All language subtitles for Mi mejor amigo - French (2018)

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Original subtitles

Pierre-feuille-ciseaux.

Pierre-feuille-ciseaux. C'est toi, putain de tantouze !

Nico.

Luis.

Cristian.

Diego, par ici.

Nahu.

Mati, avec nous.

Je ne sais pas... Joaquin.

Manu, allez. Allons-y.

Allons-y ! Je te veux avec nous, mec.

Allez, allez !

La balle est à nous !

Regardez qui fait partie de notre équipe. Coup d'envoi pour nous.

Et le rouge ?

- J'aime bien. - Tiens.

- Les filles ! - Quoi ?

J'ai failli mourir quand Gutiérrez a attrapé Rocío avec la lettre !

Oh mon Dieu ! C'est la catastrophe !

- C'était nul ! - C'est affreux !

Je ne pourrais plus jamais retourner à l'école après ça.

J'ai oublié de vous le dire !

Je vais aller à la faculté de droit à Buenos Aires après le diplôme.

Tu ne vas pas étudier pour devenir professeur à Manuel Belgrano?

Oui, mais j'y ai pensé, et je préfère le droit.

- Non, les filles. S'il vous plaît, non. - Ouais, allez !

- Restez ici s'il vous plaît. - Non.

S'il vous plaît, ne me laissez pas seule.

- On va à la boulangerie. - On revient tout de suite.

- On a des cookies. - Je sais, mais Mora veut une pâtisserie.

Continuez.

Ce sont des idiotes. Elles sont vraiment bêtes.

Gra...

tu as un petit-ami.

Ouais, je sais.

Et nous sommes amis.

Je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Rien.

Oublie.

Oui.

D'accord, on en parlera plus tard. Comment ça se présente ?

Ne t'en fais pas.

Ouais, on en parle. Bye.

- C'était Carlos ? - Oui.

Carlos qui ?

Carlos, mon ami de Buenos Aires.

Le gros ! Il faisait des tours de magie avec des pièces pour vous.

- Vous vous rappelez ? - Non.

- Il était vraiment petit. - Oui, c'est ça.

Celui qui a fait de la prison ?

- Luky... - Quoi ?

Ne dis pas ça. Et ?

C'est pas de ma faute s'il a fait de la prison.

Loren, tu te souviens qu'il avait un fils de ton âge ?

Tu te souviens ?

Il est possible...

que son fils vienne ici avec nous pour rester un certain temps.

- Pour une visite ? - Oui...

Pour une visite...

Non, pas une visite...

Jusqu'à ce que les choses se calment un peu.

Tu as une idée de combien de temps ça va durer ?

- Qu'est-il arrivé ? - Je n'en suis pas sûr.

Il a appelé plusieurs fois aujourd'hui.

Ils ont un problème.

Il a dit quelque chose à propos de l'accident ?

Hier ou ce matin.

Accident ? Vous pouvez dire quelque chose s'il vous plaît ?

Nous ne savons pas grand-chose.

Juste qu'un ami a demandé une faveur, et nous essayons de l'aider.

J'aimerais vraiment l'aider.

Mais je ne le sens pas bien.

Je t'ai déjà dit ce que je pense.

Je vais l'appeler et lui dire non, alors.

Salut...

Salut.

Excuse-moi. Je suis Caíto.

Caíto ?

Le fils de Carlos, l'ami de ton père.

- Ça va ? Comment vas-tu ? - Ça va ?

Tu veux rentrer ?

Bien sûr. Pourquoi pas ?

Merci.

- Comment va ton père ? - Pas très bien.

Mon demi-frère a eu...

un accident et il est à l'hôpital.

Qu'est-ce qui lui est arrivé ? C'est grave ?

Je pense qu'il va mourir.

Je suis désolé.

Qu'est-il arrivé ?

Nous avons percuté la moto.

Bonjour Caíto ! Comme tu es grand !

Comment vas-tu ? Tellement mignon !

Tu es costaud. Bienvenue.

- Il ressemble à son père, non ? - C'est vraiment lui.

- Le même. - Incroyable. Quand es-tu arrivé ?

Il y a quelques heures.

- Bien. - Nous ne pensions pas que tu...

Nous ne t'attendions pas. C'est une vraie surprise.

Voici la chambre de Lucas.

Tu seras très bien ici.

Je suppose que tu voudras ranger tes affaires.

Peut-être ici...

Non, tout est plein. Luky, tu veux vider un tiroir pour lui ?

Ce serait mieux s'il ne restait pas seul.

