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Bonsoir Lora.
Fiche le camp!
Ferme la porte, je veux te parler.
Léve-toi, tu salis mon lit.
Pourquoi as-tu essayé de m'échapper 7
Tu sais queje te retrouverai toujours.
C'est terminé entre nous.
J'ai un bon boulot. Je travaille pour des gens bien.
Je sais, serveuse dans une Bierstube.
Je t'ai observé ce soir.
- Tu n'es pas trés bonne. - J'apprendrai.
- Mais tu peux faire mieux que ga. - Ce n'est pas mon but.
J'en ai marre de courir d'un endroit é l'autre,
la police aux trousses.
Ecoute,je veux me ranger.
- Et moi,j'ai des ailes. - Je suis sérieux.
- J'ai de l'argent. - Alors, va-t'en.
- J'ai besoin de ton aide. - Non, tu attires les ennuis.
Je suis heureuse ici.
Mme Shultz m'aide é confectionner une robe.
J'ai besoin d'un service, c'est tout.
C'est ce que tu as dit la derniére fois.
C'est du réglo. Je suis dans le change.
Marché noir?
II n'y a plus de marché noir ici.
J'offre un meilleur taux et un service plus rapide.
Sans poser de question.
Pourquoi as-tu besoin de moi 7
J'attends un homme demain soir.
II va venir ici et me demander.
Tu Paménes é une table pour qu'on discute.
Tu n'as rien é craindre. II me faut un endroit pour le rencontrer.
II arrive vers 21h30, demain soir. 21 h30.
Tu n'auras rien d'autre é faire.
Ensuite, tu jures de me laisser tranquille 7
Tu as ma parole.
D'accord.
Fiche le camp!
21h30.
0U étais-tu passée 7
Je n'irai nulle part tant que vous n'aurez pas payé.
- Vous en voulez un autre 7 - Ce que tu veux.
Une biére, ga vous rafraTchira.
Ce n'est pas ce rafraichissement dontj'ai besoin.
- A quelle heure tu termines 7 - Tard.
Ca ne me dérange pas de t'attendre.
Voici Herman.
J'ai cru comprendre que vous vouliez changer des devises.
- Vous avez combien 7 - Beaucoup.
Vous offrez quoi de mieux que le taux Suisse 7
Un pour cent.
Je peux trouver mieux que ga derriére la gare.
Deux pour cent.
- Disons quatre. - Deux.
Vous étes dur en affaires.
J'ai d'autres choses que je n'avais pas pensé changer,
mais vous pourrez peut-étre m'aider.
Cette fille, elle représente quoi pour vous 7
C'est ma fille. Combien vous voulez changer?
Si c'est votre fille,je suis sOr qu'on pourra s'arranger.
Ils sont faux!
Toi et la fille ! Je vais vous trainer dehors et vous défoncer!
Du calme.
Lora, les lumiéres!
Toi et ton couteau ! Pourquoi as-tu fait ga 7
-(;a a mal tourné. - Tu l'as tué.
On l'a tué.
- Non. - Ol'.l va-t-on 7
Lé-bas.
Nous devons quitter l'Allemagne.
Parle pourtoi.
Ils t'ont vue éteindre la lumiére. Tu es mouillée, comme moi.
Sors de ma vie!
Tu ne te débarrasseras pas de moi.
Notre seule chance, c'est de se séparer.
La Hollande. Mon pote Jan, ce petit café é Amsterdam.
II nous trouvera des passeports et de l'argent.
- Mais comment y aller 7 - Le bus. l_'auto-stop.
Tu auras quitté le pays avant méme que la police ne le sache.
Et comment iras-tu, par le train 7
Non, le Rhin est le meilleur moyen pour moi.
Des centaines de péniches qui passent les frontiéres sans heurt.
Oui,j'ai des contacts sur la riviére.
Pas le temps.
II y a plein d'endroits 0U trouver des marins.
Je vais tenter ma chance et venir avec toi.
Ne sois pas stupide, la police cherche un couple.
- Tu iras é Amsterdam? - Bien sflr.
N'essaie pas de te faire la belle, je te retrouverai 0U que tu ailles.
- Tu vas 0U 7 - La riviére est par lé.
On va chez toi.
On a dit qu'on allait surta péniche.
- Impossible. - Tu n'as pas de péniche 7
Si, maisj'ai aussi une femme.
Etje ne vais pas en France, je vais dans l'autre sens.
- Ecoute,j'ai de l'argent. - Léche-moi !
II vous a fait mal?
Je peux faire quelque chose?
Tu peux m'aider é remonter le Rhin 7
C'est ce qu'il m'avait promis. II m'a menti.
- Tu travailles sur une péniche 7 - Elle est au bout de la rue.
Ton capitaine, il a une femme 7
Rolph 7 Non, il est célibataire.
- 0U allez-vous 7 - Strasbourg, Béle.
On transporte du pétrole. Demain, é l'aube.
- Comment tu t'appelles 7 - Derek Schweitzer.
Ecoute, Derek.
Je dois remonter la riviére. Je peux parler é ton capitaine 7
J'en sais rien.
- Allez, Derek. - Bien...
S'il te plaTt.
7 ans déjé, ga passe vite. Hein, Dina 7
Oui.
J'ai changé, Rolph 7
Pour moi, tu resteras toujours la fille aux couettes.
Elle nous snobait quand on travaillait pour son pére.
Parce quej'étais timide.
Pour nous,tu étais la plus belle fille du Rhin.
- Et aujourd'hui 7 - On le pense toujours.
- Rolph,je... - Bonjour Derek.
Toi et ton amie tombez é pic pour boire un verre.
- Je te croyais au cinéma. - J'y étais,
et ensuite, cette dame... elle...
Rolph Dortman.
Lora Raphael. Voici M. et Mme Reke.
