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L'Italie, pays du soleil, de la chanson et des monuments.
Chaque ville regorge de palais célèbres,
chefs-d'œuvre d'architecture évoquant une histoire prestigieuse,
que viennent voir les foules du monde entier.
Mais il y a aussi
des édifices don't personne n'apprécie le charme.
Nul n'a envie de les contempler et moins encore d'y pénétrer.
Pourtant, les impôts sont utiles.
Grâce à eux, les services publics fonctionnent très bien…
les chaussées sont parfaitement entretenues…
les agents de I'ordre s'affairent, vigilants et actifs.
Pour défendre le contribuable de la sollicitude du fisc,
une nouvelle profession est née.
Oui. Out. Je suis ravi que ce soit arrangé.
Voilà. Je passerai chez vous.
Oui. Pour déjeuner. Voilà, merci.
Si vous croyez que cette tête attendrira le percepteur…
Mais ma vie est devenue un vrai cauchemar.
Je vais vous réveiller.
Comment trouver une solution ? Je trouverai.
Que peut-on faire pour ma villa ? Quelle "villa" ?
La villa que je viens d'acheter. Ah ! Excusez-moi car.…
Votre nom ? Bianchi.
Et votre petit nom ? Gaston !
Vous êtes rigolo ! Vous ne pensez qu'à vos impôts,
mais moi, j'ai ceux de tout le monde !
Mouais. Ah, oui !
Bianchi. Ah, oui !
Gaston. Ah ! Bon, voilà votre état.
Hum, hum…
Un instant. Réexaminons ma situation !
♪ ai payé cette villa 40 millions.
Le souci, c'est que le fisc va me demander d'où je les ai sortie.
Comment justifier la provenance de cet argent
sur lequel je n'ai rien payé au percepteur ?
C'est simple. Vous êtes marié ? Oui.
Vous avez mis la villa au nom de votre femme ?
C'était élémentaire.
Donc, aucun problème. La villa est à elle.
Et où aurait-elle trouvé 40 millions ?
Pas dans votre poche.
Pas dans celle du voisin non plus. Voila, justement.
Je vous en prie, soyons sérieux. Ah bon. Euh.…
Votre femme est jolie ? Très, mais je ne vois pas le rapport.
Dans ce cas, vous n'avez pas acheté la villa, c'est un autre.
Qui ça ? Un ami.
Un ami à moi ? Un ami de votre femme.
Je refuse de dire qu'un ami lui donne de l'argent.
Pour le fisc, il le faut. Moi, là, je vais passer pour un…
Oui ! Mais rassurez-vous, les cornes ne sont pas imposables.
Non. Ca, c'est vraiment trop !
La femme de César ne do it pas être soupconnée.
Tromper l'État est beaucoup plus grave qu'être trompé.
L
Pardon.
AIlô, le cabinet Curto ?
AIlô ? Ici, M. Pezzella. Pezzella.
Ah ! Bonjour, monsieur Pezzella. Oui, oui !
Cher conseiller… une bonne surprise.
Concernant vos impôts ?
Ils sont d'accord sur les chiffres déclarés.
Mais évidemment ! Évidemment ! Je vous le disais. Une seconde.
Depuis que je m'occupe de ce client, il est aux anges.
Un instant. Eh bien, je suis ravi.
Voilà, je n'ai plus qu'à attendre… Vous comprenez ?
Je n'ai plus qu'à attendre les.…
♪ ai déjà fait le nécessaire. Je vous le fais porter. Au revoir.
Un baiser à la petite, à votre femme. Euh, salutations à votre femme,
et à un de ces jours. Au revoir.
Voilà qui est fait. Oui.
Maria.
Monsieur ?
Mets ton manteau. Tu vas me faire une commission.
Va au cabinet Curto. Tu sais où c'est ?
Out. Tu déposes cette enveloppe.
Attention ! Il y a 100 OO0 lires.
Papa, j'y vais. Je suis pas fou.
Te confier de l'argent pour que tu le dépenses ? Ah, ça !
Voilà. Et voilà 5 000 lires.
En revenant, tu iras à l'église Saint-Augustin.
Out. Tu mettras une bougie,
un cierge devant sa statue. Ca me portera bonheur.
Monsieur. Je vous ai appelé
car on nous a signalé le magasin Pezzella, via Aurelia.
Regardez. Tl y à une note.
Je crois l'avoir vue ce matin. "Pezzella".….
"Chiffre d'affaires déclaré semble nettement insuffisant.
"Grosses dépenses publicitaires." Faites contrôler.
Désignez quelqu'un de capable. L'inspecteur Topponi.
Il est chargé des grands magasins. Bravo. Topponi.
Où est-ce ? C'est là.
Il n'y a qu'un étage ? Un seul.
Pas de succursale ? Non.
Bien. En face, l'arrêt d'autobus.
Devant, une station de taxis.
Magasin de grand luxe, vitrine chromée, rideaux de soie.
Combien il paye par trimestre ? Tout compris ?
Tout ! Taxes, impôts, patentes.
II4OII !
C'est ce que pale un marchand forain. Suis-moi.
Ça fait 66 000 lires, madame.
Voici la monnaie : 67, 68, 69 et 70.
Je suis à vous. Je vous en prie.
Jetons un coup d'œil ! Rien qu'une minute.
Pensez à notre loterie. Il y a un numéro sur chaque gabardine.
Une Vespa est à gagner. Ne l'oubliez pas !
Au revoir, madame.
Croyez-moi, mademoiselle, 9 000 est un prix très étudié.
Monsieur. Mademoiselle.
Je trouve ça cher. Pour cette qualité !
Nous en vendons 24 par jour. Ca ne rétrécit pas ?
Bon. 24 par 9, combien ça fait ?
634. Ça me paraît beaucoup.
24 par 9, ça fait combien ?
Comment ? 24 par 9 ?
216. Voila !
Voilà ! Avez-vous trouvé quelque chose ?
Je vois que vous n'avez que des articles de second choix.
Je ne tiens que des articles de luxe,
pas de qualité moyenne, et dignes du sur-mesure.
Mais à voir la vitrine, on le croirait pas.
Peut-être, mais il faut regarder l'intérieur.
Je viens de l'extérieur.
Vous n'êtes pas d'ici ?
Votre devanture donne une autre impression.
Je n'ai pas une très belle vitrine, un bel éclairage au néon.
Pourquoi n'en avez-vous pas ?
Voulez-vous savoir pourquoi ? Dites.
Vous craignez le fisc.
Si je comprends bien, vous aussi êtes commerçant.
En ai-je l'air ? Je ne crois pas, non.
Vous savez comment sont ces messieurs.
Ils fouinent ici, ils fouinent là.
Vous connaissez leur méthode. Dans un certain sens.
Ils passent devant la vitrine,
ls voient un bel étalage et ils entrent.
Demandent si les affaires marchent. Oui.
Ils vous font parler. Oui.
On dit qu'on a gagné de l'argent. Exactement.
Et lorsqu'ils vous ont mis en confiance,
ils vous sortent leur carte. Oui. Voilà.
Et ils vous la donnent. Oui, "ils vous la donnent".
Non. Lisez. Je suis pas curieux.
Lisez-la bien. La carte ?
Out. Si vous y tenez.
Que c'est croquignolet ! C'est vous, ça ?
C'est moi. En plus jeune et sans moustache.
Mouais. Sans moustache.
Lisez ce qui est marqué. "Ce qui est marqué"…
Oui, il y a quelque chose d'écrit.
Ins... pecteur To... Topponi,
de la.… .….brigade…
.….polyvalente.
Pardon. La direction ?
Ca dépend Pour aller où ?
Dans le bureau de la direction.
C'est bien dans cette direction ? Out.,.
Je suis au regret. Moi aussi, vous savez.
Bardi ! Bardi !
Pardon. Pardon.
Merci. Merci.
Bardi !
Ne vous gênez pas. Vérifiez, ça me fera plaisir.
Je paye un conseiller fiscal pour avoir de l'ordre dans mes comptes.
S'il y a quelque chose d'irrégulier, dites-le-moi.
Dans ce cas, je lui laverai la tête.…
Et vous auriez raison car vous payeriez une sérieuse amende.
Quoi ? Ben, oui !
S'il faut payer, je paierai. Espérons que ce sera peu de chose.
Ben, ça.…
Ça dépend de… de vous.
Non. CÇa dépend de la façon don't sont tenus vos livres.
Moi, je n'y peux rien.
Qu'y a-t-il ?
Cette personne est sur la ligne 2.
Je viens. Excusez-moi, ce ne sera pas long.
Une petite minute. Faites comme chez vous.
Ouais, ouais.
♪ ai la visite des polyvalents. Les polyvalents.
lls sont arrivés ? AM, ls sont arrivés. Tant mieux |!
Et comment vont-ils ? Ah, c'est une bonne nouvelle.
Mais vous déraillez, vous n'y êtes pas du tout !
♪ ai les polyvalents, je vous dis.
♪ ai les polyvalents.
♪ ai compris.
Mais nous en reparlerons.
Non. Pas maintenant.
Qu'est-ce que vous me chantez ? Parlons-en.
Ts sont dans mon bureau. Que dois-je faire ?
Écoutez, faites ceci : soyez aimable, compréhensif.
Tâchez de gagner du temps.
Oh oui ! Oui.
Là, je ne peux pas.
Mais je vous promets de passer chez vous ce soir pour dîner. Voila.
Tout est bien qui finit bien.
Je ne peux pas manger. Tu adores le faisan.
