All language subtitles for The Sullivans (1944) Full Biography, Drama, History Movie (1080p_25fps_H264-128kbit_AAC).mp4

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Original subtitles

J'AVAIS 5 FILS

"C'est une histoire vraie".

George Thomas Sullivan,

Je te baptise au nom du P�re, du fils et du Saint Esprit.

Francis Henry Sullivan,

Je te baptise au nom du P�re, du fils et du Saint Esprit.

Joseph Eug�ne Sullivan,

Je te baptise au nom du P�re, du fils et du Saint Esprit.

Madison Abel Sullivan,

Je te baptise au nom du P�re, du fils et du Saint Esprit.

Albert Leo Sullivan,

Je te baptise au nom du P�re, du fils et du Saint Esprit.

Silence!

D'accord, papa.

On ne s'entend m�me plus se raser!

- Bonjour, papa. - Bonjour, George.

Pourquoi tu te tortures tout seul?

Ne poses pas tant de questions!

- Bonjour, papa. - Bonjour, Frank.

Tu t'es encore coup�!

- A quoi �a ressemble? - A un rasage rat�!

- Bonjour, papa. - Bonjour, Joe.

Tu peux pas te raser une fois sans te couper?

Ecoute, c'est la premi�re fois que je me coupe en un mois.

C'est ce que t'as dit la semaine derni�re!

On a jou� au base-ball hier, papa.

- Qui a lanc�? - Mitchell.

- Bonjour, papa. - Bonjour, Matt.

Oui... Je me suis encore coup�.

- Tu t'es d�j� lav�? - Non.

Vas-y, vas-y...

- Bonjour, papa. - Bonjour, Al.

Montre-moi ta coupure.

Regarde!

On ne verra plus rien dans deux jours.

Merci docteur. C'est combien?

Cinq centimes.

Voil� un peu plus.

Six centimes! N'oublie pas, il faut qu'il fasse des petits!

Je n'oublierai pas.

Al! Papa! Le petit-d�jeuner est pr�t.

Et Al, ne descend pas sur la rampe!

Attention, j'arrive!

C'est Al, il est encore tomb� de la rampe d'escalier.

Pas la peine de se pr�cipiter, il s'en sort toujours seul.

�a t'apprendra � faire le malin!

Tu t'es fait mal?

Je m'suis pas fait mal. J'ai fait expr�s.

Tu veux un pansement? Et o�?

J'ai besoin de rien, �a va.

Combien de fois maman t'a interdit de descendre sur la rampe?

Allez prendre le petit-d�jeuner, d�p�chez-vous... Allez...

Ne mets pas ton nez l�-dedans.

Que dois-je faire pour que tu arr�tes avec cette rampe?

Donne-moi cinq centimes.

C'est autre chose que je vais te donner si tu recommences.

Mets ta serviette.

Je me casse le dos � nettoyer toutes vos salet�s.

Est-ce qu'ils parlent du lanceur des Phillies dans le journal?

Pose ce journal tout de suite avant que ton p�re arrive!

- C'est � moi! - Non, c'est � moi!

D�p�chez-vous de manger!

Tu parles d'un lanceur, j'ai failli recevoir la balle dans l'Sil.

C'est pas vrai, t'es un menteur!

Les gar�ons, arr�tez! Calmez-vous!

Il m'avait promis quatre lancers, il m'en n'a laiss� que deux!

Les deux premiers �taient des essais, et le troisi�me aurait �t� le vrai.

Faux, je lui ai laiss� seulement deux lancers!

- Il est toujours en train de r�ler! - Il en fait toujours trois � la suite.

Les enfants, mettons �a au clair.

Qu'est-ce que tu lui as propos�?

- J'ai dit... - Ouais, c'est �a...

Un � la fois s'il vous pla�t.

Qu'est-ce que tu lui as propos�?

- Deux coups � la suite... - Tu as dit quatre...

Deux ou quatre coups? Dis la v�rit�.

Deux ou quatre coups?

En fait... j'ai dit...

- Quatre? - Oui, maman.

Merci fiston de m'avoir dit la v�rit�.

Donne-lui les deux autres coups!

Peux-tu rapporter de l'eau?

- Quoi, encore! - Oui, encore.

T'as pas oubli� quelque chose, papa?

Non, rien du tout.

Je peux jeter �a, alors!

Tu es une gentille fille.

Venez, j'ai trouv� quelque chose plus gros qu'un serpent!

- O�? - Ici!

Tu parles, c'est une brindille.

C'est le train de 22, il est � l'heure.

Papa l'a pris.

Allons le voir sur le toit de la citerne.

On prendra une douche quand on reviendra.

C'est ce que tu crois.

Attendez-moi...

Attendez-moi...

D�p�che-toi, Al!

Au revoir, papa!

Mme Griffin, vous devriez faire rentrer John, voil� les Sullivan.

Tout va bien, John, ils ne sont pas en guerre.

Je ne veux pas prendre ce risque.

C'est plut�t calme aujourd'hui.

O� avez-vous trouv� ce chien?

Il nous a suivi jusqu'ici.

- Oui, jusqu'� la maison. - Jusqu'ici?

Alors pourquoi cette corde?

- Il ne voulait pas se laisser attraper. - On peut le garder, maman?

George, o� as-tu eu ce chien?

Des gens avaient trop de chiens et ils nous l'ont donn�.

Il s'appelle Skippy.

S'il te pla�t, maman!

Du calme.

Qu'est-ce que c'est comme chien?

C'est un vrai b�tard.

Oui, c'est un vrai b�tard.

B�tard ou pas, je ne sais pas ce que votre p�re va dire.

S'il te pla�t, maman. Laisse-nous le garder.

Tiens, voil� le train.

Bon, emmenez-le � l'int�rieur et donnez-lui � manger.

Super! On y va.

Attendez une minute...

Tu fais ta premi�re communion demain,

et tu dois te confesser dans une heure.

Va dans ta chambre, lave-toi, et je t'am�ne des habits.

Mon nouveau costume?

Oui... attention de ne pas trop le salir.

Al, c'est � toi.

Maintenant le mauvais gar�on est � confesse.

Pauvre petite chose, je pense qu'il a peur.

C'est s�r!

Un gentil gar�on comme lui n'a rien � se reprocher.

Pas comme toi et tes 99 ans de p�ch�s!

Montre-moi un peu de respect.

Du respect! Tu vas voir, on va r�gler �a.

- Salut, les gars. - Salut!

C'est quoi ce chien?

- Un b�tard. - Un b�tard!

C'est m�me pas un chien.

C'est ce que tu crois, c'est un b�tard pure race...

Tu parles! �a n'existe pas.

Gros rigolo, va!

Allons demander � l'homme qui vit dans la cabane pr�s de la d�charge.

C'est lui qui nous l'a donn�.

La baraque en ruine!

- Le type de la d�charge! - Ernie, viens voir.

Regarde ce qu'ils ont trouv� dans la d�charge.

Quelle horreur!

- Tu ne l'aimes pas, alors? - Quelle salet�!

Pourquoi ta m�re n'en fait pas un pot au feu?

Je suis s�r qu'il n'y a que �a � manger.

De la viande de chien.

Les gars, on y va...

Eh, attendez-moi!

- �a fait mal, Al? - Non!

T'as pas honte de te battre la veille de ta premi�re communion?

Regarde ton nouveau costume!

Qu'est-ce que je vais faire de toi?

Laisse-moi regarder ton Sil.

Oh mon pauvre b�b�, ils t'ont bien arrang�.

Mais on a gagn�, maman!

Regarde ce que tu fais!

Pourquoi t'es f�ch�e, maman, on a gagn�!

Ce n'est pas la question.

Tu n'as pas � te battre � c�t� d'une �glise.

C'est r�gl� pour toi, Al, pas de premi�re communion.

Oh, maman. Demain, je vais rester sur le banc et pleurer.

Bon, c'est d'accord.

Tu vas aller t'excuser aupr�s du P�re Francis.

Laissons-le prendre la d�cision.

Attendez un instant!

Passez par la ruelle, personne ne vous verra.

Je ne veux pas que l'on dise que j'�l�ve des voyous.

Et achetez un steak chez le boucher pour le barbecue.

- Vous m'entendez? - Oui.

Alors George, tu t'es battu avec les Durnican?

Oui, mon P�re.

Et qu'est-ce que t'en penses,

toi le dur � cuire?

Ben vous savez...

Est-ce que tu le d�testes?

Non, c'�tait juste une dispute. Ils sont pas m�chants.

C'�tait pas une bagarre, juste une disussion � propos du chien.

Et toi, Albert?

Que penses-tu du gar�on qui t'as fait �a?

Tu ferais bien de le soigner chez toi.

- Ils nous ont trait� de mendiants. - Et de clochards aussi.

Merci, Joe.

Et bien, Albert, la prochaine fois que tu verras ces gar�ons,

tu te bagarreras encore?

