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♪ ♪ ♪
- Le petit a peur de M. Surprenant.
- Ça prend une place disponible.
- Une famille d'accueil, c'est pour donner un peu de paix
et d'amour à des enfants qui en ont manqué
ou qui en n'ont pas eu dès leur naissance.
Ça va bien aller.
- Les enfants, je vous présente votre nouvel ami, Olivier.
- Souris, Olivier!
- Pense à Paul quand il lâche un pet!
- Quand on y touche, il paraît qu'il nous donne de la force.
- Quelqu'un va être adopté?
- Ça se peut qu'on soit jamais pris?
- J'aime mieux ça de même.
- L'important, c'est qu'on se lâche jamais.
- (les trois): Pour la vie.
- Qu'est-ce que vous faites, les gars, aujourd'hui?
- Je sais pas.
- Ce serait bien que vous alliez jouer dehors, hein?
- On peut-tu aller à la pêche?
- À la rivière?
- On peut-tu?
On est capables tout seuls.
On est assez grands.
- Ah ouais?
- Ça te tente-tu?
- Ouais...
C'est une bonne idée.
- OK!
- Moi, j'ai confiance en eux.
- S'il vous plaît...
- OK!
Vous restez sur le bord.
Je veux pas voir personne dans l'eau.
C'est clair?
- (les trois): Oui.
- On va bien faire ça.
(indicatif musical)
- Ça va se planter tout seul.
- C'est moi qui lance.
(bruit de la manivelle)
- Ah!
- Wow! T'es bon!
(cris de gorille)
(brouhaha de voix)
- Allô!
- Comment ça va?
- Ça va bien, vous autres?
- Ça va.
- On y va-tu?
Je suis tanné.
- Non.
On est ben, ici.
- Il y en a pas, de poissons.
- Encore un peu. Jusqu'à midi, on est corrects.
- Hé! Hé! Hé!
Hé!
Vous allez aller laver vos mains au boyau d'arrosage.
Et vous nettoyez vos snicks crottés avant de rentrer.
Let's go!
- Premier arrivé, premier à l'arrosoir!
- (tous): Surprise!
♪♪ Bonne fête Olivier ♪
♪ Bonne fête Olivier ♪
♪ Bonne fête, bonne fête ♪
♪ Bonne fête Olivier ♪♪
- Bonne fête, mon beau bonhomme!
- Merci.
- On t'a eu, hein?
(rires)
(♪♪♪)
(arrêt de la musique)
- Oh!
Ah!
(♪♪♪)
(arrêt de la musique)
Hep!
(rires)
(applaudissements)
(rires)
(cris et applaudissements)
(cris d'encouragement)
(cris et applaudissements)
(rires)
(cris et applaudissements)
- Alors maintenant, Olivier,
faut que tu fasses un voeu.
- Ce que t'aimerais le plus au monde qui se réalise.
Et si tu réussis à souffler les bougies en même temps,
ton voeu va se réaliser.
C'est bon?
- Ferme tes yeux, Olivier.
Pis là, pense fort fort
à quelque chose que tu voudrais qui arrive.
- Ben...
Souffle.
- Tu le dis pas, ton voeu.
Tu le gardes pour toi.
Dans ton coeur.
- Ben là... Ha! Voeu pas voeu,
faut que tu souffles sur les chandelles.
C'est ça qui est important.
- Oui, vas-y, mon grand, avant qu'elles s'éteignent.
- C'est pas grave, Olivier.
- C'est à qui, le tour?
- Tiens. C'est de moi pis Paul.
- Je pense que je sais c'est quoi.
Je le savais!
(rires)
- Qu'est-ce qu'on dit?
- Merci!
- C'est à qui le tour?
- Moi.
Doucement.
(Il remonte un mécanisme.)
(douce musique)
(♪♪♪)
- Je suis écoeuré de laver le plancher!
Maudit pla...
plancher à marde!
- On peux-tu aller jouer dehors?
- À... à quoi tu veux qu'on joue?
- Je sais pas.
- Qu'est-ce que tu fais là?
Tu prends un break?
- Ma fête. Congé de corvées.
- T'es chanceux, Olivier.
- Mau... mau... maudit chanceux!
- Arrête!
Ben là!
- L... l'au... l'autre bord.
- Arrête!
Depuis tantôt qu'il arrête pas!
Hé! Je viens de laver là, c'est tout mouillé!
Tasse-toi!
- T... tasse-toi!
- Arrête!
- A... arrête!