Depuis la visite des polyvalents, j'ai l'estomac noué.
Ca ne me coupe pas I'appéétit.
Papa, tu te fais trop de bile. Moi, je suis tranquille.
Toi, tu es un inconscient.
Ton seul souci, c'est de faucher ma voiture ou de courir les filles.
C'est de son âge. C'est ça, donne-lui raison !
En tout cas, à son âge, je travaillais.
Et sais-tu ce que je faisais ? On le sait.
Donnez-moi ça. Je servirai la salade.
Préparez le fromage et les fruits. Je vous rappellerai.
Tu veux que la bonne sache que tu vendais du tissu déguisé en Turc ?
En marin. En Turc, c'était pour vendre des tapis.
C'est pareil. Ça m'ennuie qu'on le sache.
Ça t'ennuie ? Oui.
Au train où on va, je devrai bientôt me remettre à vendre des tapis,
et je reporterai le fez. Tu exagères toujours.
Si vos dossiers sont si importants, comme il le dit,
pourquoi ne pas les rapporter ici ? Bon sang, quelle idiotie !
Ts doivent rester au bureau.
Ce sont des factures, des traites impayées.
Ne te fâche pas ! Je peux demander.
Il faut changer les lois, cher conseiller.
PN
Bah, j'ai rien compris. Les députés ont d'autres problèmes.
Erreur ! Ils sont les défenseurs du peuple.
Ts devrailent faire moins de discours
et dégrever le contribuable des charges fiscales.
Qu'en pense saint Augustin ?
C'est pour ça que tu m'as appelé Augustin !
Tu devrais t'en enorgueillir, crétin !
Il a dit : "Quand les impôts deviennent trop lourds,
"ce n'est pas un péché que de ne pas les payer."
Puisque j'ai son absolution, je suis tranquille,
et je continue mon chemin.
Qu'en pensez-vous ?
Je ne tiens pas à arriver nu au paradis.
♪ ai la tête qui tourne. Un peu nouveau, le vin, mais bon.
Le voilà rond !
Croyez-moi,
ne buvez pas tant. C'est mauvais.
Laissez-en pour un autre jour. Venez.
C'est assez. Asseyez-vous.
Voyons, cher conseiller, un cons…
Conseillez-moi. Comment réagir avec cet inspecteur ?
Aujourd'hui, vous vous êtes affolé car je n'étais pas là. C'est normal.
Je sais, mais dites-moi ce qu'il faut faire.
Avez-vous confiance en moi ? Bien sûr.
Alors laissez-moi faire. Hum !
Hum !
.demain.… Hum !
..Votre spécialiste… Oui.
.j'irai voir votre inspecteur.… Oui.
..et tout rentrera dans l'ordre. Voilà, c'est ça.
Vous êtes content ? Oui, très.
Une pastille ? Non, merci.
Je me soigne avec un sirop. Excusez.
Pas de quoi.
Vous avez vu ça ?
Jetez-y un coup d'œil. Ah, c'est.…
On y est arrivé.
Ce monsieur est donc votre fameux conseiller.
Plus que fameux ! N'exagérons rien. Bien modeste.
- Ne soyez pas modeste, conseiller.
Je tiens à le dire, il est merveilleux, extraordinaire.
- Vous allez me faire payer plus d'impôts.
Rassurez-vous !
Nous savons très bien ce que vous gagnez. Rassurez-vous.
Je ne travaille qu'avec des commerçants
et ils ne sont pas très généreux.
- Comment ? On vous a bien apporté le.…
- M. Pezzella donne peu, mais il le donne bien,
et c'est la manière de donner qui compte.
Et M. Pezzella, c'est l'honnêteté.
D'ailleurs, je gagne très peu, très peu.
Je ne travaille que dans la légalité.
Ça vous paraît légal, ça ?
Regardez cette facture !
Hein ? Hein ?
Boudiou ! Boudiou !
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Qu'est-ce que ça veut dire ? Vous le savez !
Vous savez ce que ça veut dire.
Vous avez contrevenu à l'article 380 sur le chiffre d'affaires.
Que faites-vous ?
Vous additionnez les soustractions, vous soustrayez les additions.
Vous avez compris ? Si, si.
♪ ai mal compris. Répétez-le. Demandez-le-lui.
Un épicier qui a fait sa déclaration proportionnellement
a eu une amende de 10 % automatique. Non.
Sur cette amende on lui a collé encore 20 %.….
Non, excusez-moi.
Laissez-moi vous expliquer !
À votre chiffre d'affaires, ajoutez la taxe de 20 %.
De ces 20 %, vous en déduisez 10,
que vous reportez au total et ça donne la somme due.
Et là ! Et là ! Vous payez 20 % en plus.
Assez ! Vous êtes très compétent.
Merci. Assez ! J'ai tout compris.
Inspecteur, vous permettez que je m'absente ?
Faites. Je veux lui dire un mot.
Un petit mot. Faites-le.
Venez. Permettez.
Venez avec moi. Passez. Pardon.
Allez jusque-là et arrêtez-vous.
Maintenant, mettez vos mains sur vos yeux.
Comme ça, très bien.
Je vais vous faire une surprise inattendue.
Avec les deux mains ? Oui, c'est ça.
Alors, vous y êtes ? 1,2et3.
L
» » »
Vous avez toujours le mot pour rire.
Allez-vous-en ! Allez-vous-en, je vous en conjure.
Pourquoi ? Comment ?
Vous en avez de bonnes, de me le demander.
Qui est dans l'ennui ? Vous ou moi ?
Je ne suis que votre conseiller. Quels beaux conseils !
Je cours à la ruine. Jamais je ne m'en sortirai.
Voulez-vous que je vous dise ? Vous êtes un ignorant.
"Un ignorant" ? Dire ça à moi ? En matière fiscale.
Alors vous n'avez pas compris ? Non, vraiment pas.
Que c'était une tactique ? Quoi ?
"Une tactique" ?
Le souffle du génie ne vous enrhumera pas.
Vous ne voudriez pas que je l'étrangle ?
Si. Avec votre 'tactique'”, ls vont m'étrangler.
Nuance et subtilité.
Il faut avoir le courage de passer pour un imbécile.
En tout cas, en ce moment,
ln'y aque moi qui peux encore vous sauver.
OQui ? C'est sûr, ça ?
; 8
Il n'est pas trop tard ?
Ils nous entendent, venez.
Ils sont bien, mes imperméables.
Je suis un ignorant. En matière fiscale.
On n'achète pas les hommes en gros mais en détail.
Vous croyez que notre homme,
pris entre quatre yeux, serait malléable ?
Si. Mais il faut faire doucement.
Il faut procéder par… par sondage.
"Par sondage" ? Alors il faut une sonde.
Mais la sonde, c'est l'argent.
Oui. Très bonne idée.
Regardez, regardez. C'est lui.
Non ! Regardez. C'est lui.
Non ! Il va pleuvoir. Oui. Et alors ?
Eh bien ? Que va-t-il lui arriver en sortant ?
Il va se mouiller. Non.
Vous êtes "un ignorant". "En matière fiscale" ?
Oui. Ah bon !
Il ne se mouillera pas car vous allez lui prêter un imperméable.
En Nylon. Bonne idée !
Vous oublierez de le lui réclamer. Et si lui oublie de le rendre ?
Vous augmentez la dose. Deux imperméables.
Non. La paire.
Autre chose ! "Autre chose" ?
Vous alors, quel as !
Mademoiselle désire ?
Je dois remettre ce parapluie à M. Topponi.
Vous êtes...? Sa fille.
"Sa fille."
Vous tenez à lui donner
ce parapluie ? Il pleut beaucoup.
Papa m'a téléphoné de le lui apporter.
Veuillez m'attendre un instant, je vais vous accompagner.
Merci.
Les carottes sont cuites. Que fait-on ?
Il peut m'arriver d'être à court d'argent mais jamais d'idées.
Que vous dites ! Que diriez-vous d'un petit cadeau ?
Pour vous ? Non !
Alors pour qui ? Pour Topponi, mais chez lui.
Très joli mais où trouver l'adresse ? L'annuaire.
Très bien. Allez-y ! S'il vous plaît, mademoiselle.
Non, pas celle-là. Qu'est-ce que papa me passerait !
On a parié que tu séduirais la première fille qui entrerait.
Si tu te dérobes, j'emporte les 3 chemises et je t'aurai averti.
D'accord, mais j'ai jusqu'à dimanche.
Merci, Nini. Rentre à la maison, il se fait tard.
Je ne t'attends pas ? Non, mon chou.…
Si vous voulez l'accompagner.…
Vous ne vous rendez pas compte du travail que j'ai !
Vous travaillez trop. Vous vous tuez, inspecteur.
Dites à votre papa qu'il se tue.
- Je lui dis, mais il ne m'écoute pas.
Rentre et dis à maman de ne pas s'inquiéter si elle ne me voit pas.
Je risque de ne pas rentrer déjeuner.
Très bien. Au revoir.
Au revoir. Au revoir, Nini.
On regarde la télévision, ce soir. Viens pas trop tard.
Je ne pourrai peut-être pas venir ce soir non plus.
Dommage. Au revoir.
- Je vous accompagne.
Mademoiselle, excusez. Moi, chercher ambassade.
You savoir où ambassade is ?
Quelle ambassade ?
L'ambassade de l'Amérique. Compris ? Oui. Via Veneto.
Je parle très mal. Je pourrais accompagner you en auto ?
Je ne monte pas avec un inconnu. Pourquoi ?
