? - Rosa Maria.
Putain !
Écoutez mon chou, commandez donc une bouteille de champagne,
et allez vous asseoir à côté du beau garçon là-bas.
Mais pour lui vous vous appelez Paulinha. D'accord ?
"Le Son de Cristal.
"Le Son de Cristal a une première partie,
"qui est une histoire..."
Déjà, papa ? Je pensais qu'avec l'oncle Celestino ça finirait tard.
Je commence à être trop vieux pour ce genre de virées.
Moi je trouve ça bien que tu sortes de temps en temps, papa.
"... je chante en douceur. Mais quand j'entame le refrain :
"Elle s'est lassée de dormir seule en m'attendant"
"ça ne peut plus être la configuration de la première partie.
"... est entrée une dame
"Je suis resté muet de surprise car il s'agissait de ma femme
"Elle s'est lassée de dormir seule en m'attendant
"Et cette nuit-là, elle a décidé d'en finir avec sa longue et maudite attente
"Elle n'a plus voulu mener sa vie de femme honorable
"Si en vérité ça n'a servi à rien d'être la femme vertueuse qu'elle était
"Elle a décidé d'abandonner son rôle d'épouse
"Pour vivre parmi les femmes de la nuit qui sont nombreuses en ce lieu
"Ma vie, toujours plus errante se poursuit maintenant"
Tu sais, Hélder...
Je crois que j'ai jamais eu un ami comme toi.
T'es un peu pétée, gonzesse.
Ben ouais, et pis quoi ?
À Lisbonne, t'as eu une petite amie pendant longtemps ?
J'ai des beaux nénés, pas vrai ?
T'as déjà dû remarquer. Vous autres, vous pensez qu'à ça.
Tu sais, je t'aime mieux que Tânia.
Pourquoi ?
Parce que toi t'es là et pas elle.
Qu'est-ce que c'est cette fois-ci ?
- Comme d'habitude. - C'est pas vrai !
C'est ton cousin qu'est un con qui a profité de moi.
Et moi je suis bête parce que je me suis laissée faire.
Viendra le jour où je serai à nouveau heureuse
Groupe Estrelas do Alva, Vinhó
Mais pour toujours je te porterai en moi
Ton image sera ma compagne
On me disait de regarder devant, d'arrêter de me lamenter
Qu'un amour avec un autre amour serait oublié
Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai
Il y a des amours qu'on n'oublie jamais
Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai
Le temps passe et il reste toujours une blessure
Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai
Il y a des amours qu'on n'oublie jamais
Ce n'est pas vrai, ce n'est pas vrai !
Je t'aime tellement Domingos !
Hélder ! Apporte-moi une autre bière.
Je vais pas conduire, putain !
Hélder !
Tiens voilà Camões qui arrive...
Tu veux pas danser avec ton cousin ? Il danse bien.
Non, tu danses mieux.
- Tu veux du porc, Hélder ? - Non merci.
- Tânia, c'est Lena. - Tu veux répondre ?
Tino, viens manger du porc.
- Tu devrais manger, Tino. - Je ne mange pas.
Qu'ils aillent tous se faire foutre, "Gaulois" fils de pute !
Ici au Portugal on dit toujours bonjour !
Bonjour ! Bonsoir !
Allô ? Salut Lena.
Non... aujourd'hui j'ai pas envie.
Non, Lena. Je reste à la maison.
J'sais pas, appelle quelqu'un d'autre...
Écoute, je dois y aller. Ciao.
Pute !
- "... au-delà de Taprobana..." - Papa !
T'aimes lécher le cul des "madames" ! Moi je suis fier d'être portugais !
Maria Rosa ?
Maria Rosa, ma petite sœur !
Ça fait si longtemps que je ne t'ai pas vu...
Toi non plus, t'aimes pas les Français, pas vrai ?
Tais-toi !
Je suis tellement désolé... Désolé... !
Oui ?
- Que fais-tu mon garçon ? - Je regardais des photos.
La petite est la copie conforme de Maria Rosa. C'est troublant.
Maman, tu l'as revue ma tante ?
Non. J'ai entendu dire qu'elle s'était enfuie avec un médecin de Lisbonne.
Mais on ne va pas parler de ça maintenant. Ton père va se fâcher.
On ne savait jamais ce qu'elle pensait. Elle s'immobilisait tout d'un coup...
Parfois, je pense que Maria Rosa est morte
et qu'elle s'est réincarnée dans le corps de sa fille.