Oh non, on a gagn� cette fois-ci!

Parfais, alors c'est r�gl� une bonne fois pour toute.

Oui, on a gagn�, c'est fini.

Et maintenant, pas de rancune.

Non, mon P�re.

Vous pouvez rentrer chez vous et dire � votre m�re

que tout est r�gl� pour la communion de demain.

Tais-toi, merci mon P�re, au revoir.

Une derni�re chose les gar�ons.

Tenez.

Vous aimez aller � la p�che?

Oui, beaucoup.

Il y a un ver dans celle-l�!

Nous devons beaucoup remercier le ciel.

Oui.

Nous avons une si belle famille.

Eh, les gars! Regardez ce que j'ai trouv�!

Un bateau!

Attends, on arrive.

Quel bateau!

C'est pour les marins Sullivan.

Il est plein de trous.

- On peut le r�parer facilement. - Comment?

Avec de la boue.

C'est pas bon de le laisser dans l'eau.

On peut le cacher, imb�cile!

- Allons-y, sortons-le de la rivi�re. - Allez, au boulot!

Tout est pr�t.

Mettons-le � l'eau.

Oui, poussons-le, du nerf!

Attendez!

On ne l'a pas encore baptis�.

Exact! Il faut le baptiser pour avoir de la chance.

O� est la bouteille? Oh, la voil�.

Allez, on embarque.

- On l'appelle comment? - Appellons-le "L'Intr�pide"!

Un beau nom pour le meilleur bateau du monde.

On ne va pas choisir un nom d�j� donn� � un autre bateau.

Je sais, on va l'appeler "Le Corsaire".

Poussez-vous, je m'en occupe.

Non attends, laisse-moi �a!

- Je veux le baptiser. - Essaie et tu verras!

Vas-y, je t'attends.

Laissez, je vais le baptiser.

Arr�tez de vous battre pour rien.

- Donne-moi �a! - Non, laisse, c'est � moi!

Laisse tomber, c'est Al qui va le faire.

Frappe fort pour que la bouteille se casse.

Si elle casse pas, �a va porter malheur.

- Je vais la casser! - Vas-y!

Je te baptise "Corsaire".

Allez, tas de fain�ants, ramez!

C'est bon.

Ramez ensemble... c'est parti!

On dirait qu'une temp�te se pr�pare, surveille bien.

Tu rigoles, une temp�te... Tu r�ves!

Allez, ramez, c'est moi qui fait tout.

T'es fou, c'est moi qui rame.

Allez, plus vite que �a!

Regardez, la boue ne tient pas!

H�! Il y a de l'eau qui rentre dans le bateau!

Il a raison, il y a une inondation.

Il y a plein d'eau, qu'est-ce qu'on va faire?

Bougez-vous, aidez-moi � boucher les trous.

Allez Al, toi aussi.

L'eau rentre quand m�me.

Je sais, je fais ce que je peux.

Il est temps d'abandonner le bateau.

Laissez tomber, on y va.

On a int�r�t � se d�p�cher.

Sautez du bateau!

Au secours! Au secours!

Au secours! Au secours!

Au secours! Au secours!

Al est en train de se noyer!

Au secours!

Au secours! Au secours!

Les gar�ons, promettez-moi quelque chose.

Levez la main droite.

Levez-la.

Sur votre honneur, promettez-moi de ne plus monter sur un bateau.

Pas avant d'�tre grands.

Jur�, maman...

Et je vous dirai quand vous serez grands!

D'accord, maman.

J'ai besoin d'eau, branche le tuyau.

- Qu'est-ce qui se passe? - La remise est en feu!

Passe-la moi!

Prends-en une autre.

Tu la tiens mal.

T'as vu, je sais le faire!

Sortez d'ici, d�p�chez-vous.

Plus besoin d'eau.

Allez!

- Alors comme �a tu fumes? - Oui, un peu de ma�s.

- Et toi tu fumes? - Oui, Monsieur.

- Et toi tu fumes? - Oui, Monsieur.

- Et toi tu fumes? - Oui, Monsieur.

Et toi... tu fumes?

R�ponds-moi... tu as perdu ta langue?

Oui, Monsieur.

On jouait aux indiens et on fumait le calumet de la paix.

Bon, � la maison, vite!

Ils fumaient!

Plus vite!

Tom!

Tu ne vas pas les corriger!

Apr�s tout, ils ne faisaient que fumer, avec un exemple comme toi...

C'est normal, tout le monde a essay�.

Je m'en occupe � ma fa�on.

Tu sais, c'�tait ton id�e.

Dans le salon, vite!

Tom, que vas-tu faire?

Va faire ton travail et laisse-moi m'occuper de �a.

Asseyez-vous, asseyez-vous!

Maintenant...

Je vais vous dire quelque chose sur le tabac.

Fumer n'est pas la meilleure chose pour les gar�ons.

Pour votre sant�, c'est mieux de ne pas fumer.

Vous vous prenez d�j� pour des hommes,

et vous avez peut-�tre raison.

Si vous voulez vraiment fumer, d'accord.

Mais fumez comme des hommes.

Pas comme des gosses.

Je vais vous donner quelque chose de meilleur que vos cigarettes.

Oh non...

Les hommes fument du vrai tabac.

Du tabac, du vrai.

A nous.

Voil� pour toi.

Voil� pour toi.

Voil� pour toi.

Voil� pour toi.

Et voil� pour toi.

Pour moi?

Pour toi.

Je te l'allume George.

C'est �a, � ton tour Frank.

C'est comme le ma�s.

�a c'est du tabac, meilleur que le ma�s.

A toi, Matt.

Bien, aspirez.

Parfait!

A toi. Aspire la fum�e et recrache.

C'est bien.

R�galez-vous.

- On peut fumer quand on veut? - Bien s�r!

Dis donc...

On est les seuls gamins � fumer en ville!

Parfait.

Frank, tu fumes comme une fille!

Aspire � fond jusque dans les poumons.

Regarde papa, je fais comme toi!

Mais, c'est parfait!

Vous voil� des hommes!

Les enfants, j'ai oubli� les cendriers.

Les gars, je monte...

Tu vois, Madame Sullivan,

tes gar�ons sont maintenant des hommes!

Tu devrais aller voir avant qu'ils ne soient trop malades...

Toujours du travail!

Te plains pas, il faut rapporter du bois.

C'est bon, on en a assez.

Voil� le petit d�jeuner.

J'ai encore faim. Je peux avoir d'autres pancakes?

Mange d�j� ce que tu as dans ton assiette.

Ne laissez rien dans les assiettes!

Il reste des pancakes pour moi?

Retire ta veste, George, Joe, Al...

Moi, c'est Frank.

C'est ce que j'ai dit, Frank, enl�ve ta veste.

Faites vos lits avant d'aller � l'�cole.

Oui, maman...

Si on hibernait comme les ours, on ne ferait pas nos lits en hiver.

Comme ce n'est pas le cas, alors faites vos lits!

Je fais du pain demain, alors apportez plus de bois.

C'est au tour de Matt.

Qu'importe � qui le tour, je veux une grosse pile de bois ici ce soir.

Al, mange ton petit d�jeuner.

J'ai une dent qui bouge.

Une dent qui bouge...

George, donne-moi une ficelle.

Pourquoi une ficelle?

Vous allez bien voir.

On fait toujours plein de choses pour maman.

C'est bien d'aider maman.

Joe Lefret est ing�nieur.

Il a construit une bo�te pour le bois � c�t� de la cuisine.

Le bois glisse vers l'int�rieur.

Il a le bois directement sans quitter sa cuisine.

Pourquoi t'en fais pas une, papa?

C'est un travail de menuisier.

Allez, Al...

Que vas-tu faire?

Tu verras bien.

C'est la plus vieille m�thode pour arracher ta dent.

Non, �a va faire mal!

Ne commence pas � te plaindre avant d'avoir mal.

- Ouvre ta bouche. - Non!

Ne fais pas ton b�b�, Al, �a ne fait pas mal.

Tu prends la ficelle et tu l'attaches � ta dent...

Ma dent en or!

Ta dent en or? Mets-la sous l'oreiller pour la petite souris!

Celui qui rigole aura affaire � moi!

D�p�chez-vous!

- Vas chercher les outils, Frank. - Prends ce que je t'ai demand�.

Prends aussi une scie.

Et aussi un m�tre.

Je trouve ce boulot fatigant.

On se d�p�che.

Alors, il se d�p�che... Il fait froid maintenant.

Remue-toi, t'auras moins froid! Il y en a de trop.

Et c'est trop lourd...

Surtout en pensant � la bo�te de bois!

Une bo�te serait utile ici.

Tu ne penses pas qu'on peut en fabriquer une?

Tu n'as fait que de r�ler toute la journ�e.

Alors tu te d�cides, t'es avec nous ou pas.