Je suis fils de pasteur. Comment ?
L
Tl est pasteur protestant. Yes. Je suis bon garçon, sérieux
et très bien éducationné.
PN
Oh, le crétin ! C'est ma Vespa.
Mais faites attention ! Désolé.
Pas autant que moi !
Mademoiselle !
Vous avez tout démoli. Mettez-la en route, elle va marcher.
Celle-là, oui. Mais pas l'autre !
Vous ne rentrez pas chez vous, ce soir ?
Si. Pourquoi pas ? Vous avez dit à votre fille…
En disant ça, je pensais seulement à la télévision.
Ah ! Nous ne la regardons pas chez moi.
Pas chez vous ? On ne l'a pas.
On va la voir chez un ami au-dessus.
Vous aimez ça ? Bah ! C'est-à-dire que…
Certaines émissions de pêche. Je suis fou de pêche !
La pêche, la chasse. ♪ ai les mêmes goûts.
Nous sommes comme deux frères.
Dites-moi.… Pourquoi vous n'en avez pas ?
Ben.… Ça vous distrairait.
♪ ai des distractions. Bien.
Donc, le 25 septembre,
vous avez acheté 25 paires de chaussures de ski.
Mademoiselle !
Ne soyez pas fâchée. ♪ ai fait ça pour rire.
Cessez ce petit jeu-là. Allez faire l'imbécile ailleurs.
Je faisais l'Américain.
Et moi, je file à l'anglaise.
Permettez-moi de vous accompagner. Je vous le permets.
Tenez, ma Vespa est là. Inutile. J'habite la maison en face.
Au revoir.
Hé.… Chut.
Elle habite là ? Oui. Pourquoi cette question ?
Je veux savoir si c'est ici.
À votre âge, vous courez après des gamines ?
Enfin ! Qu'est-ce qui te prend ? Qui est-ce qui la suivait ?
C'est toi. Je t'ai vu. C'est toi qui la suivais.
Tu ignorais que c'était la fille de l'inspecteur.
En quoi ça vous regarde, dites donc ?
C'est très grave pour ton père et moi.
Il ne do it pas le savoir.
Non. À une condition. Laquelle ?
L'adresse de la jeune fille. Oui ?
De l'inspecteur ! C'est moi qui l'aurai trouvée.
Entendu. C'est moi.
Mais au sujet de la jeune fille, jurez-moi de rester bouche cousue.
L
Laura ! Bonjour, ma tante.
Entre, ma chérie. Comment ça va ?
Pas mal. En voilà une bonne surprise !
Que nous vaut ce plaisir ?
Je suis montée pour semer un garçon.
Tu as bien fait. Ernest !
Ernest, c'est Laura. C'est Laura qui vient nous voir.
Bonjour, mon oncle. Bonjour.
Assieds-toi.
Dis donc, je croyais que tu avais oublié où nous habitions.
Place Navone, au 35. C'est parfait.
Parfait ! Cher conseiller,
vous m'avez rendu un service qui vaut au moins 10 000 lires.
Tenez.
Je ne voulais pas vous offenser.
Que croyez-vous ? Qu'il suffisait d'ouvrir l'annuaire ?
Rendez-vous compte, cette adresse est plus précieuse…
que les plans de la bombe atomique. Je trouve…
Je trouve que, je sais pas.… Je trouve, je trouve…. 30 000 lires.
C'est fini ?
Attaquons les choses sérieuses. Il faut lui envoyer une télévision.
À vous de choisir, mais la plus grande possible.
Un poste immense. 22, 25, 40, 80
ou 1 mètre, si ça existe. Il faut l'envoyer dès ce soir.
Vous êtes un ignorant. En matière fiscale !
Pas à lui. À sa femme ! "À sa femme" ?
Il faut offrir à la femme un cadeau qui profite au mari.
Ah oui ? Toujours !
Toujours. La télévision, je la paierai, moi.
Ca va ?
Bonjour, madame. Bonjour.
C'est pour vous. Pour moi ?
Mme Topponi ? Oui, c'est moi.
Qui me l'envoie ? Je sais pas mais c'est payé.
Si c'est payé, entrez donc !
Ernest ! On me livre un petit cadeau.
Par là. Posez-le ici.
Là-dessus. C'est parfait.
Voila. Qu'est-ce que c'est ?
Ça s'allume, mais c'est sans danger. C'est une télévision.
Si vous vous croyez malin, vous vous trompez.
Vous n'êtes pas chez les fous.
Je veux tout savoir. Qui nous envoie ce truc ?
Je suis livreur, je sais pas. Un technicien viendra la régler.
Magda ! Fermez la porte, s'il vous plaît.
Viens ici. Sais-tu de quoi j'ai l'air ?
De quoi ? Avec ces cadeaux qui t'arrivent ?
Comment on va m'appeler ?
Va donc, hé ! Cocu !
Bonjour, inspecteur. Bonjour.
Beau temps, hein ? Oui.
♪ ouvre et c'est vous le premier client.
Ouais.
Va ouvrir le bureau !
M'autorisez-vous à téléphoner ? Je vous en prie.
Vous êtes chez vous. Trop aimable.
Asseyez-vous. Merci.
Vous savez ? Quoi donc ?
Je paye la communication. Jamais.
♪ aime mieux ne pas téléphoner. Je ne peux pas accepter.
Prenez. Je n'en ferai rien.
Allez. Je n'accepterai rien.
♪ y tiens. Donnez-le aux pauvres. "Aux pauvres” ?
C'est moi, le pauvre. Ce que je suis malheureux !
Vous n'allez pas commencer à pleurnicher.
Bon, bon. Je vous assure, ça ne sert à rien.
Vous savez ce que je pense de vous ? Je le sais.
Ne dites rien. Je vous arrêterais pour outrage.
Mais non. Qu'imaginez-vous ?
Je n'ai que de l'admiration. Merci, je suis très touché.
Vous êtes sérieux, scrupuleux. Ah oui ?
Je dois avouer que je suis aussi sérieux et scrupuleux.
Et puis, inspecteur, je suis discret. Une tombe.
Soyez plus clair. Que voulez-vous dire avec ce geste ?
Comme ça. Laissons ça. Je ne suis pas doué.
Je n'aime pas les devinettes.
La télévision vous a plu, hier soir ?
Ben, oui. Pour être franc, j'ai été déçu.
Il faut pas être trop exigeant. C'est vrai.
Heureux qui se contente de ce qu'on lui donne.
Exact. Dans un sens, vous êtes heureux ?
Out. Et votre femme, ca lui a plu ?
Elle l'a à peine regardée. Ah oui ?
La télé lui fatigue les yeux. Ah !
Elle trouve certaines choses plus utiles.
Elle me tanne pour que je lui achète… Devinez quoi.
Quoi ? Cherchez.
Dites-le. Un réfrigérateur.
C'est un caprice. Bah !
L
Monsieur. C'est encore vous ?
C'est un réfrigérateur. Je n'ai jamais commandé ça.
Ca signifie quoi ? Bonne camelote.
Doucement ! Pourquoi vous criez ? Prenez-le.
Qu'est-ce que vous risquez ?
Bonjour, madame.
Cette carte permet vraiment une remise de 75 % ?
Ces prospectus sont de chez nous mais n'offrent que 10 %.
Et le chiffre a été corrigé à la main.
C'est une plaisanterie. Voyons, c'est sérieux.
Qu'est-ce que vous racontez ? Allez-vous-en !
Excusez-la ! Vous êtes Mme Topponi ?
Oui. Alors il est très valable.
Nous faisons une réduction de 75 % à nos meilleures clientes. Voilà.
Choisissez ce que vous voudrez. C'est trop gentil.
Je n'ai jamais vu de commerçant si peu intéressé.
Il faut aider son prochain. Le magasin est à vous !
Montrez-moi des pulls. Oui.
Des écharpes. Oui.
Et un tailleur framboise.
Nous avons les plus belles qualités de lainage. Apportez-moi les pulls.
Savez-vous ce que ces articles valent ?
Nous les vendons 18 500 lires,
et avec la réduction, savez-vous ce qu'ils vaudront ?
Non. Vous l'ignorez ? Moi aussi.
Faisons vite le calcul, et nous le saurons.
7 multiplié par 45, ça fait… Je prends 9... je porte 9.
4 625 lires. Pièce, bien sûr.
C'est inouï ! Nous avons de beaux pulls pour homme.
Prenez-en un pour votre mari. Il ne le mérite pas.
Ce qu'il peut m'empoisonner ! Il vous ennuie ? Et moi donc !
Comment ? Je disais ça comme ça.
M. Pezzella, voulez-vous venir un instant ?
Ah oui.…. Oui. Je viens tout de suite.
Excusez. Vous permettez ? Choisissez, tout est à vous.
Je suis votre homme, cher inspecteur.
Regardez cette espèce de hiéroglyphe.
C'est votre signature ?
Oui. Laissons ça. Jetez un coup d'œil.
Bonjour, Fabio.
"Fabio" ! Ah !
Que fais-tu ici ?
Madame est entrée à l'instant
pour acheter un cadeau à son mari adoré.
Ah oui, vraiment ? Est-ce que je.…
Oh, excusez ! Je trouve ça assez curieux.
Il n'y a rien de plus naturel. Comme c'est drôle !
Mon mari voulait t'appeler. Ah oui ?
Il faut dire à ton mari… Un moment, un moment.
Son mari ? Ca ne vous regarde pas.
Comment ça ? Vous n'êtes pas le mari
de cette dame ? Qui est son mari ?
