All language subtitles for 1948_You_Gotta_Stay_Happy_VOSTFR.6.8

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Original subtitles

Il était à peu près temps.

Hé! Hé! Monsieur!

Excusez-moi, s'il vous plaît.

Je vous I'ai dit, pas de...

Entrez, Martin.

- Votre bouquet, Mlle Diana. - Merci, Martin.

C'est un jour mémorable.

C'est ridicule...

J'espère qu'ils ne se sont pas donné trop de mal. Je ren veux pas!

Tu ne peux pas tout annuler. Les gens attendent en bas.

C'est horrible, oncle Ralph,

mais voulez-vous que je sois malheureuse toute ma vie?

Dr Blucher, pouvez-vous I'aider? Vous êtes son psychiatre.

Peut-être vous écoutera-t-elle.

Je ne crois pas qu'elle désire mes conseils.

Mais je veux les entendre, Dr Blucher. Vous êtes le meilleur psychiatre.

Selon moi, Mlle Dillwood, vous vous énervez pour rien.

C'est tout naturel pour une fille d'avoir des doutes avant son mariage.

Comme vous avez été fiancée six fois, il est normal de réagir ainsi.

Officiellement. Officieusement, vous aurez besoin d'une calculatrice.

Vous avez toujours été indécise.

Vous avez de la difficulté à prendre des décisions.

Ton comportement rest pas raisonnable.

Que dois-je faire? Épouser un homme qui rest pas fait pour moi?

II est fait pour toi!

II a de I'argent et une condition sociale.

Il est associé dans un bureau d'avocats de New York

et son père et moi étions à Harvard ensemble.

Quelle bonne recommandation.

Il devait te plaire si tu as accepté de I'épouser.

Pourquoi avoir accepté, Mlle Dillwood?

Je ravais aucune raison de refuser.

Pourquoi changer d'avis maintenant?

C'est à cause de sa toux.

Avant de prononcer quelque chose, il glapit, comme un renard.

Sa toux, c'est absurde.

Après quelques jours de mariage, tu ne I'entendras plus.

Ma troisième épouse soupirait bêtement quand j'entrais dans une pièce,

mais après six mois, je ne le remarquais plus.

Et après sept mois, elle a demandé le divorce.

Cette remarque était de mauvais goût.

Je ne voulais pas être méchante.

Tante Martha était la plus aimable de tes épouses. Tu aurais dû la garder.

Mlle Dillwood, je ne crois pas que la toux de votre fiancé soit

la vraie raison de votre indécision.

- Non? - Ce rest qu'une excuse.

En vérité, vous avez si peur du mariage

qu'être vieille fille vous sécurise.

Mais Dr Blucher,

une fille de 26 ans est-elle une vieille fille?

- Une fille de? - De 28 ans.

Je pèse mes mots, Mlle Dillwood. Il est temps que vous vous mariiez.

Cela pourrait vous apaiser.

Je pourrais prendre de I'aspirine.

J'espérais quelque chose de plus passionné, de plus...

C'est un beau rêve romantique, mais ce rest qu'une illusion.

L'important dans un mariage, c'est de bâtir une relation solide, substantielle

et d'amitié avec son mari.

C'est la vérité.

Il ry a rien de mieux que des époux qui sont aussi amis.

On soigne I'indécision en prenant des décisions, Mlle Dillwood.

Vous avez accepté de vous marier. Allez-y. Plongez.

Henry, acceptez-vous de prendre cette femme pour épouse

jusqu'à ce que la mort vous sépare?

Oui, je le veux.

Diana, acceptez-vous de prendre cet homme pour époux

jusqu'à ce que la mort vous sépare?

Je...

Oui, je le veux.

Je vous déclare maintenant mari et femme.

Henry, pourrait-on aller faire un tour au parc?

- C'est une si belle soirée. - On dirait qu'il va pleuvoir.

J'aime marcher sous la pluie. Viens.

On va aux Bermudes demain. On devrait se reposer.

Mais pense à tout le temps que nous...

Diana, il est tard, et...

- Puis-je vous aider, monsieur? - Ça va.

- Bonsoir. - Bonsoir.

- J'aimerais voir M. Hebert. - Il rest pas en service.

- Il entre à minuit cette semaine. - Oh! Je vois.

Bonsoir.

Je m'appelle Marvin Payne. M. Hebert est un bon ami à moi.

Il me fournit une chambre quand je suis à New York.

Je suis désolé. Nous ravons rien de libre.

M. Hebert me laisse souvent la suite nuptiale.

Oh! C'est impossible. C'est que...

L'heure du premier mariage demain?

- À 9 h, mais je ne pourrais pas... - Je serai parti à 7 h.

Revenez quand M. Hebert sera ici.

Écoutez, je suis très fatigué.

J'ai piloté un avion depuis la Californie.

Je dois me lever tôt, car je dois refaire le trajet demain.

Ne pouvez-vous pas me croire sur parole?

Excusez-moi. Je vais en parler à M. Thrush.

- Très bien, M. Payne. - Tenez.

Ça fera 35 $ pour la chambre.

C'est que M. Hebert me donne toujours un rabais de cinq dollars.

Je serai parti très tôt demain matin.

Excusez-moi, M. Payne.

Bien, M. Payne. Si M. Hebert I'approuve, vous aurez un rabais.

- Bien sûr. - Chasseur, s'il vous plaît.

- Monsieur est dans la chambre 2305. - Merci. Merci.

Mon sac est tout petit.

Réservation au nom de Benson.

Puis-je vous aider, monsieur?

Prenez ça. Ce rest pas bien lourd, hein?

- Non, monsieur. - Je peux donc le porter.

Vingt-trois.

- Henry. Henry... - Oui?

- Penses-tu qu'on devrait... - Qu'on devrait quoi?

Qu'on devrait monter maintenant?

- Bien sûr. - Vingt-trois.

Henry, pourquoi ne pas aller au cinéma, dans une boîte de nuit ou...

Ma chère, il est très tard.

On pourrait attraper la dernière représentation au Copa.

On peut se passer de sortie ce soir.

Mais je préférerais...

On en parlera à I'intérieur.

- Henry, j'ai... - Hé! Un instant.

La dame ne semble pas vouloir vous suivre.

Pardonnez-moi?