Quels gros bœufs !
- C'est des Russes ? - On dirait plutôt des Allemands.
Salut. Bonjour.
Vous Portugal ?
Ouais. On est d'ici. Enfin... du coin.
Hein ?
Oui. Nous, Portugaises.
- Et toi ? - Éric.
Marrant, il m'a dit son nom.
Non, ton pays ?
- Vous parlez anglais ? - Moi parle. Tânia, mon amie, parle mieux.
Tânia ! Tiens, ton cousin est là !
Alors, cousin ? On te voit plus ?
Salut. J'étais plutôt casanier ces temps-ci.
Eh Tânia ! Ils sont belges !
Des amis étrangers ?
- Alors, tu vas plus aux répètes ? - Faut que j'aille parler à ton père.
Je crois que je vais laisser tomber le groupe.
Mais pourquoi ?
Un concert ici ou là c'est cool.
Mais trop c'est chiant.
Salut, Hélder.
Tânia, comment on dit "épicerie" en anglais ?
- É-pi-che-ry. - "Grocery shop".
Venez. Ils sont marrants, ces étrangers.
- Lena ne perd pas le Nord. - Ah bon, comme si tu ne le savais pas...
Je n'aurais aucune chance avec son amie.
Qui t'a dit ça, petit malin ?
Bonjour.
Groupe "Estrelas do Alva", Celavisa
Mon cher mois d'août
De toi je rêve toute l'année
J'ai le sourire aux lèvres Mon cher mois d'août
Car je sais que je vais revenir
Mon cher mois d'août
De toi je rêve toute l'année
J'ai le sourire aux lèvres Mon cher mois d'août
Et j'ai Dieu pour m'aider
Tant de jours ont déjà passé, tant de mois ont déjà passé
Je ne peux plus attendre de revenir
Je sens à chaque instant la "saudade" comme un tourment
Je ne peux plus attendre de revenir
Tant d'heures ont déjà passé, De revenir j'ai bien besoin
Me débarrasser de cette "saudade"
Et chanter : nous repartons finalement au paradis
Mon cher mois d'août
De toi je rêve toute l'année
J'ai le sourire aux lèvres Mon cher mois d'août
Car je sais que je vais revenir
Mon cher mois d'août
De toi je rêve toute l'année
J'ai le sourire aux lèvres Mon cher mois d'août
Et j'ai Dieu pour m'aider
Tant de jours ont déjà passé, je vis ainsi sans joie
Je ne peux plus attendre de revenir
De me mettre en chemin de sentir le goût du vin
Je ne peux plus attendre de revenir
Tant d'heures ont déjà passé, de revenir j'ai bien besoin
Me débarrasser de cette "saudade"
Et chanter : nous repartons finalement au paradis
Mon cher mois d'août De toi je rêve toute l'année
J'ai le sourire aux lèvres Mon cher mois d'août
Car je sais que je vais revenir
Mon cher mois d'août De toi je rêve toute l'année
J'ai le sourire aux lèvres Mon cher mois d'août
Et j'ai Dieu pour m'aider
Enlace-moi
Et sans rien me dire, viens et enlace-moi
Car il suffit d'un regard pour comprendre
Que tu partiras
Enlace-moi
Comme si c'était la première fois
Comme deux amoureux qui se sont endormis
Enlace-moi
Si tu t'en vas
Tu n'oublieras pas qu'un jour
Il y a de ça quelque temps
Quand nous étions des enfants nés pour aimer
Je t'ai donné ma vie sans réfléchir
Si tu t'en vas
Je ne comprendrai pas, amour, pourquoi tu m'enlèveras
Dans un moment si bref une éternité
Seul le silence restera si tu t'en vas
Ça a commencé à fumer. Je ne sais plus quoi faire.
Je sais pas si c'est le ventilo, si...
- Ça a chauffé, c'est ça ? - Peut être c'est le thermostat.
- Il y a de l'eau ? - Y en a. J'y comprends rien...
- La courroie ? - C'est peut-être un tube percé.
C'est mouillé ici. Ça doit être ce tube qui est percé.
- J'en sais rien ! - L'eau a coulé et il a chauffé.
Oui, ça vient d'ici. C'est mouillé !
C'est peut-être autre chose. Regarde le radiateur...
Il m'a déjà fait ça.
Regarde, l'eau sort d'ici.
C'est ce que je disais.
Il faut mettre un tube neuf.