Ça vous intéresse ? Son mari…
Cette dame est la femme de mon frère. Ah.
En quoi ça vous intéresse ? Je disais "ah".
♪ affirmais "ah". Écoute un peu.
Explique-moi pourquoi tu viens ici faire tes achats.
Regarde. ♪ ai reçu ce prospectus hier soir.
Je connais ces hiéroglyphes. C'est votre écriture.
Ceux-ci ? Non. Ceux-là.
Ceux-ci ressemblent à ceux-là. Pas de doute, ils sont à moi.
Donnez-les-moi !
Vous les collectionnez ?
Écoutez, M. Pezzella. Oui, inspecteur.
Vous allez trop loin. Oui.
Vous la preniez pour ma femme.
Vous lui avez envoyé cette réduction. Non, non, non.
C'est ça ?
Je ne l'ai pas prise pour votre épouse.
Je fais cette remise à tous les clients, pour leur faire plaisir.
Vous dépassez les limites. Pourquoi ?
Tant qu'il s'agit d'un service, d'une bagatelle, ça peut passer,
mais c'est une tentative de corruption.
Donc un délit passible d'une détention de 3 mois à 2 ans.
Vous êtes dur !
Il faut pas exagérer !
Vous croyez ? Et comment !
Vraiment ? Out.,.
Il ne manquait plus que ça ! Mais je ne vois pas pourquoi ?
Je ne fais pas cette remise qu'à votre femme, ou à vos proches.
Je la fais à tous mes clients. Vous faites 75 % tous les jours ?
Pas tous les jours. Tous les vendredis.
Et quel jour est-on ? Vendredi.
Alors je l'applique. Vraiment ?
Eh oui. Monsieur !
Excusez-moi. Pourriez-vous venir ?
Voilà, voilà ! J'arrive.
Qu'y a-t-il ?
Madame désirerait l'avoir à 35 000.
Ce manteau ? À quel prix est-il ?
40 000. Je regrette, c'est impossible.
Soyez gentil, faites-moi une remise.
La semaine dernière, vous m'en avez fait une de 15 %.
Ah oui ! Mais c'était pas vendredi.
Faites-m'en quand même une petite.
Tl ne peut pas, aujourd'hui. C'est vrai.
Aujourd'hui, c'est 75 % de remise. Ben oui, c'est.…
Mais.… Vous l'avez dit.
Le vendredi, vous faites une remise de 75 % à tous vos clients.
Nuance ! J'ai bien dit "à toute ma clientèle".
Sauf erreur, cette dame n'est pas ma cliente.
Comment ? Peut-être des Cent Mille Corsages,
mais pas d'ici. Je suis cliente.
Il faut que je vous dise…
Out. Je déteste qu'on se pale ma tête.
C'est compris ? Je pale assez comme cça.
Et ne faites pas cette tête-là. Navré, je n'en ai pas d'autre.
Dommage ! Vous pourriez réfléchir un peu plus.
Vous m'imposeriez aussi là-dessus. Les impôts, laissons-les.
Laissez-les pour toujours. Quant à ça,
envoyé à Mme Topponi, avec une remise de 75 %, je garde.
Gardez-le. Nous en reparlerons.
Que sa volonté soit faite !
Aujourd'hui, nous appliquons le 75 % à tout le monde.
À Madame aussi ! Inspecteur !
Ça le met à 10 000 lires.
Ils font 75 % de remise ? À tous les clients.
Que le vendredi. Merci.
Je vous en prie. Au revoir.
; 8
14 et 6 qui font 20. M. Pezzella ?
Je pense qu'il est dans son bureau. Ah !
Avec 75 % de remise, ça fait 10 000 lires.
Vous la faites bien chaque vendredi ? Il paraît que oui.
Que se passe-t-il ? Une liquidation ? Non. Une remise de 75 %.
Oui. Pour tout le monde ?
Pour tout le monde. Et les pardessus ?
Vous les trouverez accrochés. Merci.
; 8
Ça vaut le coup, poussin. Quatre pulls pour le prix d'un !
Au rayon des chemises, ils la font aussi.
Avec la réduction, il fait combien ? Il coûte 5 000 lires.
C'est un cadeau. Je le prends.
D'où vient cette histoire de 75 % ? C'est vous qui l'avez dit.
♪ ai dit ça ? Peut-être, mais c'était pas sérieux.
Cette imbécile n'a rien compris. Je l'ai dit pour l'inspecteur.
Mais le bruit s'est répandu.
Il faut cesser ce pillage. C'est du suicide, je cours à ma ruine.
Lui aussi ? Ah, non !
Vous me ferez un paquet. Oui.
Que signifie ce déménagement ?
Monsieur vient de l'acheter. Quoi ?
Je profite de la réduction. C'est de l'escroquerie !
Allez ranger tout ça ! Curieuse façon de traiter le client !
Vous êtes client, peut-être ? Oui.
Comment ? Triste individu ! L'adresse donnée était fausse.
Au lieu de l'adresse de… Topponi, malheureux,
c'était celle des autres.
L'idiot ! C'est vrai ? Oui !
Vous n'êtes pas content ? Oh ! "Content" ?
Ravi ! Vous avoir est un réconfort et je tiens à rendre hommage
à votre talent, à votre génie exceptionnel.
Venez avec moi. ♪ ai un mot à vous dire !
; 8
Hum, hum !
Je vous l'ai dit : ils habitent ici, mais il n'y a pas de Mademoiselle.
Tl n'y a que Madame. Topponi ?
Out. Elle a une fille ?
Je viens de vous l'expliquer.
♪ ai le courrier à monter. Excusez-moi.
Vous habitez ici, monsieur ? Oui.
Vous devez connaître une jeune personne blonde, belle,
et qui s'appelle Topponi. "Topponi” ?
Oui. llouill ?
Quel étage ? Au second.
Merci. Je la connais mieux que vous croyez.
Je suils son mar. “Son mari” ?
Je ne comprends plus. Si c'est vous, le poste,
moi, c'est le poing sur la figure.
Et ne traînez plus ici !
À bientôt, mon enfant. Au revoir, mes sœurs.
Au revoir.
Pardon. Je vous en prie.
Vous vous êtes trompé. Le tabac est à côté.
Voyez ce que j'ai risqué pour venir.
Vous êtes tombé de moto ? Non, sur un bec.
C'est l'œuvre d'un de vos parents, place Navone.
Mon oncle Ernest vous a dit où je travaillais.
Oui. Il me l'a dit, mais après.
Achetez quelque chose, sinon le patron sera furieux.
Je suis un client. Alors, que voulez-vous ?
Combien ça coûte, ça ?
50 000 lires. Alors, donnez-moi donc un cierge.
Tenez, ils sont là.
Ca vous convient ? Oui. C'est combien ?
250 lires. Vous pouvez payer et sortir.
Et comment ça marche ?
Vous n'en avez jamais allumé ? Non, on a l'électricité.
C'est pas difficile. On prend des ciseaux,
on coupe la mèche.
On prend une allumette,
on la frotte,
on l'approche de la mèche,
et le tour est joué.
Je ne partirai pas tant que je n'aurai pas un rendez-vous.
Le magasin ferme à 7 h 30.
Partez. Le patron va arriver.
Je vous dois 250 lires.
Merci. Au revoir. Au revoir.
Voilà la maison
où demeure notre homme. Je l'espère.
Ne faites pas comme pour le poste et le réfrigérateur.
Le concierge n'a pas menti.
Tous les dimanches, à 4 h du matin, il part à la chasse.
Mes renseignements sont bons.
Ce qu'il faut faire pour les impôts ! S'habiller de façon ridicule.
La chasse est un sport que je trouve antipathique.
Vous devriez bénir la chasse.
Deux coups de fusil peuvent réchauffer le climat.
À propos de coups de fusil…
Quand vous serez dans le bois, à la chasse,
parlez-lui des taxes, des impôts, hein ?
PN
» » »
Chut.
Voilà.
Voilà le gibier. Le vrai gibier.
Courage !
Vous me laissez tout seul ? Oui.
♪ y vais alors ? Oui.
Attendez. Il ne me prendra jamais pour un vrai chasseur.
Je ne sais même pas tenir un fusil. ♪ ai une idée.
Voilà que ça vous reprend ! ♪ en ai une.
Je vais acheter du gibier au village. Je serai là dans une demi-heure.
Ça, c'est une bonne idée ! Ah ! Ah ?
Vous avez oublié votre portefeuille ? Oui.
Je l'avais deviné. Voyons un peu…
10, ça peut aller ? Oh ! Même 20 !
Ça aussi, je l'avais deviné.
♪ y vais.
Rendez-vous dans une demi-heure. Ici ?
Chut ! Chut !
Oh, qu'est-ce que je vois là ? L'inspecteur !
Quelle bonne surprise de vous rencontrer !
Dites-moi ce que vous faites là ? Ce que je fais ? Ca devrait se voir.
Je suis chasseur, c'est dimanche, je vais à la chasse.
Chasseur, vous ? Bien sûr ! Pourquoi pas ?
Vous ne voyez pas ma tenue ?
Veste de velours, pantalon de futaine, chien de chasse,
gibecière et tout. C'est une cartouchière.
C'est vrai ! "Une cartouchière." Je suis distrait.
Taisez-vous, Taisez-vous. Il faut se taire, bien sûr.
L'inspecteur a dit de se taire, Médor !
Que faites-vous ? Hein ?
Je dis : "Que faites-vous ?" Je vise.
