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Tu ne voudrais pas le perdre, si ?
À Manchester, sa musique lui rappelle la maison.
Mais ici, il ne le porte pas
car la maison n'est plus la même.
- Tu vas te marier et déménager ? - Ouais.
- J'ai la même à la maison. - Pardon ? La même quoi ?!
- Qui est la bonne chose ? - Rebecca.
Tu manges une tourte au poisson au milieu de la nuit.
Je n'ai vu qu'une seule autre personne faire ça.
Ta mère. Quand elle était enceinte de toi.
[SONNERIE DE TÉLÉPHONE]
Bonjour, vous êtes bien chez Rebecca,
je ne peux pas répondre, laissez un message
et je vous rappellerai.
[BIP]
REBECCA : J'ai un truc à te dire.
Et on peut en parler autant que tu veux... ou pas.
Je vais avoir un bébé.
Il naîtra avant Noël.
Et après, nous serons trois :
toi, moi et le bébé.
Et le bébé sera ton ami.
Un nouvel ami.
Où est-il maintenant ?
Là-dedans.
Il grandit en attendant d'être prêt à venir te rencontrer.
Il va pleurer comme bébé Emily ?
Ouais, parfois il pleurera.
Parfois il rigolera. Beaucoup.
Dans cette famille, il faudra bien.
Il saura faire ça ?
Euh, pas tout de suite. Non.
Où va-t-il s'asseoir ?
- Quoi ? - Dans la voiture.
Oh...
Je n'y avais pas pensé.
À l'arrière, je suppose, avec toi, dans un siège auto.
Le bébé est là-dedans maintenant ?
Ouais.
Je sais. Je trouve ça aussi curieux que toi.
Monte en voiture, Joe. C'est bien. Fais ton rituel, monte en voiture.
C'est bon ? Pour le bébé ?
Il grandit...
pour être prêt.
MUSIQUE : Skint Kids Disco de No Hot Ashes
♪ I'm a sasquatch I'm a coming out my swamp ♪
♪ I could blast off To my hedge, lock her up ♪
♪ But I'm lying in bed Holding on to my head ♪
♪ Cause it's fallin' apart And I just can't stop it ♪
♪ I'm a cyclops, with the all-seeing eye ♪
♪ Who's just getting by It's almost time ♪
♪ It's cold, but I switched the heating off ♪
♪ But it's bliss, but, God, It costs a lot ♪
♪ Maybe we can go somewhere ♪
♪ And sail into the atmosphere again... ♪
- Bonjour. Coucou. - Bonjour.
♪ Not got much, but just enough ♪
♪ Let's get go before we both go insane. ♪
Bon, c'est l'heure de l'école.
Poignée de main ou câlin ?
- Bonjour. - Câlin.
C'était chouette.
À ce soir.
- Son carnet est dans son sac, Heather. - Oh, parfait.
- Bonjour, Heather. - Bonjour, Joe.
Entre, Joe.
Monte en voiture, Joe. C'est bien. Fais ton rituel, monte en voiture.
Allez, viens.
Bonjour, Rebecca.
Tu es prête pour la maternité ?
Pas vraiment, mais je le serai.
Tu es prêt pour la paternité ?
Pas pour l'instant.
Mais le monde réserve bien des surprises.
Tom n'est pas le père, Mark.
[LA PORTE S'OUVRE]
Oh, tu es un peu en avance au travail, non, mon grand ?
- J'avais besoin d'un verre. - Oh, d'accord, ouais.
C'est bien, de faire du sport.
2 km en 10 minutes et 15 secondes. C'est sur le site web.
Quel site web ?
Il faut courir 2 km en 10 minutes et 15 secondes.
- Oh ? - Pour entrer dans l'armée.
- Comment ça ? - Je m'engage dans l'armée.
À plus tard. Merci !
J'espère que ce loup va pas me manger toute crue !
[BROUHAHA D'ENFANTS ET INSTITS]
Je crois que je vais donner à Joe du recyclage à faire.
Joe, tu veux bien me rendre service ? Tu peux le recycler, s'il te plaît ?
Merci.
- Oh, waouh, joli. Bien joué. - Oh, c'est super.
Fais ce qu'on te dit, Joe. Bien ou mal.
Bien ou mal. Bien ou mal.
Bon, les enfants, prêts pour la ronde ? OK ?
Commencez à ranger gentiment. Merci.
Joe. Joe.
La ronde.
C'est bien.
En voilà un superbe dessin.
Oh, pardon.
Oh, la vache.
Je plais encore.
Le côté papy pervers, c'est pas top.
J'ai failli attendre.
- Rebecca t'a parlé, depuis l'annonce ? - Ouais.
Beaucoup.
Oh.
C'est bien, c'est bien.
Au moins, elle en parle à quelqu'un.
Enfin, "beaucoup", c'est un texto la semaine dernière.
Donc elle ne te parle pas non plus ?
Ce que tu piges pas sur les femmes enceintes, Alison,
c'est que parfois elles veulent avoir la paix.
Oh, oh, d'accord.
Donc quand j'attendais Rebecca et que tu m'as quittée, c'était ça ?
Bon, de nous deux, c'est toi qui as un utérus,
mais j'ai côtoyé plus de femmes enceintes que toi
et il faut surtout éviter de s'imposer.
