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Réveille-toi.
Réveille-toi.
Et recommençons.
C'est fantastique, non ?
Tu te souviens de moi ?
Diego ?
DIEGO & SEBASTIAN
Alors tu vas m'aider ?
C'est quoi, le plan ?
Aujourd'hui, j'ai eu l'impression
que j'étais pas chez moi ici.
J'étais pas venu depuis longtemps.
Alors...
Y a pas grand-chose à moi ici.
Et tu vis où alors ?
Avec ma mère à Antofagasta.
- Tu te souviens d'elle ? - Oui, bien sûr.
Mon père habite à côté.
Tout ça, c'est à toi ?
C'est cool, ça.
Je sais pas.
En fait, j'aime pas trop être ici.
Du coup, je ramasse des vieux trucs.
Et c'est sur moi que tu es tombé.
Je dois avoir une tête de vieux truc.
J'ai trouvé un beau tableau.
Sérieux ?
Il est bizarre, ton tableau.
C'est une famllle de chats.
Moi, j'aime bien.
Dis...
on peut fumer ici ?
Bien sûr.
Ça fait bizarre.
Quoi ?
D'être ici.
J'ai des souvenirs d'enfance qui me reviennent.
C'était la chambre de mon frère.
A ce qu'on dit,
c'est pendant les mois d'été
qu'on est le plus nostalgique.
Ça doit être pour ça qu'll y a plus de suicides.
Non, c'est au printemps.
Je suis pas très nostalgique.
C'est rare que quelqu'un me manque.
En été, les gens sont plus excités.
Du coup, ils font des bébés.
Je sais pas.
Tu es né quand ?
En novembre.
Novembre...
Tu fais quoi ?
Tu vois ?
Tu as été conçu en été.
Et toi ?
Je suis né en avril.
Je suis un bébé d'hiver.
Un bébé d'hiver.
Tu dis n'importe quoi.
C'est vrai.
Dis...
Ça te dirait d'aller à la plage ?
Et tu viendras avec moi samedi au marché aux puces ?
On prendra le caddie.
Et on mangera chez moi.
Tu connais ma mère ?
C'était mon premier jour à la gym.
Je vois arriver le coach.
Un mec canon.
Tout en muscles. Un corps incroyable.
Incroyable !
Et là, il me dit.
"Quels sont les objectifs que vous voulez atteindre ?"
Vous ?
Bien sûr.
Je lui ai répondu.
"Cher ou Madonna.
"N'importe laquelle. Ça m'ira très bien."
Vise un peu le résultat.
C'est pas mal, non ?
Ça va, Diego ?
Je connais l'histoire par cœur.
Diego, remets-moi une petite goutte.
Il est chiant, non ?
Bon, et ta mère, ça va ?
Bien, très bien.
Mais vous vous souvenez d'elle ?
En fait, non.
Tiens.
Merci, mon chéri.
J'ai une très mauvaise mémoire.
Enfin, ça dépend pour quoi.
Tu lui ressembles beaucoup, non ?
Oui, on me le dit souvent
mais je sais pas si c'est vrai.
Ton père, il a une autre femme et d'autres enfants.
C'est comme ça depuis longtemps.
Déjà qu'avoir une famllle,
c'est terrible, alors deux...
- J'en crèverais. - Je vais pas trop les voir.
Pourquoi tu es venu alors ?
Je suis en vacances, je squatte la maison.
Mais je suis aussi venu pour déjeuner avec vous.
Et faire la vaisselle ?
Oui.
Au fait...
Tu sais ce qui est arrivé à Naty ?
Non.
C'est qui, Naty ?
La fllle d'à côté.
Ah oui...
Son père était médecin.
Oui, vollà.
C'était une copine de Diego. Elle venait souvent nous voir.
Que lui est-il arrivé ?
Il y a quelques mois,
elle a eu un accident.
Aux heures de pointe.
Naty allait à l'école.
Pourquoi tu dis Naty ? Personne ne l'appelle comme ça.
Bien... Natalla allait à l'école.
Les freins d'une voiture ont lâché. Le type a rien pu faire.
Il est parti tout droit. Il y a eu 7 morts.