Vous visez quoi ? Je vise ce que je vise.
Vous visez ce que je vise ! Car vous visez en exclusivité ?
Donc nous avons les mêmes visées. Oui, et on partagera.
Votre chien aime chasser ? Je ne lui ai pas demandé.
Tout le monde adore la chasse. Vous êtes tuant.
Avant de tirer, vous ne relevez pas le chien ?
Que je suis distrait ! Vous me donnez des complexes.
Tenez. Qu'est-ce que c'est ?
Ca va comme ça ? Regardez ! Tenez.
Vous me désarmez !
On ne chasse plus, alors ?
Que faites-vous ? Hein ?
Attention ! Posez ce fusil ! Reposez arme !
Ate ! Pardon, inspecteur. Je suis mortifié.
Je vais appeler un chirurgien. Appuyez-vous !
Je n'ai pas fait exprès. ♪ ai eu un élan militaire.
Je n'ai pas pensé…
Au revoir. À tout à l'heure.
À tout à l'heure, peut-être. Bonne chance, inspecteur.
Qu'est-ce que j'ai fait au ciel ?
♪ aurais mieux fait de me noyer que de vous rencontrer.
Ma journée est fichue. Pourquoi ?
Un chasseur ne dit jamais "bonne chance”, idiot.
Pourquoi pas ? C'est gentil, pourtant.
Excusez-moi. Je l'ignorais.
» » »
Chut.
Monsieur ! Votre permis de chasse. Je ne chasse pas.
Ah oui ? Je n'ai pas de fusil.
Vous avez attrapé ces lapins à la course ?
Je les ai achetés. Vous venez les manger
dans les bois ou vous allez empailler ces bestioles ?
Inutile de rire. Comment les avez-vous pris ?
Au collet ? Pas du tout !
Je suis pas idiot. Venez ! Mais où ?
À la gendarmerie, pour vous expliquer.
Pourquoi ? Car j'arrête les braconniers. Venez !
Non. Pas de blague !
Vous me résistez ? Tirons la conclusion.
Vous tenez des lapins ? Oui.
Sans permis ? Oui.
Vous résistez ? Out.
Venez à la gendarmerie. Oui.
Allons-y ! Allons !
Vous avez une voiture ? Out.,.
Prenons-la.
Allez, on y va. Sois sage.
» » »
L
8 .
PN
8 .
C'est vous, je suppose ? Et sans fausse modestie, inspecteur.
Je l'ai eu d'un seul coup. Il faut en prendre votre parti.
Vous paierez une tournée. Qu'avez-vous tué ?
Je ne connais pas cette race. Je l'ai vu voler et abattu.
Vous vous rendez compte de ce que vous m'avez fait ?
À vous ? Out.
♪ ai compris. ?
♪ ai blessé votre orgueil. Partez ou je vous abats.
Mais vous êtes... Partez ! Partez !
Partez ! Filez ! Oui, d'accord.
Je sais ! Je vais faire un malheur.
C'est de la jalousie de chasseur.
Tes parents savent où tu es ?
Maman sait et j'espère que papa ne le saura pas.
Tino a séduit la fille Topponi. Il n'a pas gagné son pari.
On verra comment ça finira. Viens, on va danser.
Laura, j'en ai assez. Pas toi ? De danser ?
De rester ici. C'est mortel et il fait froid.
Des cierges et on se croirait dans ta boutique.
Je suis très bien ici avec toi.
Tu ne veux pas aller dans un endroit plus drôle ?
Mais où ça ?
On va à Rome voir un film. Qu'en dis-tu ?
C'est d'accord ? Et eux, ils restent ici ?
Qu'est-ce que ça fait ? Ils s'amusent.
Va prendre les manteaux !
Donne-moi la clé. Ca y est ?
Oui, je t'avais dit dimanche. On est dimanche, j'ai gagné le pari.
Pour moi, elle n'a rien d'emballant. Tu lui trouves rien d'emballant,
mais elle me plait beaucoup. Personne ne nous dérangera ?
Jusqu'à 20 h 45, tu as la paix. Après, file. Ma tante peut arriver.
Je tiens pas à être fichu dehors.
Laura, tu viens ?
Au revoir. Au revoir.
Au revoir. Au revoir, Tino.
Je dois sortir. Je sortirai. Mais oui !
Pourquoi vous vous baissez ? Aïe !
C'est toujours comme ça.
Oh non ! Je vous en prie.
Oh non ! Allez.
On m'attend. Oui, oui.
On m'attend, écoutez ! Oui, oui.
Cette cellule sera très coquette,
une fois arrangée, dans une petite quinzaine.
Comment, "une quinzaine” ? Vous en avez pour un bon moment.
Pour deux petite lapins ?
Mais les lapins, c'est rien !
Mais bousculer un garde-chasse, ça va chercher dans les six mois.
C'est pas vrai ? Si.
C'est pas vrai ? Mais si. Si.
Hé !
Venez là.
Chut.
Penchez-vous. Penchez-vous.
Alors ? Alors, quoi ?
C'est pas jolie, la vue ? Plein sud, avec du soleil.
Quand il y en a.
» » »
Vous auriez une place pour Rome ? Non.
Pourquoi ? Comment êtes-vous venu ici ?
Avec un ami. Repartez avec lui.
Je ne peux plus. Pourquoi ?
Il a été arrêté. Pour quel motif ?
On l'a pris pour un braconnier. Et vous, non ?
Moi ? Pourquoi ? Vous vouliez me berner.
Alors rentrez à pied chez vous, chasseur !
Moi, chasseur ? Vous voulez rire ? Je n'en suis pas un.
Jouons franc jeu. Je suis costumé en guignol, mais…
"En guignol” ! Parlez pour vous !
Vous, ça se voit. Mais moi, regardez de quoi j'ai l'air.
C'était pour vous plaire, être votre ami.
En devenant votre ami, j'espérais que tout s'arrangerait.
C'est humain ce que j'ai fait ? "Humain," très humain.
Mais vous, ce n'est pas humain. "Pas humain" ?
Vous m'empêchez de tirer, vous m'écrasez le pied,
vous descendez ma palombe… Et je suis pas humain ?
Emmenez-moi. Que vais-je faire ? ♪ aurai peur dans ces bois.
♪ ai les pieds en compote.
Et il do it y avoir des loups féroces, des bandits.
Montez. Vous êtes gentil.
Tenez-le le temps que je m'installe. Excusez, inspecteur.
Ah là là ! Quelle journée ! Tenez mon fusil.
Hein ? Il n'est pas chargé.
Ça va y être. Oh !
Rentrez votre pied. Il me fait mal.
Vous pouvez partir. Pas comme ça !
Comment partirons-nous ? Prenez ça.
Avec plaisir. Et le chien ?
Sur mes genoux. En route, cette fois.
Vous savez conduire ?
Inspecteur. Qu'y a-t-il ?
Quel beau dimanche ! Vous pouvez le dire !
Un beau dimanche que vous m'avez gâché.
Vous trouvez ?
Vous avez cassé un appelant qui volait avec légèreté.
S
L
8 .
L
Pas de bruit ou il va se réveiller.
; 8
Hé, il se dégonfle.
Chut !
Ale, ale, ale.
Ale, ale, aiïe !
Ale, ale, aiïe ! Qui est là ?
Un ami. Ale, ale, aiïe !
Il va pleuvoir, si vous chantez. Inspecteur, qui chante ?
Ce sont des lamentations, des lamentations de douleur.
♪ ai le bras cassé en 5 ou 6 morceaux.
Il tient pas dans l'écharpe. Pardon.
Je n'en peux plus |
Pourquoi boudes-tu ? Tu oses me le demander !
Le cinéma, c'est chez un ami ? Que vas-tu chercher là ?
Je voulais mooter écouter des disques avec toi.
Rien que nous deux ?
Tu veux savoir ? Tu ne comprends pas.
Qu'est-ce que je ne comprends pas ?
♪ ai des intentions très sérieuses. Tu me crois ?
Tu avais besoin de faire ça ? C'était indispensable.
Je te connaissais à peine et si tu avais consenti, c'était fini.
Je suis heureux que tu ales refusé.
Dis-moi que tu me pardonnes. Dis-le-moi.
Comme menteur, tu te poses là.
C'est vrai, je te jure.
Un petit quartier. ♪ aime pas ça.
C'est bon pour toi. ♪ aime pas ça.
Ça te fera du bien. Laisse-moi !
Je ne comprends pas comment vous avez fait.
C'est ma faute. Pourquoi ? Tu conduisais ?
Non. Mais j'ai eu tort de mooter avec lui.
Tu ne pouvais pas prévoir. Je le savais très bien.
Après toutes les malédictions que j'ai appelées sur lui.
Mon père a eu un accident et a été transporté ici.
Rassurez-vous, il n'a rien de grave.
Chambre 5. Par ici, s'il vous plait.
Je viens. Il ne faut pas qu'il te voie.
Il faudra bien que je l'affronte. Pas maintenant.
Comme tu veux.
Le troisième lit.
Papa, que t'est-il arrivé ? Quelques égratignures.
S'il n'y avait que ça qui me fasse souffrir, ça irait.
OÙ avais-tu disparu ? Vous me reconnaissez ?
M. Pezzella. Votre papa se faisait bien du souci.
Vous aussi ? Vous êtes gravement blessé ?
Très modestement. J'ai eu moins de malheur que votre papa.
OùÙ est-elle passée ? Tino.
Tino ! Ton père est là. Mon père ?