Il s'agit de notre fille.
Elle a peut-être trop peur de demander de l'aide ou du soutien,
ou elle est trop fière.
Je veux bien filer du fric. Elle le sait.
Je parlais pas de ce type de soutien.
Bon, écoute...
qu'as-tu ressenti en apprenant sa grossesse ?
Qu'as-tu... vraiment ressenti ?
En toute franchise, sa vie va devenir beaucoup plus dure.
Et tu t'étonnes qu'elle se confie pas à toi.
Je le lui ai pas dit, enfin !
- Qu'as-tu dit ? Que tu serais là ? - Ouais.
Bah, le voilà, ton problème.
On dit ça à quelqu'un qui s'est fait plaquer ou dont la mère vient de mourir.
C'est... ce qu'on dit à quelqu'un qui a des problèmes.
Que lui as-tu dit ?
Que je lui aurais une réduc sur une berline quatre portes,
avec extension de garantie.
Bonne séance aujourd'hui.
Même heure la semaine prochaine, on fera 5 km de plus, alors dormez bien.
Mangez avec modération d'ici là.
Quelle est la devise du groupe ?
TOUS : Retrouver le bonheur en marchant !
Je ne peux pas rester boire un café, Pauline.
Eddie est à Londres, je surveille la brasserie.
Oh, il s'en sort très bien, ton fiston, pas vrai ?
Il était encore dans le journal.
Encore un prix : Bière brune de Cumbria de l'année !
C'est pas la catégorie la plus dure, mais Eddie s'en sort bien.
- Bon, on nous livre du houblon... - Tu n'arrêtes jamais ?
On se reposera quand on sera mort.
C'est ce que disait feu mon mari.
Oh, je... je ne voulais pas...
J'ai... euh... J'ai quelqu'un chose à te donner.
Oh, plus de gâteaux, Pauline.
Je dois donner l'exemple,
pas être le gros cul de service.
C'est juste un petit cadeau...
pour dire... merci.
Tu sais, pour m'avoir aidée à me remettre sur mes pieds.
Et m'avoir fait bouger mon gros cul !
- Je parlais pas de toi ! - Non, t'excuse pas.
Un homme franc du collier et insultant, ça peut être sexy à un certain âge.
Ouais, c'est juste qu'il a parlé de l'armée. D'accord. Merci.
Qu'en dit sa mère ?
[IL SOUPIRE]
Apparemment, il s'est inscrit en ligne, a passé un entretien,
et maintenant l'armée veut l'évaluer pendant deux jours.
Ils n'ont pas... ?
Je veux dire, en quoi Mark apparaît adapté aux yeux de l'armée ?
Eh bien, quelqu'un lui fait une fleur, non ?
Ou se fout de lui.
Ils pensent être sympas,
mais il sera trop dégoûté quand ils le refuseront.
MAURICE : S'ils le refusent.
Un mec de mon école s'est trompé d'arrêt de bus pendant cinq ans,
il a fini à la tête de trois missiles de croisière.
Merde. Et s'ils l'acceptent ?
Bon.
Qu'en dis-tu, Joe ? Où es-tu ?
INQUIÉTUDES
BONNES CHOSES
OK.
Peux-tu me dire ce qui va bien ?
- Le siège auto. - Tu vas en avoir un nouveau ?
Non.
Monte en voiture, Joe. Là-bas. Ici. Ici. Là-bas.
Monte en voiture, Joe.
Et tu auras un nouveau siège auto quand tu monteras en voiture ?
Non. Le bébé. Le nouvel ami.
Un bébé ? Le bébé de qui ?
Et après, nous serons trois.
Et le siège auto.
OK.
Et qu'est-ce qui pourrait être amélioré ?
Le bébé.
Quel bébé, Joe ? Que... Comment s'appelle le bébé ?
Le bébé de Rebecca n'est pas encore là.
OK.
Y a-t-il de la place sur le balai pour une grenouille comme moi ?
Euh, je crois qu'on a un petit souci.
Vous pourriez venir avec Paul demain pour en discuter ?
- Oui. - Oui.
Tu viens, Joe ?
Au revoir, Joe.
Merci.
Et quand tu as postulé à l'armée...
t'ont-ils demandé ton historique médical ?
Si tu avais un handicap ou une pathologie chronique ?
Je suis en pleine forme. Je suis une légende.
Il faudrait m'emmener à l'évaluation.
Tu n'as pas jugé bon de parler de ton autisme ?
Non, parce que je ne suis plus autiste.
D'accord.
Quand l'as-tu décidé ?
Quand j'ai arrêté de me cogner la tête et tout casser chez ma mère.
Mais ce n'est pas que ça, être autiste, si ? Hmm ?
Même si c'est super pour ta mère.
Ce n'est pas moi.
Qu'en sais-tu ?
Je sais ce qu'est l'autisme, et ce n'est pas moi.
[LA MONTRE SONNE]
Il a fallu creuser un peu, mais je pense qu'il a peur
qu'une fois le bébé de Rebecca né, sa place va changer.
On ne parle pas beaucoup du bébé, mais...
c'est pour qu'il se fasse à l'idée à son rythme.
Vous inquiétez pas. Je vous gronde pas.