On ne doit pas forcer les filles à entrer dans les chambres d'hôtel.

À moins qu'elles ne soient consentantes.

Veuillez nous laisser, s'il vous plaît.

Non, je ne pense pas.

Très bien. Si vous insistez.

Oh! Je suis désolée. Je ne voulais pas que quelqu'un soit blessé.

Viens.

C'est joli, hein? Regarde cette vue. C'est merveilleux!

Oh! Merci beaucoup.

- Ce sera tout, monsieur? - Oui, merci. Merci.

- Merci. Bonsoir, monsieur. - Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir!

Qu'y a-t-il, Diana? Quelque chose te préoccupe?

Non, je suis un peu nerveuse, c'est tout.

Bien entendu. Je suis un peu nerveux moi aussi.

Je m'excuse pour I'incident dans le couloir.

C'était regrettable.

Tout ira mieux quand on aura pris un verre et relaxé.

Veux-tu aller te changer et te rafraîchir?

Je vais nous commander à souper.

Service aux chambres.

Es-tu prête, Diana?

Pas encore.

Le souper est arrivé, et j'ouvre la bouteille de vin.

Très bien.

Dépêche-toi.

J'arrive.

Si tu as besoin d'aide, je me ferai un plaisir de t'aider.

Non, j'arrive. Je cherche mon parfum.

Eh bien.

Tu sens très bon.

J'aimerais porter un toast.

À nous et à notre avenir.

Ensemble pour toujours!

Je ne peux pas lever mon verre à ça, Henry!

- Je ne peux pas rester. - Quoi?

On ra plus à faire semblant.

- Que veux-tu dire, Diana? - J'ai essayé.

Mais notre mariage ra pas fonctionné.

Pas fonctionné? On est mariés que depuis quelques heures.

- Va voir un psychiatre. - Déjà fait.

Qu'a-t-il dit?

Que j'étais instable, anxieuse, indécise et...

Et quoi?

Et que je devrais t'épouser.

Et bien voilà. Diana...

Non, je raurais pas dû I'écouter ni I'oncle Ralph.

Je raurais pas dû me faire influencer.

Voyons les choses calmement, Diana.

Relaxons avec un verre de vin. Tu verras que tu t'en fais pour rien.

Non! Je me fiche de ce qu'on dit.

Si deux personnes ne vont pas ensemble, c'est ainsi.

On ne peut rien y changer.

Ce serait mal de prétendre qu'on va bien ensemble.

Si ça ne te dérange pas, je retourne chez moi.

Mais ça me dérange. Tu es ma femme!

Oui, mais ce rest pas... Tiens.

Je ne la veux pas! Je ne serai pas humilié ainsi.

Pardonne-moi. Trouve quelqu'un d'autre.

- Quelqu'un qui sera une bonne épouse. - J'ai déjà une épouse. Tiens.

Tu ras pas besoin de crier!

Henry, tu sais que j'ai raison,

et que nous faisons tous deux erreur.

Non, ne me touche pas. Laisse-moi tranquille.

On rest pas faits I'un pour I'autre

et si on continue, on va le regretter.

Que devrais-je faire?

M'incliner et dire: "Ravi de t'avoir connue, à bientôt"?

- Pour qui me prends-tu? - Je ne sais pas.

Tu vas t'asseoir

- et être raisonnable. - Non.

- Oui, tu vas le faire! - Je vais crier.

Tu vas crier?

Penses-tu qu'on aidera une femme à fuir son mari?

C'est moi qu'on aidera.

Henry. Henry, écoute-moi!

- Pour I'amour, voulez-vous... - Pardonnez-moi. Je suis désolée.

Hé!

Pardonnez-moi, monsieur.

Avez-vous vu ma femme, une petite blonde?

Je pensais qu'elle était... L'avez-vous vue?

Non. Mais si je la vois, je lui dirai que vous avez déjà soupé.

Merci de m'avoir secourue.

J'ai toujours rêvé qu'on défende mon honneur,

et vous I'avez fait deux fois ce soir.

Une fois.

La seconde fois, je ne cherchais que la tranquillité.

Je vous remercie tout de même de m'avoir laissée entrer.

- J'avais de gros ennuis. - Vraiment?

Devrais-je appeler la police?

Oh! Non. Ça ne ferait qu'empirer les choses.

- Vraiment? - Certainement.

Qui est cet homme?

C'est un homme que je connais... Un ami de la famille.

Je le connais depuis longtemps, et...

Je me suis retrouvée mêlée à lui sans m'en rendre compte.

C'est difficile à expliquer.

Vous ravez rien à expliquer.

- C'est toujours la même histoire. - Oui?

Bien sûr.

Et ça se déroule ainsi.

Une jeune fille arrive en ville.

Vous venez d'ailleurs, rest-ce pas?

Oui, je ne suis pas de la ville.

Donc, une jeune ville vient à New York pour devenir célèbre.

Elle est actrice ou mannequin.

Peu importe ce qu'elle est, car elle ne réussit pas.

Les temps sont durs, et voici que votre ami entre en scène.

Il est riche, beau parleur et probablement marié, non?

On peut dire ça.

Mais sa femme et lui ne se comprennent pas.

Il chante la pomme à la jeune fille, lui achète quelques babioles,

lui en promet d'autres, et elle échoue ici.

Une histoire sordide, hein?

Suivez mes conseils: Retournez d'où vous venez.

Je ne peux pas.

Pourquoi? Vos parents ne veulent pas vous voir?

Je rai plus de parents.

Il doit bien y avoir quelqu'un. Où avez-vous grandi?

J'ai grandi dans un couvent.

- Vous ne me croyez pas? - J'ai dit: "Hum."

Vous devez penser que j'ai grandi dans un foyer pour délinquants.

C'est probablement pour moi.

Je vais répondre.

Allô?

Oui, c'est la chambre 2305.

C'est mon copilote.

Qu'est-ce qu'il y a?

Je suis dans un bar, au Club Fifty.

L'atmosphère est plus sympathique que je ne I'avais prévu.

Oui. Et mon amie a une amie qui est très amicale.

Pourquoi ne viens-tu pas nous rejoindre, t'amuser un peu?

Pas ce soir, Bullets. Je suis épuisé. Je dois dormir.

Oh! Marv, je m'inquiète pour toi. Tu es trop raisonnable.