Il est blessé.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ? Qu'est-ce que tu as ?
Je ne savais pas. Quand on m'a appelée, t'étais sorti.
Comment l'as-tu su ?
♪ étais avec des copains, l'heure a tourné. Tu sais ce que c'est.
- Justement !
Comment tu as su, pour l'accident de ton père ?
Et qu'il était ici ? Je l'ai su dans le couloir.
Laurette ! Viens, approche-toi.
Dis-moi. Ce jeune homme ne savait pas que son père était là ?
Je l'ignore. Oui.
Tu savais qu'il était dans le couloir.
C'est toi qui l'as averti. Fabio.
Ce n'est pas le moment, je t'assure. Si, au contraire.
Maintenant, j'y suis. Je comprends tout.
C'est lui, la camarade avec qui elle sortait tous les soirs, hein ?
Imbécile ! Mais, papa.…
Il n'y a pas de "mais" !
T'es inconscient. Il y a assez de jeunes filles sur terre.
Nul besoin d'ennuyer la fille de l'inspecteur
qui reste mon ami.
Ne jouez pas la comédie. Vous étiez au courant !
Fabio ! Toi, tais-toi !
Je proteste !
C'est une injuste accusation. ♪ ignorais tout.
Je n'aurais pas permis que Tino fréquente une fille d'inspecteur.
Insultez-moi ! Toi, on verra ça après.
Elle n'a rien fait de mal.
Je vérifie les livres d'un commerçant et ma fille traîne avec son fils !
Ce n'est pas ta fille qui t'intéresse mais qu'on doute de ton intégrité.
PN
Même ma femme est contre moi.
Je suis entré dans ce magasin et les ennuis me sont tombés dessus.
Ils sont tombés sur moi ! Sur moi ! Pousse-toi.
Non ! Sur moi ! Sur moi !
Calme-toi ! Si, monsieur ! Sur moi !
Assez ! Assez !
L
C'est encore moi ! Un petit réveil.
Un petit journal, des petites cigarettes. Que dit-on ?
Ah, que je vous dise ! Pour le robinet.…
Certains, il faut tirer en appuyant. Lui, il faut appuyer en tournant.
Tout doucement. C'est susceptible, un robinet.
Je n'ai pas bien compris. Avec du doigté. Voilà !
Ah, zut ! Allons bon.
PN
Nous sommes coincés. Mes clés !
Sortez-les ! Elles sont sur la porte, dehors.
Et alors ? On est prisonniers.
Et alors ? Il faut appeler.
Appelez ! Appelons !
; 8
Il y a quelqu'un ? Que se passe-t-il ?
Je m'excuse, mais le courant d'air, la porte, le robinet.
Sortez ! ♪ ai à parler avec Monsieur.
; 8
Je m'excuse de vous déranger. Je suis le directeur de la prison.
Débarrassez-vous. Merci.
Désolé pour cette cellule, mais nous n'avions rien de mieux.
Que me vaut le plaisir ? En consultant votre fiche d'entrée,
j'ai vu que j'avais l'avantage de loger un.…. un conseiller fiscal.
En effet. Je suis conseiller fiscal.
Alors je… je me suis permis de vous demander un renseignement.
Avec plaisir. Ne serions-nous pas mieux ailleurs qu'ici pour parler ?
Non. Les visites, le téléphone… Asseyez-vous.
Ca, c'est...? Ma déclaration.
Votre dossier. Out.,.
Le fisc me réclame 200 000 lires supplémentaires.
Avec votre métier ? Out.
Ils ne reculent devant rien ! Pour déclaration de frais exagérée.
Évidemment. Pans une prison, on sort peu, mais on reçoit beaucoup.
Bon. Deux erreurs ! Où donc ?
Tout de suite. Là et là. Je commence par celle-là.
Je.… 5 ! Je lis "5"”, Bon.
7et7?
Attention. Et 3 fois 7 ? Vingt et un.
Ah ben, oui.
Attendez. Notes de frais : "Foie gras.”
Des foies gras professionnels. Je suis obligé.
Vous vous mettez dans un sale pétrin avec le fisc.
Une telle chose peut vous mener en prison.
"En prison" ? Pour une telle bêtise !
Rapidement ! 3 fois 7 ? Vingt et un !
Vous êtes tenace.
Vous vous agitez trop. Vous, au lit !
Laissez-la me faire la piqûre. Oui. Attention à la jambe.
Si tous les malades étaient comme ça !
Ne lui faites pas mal. Quel casse-pied !
♪ admire votre courage. Pitié !
Il faut piquer là où j'ai le doigt. Oui.
Vous avez fini de me toucher ? Je vous fais mal ?
C'est inouï, que vous osiez.… Quoi ?
.….me toucher ! Je le fais sans méchanceté.
Je tâtais vos nodules. Laissez-moi !
Je n'en ai jamais eu de ma vie. ♪ en ai senti un.
Vous me faites cette piqûre ? Oui.
Il a deux nodules. Ca ne vous regarde pas.
Un à droite et un à gauche. Visez en plein milieu.
Laissez-moi ! Ne cassez pas l'aiguille !
Allez vous coucher ! Bonne chance !
Est-elle désinfectée ? Je l'ai stérilisée.
Vous avez chassé l'air ? Évidemment. Tournez-vous.
Faites vite. Ne vous raidissez pas.
- Attention aux nodules ! Quels nodules ? Je n'en ai jamais eu.
Quoique… Allez savoir !
Pas ma jambe malade. Décontractez-vous.
Je suis prêt. Une minute ! Attendez !
Madame ! Ouille !
Dans le nodule ? Mais non !
Dommage !
Je suis formel. Mes calculs sont exacts.
Vous pouvez dormir sur vos deux oreilles.
Pas d'amende à payer, hein ?
"Pas d'amende" ? Mais c'est l'État qui vous donnera de l'argent.
Vraiment ? 500 000 lires au moins.
Impossible !
Ça fait 10 ans que vous payez trop.
Dommage qu'on vous ait pas arrêté avant.
Monsieur le directeur ? Oui ?
Dommage que je ne sois pas libre. Pourquoi ?
♪ étais invité ce soir avec mon ami, M. Topponi.
"Topponi” ? M. Topponi !
Topponi, le grand inspecteur des finances ?
"Topponi" ! Il ne me refuse rien, alors.…
* Je n'ai rien à vous ref user. * Vous y serez, à votre rendez-vous.
Merci. Je voulais vous demander… Oui ?
Quelques petite frais. Mes frais !
Pour commencer, par exemple, disons 10 000 lires.
10 000 lires, mais.…. mais.… Pour commencer.
Comme ça. Ils sont là. Voilà.
Merci. Gardien ! Ouvrez !
Dites-moi la vérité. Vous ne saviez rien, pour les gosses ?
Non. Rien du tout. Pourquoi ?
Cette histoire me déplaït beaucoup. Je suis très mécontent.
Je vous donne ma parole. Je ne savais rien.
Vous avez vu ma réaction ? Ouais.
Il aurait dégusté, sans mon bras. Je sais, je sais, oui.
Après tout, il a une bonne tête. Que fait-il ?
Ses études. L'architecture.
Il refuse de passer ses examens. À quoi bon étudier ?
C'est pour ça qu'il ne fait rien.
; 8
Cette jambe ! Vous souffrez ?
N'y touchez pas ! Vous souffrez autant ?
Une vraie torture ! C'est peut-être la gangrène.
N'exagérons pas ! ♪ ai dit "peut-être".
Laissez-la tranquille. Il s'agit pas de blaguer avec ça.
Si je pouvais la soulever. Ça brûle, là.
C'est l'inflammation. Levée, j'aurais moins mal.
Un coussin. Appelez l'infirmière.
Il ne faut pas les déranger. Mais c'est son métier.
Je vais vous soigner. Vous vous gênez !
C'est normal. Je vous en prie.
Je mets mon oreiller et si ça ne suffit pas, on mettra mon matelas.
Mais.… Je suis ravi d'aider.
Excusez pour le bras. Soulevez-la. Appelez l'infirmière !
Ate ! CÇa fait mal ?
Je peux pas faire autrement. Levez-la !
C'est bien, comme ça ? Merci, je me sens déjà mieux.
Plus c'est haut, moins je sens la douleur.
Il me faudrait un autre oreiller. "Un autre" ?
OùÙ le prendre ? Celui de l'autre voisin.
Ne le dérangez pas. Il a déjà dû passer l'arme à gauche.
Alors, son oreiller est glacé. Attendez un instant.
♪ ai une excellente idée. Aidez-moi !
Attention ! À cette hauteur, ce serait mieux.
Vous allez rester comme ça ? Ne vous inquiétez pas.
Mon bras est déjà cassé. Quelle folie.
Très pratique. Vous croyez ?
Ayez confiance. CÇa y est, voila.
Encore plus haut ? Plus haut ? Mais.…
Comme ça ? Ça va, mais vous êtes debout.
Je suis très bien. Asseyez-vous.
Quel idiot ! ♪ aurais dû mesurer la hauteur.
Que faites-vous ? Je vise.
Vous vous croyez à la chasse ? Cette hauteur vous convient-elle ?
Oui. C'est la hauteur parfaite ?
C'est pas mal, mais vous allez vous fatiguer.
Et comme ça ? Ale.
Plus haut ? Vous allez fatiguer. Oui.
Je suis mieux. Dites-moi si vous êtes bien.
Si on essayait un peu plus haut ?
Je me mets comme ça. Vous êtes fou.
Si vous préférez. Mais non. Oh là là !