Il n'a pas dû se comporter pareil à la maison.
Les transitions inquiètent beaucoup de nos enfants.
Joe aime cette école, mais venir tous les jours est difficile pour lui.
Ajoutez à ça d'autres soucis, comme le bébé de Rebecca,
et les arrivées et départs commencent à poser problème.
Et, en plus de cela, il a eu tous ces...
bouleversements dans sa vie à gérer.
Ouais.
Eh bien...
soit vous continuez à tirer la tronche,
soit on réfléchit ensemble à améliorer la vie de Joe.
Je lui lirai des histoires pour qu'il comprenne
comment le bébé va s'intégrer.
Je vous en enverrai par lui.
En fait, ça tombe à pic.
Nous commençons les relations et l'éducation sexuelle ce trimestre.
J'ai un peu de matériel.
Utilise-t-il les termes anatomiquement corrects pour pénis et vagin ?
Oui, mais pas à table.
On utilise toujours les vrais noms.
On essaie de leur expliquer que leur corps va commencer à changer,
et on introduit des notions d'hygiène personnelle et d'intimité
dans leur vie quotidienne, comme en cours de natation.
Par exemple... euh...
"Je lave mes aisselles sous la douche mais je garde mon maillot."
Allez dire ça aux mecs des bains romains.
[IL RIGOLE]
Ouais, mieux vaut sortir toutes vos vannes maintenant
avant d'aborder le sujet avec Joe.
- Ouais. - On peut aborder la conception
et les bébés en même temps,
si vous pensez que ça l'aidera.
- Ouais. - Ouais. Bien sûr. [SE RACLE LA GORGE]
Et vous devez vous mettre d'accord.
Il doit entendre la même chose de vous trois :
qu'un nouveau bébé est positif et pas un remplaçant pour Joe.
- D'accord. - Ouais.
Merci.
Il vous aime tous les deux, mais vous avez changé et avancé,
et il a dû s'y faire.
Lequel choisir en premier ?
Mon Corps change ou D'où viennent les bébés ?
Dommage qu'on ait pas eu celui-là y a six mois
pour le donner à Rebecca.
Elle t'en parle, à toi ?
Elle évite le sujet avec moi,
et elle parle pas vraiment à Stuart.
Pourquoi elle parlerait à Stuart ?
Elle se confie à toi ?
Non.
Mais c'est son choix, respectons-le.
Elle ne s'est pas confiée à toi ? D'accord.
Elle est sûrement sous le choc. Moi, je le suis.
[BROUHAHA DE COURS DE RÉCRÉ]
Nous y revoilà, hein ? À tenter de le suivre.
Heather l'a fait pour nous.
On n'a qu'à suivre son plan.
Je reviens demain, pour voir comment il va ?
Non, ça va. Écoute, on doit lui faire confiance.
Et je suis là si... si ça empire.
Je sais que t'es là.
Je dis juste que je pourrais revenir demain, c'est tout.
Je sais.
Je sais.
MUSIQUE : Careless de Cinerama
♪ And by the way, I'm sorry for calling you loose ♪
♪ Oh, well, but look who you chose to seduce ♪
♪ OK, well, none of those things I said were true... ♪
[IL SOUPIRE]
♪ Now I regret continuing with the pretence ♪
♪ Because it just doesn't make any sense ♪
♪ Because I'd still like to be, well, friends with you ♪
♪ So please don't ignore me, that'd be... ♪
Je vais t'emmener.
Merci.
À l'évaluation.
Si tu veux.
Oui.
Je pense que tu devrais foncer.
OK ?
Je dois y être à 9 h 30. Alors on doit partir à 6 h 30.
Tu dois mettre deux réveils.
Maurice ?
Quelle bonne surprise.
Je ne savais pas que tu tricotais.
Bel exemple de virilité.
Je peux pas l'accepter, Pauline.
Tu en as déjà une ?
Non. C'est juste...
Eh bien... Le prix était dessus. Tu peux pas dépenser autant pour moi.
- Je l'ai pas fait. - Si.
C'était un cadeau d'anniversaire pour mon défunt mari, mais il...
Il n'a pas...
Eh bien...
C'est pour ça que je voulais que tu l'aies.
Tu es le premier homme à s'intéresser à moi.
Je m'intéresse à ton cholestérol
et ton nombre de pas, Pauline.
Tout le reste est bien au-delà de mes attributions.
Comme je suis parfaitement casé...
niveau compagnie féminine.
Bien sûr.
Bien sûr, toi et Louise !
Je ne suis pas idiote, Maurice.
Je...
Je sais bien.
Alors... ça compterait beaucoup
si tu acceptais mon cadeau sans arrière pensée.
D'accord.
Eh bien...
Bien sûr.
Merci.
Merci.
"Parfois, ma sœur amènera son bébé à ma mère quand j'y serai.
"Tout ira bien.
"Le bébé dormira dans un berceau.
"Je dormirai dans mon lit.
"Parfois, ma sœur amènera son bébé à mon père lorsque j'y serai.
"Tout ira bien.
"Le bébé dormira dans un berceau.
"Nous serons une famille avec un nouveau-né.
Le bébé fera partie de notre famille."
MUSIQUE : Rescue par Echo & The Bunnymen
Ta ceinture.