Des gens mutllés. C'était horrible.
Les bras, les jambes... C'était horrible.
Son père est médecin et il a rien pu faire.
Il a carrément arrêté de travalller.
Je me demande ce qu'll y a de pire.
Etre mort ou dans le coma.
Je dirais le coma. Tu es comme mort, mais en vie.
Mais tu peux toujours te révelller.
Ou ne jamais te révelller.
Tu vas me racheter des assiettes !
Pourquoi il fait ça ?
C'est toujours parell quand il est en colère.
Ta mère a commencé à cuisiner.
Alors va l'aider.
Non, je t'attendais.
C'était ton idée.
Tu aimes bien Madonna ?
Non...
J'aimais bien quand j'étais gamin.
Et ce cahier alors ?
Je l'ai fait avec ma mère. Elle aime bien.
Il fait chaud.
Je le pose ici.
Tu as des polls ici ?
Oui, mais ça me plaît pas trop.
Moi, j'en ai plein.
Il y a une pièce à côté ?
- Oui. - Elle est à qui ?
A moi. Je m'en sers pour mes photos.
On peut visiter ?
A une condition.
Laquelle ?
Tu me laisses te prendre en photo.
Bien sûr.
Cool.
Allez.
Allez, maman.
Ça ne va pas se faire tout seul.
Arrête de bouger.
Tu plaisantes, j'espère.
- Allons, Diego. - Reste tranqullle.
Là, comme ça.
Aide-nous, tu prendras tes photos après.
Diego, flle-lui un coup de main.
Vas-y, toi.
La spontanéité, il connaît pas.
Il faut que ce soit cadré, avec la bonne lumière et tout...
Ça te plaît, avoue.
Eh bien... oui.
Et toi, ça te plaît ?
Je sais pas... ça me gêne pas.
Regarde, je t'ai trouvé un nouveau modèle.
Je savais bien.
- Finissons d'abord ça. - Tu savais quoi ?
Tu voulais pas de la spontanéité ?
Avant de poser pour Diego, on termine ça.
On finit ça d'abord.
D'accord ?
On finit ça et après,
tu nous feras toutes les photos que tu veux.
Regarde-moi ça.
- Je savais quoi ? - Quoi ?
Tu as dit "Je savais bien".
- Je savais quoi ? - Mais ça, ce que tu as dit !
Sebastian, je peux te prêter mon vélo.
Pour quoi faire ?
Pour que vous alliez faire un tour.
Vous avez pas dit que vous voullez sortir ?
Oui, ça me dirait bien.
Très bien.
Comme ça, je pourrai souffler un peu.
Et les photos alors ?
- Une dernière. - Non.
- Ça suffit. - Allez, c'est la dernière.
J'arrête.
Allez, encore une photo.
- Encore une. - Arrête, j'en peux plus.
Donne un peu.
Reste tranqullle.
Tiens, prends une photo.
- Non. - Allez, je te montre.
Quoi, là-dessus ?
Ce bouton-là.
Allez, on fait comme ça.
T'as les mains glacées.
- Comme ça ? - Vollà.
Attention...
Non, regarde un peu vers le haut. Là, comme ça.
Oui, c'est bien.
Non, vas-y, toi. Finis.
Si je t'avais pas rencontré,
je sais pas ce que j'aurais fait.
Tu aurais pas su pour Natalla.
Je serais retourné chez mon...
chez moi.
Je l'aime, Natalla.
En fait... chez mon père.
On pourrait aller la voir, Natalla.
Comme ça, je ferais sa connaissance.
C'est bizarre.
Quoi ?
Je sais pas...
Tout.
Non, je crois qu'll faut...
Je crois qu'll faut trouver le point...
C'est pas le point faible.
C'est comme savoir par quel bout...
prendre la vie.
C'est comme...
Comme le point G.
Tu veux rencontrer Natalla ?
Tu connais le point G ?
Pourquoi tu veux la rencontrer ?
Non mais toi, tu connais le point G ?
C'est un truc de fllles.
C'est comme...
C'est l'endroit du corps où elles sont le plus excitables.
Oui, mais...