Demain, finis les ennuis. Plus de contrôle ni d'inspecteur.
Notre dernière journée.
Croyez-le ou non, demain, je suis sûr de sentir un grand vide.
Allons ! Veuillez me permettre.
Merci beaucoup. Voilà.
Demain, ce sera triste. Je peux revenir, si vous y tenez.
Hein ? En ami, naturellement.
Ah ! Avec plaisir.
Aurons-nous la joie de ne plus voir votre adjoint ?
Je veux dire de le revoir ?
Mon adjoint est à la clinique. Sa femme va avoir un bébé.
Alors excusez-le. Il sera en retard.
Le manteau, où le met-on ? À côté, il y a une patère.
La-bas ?
Ah, oui, oui. Permettez, je vais l'accrocher.
Faites. ♪ accroche le chapeau.
Ah, ce bras !
Ça va. Il a trouvé un prétexte pour retarder l'arrivée de son adjoint.
Comme ça, ça se passera sans témoin.
♪ ai fini. Voici le procès-verbal rédigé en cinq exemplaires.
Oui. Vous devez le signer.
Oui. Avant, votre expert do it le lire.
Pourquoi le lire, voyons ? Je vous fais confiance.
Tout est en règle, mais lisez-le. Ce n'est pas la peine.
Ce que vous faites est bien fait. On ne va pas l'offenser.
Vous n'offensez rien du tout. Je signe les yeux fermés.
Un stylo ! Vous avez tort. C'est sérieux.
Bien sûr. Alors lisez.
Pour quoi faire, inspecteur ? Donnez-moi la plume.
Et puis nous sommes entre.… Bardi, n'est-ce pas ?
Bardi est à la clinique. Sa femme attend un bébé.
À la clinique ? Et sa femme attend un.…
Elle est bien bonne ! Qu'y a-t-il ? Pourquoi riez-vous ?
Ca y est, je comprends tout. L'affaire se réglera, hein ?
Quoi ? Que veut dire ce geste ?
Je ne veux pas voir ce que je signe. Bandez-moi les yeux !
♪ ai signé. Vous avez signé quoi ?
Vous n'avez pas ôté le capuchon. Excusez. Je suis distrait.
N
Qui est là ? Messieurs !
Bonjour, Bardi.
Pardonnez ce retard.
La clinique est à l'opposé. Quelles nouvelles ?
C'est difficile, mais ça ne devrait pas tarder.
♪ ai laissé les numéros de téléphone.
Tu as bien fait. De chez moi, du bureau
et aussi le vôtre. Tu as bien fait.
Merci.
Bardi, voilà les factures,
bilan et frais généraux.
Alors, vous signez ? Je préfère le mien.
Inspecteur.… Devant lui ?
On a rédigé le procès-verbal ensemble. Il n'y a pas de secret.
Ah ! Alors, allons-y, hein ?
Au fait, un petit renseignement. Pas grand-chose, mais…
Combien aurai-je à payer ? C'est difficile à dire a priori.
♪ en sais rien. Grosso modo.
Le barème appliqué généralement.
Que voulez-vous savoir ?
Le minimum ou… Le maximum du minimum.
Le minimum du maximum c'est.… C'est ça !
Ca fera environ... disons une quinzaine.
15 000 ? Non, non, non.
Mais non. 150, peut-être ?
Ça fait un peu gros, mais enfin… Oui, mais c'est juste.
Non. Je vous ai dit une quinzaine.
Une quinzaine de quoi ? Une quinzaine de millions.
Ouais. Des millions !
Des millions, c'est de la folie. Je suis pas américain.
Ah non ! Non ! Écoutez, monsieur Pezzella,
Ne poussez plus de tels hurlements devant moi,
sinon votre situation va devenir grave. Compris ?
Excusez-le. Avec de tels chiffres !
Quand il me parle,
Il do it rester poli !
Mais on est amis ou pas ? Oui. Et après ?
Ça n'a rien à voir avec l'amitié. Je suis aussi l'ami du facteur.
Pourtant, quand je poste une lettre, je dois la timbrer.
Vous savez..… Taisez-vous !
Qu'est l'amitié, pour vous ? Un mot qui ne signifie rien.
Quelle patience !
Nous sommes presque parents, nous avons souffert ensemble.
Nous avons vu la mort de près. ♪ ai eu le bras abîmé et paralysé.
Fabio ! Et douloureux. Assez, monsieur Pezzella !
Pour la dernière fois, vous signez, oui ou non ?
Non. Très bien. Vous ne signez pas ?
C'est parfait. Non !
C'est non, vraiment ? Non !
Bien ! Même si je veux, je ne peux pas.
Mon bras droit est paralysé. Avec le gauche !
Non ? Je ne suis pas gaucher.
Je ne signerai pas,
et je ferai appel.
Et s'il le faut, j'aurai le courage d'affronter
la situation que vous évoquiez.
À quoi bon vous énerver ?
Si tout avait été en ordre, ce serait réglé.
Et je n'aurais pas eu besoin de vos conseils, espèce d'ignorant !
On fera nos comptes !
Avant, je veux dire à ce monsieur qui il est.
Qui est qui ? Vous !
Qu'est-ce que je suis ? Je le dis.
Dites-le. Je peux le dire.
Vous devez le dire ! Vous me priez de le dire ?
Je ne vous prie pas ! Vous vouliez le dire, dites-le.
Je le dirai en déclinant toute responsabilité !
Dites-le en prenant vos responsabilités !
Prenez-les ! Non !
Je sais ce que j'ai à faire !
Dites-le ! Ne criez pas !
Dites-le. Vous savez, vous êtes un.…
Non ! Non !
Laissez-moi lui dire qu'il est un… Assez !
Retenez-moi ou je fais un malheur !
Chut ! Chut ! Mais vous vous rendez compte ?
Insulte à magistrat dans l'exercice de ses fonctions !
Vous risquez la prison. ♪ irai.
Je ne lui donnerai pas 15 millions.
Chut ! ♪ aime mieux la prison !
♪ avais une idée qui pouvait vous sauver.
Assez ! J'en ai assez. Plus d'idées de génie !
Chut ! Et votre idée ?
Il faut payer. On est tous capables de la trouver !
Je ne paierai pas ces 15 millions. Mais pas 15 millions.
Et combien ? 100 000.
Il n'acceptera pas, il est féroce. Pas à lui.
À qui ? À moi ?
Conseiller, vous allez fort.
Vous m'égorgez plus que les taxes.
Si on réussit à l'amener au bistrot, c'est gagné.
Expliquez-vous.
; 8
Ah oui ?
Vous en faites pas. Bah !
L
AIlô ? Oui.
Que dois-je faire ? Passe-la au magasin.
Qu'ils se débrouillent. Qui parle ?
AIlô ? Ici, la clinique.
"La clinique" ? C'est la clinique.
M. Bardi, s'il vous plait.
C'est moi. Une veine que je sois là.
Du nouveau ?
Pouvez-vous venir immédiatement ?
Il est né ?
Pas encore mais d'ici peu. Mieux vaut que vous soyez là.
♪ arrive. Il n'est rien arrivé de grave ?
Non, soyez tranquille, mais venez tout de suite.
Un instant. Il est né ?
Non, mais il faut que je parte. Pars !
Bon. Je viens tout de suite.
Et les dossiers ?
Je les déposerai au bureau. Ne t'en fais pas.
Merci. Bonne chance !
Vous permettez ?
Nul besoin de permission. Vous êtes chez vous, malheureusement.
"Malheureusement" ?
Si vous n'aviez pas été chez vous, je vous jure.…
N'en parlons plus. Permettez ?
Pas la peine. Tout à l'heure, j'ai exagéré un peu.
Inutile de vous excuser. Ces 15 millions !
Vous ne signez toujours pas ? Je ne signe pas.
Je voulais vous proposer.… Rien, surtout !
Où allez-vous ?
Prendre de la camomille. Mon foie en a besoin.
Au bar ? Où voulez-vous ?
Chez le quincaillier ?
Oui ! Vous y allez seul ?
Je vous accompagne. Non, merci.
Vous savez où c'est ? Out.
En face. Out.,.
Vous partez comme ça ? Comment, "comme ça" ?
Sans me serrer la main ? Si je la serre, je vous la démolis.
Ah non !
Une camomille.
Attendez. Un jus de tomate, plutôt.
L
8 .
Tiens ! Vous êtes là ?
Je vous offre quelque chose ? Je suis déjà servi.
M. Pezzella ?
Alors vous êtes déjà servi ? Que voulez-vous encore ?
Rien. Vous offrir à boire.
Que voulez-vous encore de moi ? Rien, rien.
Alors rien ? Une minute ! Je ne me sens pas bien.
Prenez une arquebuse. Ce n'est pas l'estomac, c'est…
C'est le cœur. Un décaféiné ?
Je ne me sens pas bien.…
Vous êtes malade ?
Ne t'occupe pas de ça ! Je parle à l'inspecteur.
Je me sens mal.
Qu'est-ce qui ne va pas ? Au secours !
Mais enfin ! Je me sens mal, aidez-moi !
Soutenez-moi !
Je vais mourir.
Je vais mourir. Laissez-lui un peu d'air !
- Ca va passer. Il respire normalement.
- DB&onnez-lui un cognac ! OuUI, UN cognac.
- Il reprend des couleurs. Vous vous sentez mieux ?
- Nettement mieux, merci.
Avalez ça. Non, merci.
Mais.… Qu'est-ce qu'il y a ?