Ce rest pas normal d'éviter les dames.

Je suis trop fatigué pour sortir, Bullets.

De plus, j'attends un appel de Jack. Oui, je te verrai demain.

Et sois à I'heure, d'accord? Je veux décoller à 8 h. Bien.

J'espère que je ne vous empêche pas de sortir.

Non, mais vous m'empêchez de dormir.

Je dois me lever tôt.

Pourquoi rallez-vous pas vous coucher?

Je vais rester ici et plus tard, j'essaierai de m'éclipser.

Vous ne pouvez pas sortir habillée comme ça.

- J'imagine que non. - Bien sûr que non.

Eh bien...

Voyons voir.

- Vous toussez? - Hein? Non, je ne...

Je ne tousse jamais. C'est...

- Vous fumez peut-être trop. - Non, je ne fume pas.

Si vous voulez, vous pouvez dormir ici ce soir.

Vraiment? Où dormirez-vous?

Je prendrai le canapé. Prenez la chambre.

- Elle se ferme à clé. - Ce ne sera sûrement pas nécessaire.

Je vais aller chercher mes affaires.

- Vous êtes pilote pour une compagnie? - Oui. La compagnie Payne.

- Je suis Marvin Payne, le président. - Je ne la connais pas.

C'est très possible.

Ce rest pas une grosse compagnie. Du moins, pas encore.

Après la guerre, moi et quelques gars

avons démarré notre entreprise.

On ra que deux vieux avions datant de la guerre.

- C'était une belle initiative de... - Bien, vous pouvez y aller.

En passant, comment vous appelez-vous?

Dottie... Dottie Blucher.

Enchanté. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Allô.

J'aimerais un réveil à 7 h demain matin.

Oui. Bonne nuit.

- Puis-je entrer? - Oui.

Auriez-vous des somnifères?

Je sais que je ne pourrai pas dormir.

Je pense que j'en ai dans mon sac.

On en avait pour nos passagers. Tenez.

Merci. Il ren reste que trois.

Vous ren aurez pas besoin?

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Allô?

Salut, Marv! Mon quart vient de commencer. J'ai su que tu étais ici.

J'aimerais monter te voir. http://www.divx-titlovi.com

Écoute, Dick, je suis paralysé.

Je suis exténué. Mon voyage a été difficile.

Je te verrai demain matin avant de partir.

Bien, bonne nuit.

- Puis-je entrer? - Elle demande si elle peut entrer.

Ce sont les somnifères. Ils ne fonctionnent pas.

J'ai le corps tout noué. Je ne peux même pas me coucher.

Prenez-en deux.

J'en ai pris trois, mais ils doivent être très faibles. Vous...

Pensez-vous que I'hôtel en aurait des plus forts?

Je vais leur demander.

Pourrais-je parler à M. Hebert, s'il vous plaît.

Excusez-moi.

Allô, Dick?

Dick, je me demandais

si tu pouvais me faire monter un somnifère.

Je pensais que tu étais exténué.

Tu veux un somnifère?

Je suis trop fatigué. J'ai le corps noué.

Oui. Merci beaucoup, Dick.

- Il va en monter un. - Bien.

Je ne crois pas que vous devriez être là. On pourrait ne pas comprendre.

J'imagine que non.

Je me demande ce que je vais faire demain en ce qui concerne mes vêtements.

On en reparlera demain matin, d'accord?

Je devrais aller me cacher.

Voici le somnifère.

Eh bien, Dick, tu ravais pas à venir toi-même.

Aucun problème.

J'ai cru que tu aimerais avoir de la compagnie.

J'ai vu Johnny Matthews aujourd'hui.

Tu t'en rappelles? II était officier des opérations.

- Oh! Oui, oui. - Il me disait que...

Prends-le. Je resterai jusqu'à ce que tu dormes.

Je ne crois pas que tu devrais, Dick.

S'il y a quelqu'un avec moi, je ne fermerai pas I'œil de la nuit.

Très bien, vieux. Je m'en vais.

C'est un puissant somnifère.

Si tu veux te lever tôt, ren prends que la moitié.

Enlève-lui un peu de poudre.

Très bien, je le ferai. Et merci encore, Dick.

- Eh bien, bonne nuit. - Bonne nuit, Dick.

Pourquoi dors-tu sur le canapé? Tu as une chambre, tu sais.

Oui, je sais. Mais je ne voulais rien déranger,

comme j'ai eu un prix spécial.

Oh! C'est insensé, mon vieux. Mets-toi à I'aise.

Tu seras mieux dans un bon lit.

Ne t'en fais pas pour moi, Dick. J'aime le canapé.

Prends donc le lit, Marv.

Tu dois I'essayer avant de le juger.

N'y entre pas, Dick.

Pourquoi pas, mon vieux?

Je suis désolé, Marv.

Dick, je...

Que pensais-tu y trouver?

- Pendant un moment, j'ai cru que... - Tu as pensé que...

- Je pensais que... - Tu pensais que...

- Désolé. - Bien.

- Eh bien, bonne nuit, Marv. - Bonne nuit, mon vieux.

Très bien, c'en est terminé.

- Est-il parti? - Oui.

J'étais cachée dans la douche.

La fenêtre était ouverte, et j'ai cru...

Oh! Non, ça arrive beaucoup plus tard dans votre histoire,

quand la fille aura vraiment touché le fond.

- Voici votre somnifère. - Merci.

- Bonne nuit, Marv. - Bonne nuit, Dottie.

Je ne crois pas qu'il fera effet, Marv.

Quoi?

Quoi?

Hé!

Enchanté, monsieur.

Pardonnez-moi de vous déranger si tôt,

mais je collecte des fonds pour les vieux aviateurs.

Ils font vraiment pitié, ces pauvres gars.

Ils boivent, sont nerveux, sont trop jeunes pour être si vieux,

doivent continuer à travailler,

même s'ils devraient être à la retraite et passer du bon temps.

Ouah! J'ai eu du bon temps hier soir.

- Bonjour, il est 7 h. - Bonjour, il est 7 h.

Tu devrais sortir plus souvent, rencontrer des gens.

Tu ne peux pas vivre en ermite. Il faut être heureux.

Compagnie aérienne Payne, bureau du président.

Allô? Bonjour, Dick. Oui, je suis levé.