Pas seulement les filles. Les mecs aussi en ont un.
Il paraît que c'est l'anus.
Qui t'a raconté ça ?
C'est ce qu'on dit. Tout est llé.
C'est ce qu'on dit.
Seb ?
Eh, mec ?
Seb ?
Révellle-toi.
Salut.
Moi, c'est Lola.
Je me sens si seule.
Pas toi ?
Ces nuits d'été...
Ces nuits d'été torrides...
Des nuits aussi chaudes que celle-ci.
Tu n'arrives pas à dormir.
Tu n'aimerais pas être avec Lola ?
Ou alors...
être avec lui ?
Oui, lui...
Ce garçon qui t'obsède.
Qui t'empêche de dormir.
Je sais ce qu'il te faut.
Lola aussi en a besoin.
Si Lola peut te donner un bon conseil...
Profite.
Profite de la vie.
Profite.
Ne te cache plus.
Car Lola sait où te trouver.
Quelle tête tu fais !
Tu cherches Sebastian ?
Il est parti il y a un moment.
Il est mignon, ton nouveau modèle.
- Il te plaît ? - Oui, pas toi ?
Il te plaît, non ?
J'en sais rien.
Ohé !
T'es sûr qu'on peut passer par là ?
C'est interdit mais t'inquiète pas.
Je venais cloper là avant.
Putain de tolle d'araignée !
T'as pas peur des araignées ?
- Si, justement. - Arrête, je suis là.
On se dépêche alors.
Et maintenant ?
Tu as du feu ?
Ça t'est déjà arrivé quand tu dors...
Quoi ?
Ça...
De te révelller
avec du sperme partout
parce que t'as rêvé d'un truc ?
Non, je crois pas.
Okay.
Ou alors ça m'est arrivé et j'ai pas fait gaffe.
- Pas possible. - Pourquoi ?
Tu t'en serais rendu compte.
Tu te serais révelllé avec la bite
pleine de sperme.
Alors non.
Ça m'est arrivé cette nuit.
Comment ?
Comment quoi ?
Tu te souviens de ton rêve ?
Non, je m'en souviens pas trop.
Mais c'était super excitant.
Et tu bandais quand tu t'es révelllé ?
Tiens.
Je bandais grave.
De toute façon, j'ai toujours été chaud, moi.
Je sais pas... Pas toi ?
Si, parell.
Quand je partais à l'école le matin,
j'avais toujours la gaule dans le bus.
Sérieux ?
Du coup, je mettais mon sac devant.
Moi, je la coinçais entre mes jambes pour débander.
- Et ça marchait ? - Oui, souvent.
Je me suis fait dépuceler à 13 ans.
Sérieux ?
Moi, je l'ai jamais fait.
Pourquoi ? Il s'est passé quoi ? T'avais pas envie ?
Je sais pas, ça pressait pas.
Tu te souviens de...
de Katy ?
Oui.
C'était avec elle.
Ta première fois ?
Elle m'a téléphoné pour me dire de passer chez elle.
Mon père voulait
que je l'accompagne faire des courses
mais j'y suis pas allé.
Je suis allé chez elle.
Quand elle m'a ouvert, elle portait un chemisier très...
très ample et tout déchiré.
Elle gardait un bébé.
Sérieux ?
Elle est allée coucher le bébé
et elle m'a emmené chez ses parents.
- Dans leur chambre ? - Oui, dans leur chambre.
Et alors ?
Elle m'a allongé sur le llt.
Elle s'est mise sur moi.
J'y connaissais rien.
Je savais pas quoi faire. Je l'ai pelotée.
Elle avait rien dessous. Pas de culotte, rien.
Elle s'est mise dans une position...
En ciseaux.
Comme ça, tu vois ?
Elle s'est accrochée à moi
et ça s'est fait comme ça.
C'était mortel.
Mortel, je te dis.
J'imagine.
On va changer de sujet, ça m'excite.
Moi aussi.
Gaffe, je me brûle.
Natalla, voici Sebastian.
Tu te souviens de lui ?
Non, elle t'a oubllé.
Arrête, elle t'entend même pas.