Je suis avec vous. Sans moi, vous n'arriverez � rien.

Tu crois �a?

Ecoute �a: c'est pas parce que tu es l'a�n�,

que tu es le Pr�sident des Etats-Unis!

En ce qui concerne la bo�te de bois...

Pour la bo�te, je suis d'accord. Mais pour le chef, l� j'ai un soucis!

Oh, c'est donc �a!

Tu vas t'y habituer, car pour cette bo�te, je suis le chef!

Patron, c'est toi le patron...

N'en dis pas plus, patron...

- Va-t'en! - Je m'en vais, patron.

Ne me demande pas de l'aide quand tu auras des probl�mes...

- Patron! - T'inqui�te!

Alors, �a vient ces outils!

- Ah, te voil�! As-tu le m�tre? - Non!

Va le chercher! Comment veux-tu travailler sans m�tre?

Tu vas quand m�me le faire, Frank?

Bien s�r! Voyons d�j� ce qui peut �tre coup�.

Voil� le m�tre.

Pas si vite!

On va s'en sortir sans lui.

Alors, tu as pris tes mesures?

Oui, pas de soucis! Commen�ons.

Passe-moi la perceuse.

Toi tu vas � l'int�rieur, tu vas nous guider.

Frank, tu t'en sors?

�a va �tre vous le probl�me.

- T'inqui�te pas! - Parfait.

Je commence par quoi?

Tu vas prendre les mesures pour le trou.

Passe-moi la hache!

La voil�!

On dirait du fromage!

Qu'est-ce qu'il y a?

J'ai cass� une dent.

Comment �a va, patron?

Super. Occupe-toi de tes affaires!

J'essaye encore.

Il faut terminer avant que papa et maman rentrent!

Quand papa et maman verront ce qu'on a fait,

George s'en voudra!

Al! Tu te d�brouilles bien!

C'est fatigant, �a accroche!

T'es s�r qu'elle est aiguis�e?

Je l'aiguiserai quand on aura fini.

Je te remplace, tu dois �tre fatigu�.

Regardez, c'est dur ici! On va essayer autre chose.

Avec quelques coups de marteau, j'y verrai plus clair.

Au secours, on a cass� quelque chose!

Il y a une fuite!

On a cass� quelque chose!

Il faut arr�ter �a.

Donne-moi la bo�te de conserve.

Mets la bo�te dans le trou.

Je vais tout refermer!

Pousse-toi, je m'en occupe.

Alors, comment �a va, patron?

Va-t'en!

Tu ferais mieux de te s�cher.

De la fum�e!

Arr�tez!

Arr�tez �a, on est tremp�s!

Arr�tez!

- On y travaillait. - La ferme!

Du calme, papa!

Du calme? Regardez ce que vous avez fait!

- Papa... - La ferme!

Toi, l'a�n�, tu es le plus grand idiot de la terre.

Je travaille comme un esclave pour �lever 5 �nes qui d�truisent la maison.

Ok, George Sullivan.

- Papa, laisse-le tranquille. - Toi, tais-toi!

Ecoute ce que Frank veut te dire!

Tu veux me dire ce que je dois faire?

D'accord! Dis-moi ce qui s'est pass�.

Alors, tu as perdu ta langue?

Oh, je vois...

Alors...

C'est le moment o� un gar�on pense battre son p�re!

- C'est d'accord. - Tom!

Reste en dehors de �a.

Vas-y.

Vas-y! Tu as droit au premier coup.

Tom!

Et toi!

Que s'est-il pass�?

Tom Sullivan, arr�te tout de suite!

- Reste en dehors de �a. - Jamais de la vie.

Tu ne peux pas te battre avec tes propres enfants.

Les punir est une chose, les battre en est une autre.

Regarde ce qu'ils ont fait! Qui va payer pour les d�g�ts?

Nous avons �conomis� vingt dollars sur la vente d'Sufs.

Maman, tu gardais cet argent pour un buffet dans la salle � manger!

Ce n'est rien. Dis-moi � quoi cela va servir de les battre?

Cela ne te suffit pas de trouver un trou dans ta maison,

et tu veux m'apprendre � �lever les enfants!

Tom, Ch�ri. Tu n'�coutes rien quand tu es en col�re.

Parfait, Madame Sullivan, tu t'y connais tellement! Occupe-toi d'eux!

Nourris-les, mets-les au lit, mais je ne reste pas pour voir �a!

O� vas-tu?

On doit r�parer?

Je vais chercher un plombier, un �lectricien,un menuisier!

On n'a pas pu dire ce qu'on faisait, on construisait un coffre � bois.

- Et en plus, c'�tait son id�e! - Tu aurais �t� si contente!

On voulait te faire plaisir!

On est d�sol�s. On ne voulait pas faire de b�tises!

On est vraiment d�sol�s. Tu crois qu'il va nous battre en rentrant?

Je lui expliquerai ce qui s'est pass� quand il sera calme.

Bon, aidez-moi � ranger ce d�sordre.

- Allez! - D'accord, maman!

- Va appeler ton fr�re. - Oui, Monsieur.

George!

H�, George!

J'ai appel� plusieurs fois. Il doit �tre sorti.

Il sera bient�t de retour.

Assieds-toi.

Al!

O� vas-tu comme �a?

J'ai mal au ventre, je vais vomir!

J'esp�re que notre fils n'est pas all� jusqu'� la gare.

Et m�me si c'�tait le cas?

La nuit est si froide.

Et s'il avait peur?

Il n'aura pas peur.

Connaissant George, je suis s�r qu'il est en bas de la rue.

Il attend d'�tre r�confort�.

Il peut encore attendre longtemps!

Il est vingt heures.

Pile � l'heure.

Je n'ai plus de tabac.

Je vais en chercher au coin de la rue.

D�barrassez la table, s'il vous pla�t. Je vais rendre le sucre � Mme Lyndon.

Si George rentre, dites-lui que je ne suis pas loin.

On n'a pas besoin de plus d'eau, Gen?

- Non, �a va. - C'est juste, je vais en chercher.

Je viens avec toi.

Est-ce que quelqu'un peut m'aider quand m�me?

Allez-y donc!

Moi aussi j'ai envie de retrouver George!

Et vous me laissez tous ici!

Non, Madison, ne t'en va pas aussi!

George, h� George!

Tu l'as trouv�?

Rentre donc. Demain matin, il aura faim et il reviendra.

Allez, montez vous coucher.

N'imitez pas votre fr�re et soyez de bons gar�ons.

Toi aussi, Al, va te coucher.

- Bonne nuit les gar�ons. - Bonne nuit, maman.

Tu veux que je t'aide, maman?

Non, ch�rie, merci beaucoup.

Merci pour la vaisselle. Va te coucher maintenant.

- Bonne nuit, maman. - Bonne nuit, ch�rie.

Bonne nuit, papa.

Bonne nuit.

George est l�, maman!

Oh, mon ch�ri, ne refais plus jamais �a!

Je ne vais pas rester, maman.

Si, tu vas rester.

Non, pas apr�s ce qu'il a fait.

Si je suis revenu, c'est parce que Al m'a dit que tu pleurais.

Ecoute-moi bien, George Sullivan.

C'est ton p�re. Il est col�rique mais c'est un homme bon.

Et tu ne dois jamais lever la main sur ton p�re. C'est de la folie.

Il m'a frapp� alors que je n'avais rien fait!

C'est vrai, George...

Voil� ton p�re. Va t'excuser.

Soit un bon gar�on.

Dis-lui que tu regrettes.

- Mais, maman... - Fais-le pour moi, George.

Je suis d�sol�, papa.

Je le suis aussi.

George, tu devrais te calmer.

Tout Irlandais se retrouve dans ses enfants!

Maman, donne � cet homme son petit-d�jeuner.

Un copieux petit-d�jeuner.

Eh bien...

Je pense important que les Sullivan doivent rester une famille unie!

Les gar�ons, descendez pour ne pas �tre en retard au travail.

Bien, maman, on arrive.

Bonjour, maman.

Bonjour, George.

Je veux que tu fasses attention � cette course de moto.

J'ai r�v� cette nuit que tu te blessais.

Maman, tu prends tes r�ves trop au s�rieux, t'inqui�te pas.

En tout cas, j'aimerais que tu t'en d�barrasses.

- Je vais le faire. - Bien!

Je vais en acheter une plus rapide!

- Bonjour, maman. - Bonjour, Frank.

Si tu fais des avions en papier, ne les laisse pas tra�ner par terre.

Ton p�re a gliss� dessus ce matin et il a failli tomber.

D'accord, maman.

Et ne lis pas ce journal avant ton p�re.

D'accord, maman.

- Bonjour, maman. - Bonjour, Joe.

Je pensais que tu voulais aller voir le match de baseball?

J'y vais.

- Bonjour, maman. - Bonjour, Matt.

A quelle heure es-tu rentr�, hier soir?