Alors papa, je peux sortir ?
Tu vas où et avec qui ?
Ou je suis le cortège ou bien je vais un peu à la terrasse du camping.
- Ça dépend de ce qu'ils veulent faire. - Qui ça ils ?
Lena, Hélder et des amis belges qu'on a connus au camping.
Non, tu n'y vas pas. Je ne connais pas ces types.
Quel est le problème, papa ? Les Belges sont sympas.
J'ai entendu dire que c'est des dingues de moto.
J'veux pas que tu sortes avec des motards.
Les voilà, la bande arrive.
Depuis quand tu ne me fais pas confiance ?
Tu ne sors pas, Tânia ! Point final.
Qu'est-ce qu'il y a, papa ?
Mon Dieu, ils sont des centaines !
- C'est pas à cause des Belges, pas vrai ? - Tu restes à la maison et tu te tais !
Ohé bonnes gens ! Vous permettez ?
Entrez !
On va entrer...
Pour qui tu me prends ? Tu dois te tromper de personne !
Tu es ma fille et tu fais ce que je te dis.
À la lumière de cette lampe Ah, j'ai réglé mon mariage
À la lumière de cette lampe Ah, j'ai réglé mon mariage
Ne t'éteins pas, lampe Car ce sera un engagement
Ne t'éteins pas, lampe Car ce sera un engagement
Le châle de ma mère Très vieux et usé
Le châle de ma mère Très vieux et usé
Je ne me sentais bien Que quand je m'y enroulais
Je ne me sentais bien Que quand je m'y enroulais
Oh brillante communauté...
C'est quoi cette tête ?
Ceux-là, ils se sont déjà pris une cuite...
- Tu sors avec nous ? - Non. Je reste pour ranger tout ça.
- Tu rangeras demain. - Non, il faut le faire aujourd'hui.
Je t'aide et après on va au camping.
Je peux pas, Hélder. On parlera demain.
C'est ton père ?
- Il te veut pour lui tout seul ? - M'emmerde pas !
- "Chouriça" ! - Tu manges qu'après la chanson !
Faut que j'arrête ?
Non, ça va. T'es pas Portugais Tu connais pas la tradition.
Dans cette maison tout est bon
Dans cette maison de bonnes gens
Dans cette maison tout est bon Dans cette maison de bonnes gens
Il n'y manque que la femme Pour élever la petite
Il n'y manque que la femme Pour élever la petite
Écoute un peu ! On va voir si t'aimes celle-là !
Dire du mal de la vie des autres C'est mesquin, c'est petit
Dire du mal de la vie des autres C'est mesquin, c'est petit
Tu aimerais toi, qu'on chante ici Que ton frère s'est empoisonné
Tu aimerais toi, qu'on chante ici Que ton frère s'est empoisonné
J'ai déjà bu quelques coups Mais dites-moi qui le peut
J'ai déjà bu quelques coups Mais dites-moi qui le peut
Si ces deux-là sont père et fille Ou bien mari et femme ?
Si ces deux-là sont père et fille Ou bien mari et femme ?
Maman
Tu es si loin de moi
Maman
Je sens que tu pleures
Ne pleure pas...
Pour l'amour de Dieu... Ne pleure pas...
Excuse-moi si j'ai été brusque avec toi tout à l'heure.
Je ne veux pas que tu sois triste.
J'ai peur de te perdre comme j'ai perdu ta mère.
J'ai peur qu'un jour tu ne m'aimes plus.
Groupe "Estrelas do Alva", Luadas
Quand je t'ai connue, tu étais une enfant
Tu vivais dans ton monde d'illusions
Et tu ne rêvais même pas que tu puisses être
La raison principale de cette chanson
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre ma vie sans t'avoir
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre sans toi
Et le temps s'est écoulé lentement
Mais je ne suis pas mort d'amour, j'ai survécu
M'a envahi l'âme peu à peu une immense tristesse
Qui m'a dicté la chanson que je t'ai écrite
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre ma vie sans t'avoir
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre sans toi
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre ma vie sans t'avoir
Ah... mourir d'amour
C'est bien mieux que de vivre...
... sans toi !
"Le feu avance, gagne du terrain... avec beaucoup de force.
"Et le vent qui se lève ne va en rien aider le travail des rares pompiers
"qui s'acharnent, ni des automobilistes qui tentent d'aider..."
Tu as très bien joué aujourd'hui, Hélder.