Asseyez-vous. Prenez cette chaise.
- Assieds-toi, Derek. - Je dois retourner au bateau.
Tu devrais emmener ton amie, Mlle...
- Raphael. - Elle veut remonter le Rhin.
Je ne prends pas de passagers.
Je dois y aller. Au revoir, heureux de vous avoir rencontré.
- Du vin 7 - S'il vous plaTt.
- Gargon, un verre. - Tout de suite.
Derek est un peu jeune pour vous, il n'a méme pas Pége de voter.
Je ne cherche pas é me faire élire.
Je cherche é me rendre en France.
Je n'ai pas dansé de toute la soirée.
C'est notre anniversaire aprés tout.
Tu sais é quel point je danse mal, chérie.
Excusez-nous.
Elle me rappelle Susie. Les cheveux, les yeux.
- Oui, et ce n'est pas tout. - (;a,je ne pourrais pas dire.
C'éta it amusa nt tant quej'avais de l'argent.
Si tu n'as pas mflri, celle-ci pourrait t'amuser également.
Dans ce sens,j'ai mflri, madame.
- Vous étes frangaise, non 7 - Oui.
Je suis hollandais.
On est un vrai mélange, les gens du Rhin.
Ma femme est belge et Rolph, le capitaine, est allemand.
On est du fleuve avant tout.
Vous pouvez m'aider 7
Vous connaissez un autre bateau qui remonte le Rhin 7
Non, le nétre ne vous plaTt pas?
On ne m'a pas invitée.
- Laissez-lui du temps. - Je sais ce qu'il va dire.
Merci, Rolph.
J'espére que vous ferez bon voyage.
Vous aussi.
Je suis heureuse que tu n'aies pas dansé avec elle.
Attendez!
Voulez-vous danser 7
On lui dit une chose, et il fait le contraire.
Tu viens seulement de l'apprendre 7
Vous dansez trés bien, Mlle Raphael.
- Merci. Au revoir. - Joignez-vous é nous.
II reste du vin.
Joignez-vous é nous.
- Vous voulez dire... 7 - Oui.
- C'est arrangé. - Merci.
Je ne peux payer mon billet. Pas encore, du moins.
- Vous pourrez travailler. - Je suis serveuse.
Vous pourrez cuisiner.
Je ne sais pas,j'ai toujours voulu apprendre étant enfant.
- Qui a parlé de payer? - Moi!
Je vous enverrai l'argent plus tard.
II se fait tard, onze heures passées.
- C'est tét. - Pas quand on se léve é l'aube.
Notre vie différe de la vétre, mais vous vous adapterez.
- On va chercher vos affaires. - Je n'ai rien.
Gargon, l'addition, s'il vous plaTt.
Sergent, on devrait peut-étre le contréler.
- II est tout seul. - Ils ont pu se séparer.
D'accord, va le voir. Je finis d'appeler ma femme.
Appelez la mienne aussi.
Une minute.
Vos papiers, s'il vous plaTt.
Léche mon bras! Léche-moi !
Venez.
Merci pour le diner.
Joyeux anniversaire.
Joyeux anniversaire.
Rolph, il y a de la place avec nous é l'avant.
Je pense que notre invitée sera bien avec moi.
- Bonne nuit. - Par ici.
- Tu rigoles? - Mais il y a de la place.
Grandis un peu.
- Je peux faire pareil 7 - Faites comme chez vous.
C'est une coutume locale stupide.
On dirait une maison.
Une vraie cuisine dans une maison.
Bien sflr, é quoi vous attendiez-vous 7
Je ne savais pas.
Sur un navire, ceci s'appellerait le salon.
C'est énorme.
Les gens du fleuve ont de grandes familles.
- Un verre 7 - D'accord.
- Vous avez de la chance. - Vraiment7
Vous pouvez faire ce qu'il vous plaTt. Vous avez tout ga.
Je suis un homme des mers, pas des riviéres.
- Qu'est-ce que vous faites ici 7 - J'ai grandi sur le Rhin.
Je suis allé en mer dés quej'en ai eu Pége.
Je suis rentré é la mort de mon pére.
Pour quelques voyages, soit disant.
Un an plus tard, je suis toujours lé.
- C'estjoli, le Rhin. - Un vrai travail de livreur.
La mer, c'est la vraie vie.
Les Tles des Mers du Sud.
Le Japon, l'lnde...
C'est si loin. Plein d'étrangers.
C'est ce quej'aime.
Vous avez quoi comme ennuis 7
- Je suis fauchée. - Fauchée.
Je me rends a un travail a Strasbourg.
Je vous payerai.
Ne vous en faites pas pour ga. II se fait tard.
Par ici.
Lé-dedans.
Vous voulez queje dorme ici 7
C'était la cabine de mes petites soeurs.
Ma mére vient é bord quand nous sommes é Strasbourg.
Vous trouverez des chemises de nuit dans les tiroirs.
On se lave dans la cuisinette.
Eteignez quand vous aurez terminé.
- Bonne nuit. - Merci.
Entrez.
- II est neuf heures. - Si tard que ga 7
On est levé depuis l'aube.
Rolph dit que vous trouverez du café en cuisine.
- C'est Rolph qui t'envoie 7 - Oui.
- Ol'.l sommes-nous 7 - Prés de Wesseling.
Ce n'est pas en direction d'Amsterdam 7
Non, c'est dans l'autre sens.
Je craignais que le capitaine ne change d'avis.
- Rolph 7 - C'est ce qu'il a fait hier soir.
Selon Dina, quand on lui dit une chose, il fait le contraire.
- On se voit sur le pont. - Attends.
- Je m'habille. - Je dois y aller.
D'accord. Apporte-moi du café,
et parle-moi pendant queje m'habille.
Je ne peux pas te parler si tu fermes la porte.
- Rolph a déjé été marié 7 - Jamais.