Oui, je sais. Je serai parti avant 9 h.

La pilule? Quelle pilule? Ah! Cette pilule!

Elle a fait effet, Dick. Je te verrai en bas.

Tu es un drôle d'ermite.

C'est une pure étrangère.

Elle avait des ennuis, elle a cogné à ma porte pour avoir de I'aide.

Et tu I'as aidée?

Elle a I'air très molle.

Penses-tu qu'elle est morte?

- Oh! Non. C'est à cause de la drogue. - De la drogue?

- Tu I'as droguée? - Non, c'était un somnifère.

J'ai oublié de lui dire de ren prendre que la moitié.

On devrait la réveiller.

Dottie. Mlle Blucher.

- Hé! - Elle respire encore.

Hé! Dottie!

Mlle Blucher, réveillez-vous.

Va répondre, d'accord? Ne laisse entrer personne.

Je dois faire la chambre.

Faire la chambre?

Où étiez-vous?

- On vous cherchait. - Oui?

Oui, I'entretien ménager vous cherche.

Il faut aller nettoyer la 2333 tout de suite.

- La 2333? - Oui, laissez-moi vous aider.

- C'est lourd, hein? - C'est vrai.

Il devrait y avoir un moteur.

Bonjour! Tout le monde debout! Vous vous souvenez de moi?

Je suis le gars qui...

Hé!

Écoutez-moi.

C'est ridicule. Dottie! Hé! Hé!

II faut quitter la chambre, car il va y avoir un...

Il va y avoir un mariage.

C'était la femme de chambre. Elle est partie. Comment tu t'en tires? Oh!

Laisse-moi essayer.

J'ai beaucoup d'expérience avec les dames sans connaissance.

Hé! Prexy,

quand tu voyages, tu voyages en première classe.

C'est un pur quadrimoteur.

Hé! Dottie! Réveillez-vous!

La 2333 ra besoin de rien. Je dois faire cette chambre-ci.

C'est impossible. Revenez plus tard.

Allez compter les draps.

Hé! Réveillez-vous, beauté! Dites bonjour à oncle Bullets!

Ça ne fonctionnera pas. Je vais commander du café.

Prexy, je ne veux pas m'immiscer dans ta vie personnelle,

mais on doit décoller dans peu de temps.

Service aux chambres.

Et le temps commence à s'obscurcir!

Oui, du café à la chambre 2305.

Pour six personnes.

- Je suis si fatiguée. - C'est le vol de 8 h?

D'accord, Newark, merci.

Le temps rest pas beau à I'ouest de Chicago.

Il faut y aller. Comment allez-vous, Mlle Blucher?

Elle est repartie. Lève-la.

- Je vais recommencer mon traitement-choc. - Oh! Non!

Allez, buvez encore un peu de café.

Ça doit être la femme de chambre. Je vais devoir lui parler.

Écoutez-moi, Mlle Vadrouille... Oh! Dick.

Que se passe-t-il, Marv?

La femme de chambre ne peut pas entrer.

Tu sais qu'il y a un... Ah! C'est ça!

- Salut, Dick. - Dick...

J'avais des soupçons hier soir,

mais je t'ai laissé le bénéfice du doute.

Qu'est-ce qu'elle a?

- Droguée. - Droguée?

Non, c'est à cause du somnifère que tu m'as monté.

Qui est-elle?

Oh! Pardonne-moi. Mlle Blucher. Lève-lui la tête.

Mlle Blucher, voici notre hôte, M. Hebert.

Enchanté.

Enchantée.

Dick, ça doit sembler...

Ne m'insulte pas avec une explication farfelue.

Comme tu es là, et que tout est dit,

Marv et moi pouvons partir.

On doit décoller dans une heure...

Oh! Non, vous ne partez pas. Vous restez là.

Je ne veux pas être responsable d'une femme inconsciente.

Si vous partez, elle part avec vous.

Ne vous en faites pas pour moi. Je vais très bien.

- Elle est repartie! - Oh! Ne vous rendormez pas.

- Je vais bien. - Écoutez, Mlle Blucher,

où voulez-vous qu'ils vous emmènent?

En Californie avec eux.

Bien sûr!

- Non! - On ne peut pas.

Non, non. C'est impossible.

Je veux quitter la ville, m'en aller loin.

Après ce qui s'est passé, Marv, vous devez me comprendre.

Vous avez été si merveilleux.

Bien sûr, vous voulez partir et tout recommencer.

- Recommencer. Oui. - Oui, recommencer.

Oh! Emmenez-moi avec vous.

Tu dois I'emmener.

Peu importe où, mais elle ne peut pas rester ici.

Les gens du mariage.

Je vais aller ranger I'autre pièce.

Allez, Marv. Allons-y.

On ne peut pas la laisser comme ça.

C'est le meilleur moment pour partir.

Réponds, Bullets. Retiens-les, je reviens.

- Oui. - S'ils veulent entrer,

dis que la pièce est fermée temporairement.

Peut-être que je pourrai embrasser la mariée.

- Où sont ses vêtements? - Elle ren a pas.

Quoi?

Non, elle est arrivée ici comme ça hier soir.

Elle ne peut pas sortir comme ça.

J'ai peut-être quelque chose là-dedans.

Tiens ça.

- Tu penses que ça fera? - Il le faut.

Écoutez, Mlle Blucher.

Concentrez-vous. Pensez-vous pouvoir vous tenir debout?

- Bien sûr. - Bien.

Vous devez être I'organiste. Voulez-vous réchauffer I'orgue?

Asseyez-vous. Jouez une petite chanson.

On va devoir I'habiller.

Y a-t-il une pièce où on pourrait se rafraîchir?

De I'autre côté de cette porte, ma chérie.

Veuillez nous excuser.

Oh! Non, non, pas là. Cette pièce est fermée temporairement.

C'est une jolie poupée qui se marie aujourd'hui.

Une rousse dénommée Georgia.

Elle épouse un soldat. Sa mère a dépensé toutes ses économies pour le mariage.

Aucun d'eux ravait jamais mis les pieds dans un endroit si sophistiqué.

Vous descendez?

- Tenez, prenez ça. - Oui, monsieur.

Accotez-la dans le coin, d'accord?

On descend, ou vous avez changé d'avis?

Oui, monsieur.

Attendez.