- Va chier, mange de la marde!
- Hé, Paul, les nerfs!
Olivier!
Olivier! Viens m'aider!
(respiration haletante)
(cris d'enfants au loin)
- Sylvain?
Sylvain?
Arrête de niaiser.
(bruit de l'écoulement du sang)
(hurlement)
Micheline!
Micheline! Micheline!
- On a-tu entendu quelque chose?
- Sylvain?
S... Sylvain?
Faut l'amener à l'hôpital!
- J'appelle une ambulance!
- Vite! Dépêche-toi!
Claudette, Francine,
amenez les enfants dehors!
- Dehors.
- Une débarbouillette!
(claquement de porte)
- (haletant): Une ambulance, s'il vous plaît.
Un enfant...
Sans connaissance.
90, rue Principale, la maison bleue.
- Sylvain, reste...
(Il raccroche le combiné.)
Reste avec nous autres. Sylvain!
Reste avec nous autres, mon homme.
Il ne bouge plus.
- Qu'est-ce qui s'est passé?
(respiration haletante)
T'étais avec Sylvain? Vous jouiez ensemble?
- Faut que tu parles, mon homme. On t'en voudra pas, c'est sûr.
Qu'est-ce qui est arrivé?
- Paul.
- Quoi, Paul?
- Il est parti.
- Par...
Paul?
Paul?!
Francine!
- Il y a quelqu'un qui a vu Paul?
- Il est parti où, Paul?
- Il doit pas être ben loin.
- Francine, prends ton bicycle.
(respiration haletante)
- Je vais y aller.
(bruit de pas à la course)
(sirène)
- Il n'y a plus rien à faire. C'est fini.
Il est mort.
- Non, non, non, non.
Non, ça se peut pas.
(bruit de pas à la course)
- (hurlant): Paul!
Paul!
Paul!
- (en sourdine): As-tu vu un petit garçon aux cheveux...
(sanglots)
- (Micheline): Il a 8 ans.
- Il est parti pis personne s'en est rendu compte?
- Il doit être sorti par en arrière, je suppose.
- Pis... vous étiez pas là quand... celui qui est mort, là.
- Sylvain.
Il s'appelle Sylvain.
- Vous étiez où?
- Euh...
On... on était dehors avec des amis.
Les enfants...
Tout le monde s'amusait.
C'est un accident, monsieur.
- Il y a combien d'enfants qui vivent ici?
- Huit.
- À part de vous autres?
Ça fait du monde à la messe, ça.
(Il griffonne dans son calepin.)
Vous avez dit que les deux jeunes
ramassaient dans la cuisine.
Comment ça se fait?
- Eh bien chacun a...
a des tâches spécifiques, ici, monsieur.
Sylvain et Paul, ils...
ils nettoyaient, ils passaient le balai.
- Qui s'est rendu compte que Sylvain était étendu par terre?
- Un de nos jeunes.
- Je peux le voir?
- Il... il est vraiment sous le choc.
- Il est où?
- Olivier. Olivier...
Mon chéri, regarde-moi.
Faut que tu viennes avec moi.
Le monsieur de la police veut te parler.
Il est gentil.
Il veut juste comprendre ce qui s'est passé.
On a besoin de ton aide.
(pleurs de Olivier)
- Là, je veux que tu me dises, Olivier,
ce que t'as vu exactement.
- Vas-y, mon grand.
- Qu'est-ce que vous faisiez?
- Vous étiez en train de jouer à quoi?
Vous jouiez pas?
T'étais pas avec Sylvain en train de jouer?
- T'étais où?
- En haut.
- T'étais pas dans la cuisine?
- Paul!
Paul!
Paul!
Arrête.
- (pleurant): J'ai rien fait! C'est pas moi, c'est lui!
- C'est correct.
- Je veux pas aller à la maison!
- Calme-toi.
- Sylvain est fâché? - Non.
- Je voulais pas lui faire mal! Il m'en veut-tu?
- C'est correct, je suis sûr.
Non, non, non, voyons.
Tout le monde est inquiet. Viens, viens, OK?
Je suis là. Je suis avec toi, OK?
Personne t'en veut.
- Tu les as vus se chicaner?
Là, tout à coup, t'as vu Paul sortir de la cuisine
et sortir là.
- Non.
- Tu l'as pas vu partir?
- Non.
- T'es sûr?
- Oui.
- Il a dû sortir par la cuisine.
- Quand je suis arrivé, il n'était plus là.