- Pas de femmes 7 - Si, bien sflr.
II en connaTt des tas, é chaque escale.
Et elles montent é bord, comme moi 7
Parfois.
Tu vas partir en mer toi aussi 7
Pourquoi donc 7 Je suis né sur le fleuve.
Rolph aussi.
C'est différent. On dit qu'il n'ajamais été heureux ici.
II doit étre fou.
Georg dit que Ralph essaie de découvrir des territoires vierges.
- Voilé votre café. - Merci.Tu en veux 7
Non merci,je dois y aller.
On se voit sur le pont. Vous étes sym pa.
- Nous sommes fermés. - Oui,je sais.
Je cherche une fille, on m'a dit qu'elle était ici hier soir.
II y a beaucoup de filles tous les soirs.
Celle-ci, vous vous en souviendrez.
Habillée en noir, de longs cheveux sombres.
Oui. Elle est partie avec le capitaine du Clementine.
0U puis-je les trouver 7
Ila dit qu'il l'aiderait é remonter vers Strasbourg.
Elle était censée descendre le Rhin.
Elle ale droit de changer d'avis.
Oui, bien sflr. Ils sont loin, é votre avis 7
Si vous prenez le prochain train et descendez au premier arrét,
- vous Ies rattraperez. - D'accord. Merci.
Merci.
Dina avait peut-étre raison hier soir.
Ne me dis pas qu'elle a dit non?
Elle a dormi dans la petite cabine.
Je ne me fais pas payer comme ga.
- Je la débarque ce soir. - Pourquoi 7 Elle a l'air réglo.
Oui, comme cette secrétaire en vacances.
Elle ne voulait pas que Ies vacances se terminent.
Comme alors, je ne suis pas en vacances.
- J'ai d'autres choses en téte. - Comme quoi 7
M'assurer qu'il s'agit de mon dernier voyage.
Je sais que tu n'aimes pas les conseils,
- tu fais toujours le contraire. - Vas-y.
Pourquoi fuis-tu 7 Reste ici é travailler, comme tes parents.
Tu n'asjamais compris, Georg.
Tu ne sais pas ce que c'est l'Atlantique en pleine tempéte.
De la prendre de plein fouet.
- De relever le défi. - Le défi est é l'intérieur.
Vivre en paix avec soi-méme et ses proches.
- Je ne m'intéresse pas aux gens. - Tu devrais commencer.
Tu as tes méthodes, j'ai les miennes.
- Bonjour, Capitaine. - Bonjour.
- Je peux entrer 7 - Bien sflr. Asseyez-vous.
La salle de pilotage est la salle de réunions.
J'ai pris le loisir de mettre vos pantoufles.
J'ai failli me tuer avec mes talons.
Aucun probléme, je voulais les jeter.
C'est quoi ces chiffres 7
Ils marquent chaque kilométre du Rhin é partir de Béle.
C'est sympa, le Rhin.
Si on aime les tours en bus.
C'est le meilleur bus quej'ai jamais pris.
Je sais que vous étes heureuse,
mais vous pourriez l'étre plus sur un autre bateau.
J'arrangerai ga ce soir quand on fera escale.
C'est gentil. Je géne 7
Non, mais on va remorquer une barge.
On va aller encore plus lentement.
C'est pourquoi un autre...
C'est pourquoi un autre bateau semble plus opportun.
Je me demande ce qu'ils veulent 7
- Des soldats! - Non, la police fluviale.
Sflrement un contréle de routine.
Je prendrais bien un café.
Bonjour Georg.
Bonjour Braun, content de vous voir.
Vous avez rejoint la police de Cologne?
Voilé ce qui arrive quand on épouse une étrangére.
Voici mon collégue, Wendel.
Nous aimerions voir le Capitaine.
- Bonjour Rolph. - Bonjour Braun.
Nous cherchons un couple qui essaie de quitter l'Allemagne.
Je n'ai qu'un seul passager.
Ils voyagent séparément.
La fille ales cheveux noirs, mi-longs, et une robe noire.
L_'homme a poignardé un client du Bierstube 0U elle travaillait.
Sympa comme type.
Ila aussi tué un policier é la gare routiére.
Nous savonsjuste qu'il s'appelle Herman.
II est allé au port pour savoir quel bateau elle avait pris.
II essaie peut-étre de la rejoindre.
Et vous voulez qu'elle serve d'appét 7
- Exact. - C'est le meilleur moyen.
II ne faut parler de ga é personne. Ca limite les chances de fuite.
Ecoutez,je suis Capitaine de péniche, pas policier.
Nous sommes reconnaissants de votre aide.
Nous ne pouvons vous forcer, mais. ..
On pourrait l'arréter et Ia mettre en prison.
Quelqu'un doit payer pour ces meurtres.
Je veux arréter Herman avant qu'il ne recommence.
Contréle de routine. Pas de quoi s'inquiéter.
- Qui a dit quej'étais inquiéte 7 - Vous ne l'étiez pas?
Ce n'est pas moi qu'ils cherchaient 7
S'ils vous cherchaient, ils vous auraient arrétée.
- Vous n'avez rien é craindre. - Vraiment 7
Vous voulez dire queje peux rester?
- Oui, vous pouvez rester. - Pourquoi 7
Pourquoi changer d'avis 7
J'en change constamment, vous n'avez pas remarqué 7
Je ne vous embéterai pas longtemps.
Vous étes le cadet de mes soucis.
Vous ne savez pas ce que c'est, les soucis.
Ecoutez, 0U croyez-vous quej'étais entre 39 et 457
J'ai vu plus de morts, de destruction et de misére
que vous ne puissiez imaginer.
Mais la guerre est terminée.
Pour vous.
Qui retrouvez-vous é Strasbourg 7
Pourquoi retrouverais-je quelqu'un 7
Une belle fille comme vous n'y va pas pour faire une cure.