♪ If I said I'd lost my way... ♪
Comment te sens-tu ? Tu es prêt ?
Hmm ?
Tu n'as qu'à être toi-même.
C'est d'accord.
Comment je fais ça ?
Il faut te détendre.
Et être toi-même.
Ouais.
- Oublier le passé. - Très bonne idée.
Ne pas ressasser le passé.
Non.
Pourquoi pas ? C'est comment ?
Quoi, le passé ?
Non.
Être papa.
Ça sort d'où, ça ?
Être le papa de Joe, que tu aimes de l'extérieur.
Eh bien, je... Je l'aime aussi à l'intérieur.
Bien.
Tu penses que je l'aime à l'intérieur, non ?
Je ne sais pas.
On ignore ce qu'il y a à l'intérieur des gens.
C'est là que les ennuis commencent.
Ouais, c'est pas faux.
Être le papa de Joe,
- c'est comme être... - Lapin !
- Où ?! - Là !
[CRISSEMENT DE PNEUS]
Je l'ai touché ?
- Je reste calme. - Bien.
C'est ma façon de dire que je le suis pas.
Tu as senti un choc ? J'ai cru sentir un choc.
Il n'a pas l'air blessé.
Pas que je sache à quoi ressemble un lapin blessé.
Si t'entends pas les trompettes de la mort, c'est bon.
Non, Mark, non... Ne fais pas ça.
Qu'est-ce que tu fais ?
Tu sais quoi, Joe ?
Je vais poser ça au bureau et on se retrouve en classe, OK ?
Et si on y allait ensemble ?
MARK : Tu es nerveux ?
Un peu.
Et toi ?
Oui.
Tu pourrais emmener le lapin avec toi.
Pour briser la glace. [IL RICANE]
Je ne pense pas que ce soit autorisé.
Mon premier jour à l'école hôtelière...
[IL SOUPIRE]
Bah, tu sais que je suis dyslexique,
je sais pas lire un agenda,
alors je suis arrivé avec trois heures d'avance et... et...
J'aurais pu faire demi-tour et partir sur le champ.
Ce que j'essaie de dire,
c'est que tout le monde se sent nerveux.
Je me sentais nerveux.
J'en suis désolé, Paul.
Tu vas bien, maintenant ?
Bonne chance, mec.
Bonne chance.
Eh bien, il était nerveux. Aucun doute.
Mais il voulait le faire.
Autiste ou non, c'est un jeune homme. Il veut conquérir le monde.
Me demande pas pourquoi, les jeunes hommes sont comme ça.
La testostérone, j'imagine.
Mais tu connais bien ça.
N'est-ce pas ?
Oh merde !
Oh !
Je crois que vous êtes bloquée.
Sans déconner ?
Et commencez pas, je sais,
J'aurais dû la bouger avant les courses.
Content d'avoir raison, pour une fois.
Eh bien, merci pour votre aide.
La dernière fois, les réparations ont pris la journée.
Que puis-je faire ?
Vous chercher un café en attendant ou euh...
Me prêter votre van.
J'ai besoin d'aller voir ma fille. Elle est enceinte.
J'allais dire : ou un sandwich.
J'ai conduit plus gros, si ça vous inquiète.
Et si je vous emmenais ?
- Elle vit dans le Lake District. - Le Lake...
Je ne fais rien d'autre.
J'ai un jour de congé.
Vous avez peur parce que je suis une femme ou... ?
Laissez-vous aider.
Vous avez vu mon père. Ma famille est un cauchemar.
C'est moi la plus raisonnable.
Bah, je veux pas les voir. Je peux vous déposer pas loin ou...
porter un déguisement.
Je devrais m'inquiéter que vous en ayez un sur vous ou... ?
C'est un oui ?
Allons.
Vos lys sont en train de faner.
- Au revoir, maman. - N'achète rien de stupide.
- Il le fera pas. - Je parlais de toi, Katie.
[KATIE RIGOLE]
- Que se passe-t-il ? - Ils vont à une foire du mariage.
- Oh. - Tous les jours jusqu'au mariage.
D'accord. À plus tard.
[BIPS]
Maurice ! Maurice !
C'est ton bipeur de Sam le pompier !
[LES BIPS CONTINUENT]
Je prends une photo de famille ordinaire et puis la magie opère.
- [LA PORTE S'OUVRE] - Je la transforme en tableau
dans le style de leur choix.
Salut.
Tu répondais pas. J'ai cru que ton téléphone était cassé.
Salut.
Quand je suis tombée enceinte, à 18 ans, de toi, ton grand-père a explosé.
Ta grand-mère a dit :
"Ces choses-là arrivent,"
et ton père s'est tiré.
Et puis, après tout le tintouin...
personne n'a plus rien dit.
Et plus cela durait,
plus c'est devenu difficile de dire quoi que ce soit.
Alors, je suis venu discuter.
Pour pas que tu ressentes ce que j'ai ressenti.
L'impossibilité d'en parler.
T'as pas fait de PowerPoint, au moins ?
[ELLE RIGOLE] Non.
J'essaie d'en faire moins.
Écoute, je sais juste que quand j'étais à ta place,
je ne voulais pas y réfléchir et j'aurais vraiment dû...