C'est parce que je m'en vais demain et j'en suis très content.
Même si je restais ici, pour moi ça aurait été le dernier.
Je ne veux plus jouer avec vous.
D'ailleurs je ne veux plus vous voir.
Et toi, ne prends pas tes airs de vierge effarouchée.
- "Vierge" faut le dire vite ! - Qu'est-ce que tu racontes, Hélder ?
Vous savez très bien, mon oncle. Je n'ai plus aucune pitié pour vous.
Ma tante, Maria Rosa, a peut-être eu de très bonnes raisons de partir.
Tais-toi !
J'ai pas peur de toi.
Les types dans votre genre sont toujours des lâches.
"... Nous allons écouter cette petite chanson qui vous plaît et continuer
"avec le programme Se Souvenir.
Je sais...
Je n'arriverai pas à avoir un autre amour
Je sais...
Quelqu'un comme toi je ne trouverai pas
Je veux
Dire encore une fois combien je t'aime
Les nuits sans toi Qui est-ce que j'appelle ?
Pardonne mon manque de courage Mon amour
Je ne peux pas
Dire tout ce que je ressens en un jour
Toi seule pourras m'apporter la joie
Le bonheur est tout ce que je voulais
Tout ce que je sens pour toi Je ne peux pas le dire
Tout ce que je veux de toi Je ne peux pas le cacher
Les larmes que j'ai versées Étaient pour toi, tu le sais bien
Tu es mon unique amour Et personne d'autre
Reste avec moi cette nuit.
Ne vous inquiétez pas. Demain vous pouvez venir le chercher.
OK Silva. Demain je viens le chercher.
Je voudrais féliciter à nouveau notre héros.
Ma chérie, ne t'inquiète pas. Ton père va bien.
Les brûlures sont superficielles.
Demain vous pouvez venir le chercher.
Il passe la nuit ici, juste par précaution.
J'y arrive pas.
Je t'aime.
Je t'aime. Je ne vais pas en France.
Personne ne peut m'obliger à partir. Ni mes parents ni ton père.
Il faut qu'on parle, maman.
Hélder, viens voir ton père.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Avec qui as-tu passé la nuit, Hélder ?
Je vais pas avec vous en France, papa.
- Tino, je t'en prie... - Qu'est-ce que t'as fait, mon salaud ?
- Domino Café Restaurant -
Domingos, on reviendra un de ces quatre.
Même si ça va mal ici, on revient toujours.
- Attention. - Tino, ne serre pas.
- Pardon. - C'est pas grave.
Votre fils m'a sauvé la vie.
Oui, je te l'ai sauvée...
Salut Gomes.
Au revoir Tino, et que Dieu soit avec vous.
Quand tu passeras par Pardieiros...
souviens-toi que Fraga da Pena appartient à Pardieiros.
Et toi souviens-toi que le but que j'ai marqué...
- Le neveu sauve son oncle à l'incendie de Pampilhosa -
ORME
SUREAU
CHÊNE
CHÂTAIGNER
Hein ?
Oui !
Dites chef.
Cette conversation je sais pas si c'est très agréable.
Il y a des trucs dans le son de ce film
qui ne devraient pas arriver.
João Nicolau qui fait la synchro m'a téléphoné,
il m'a décrit le son de certains plans.
J'ai dit "Non, c'est pas possible".
Il y a des "sons fantômes" dans ces plans.
Des sons qui n'y étaient pas.
Si je veux d'autres sons, j'ai des pistes dans l'ordinateur...
Je peux rajouter les sons que je veux.
Mais si je vais au milieu de la nature, j'ai un plan à côté d'un ruisseau et...
j'entends une chanson... Mais il n'y a pas d'enceintes, comment c'est possible ?
Comment c'est possible qu'il y ait des sons qui ne soient pas là ?
C'est très bizarre, Vasco.
Ce sont des choses très étranges...
Qu'il y ait des sons que
personne n'a entendu mais qui aient été enregistrés... ?
Qu'est-ce qu'on fait ?
Comment c'est possible ? Techniquement c'est possible ?
C'est possible, et techniquement ça ne l'est pas.
Tu parlais de cassettes, de pistes mais
ça n'a pas de pistes, c'est pas des cassettes.
C'est un disque dur qui est ici et qui enregistre ce que je veux.
Moi je vais vers les choses.
Mais je peux vouloir des choses et elles viennent vers moi et pas vers vous.
Alors techniquement ça ne change rien.