Peut-étre que si.
Peut-étre queje retrouve quelqu'un,j'ai un tas d'amis.
Vous ne croyez pas queje sois seule 7
- Bien sflr que non. - Ecoutez.
Parce que vous me déposez, vous croyez que...
Je vous ai dit queje payerai.
Personne ne vous ajamais rendu de service
- sans vouloir étre payé 7 - Non.
Pourquoi le feraient-ils 7
Si vous l'ignorez, inutile queje vous le dise.
Vous n'avez rien é me dire.
On ne parle pas le méme langage.
Vous avez tout ga.
Votre famille, et moi...
Je ne me souviens méme pas d'avoir eu un chez moi.
II n'y avait que moi.
Et il faut queje reste en vie.
D'une maniére ou une autre.
On ne vit pas comme on le souhaite,
- on vit comme on le doit. - On vit comme on peut.
Considérez-vous chez vous.
C'est ici queje tourne. Je vous dépose.
Le Rhin n'est pas loin.
Je vous dirai quand vous me déposerez.
Prenez le prochain chemin.
- Que voulez-vous 7 - J'aime bien votre costume.
J'espére que le chapeau va m'aller.
Si elle est complice malgré elle comme vous le pensez,
raison de plus pour arréter Herman.
II faut agir comme pour la péche au gros.
On aura une chance de le faire mordre é Phamegon.
Je veux l'attraper ce soir. Ilse dirigerait vers ici.
II y a trop de monde, mais il pourra essayer plus tard.
On se voit demain prés de Koblenz.
Soyez sans crainte, nous vous surveillons.
Vous étes sflre que cette péniche fait escale é Koblenz 7
l_'agent maritime est un ami. II me l'a affirmé.
Je débauche é onze heures.
Vous étes débauchée depuis longtemps.
0U étais-tu 7
Je disais é l'agent que nous remorquions la barge des Steen.
- J'aime bien voir les Steen. - J'aime bien voir Rolph.
- Ol'.l est ton invitée? - Elle faisait la vaisselle.
Elle est mignonne.
- Je lui dirai que tu as dit ga. - Tant mieux.
Bonne nuit.
Bonne nuit, Georg.
Bonne nuit, Dina.
- Becker! - Qui est-ce 7
C'est comme ga que nous nous ravitaillons.
II vend de tout, des épingles aux salamis.
Vous disiez vouloir apprendre é cuisiner?
Rien ne vous échappe.
Nous avons une cuisine entiérement équipée.
- Vous voulez queje cuisine? - Pourquoi pas?
Je dine avec Dina et Georg, mais Dina a trop de travail.
Je vois.
Vous vous découvrirez peut-étre un talent caché.
Je Pespére, pour vous.
Je m'occupe de ga.
- Bonjour M. Becker. - Bonjour, Rolph.
- Comment va la famille? - On ne peut mieux.
C'est unejolie passagére, Rolph.
Attends queje dise ga aux autres péniches.
La riviére est un village flottant plein de potins.
II y a quelque chose qui te ferait plaisir?
Tu n'auras pas besoin de cuisiner pour moi.
- Elle veut apprendre é cuisiner. - Si tu peux le supporter.
Je prendrai du bicarbonate.
Invite-nous quand tu n'auras plus besoin de bicarbonate.
- Quelque chose en particulier 7 - Je ne crois pas.
Des saucisses, des spéciales.
Du pain.
Voilé qui va lui faire plaisir.
-(;a bosse dur! - Oui.
Vous fournissez les barges sur ce trongon, non 7
Depuis queje suis gamin.
Je cherche quelqu'un, vous pouvez peut-étre m'aider.
Avec plaisir.
- C'était bon. - Et trés difficile.
Saucisses bouillies, haricots et tomates en tranches.
J'ai adoré. Et la table était trés bien mise.
Je vous montre 0U on stocke les vivres.
Lorsque mes parents et les enfants étaient é bord,
il y avait é peine la place pour entrer.
C'est une vraie cave.
On a tendance é faire des provisions sur les péniches.
On achéte au meilleur prix dans chaque pays.
Ce que vous ne trouvez pas en cuisine,
cherchez lé-dedans.
- Et continuez comme ga. - J'essayerai.
- Repassez un de cesjours. - Promis.
- J'espére qu'ils vous iront. - Pour moi 7
Ce n'est pas ma pointure. Becker pensait qu'ils vous iraient.
Ils sont maladroits, mais on s'y habitue.
Ils sont trésjolis.
- Non, mais ils sont pratiques. - Ils sont trés beaux.
Merci.
J'ai souvent envie de voyager
- J'irai en... - Continuez.
Je ne savais pas que tu étais lé.
- Continuez, je vous en prie. - Tu chantes, toi aussi 7
J'ai la voix qui mue, on dirait un duo.
Tu devrais peut-étre attendre un an ou deux.
J'ai souvent envie de voyager
Loin de chez moi m'en aller
J'irai en Espagne, Zanzibar, et chez les esquimaux.
J'errai du matin jusqu'au soir
Et si un jourje prends la mer ou m'envole dans les airs,
Je sais que mes sabots seront lé pour m'y emmener.
Je n'aurai plus é passer mesjours é voguer sur les flots,
Si je me trouve un beau mari...
II faut que tu étendes une corde, j'ai fait une lessive!
Bien sflr. Merci pour la chanson.
- Tu as du travail Derek, non 7 - Oui, de la peinture.
Vous chantiez si bien quej'ai tout oublié.
Tu pourras tout oublier aprés le travail.
Mme Reke 7
Désolée,je ne voulais pas les empécher de travailler.
Je ne voulais pas étre grossiére,
mais il y a beaucoup de travail sur une péniche.