- (Micheline): Mon petit chéri!
Vous étiez juste tous les deux
dans la cuisine?
Il y avait pas d'autres amis avec toi pis Sylvain?
T'es sûr?
- Oui.
- Dis-moi ce qui est arrivé, OK?
- Il voulait sortir par là.
- Pourquoi?
- À cause du plancher.
Il était mouillé.
Je voulais pas qu'il...
Il riait de moi.
J'étais tanné de l'entendre.
- Comment ça?
- Il bégayait.
J'ai pogné les nerfs.
Je l'ai poussé, il est tombé après.
Il est où, Sylvain?
(forte respiration)
- Sylvain est vraiment mort?
- Oui.
- On ne le verra plus?
Ils vont l'envoyer dans la terre?
Quand il m'a appelé, je suis pas descendu.
- Pourquoi?
- Je pensais qu'il niaisait.
Si j'étais allé tout de suite...
j'aurais pu empêcher.
- Olivier...
- J'ai pas soufflé les chandelles.
J'ai pas porté chance à Sylvain.
Je voulais que mes amis soient avec moi toute la vie.
C'était ça, mon voeu.
Pis là, regarde, Sylvain n'est plus là.
Je lui ai porté malchance.
Comme ma mère, madame Bilodeau.
- T'arrêtes ça tout de suite, Olivier.
Ça serait arrivé pareil.
C'est pas la faute à Paul,
ni la tienne.
C'est la faute à personne.
C'est un accident.
C'est un accident.
- Je l'aimais.
- Moi aussi.
C'est pas de ta faute, Paul.
Qui va nous surveiller, astheure, la nuit?
- Paul!
(boum!)
Qu'est-ce que tu fais là?
- Je veux me lever.
- Envoye!
- Pas... cap...
- Ben oui, t'es capable!
(pas à la course)
- Qu'est-ce que t'as, mon Paul?
- Je ne suis plus capable de me lever.
Ben voyons! - Comment ça?
- T'es pas capable de te lever?
- Non.
(gémissements d'effort)
- Viens-t'en.
C'est ça, tiens-toi.
Oh!
On va à l'hôpital.
- Est-ce que Paul peut mourir aussi?
- Non, ben non! Non.
- (Micheline): Excusez-moi, mon mari a dû s'absenter.
- (homme): Pas de problème.
- (Micheline): Est-ce que je peux vous offrir
quelque chose à boire?
- (homme): Ça va aller.
- On peut s'asseoir ici.
- Parfait.
Alors, Mme Rivard...
J'ai pas vraiment de bonnes nouvelles.
Je vais y aller droit au but.
Votre maison ne pourra plus accueillir d'enfants.
Le rapport de police indique clairement que...
Bien, attendez...
Ça sera pas long.
Euh...
Ah, OK. Je l'ai.
"Que les enfants ont été laissés sans surveillance.
"S'il y avait eu un adulte dans la pièce, ce serait pas arrivé."
(soupirant): C'est de la négligence, ça, madame.
Il... il y a un enfant qui est mort,
on peut pas prendre la chance que ça se reproduise.
- Quoi?
Répétez ça.
- Vous avez bien entendu.
(soupir)
- C'est un accident.
- Il y a eu mort d'enfant.
- Vous avez des enfants?
Vous savez ce que c'est!
T'as le dos tourné cinq minutes--
- Vous étiez pas là.
- Ils se sont chamaillés!
- Ça faisait combien de temps
qu'ils étaient tout seuls dans la cuisine?
- On a été négligents?
(bourdonnement)
Ça fait huit ans que des enfants défilent chez nous.
On s'est donnés corps et âme pour que ces enfants-là
aient de l'amour et un peu de chaleur humaine.
Quand ça allait bien, vous vous êtes jamais pointé la face.
- Les directives ont été claires.
On peut pas se permettre que d'autres incidents
comme celui de la semaine passée surviennent.
- Vous croyez sincèrement qu'il y a eu négligence de notre part?
(soupir)
- Tout ce que je dis, Mme Rivard,
c'est qu'on peut pas se permettre
qu'il arrive autre chose, c'est tout.
- Qu'est-ce qui arrive, justement?
- Le ministère du Bien-être Social
demande que d'ici la fin du mois,
tous les enfants aient été relocalisés
dans d'autres familles d'accueil.
(forte respiration)
- Vous allez nous enlever les en...
- C'est pas moi qui décide.
- (Micheline): Après ce qu'ils ont vécu?!