Non mais c'est quoi, cette chambre ?
Je te l'ai pas dit, Natalla.
Je dois t'en parler sinon tu vas avoir des surprises.
Ta chambre est horrible.
Ton père a tout repeint en blanc.
D'après lui, il y avait de mauvaises ondes.
Il est grave, ton daron.
Ce que tu es pâle ! Attends voir...
Tu as ça sur toi ?
Chaque fois que je viens, je la maqullle.
Tu sais t'en servir ?
Non, mais je fais ce que je peux.
Là, tu auras plus de couleurs.
Ils ont viré toutes ses affaires.
- Tu fous quoi, là ? - J'essaie de la révelller.
T'es con.
T'as du rouge maintenant.
Attends, ne l'enlève pas.
Rapproche-toi d'elle.
- Pour quoi faire ? - Mets-toi là.
Remonte-la un peu plus...
près de toi, contre ta cuisse.
Doucement.
Là, c'est bien ?
Encore un peu. Tourne-la sur la droite.
Passe ton bras derrière sa tête.
C'est bien ?
Oui, derrière son cou.
Bascule un peu sa tête vers l'arrière.
Regarde-la.
Comme ça ?
Super.
Salut.
Qu'est-ce que tu fais dans le noir ?
Je me détends un peu.
T'as l'air un peu bourrée.
Un peu, oui.
Donne.
Attends, mon flls, je te sers.
Tiens.
Regardez-moi ce grand garçon.
Et dire que tu es sorti de là !
Au fait...
ton copain, il est pas là ?
Il est allé voir son père.
Pour la première fois depuis son arrivée.
Ne me prends pas en photo.
Pas maintenant.
J'ai dit pas maintenant.
Arrête, tu veux ?
Je t'ai dit d'arrêter.
Arrête.
Allez, arrête !
Arrête, merde !
Arrête avec ça !
- Fous-moi la paix ! - C'est bon, du calme.
Bonne nuit, mon chéri.
Je t'aime.
Moi aussi.
On va à la plage ?
On passe d'abord à la maison.
Non, tout de suite.
On est à côté. On va poser les affaires.
Seb !
Viens !
- Attends. - Viens !
Allez !
Seb !
- Ramène-toi. - Viens m'aider.
Tu vas te baigner ?
- Tu viens ? - Non.
Diego !
Elle est froide, putain !
Diego !
Flle-moi une serviette.
J'en ai pas pris.
- Prête-moi la tienne. - J'en ai qu'une.
Pas grave, j'en prendrai que la moitié.
Tiens.
J'ai froid.
Ça, c'est ma moitié et ça, c'est la tienne.
Elle était bonne ?
Oui.
Mais là, j'ai froid.
C'est pas vrai...
Essaie avec la serviette.
Vas-y.
C'est bon ?
Tu m'as envoyé du sable.
On va se baigner ?
J'aime pas me baigner dans la mer.
Pourquoi ?
J'aime pas être plein de sable en sortant de l'eau.
Viens, Diego !
Allez, viens.
Allez, à la flotte !
Putain !
Allez, reviens.
Vas-y, putain, lâche-moi !
Diego ?
Tu es fâché ?
C'est bon, c'est pas grave.
- T'es sûr ? - Mais oui.
Tu as fini ? Je peux y aller ?
Oui, presque.
Je vais me rincer.
Attention.
Attends, putain...
Salut.
Salut. Bien dormi ?
Salut. Et toi ?
C'est Gabriela. Je l'ai rencontrée en ville.
Je cherche des potes qui campent dans le coin.
Elle était paumée.
Sérieux ?
C'est pas cool.
Tu l'as dit.
Elle a dormi dehors cette nuit.
J'ai un peu mal partout mais ça va.
On a pris à boire.
Je lui ai dit qu'elle pouvait poser ses affaires
le temps de trouver ses potes.
- Oui, si elle veut. - On rentre.
Okay.
Fais gaffe.
Elles sont toutes de sortie.
- Je lance une pierre ? - T'es con.
Y en a beaucoup.
Y a quoi dedans ?
J'en sais rien, mais ça m'a l'air tout pourri.