C'est moi qui les veux, ces choses.
Mon désir crée la différence !
Non, non, tu es là à côté de moi en train d'enregistrer les plans...
et sur les cassettes y a autre chose...
Parce que je suis différent de toi.
Mais j'aimerais avoir le son des choses qui sont là.
Si je veux, j'ajoute des choses
mais j'aimerais avoir les choses qui sont là.
Seulement !
Après on peut rajouter des choses.
Mais... dans la montagne il n'y a pas de chansons. OK ?
Non ?
Dans la montagne, il n'y a pas de chansons, Vasco. Tu le sais !
Ici, par exemple, en ce moment il n'y a rien ?
Ça commence à prendre des proportions un peu...
Vasco, je crois que tu ne captes pas bien de quoi on parle.
Ce don de trouver des choses qui sont différentes...
C'est pour ça que tu es ici.
Pour être ce type d'ingénieur du son.
Maintenant si tu entendais ce que João Nicolau dit avoir entendu
dans les plans dont nous sommes en train de parler,
tu serais aussi d'accord pour dire que ces sons n'étaient pas là.
Nous sommes en train de parler de choses différentes.
Et toi-même, tu saurais que ces sons n'existent pas.
Et je vais faire en sorte que ce matériel arrive ici pour te confronter
à ça et que tu comprennes de quoi on parle.
Parce que ça n'existait vraiment pas !
À moins que tu aies une portée avec ce microphone de plusieurs kilomètres
qui capte Marante en train de jouer chez lui...
Quel microphone est-ce que tu utilises ?
C'est un microphone très normal, stéréo...
Il est omnidirectionnel ou unidirectionnel ?
Il est rien, ni l'un ni l'autre. Quelle question !
Ce sont deux microphones, l'un d'eux est unidirectionnel, dirigé vers l'avant
et l'autre qui est dirigé vers les côtés,
et capte des informations stéréo qui viennent des côtés, etc.
Donc je le place...
Bon, les choses s'enregistrent et se filment avec des volontés...
des mémoires, des envies, etc. Sans tout ça, c'est vraiment stupide...
Mais ce qui importe c'est s'il y a une solution ou non. N'est-ce pas ?
C'est-à-dire, comment on résout ça ? N'est-ce pas ?
On va continuer... à entendre... des choses qui ne font pas partie...
Vasco Pimentel ! Comment on résout ça ?
Vous voulez manger du "chanfana" ou du poulpe à "lagareiro" ?
Mais pas maintenant !
Maintenant je veux seulement enregistrer !
Le son de Marante est en train de se perdre
et si y'avait pas des anormaux comme moi...
...à ne pas le laisser s'échapper...
Tu peux changer ça, Vasco ?
Si tu peux changer ça ?
- Enregistrer une chose à la fois. - Une chose à la fois.
Capter le son... qui existe.
Je peux. Je peux le faire. C'est moins intéressant.
Je trouve que je te fournis des choses moins intéressantes.
Je préférerais ne pas être comme tous ceux qui n'entendent rien.
Quand je dis qu'ils n'entendent rien...
ils entendent les choses les plus abominables et abjectes que moi,
remarque bien, je n'entends pas.
Quand les personnes normales écoutent des choses insignifiantes et inutiles...
le feuilleton télé à fond,
tous qui crient dans le restaurant, le foot : Benfica, Sporting...
Je n'entends pas ces choses là, je n'y vais pas,
pour moi ça n'existe pas.
Je pourrais aussi me plaindre en entrant dans un café
que je suis en train d'entendre une chose qui n'existe pas !
Tous ces cris, un dirigeant sportif dans un poste, le feuilleton dans un autre...
Je peux aussi me plaindre qu'ils changent la réalité.
Parce que pour moi ça n'existe pas, je n'y suis jamais !
Pour moi ce qui existe c'est Marante, qui chante dans une forêt,
- très loin, une chose très jolie... - Vasco, viens ici !
C'est pas possible comme ça. Vraiment.
Si c'est toi, contrôle-toi.
Si c'est toi, contrôle-toi.
C'est la seule chose que je peux faire, Miguel.
Mais fais ça pour l'équipe.
Parce nous faisons tous le film de la manière que... nous voulons...
Ensuite on fait le reste plus tard. D'accord ?
- Allez, contrôle-toi. - Oui.
Oui.
Traduction Cécile Georgiadès
Adaptation et sous-titrage Lisa Persson
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