Et...

qu'il ne reste pas seul dans la maison.

Que tu...

que tu restes vigilant.

Mais sois discret, tu vois ? Nous ne voulons pas qu'il se sente surveillé, mais...

Il ne doit pas se sentir surveillé...

mais je dois le faire. C'est ça ?

Non. Je n'ai pas dit que tu dois le surveiller.

Bien, ouais. Un peu.

Normalement.

Tu te sens de travailler ici ?

Oui.

Attends une seconde.

- Comment vas-tu ? - Bien, et toi ?

Bien, tu vois.

Caíto est dans la voiture. Le garçon dont je t'ai parlé.

Faute, Ref !

Allez, frappe-la.

Allez, tu joues comme une gonzesse.

Il est interdit de s'agripper.

Loren, c'est ton nouveau téléphone portable ?

- Prends-le. - Laisse-moi voir.

Qu'est-ce qu'on a dit sur le téléphone à table ?

Je voulais regarder le nouveau téléphone de Loren.

Tu l'as finalement acheté ?

- Ouais. - Comme c'est bien.

Il doit être bien vu le prix.

Il a utilisé ses économies pour l'acheter.

Donne-moi ça.

Comment ça s'est passé aujourd'hui ?

Très bien. Nous avons eu une réunion avec le principal.

Nous lui avons laissé un mot.

- Mets une serviette, chéri. - Non. Je suis gêné, nous avons des invités.

Et alors ? Mets une serviette, ou enlève ta chemise.

Qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Vous ne pouvez pas imaginer à quel point c'était difficile entre mères, d'être d'accord.

Certains ont proposé d'appeler la mère pour qu'elle prenne ses responsabilités et payer.

Une autre mère a dit que nous devrions demander

une expertise approfondie des psychologues scolaires.

D'autres voulaient que le ministère de l'Éducation intervienne.

Imaginez le délire...

- « Les mamans ». - Exactement.

Je suis à l'association des parents d'élèves de l'école de Loren.

Et nous avons affaire à un problème grave. Un des enfants...

Un des enfants a vraiment mal tourné.

Et alors ? Quelle a été la décision ?

Nous avons tous voté en faveur de son expulsion.

- C'est si grave ? - C'est terrible, pauvre petit.

Il est dans ta classe, non ? Quel est son nom ?

- Ramiro. - Il est comment ?

Il a beaucoup de problèmes, mais c'est un gentil garçon.

C'est un gentil garçon. C'est vrai.

Si vous voulez mon avis, il y a des moyens moins sévères pour lui faire comprendre.

Il doit être puni d'une façon ou d'une autre.

Il a vraiment fait des bêtises, il a endommagé la propriété de l'école.

« La propriété de l'école » ? Il a cassé une fenêtre.

C'est la propriété de l'école.

Pas seulement, mais il est entré de nuit par effraction dans l'école.

Saviez-vous qu'il avait une bouteille d'alcool et des allumettes ?

Vous le saviez ?

La malédiction de la sauce tomate.

- Je te l'ai dit ! - Un ravioli est tombé sur mon pantalon.

Tu es vraiment un cafteur !

La malédiction de la sauce tomate...

Tu sors ?

Je vais faire un tour. Tu veux venir ?

Il est un peu tard pour sortir.

C'est juste un petit tour. Je reviens tout de suite.

Attends. Je me change et je vais avec toi, O. K. ?

Bien.

On devrait pas trop tarder, O. K. ?

Tu peux y aller.

Je vais t'attendre.

Mets-la par derrière.

Comme ça.

- Je vais t'aider. - Voyons ça...

- Merci. - Je t'en prie.

Laisse tomber, allez.

Qu'est-ce qui se passe ?

Caíto.

Caíto.

On doit y aller.

On s'en va.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Pose la queue, on y va.

Que fais-tu ?

- On doit y aller, Caíto. - Qu'est-ce que tu fais ?

On s'en va.

Lève-toi.

C'est bon.

MAL : ½ COMPRIMÉ TRÈS MAL : 1 COMPRIMÉ

PAS PLUS DE 2 COMPRIMÉS PAR JOUR !

Ce qu'on nous dit, c'est : « Voici comment vous devez vous comporter.

C'est ainsi...

que la vie devrait être. ». D'accord ?

Le concept standard affirme que la vérité est extérieure à l'art,

mais que cette vérité est aussi innocente.

Lorenzo !

Tu veux un lit ?

- Non, désolé. - O. K.