- (homme): Tous les enfants seront déplacés
dans d'autres familles d'accueil,
ou chez des gens susceptibles de les adopter.
(sonnerie)
- Bonjour?
- Mariette Dubreuil?
- Elle-même.
- Soeur Annette.
- Oui, j'ai reconnu votre voix.
- Viens-t'en.
Il aurait comme subi un choc nerveux
suite au décès de Sylvain.
- (Micheline): Ça va revenir?
- (Gilles): Oui, oui.
Dans une couple de jours,
il devrait retrouver l'usage de ses jambes.
Au pire, dans quelques semaines.
- Il... il lui a donné quelque chose, des pilules?
- Non, non, c'est comme dans la tête.
- C'est psychologique?
- Le gars des Services sociaux est venu?
Qu'est-ce qu'il a dit?
Micheline...
(pleurs)
(ouverture d'une porte)
- Georges?
Faut que je te parle.
- Euh, là, là?
- Ben non, demain.
C'est important.
Tu vas trouver ça curieux.
Ça... ça fait une couple d'années
que je t'ai pas achalé avec ça.
- Bon, finir la cave?
- Ha! Non.
- Parce que c'est dans mes plans.
- Remarque que ce serait pas bête.
Ça a presque rapport avec.
Ça ferait plus de place, en tout cas, pour...
Pour jouer?
Pis le haut resterait tout le temps clean.
- T'es pas sérieuse?
- Ça m'est jamais sorti de la tête,
Georges, après la dernière fausse couche.
- Tu veux adopter?
Un bébé?
- C'est pas pareil.
- Qu'est-ce que c'est ça...
- J'en ai toujours voulu au moins un, tu le sais.
Mais là, c'est ça, la différence.
On pourrait adopter un jeune.
Un petit gars.
Huit, neuf ans.
- Mais il sort d'où, cet enfant-là?
- "Il sort d'où"! T'as des drôles de questions!
- Tu me parles d'un jeune de neuf ans!
- Je t'en parlais pas, parce que...
Ouf... J'attendais.
Tu te souviens quand on a voulu adopter?
Les soeurs grises?
Il y a une des soeurs qui s'est rappelé de nous autres.
Parce que là, il y a une maison,
une famille d'accueil qui doit fermer,
il y a des enfants qui vont se retrouver dans la rue.
On peut pas laisser des enfants pas de maison.
Le coeur me fend juste d'y penser.
J'ai dit de m'envoyer des photos pis...
J'ai toujours voulu avoir un enfant.
L'occasion se présente.
C'est un signe, non?
Je le sais pas pourquoi, mais je le sens.
C'est fort.
Je le sais que c'est lui.
C'est comme si je l'attendais, ce petit gars-là.
(gémissements d'effort)
- Tiens-toi. Fais comme moi.
Faut que tu marches.
Pour Sylvain.
Mon arbre,
je veux que Paul marche.
S'il te plaît.
Je t'en supplie.
Pour qu'on reste ensemble.
(son de cloches au loin)
- OK! C'est ça.
Bon...
(sonnerie)
Micheline, téléphone.
- Madame Rivard?
- C'est moi.
- Oui, Bernard Lapointe des Services sociaux.
Vous allez bien?
Je vous appelle aujourd'hui
parce que j'ai une bonne nouvelle:
on a une famille d'adoption pour Olivier.
- D'adoption?
C'est vrai?
- Oui, du ben bon monde.
- Ils savent son âge, que c'est un grand garçon?
- Oui, ils sont au courant
de tout ça.
- Ils l'ont choisi sur sa photo?
- Oui, oui.
(soupir de soulagement)
- Ça pouvait pas mieux tomber!
Comment s'appelle la famille?
- Euh... Les Dubreuil. Georges et Mariette Dubreuil.
Ils sont prêts à venir le chercher en fin de semaine.
- Très bien!
- Je pense qu'on pourrait s'arranger
pour que tout le monde parte samedi.
Moi, ça m'éviterait de... Bien, on...
On ferait ça tout en même temps.
(soupir)
- J'imagine que...
... qu'il y a une raison pour que tout ça arrive.
Je te demande, mon beau Sylvain d'amour,
de veiller sur nous.
(cloches)
Sur tous les enfants qui sont passés chez nous.
Et surtout, de prendre soin de tes deux grands amis.
Paul pis Olivier.
(cloches)
- Hé! C'est pas comprenable.
Je vais les appeler, moi, les Services sociaux.