Je sais. Pourriez-vous me préter un seau et une brosse 7
Vous en trouverez sous l'évier, dans la cuisine.
Je vais nettoyer les sols, ils sont sales.
Merci.
- C'est elle. - Qu'est-ce qu'on fait 7
On attend.
Arréte de siffler cette chanson, elle est atroce.
- Je ne Ia trouve pas atroce. - Elle est vulgaire, comme elle.
- C'est ga quite tracasse 7 - C'est toi, tu es un faible.
Tu aurais peut-étre d0 épouser quelqu'un d'autre.
- Que veux-tu dire? - (Qa a toujours été Rolph.
Tu n'as aucune ambition.
Tu restes lé é fumer ta pipe et siffler ses chansons stupides.
Tu as vraiment un probléme avec elle.
Elle a méme essayé de m'amadouer aujourd'hui.
Elle est une insulte pour toutes celles que Rolph a connues.
- Elle n'est pas si différente. - Tu me compares é elle!
Elle se sert de toi pour se faire la main.
Et toi, tu te sers de moi pour quoi 7
- Le diner est prét 7 - Oui.
- Qu'est-ce qu'il y a7 - On m'a volé mes sabots.
- Alors 7 - Oui, alors 7
Pourquoi voudrait-on vous voler vos sabots 7
- Les gens font un tas de choses. - En voilé une preuve de plus?
- Oui. - Et ga, c'est quoi 7
Ils sont encore humides, mais ils seront secs demain.
- Derek les a peints. - Je ne lui ai pas demandé.
Pour vous, les gens ne font pas les choses sans raison 7
Pourquoi le feraient-ils 7
Comme cadeau. Pour faire plaisir.
Vous ne comprenez pas?
II y a toujours un piége. Ils veulent quelque chose.
Vous n'avez pas eu la vie facile.
Je ne me plains pas. Je sais prendre soin de moi.
Quand on arrivera é Strasbourg, tout ira mieux.
Je m'en sortirai.
Vous n'avez pas d'autres amis é part ceux é Strasbourg 7
Vous n'avez pas quelqu'un 7 Je vous payerai le billet.
Pas besoin de chercher é vous débarrasser de moi.
Je descends de votre péniche. Je m'en vais maintenant.
- C'est ce que vous voulez 7 - Non. Oubliez.
Vous ne voulez pas de moi é bord, hein 7
C'est difficile é expliquer, c'est compliqué.
Je ne serai plus dans vos pattes. Bientét, nous serons en France.
Ca sera plus long. Je vous ai dit queje vais remorquer une barge.
Nous allons la récupérer prés de Koblenz.
A moins que vous ne soyez pressée de retrouver votre ami.
Je ne suis pas pressée. J'aime le Rhin.
C'est ce qui nous différencie.
C'est une coutume stupide que de toujours éter ses chaussures.
Ce n'est pas stupide, ga évite de salir.
Etje viens de frotter les sols.
Trés bien.
II faut ramasser toutes ces boTtes 7
C'est pour ga qu'on a des heures sup'.
0U est le vigile 7 II est censé nous aider.
Peut-étre que lui n'a pas d'heures sup'.
- II va arriver, commengons. - D'accord.
D'habitude on étend le linge é l'avant.
Je préfére ici.
Les gaz d'échappement vont salir le linge.
Ca va aller.
- C'est beau. - C'est Ehrenbreitstein.
J'aimerais bien tous les visiter.
Vous pouvez le faire.
Dans le temps, les Barons construisaient des chéteaux
et tendaient des chaTnes.
Les péniches devaient payer pour passer.
Elles étaient tirées par des chevaux.
Vous étes belle. La plus belle quej'aiejamais vue.
- Merci Derek. - J'espére que vous resterez.
- C'est impossible. - Ne quittez pas le Rhin,
vous y étes chez vous. Un jour,j'aurai mon bateau.
Vous serez sur le fleuve, et. ..
Je ne suis pas sijeune, j'ai bientét fini mon apprentissage.
Je serai marin, et la cabine é l'avant sera pour ma femme et moi.
Ca sera une fille de la riviére, dont tu connais la famille.
Non!
Voilé 0U sont passées mes pinces é linge!
Je les cherchais partout.
- Elles sont é vous 7 - J'ai du linge é étendre
et tu es censé m'aider. Rejoins ta place é l'avant.
Ne soyez pas si dure avec lui, il n'y est pour rien.
Comme tous les hommes quand vous étes dans les parages.
Quoi 7
Nous étions heureuxjusqdé ce que vous montiez é bord.
- C'est votre faute. - Ma faute 7
Oui, vous ne m'avezjamais donné ma chance.
Vous essayez de monter Ies autres contre moi.
Vous faTtes comme si tout vous appartenait.
C'est ma place ici. Pas la vétre.
Laissez-les tranquilles. Quittez le bateau.
Qu'est-ce que vous savez sur les autres 7
Vous vivez dans votre coin
et gardez les vétres prés de vous.
Vous pleurnichez quand ils regardent le monde autour d'eux.
C'est un sale monde si vous en faites partie.
J'en fais partie.
Retournez dans votre partie du bateau.
Et essayez de garder tous vosjouets ensemble.
C'est impossible.
Ce ne sont pas desjouets mais des personnes.
Ce sont des hommes, c'est pour ga que vous les voulez.
Oui, et vous n'étes pas la seule femme.
Derek a encore oublié de hisser le fanion bleu.
- 0U est-il 7 Je vais le chercher. - Dans le placard.
Mettez-le sur la corde.
C'est pour signaler aux bateaux que nous sommes é l'extérieur.
Vous allez devenir un vrai marin.
Tant mieux.
- Bonjour Derek! - Bonjour Mme Steen.
- Comment ga va 7 - Bien, merci.
Voilé le manifeste de Steen.
- On part3 l'aube. - Impossible!