- Bonjour. - Bonjour, monsieur.

- Ma note, s'il vous plaît, chambre 2303. - Oui, monsieur.

Oh! M. Benson, votre reçu.

Réveillez-la en arrivant à New York et emmenez-la où elle le désire.

D'accord.

Où sommes-nous?

À Newark. Écoutez, j'ai donné...

J'ai donné dix dollars au chauffeur pour qu'il vous mène rimporte où.

- Un taxi ne peut pas me mener où... - Écoutez, Mlle Blucher.

Vous voulez nous accompagner en Californie,

- mais c'est impossible. - Oh! Emmenez-moi, Marv.

Il y a d'autres moyens.

Il y a d'autres compagnies aériennes, le train ou I'autobus.

Ou le bateau par le canal de Panama.

Non, je ne peux pas. Je rai pas d'argent.

- Je vous rembourserai. - Ce rest pas ça.

C'est un avion-cargo, et on ne peut pas prendre de passagers.

Il doit bien y avoir un moyen.

Je vous en prie, Marv, je dois fuir la ville quelque temps.

Emmenez-moi à mi-chemin.

Désolé, aucun passager. Ce sont les règlements.

- Bonjour, Jack. - Vous ne deviez pas partir tôt?

- Oui. - On a été retenus à I'hôtel.

C'était ma faute.

- Alors? - Jack, voici Mlle Blucher.

Voici Jack Samuels, notre transitaire.

- Enchantée. - Je vous empêche de dormir?

II est encore tôt pour moi, c'est tout.

Bon, allons-y, d'accord? Et notre cargaison, Jack?

C'est super. Un autre 450 kg.

Des magazines, des trombones et des homards vivants.

- Les homards ne sont pas à bord. - Pourquoi?

Une fois les homards à bord, tu dois partir. Beau ou mauvais temps. C'est le contrat.

Comment est le temps à I'ouest?

Si on perd cette cargaison, on fait faillite. Il faut y aller.

Le courrier doit être livré. J'aimerais qu'on ait du courrier à livrer.

Je pourrais le trier

au lieu de fixer les nuages.

Il faudra gagner du temps quelque part.

Le cercueil doit être au cimetière des lmmortels

avant 10 h demain matin.

Le chimpanzé doit donner un spectacle demain.

On a promis de le livrer à temps et en bonne forme.

Ça sera fait.

Occupez-vous des homards. Je sors le plan de vol.

- Mlle Blucher vient avec nous. - Oui?

- Oui, enregistre-la en tant qu'employée. - Merci, Marv.

Jusqu'à Chicago.

Bullets vous appellera dès qu'on sera prêts.

En tant qu'actionnaire, pourrais-je te demander...

Oublie la question. As-tu I'argent pour I'essence?

Bien sûr. Tiens, 100 billets.

- Merci. - Bullets,

- quand tu sortiras de I'avion... - M. Baker!

- M. Baker? - Excuse-moi, Prexy. De vieux amis.

Bonjour. Content de vous voir. Je m'inquiétais.

On avait peur d'être en retard, M. Baker.

- C'était génial, M. Baker. - Ravi de vous voir, Mme Goodrich.

Vous pouvez m'appeler Georgia, M. Baker.

- Bonjour, Georgia. - On est comme de vieux amis.

- Je m'appelle Milt. - Bonjour, Milt.

- Où est I'avion? - Là-bas.

Le voici.

C'est un vieux vétéran. Il a fait la guerre.

Des sièges baquets?

La compagnie Payne a les meilleurs sièges baquets du milieu.

Ils nous font mal au derrière.

Pas si je suis assise sur toi.

Vous avez bien raison.

Oh! Marv... Capitaine Payne, voici M. Et Mme Goodrich.

- Enchantée. - Enchanté.

- Enchanté. - Mme Goodrich, c'est drôle, hein?

De jeunes mariés?

Lls se sont mariés ce matin à I'hôtel.

Vous êtes en voyage de noces?

Eh bien, oui, j'imagine qu'on peut dire ça.

Allez près de I'avion et attendez-nous, d'accord?

- On va décoller bientôt. - D'accord.

- Viens, mon petit sucre d'orge. - Oui, mon bel amant.

Capitaine Payne, je suis sûre qu'on va faire bon voyage avec vous.

Qu'est-ce qu'elle a dit?

Je leur ai vendu deux billets aller-retour pour la Californie.

Oh! Bien. http://www.divx-titlovi.com

Tu vas aller les voir et...

Prexy, je ravais pas le choix.

J'ai trop dépensé hier. J'ai dépensé I'argent pour I'essence.

Par hasard, ces deux jeunes avaient 100 $ pour leur voyage de noces.

- Donc... - Tu leur as vendu des billets?

Qui le saura? Prexy, tu t'inquiètes trop.

Sois heureux. Ne cherche pas les ennuis.

Veux-tu qu'on reste au sol?

Sans essence, tu serais aussi cloué au sol.

Je vais au poste central.

Essaie d'être sage, d'accord?

Ou je te clouerai moi-même au sol quand on sera à 3000 m.

- Compris, Wilco! - Oh! La ferme!

Hé! Mac!

- Emmène-moi au poste central, d'accord? - Oui.

Hé! M. Bullets!

Venez ici!

- J'ai trouvé un autre employé! - Quoi?

- On a un autre passager. - Oh! Non!

II s'est informé pour aller en Californie...

Vous ne comprenez pas, Dottie. On ne prend jamais de passagers!

Oh! Je pensais que vous aviez besoin d'argent.

Il vous a payée?

II se fichait pas mal du prix,

car il ra pas hésité à me donner 300 $ .

Trois cents...

On fait parfois de rares exceptions.

- Faites monter votre passager! - Un homme de plus.

Oh! M. Caslon! Votre avion est prêt.

Bien sûr, I'avion. Je vais chercher des cigarettes.

- Je reviens tout de suite. - On est là-bas, la compagnie Payne.

Où étais-tu?

II y avait trop de monde

dans la salle d'attente, alors je suis venu ici.

- Et je devais le deviner? - Je rai pas réfléchi.

Tu devrais commencer à réfléchir! Qu'as-tu au visage?

Je tremblais un peu quand j'ai coupé ma moustache.

Si ça avait été une barbe, tu te serais tranché la gorge.