- Si seulement il y avait eu un adulte dans la cuisine...
- Arrête, Micheline. Arrête tout de suite avec ça.
Tu t'en sortiras jamais.
Nos propres enfants, on peut pas les surveiller sans arrêt.
On peut pas avoir les yeux sur eux autres 24 heures sur 24!
- Un enfant est mort dans ma maison.
- C'est un accident!
- Qui pardonne pas.
(♪♪♪)
- Tu peux entrer.
T'aimes-tu ça, ce qui joue?
- Je veux pas m'en aller d'ici.
- Mais tu vas avoir une famille à toi.
C'est extraordinaire!
- Faut toujours recommencer!
- C'est la dernière fois.
- C'est la quatrième famille!
- Mais tu ne changeras plus de place.
Monsieur et madame Dubreuil vont devenir tes parents adoptifs.
Et tu vas t'appeler Olivier Dubreuil.
- Paul, lui, il va être adopté?
- Il va être placé dans une famille comme ici,
et il va attendre d'être adopté.
- On pourrait demander à ma nouvelle famille
de prendre Paul avec moi?
- Ha!
Ça fonctionne pas comme ça.
- Pourquoi ça marche jamais comme les enfants veulent?
- Tu sais quoi?
C'est entre nous, Olivier, OK?
Mais je vais aller te voir dans ta nouvelle maison.
- Pour vrai?!
- C'est sûr.
- Vous prenez ce que vous voulez.
Les vêtements,
les chandails doivent faire aux deux, je pense bien.
Regardez ça, c'est à vous autres.
- 39, 40... - 29, 30, 31...
- 41, 42. - 32...
- Toi? - Chut! 34...
35, 36.
- 32 plus 36...
78.
- 78 à deux?
- Regarde, je sais ce qu'on va faire.
Moi, j'en ai 42. J'en enlève 2.
- T'en as deux de plus.
Moi, je suis à 40.
Et toi, 36 plus 2, ça fait 38, hein?
- Ouais, pis là?
- Ben 38 à 40, 2.
J'ai deux billes de trop, je t'en donne une, ça fait 39.
Pis moi, 40 moins 1, 39.
On est égal.
(tonnerre)
(tonnerre)
- Sylvain!
(pépiements)
(bourdonnement)
- Elle est où, Francine?
- Tu le sais qu'elle a de la misère avec ça, les départs.
- Elle est où, Francine?
- Son amie Louise avait besoin d'elle.
- Elle va revenir?
- Je pense pas, mon beau.
- Ma fille va être ben plus en sécurité avec moi.
- C'est un bon garçon, notre Paul.
Il va beaucoup mieux.
Il marche bien.
C'est juste quand il a des coups de fatigue,
il est un peu au ralenti dans ce temps-là, mais...
Ça va bien aller, mon Paul.
Je suis pas inquiète.
- Tiens. Je te les donne.
- Toutes?
Hé!
Je veux rester... avec toi.
- Quand on va avoir 18 ans,
on va se retrouver, Paul, tu le sais.
Je te le promets.
(bruit de la mer)
(bruit de pas)
- Entrez.
- Bonjour.
- Bonjour!
- Allô.
- Monsieur et madame Dubreuil?
- En plein ça.
- Vous devez avoir hâte de le voir.
- Je vais aller le chercher.
- Ah... mon Dieu!
Comme ça me fait plaisir de te voir.
- Salut, Olivier.
T'es pas mal grand!
- C'est pour toi.
- Merci.
- Il y a toutes sortes d'affaires, là-dedans.
- Ça s'appelle un sac à surprises.
- Merci.
- T'es pas obligé de l'ouvrir ici.
Tu peux attendre plus tard.
- Es-tu prêt?
- Je sais pas.
- Vous allez nous écrire, hein?
- Ah oui! Vous pouvez être certaine
que je vais vous donner des nouvelles.
- Bonne chance, mon grand.
- Salut, mon bonhomme.
- T'oublies rien?
T'as tout ce qu'il te faut?
- Je pense pas, tout est...
- C'est-tu ben pesant, ça?
(gémissements d'effort)
Non, euh, ça devrait aller.
Bon!
On y va?
(moteur)
(♪♪♪)
SOUS-TITRAGE PMT
- Tu viens de nulle part.
Tu réagis comme tu peux.
- Il vous parle de ça?
Je veux dire, il...
Il aimerait ça connaître ses vrais parents,
d'où il vient?
- Ça commence à le travailler.
Can't find what you're looking for?
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