Puis un sujet est créé...

Lu, va chercher Caíto. Le repas est prêt.

- Je lui ai déjà dit. - Eh bien, redis-lui. Allez.

Vas-y.

Vous avez eu des problèmes hier soir.

Qu'est-ce que vous êtes allés faire ?

Une balade.

Bien...

- À quelle heure tu es revenu ? - Très tard.

- Bonjour. - Bonjour.

Vous êtes allés où ?

On est juste allés dans le coin.

Qui vous a donné la permission ?

On en reparlera plus tard, Lolo.

Caíto, permets-moi de te dire quelque chose :

tu es nouveau ici, tu ne connais sans doute pas les règles de la maison.

C'est peut-être différent de chez toi, mais j'aimerais que tu saches

que tu dois demander la permission pour sortir ici la nuit.

D'accord, maman. C'est de ma faute, désolé.

Et il n'est pas vraiment permis de sortir le soir pendant l'école

quand il faut aller en cours ou travailler le lendemain. Et jamais d'alcool.

Je suis claire ?

- Ouais, maman. Il a compris. - Je parle à Caíto.

C'est clair, Caíto ?

Oui.

Bien.

- Ça va ? - Hé... Entre.

Merci.

C'est quoi tous ces livres ?

Ceux-là ?

- Ils sont à toi ? - Ouais. Tu en veux un ?

Regarde ce que ma mère a trouvé.

- Regarde. - C'est pas vrai !

Regarde ces cheveux frisés.

Et ta frange.

On était horribles.

Tu m'as fait flippé hier soir.

Je te raconte pas.

C'est fait, c'est fait.

Je dois admettre que tu m'as fait peur.

Puisque nous allons rester ensemble pendant quelques mois, je pensais...

si jamais tu as envie de parler de tes soucis...

- au sujet de ton frère. - Ce n'est pas mon frère.

D'accord, ton demi-frère...

Ou peut-être d'autres choses...

tu peux aussi en parler à mes parents.

Tu penses peut-être qu'ils sont un peu coincés,

mais ils sont assez cool en fait.

Ou, on pourrait trouver un thérapeute.

Je ne suis pas fou.

Tu n'as pas besoin d'être fou pour suivre une thérapie.

Je pense qu'un jour, j'irai aussi.

Ce que j'essaie de dire, c'est que...

ce n'est pas bon de garder les choses pour soi,

il vaut mieux en parler.

- D'accord. - O. K.

Cool.

Besoin d'un coup de main ?

Non, ça va. C'est bon.

Regarder ton père jouer était quelque chose.

Tu sais, nous étions plutôt...

proches.

Copains, amis.

Nos parcours de vie...

étaient assez semblables.

Il était incroyable, Carlitos !

Il est arrivé en Division 1.

Nous avons eu des enfants en même temps, tu sais ?

Tu es né... Tu as 1 an de plus que Lorenzo.

Nous étions si jeunes.

Nous n'avions aucune idée de ce que nous faisions.

Nous pensions qu'aux filles, à faire la fête...

changer de fringues.

Gagner un dollar pour acheter du lait.

Et puis... tu connais la suite.

Viens avec moi.

Tu en veux une ?

Merci.

Tu veux boire quelque chose ?

Non merci.

Tu es sûr ?

Ça ira.

Alors...

Tu avais prévu quelque chose ?

Non, j'allais appeler les filles, voir ce qu'elles faisaient.

Je peux les appeler ?

Bien sûr, pas de problème.

À quelle heure rentrent tes parents ?

Ils ne reviennent que ce soir.

Tu veux t'asseoir ici ?

On se voit plus tard.

Ça me va.

- Bien, ciao. - Bye.

Ça va ?

Hé, je voulais juste savoir comment tu allais.

On vient juste de se voir.

Ouais, je sais. Tu me manques en fait.

Tu es maboule.

De plus, j'ai quelque chose à te dire.

Je pense que je vais larguer Matías.

Tu lui as de nouveau envoyé un SMS ? Tu l'as appelé ?

Ouais, je l'ai appelé plusieurs fois. Il n'est pas joignable.

Peut-être qu'il a eu un problème avec son vélo.

Ou il a eu un accident.

Je ne sais pas.

- Avec un camion. - Lucas !

Qui s'est renversé sur lui.

Ses 4 roues lui ont roulé sur la tête.

- Arrête ! - Le sol est tout inondé de sang.

- Rouge. - Lucas !

- Quoi ? - Arrête ça !

Vous lui avez donné de l'argent ?