Vers 23 heures.

Etrange, c'est la premi�re fois que ton p�re se trompe avec l'heure.

Il m'a dit minuit et demi.

- Bonjour, maman. - Bonjour, Al.

Maman...

Je verrais.

Regardez le chouchou.

Je vous ai demand� quelque chose � vous?

- Oui... - C'est ce que je pensais.

O� est Gen?

Elle est rentr�e tard. Elle est sortie danser hier soir.

- Avec qui? - Ce ne sont pas tes affaires.

- Qui l'a raccompagn�e? - Demande-lui

- O� �tait-elle? - A l'Alcove.

Elle fr�quente la haute...

- Bonjour. - Bonjour.

J'allais vous apporter le caf� dans votre chambre, Madame.

Puis-je faire avancer la voiture, Madame?

Avez-vous besoin de quelque chose, Madame?

Bon, reprenons notre bon vieil accent Irlandais.

Qui t'a accompagn�e hier soir, Gen?

Tu ne voudrais pas le savoir!

- Gen, fais passer, s'il te pla�t. - Oui, maman.

Bonjour, papa.

Bonjour.

Papa, les Fleets ont perdu hier soir.

- Qui lan�ait? - Garalski.

Il ne vaut pas Mitchell.

Ce gars...

Avait le lancer le plus rapide de tous.

CLUB AUTOMOBILE DU FAUCON NOIR

DIMANCHE 14 JUILLET 1939

Allez George!

Je ne peux pas regarder.

Tu ne veux pas le voir gagner?

Allez, George, allez!

Bravo, George!

T'as tourn� du tonnerre!

Et voil� une coupe de plus.

Vous avez vu le 2�me, il a failli m'accrocher le maillot.

Cette bonne vieille machine en a dans le ventre.

Je suis fi�re de toi.

Je peux faire un petit tour?

Personne ne pilote cette ch�rie � part moi.

C'est toujours le m�me pilote qui est 2�me apr�s George.

Il y a 5 gar�ons. George est l'a�n�, Al, le cadet.

George est mignon.

Al!

Ne m'attendez pas.

Gladys!

- Salut les filles! - Bonjour, Al.

Catherine Mary, je te pr�sente Mr. Sullivan.

Et voici Mlle Roof.

Enchant�, Mlle Roof.

De m�me, Mr. Sullivan.

Votre fr�re est un merveilleux pilote.

George? Oui, c'est le meilleur.

Gladys, tu dois s�rement voir beaucoup de monde.

Venez avec moi, Mlle Roof, et faites attention o� vous marchez.

Je vais vous r�parer �a facilement.

Si vous voulez.

Ne vous inqui�tez pas, Mr. Sullivan, vous �tes trop gentil.

Ce n'est rien.

Et voil�.

C'est sympa ici.

Magnifique.

Je n'aime pas la foule ni danser quand il y a autant de monde.

Je vous comprends. Je suis un peu pareil.

C'est dr�le, parfois je me sens seule au milieu de la foule.

Ah oui?

Moi aussi.

- C'est vrai? - Bien s�r.

Je suis au milieu de la foule et...

j'ai l'impression d'�tre isol�.

Tenez, essayez-la.

Parfait, merci beaucoup.

Bon... on ferait peut-�tre bien de rentrer.

Oui.

Il fait tr�s chaud, vous ne trouvez pas?

Oui, vraiment.

Restons un peu assis.

D'accord.

Je n'ai jamais rencontr� quelqu'un qui me ressemble autant.

Moi non plus.

Et vous savez quoi?

Quoi?

Je vous trouve g�niale.

Je ne sais pas si je suis g�niale.

N'oubliez pas, on vient � peine de se rencontrer.

Mais j'en suis s�r depuis que je vous ai vue.

S�r de quoi?

Que vous �tes g�niale.

C'est votre baratin habituel?

Quel baratin?

C'est le genre de chose que je n'ai jamais dit � personne.

Demandez autour de vous, je ne sors jamais avec des filles.

Je passe mon temps avec mes fr�res.

Ecoutez.

Vous ne pensez pas vraiment que c'est un mensonge?

Je ne peux �tre que sinc�re avec vous.

Je promets, Catherine Mary.

Je vous trouve aussi tr�s sympathique.

Vous avez un poignet tr�s fin.

Moi?

C'est le poignet le plus fin que j'ai jamais vu.

Il est splendide!

Comparez avec le mien.

Catherine Mary.

Quelle heure est-il? Il doit �tre tard.

Non, il n'est pas tard.

Vous ne vouliez pas que je vous embrasse?

Si, mais on vient juste de se rencontrer.

Il y a � peine quelques heures.

Cela n'a rien � voir avec la dur�e des gens qui se rencontrent.

Vous allez penser que je suis une fille facile.

Comment le pourrais-je?

Embrasser quelqu'un qu'on vient juste de rencontrer!

Voulez-vous vous taire.

Rien ne pourra me faire penser que vous �tes autre chose que...

...g�niale et adorable.

Je ne pourrai plus aimer ma m�re de la m�me mani�re maintenant.

On va rentrer maintenant.

Je vais avoir du mal � m'endormir!

Moi aussi!

Eh, Gen, o� est mon pantalon? Il faut que j'y aille.

C'est presque pr�t.

Gen, o� est mon pantalon? J'attends depuis une heure!

Il est pr�t. Il monte.

Les gar�ons, tout est pr�t et livr� � domicile.

L'id�e est de donner ces v�tements aux clients,

en mains propres contre un petit suppl�ment!

Silence!

D'accord, papa.

Cette maison n'a pas �t� calme depuis 25 ans.

Et en plus, vous devriez �tre courtois avec Gen.

Vous n'appr�ciez pas que notre sSur repasse nos affaires,

tous les jours et tous les samedi soirs.

Ce serait normal de la r�mun�rer. Allez, sortez vos portefeuilles.

- Donne-lui 25 cents de ma part. - Donne-lui aussi pour moi.

Pour moi aussi.

�a veut dire quoi, c'est jour de paye aujourd'hui!

Quelle dr�le de mentalit�!

Je devrais aussi faire payer les tours de moto!

Un dollar, George.

- Voil�. - D'accord.

Je peux te parler une minute?

Oui.

Dis, est-ce que tu embauches en ce moment?

Possible, pourquoi?

Je connais quelqu'un qui cherche un travail.

- Qui? - Un ami.

Pas quelqu'un de la famille par hasard?

Qui t'a donn� cette id�e?

Ecoute, je n'ai besoin de personne de la famille � mon travail.

Tu dois d'abord finir tes �tudes.

Nous, on n'a pas pu les terminer.

Tu vas avoir ton dipl�me et j'y veillerai en personne.

Oublie cette histoire de travail.

D'accord, George.

Mais, maintenant que j'y pense...

Al est beaucoup sorti depuis la course de moto.

Tu te r�veilles?

Il sort avec la m�me fille presque tous les soirs.

Je comprends mieux.

Il vient de me demander un travail.

Je suis s�r qu'il pense d�j� � se marier.

Beaucoup de personnes veulent se marier.

Certains aiment m�me �a.

Il est trop jeune!

De qui parlez-vous?

De celui qui vient de descendre.

Ecoutez-moi �a.

�a vaut le coup.

C'est le brouillon d'une lettre qu'il a �crite � cette fille.

"Regarder dans vos yeux, c'est plonger dans un grand lac bleu."

Ecoutez �a.

"Je m'endors le soir en pensant au reflet du soleil dans vos cheveux."

Montre-moi �a.

"Bonne nuit, ma belle et tendre femme."

Attendez un peu.

Il faut faire quelque chose avec �a.

Et vite!

Arr�te, Al.

Voil� la collecte.

C'est pas trop t�t, depuis le temps que je repasse vos affaires.

On avait dit 1 dollar 25.

O� est ta part?

Je te paierai la semaine prochaine.

Qui est l'heureux �lu de ce soir?

C'est Terry.

Pourquoi est-ce que tu ne ram�nes jamais d'ami � la maison?

Quiconque verrait cette maison de fous partirait en courant!

Ton ami a de la chance de sortir avec la plus belle fille de Waterloo.

Combien tu veux?

Un dollar, Gen... J'en ai vraiment besoin ce soir.

D'accord...

Mais maintenant c'est moi qui ferai la collecte.

Je te dois un dollar 25.

Et la semaine derni�re, �a compte?

Bien s�r que �a compte. Merci beaucoup, Gen.

Tu sais garder un secret?

Tu sais ce qu'on dit des femmes?

Je te fais confiance.

Oh, c'est superbe.

O� l'as-tu gagn�e?

Gagn�e? Je l'ai achet�e!

Ta main a la m�me taille que celle de Catherine Mary.

Tu es fianc�?

Qui parle de fian�ailles?

O� est maman?

Dans le jardin.

N'oublie pas, c'est un secret.