Steen ne sera pas prét. II n'aura pas fini de charger avant midi.
- On léve l'ancre. - Tu ne peux pas faire ga,
-tu t'es engagé é le remorquer. - Ne me dis pas quoi faire.
On vajusqu'au prochain quai devant l'h6tel.
On reviendra chercher la barge é notre départ demain.
Ne pose pas de questions.
- Démarre les moteurs. - D'accord.
Dina,j'insiste.
Mais, Tanta Martha,j'avais prévu de faire des choses
- en cabine cet aprés-midi. - Ca attendra.
Dés que je peux,je descends é terre. Etje préparerai tout.
Pas question. II y a vous, Oncle Louis...
Le Capitaine Steen ne peut pas venir, il est en train de charger.
II reste Georg et moi, Derek et Rolph.
- Vous n'oubliez personne 7 - Non.
- Votre passagére. - Elle!
- C'est une... - Une invitée.
On se voit dans une heure sur la place.
Quelle bonne idée.
II faut oublier la riviére et son travail de temps en temps.
Les gens veulent souvent changer, mais ils n'en ont pas l'opportunité.
Un réfugié, ou une personne dans la misére
ne peut pas décider tout d'un coup:
" C'en est terminé, je repars é zéro. "
II faut pour ga qu'on leur donne leur chance.
C'est pour ga que Neuwied et d'autres villes sur le Rhin
furent fondées il y a des siécles.
Vraiment 7 Je l'ignorais.
Oui, le Rhin posséde une longue tradition de refuge.
Des réfugiés de toutes nationalités
et religions sont venus y vivre en paix.
Tu te plais ici, pas vrai 7
Oui, c'est sijoli.
C'était beau vu du bateau, mais c'est encore mieux ici.
Et c'est encore plus joli lé-bas.
C'est un peu trop pour moi é mon ége, mais tu devrais voir ga.
Je vais vous montrer.
Rolph, montre-lui, c'est peut-étre ta seule chance.
Oui, bien sflr.
Assieds-toi. J'ai dTné sur la barge de ton pére é Rotterdam...
Mme Steen avait raison.
C'est une sage femme.
Elle est aussi vieille que tu le dis?
Et elle a des arriéres petits-enfants 7
Des douzaines.
Elle a des liens avec la moitié de la population du Rhin.
- Elle a de la chance. - Peut-étre.
Tu es en train de changer.
Vraiment 7
Oui.
Laisse-moi !
Quand as-tu aimé ou cru en quelqu'un pour la derniére fois 7
Jamais!
Qu'est-ce qui t'a rendu comme ga 7
A la fin de la guerre,
parmi les ruines et les gravats,
quand l'espoir s'était enfui,
j'ai levé les yeux.
II y avait un homme qui se tenait lé,
é me regarder.
Tu n'étais qu'une enfant.
II fallait bien vivre.
Tu ne pourrais pas étre reconnaissante envers lui...
- Cet homme est mort. - Et celui-ci 7
Celui-ci, un autre.
Nous les femmes, on sait étre persuasives avec les hommes.
J'ai réussi é me faire inviter sur ton bateau.
On ne peut me faire faire ce dontje n'ai pas envie.
Pourquoi m'as-tu prise?
Peut-étre quej'aime les chats errants.
- Ce n'est pas la raison. - Tu étais seule, défiante.
C'est comme ga quej'ai toujours vécu.
Je refuse de vivre comme un légume.
Je veux vivre é ma maniére.
Et qu'est-ce que ga va te rapporter 7
Probablement rien.
Mais au moins,j'aurai les frissons d'avoir tenté.
Ce n'est pas dr6le,je le sais.
- Tout le monde est contre toi. - Pas moi, les autres non plus.
Ne vois-tu pas que le monde n'est pas comme ga 7
Le mien l'est.
II n'y a pas de villes 0U l'on peut vivre tranquille.
0U l'on nous donne la chance de changer.
Tu as peur de changer. Tu as peur de reconnaTtre
que le monde n'est pas un lieu immonde.
C'est ga, mon monde.
II y a beaucoup de bateaux.
Oui. On va devoir attendre ici, é St. Goar.
On ne peut pas atteindre Oberwesel 7
Pas sans pilote. La Lorelei est la partie la plus difficile du Rhin.
Bonjour, Rolph! Comment ga va 7
Bien, Max. Combien d'attente pour un pilote 7
II y a beaucoup de bateaux devant toi. Sois patient.
Le Weinfest commence cet aprés-midi.
Vu qu'on s'arréte, on va pouvoir visiter le Weinfest.
Tant mieux.
C'est peut-étre mieux de rester é bord.
Pourquoi, c'est ce qui se fait de mieux sur le Rhin.
Vous étes déjé allée é un vrai Weinfest, Lora 7
Je vous emménerai, vu que Rolph ne veut pas y aller.
Je femménerai, si tu m'autorises.
- On femménera. - Je prends la premiére danse.
- Mais tu ne danses pas. - Elle m'apprendra.
Voilé votre copine avec une vieille dame.
C'est Mme Steen, elle Pemméne faire des courses.
Elle est en meilleure compagnie qu'avant.
Difficile de faire pire que Herman.
Herman ! Reste 0U tu es.
Tu as voulu me semer en remontant le Rhin.
C'est le seul bateau quej'aie pu prendre.
Tu n'es pas é Amsterdam 7
Un flic a essayé de m'empécher de prendre un bus.
La police me cherche partout. Je dois monter sur ta péniche.
- C'est impossible. - II le faut.
Rolph, le capitaine, il ne te prendra pas.
Rolph 7 Alors c'est ga 7
Non. II ne peut pas prendre un autre passager.
Je ne vais pas continuer seul.
La description donnée par la serveuse et l'épicier,
correspond. II est en chemin.
Passez-moi le rapport.