J'ai cru voir un mannequin dedans.
- Un mannequin ? - Oui mais sans bras.
Cette baraque est complètement vide.
"Meuf je te kiffe."
"Ton petit prince... Jessy" ou "Sessy".
Où ça ?
Ou "Sexy".
Attention.
C'est parce que c'est en ruines que c'est bien.
Une vraie femme des cavernes.
Non mais regarde, ça marche.
Cet endroit, c'est...
comme une ruine au mllieu d'un beau paysage.
- C'est bizarre. - Paradoxal.
Il faut pas se rater.
Si tu te rates, je vais me moquer.
J'ai toujours voulu faire de la magie.
J'avais un coffret de magicien.
Tirez une carte.
- Tu vas nous entuber. - Tirez une carte.
- Chacun ? - Non, une seule.
Regardez-la sans me la montrer.
- Vous l'avez vue ? - Oui.
Remettez-la au même endroit.
Un peu de sérieux !
Tu l'avais prise ici ?
Tu l'avais prise ici ?
Comment tu veux que je le sache ?
Tu le sais très bien, c'est un piège.
Je passe la plle au-dessus... et hop, magie !
Non, tu triches !
- C'est pas celle-là ? - Si mais tu as triché !
- Je te montre. - Je vais vous départager.
Je vais choisir le mellleur magicien.
Choisis une carte. N'importe laquelle.
Maintenant...
Je dois la prendre ?
C'est le 8 de trèfle ?
Comment tu as fait ?
C'est le secret de la magie.
Je ne vous crois pas, tous les deux.
Une fois j'ai rêvé que je baisais avec moi-même.
J'avais pas la sensation de plaisir mais en me réveillant,
je me suis dit que j'étais grave.
Pardon, je suis désolée.
Je ne voulais pas.
Je suis d'accord avec toi.
Je suis d'accord, Diego.
Vous êtes tous les deux d'accord, c'est super !
Je crois qu'on est tous bi, quelque part.
Ça peut pas être tout l'un ou tout l'autre.
Ça marche pas comme ça.
Ça se juge sur l'instant présent.
Sur ce que tu ressens à un moment précis.
Mais franchement, c'est chelou.
Non, sérieux, c'est...
L'autre soir, j'avais pris un acide.
Ça représente... Putain, j'en sais rien.
Je sais que c'est bizarre.
C'est dans ce sens ?
- Non... - Si, regarde.
- Ça, c'est les yeux. - Non, le ventre.
- Docteur ! - Attends, je ils.
"Docteur, on a besoin de vous au sévice des urgences."
Mais non, tu dis n'importe quoi.
"Docteur, on a besoin de vous au service des urgences."
C'est presque parell.
Regardez, il y a comme une évolution.
C'est pas le même.
Il est plus gros.
Celui-là est gros...
On dirait qu'll va accoucher.
Oui, c'est vrai, ça.
- "Le patron..." - Non, "le patient" !
Non, attends.
Je veux voir ce qu'll y a.
- Non ! - Allez, fais voir.
Toi, tu seras Mme Verte.
- Et lui, Mme Rouge ? - Moi, en rouge.
Oui.
J'ai un soutif rouge.
Je dois enlever mon t-shirt ?
Comme ça ?
Oui, c'est très bien.
Et vollà Mme Verte.
Je veux des gros nichons.
Toi, tu vas pas mettre...
de quoi les rembourrer ?
J'en ai pas besoin, je suis la dame en rouge.
C'est moi qui prends les photos.
Regardez par là. Vollà.
Regardez-moi.
Là, comme ça.
Je l'ai acheté aux puces.
C'est un vieux tout chelou qui me l'a vendu.
Ecoutez bien.
La meuf sur la couverture.
Regardez.
On dirait Marllyn Monroe.
- Avec un gros cul. - Oui...
"Plaisirs sexuels.
"Parmi les diverses pathologies llées
"aux comportements sexuels moins courants,
"Il faut citer la masturbation.
"Vice bien plus...
"Vice bien plus répandu qu'on l'imagine,
"entouré d'un mystère des plus impénétrables,
"Il sape lentement la force et l'intelligence du sujet,
"une fois la maturité atteinte.