Mae, crois-tu qu'on devrait continuer?

Ne sois pas si nerveux, chéri. Tout va bien aller.

Pourquoi voyage-t-on séparément?

Je te I'ai déjà dit. C'est plus sûr ainsi.

- Ton billet? - Un avion-cargo de Payne.

Bonne idée.

Rappelle-toi de ne pas descendre de I'avion

et ne perds pas ce sac de vue.

- Je te verrai là-bas. - Très bien. Au revoir.

- Mae, peut-être devrais-tu t'en occuper? - Oh! Non, merci. Garde-le.

Si je tiens un sac, c'en sera un autre!

Et moi?

Pour I'amour, chéri, reprends-toi et arrête de trembler.

Embarque avant de t'évanouir.

Je te verrai à Burbank.

- M. Caslon! Dépêchez-vous! - Je vais le porter.

Oh! Dépêchez-vous.

- Voici M. Caslon. - Ça va?

- Enchanté. - Fais-le embarquer.

Par ici, monsieur.

- Oh! Non, non, je vais le porter. - Qui est-ce?

- Un autre employé. - Marv est-il au courant?

Non, c'est une surprise.

On va jusqu'en Californie là-dedans?

Bien sûr, M. Caslon. C'est un avion-cargo. Vous aimerez ça.

C'est comme un bat-la-houle. C'est très informel.

Pendant le voyage, on vous montre le paysage.

Si quelque chose vous intrigue, on s'approche.

- Non, j'aimerais mieux que... - Ou pas, comme vous voulez.

- Est-ce un cercueil? - Où?

Juste là.

On dirait bien, hein?

- Avec un corps à I'intérieur? - Je rai pas regardé.

- Devrait-on I'ouvrir pour voir? - Non.

Bien. Entrez, M. Caslon.

- Ce gorille est-il méchant? - Joe est un chimpanzé, pas un gorille.

Il ne vous fera pas mal si vous ne le dérangez pas.

Ne vous en faites pas!

Bonjour, Joe. Oh! II est mignon.

Joe vous aime bien.

Et croyez-moi, c'est une grande réussite.

Il a très peu d'amis.

- Prêt? - Oui.

Quand tu prendras le poisson à Chicago, prends aussi de la glace.

- Il doit être livré frais. - D'accord.

Asseyez-vous et bouclez votre ceinture.

On s'apprête à décoller.

Capitaine, voici des fruits et des bonbons.

Pouvez-vous lui en donner de temps en temps? II y a aussi des cigares.

Il y a droit après chaque repas.

- Il les mange ou les fume? - Il les fume.

- Au revoir, capitaine. - Au revoir.

- Aide-le, Jack. - Par ici, monsieur.

Salue les actionnaires de Burbank de ma part.

Au revoir.

Voici un de mes amis. Joe, voici Marv.

Enchanté. Tenez.

N'oubliez pas de boucler votre ceinture.

Prenez un autre siège pour le décollage.

Mais Milty et moi nous sommes promis de ne jamais nous quitter.

Mais la ceinture rest pas assez longue pour vous deux.

Oh!

Tu reviendras une fois qu'on aura décollé, mon bébé.

Ça me fait mal de quitter tes beaux petits genoux.

- Au revoir, mon bel amant. - Au revoir, mon petit sucre d'orge.

Excusez-moi.

Votre ceinture est attachée? Merci.

- Qui êtes-vous? - Je suis...

Je suis... Pourquoi le demandez-vous?

Oh! M. Payne, voici M. Caslon.

M. Caslon, voici notre capitaine et président, M. Payne.

- Je ne peux pas te laisser cinq minutes... - Écoute, Prexy,

trois ou quatre passagers, c'est la même chose.

Simple calcul.

Et Caslon avait 300 bonnes raisons pour qu'on I'embarque.

- Prexy, tu dois être... - Oui, je dois être heureux.

Je serais plus heureux si je m'occupais de ça.

Allez, viens. On part.

Il y a d'autres personnes que tu voudrais embarquer?

Très bien. Dégage la droite.

Tout va bien?

Oh! Oui. C'est magnifique.

Je lui ai donné un cigare, et il I'a allumé tout seul.

- Faites attention qu'il vous morde. - Il est presque humain.

Avec un verre dans I'autre main, il aurait I'air d'un homme distingué.

Je pensais que I'avion était en feu.

Vous devriez vous asseoir.

Peut-être pas.

- Vous avez froid? - Aux pieds seulement.

Je peux arranger ça.

Vous savez qui est à I'intérieur?

Oui, un dénommé Harry Selby.

C'est triste, hein?

Ça dépend.

S'il a fait quelque chose de sa vie, ce rest pas si triste.

Qu'est-ce qu'on doit faire de sa vie?

Beaucoup de choses.

Travailler, avoir du succès, élever une famille.

- C'est ce que vous faites? - J'essaie.

En partie, du moins.

D'après mon horaire, je ne pourrai pas élever une famille avant 1954.

Vous avez un horaire pour ça?

Je pense qu'on doit planifier sa vie.

Et si vous tombiez amoureux avant 1954, comme ces deux-là?

Lls ravaient même pas assez d'argent pour une bague de fiançailles,

mais ils semblent heureux.

Maintenant, oui! Mais attendez qu'ils aient des enfants, des factures en retard,

des choses qu'ils ne peuvent se payer.

Et vous serez prêt pour tout ça en 1954, hein?

Quand on aura des quadrimoteurs, on sera vraiment en affaires.

Comment pouvez-vous être si certain de I'avenir?

II y a tant de problèmes dans le monde, tout est si mélangé et incertain.

Il y a toujours eu des problèmes, mais généralement, ils se règlent.

Sans devoir faire une crise d'hystérie.

La guerre ne vous a pas affecté, hein?

Je rai pas de séquelles, si c'est ce que vous voulez dire.

Ça m'a retardé de quelques années,

mais un million de dollars arrangerait tout.

L'argent rest pas tout, Marv.

Ne le croyez pas. Si vous en aviez, vous le sauriez.

Vous croyez que I'argent vous rendrait heureux?

Avec de I'argent, j'achèterais un quadrimoteur.

Et là, je serais heureux.

Oh! C'est merveilleux.

J'aimerais être aussi positive que vous.

Je rai jamais réussi à faire un plan et à le suivre.