Oh, maman! Je te cherchais.

Ah, c'est toi, Al.

Je peux te demander quelque chose?

- Oui, mais parle pas d'argent! - Oh non, maman.

Est-ce que je peux inviter une fille � d�ner dimanche?

Quelle fille?

Catherine Mary Roof!

C'est une amie. Je suis s�r qu'elle va te plaire.

C'est d'accord?

C'est d'accord.

Roof? Les gens qui ont la maison blanche en bas de la rue?

Oui, c'est eux.

... maman...

Pourrait-on avoir un repas un peu sp�cial?

Que veux-tu dire?

Tu sais... une dinde par exemple.

Une dinde! Mais c'est pour No�l.

Que penses-tu de la vieille poule?

Sa viande serait trop dure.

Pas avec ta fa�on de cuisiner.

Merci maman, t'es la meilleure!

Garde ce baratin pour les filles!

Tu crois que papa pourra ne pas m�cher son tabac?

Il le fait depuis que je le connais.

�a ne fait rien.

D'accord, maman.

Maman, je peux t'aider?

Oui, prends ce panier � linge.

Tu as vu Al?

Oui.

Il t'a parl� de la bague?

Quelle bague?

Oh, j'ai oubli�! C'est un secret.

Tom! Que penses-tu de ton cadet?

Al?

Il a une petite amie.

Il aura des centaines de petites amies avant de se caser.

Je ne pense pas.

Il veut l'inviter � d�ner demain soir.

C'est Catherine Mary, la fille des Roof.

Elle a rencontr� ces voyous et a couru se r�fugier chez elle.

Des voyous?

Allons, Tom!

C'est impossible de trouver des voyous si bien �lev�s dans le monde.

M�me � Waterloo.

Mais que se passe-t-il? Qu'est-ce qui te tracasse?

Ch�rie... Raconte-moi ce que tu as.

O� est le probl�me?

Al.

Parce qu'il est heureux avec une jeune fille?

A quoi �a sert de pleurer?

Ce ne serait pas un Sullivan s'il ne sortait pas avec des filles.

Tom, c'est encore un b�b�.

Encore George ou m�me Frankie...

Elle n'est pas assez bien pour lui.

Cette fille?

Tu la connais?

Tu ne comprends pas...

Pourquoi ne serait-elle pas assez bien pour notre gar�on?

Elle a sans doute de grandes qualit�s.

Comme �a, tu es d�j� de son c�t�!

Pas du mien en tout cas.

C'est tout moi, �a.

Tom!

Depuis combien de temps attends-tu sous le porche?

Que veux-tu que je fasse, pleurer?

Au moins donner une bonne impression de la famille Sullivan.

Il vaut mieux qu'elle sache tout de suite qui nous sommes.

- Ecoute, je croyais... - Bon �a suffit, maintenant.

Tiens, la voil�.

Voil� maman.

Bonjour les gars.

En tout cas, je vois ce qu'il lui a trouv�.

C'est ce que tes parents ont dit quand ils m'ont vu, mets ta veste.

Maman. Je vous pr�sente Catherine Mary.

Enchant�e, Mademoiselle Roof.

Comment allez-vous Madame Sullivan?

Bienvenue.

Le plaisir est pour moi.

Bonjour, Catherine Mary...

Je suis le p�re de Al.

Echant�e, Monsieur Sullivan.

Bien, bien...

- Pr�sente tes fr�res et ta sSur. - Tout de suite, papa.

Catherine Mary, voici ma sSur Genevieve.

- Bonjour. - Bonjour, Genevieve.

Al m'a parl� de vous, j'ai l'impression de vous conna�tre.

Et voici George, Frank, Joe et Matt.

Je vous pr�sente Mademoiselle Roof.

Enchant�...

Merci. Heureuse de vous conna�tre.

Venez avec moi.

Merci.

Joe, laisse la chaise � ton p�re.

- Il fait tr�s chaud. - Oui.

Quelqu'un peut proposer une cigarette � Melle Roof.

- Tenez. - Merci, mais je ne fume pas.

Discutez un peu pendant que je pr�pare le d�ner.

Gen, peux-tu m'aider comme une gentille fille?

Je serais heureuse de vous aider, Mme Sullivan.

Non merci, ce n'est pas n�cessaire.

Nous ne faisons pas tout comme tout le monde, mais on se d�brouille.

Je suppose que vous avez beaucoup d'aide chez vous?

Simplement Dagnet, elle m'a en partie �lev�e.

Excusez-moi et faites comme chez vous.

Il est en retard.

Prenez un peu de dinde.

Oui, prenez-en, s'il vous pla�t.

Non merci, j'en ai eu beaucoup.

Madame Sullivan, la dinde est d�licieuse.

J'aimerais cuisiner aussi bien que vous.

J'ai cuisin� pendant de longues ann�es.

Mais je suis s�re que vous cuisinez bien.

J'en suis s�r.

Etes-vous fille unique?

Oui, ma m�re est morte quand j'�tais tr�s petite.

J'habite avec mon p�re.

Oh, je suis d�sol�e.

Vous ai-je vu � l'�glise? Je ne m'en souviens pas.

Nous allons � Sainte C�cile.

Sainte C�cile...

C'est une tr�s belle paroisse.

J'y suis all� plusieurs fois.

Moi aussi.

Je pense que j'irai dimanche prochain.

Reste dans ta paroisse ou le P�re Francis t'en voudra.

Al conna�t une autre fille qui allait dans cette paroisse.

Betty, comment d�j�?

Tu sais bien, Al, celle � qui tu �crivais des lettres.

Betty?

Je ne vois pas de quoi tu parles.

Regarde, maintenant il ne se souvient plus de Betty!

C'est facile, Al. Regarde dans ton agenda.

C'est quoi, une blague? Parce que si c'est le cas...

Fais attention � ce Rom�o.

Ah oui!

Le probl�me avec lui, c'est qu'il a toujours le m�me baratin.

S�r, je le connais par cSur.

"Je m'endors en pensant aux reflets du soleil dans vos cheveux."

Pas mal!

Je peux en supporter, mais l� vous d�passez les bornes.

Al!

As-tu os� �crire ces horreurs � cette pauvre fille?

Catherine Mary, s'il ose encore, je m'en occuperai!

Al, tu devrais avoir honte!

Ah oui, et cet autre vers.

"Regarder dans vos yeux, c'est plonger dans un grand lac bleu."

Il a une langue de velours.

La meilleure si l'on en croit notre Rom�o, qui ne rate jamais:

"Bonne nuit, ma superbe amie, ma femme".

Attention Mademoiselle Roof, car quand il joue cet air l�...

Excusez-moi, s'il vous pla�t.

Catherine Mary!

Vous �tes une bande de salauds.

Je pourrais vous tuer.

Catherine Mary!

Catherine Mary!

Il aurait raison de vous tuer.

Qui lui reprocherait?

Mais non, maman...les gar�ons s'amusent juste un peu.

Il reviendra tr�s bient�t.

Il l'a fait ou pas?

A vrai dire, Al n'a servi ce baratin qu'� elle.

On a trouv� le brouillon d'une lettre.

Et vous l'avez lue!

La lettre d'un jeune homme amoureux � sa petite amie.

Et vous l'utilisez pour vous moquer de lui.

Et toi...

Tu t'opposes � ton propre fils!

Ch�rie, �coute-moi...

Arr�te de m'importuner ou j'appelle la police.

Catherine Mary, regarde-moi.

Ch�rie, ils se sont moqu�s de moi...

Ils ont s�rement trouv� le brouillon de ma lettre...

Je ne serais pas surprise que tu leur aies montr�e.

Vous avez d� bien rire en �crivant ces lettres ensemble.

Je te donne ma parole que je n'ai pas fait �a.

Tiens, ta lettre... Et tiens, ta bague!

Et je me fiche de ne jamais te revoir!

Catherine Mary!

- On est une bande d'imb�ciles. - Tu l'as dit!

Comment se rattraper?

Qu'il se r�concilie avec Catherine Mary ou non,

il reviendra avant la nuit.

Et il verra que c'est une bonne plaisanterie.

Enfin, si l'on veut.

A toi de voir, Matt.

Pourquoi moi?

Tu en prends la responsabilit�.

Moi... on �tait tous d'accord!

Oui, mais il ne peut pas se battre avec nous quatre.

Il pourrait si on ne r�pond pas.

O� serait la satisfaction?

Il faut qu'il se venge sur le premier venu.

Je veux bien prendre une part de responsabilit�, mais il va me tuer!

Si le combat se dur�it, on vous s�parera.

Il revient...

On ne peut pas se d�filer maintenant, vas-y!

Quelle blague!

Al, �coute...

Nous sommes d�sol�s de ce qui s'est pass�.

Si tu veux me taper, tu peux.

- Il ne m'a pas frapp�! - Etrange!

Il doit �tre malade.