J'y ai réfléchi.
Je vais accoucher ici, dans la région,
La majorité de ma famille y habite et t'es pas loin.
Je retournerai à la fac après sa naissance,
à temps partiel s'il faut.
J'abandonne pas mes études.
Je travaillerai avec Tom d'ici là.
Oh ?
Il transforme des photos en œuvres d'art.
- Te fatigue pas trop. On t'aidera... - [LA PORTE S'OUVRE]
Quand un mec t'amène de Manchester,
tu peux au moins lui offrir un thé.
Ça me gênait pas d'attendre dehors.
Euh, lui c'est Ben.
Un papa de l'école de Joe.
C'est un ami. Il m'a amenée.
Ma voiture était bloquée.
J'ai pas d'ami qui ferait ça pour moi.
- Comment aimez-vous votre thé, Ben ? - Euh, au lait, sans sucre. Merci.
PAUL : Que se passe-t-il ?
Voici Paul. Le papa de Rebecca.
Il vient de livrer un gros garçon autiste à l'armée.
Il a gagné un lapin en échange, on dirait.
Bah, je sais qui je suis. Et lui ?
Ben. Ravi de vous rencontrer.
Ils sont divorcés, si vous vous demandiez.
- Non, mais merci pour l'info. - Ah.
[MURMURE] Désolée.
Je vous laisse en famille.
Merci, papa. Quel tact.
Toujours aussi silencieux, ton ami ?
Tant que vous êtes tous ici, laissez-moi dire que...
je ne suis pas la première à tomber enceinte par erreur.
Surtout dans cette famille.
Et ça me va.
Je vais gérer.
Faites-moi confiance.
- On dirait toi à son âge. - Ouais, je sais.
Je fanfaronnais aussi en le disant.
Il a l'air d'un bon gars.
Le jardinier.
C'est un bon gars.
Mais c'est trop compliqué avec Joe et je suis... je ne suis pas...
C'est toujours compliqué.
Même à mon âge, c'est compliqué.
Non ! Me dis pas que tu as rompu avec Louise.
Non. C'est pas ça.
Pas encore en tout cas.
Tu ne veux pas acheter une montre de sport d'occasion ?
Quelle a été ta première pensée quand elle t'a fait ce cadeau ?
Franchement, j'étais content d'avoir encore une touche.
[ELLE RIGOLE]
Puis j'ai pensé : "Louise va me tuer."
D'accord, et ces réactions ne t'ont pas paru
un peu adolescentes ?
- Si, et je me suis senti encore mieux. - [ELLE RIGOLE]
Tu devrais peut-être simplement en parler à Louise.
Comme ça, tu vois, au passage.
[UNE VOITURE APPROCHE]
- Le petit rigolo est rentré du boulot. - Salut !
C'était sympa, que tu viennes me voir.
Tant mieux.
Mais maintenant, j'attendrai que tu viennes à moi,
si c'est ce que tu veux.
Je ne vais pas reprendre les choses en main.
Je l'ai trop fait par le passé.
Je veux que tu sois libre de faire comme tu veux.
D'accord.
Merci.
Merci.
Elle pense que je fais le mauvais choix.
Hein ?
Comment tu le sais ?
- Elle est raisonnable. - Oh.
Merci.
Je me suis bien amusé.
Ce n'est pas vrai.
Rebecca n'était pas sérieuse,
en parlant de tout gérer.
Tu lui as fait remarquer ?
Non.
J'aurais dû ?
Je ne sais pas. Ce n'est pas ma fille.
Que dirais-tu à ta fille ?
Je lui rappellerais que je l'aime
et j'attendrais qu'elle vienne vers moi.
- C'est vrai ? - Putain, non. Je serais à fond !
Tu vois ?
Voilà, c'est impossible.
Je veux pas qu'elle pense que je reprends les choses en main.
- Parce que c'est tout moi. - Vraiment ?
Regarde ta journée. Une conversation avec moi
et tu roules 300 bornes pour un thé avec la famille Addams.
Eh bien, primo, c'est pas ma famille, alors peu importe,
et deuzio... c'était sympa...
d'être avec toi.
En fait, j'ai quelque chose pour toi.
Remplis-le et rends-le à la personne concernée.
Qu'est-ce que c'est ?
Un questionnaire.
Où aller pour un rendez-vous.
Si ça te dit...
Tu plaisantes.
Il y a une option "Rien de tout ça," au cas où ça t'inquiète.
En tout cas,
maintenant, je vais m'éclipser...
mine de rien.
MUSIQUE AU PIANO : Sweet Dreams d'Eurythmics
LOUISE : Un, deux, trois, quatre !
♪ Sweet dreams are made of this ♪
♪ Who am I to disagree? ♪
♪ I travel the world and the seven seas ♪
♪ Everybody's looking for something ♪
♪ Some of them want to use you ♪
♪ Some of them want to... ♪
C'est bien, c'est bien. Juste un petit souci
chez les dames avant le deuxième couplet.
[ELLE CHANTE LA NOTE]
[ELLE FREDONNE LA MÉLODIE]
Peut-être toi, Pauline. Pas sûre, juste un peu faux ?
- Oh, d'accord. C'est vrai ? - Oui. C'était bien toi.