Il faut seulement décider de ce qu'on attend de la vie.

Comme Joe.

Il veut des bonbons.

Tiens.

Allez, mange.

Oh! Non, Joe.

Laissez-moi faire.

Tiens, Joe.

Tu vas t'ennuyer de moi quand je débarquerai, hein, Joe?

Vous aimeriez peut-être être seuls.

Chicago!

Notre arrêt sera d'une heure et demie.

Vous pouvez sortir, manger...

Non, merci.

Au revoir, Joe.

J'espère que tu ne mourras pas de faim avant d'arriver en Californie.

- Eh bien, au revoir. - Au revoir.

Merci pour la ballade. Ça m'a aidée.

Où dois-je envoyer les vêtements?

À la compagnie Payne, à Burbank en Californie,

mais prenez votre temps.

- Au revoir, Bullets. - Au revoir.

Mlle Blucher.

Qu'allez-vous faire? Vous allez rester à Chicago?

J'aimerais aller en Californie.

J'ai une tante là-bas. J'ai pensé qu'elle pourrait m'héberger.

Je vois.

Allez manger un sandwich et soyez ici à 16 h.

Oh! Marv! Merci!

En la gardant avec nous,

elle pourra s'occuper du singe.

On dirait qu'il I'aime bien.

Attendez-moi, s'il vous plaît.

- La banque est fermée. - Je voudrais voir M. Burns.

Dites-lui que Diana Dillwood est ici.

- Je ne sais pas... - Et je suis pressée.

Attendez un instant. Je vais aller voir.

- Entrez, Mlle Dillwood. - Merci.

Tiens, Prexy.

Le temps est mauvais.

Penses-tu qu'on devrait rester ici jusqu'à ce qu'il s'améliore?

On a embarqué le poisson,

le cercueil et le singe doivent être à Los Angeles ce soir.

L'actionnaire de la compagnie Payne a-t-il sa réponse?

Messieurs, c'est votre avion?

Oui.

- Vous arrivez de New York? - Oui.

Vous avez des passagers avec vous?

Non, ce rest qu'un petit avion-cargo.

Parfois, les gens qui désirent voyager incognito prennent un avion-cargo.

Je suis à la recherche d'une femme blonde d'environ 28 ans et d'un homme de 40 ans.

Il porte des lunettes et une moustache. Les avez-vous vus?

Une blonde grande comme ça? Plutôt jolie?

- Oui. - Non. On ne I'a pas vue.

Vous êtes un farceur, hein?

Un instant. Vous les recherchez pour quoi?

Détournement de fonds d'environ 50000 $ .

- Dottie? - Bien sûr que non.

Il a parlé d'un détournement de fonds. Elle ra pas un sous.

L'homme aux lunettes et à la moustache

pourrait être celui qui t'a frappé à I'hôtel.

Lui ou 40 millions d'autres hommes.

Oh! M. Baker!

M. Baker! M. Baker, M. Payne!

Regardez!

N'est-elle pas superbe?

Eh bien! C'est un énorme diamant!

Dottie me I'a offerte.

Elle avait entendu dire que je ren avais pas.

N'est-elle pas la plus gentille?

Je me suis aussi offert un cadeau.

- Vous aimez? - Oui.

C'est un peu grand, mais je ne pouvais pas le faire altérer.

Je vous croyais sans le sous?

Oh! J'avais un petit coussin à Chicago. J'ai des fruits pour Joe.

Tout le monde à bord. On est en retard.

Prexy, sais-tu ce qui arrive aux gens qui aident les fugitifs à fuir la police?

La police rest pas très compréhensive envers eux.

On les appelle des complices.

Prends le volant, d'accord?

Prexy, on pourrait lui donner un parachute et lui demander de sauter.

Joe ne va pas bien.

C'est à cause de I'altitude.

On essaie de dépasser ce mauvais temps.

Je réfléchissais à vos ennuis à New York.

Oui?

Vous ne m'en avez pas beaucoup dit.

Vous avez parlé de la jeune campagnarde qui arrive dans la grande ville...

Avais-je tort?

Ce rétait pas vraiment exact.

Vous faites peut-être erreur en fuyant.

Il vaut parfois mieux affronter les obstacles.

Pas cette fois, Marv. Je devais fuir.

Vraiment?

C'était la seule chose à faire, sinon...

J'aurais pu être prisonnière pour le reste de ma vie.

Ce genre d'ennuis vous est-il déjà arrivé?

Ça ravait jamais été aussi loin.

Pensez-vous que... Pensez-vous...

Quand tout sera arrangé, je vous raconterai I'histoire.

Je vais retourner à I'avant pour aider Bullets.

On est à 4200 mètres. On ne peut pas aller plus haut.

Aussi bien arrêter de gaspiller I'essence. Le singe est malade.

Comment ça? Ce rest pas lui qui doit conduire cet autocuiseur.

Je I'ai.

Quand tu étais à I'arrière, Kansas City a appelé.

Ils disent 150 mètres et une visibilité réduite.

Pourquoi ne pas oublier Kansas City et aller à Tulsa?

N'est-ce pas un peu loin avec notre réservoir?

Quand le temps est mauvais, il est plus facile d'atterrir à Tulsa.

Et la police pourrait attendre Mlle Blucher à Kansas City, hein?

Peut-être pas.

Le flic de Chicago ne cherchait certainement pas un caniche.

Ça ne prouve rien.

Allume ton ordinateur et dis-moi combien d'essence il nous reste.

Kansas City, ici N.C.551. Terminé.

Quand tu t'éprends d'une dame, tu ry vas pas de main morte.

- Un avion appelle Kansas City, répétez. - Kansas City, ici N.C.551.

Marv!

On est en plein verglas.

ESSENCE

J'espère qu'il tiendra jusqu'à Tulsa.

On doit être près de Chanute. Appelle-les.

Chanute, ici N.C.551. M'entendez-vous?

N.C.551, ici Chanute...

On a perdu I'antenne.

J'aurais dû écouter ma mère et devenir dentiste.

Tu sais quoi?

On devrait trouver un beau petit trou et atterrir

pendant qu'on a encore de I'essence.

Tiens, prends-le. Garde le cap.

Je vais avertir les passagers.

Dis-leur que c'est un atterrissage de routine, qu'il ry a rien à craindre.