Non.

Pas même pour acheter un soda s'il a soif ?

S'il veut quelque chose, il nous le demande et on l'achète.

Je ne comprends pas.

Je pensais que ça s'était amélioré. Il était vraiment ivre la première nuit.

- Tu n'as jamais bu ? - Quoi ? Je ne suis pas Caíto !

Je ne le connais pas bien.

C'était juste un soir ? Peut-être que oui, peut-être que non.

Fais-nous confiance.

Rien.

J'ai appelé la police. Ils disent que nous devons attendre 24 h avant de le signaler.

Et l'hôpital ?

J'ai appelé. Rien.

Il lui reste du forfait sur son téléphone ?

Je ne sais pas.

Allons au poste routier. Peut-être que la police l'a vu passer.

- Allons-y. - O. K., je viens aussi.

Non, il est très tard, chéri.

Va au lit. Tu as école demain, d'accord ?

Va au lit.

Lolo, tu veux rester ?

Fais signe s'il rentre. Appelle-nous.

Oui.

Salut.

- Ça va ? - Où étais-tu ?

Dans le coin, à vélo.

Il est 2 h du matin.

J'ai longé la route, tout en haut...

en bas, en haut, je ne sais pas...

Le coin est sympa mais je ne sais pas où je me suis retrouvé.

Ils te cherchent.

Ils sont allés voir les flics ?

Les flics, l'hôpital...

Ils s'inquiètent beaucoup trop.

Je veux dire, ils passent toute la journée à surveiller ce que je fais ou pas.

Je n'ai pas l'habitude.

Je parie que ton père s'inquiéterait aussi.

Tu crois ?

Caíto !

Caíto, tu vas bien.

Oh mon Dieu, nous étions tellement inquiets !

Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Où étais-tu ?

J'étais en vélo.

En vélo ?

- À cette heure-ci ? - Je n'ai pas vu le temps passer.

Tu n'as pas vu le temps passer ? Il faisait nuit et tu n'as rien vu ?

Il est allé à la borne d'incendie.

Il a dû prendre la mauvaise route. Il s'est retrouvé à Perales.

Il s'est perdu.

C'est vrai ?

Oui.

Je suis contente que tu aies retrouvé ton chemin.

Tu dors ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Rien.

Je n'arrive pas à dormir.

Tu crois en Dieu ?

Oui.

J'y crois,

mais je ne suis pas sûr que ce soit de la même façon que les autres.

Eh bien,

moi non.

Pourquoi ?

Je pense qu'il y a un dieu,

mais je ne fais pas confiance à la religion.

Bien.

Tu en sais un peu plus sur ton demi-frère ?

Juste ce que tu m'as raconté.

Il a eu un accident.

Eh bien...

Eh bien, il s'est battu.

Avec qui ?

Moi.

Pourquoi ?

Il voulait que je parte de la maison.

Et pourquoi donc ?

Parce que je n'avais pas payé le loyer.

Tu avais volé l'argent du loyer ?

Non.

Tu connais Graciela ?

La femme de mon père. Elle peut pas me blairer.

Elle l'a toujours fait.

Elle n'arrêtait pas de se plaindre que je n'étudiais pas, que je ne travaillais pas.

Un jour, elle a dit que si je voulais vivre à la maison,

je devrais commencer à payer.

Que je devais commencer à payer le loyer

pour la chambre que je partageais avec son fils.

Il a un an de moins que moi,

mais il mesure 1,90 m et fait du kickboxing.

Il m'a frappé comme une merde.

J'ai donc pris une barre de fer dans le jardin...

et je lui ai fracassé la tête.

Tu plaisantes j'espère ?

Il devrait être heureux que je ne lui ai pas fait sauter la cervelle avec mon pistolet.

J'ai gardé mon sang-froid.

Tu m'as dit qu'il n'est pas bon de garder les choses pour soi.

C'est la première fois que j'en parle.

Pas de souci,

c'est juste que c'est un peu brutal.

La femme de mon père m'a dénoncé.

C'est l'une des raisons pour lesquelles je suis ici.

Ne t'en fais pas, je ne dirais rien à personne.

Je sais.

Merci.

Est-ce que ça va ?

Non, pas vraiment.

La nuit dernière a été difficile.

Vraiment difficile.

Il s'est perdu.

O. K., disons qu'il s'est perdu.

Disons qu'il s'est perdu,

- mais nous avons passé un mauvais moment. - Oui.

C'est affreux. Je suis tellement inquiète quand il est maintenant sur son vélo.