"Mais...
"interrogez donc vos amis.
"Après observations et réflexions,
"vous devez être convaincu de la chose
"si vous voulez exercer une influence bénéfique
"en prodiguant exemples et consells
"auprès d'autrui
"et en affirmant...
"et en affirmant que de tels plaisirs ne peuvent être prisés
"que d'individus stupides
"et dépravés."
Non...
Dépravés ? N'importe quoi.
- On l'est tous un peu parfois. - Dépravés ?
Non mais écoutez ça...
"Si on laisse de côté les plaisirs..."
Allez-y, faites-le.
Faire quoi ?
Ça.
"Ça."
Non, donne à Gabriela.
Moi, je prends des photos.
Ça va pas ?
Qu'est-ce que ça peut te faire ?
Tu te mets dans un tel état.
Comme si c'était dramatique.
C'est dramatique.
Bien sûr, tu vis un enfer.
Oui, je vis un enfer.
Que sais-tu de l'enfer ?
Tu souffres parce que tu le veux bien.
Je ne sais pas quoi faire.
Joue, amuse-toi, profites-en.
Embrasse-le.
Je sais pas comment faire.
Je sais pas ce qui m'arrive.
C'est quoi, ça ?
C'est un fllm d'amour.
Mais il est en couleurs.
Pourquoi j'ai si mal ?
Tu souffres parce que tu le veux bien.
Mais tout ira bien.
Non, tout ne va pas bien.
Je pensais que...
N'en dis pas plus, ça ne m'intéresse pas.
Tout ira bien.
Contente-toi d'en profiter.
D'en profiter.
Alors ?
Alors quoi ?
Tu étais où ?
Genre ça t'intéresse ? Lâche-moi.
Oui, je me suis fait du souci.
C'est ça !
Tu t'es fait du souci.
Tu m'as cherché au moins ?
T'es parti en pleine nuit sans rien dire.
Fous-moi la paix. Je dois te dire où je vais ?
Qu'est-ce que t'as ?
Rien.
Mais si, y a un truc.
Ça te vient pas à l'esprit ?
T'as même pas une idée ?
Non.
Pourquoi tu t'énerves ?
Parce que je suis bourré, vollà !
J'ai pas faim.
Il faut que tu manges.
Ça va ?
Ça va.
Et Gabriela ?
Elle s'est tirée.
Ou tu l'as tirée ?
Non, sérieux.
Qu'est-ce qu'll y a ?
Ça va ?
Seb !
Diego !
Arrête !
- Je sors. - T'es pas marrant.
J'ai froid.
J'ai très froid.
- Tiens. - Non, toi.
Je suis sec, vas-y.
Quand je l'ai vu sur la route,
je me suis dit qu'll avait pas changé.
Je sais pas...
il a une démarche bien à lui.
Depuis qu'on est rentrés, je l'ai pas revu.
C'était quand, ça ?
Hier.
Natalla ?
Natalla ?
Arrête de dire qu'elle t'a parlé.
Je te le jure, maman. Elle m'a parlé.
Son père est furieux.
Il refuse que tu l'approches. Je vais arranger le coup.
Maman, tu vas me croire ? Elle m'a parlé.
Et elle t'a dit quoi ?
J'en sais rien, putain !
Elle m'a posé une question.
Je lui racontais notre virée à la plage
et elle m'a posé une question.
Je m'en suis même pas rendu compte tout de suite.
Je te le jure.
Ecoute.
Si tu veux croire qu'elle t'a parlé, très bien.
Je ne discute pas.
Mais ne va pas répéter ça à son père.
J'irai lui parler.
Je lui dirai que cette histoire t'a chamboulé
et que du coup, tu as cru ça.
Mais Diego...
C'est pour que tu puisses la revoir.
Tu sais quoi ? Personne ne veut qu'elle se révellle.
Comment tu peux dire ça ? C'est ridicule.
Ecoute...
C'est vrai que tu la maqullles quand tu vas la voir ?
Oui.
Mais c'est quoi ces bêtises, Diego ?
Ça lui plaît que je la maquille.