Il reste sur son lit sans rien faire, comme s'il �tait mort.

La ferme!

Frank.

Va appeler ton fr�re.

N'y va pas...

Je vais l'appeler.

Al...

Bonjour fiston.

Bonjour maman.

Je t'ai pr�par� des cr�pes comme tu les aimes.

De bonnes cr�pes.

Merci maman, mais...

Je n'ai pas faim.

Belle plaisanterie avec mon id�e stupide.

On doit faire quelque chose.

Mais quoi?

Je vais vous le dire moi, quoi.

Vous allez vous habiller tous et aller voir cette fille.

Maman, on ne peut pas faire �a!

Elle va nous cracher au visage.

Elle est folle de rage. Que va-t-elle penser de nous?

Qu'est-ce qu'on peut dire?

Vous avez beaucoup � dire.

La v�rit� sur la lettre trouv�e dans la corbeille.

Ensuite dites-lui comment va Al.

Si elle l'aime, elle lui pardonnera.

Maman, �a va �tre dur d'aller la voir!

C'est vrai. Elle doit nous prendre pour des ordures.

Tu te crois mieux?

Ecoute maman, viens avec nous.

- Moi? - Oui.

Tu devrais y aller.

D'accord.

Et tu viens aussi.

Vous voulez me voir?

Ecoutez, Mademoiselle Roof,

voil� ce qui s'est pass�...

Vous voulez entrer?

Al!

Al!

Descends fiston.

Je descendrai plus tard, maman.

Al...

Al, je t'aime tellement!

Ne dis rien.

Ne dis rien...

Je vous unis par les liens du mariage,

au nom du P�re, du Fils,

et du Saint Esprit.

Amen.

Oui, Seigneur, cette bague que nous b�nissons,

celle qui portera amour et paix � son �poux,

et ils vivront ensemble pour le meilleur et pour le pire,

dans l'amour v�ritable...

de J�sus Christ, notre Seigneur.

Amen.

Avec cette bague,

Avec cette bague...

Je le jure,

Je le jure...

Fid�lit� et amour.

Fid�lit� et amour.

Au nom du P�re, du Fils et du Saint Esprit.

Amen.

C'est comme notre anniversaire aujourd'hui.

Oui! C'est vrai.

Dix mois aujourd'hui.

Pose tout �a par terre.

C'est bon, j'arrive.

All�!

Oui, c'est moi.

J'ai d� accompagner ma femme chez le m�decin et...

Ecoutez...

Je vous propose de venir et je vous explique tout.

Vous le prenez comme �a! Parfait.

Au revoir.

Qui te met en col�re?

- Simplement parce que... - Qui c'�tait?

Un type de l'usine.

Ils sont furieux que tu aies pris ton apr�s-midi!

Tu n'as pas le droit de perdre ton job maintenant.

Non, c'est s�r.

Ecoute, ch�rie... monte t'allonger un peu.

Ne soit pas idiot, je vais pr�parer le d�ner.

Qu'est-ce que tu voudrais?

Moi, je veux un gar�on.

Et toi? Gar�on ou fille?

Moi... Je m'en fiche si �a va pour toi.

Il va falloir �conomiser 5 dollars par semaine pour la clinique.

Comme �a, nous aurons tout pay� � la naissance du b�b�.

Ce sera un probl�me de r�gl�.

Tu es d'accord?

Oui, c'est parfait.

Je dois avoir un bon emploi du temps et le respecter.

Et dans un deuxi�me temps...

Al, tu n'�coutes m�me pas.

Je t'�coute.

Ch�ri...

- Tu es heureux, n'est-ce pas? - Oui, bien s�r!

Alors, montre-le!

Embrasse-moi.

Tu es adorable.

Tu m�rites ce qu'il y a de mieux.

Peut-�tre quelqu'un de mieux que moi.

Ne dis jamais �a.

Je n'aurais �pous� personne d'autre.

On n'est pas millionnaire,

mais tu as un bon travail et nous attendons un b�b�.

Peut-�tre vas-tu �tre augment�?

�a va aller.

Voil� la famille, je vais ouvrir.

- Salut, tout le monde. - �a va?

Qu'a dit le docteur?

- Allez, pas de secret! - Oui, dis-nous!

Alors, qu'est-ce qu'il a dit?

Il a dit oui!

Les mecs, appelez-moi tonton!

Catherine Mary!

C'est merveilleux.

Je suis si heureuse pour toi.

C'est super, n'est-ce pas, Al?

Oh oui ch�rie. Montre � Gen ce qu'on a achet� aujourd'hui.

D'accord. Viens Gen!

Je vais chercher de la laine demain matin.

- Quelle couleur? - Du bleu je pense.

Venez � l'int�rieur.

Alors, mon gars!

Que se passe-t-il?

Catherine Mary va bien, non?

Oui, elle va bien, tout �tait parfait!

C'est moi...

Toi?

Oui. Je me suis fait renvoyer!

Tu t'es fait renvoyer!

Comment �a va, petit?

Pas terrible.

On a achet� les meubles � cr�dit!

Tu vas retrouver un travail facilement.

Bien s�r, j'ai d�j� mis 3 mois pour trouver celui-l�!

Je vais parler � Sam Baz � l'usine...

... demain matin...

Oui, je me suis fait vir�!

La meilleure femme du monde, et maintenant un enfant...

Ferme-la! �a peut arriver � tout le monde.

Je viens d'�tre pay� et je peux te donner 20 dollars.

Et le carburateur pour la moto?

Bien s�r...

Je peux te donner un billet.

Si j'avais de l'argent, je t'en donnerais mais je suis fauch�!

Moi aussi.

S'il n'y avait que moi, je ne vous demanderais rien, mais...

Tout ce que je peux faire c'est prendre l'argent et vous remercier!

C'est rien.

T'inqui�te pas, demain matin, j'aurais une bonne nouvelle.

Garde la forme, papa!

Bonne nuit, Catherine Mary...

Mais vous venez juste d'arriver!

En fait, on doit r�parer une fen�tre, Eug�ne veut r�gler �a.

J'esp�re que ce n'est pas ces fen�tres plates...

- Je les aime bien... - On y va, Gen.

- Ne te fatigue pas! - Oui.

- Bonne nuit. - A bient�t.

Et si on essayait d'en avoir un autre maintenant?

Tu sais, je n'imagine pas un gamin sans fr�res.

Moi non plus.

Quelle heure est-il?

Trois minutes de plus que lorsque tu me l'as demand�.

Maman, c'est normal que �a soit si long?

Quatre heures, ce n'est rien, et c'est le premier.

Apr�s le premier, c'est plus facile.

D'autres enfants! Je pr�f�rerais me couper le bras droit...

Calme-toi, ne dis rien que tu regretterais plus tard!

Monsieur Sullivan...

Gar�on ou fille?

- Lequel de vous est le p�re? - C'est moi!

Ma femme va bien?

C'est un beau gar�on de 7 livres, et votre femme va tr�s bien.

Dieu merci.

Je vais vomir!

- Attendez... - Il va revenir!

Nous sommes oncles!

Silence...

Elle est comme papa!

C'est un gar�on, Catherine Mary.

C'est un petit Jimmy...

- Tu l'as vu? - Bien s�r.

Il va bien? Dis-moi tout, Al...

Il est parfait?

Ma ch�rie, il est magnifique!

Tu vas voir par toi-m�me, la sage-femme va te le montrer.

- Je le prends. - Non!

Il est si petit!

Doucement.

Il est si beau.

J'ignorais qu'ils naissaient avec des doigts et des ongles!

Je suis d�sol�e de pleurer, tu es si beau!

Oui... moi aussi je pleure!

Prends-le dans tes bras, Catherine Mary.

Ne prends pas de photo de moi, je suis affreuse!

Je ne suis pas coiff�e.

A les �couter, elles sont toujours horribles,

mais si tu leur dis, fais attention � toi!

Al!

Regarde, Jimmy, ton oncle va prendre une photo!

T'as rien de mieux � faire que lire des B.D.?

Maman, je travaille dur... Aujourd'hui, je me repose!

Tu t'es bien repos�!

Une pomme dans ta bouche et tu ressembleras � un gros cochon!

Enl�ve tes pieds de la table.

Joe, arr�te cette musique barbante et mets-donc quelque chose de sympa!

- J'aime �a. - Pas moi.

Donne-moi ces B.D.!

Merci.

Ch�rie, fais un sourire.

Une minute, je dois l'essuyer.

C'est bon!

Al, arr�te de bouger tout le temps!

Eh, les Japonais ont bombard� Pearl Harbor! C'est la guerre!

Les Japonais en approche de l'�le ont d'abord �t� rep�r�s par un �tudiant...

... qui utilisait un d�tecteur interdit. Il a parl� de la pr�sence d'avions,

� 7h10 ce matin, heure d'Honolulu.