Ce que maman essaie de dire...

c'est que Caíto n'est pas un mauvais garçon ou une mauvaise personne.

- Non ? - Non.

Mais nous ne pouvons pas être responsables à sa place, nous ne pouvons pas être responsables.

Je...

J'ai du mal à dormir avec Caíto.

Il est tout le temps réveillé.

Bien, mais...

On ne peut pas le renvoyer chez lui.

Lolo...

Vraiment ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Dis-moi.

Tu vas t'occuper de lui ? Tu peux être responsable ?

Tu peux dormir ici, et...

Je vais le ranger.

On peut le mettre ici pendant la journée,

et ça ne gêne pas le passage, O. K. ?

Bien.

Tu veux laisser ton sac dans le placard ?

Réveille-toi, trouduc.

Tu dois te lever.

- Allez, mec ! Prends-la ! - Je ne sais pas mec !

Allez, debout !

Tu dois aller travailler, allez.

Allez, debout.

Je vais t'en mettre une, mec. Arrête, allez.

Non, on est en retard. On y va.

Tiens, ouvre ta bouche.

Allez.

Elle est froide.

C'est ta mère ?

Ouais.

Tu ne l'as jamais dit.

Elle est vivante ?

En quelque sorte.

Que veux-tu dire ?

Elle dort tout le temps.

Elle prend des comprimés pour la dépression.

Elle vit avec mes grands-parents. Elle ne peut pas vivre seule.

Allez, allons-y.

C'est dangereux.

Qu'est-ce qui peut se passer ?

C'est rapidement très profond, et il y a de forts courants ici.

Trois touristes sont morts d'hypothermie ici.

C'est quoi l'hypothermie ?

C'est quand la température du corps baisse soudainement.

Tu t'évanouis et tu te noies en moins d'une minute.

J'y vais quand même.

Tu peux rester là si tu veux.

Caíto, je peux te demander quelque chose ?

Non !

Caíto !

Je peux te demander quelque chose ?

Non, tu peux rien me demander.

Tu as raison.

C'est pas mes affaires.

Ciao.

Ciao.

Attends-moi !

- Ça va ? - Salut, Andrés. Ça va ?

Mario, ça va bien ?

- Entre, on va discuter. - Bien sûr.

- Comment ça se passe ? - Bien.

Parfait.

Tu veux les compter ?

Non, ça va.

Voici pour le mois.

Et voici les défraiements.

C'est pour toi, tu auras une trace de ce que tu dépenses.

Donc, on est en octobre...

Tiens...

Tu es content ?

Caíto, cet argent est à toi.

C'est pour toi.

Tu le gagnes en travaillant.

Tu devrais être fier de toi.

Lorsque ton père saura combien tu as économisé,

il sera fier de toi aussi.

Il va vouloir en emprunter...

- pour acheter de la drogue. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Ça c'était avant. C'est différent maintenant.

Non.

Il ne faut pas se faire d'illusion. Il va continuer d'essayer d'en vendre aux gens.

Ce n'est pas un saint.

Quelles chansons tu connais ?

Aucune. Mais je peux essayer d'en jouer une.

Comment ça, aucune ?

Je joue de la guitare classique, je ne lis que des partitions.

T'es vraiment bizarre.

Quel est l'intérêt d'apprendre la guitare si tu ne connais aucune chanson ?

La guitare classique est la meilleure façon d'apprendre la musique,

et après ça, tu peux jouer n'importe quelle chanson que tu veux.

Mais tu n'en connais aucune.

Tu as lu tout ça ?

Tu es obsédé par ces livres.

Tu es vraiment un intello.

Je peux te dire un secret ?

Bien sûr.

Tu promets que tu le garderas pour toi ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

C'est mon anniversaire aujourd'hui.

Tu m'as fait peur ! Bon anniversaire !

Tais-toi.

Pourquoi tu ne l'as pas dit ? On fête ça !

- Non, attends. - Ouais, fêtons ça.

Ne le dis à personne.

Pourquoi ?

Parce que ça va me rendre...

mal à l'aise. C'est pas très important en plus.

C'est juste que c'est ta fête.

Je n'ai pas de beaux vêtements...

Ne t'en fais pas.

Choisis une chemise.

Allez, choisis-en une !

Bon anniversaire, mon pote.

Hé...

Merci.

De rien.

C'est sincère.

Attends.

Je te propose quelque chose.

Quelque chose ? Tu as déjà dit oui.

Je sais, mais écoute...