Interpol nous a envoyé un rapport sur Herman.
II a fait de la prison. On le recherche dans plusieurs pays.
Puis-je le voir 7 Merci.
Elle choisit peut-étre une carte postale pour Herman.
Vous comprenez pourquoi il faut l'arréter é tout prix.
Prenez ce pistolet, il pourra vous étre utile.
Si ce capitaine n'est qu'un ami, il n'aura rien contre.
- Mais si c'est plus qu'un ami... - Ce n'est pas le cas.
Content de l'entendre. Ne te fais pas d'idées.
Tu m'appartiens, ne l'oubliejamais.
Tu géches tout.
Je serais bien monté hier soir, mais il y avait trop de lumiére.
II y a trop de lumiére ici aussi.
Tu essaies de me fausser compagnie 7
- Je te dis la vérité. - Tu avais raison,
le Rhin est notre seule porte de sortie.
Alors persuade ce capitaine. Je vais monter é bord.
Je me fiche de la permission, je monte, c'est tout.
Attention. Je vais trouver une solution.
Vous vous arrétez 0U demain soir 7
Rolph a parlé d'Oberwesel, aprés la Lorelei.
Je monterai é ce moment.
Désolée de t'avoir fait attendre.
Va-t-en !
Ca va, ma chérie 7
Soyez prudent, gardez le pistolet é portée de main.
Je ne compte pas me battre avec lui.
Cherchez un endroit éclairé, pour qu'on le voit monter.
Au revoir, messieurs.
Georg, pouvez-vous me rendre un service?
- Je veux débarquer. - Pourquoi 7
- Je ne peux pas expliquer. - Qu'en pense Rolph 7
Je ne veux pas qu'il le sache.
Vous devriez le lui dire.
Je n'ai pas ma place ici.
Quoi que vous en disiez tous.
- Vous en étes sflre 7 - Certaine.
D'accord.
Je vais pouvoir trouver une autre péniche 7
On pourrait vous acheter une couchette ce soir.
Maisje n'ai pas d'argent, vous le savez.
On pourrait leur dire queje les payerai plus tard.
Ne vous en faites pas, je m'en occupe.
- J'aimerais que vous restiez. - J'aimerais bien rester.
- Venez. - Ol'.l allez-vous 7
Danser. Tu te souviens, je l'ai promis é Georg.
- Pas de chance lé non plus. - Essayons-en une autre.
Mais on les a toutes essayées.
Attendez qu'on arrive é Oberwesel ou Mainz.
Je vais prendre le train ou faire de l'auto-stop.
Je ne veux pas retourner sur cette péniche.
- Ol'.l allez-vous 7 - Je ne sais pas.
- Ne vous inquiétez pas. - Si.
II y a quelquesjours vous ne saviez méme pas quej'existais.
Maintenant,je le sais.
Maisj'ai causé un tas d'ennuis.
Tout est différent depuis queje suis montée é bord.
Oui,j'ai appris queje n'ai aucune ambition,
et qu'il est temps queje change.
Je ne veux pas que vous changiez.
Si je partais avec vous 7 On pourrait fuir tous les deux.
Non, Georg. Non. Dina.
- Elle vous aime. - Elle ne m'aime pas.
Si, elle vous aime,je le sais.
Votre place est ici, sur le fleuve,
avec Ies personnes que vous connaissez depuis toujours.
Vous avez raison, bien sflr. Allons rejoindre les autres.
Non.
Je vous raméne é la péniche. J'irai les chercher ensuite.
Je te suivais.
Que dit le capitaine é mon sujet?
Je ne lui ai pas demandé. II refuserait.
- Ol'.l vas-tu 7 - Je pars.
- II t'a mise dehors 7 - Non.
Alors tu ne pars pas.
J'ai fait le tour du propriétaire. Sympa, ta cabine.
C'est celle de Rolph. La mienne est ici.
Encore mieux. Je peux crécher ici.
- Et s'il rentre 7 - (Qa lui arrive?
Non.
Alorsje peux me cacher lé jusqu'é Strasbourg?
Qu'est-ce qui t'arrive, tu as changé 7
Si vouloir se poser et vivre, c'est changer, alors oui,j'ai changé.
Qu'est-ce que tu as é offrir 7
Toujours dans des mauvais coups, la police é nos trousses.
Je t'ai dit ce qui arriverait si tu essayais de te faire la belle.
D'accord,je pars avec toi. Maintenant.
Non,je reste ici avec toi.
On quitte la péniche.
Pas question.
C'est pa rfa it, ici.
Si tu ne parles pas au capitaine,je le ferai.
D'accord, mais tu ne peux pas rester lé.
Je connais une meilleure cachette.
- Ouvre. - C'est quoi 7
La réserve.
- II y a méme des couvertures. - Oui, méme la lumiére.
Parfait. A manger, de l'intimité.
Commentje saurai ce qui se passe?
Quand on démarrera. Les moteurs sontjuste é cété.
0U étais-tu passée 7
Qu'est-ce que Georg t'a dit 7
Que ce n'était pas mes affaires.
Mais ga ne change rien, Georg et Dina s'en vont.
Georg croit qu'il me fait une faveur en restant sur ce bateau.
Mauditfleuve!
Quand partent-ils?
Je ne sais pas. Demain é Oberwesel.
Vous ne devriez pas vous fécher, c'est ton ami.
Pas besoin de lui!
Je trouverai quelqu'un pour prendre sa place.
Et la mienne.
Je ne sais pas pourquoi tu fuis.
Je donnerais n'importe quoi pour avoir un chez moi.
Ne vois-tu pas la chance que tu as 7
Je réalise que c'est moi queje ne comprends pas.
C'est ma fa ute.
J'ai demandé é Georg de me trouver un bateau.
Pourquoi 7
Je voulais partir avant qu'il n'y ait des ennuis.