Ma serviette ? ♪ en sais rien.
Où est ma serviette ? Elle a disparu !
Quelqu'un est sorti avec ? ♪ ai rien remarqué.
Tl y a des voleurs partout, vous savez.
Fameuse, votre idée !
Notre homme n'est plus qu'un taureau sans cornes.
C'est ça ! "Sans cornes." Il ne peut plus rien me faire.
Rien ! Rien ! Il est devenu un pauvre type comme vous.
Tout ça pour une bouchée de pain, quelques sous.
♪ ai dû vous donner 100 000 lires, vous l'oubliez !
C'est la première fois de ma vie que je vole.
Moi, un voleur !
Dites, cher ami,
si on apprend que vous avez appelé Bardi, que se passera-t-il ?
Il faut des preuves. Où sont-elles ? Ici.
Dans la serviette. Où est-elle ? Ici.
Qui l'a amenée ? Le voleur.
N
Vous avez fini de trembler ? Vous n'êtes pas dans le magasin.
Personne ne peut venir sans mandat de perquisition.
Il faut trois jours pour l'obtenir. Et j'ai tout prévu !
Brûlons tout ! Le feu brûle tout. Où est la cheminée ?
C'est une satisfaction que je tiens à m'offrir.
♪ y mettrai le feu seul.
Un vrai feu de joie ! 15 millions de pétards là-dedans.
Quel feu d'artifice ! Boum !
N
On peut entrer ? Entre.
Bonjour. Bonjour.
Je vous laisse et surtout, n'oubliez pas le feu d'artifice.
Je vous appelle. Oui.
Votre serviette !
On ne va pas le nommer
ministre des Finances. Mais vous ne craignez rien.
Je suis hors d'affaire. Les ennuis seront pour lui.
"Le malheur des uns fait le bonheur des autres."
Au revoir, n'oubliez pas le.…. Au revoir.
Au revoir. Il a des trouvailles, cet homme-là.
Que veux-tu ?
Que fais-tu avec ça ? Ce n'est pas la sienne ?
C'est la mienne. N'y touche pas !
Tu te rends compte ? L'inspecteur va avoir des ennuis.
Il faut l'appeler. T'es fou ? Je te l'interdis.
Sais-tu combien elle contient ? 15 millions.
Ils sont aussi à toi. Ils ne t'intéressent pas ?
Papa est là qui te donnera à manger. Papa.…
Tais-toi, Tino ! Tu veux les remettre à l'inspecteur ?
Tu veux les lui porter ? On va faire mieux,
en les portant au ministre. Ca te va ?
On dira : "Excusez-nous, Excellence.
"Je suis M. Pezzella. Je vous apporte 15 millions.
"Faites-en ce que vous voulez : des saucisses,
"une route sur l'Atlantique ou, tel Jacob,
"construisez une échelle qui ira jusqu'au Soleil.
"Ou faites un stade ou une guerre contre les Martiens !"
Pourquoi cries-tu si fort ?
Je finance la guerre contre les Martiens.
Un bon citoyen do it payer ses impôts.
Écoute-le ! Il est fichu de devenir inspecteur.
Je vais le tuer. Calme-toi !
Je veux le tuer. Non !
Je lui ai donné la vie, je vais lui ôter.
Je te l'interdis !
» » »
Saint Augustin, je suis malheureux. Ils sont tous ligués contre moi.
Vous, le protecteur des contribuables, illuminez-moi !
Une illumination ! Qu'est-ce que ça vous coûte ?
Très bien ! Très bonne idée ! Merci.
Révérend père, si ces documents arrivent au contrôle économique,
ce sera la ruine pour mon ami, la fin.
Je comprends. Mais, par bonheur,
mon ami d'enfance,
un brave homme pour qui j'ai de l'estime,
a été guidé par son ange gardien. Vous savez qu'il y en a ?
Bien sûr ! Vous le saviez ?
Bon. Cet ange gardien fait perdre à l'inspecteur en question
sa serviette contenant les preuves qu'il avait fraudé le fisc.
Et devinez.…. On dit que le hasard fait bien les choses.
C'est vrai, car devinez un peu qui a retrouvé cette serviette.
Qui ? Vous ne devinerez jamais.
C'est l'intéressé !
♪ ai compris. Et aujourd'hui,
lne veut plus rendre la serviette, et veut brûler les documents.
C'est exact ! Votre ami a raison.
Dieu soit loué ! Il a Mis sur ma voie un être qui saisit les nuances.
Un moment ! Je n'ai pas fini…
Ca ne fait rien ! Non, mais je...
♪ ai saisi au vol. Je n'ai pas fini.
Je disais… Merci.
Votre ami a raison.… Eh oui !
..d'avoir des remords. Et je l'en félicite.
Qui le félicite ? Moi.
Qui êtes-vous ? Le curé de la paroisse.
Parlez-vous en votre nom ou en celui de saint Augustin ?
Du calme ! Réglons ça !
Si vous parlez en son nom, c'est une chose.
Allons, calmez-vous ! De grâce. Mais je suis calme.
L
♪ avais mal compris.
L
Vous perdez votre temps, je n'ai jamais appris le latin.
À quoi cela me servirait-il ? Mais.…
Parler latin à mes clients ?
Écoutez.…. Ca ne m'a pas empêché de gagner
des millions que je refuse de donner au fisc.
Car cet ami, c'est moi. Voilà !
Je l'avais compris.
C'est miraculeux !
Eh oui.
Étant donné qu'il s'agit de moi,
vous devez savoir que je suis un paroissien assidu.
Tous les dimanches, je viens à la messe.
Je suis à toutes les cérémonies.
Je fais maigre le vendredi, je remplis le tronc des pauvres.
Et vous savez, j'ai voté.
En voilà assez ! ♪ ai voté !
Vous devriez avoir honte !
Puisque vous êtes un si bon chrétien, rapportez cette serviette !
C'est votre dernier mot ? Le dernier !
Votre dernier mot ? Vous ne changerez pas d'avis ?
Non ! Tant pis.
Père Ignace, écoutez bien.
Dites à saint Augustin que je suis,
que j'ai toujours été un honnête homme
qui a travaillé dur toute sa vie.
Je ne rendrai pas la serviette même si…
on me coupe la gorge. Compris ?
Je la garde. Dites-le-lui.
En latin, si vous voulez. Je ne la rendrai pas.
C'est mon dernier mot.
Inspecteur ! Hein ?
Elle a été retrouvée.
Qui l'a retrouvée et comment ? Je ne sais pas.
On me l'a rapportée au magasin. Tant mieux.
♪ allais porter plainte. C'est un heureux hasard !
Remerciez le hasard. Croyez-moi !
Remercions surtout saint Augustin. Qu'a-t-il à voir là-dedans ?
Plein de choses. Lesquelles ?
♪ ai toujours pensé qu'il protégeait les contribuables,
mais je vois que même lui semble être passé de votre côté.
Alors remercions saint Augustin et le hasard de leur sollicitude.
Pour vous et pour moi.
Plus pour vous, d'ailleurs !
Inspecteur ! Oui.
Si on allait enfin boire un verre ? Vous n'allez pas ref user ?
Si vous voulez.
Je préfère ranger ces documents, d'abord.
Après, nous prendrons ce verre,
car les bars sont remplis de gredins.
Vous comprenez ce que je veux dire ?
Inspecteur, si je vous l'avais volée, je ne vous l'aurais pas rapportée.
Bah ! Ca se défend.
; 8
Bonjour, papa. Bonjour, inspecteur.
Bonjour. C'est votre fils. Que fait-il ici ?
Il vient.… il vient chercher votre fille pour l'emmener au magasin.
Mais dites donc ! Depuis quand ?
Une semaine. Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Vous ne savez pas ? Après l'avoir accompagnée au travail,
il va à l'université où il étudie.
C'est drôle, ce que peuvent obtenir parfois les…
les filles d'inspecteur, hein ?
Que dois-je dire, moi, dans tout ça ? En tant que père ou inspecteur ?
Père ! Que dois-je dire ?
Fabio ! Fabio ! Que peux-tu dire ? Que peux-tu dire ?
Des enfants qui s'aiment alors que leurs parents se disputent,
c'est pas nouveau ! Ca existe depuis Roméo et Juliette.
Quand les Montaigu et les Capuchon. Non.
Les Capucin.… Non. "Capulet.”
Les "Capulet” et les autres. Montaigu.
Ils étaient de Vérone. Et après ?
Tu veux qu'ils se tuent ?
; 8
Je descends !
Tu as entendu ? Elle descend. ♪ ai entendu.
Et alors ? Alors je réfléchis.
Mais tu réfléchis en père ou en inspecteur ?
En père !
Comme inspecteur, que dis-tu ? Que veux-tu que je te dise ?
Que veux-tu de moi ? Tu n'as vraiment pas d'argent ?
OùÙ le prendrais-je ?
Il y aurait peut-être moyen.…. Parle. Ne me fais pas languir.
Tl y en a un, mais je n'ail jamais pu l'utiliser, faute d'argent.
Oui. Il faut savoir nager.
Savoir nager ! Oui.
Et au moins 500 000 lires en liquide. Pour toi ?
Non. L'inspecteur chef ?
Mais non ! Ton directeur ?
Quel directeur ? Quelqu'un de haut placé ?
Tu n'y es pas du tout, voyons !
♪ ai une martingale à la roulette : 10, 20, 20.
Je vais pouvoir créer des succursales multiples.
Tes gains serviront à payer ton amende.
Je ne m'en sortirai jamais !
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