Si vous revenez ce soir,

je vous laisserai aller chez tes grands-parents cet été

pendant tout le mois.

Non, laisse tomber, maman.

Laisser tomber.

Ne t’inquiète pas, ça ira. C'est juste un soir.

Tout ira bien. Et si ce n'est pas le cas, ils nous appelleront et nous irons les chercher.

- Ne t'en fais pas. - Non, je m'inquiète.

C'est bien le problème, je m'inquiète.

Hé...

On reste un jour de plus ?

Je dois retourner à l'école et tu dois travailler.

En plus, on a plus beaucoup à manger.

Qui te parle de manger ?

D'ailleurs, regarde...

Regarde ce que j'ai.

Tu sais ce que c'est, non ?

Bien sûr que oui. Je ne suis pas bête.

Mais...

tu as déjà fumé ?

Non.

Mais, ça ne m'intéresse pas.

Cool. Il y en aura plus pour moi alors.

Rappelle-toi ce que tu m'as dit,

d'aller faire une thérapie un jour ?

Ouais.

Et alors ?

Pour quoi ? Je veux dire...

Quel est ton souci ?

Je ne pense pas avoir un problème particulier.

Mais je pense que ça pourrait améliorer certaines choses.

Comme quoi ?

Je ne suis pas certain...

que ce soit aussi spécifique.

Mais...

Certaines choses ne sont tout simplement pas claires pour moi.

Dis-en une.

Voyons voir...

Parfois...

même si j'ai des gens autour de moi...

je me sens un peu seul.

Chochotte.

Tu es vraiment un crétin.

Je suis désolé.

Je pensais que tu allais dire quelque chose de plus sérieux.

Tu es hallucinant !

Quoi ?

Tu es hallucinant !

Ça va.

Je me gèle juste les couilles, c'est tout.

Tu sais nager ?

- Quoi ? - Tu sais nager ?

Non.

Allez, sors.

Qu'est-ce qui se passe ?

J'ai eu une crampe, c'est fini maintenant.

Sors !

Qu'est-ce qui ne va pas ?

Mais quel con !

Caíto !

Caíto.

Caíto !

Caíto !

Tu m'as fait peur, andouille !

Arrête ! Mais bon sang !

- Mais qu'est-ce qui te prend, crétin ? - C'était une blague.

C'était une blague !

T'es vraiment un con !

T'es fâché ?

Allez, c'était une blague.

Qui va se baigner tout habillé ?

Je faisais de l'apnée.

Allumons un feu...

pour se réchauffer.

On ne peut pas faire de feu ici.

C'est bien de ne pas respecter le règlement de temps en temps.

On rentre à la maison.

Calme-toi.

Prends tes affaires. On part.

Pourquoi ?

Tu ne vois pas que je suis gelé ? Je veux prendre une douche.

Bien.

Tu peux y aller. Je reste.

La tente est à moi et je la prends.

« La tente est à moi ». La chochotte !

Tu fais quoi ?

Rends-le !

Allez, rends-le !

Si on reste, je te le rends.

On reste ?

Non !

Mais t'es pas bien, connard ?

Ce n'est pas le mien, c'est à la bibliothèque !

T'es qu'un connard !

Tu l'as acheté combien ton téléphone ?

Je vais t'en acheter un autre.

Tu n'as pas à faire ça.

J'ai économisé beaucoup d'argent.

Tu es costaud, enfoiré.

Je suis désolé.

C'est pas grave.

T'as piqué une crise.

Ça arrive.

Mais c'est pas bien d'être impulsif.

C'est pas bien de fracasser la tête de quelqu'un avec une barre de fer.

Je suis désolé.

Je ne voulais pas me trouver d'excuses.

Je ne t'accusais pas non plus.

Pas encore...

Laisse-moi voir. Donne-le moi.

Salut papa.

Oui, ça se passe bien.

En fait, nous pensions...

rester ici une nuit de plus.

Allez, mec !

Encore une fois.

Tu peux enlever le bout.

C'est plein de bave.

- Attends. - Ça va aller mieux maintenant.

Hé...

Ça m'a pas défoncé.

Écoute ça !

Ça va pas bien, espèce de drogué ? Viens ici.

Il fait froid.

Hé...

Ferme tes yeux.

Allez, ferme-les.

Je t'aime, mec.

Moi aussi.

Où tu as eu ce tee-shirt ?

C'est à Caíto.

Il n'en a que trois, pauvre Caíto, et c'est toi qui les porte.