Je n'ai fait qu'empirer les choses.
Non, c'est moi, en te mentant.
En mentant 7
La police sait que tu es lé, ils nous suivent depuis le début.
L_'autrejour quand ils sont montés é bord 7
Aujourd'hui,j'ai eu peur qu'il te soit arrivé quelque chose.
C'est pour ga que tu ne voulais pas me débarquer.
C'est Herman qu'ils cherchent mais tu ...
Tout ce temps, tu savais pour moi.
Tu m'as gardée é bord parce que la police te l'a demandé.
Au début peut-étre. Mais je m'inquiéte pour toi.
Arréte, ga ne te cause que des ennuis.
Je ne veux pas que tu partes.
Pourquoi 7
Pour prévenir la police quand Herman se montrera 7
Je me moque de la police.
Mais pas de Herman, car c'est lui qui t'a entrainée.
- Et tu vas m'en sortir 7 - Oui.
Oui, Lora,je veux te sortir de lé, si tu me laisses.
Je croyais que tu étais intéressé,
que tu me voulais pour toi tout seul.
Quej'avais tort et Ies autres raison.
Que le monde était un endroit merveilleux.
Mais ici comme ailleurs, c'est la méme chose.
C'est la jungle! C'est immonde!
- Arréte ! - Escroc ! Menteur!
- Qu'est-ce que tu fais lé 7 - Je me tire! La police.
- 0U 7 - Sur la rive.
De l'autre cété.
Qui les a prévenus 7
S'ils te savaient ici, ils seraient é bord, non 7
- Alors que font-ils ici 7 - Ils te cherchent.
- Espéce de... - Non.
Hier, aprés que tu te sois caché,
le Capitaine m'a avoué qu'ils savaient pour moi.
Que tu tentais de monter é bord.
- Tu étais le leurre. - Plus maintenant.
Tu es é bord et ils ne le savent pas.
On n'a qu'é se faire la malle.
Reste caché, il n'y a rien é craindre.
- Et ce Capitaine, alors 7 - Quoi 7
II ne va pas te chercher sous son nez.
Retourne dans la remise.
Alors, c'est lui, le Capitaine 7 II est plus mignon que le reste.
Herman est un ami. II veut aller é Strasbourg.
E11 TU vas nous y emmener.
S'il te plaTt, Rolph.
Pour te faire plaisir, Lora. Dés qu'on trouvera un pilote.
On ne peut pas traverser la Lorelei sans pilote.
Pourquoi pas?
On transporte mille tonnes de kéroséne.
A la moindre collision...
- On n'attendra pas. - D'accord.
Non, l'autre cété pour que la police ne nous voie pas.
Vous ne me laissez pas le choix.
Attendez! Toi d'abord, Lora.
Pas d'entourloupe, on reste naturels.
C'est le pilote.
Faites comme chez vous.
Apparemment, c'est déjé fait.
- Je n'y manquerai pas. - Voilé la carte.
Et toi, merci pour tout.
- Qu'est-ce que tu fais 7 - II appelle l'équipage.
Avec votre permission. Georg !
- Larguez Ies amarres. - Largue Ies amarres.
En ava nt toutes !
On yva.
Merci.
Je n'ai pas vu le pilote monter, et toi 7
Bizarre,je ne le connais pas.
Georg,j'aimerais que toi et Dina restiez.
Pourquoi le pilote n'est pas é la barre?
Mets plus dejus.
Ce serait trop dangereux.
Quand vois-tu lesflics pour la prochaine fois 7
- A Oberwesel. - C'est sur cette rive 7
Va vers l'autre rive et dépose-nous.
Si les courants nous piégent,
on s'écrasera contre les rochers et on explosera.
Lora, cherche le prochain pont sur la carte.
Ilse trouve é Mainz.
C'est vrai. C'est loin d'ici.
Alors tu nous déposera dés que possible,
sur l'autre rive, en tachant de ne pas exploser.
Lé 0U il n'y a pas de flics.
Un tel endroit n'existe pas pour vous.
- Je t'ai dit d'avancer. - On s'arrétejusqu'au signal.
C'est un passage é sens unique.
II y a une foule de péniches qui descendent. C'est la Lorelei.
- Et alors 7 - Et alors 7
C'est le passage le plus dangereux du Rhin.
- Vous connaissez la Lorelei? - Non.
- Pas méme la légende 7 - Non.
L_'histoire de la fille sur le rocher,
peignant ses longs cheveux blonds.
Sa voix était si belle que les marins, voulant l'atteindre,
s'écrasaient contre les rochers.
S'il parle de moi, il se trompe.
II s'est trompé sur beaucoup de choses.
Oui, depuis le début.
II croyait quej'aimais le fleuve.
Queje voudrais rester ici, é gambader dans mes sabots.
Afaire la cuisine, la vaisselle, le ménage.
Tu me vois faire ga 7
On peut y aller.
- Qu'est-ce qu'il veut 7 - Je ne sais pas.
C'est Georg, il ne fera rien.
- II n'aura pas le temps. - Herman, non!
- Les mains sur la barre! - Le fanion n'est pas hissé!
- On va droit é la collision! - C'est vrai 7
Oui. C'est le signal pour les péniches venant vers nous.
Vale chercher. 0U est-il 7
Elle le sait.
Au fond, dans le coin é droite.
Léche cette arme.
- Léche-la, ou je te tue. - Fais ce qu'il dit.
Envoie-le par ici.
- Rolph. - Oui7
Adieu.
Tu reviendras, Lora 7
Je sais ce queje désire maintenant.
Tu retourneras en mer 7
Avec Georg, on va acheter une deuxiéme péniche.
Tu disais que tu...
Demande é n'importe quelle péniche, ils te diront 0U me trouver.
Au revoir, Lora. A trés bientét.
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