C'est un passage difficile. On reprend ?
[LE PIANO REPREND]
Un, deux, trois, quatre !
Au revoir, Tom. À la prochaine, bonne soirée.
- Au revoir, Tanya. - Au revoir.
Au revoir, ma chérie.
Monte en voiture, Joe. C'est bien.
Monte en voiture, Joe. C'est bien. Fais ton rituel, monte en voiture.
[IL RÉPÈTE SA PHRASE EN BOUCLE]
Allez, Joe. Faut monter en voiture. Monte en voiture. C'est bien.
Allez, Joe. Faut monter en voiture. Monte en voiture. C'est bien.
Allez, Joe. Faut monter en voiture. Monte en voiture. C'est bien.
Allez, Joe. Faut monter en voiture. Monte en voiture. C'est bien.
C'est bon ? On y va.
Alison ?
Auriez-vous une minute ?
Ouais.
J'ai eu un enfant qui m'a suivie un mois
avant que je comprenne qu'il aimait l'odeur de mon assouplissant.
- D'accord. - Ça arrive.
Un enfant peut être obsédé.
Quand j'ai aidé Joe à comprendre
que le bébé pourrait être une bonne chose,
ça a dû fixer son idée que moi et l'école
sommes des endroits sûrs.
Je pense aussi que l'école et vous êtes des endroits sûrs,
je ne peux pas lui en vouloir.
En un clin d'œil, il a ajouté un peu de moi à ses rituels quotidiens.
J'aurais dû surveiller ça.
Parfois, en tant qu'enseignants, nous l'encourageons accidentellement.
Nous sommes humains.
Nous aimons l'idée d'avoir une clé magique.
Me dites pas que vous l'avez pas, parce que moi non plus.
Oh, non, non, je ne vous crois pas.
Non.
C'est vous qui le comprenez mieux que quiconque.
Vous êtes toujours là,
à le défendre, à mener toutes ses batailles.
À mettre les pieds dans le plat. Intimider les gens.
Bien sûr que vous devez intimider les gens !
Oh, mon Dieu, ne culpabilisez pas pour une fois !
Nous voulons tous être gentils.
Mais ça ne donnera pas à Joe ce dont il a besoin.
Joe a besoin de votre soutien. Vous le soutiendrez toujours.
Mais quand il est ici, c'est à moi d'alléger un peu ce poids.
Mais là, je ne l'ai pas fait. Je ne l'ai pas vu et je... suis désolée.
Mais... je vais arranger ça.
Peut-être que ses parents sont le problème
et qu'il voulait être avec vous.
Je ne vais pas prétendre que vous et Paul n'êtes pas parfois le problème,
mais je pense que cette fois, c'était moi le problème.
Vous culpabilisez assez, Alison. Cette fois, c'est ma faute, OK ?
- Bonne nuit, alors. - Bonne nuit.
- Ça va ? - Ouais.
Non... à vrai dire.
Je pensais à un dessous de verre ou un presse-papier.
Mais c'était une montre et...
Tu as pensé que c'était plus qu'un coup de coeur,
parce que plus le cadeau est précieux, plus le béguin est grand.
- Ça marche comme ça. - J'ai voulu lui rendre,
mais elle a dit que c'était un cadeau pour son mari décédé.
Et elle voulait que je l'aie parce qu'elle pensait que j'en aurais l'usage.
Quelle taille faisait-il ?
Tu aurais besoin d'un nouvel anorak.
Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
Quand j'ai ouvert le cadeau,
j'ai vu le prix et j'ai pensé... Eh bien, je pensais...
Tu pensais avoir une admiratrice.
Alors pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
J'ai paniqué.
Je savais que tu serais pas ravie.
Elle est membre de la chorale, je voulais pas de grabuge.
Tu t'attendais à une bagarre ?
J'ai essayé de lui rendre.
Mais j'ai vu que ça comptait pour elle, alors j'ai préféré la garder.
Tu n'avais qu'à me le dire.
Une femme seule a le béguin pour toi.
- Pas grave. Et c'est un beau cadeau. - Hmm.
Alors, si ça se reproduit, comporte-toi en adulte, OK ?
OK. Entendu.
- Tu serais d'accord que je la porte ? Ouais.
Bien sûr. Pourquoi pas ?
Pourquoi pas ?
Je ne sais pas si je dois te serrer la main ou... saluer.
Tu n'as pas à t'inquiéter pour moi, Paul.
Nous sommes tous adultes.
Comment ça s'est passé ?
Tu n'es pas obligé de me le dire.
OK.
Tu veux dire "OK, ça s'est bien passé", ou "OK, j'ai pas à te le dire" ?
Vérifie ton cartable, mets ton manteau et en voiture.
Fais ton rituel et monte en voiture.
Joe...
Quelle heure est-il ?
Je vais rester ici... avec toi.
Tu te souviens ce que tu fais à la fin de la journée ?
Je range mon pupitre.
Tu ranges ton pupitre.
Je prends mon sac.
Tu prends ton sac.
Je dis : "Au revoir."
Oui.
Je dis : "Bonjour, maman."
Oui.
Alors...
As-tu rangé ton pupitre ?
Dans ta maison. Ici. Avec toi.
Ce n'est pas ma maison, Joe.