Mais cette menace n'a pas �t� prise au s�rieux. Nous ne connaissons pas,

l'�tendue des d�g�ts ni le nombre de navires ancr�s � Pearl Harbor.

Le Pr�sident va s'adresser au Congr�s ce soir ou demain matin,

afin d'obtenir l'autorisation de d�clarer la guerre.

Bill Basco...

C'est vrai, Bill est sur l'Arizona qui est l�-bas.

Une heure apr�s cette agression contre les Etats-Unis,

l'ambassadeur Namura et l'envoy� sp�cial Kurasu,

�taient au Minist�re des Arm�es et donnaient la r�ponse des Japonais,

� l'offre du Pr�sident Roosevelt.

Ah, les tra�tres, les l�ches...

Ils sont � Washington depuis huit jours � serrer la main du Pr�sident.

Pr�tendant qu'ils voulaient la paix!

- Ils le savaient depuis le d�but! - Bien s�r.

Al!

Si seulement ces Japonais ils n'�taient pas n�s!

Il y aura plus de blancs sur terre dans quelques semaines.

Tu parles!

Il a raison. Ils ferment les yeux avant de tirer!

Ils ont d� se pr�parer � la guerre depuis des ann�es.

Nous finirons par les avoir... mais �a va prendre du temps!

En haut!

Je reviens, ch�rie!

Pas toi, Al.

D'accord, s'il veut.

Je vais appeler Madame Basken.

Elle doit �tre devenue folle!

Son fils unique.

Alors les gars, on choisit quoi?

L'arm�e, la marine ou les commandos?

La marine!

S'il n'y avait pas Catherine Mary et Jimmy...

Bien s�r, s'ils n'�taient pas l�,

mais tu es mari�, tu as un gosse et c'est comme �a!

Je sais, c'est comme �a.

�a fait bizarre.

Jusqu'� aujourd'hui, on a tout fait ensemble. Tous les cinq.

Et maintenant la plus grande chose arrive.

- Et je suis exclu! - S�r, on a toujours �t� unis.

Mais quelqu'un doit s'occuper de papa et maman.

Maman et papa peuvent s'occuper d'eux-m�mes!

D'ailleurs, on fait quoi � leur sujet?

On leur dit et on s'engage ou on fait l'inverse?

- On leur dit. - Et s'ils refusent?

Maman c'est s�r, mais �a nous a tous pris par surprise, moi en premier...

- Oui, elle et moi. - Mais c'est la seule chose � faire!

Bon, allons-y et on verra bien.

Il faut �tre l�-bas � l'ouverture.

Allez!

Ecoutez... si je peux faire quoi que se soit...

... appelez-moi!

Au revoir ma ch�re.

Je prierai pour vous.

Madame Basko va bien...

Elle est vraiment tr�s courageuse...

Je deviendrais folle...

Maman. On doit te parler avec papa.

Oui.

�a serait bien si vous et Gen appeliez Madame Basken...

Plus tard, maman.

Pearl Harbor est toujours en feu...

Les d�g�ts sont connus.

Nous savons que les pertes humaines sont tr�s lourdes.

Les �quipages �taient endormis...

A la messe, absents de leurs postes ou en permission.

Nous vous donnerons les derni�res informations d�s que possible.

Papa...

Oui, je sais.

Bien.

Que choisissez-vous?

L'arm�e ou la Marine?

- La Marine, papa. - Oui.

C'est ce que je choisirai si j'�tais plus jeune.

Al, pas toi?

Non, je ne peux pas, Gen.

Je vais aller � l'�glise allumer un cierge pour Bill Basko.

Et d'autres bougies...

Je vais avec toi.

Oui, allons-y.

Ah, vous voil�!

Vous croyez vous d�barrasser de moi comme �a!

J'allais vous chercher et vous voil�!

Moi, je n'ai jamais travaill� pour l'Oncle Sam avant.

Bonjour, Catherine Mary.

Bonjour. Venez prendre une tasse de caf�.

Non, on y va sinon on va �tre en retard.

Appelez-nous pour dire ce qui se passe.

- Appelez-moi! - Ne t'inqui�te pas.

Les combattants Sullivan!

Tu sais le plus dr�le? J'ai toujours �t� le plus jeune,

mais mon crochet du droit est le meilleur de tous!

Ecoute, ch�ri...

Vous �tes un groupe... Vous avez toujours �t� ensemble!

Attends une minute, je suis mari�, rapelle-toi!

- Je t'appartiens � toi et � Jimmy. - Ecoute, ch�ri...

Non, ch�rie, �a ne serait pas juste!

Je veux que tu y ailles, Al.

Alors c'est �a, tu essayes de te d�barrasser de ton vieil homme!

Je suis s�rieuse. Sinon, chaque jour qui passera te fera du mal.

Je ne pourrais pas le supporter.

- Ch�rie! - On en parlera plus tard.

D�p�che-toi et rattrape-les.

Les gars, attendez-moi...

- Et o� crois-tu aller? - Avec vous!

- Et Catherine Mary? - Et Jimmy?

- T'as pens� � eux? - En fait, c'est son id�e!

Elle est gentille ta Catherine Mary!

Tu l'as dit!

A l'int�rieur, s'il vous pla�t, on va s'occuper de vous.

- Votre nom? - George Sullivan.

Sullivan.

Num�ro 54. Attendez � l'int�rieur qu'on vous appelle.

- Nom? - Sullivan.

Sullivan...

- Je n'ai pas d�j�... - Oh, des fr�res, hein!

Sullivan...

Num�ro 55.

Je sais, � l'int�rieur et j'attends l'appel de mon num�ro!

Oui, c'est �a.

- Nom? - Sullivan.

Ecoute mon gars, c'est pas le moment de rigoler.

C'est mon nom!

Sullivan...

Num�ro 56.

Trois fr�res, vous vous rendez-compte!

- Bon, quel est votre nom? - Sullivan.

Sullivan... Num�ro 57.

A l'int�rieur avec le reste du quartet!

Oui, monsieur.

Ne me dites pas que votre nom est Sullivan!

- Non, monsieur. - C'est quoi?

Sullivan.

Sullivan...

Num�ro 58.

Ils sont cinq!

Sullivan!

- Sullivan num�ro 54. - On y va ensemble...

- Un � la fois! - Pousse-toi, mon gars!

Ecoute, toi...

Tu pourras nous bousculer demain, marin,

mais aujourd'hui, nous sommes encore des civils!

Allez!

Fa�tes comme on vous l'a demand�, je veux vous voir un par un.

Ecoutez monsieur, nous sommes les Sullivan, cinq fr�res,

on est ensemble depuis la naissance,

- c'est comme �a qu'on veut s'engager. - Oui, c'est comme �a!

Nous cinq formons une sorte d'�quipe!

Les Sullivan restent ensemble!

- Bon, on va faire au mieux. - Au mieux?

Ecoutez monsieur, on doit �tre s�r.

Si on s'engage, c'est ensemble!

Ecoute mon gar�on, on ne s'arrange pas avec la Marine,

je vous l'ai dit, je ferai au mieux!

En fait, c'est mieux si vous �tes s�par�s...

Tous sur le m�me navire...

On sait, on en a d�j� discut�. C'est ce qu'on veut!

D'accord, si c'est ce que vous voulez...

Monsieur, on est donc s�r d'�tre sur le m�me navire?

La Marine ne promet rien!

Tout ce que je peux dire, c'est que je ferai de mon mieux!

Maintenant que 4 d'entre vous sortent et me laissent avec le num�ro 54!

D�sol�, monsieur, mais on ne veut pas prendre le risque d'�tre s�par�s!

Si vous ne pouvez rien garantir, on trouvera quelqu'un d'autre!

D'accord, mais �coutez ce conseil...

Avant la fin de cette guerre, beaucoup de gens vont s'aper�evoir

qu'on n'obtient pas toujours ce que l'on veut!

Et qu'il faut par exemple s'occuper de soi-m�me!

- Alors c'est oui ou non? - Vous avez peut-�tre raison, Amiral,

mais vous ne pouvez pas nous en vouloir d'essayer!

Allez!

Rayez les noms des Sullivan, voulez-vous.

Nous revoil�!

Tiens, les cinq Sullivan qui veulent changer les r�gles de la loi!

- Oui, monsieur! - C'est arrang�, monsieur!

George, montre-lui la lettre qu'on a re�u.

J'aurais vraiment tout vu!

Si ce n'est pas indiscret, comment vous vous �tes d�brouill�s?

Facile. George a �crit une lettre au Minist�re de la Marine,

en expliquant qu'on restait toujours ensemble,

et ils ont r�pondu qu'ils �taient d'accord.

George a �crit au Minist�re de la Marine...

Ils n'ont pas pr�cis� que vous alliez �tre Amiral pour commencer?

Non monsieur, nous voulons commencer par le bas.

Comme �a, tout est tr�s bien!