Quel est le problème ? Il utilise aussi les miens.

- À qui il parle ? - À son père.

Bye.

- Tout va bien, Caíto ? - Oui.

Bien.

Ce sont des courgettes farcies.

Faites maison.

Je me souviens que c'était très difficile de faire manger des légumes à Lucas.

Tu te souviens, Luky ?

C'était vraiment difficile, mon pauvre.

Ça me rappelle une fois quand j'avais 6 ans,

et tu m'as laissé tout seul assis jusqu'à minuit,

en train de manger une part de tarte aux blettes.

Et elle était froide aussi.

Et alors ?

J'ai donc mangé quelques bouchées et nous avons parlementé.

Mais tu aimes les légumes maintenant.

Est-ce que ça va ?

Oui.

Ça va.

Attends, laisse-moi t'aider.

Tu veux qu'on appelle un médecin ?

Non !

Ça va aller.

Ces comprimés...

que tu as dans ton sac.

Tu veux en prendre un ?

- Je vais chercher de l'eau. - Non, non.

Pas d'eau.

C'est bon.

De le laisser au soleil. C'est pas...

- S'il ne respire pas, je suis morte. - Ouais.

- C'est ça. - Bonjour.

- Bonjour. - Comment ça va chéri ?

T'en fais une tête... Où est Caíto ?

Il ne se sent pas très bien.

Je pense qu'il ne devrait pas aller travailler aujourd'hui.

On devrait le laisser se reposer un peu, je pense.

Parce qu'il est...

Tu penses qu'il ne peut pas aller travailler ?

Il ne se sent pas bien.

Je vais aller voir.

- Non, mais il ne se sent vraiment pas bien. - Ne t'inquiète pas, je vais aller le voir.

Caíto.

Caíto, réveille-toi.

Tu dois aller travailler, allez.

Allez.

Caíto !

Il est soûl ?

Il a pris une sorte de comprimé.

Une sorte de comprimé ? Quel genre de comprimé ?

Qu'est-ce que c'est ?

Lorenzo, pourquoi tu n'as rien dit ?

- Il devenait complètement bizarre. - Pourquoi tu ne nous as pas réveillés ?

Qu'est-ce qui se passe avec toi, mon fils ?

Il faut aller à l'hôpital ?

Non, il va aller. Il va bien.

Comment tu sais qu'il va aller ? Comment tu sais ça ?

Tu savais que s'il on en prend deux, tu peux mourir ?

Il n'en a pris qu'un.

- Je le jure. - Que se passe-t-il ?

- Ce n'est rien, chéri. - Rien.

Il est temps d'aller à l'école. Tu es prêt ?

Allons-y.

- Ton sac est prêt ? - Ouais.

Ta veste ?

Ton écharpe ? Il fait froid.

Je pense que je vais rester à la maison.

Quoi ?

Je préfère manquer l'école aujourd'hui.

Tu préfères manquer l'école ?

Chéri, allons-y, s'il te plaît. Je passe déjà une mauvaise journée.

Ouais, viens. Allons-y.

- Lorenzo, monte dans la voiture, s'il te plaît ! - Je récupère mon sac !

Une minute.

- Prête ? - Prête.

Tiens.

Il fait froid. Mets-le.

Non, je ferais mieux de rester.

D'accord, je dois vraiment y aller.

Allo ?

C'est Lorenzo,

le fils d'Andrés.

J'appelle pour vous informer que...

Caíto ne se sent pas très bien. Il ne viendra pas aujourd'hui.

Oui, je suis désolé. Au revoir.

D'où viennent-ils ?

Il les a dans son sac depuis son arrivée.

Mais je ne l'ai jamais vu en prendre un depuis hier soir.

Qu'est-ce que c'est ?

- Ça n'a pas été prescrit par un médecin. - Non.

Je parie que c'est son père les lui a donnés.

Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?

Je ne voulais pas que tu sois en colère après lui.

Je suis une sorcière ? C'est comme ça que tu me considères ?

Non, maman.

Je n'ai pas dit que tu étais une sorcière.

Tu le supposes juste.

Je sais qu'il m'apprécie.

Je me soucie vraiment de lui, Lolo.

Tu ne t'en soucies pas.

Je me soucie de lui. Comment peux-tu me parler comme ça ?

Tu essayes vraiment de l'aimer.

Tu es gentille avec lui.

Mais c'est le fils de Carlos.

Et donc ?

Et tu ne l'accepteras jamais.

Lolo...

Tu sais pourquoi nous sommes d'abord venus ici ?