Je suis sage, non ?
Dormir sous un bureau est-il une bonne ou une mauvaise idée ?
Dis oui.
Une bonne idée ou une mauvaise idée ?
Je suis sage, non ?
Monte en voiture, Joe. Fais ton rituel, monte en voiture.
Une bonne idée ou une mauvaise idée ?
Dis oui ! Dis oui ! Dis oui !
Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui !
Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui ! Oui !
Oui ! Oui ! Oui !
- Il va bien ? - Oui. Pas de panique. Ça va.
Euh, il a juste un peu de mal à partir
et je voulais essayer un truc.
Vous pourriez attendre ?
Ouais, bien sûr, je dois entrer ?
Euh, si ça ne vous dérange pas, je pense que c'est lui et moi
qui devons régler sa fixation sur moi et l'école.
- C'est bon ? - Ouais. Bien sûr. Merci.
PORCELETS
Je ne veux pas y entrer, n'est-ce pas ?
Maman me laisse jamais boire des boissons comme ça.
Pourquoi ?
Mon lancer de ballon mesurait 3,2 mètres,
et j'ai fait la course de 2 km en 9 minutes et 55 secondes.
Et faut amener l'assiette à la bouffe,
pas l'inverse, sinon tu fais des pompes,
et j'en ai quand même fait.
Puis fallait remplir un formulaire qu'un mec a traité de merde et...
Ça te gêne que je dise "merde" ?
Mais non, mais non.
Puis on s'est levés l'un après l'autre pour parler de nous.
Puis on a fait des manœuvres, puis on a re-mangé.
Et tu amènes l'assiette à la bouffe, pas l'inverse, c'est comme ça...
Quelqu'un t'a parlé à la fin ?
Quelqu'un a dit comment tu t'en étais tiré ?
Pourquoi tu veux tout savoir sur moi ?
Hein ? Mais non.
Tu n'es pas très poli, Paul.
- Tu m'as interrompu. - Hé, hé !
Je m'intéressais à toi, Mark !
D'accord ?
Oh, parfois, tu...
[IL SOUPIRE]
Ah...
Tu as demandé comment c'était d'être le père de Joe.
C'est... c'est comme ça.
C'est comme ça !
Parfois c'est super et parfois c'est dur...
et déroutant.
Et solitaire.
Parce que tu as tout compliqué, Mark,
et je me demande pourquoi.
Tu as tout compliqué, je m'intéressais juste !
C'était un "Fait chier" !
Quoi ? C'était quoi ?
Ça. J'ai pas été admis. C'était un "Fait chier" !
Oh, d'accord.
Je suis désolé.
Ce n'est pas pareil.
Cette classe ?
Cette classe.
Cette classe n'est pas la même parce que... ?
Je ne suis pas ici.
Eh bien non.
Tu n'es pas chez les Porcelets, si ?
Tu es chez les...
Zèbres.
C'est ça.
J'aime Joe chez les Porcelets.
Bébé Joe.
Bébé Joe n'était pas mal,
mais je l'aime aussi chez les Zèbres.
J'aime Heather chez les Zèbres.
Eh bien, tant mieux,
parce que c'est là que Heather et Joe sont ensemble, non ?
C'est là que Heather et Joe sont ensemble.
Et où sont Heather et M. Meadows et leur fils Michael ensemble ?
À la maison.
Et où sont Joe et sa maman ensemble ?
À la maison.
Ouais.
À la maison.
Mets ton manteau, Heather.
Mets ton manteau, Joe.
Prends ton sac, Heather.
Prends ton sac, Joe.
Il est temps de rentrer, Heather.
Il est temps de rentrer, Joe.
Merci, Paul.
- Au revoir, Paul. - À plus.
J'ai réussi.
Ouais !
Sauf pour les tests, que j'ai très bien réussis.
Mais je n'ai pas été admis.
Mais j'étais en forme et me suis mélangé aux autres...
Ils ont dit.
Bien.
Bien.
Hé, j'aurais jamais pu faire ça.
Et tu as eu le courage de passer l'évaluation.
Je suis désolé que tu sois déçu, mais tu as de quoi être fier de toi.
Tu pensais que je pouvais entrer ?
Oh ouais ! Ouais, bien sûr...
Tu étais sûr à 100 % que je pouvais entrer ?
Non.
En toute honnêteté...
Non, je n'étais pas sûr.
Alors pourquoi m'as-tu laissé faire ?
Bonne journée à l'école ?
J'ai aidé Heather.
Bien.
Elle a un Michael et un M. Meadows.
À la maison.
Pas à l'école.
C'est bien pour elle.
Oui.
PAUL : Hé, je parie que tu as bien dormi cette nuit. Moi oui.
Je t'ai laissé le faire, Mark, parce que tu voulais le faire.
Et j'ai pensé qu'au final,
il valait mieux que tu tentes le coup.
Et avec cette histoire comme quoi tu n'es pas autiste
et postules à l'armée, j'ai cru que tu disais
que tu voulais que le monde t'accepte tel que tu es.
Et pour ça, tu dois accepter le monde tel qu'il est.
Et le monde te chie dessus de temps en temps.
Nous devons libérer le lapin.
Tu n'as pas à avoir honte de cette étiquette.
Je sais.