Vingt-cinq...

Quarante... quinze... la retenue...

Voil�, on a tout!

Si vous pensez � quelque chose que j'aurais oubli�, dites-le!

Je ne veux pas ajouter d'impr�vus...

Et pour l'homme mari�?

Tout est l�?

Oui papa, tout est l�, mais...

C'est trop en proposant de prendre en charge Catherine Mary et Jimmy!

Et o� voudrais-tu qu'ils habitent sinon avec nous?

Et on arrive � la somme de 283 dollars...

Papa, arr�te, tu sais que tu n'as pas cette somme!

Ne t'inqui�te pas, papa, on va t'envoyer de l'argent!

Quand un marin envoie de l'argent chez lui,

c'est que quelque chose ne va pas!

On s'en occupera � notre retour.

Non, vous allez partir sans dettes. Je m'en occupe.

- Mais tu n'as pas cette somme! - Ecoutez...

Il n'y a jamais eu d'hypoth�que sur cette maison.

Bien!

Il y en aura une maintenant!

Merci beaucoup, papa. C'est vraiment gentil.

On te remboursera d�s que la guerre sera termin�e.

Oui, je sais.

Vous feriez mieux de vous d�p�cher, il est 10 heures pass�es.

A l'heure, pour la premi�re fois depuis une semaine!

Je vous ai fait des sandwiches.

Alors tu penses que la Marine ne va pas nous nourrir?

Au revoir, maman.

- Est-ce que Jimmy dort? - Oui.

- Je vais lui dire au revoir. - Vas-y, ch�ri.

George.

Tu es l'a�n�, promets-moi que tu vas veiller sur tes fr�res.

Je les borderai tous les soirs, maman.

Je suis s�rieuse, promets-le moi!

Je le promets.

Alors, petit.

Tu vas �tre un gentil gar�on. Veille sur ta maman pour moi.

N'oublie pas ton vieux p�re, hein!

Au revoir, fiston.

A bient�t.

Au revoir, maman.

Prends-�a.

Au revoir, maman.

- Au revoir, papa. - Au revoir, fiston.

Au revoir sSurette, tu as �t� �patante!

Au revoir, maman.

Au revoir, Al.

- Au revoir, papa. - Au revoir.

Si �a va pas avec elle ou Jimmy, dis-le moi.

Je le ferai.

Au revoir, Gen.

Prends soin de toi.

Les gars, il faut y aller.

- Au revoir, ch�rie. - Au revoir...

Ne t'en fais pas, et surtout ne te fatigue pas.

Et �cris-moi.

Ecrivez-nous...

Bien s�r, maman. Au revoir.

Ne t'inqui�te pas.

Au revoir.

Tout va bien se passer.

- Au revoir. - Au revoir.

Vas-y maintenant.

- Au revoir, papa. - Au revoir fiston.

Les gars, attendez-moi!

Quelle belle �quipe!

Tu peux le dire!

C'est une marche de combat.

- Bonjour. - Bonjour.

- Il y en a deux pour vous. - Oh, merci.

Catherine Mary, Catherine Mary...

- Tu en as une de Al. - Oh, merveilleux.

J'en ai une de George.

Voyons ce que raconte oncle George.

Les grosses vagues ne nous aident pas � �crire.

C'est s�r.

Ch�re maman, tout se passe bien...

Il n'y a rien de mieux que la maison.

Tes 5 gar�ons aimeraient manger tes bons g�teaux, maman...

La vie est dure ici, mais c'est la guerre...

Alors m...

N'utilise jamais ce mot!

On fera avec!

Tu nous manques, ainsi que papa, Gen...

Catherine Mary et le petit Jimmy.

Tu me disais toujours de faire attention...

... je n'�tais pas un fils facile.

J'y pense sur ce b�teau, mais c'est ainsi...

Mais on est fiers d'�tre ici.

Prends bien soin de toi, maman.

Dis � papa de garder un peu d'argent.

On pourra construire la fameuse bo�te pour le bois en rentrant!

Ton fils qui t'aime, George.

Et que raconte Al?

Il dit qu'il est fier.

LES BATAILLES NAVALES FONT RAGE AUX ILES SALOMON

Il y a le feu dans la soute.

Sullivan!

Remplacez cet homme.

Je m'occupe de toi, George.

Tu t'occupes de moi pour changer!

Demandez l'�tat des d�g�ts.

Quel est l'�tat des d�g�ts?

Une torpille nous a salement touch�s.

Une torpille nous a salement touch�s, monsieur.

Une torpille nous a salement touch�s, monsieur.

Demandez aux techniciens ce qu'ils ont besoin.

Demandez aux techniciens ce qu'ils ont besoin.

Pr�parez le lancement d'une torpille.

Lancez la premi�re.

Probl�me technique!

Elle est partie.

Le feu sera dans la soute � munitions dans cinq minutes, monsieur.

Rapport des techniciens: on peut tenir encore cinq minutes, monsieur.

Le feu approche de la soute. On a encore cinq minutes.

Pr�parez-vous � quitter le navire.

Pr�parez-vous � quitter le navire.

En plein dans le mille!

Quittez le navire...

Quittez le navire...

Le feu sera dans la soute � munitions dans trois minutes.

- O� est George? - Il est en bas � l'infirmerie.

Joe! On y va.

- O� est George? - Il est en bas � l'infirmerie.

Dites � l'�quipage d'abandonner le navire.

Abandonnez le navire.

Abandonnez le navire, c'est un ordre.

Mon fr�re est en bas.

O� est George Sullivan?

Vous n'avez rien � faire ici. Abandonnez le navire.

Il est l�!

Qu'est ce que tu as encore!

- Laissez-moi. - Allez, viens George.

On va te porter.

- Je dois m'occuper de vous... - Il d�lire.

On part d'ici sans toi.

Quel grand gar�on!

Je n'en reviens pas qu'il soit d�j� aussi grand.

Je me demande ce qui retient ce type de la Marine.

- Je n'ai jamais �t� en retard. - On le sait, papa.

En 33 ans.

On ne se moque pas de moi, Melle je sais tout!

Je ne vais pas commencer � �tre en retard aujourd'hui!

Il a dit ce qu'il voulait?

Non!

Simplement qu'il avait quelque chose � nous dire.

N'oublie pas ton d�jeuner.

Il va nous donner des nouvelles des gar�ons.

Il a peut-�tre rencontr� les enfants en mer!

Il va rester peut-�tre un peu et nous raconter ce qui se passe.

Il va sans doute repartir maintenant qu'il est gu�ri.

�a doit �tre lui, Gen, va ouvrir la porte.

Je vous rejoins d�s que j'ai donn� � manger au b�b�.

- Bonjour, Commandant Robinson. - Bonjour, Gen.

- Bonjour, Commandant. - Madame Sullivan.

Commandant, on ne s'est pas vus depuis le d�part des enfants.

Votre chapeau et votre manteau?

Non, �a va aller.

Catherine Mary, c'est le Commandant Robinson.

- Asseyez-vous. - Vous prendrez bien du caf�?

Non merci, Madame Sullivan.

- Asseyez-vous l�. - Merci.

Bonjour, Catherine Mary, comment allez-vous?

Bien, merci.

M. et Mme Sullivan, je vous apporte de bien mauvaises nouvelles...

- Que s'est-il pass�? - Silence!

Silence, Gen.

Vous voyez...

En g�n�ral vous recevez un t�l�gramme du Minist�re... mais...

Lequel?

Est-ce Al?

Tous les cinq...

Tous les cinq!

Le Minist�re de la Marine a le regret de vous informer que vos fils,

Albert, Francis, George, Joseph et Madison Sullivan,

ont �t� tu�s au combat dans le Pacifique Sud.

Jimmy...

Jimmy...

Vous allez m'excuser, maintenant...

Je suis cheminot sur le train de l'Illinois...

Depuis 33 ans.

Je n'ai jamais �t� absent une journ�e...

Excusez-moi.

Tous les cinq!

Finalement, Madame Sullivan,

je vais prendre ce caf�.

Je vais vous en chercher.

- Au revoir, Monsieur Sullivan. - Au revoir...

Aujourd'hui, en mettant � l'eau ce destroyer,

le USS SULLIVAN,

les parents des 5 fr�res Sullivan sont l� en m�moire de leurs enfants.

Avec lesquels ils partagent l'instinct de combativit�.

En mettant � l'eau ce navire,

qui porte avec lui une armure exceptionnelle.

La flamme et l'esprit des hommes dont il porte le nom.

Les cinq fr�res Sullivan ont disparu.

Mais l'USS SULLIVAN continue le combat.

Que Dieu b�nisse et prot�ge ce navire.

Que sa destin�e soit aussi glorieuse que le nom qu'il porte.

J'ai l'honneur...

de baptiser l'USS SULLIVAN.

Tom...

Nos enfants naviguent encore...

Bach Films 2012

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