Oui. Pour tenir papa à l'écart de ses amis,

et des drogues.

Je suis contente que tu le saches.

Tu le sais parfaitement bien.

Sais-tu aussi que j'ai laissé ma vie là-bas ?

J'ai quitté mes parents, mes amis...

J'ai tout laissé pour venir ici et repartir de zéro.

Pour ce putain de froid, ce vent...

qui n'arrête pas de souffler, avec 2 enfants, un mari...

Je te demande une chose :

la prochaine fois que tu auras envie de me juger, essaye d'être compréhensif.

Essaye au moins avec amour, s'il te plaît.

- Je ne te juge pas. - Si, tu le fais.

Non. J'essaie juste de te faire comprendre...

que Caíto n'est pas Carlos.

Est-ce que...

Est-ce que tu ressens...

quelque chose de spécial pour lui ?

Quelque chose de spécial ?

- Ça va, Lolo. - Maman...

S'il te plaît, je ne veux pas en parler maintenant.

Tu peux me le dire.

Papa et moi en avons parlé. C'est bon. Ce...

Ce n'est pas grave.

- Maman... - Il n'y a rien de mal.

Je peux te demander de ne pas en parler ?

Tu n'as jamais eu de petite amie, Lolo.

- Je ne veux pas en parler. - Crois-moi.

- Tu ne me fais plus confiance ? - Écoute-moi quand je parle.

J'écoute.

Je ne veux pas parler de lui maintenant.

Tu es amoureux de Caíto ?

Maman !

Je peux te le demander, s'il te plaît ? Je ne veux pas en parler !

Il n'y a rien de mal à cela.

De quoi parle-t-on ?

Tu peux me faire confiance.

Je ne suis pas amoureux.

Je me sens juste mal pour lui.

C'est ça.

Bien.

Si tu ne vas pas à l'école, prépare au moins le déjeuner.

S'il se réveille, fais-moi signe.

Attends.

Quoi ?

Je t'aime.

Moi aussi.

Je suis désolé.

Tu m'as fait peur.

Qu'est-ce que tu cherches ?

Je cherchais juste de l'aspirine.

Il n'y a pas d'aspirine là-dedans.

Mais une fois, j'ai vu ta mère...

Non.

Ce n'est pas l'armoire à pharmacie.

Peut-être que c'était juste une fois.

Non, Caíto.

Je l'ai vue, mon pote.

Je ne mens pas.

Que fais-tu ?

Attends.

On peut parler ?

De quoi tu veux parler ?

Nous pouvons régler ça ensemble.

Non.

Donne-le moi !

Oui, mais attends.

Donne-le moi !

C'est mon téléphone ! Tu veux le prendre aussi ?

Mais tu te prends pour qui ?

Arrête !

- Je vais te le rendre. - Donne-moi mon téléphone !

Donne-moi mon téléphone !

Attends, mec ! Je vais te le rendre.

Tu en fais un foin !

Tu veux de l'argent ?

Tiens.

Regarde.

C'est l'écriture de ton père.

Tout est écrit ici.

Le mois,

et le montant...

que je reçois.

Tout est ici.

Fais le calcul.

Je n'ai pas essayé de prendre ce qui n'était pas à moi !

Tu ne pouvais pas le demander ?

Ils m'auraient demandé pour quoi c'était faire.

Et alors ?

Ils ne m'auraient pas donné ça.

C'est fait maintenant.

Tu as de l'argent maintenant.

Tu n'as plus besoin de te justifier.

Ce n'est pas si simple.

Il s'est passé des choses.

Je dois y aller.

Je ne peux pas rester.

Qu'est-il arrivé ?

Il est mort, non ?

Il est mort.

Tu n'as pas bien fait les choses en partant.

Mon père connaît des avocats.

Ils pourraient t'aider.

Vous vous êtes battus tous les deux, non ?

Il t'a donné un coup de pied aussi.

Tu pourrais t'expliquer.

Attends une seconde.

Salut maman.

Oui.

Je cherchais quelque chose, mais je l'ai trouvé.

À plus.

Ma mère est en route.

Qu'est-ce que tu veux faire ?

Je ne veux pas passer pour un con devant toi.

Vous avez été tous si gentils avec moi.

Mes parents comprendront.

Je l'ai compris aussi.

Qu'est-ce que tu veux faire ?

Allez, mon pote.

Reste.

S'il te plaît.

On va trouver une solution.

On pourrait nettoyer rapidement ici avant que ma mère ne rentre.

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