"Autiste", je veux dire.
Je sais.
Je comprends les arguments.
Pourquoi tu ne devrais pas avoir d'étiquette. Mince, je...
Je me suis posé la question pour mon fils.
Mais c'est difficile, là dehors.
Tu vois ? Et c'est plus facile si tu es entouré d'autres personnes
qui te comprennent, qui voient le monde
comme tu vois le monde.
Tu penses que je suis autiste ?
Je pense que tu présentes des comportements qu'on décrirait
comme des comportements autistiques.
Nous en avons tous.
Mais tu en as... peut-être... un peu plus que la plupart des gens.
Et c'est la seule différence.
On dit quelques mots avant de relâcher Graham dans la nature ?
Non.
Si tu ne veux plus qu'on te décrive comme autiste,
c'est ton choix. Je le respecte.
D'accord.
Et il n'y a absolument rien d'autistique
au fait de relâcher un lapin à l'endroit exact où on l'a trouvé.
- Non. - D'accord.
On picole en journée.
Une autre habitude londonienne.
Tu sais ce que j'ai dit à propos du fait que ça change la vie ?
Ah ouais.
Comment s'appelle-t-elle ?
C'était pas une femme.
Oh, surprenant. Quoique, en y réfléchissant,
pas si surprenant que ça.
Il y a deux ans, quand mon père m'a donné l'entreprise,
ça valait combien ?
3,50 £.
Tu sais combien ça vaut maintenant ?
Plus d'un million.
Eh bien, sacrée inflation.
J'espère que c'est toi qui paies.
Pas la bouteille.
Ce qu'elle représente.
La brasserie.
Ah, tu m'as perdu.
On m'a proposé de vendre la brasserie.
Bon, à plus tard.
Oui, j'y compte bien.
[IL RIGOLE]
[LA MONTRE BIPE]
Faut que j'apprenne à la régler.
Doit y avoir un bug.
Tu sais quoi, Maurice ?
N'apprends pas à la régler.
Ne la porte pas.
Donne-la à un joggeur, jette-la dans le lac !
- Quoi ? - Je veux pas que tu portes la montre !
Je croyais que tu étais d'accord !
Eh bien, je le suis pas, parce que tu l'as cachée !
Et le fait que tu l'aies cachée signifie que tu as pensé à...
Je ne sais pas, toi et Pauline vous enduisant les ampoules de vaseline
ou partageant un cake au clair de lune sur le Scafell Pike.
Merde alors, tu y as beaucoup réfléchi, non ?
C'est vrai.
Et je déteste ça.
Je suis jalouse, Maurice, d'accord ? Je suis jalouse,
et je ne suis pas comme ça ! Ça ne me ressemble pas !
Tout ça m'a fait réfléchir.
J'ai... des sentiments.
Merde, je verse pas dans les poèmes, Maurice !
Je ne sais pas.
J'ai trouvé ça assez poétique.
Écoute, le dernier à qui j'ai dit "Je t'aime" était mon père,
déjà dans son cercueil, au funérarium.
D'accord.
Alors tu vois, ça ne sort pas facilement.
Quoi donc ?
Dire à quelqu'un ce que je ressens, que je...
- ressens... - La même chose pour moi
que pour ton père dans son cercueil ?
Oh, pour l'amour de Dieu, Maurice !
Je dis... que je pense... que...
- [LA PORTE S'OUVRE] - peut-être...
Je suis rentré !
On l'a eu au salon du mariage.
C'est un centre de table !
Ça alors.
Le voilà.
Bon, va voir tonton Eddie.
Il réserve bien des surprises.
Alors Heather... a accompli un autre miracle, n'est-ce pas ?
Faudra trouver mieux qu'une boîte d'After Eights
et une petite carte en fin d'année.
Ce n'est pas réglé, mais il va mieux.
Désolé de ne pas avoir été là pour aider.
Pas grave. T'avais pas à l'être.
Et tu es ici, à veiller sur Rebecca.
Elle m'a dit que Mark s'engageait dans l'armée.
Il voulait.
Il a fait de son mieux.
Au moins, tu étais là pour l'aider.
Il avait juste besoin d'un chauffeur.
Et j'ai peut-être trouvé ça plus facile que d'aider Joe.
Je sais, avec Mark,
que c'est pas moi qui ai causé les dégâts au départ.
Waouh.
Bon point pour l'honnêteté.
Je peux entrer dire au revoir à Joe ?
Tu vois ?
C'est minuscule.
Il y aura plein de place, même avec le bébé dans un siège auto.
J'ai été un bébé.
Ouais.
Tu l'as été.
Un jour.
Mais pas ce bébé.
Non, pas ce bébé.
J'ai du neuf et je veux que tu sois le premier au courant.
J'ai eu une offre pour la brasserie.
C'est l'offre de départ.
T'as pas le droit de vendre !
Tu as reçu les livres que j'ai envoyés hier ?
C'est comme ça que tu me laisses gérer ?
Et si on partait tous ?
Toi, moi et Joe.
J'ai déjà fait ça.
Goûter et feu de camp ? Je m'en souviens pas.
Avec Ben.
Alors c'est comme ça ? Qu'il...
commence à m'échapper ?
Traduit par benaddicted www.addic7ed.com
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