C'est pas nécessaire.
T'as pas vu sa chambre.
On dirait qu'elle est morte. C'est fllppant.
Je sais qu'll est fêlé
mais c'est son père et c'est lui qui décide.
C'est peut-être pas plus mal que tu ne la voies plus.
Ne va pas encore casser mes assiettes !
Mon Dieu...
Ohé ?
Ohé, Seb !
Oui ?
Je cherche Sebastian.
Il n'est plus là.
- Comment ça ? - Il est parti.
Il m'a rien dit.
Tout est allé très vite.
Son père l'a posé à l'aéroport avec un billet en poche.
Il est comme ça. Hier, il m'a dit "On va à Cancùn".
J'ignore quel temps il y fait, ce que je dois emporter...
Vous êtes sa femme ?
Oui, Raquel. Enchantée.
Vous êtes la belle-mère de Seb ?
Quel mot horrible ! Ne dis pas ça.
Tu t'appelles comment ?
Diego.
C'est toi, Diego ? Il t'a laissé quelque chose.
Il devait savoir que tu passerais. Il m'a remis ça pour toi.
Putain...
Pardon ?
Putain !
- Pardon ? - Putain !
Reviens.
Quel sale plouc !
Mon chéri.
Natalla s'est révelllée.
Tu avais raison. Son père a appelé pour s'excuser.
Tu peux être content. Demain, tu pourras aller la voir.
Je suis très content, maman.
Alors pourquoi tu as l'air si triste ?
Sebastian est parti.
Il est parti sans dire au revoir.
Il est parti ? Où ça ?
A Antofagasta.
Son père l'a déposé à l'aéroport.
Il t'a téléphoné.
Et tu m'as rien dit ?
Il a appelé plusieurs fois.
Avec l'histoire de Natalla, j'ai oubllé.
Je croyais pas que c'était si urgent.
Il t'aurait dit quelque chose de toute façon.
Ou il serait passé ici...
S'il avait voulu dire au revoir, il l'aurait fait.
Que veux-tu, mon flls !
Ils sont comme ça, les hommes.
Ton père a fait parell.
Et encore, toi, tu es pas en cloque !
C'était une blague.
Pour te faire sourire.
On regarde un fllm ?
Un Disney alors.
La Mélodie du bonheur ?
Ou L'Oiseau bleu.
Natalla, tu es révelllée.
Tu sais qui je suis ?
Oui, bien sûr.
J'ai du mal à bouger.
Même le visage.
Comment c'était ? Ça a dû te faire bizarre.
Eh bien...
Le plus bizarre...
c'est que j'ai l'impression
de m'être endormie hier
et de m'être révelllée aujourd'hui, si fatiguée.
Comme si...
Comme si je t'avais vu hier.
Je suis llvide...
Je t'en mettais quand tu étais inconsciente.
Ils ont poussé.
Ils ont même bien poussé.
Je t'aide ?
Et ça ?
Je l'ai prise pendant que tu dormais.
Tu croyais que j'allais rien faire pendant tout ce temps ?
Tu parles !
Et lui, c'est qui ?
Sebastian.
Je veux tout savoir.
Tout ?
Depuis le...
Depuis le commencement...
Quand tu l'as vu pour la première fois.
Quand je l'ai vu pour la première fois...
Allô ?
Allô, Diego ?
Sebastian ? Tu t'es barré sans dire au revoir !
- Je t'entends très mal. - Pas moi.
Moi, je t'entends.
Tu m'entends ?
Je suis à Antofagasta. On m'a quasiment viré de Santiago.
Natalla s'est révelllée.
Attends...
- Là, tu m'entends ? - Oui, parle.
Maintenant, oui.
Ça m'a foutu en colère de pas te trouver.
- T'as eu mon cadeau ? - Oui.
- Tu l'as ouvert ? - Non.
- Ouvre-le. - Je le ferai.
Ecoute...
Tu vas me manquer.
Merde, ça va couper...
Sebastian, je...
Maman...
Redresse-toi.
C'est un lâche, ce mec. Oublle-le.
Adaptation : Didier Rulller.
Sous-titrage : Vdm
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