Aucune éclaircie jusqu'ici.

Je I'ai.

Joe, ne fais pas ça. Non.

Quelle façon de mourir.

Pris dans cette machine infernale avec des gorilles et des cercueils...

Si je dois mourir, je veux mourir sur tes beaux petits genoux.

- On ne va pas mourir. - J'espère que non.

On vient juste de se marier.

Même pas assez d'essence pour remplir une tondeuse.

On ne peut plus rester dans les airs.

Il faut descendre et tenter notre chance.

- Maintenant? - Maintenant.

On est à 600 mètres. Tu vois quelque chose?

II semble y avoir une éclaircie.

C'est le sol, Prexy, et il semble plat.

Si on perd encore un peu d'altitude, on s'en tirera.

Je pense qu'on peut atterrir.

Ça ne semble pas facile.

Essaie d'envoyer la fusée éclairante.

- J'espère que la boue rest pas profonde. - On le saura bientôt.

- Train sorti. - On descend.

Si ce rétait pas de ta blonde, on serait déjà à Kansas City

en train de boire et de manger.

À I'avenir, si on a un avenir, laisse-moi pourchasser les dames.

Train sorti verrouillé, mélange, pression, feu vert.

Je pense que j'ai une roue.

J'ai une roue, probablement.

Pleins volets.

Pleins volets.

Éteins le moteur!

Dans le fond, c'est une profession pour les jeunes hommes.

Je suis trop vieux pour être un intrépide aviateur.

C'était un terrible atterrissage, hein?

Terrible? Que dis-tu? C'était merveilleux. On est vivants.

Allons vérifier si tout le monde I'est aussi.

Tout le monde va bien?

Ça va.

- Dottie? - Ça va. Beau travail, Marv.

Et Joe?

M. Caslon?

M. Caslon!

II nous manque un employé?

C'est son sac. Il ne doit pas être loin.

Restez assis, et on va...

Chéri, je pense que ton petit sucre d'orge va être malade.

Hé! Bullets! Ouvre la porte. On va aérer I'endroit.

Caslon?

Pensez-vous qu'il s'est caché avec M. Selby?

- Vous êtes sûre que ça va? - Oui.

Asseyez-vous là. On va aller voir dehors.

Il ra sûrement pas sauté, hein?

J'espère que non. Il pourrait demander un remboursement.

Où sommes-nous? Laissez-moi sortir! Tassez-vous!

Hé! Attendez!

J'ai tenté de vous le dire. Il ry a pas de marches.

Certaines personnes ront pas le pied aérien.

Je t'aime!

Tout le monde sous I'aile.

Tout semble en bon état.

- Je vais le ranger là. - Non, je vais le... Je préférerais le porter.

Ce sera peut-être une longue marche.

- Allons-y. - Un instant.

Environ 50 kilos?

Quarante-neuf kilos, bien asséchée et sans vêtements.

Hé! Vous!

- Ça va? - Oui, ça va.

Vous êtes arrivés par avion, hein?

Oui, on a eu quelques ennuis.

J'ai bien vu ça. Vous avez presque arraché le toit de ma maison en passant.

J'habite tout près.

Suivez-moi et venez vous mettre à I'abri.

Où sommes-nous?

À 65 km au nord de Tulsa à vol d'oiseau.

Aucun oiseau dans le ciel ce soir. Ils doivent tous être couchés.

Ces gens sont arrivés par avion, Ella.

Voici mon épouse, Mme Racknell.

- Enchantée. - Bonjour.

Entrez vite vous changer

et manger un bon repas chaud.

On a beaucoup de restants.

Quelles douces paroles.

- Tu as faim, mon petit sucre d'orge? - Faim faim.

- Des étrangers? - Non, des jeunes mariés.

Ne reste pas là, Matt, entre.

- Entrez tous. - Par là. En haut.

Ne vous en faites pas pour la boue. Allez, les enfants, dépêchez-vous.

Venez.

Avez-vous un téléphone, M. Racknell? Je dois avertir Tulsa qu'on a atterri.

- Juste là. - Merci.

Bien.

- Quelqu'un est en ligne. - Ne raccrochez pas. Que disent-ils?

On écoute toujours les conversations.

Dix familles partagent la même ligne. On socialise.

Un gars parle de douleurs au dos.

Vraiment?

- Elles empirent. - Oh! Jud Tavis. Passez-le-moi.

Jud?

Ici Matt Racknell.

Oui, raccroche, veux-tu?

J'ai un appel important à faire.

Peu importe ce que c'est, tu le sauras bien assez vite.

- Tenez. - Merci.

Il est dans une cage dans I'avion.

Ce rest pas vraiment un singe.

C'est un chimpanzé.

- Ils viennent d'Afrique. - C'est où?

II faut aller en Amérique du Sud, jusqu'à Natale,

puis, on va jusqu'à I'île de I'Ascension et on se rend à Dakar.

Si on a un quadrimoteur, on peut suivre I'orthodromie.

De quoi parle-t-il? Où est située I'Afrique?

De I'autre côté de I'océan.

Il y a trop de monde ici. Allez vous coucher.

Embrassez votre mère et montez.

Oui, dépêchez-vous. Allez, en rang.

Bonne nuit, bonne nuit. Allez.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Bonne nuit.

Donne-moi Pauline, Matt.

- Papa? - Oui?

II veut savoir s'il pourra voir le chimpanzé.

Oui, bien sûr. Demain matin, à la première heure.

On lui fera fumer un cigare pour toi, Barnabas.

Vous avez une belle famille, M. Racknell.

Ce sera une superbe famille quand elle sera complète.

On ne fait que commencer.

- Je suis un homme de famille. - Vraiment?

- J'ai deux garçons et une petite fille. - C'est bien.

Voulez-vous tenir Pauline pendant que je lave la vaisselle?

Oui, j'aimerais bien.

Excusez-moi.

Allez, Martha. Martha. Il faut nettoyer.

Je vais voir le temps qu'il fait.

Ça s'éclaircit, hein?

II fera beau pour décoller demain.

Pensez-vous pouvoir décoller à partir du champ?

II est un peu court. On verra demain matin.

Vous êtes certain à propos du vent?

Le vent souffle dans cette direction presque chaque matin.

J'irai à Tulsa à la première heure pour vous chercher de I'essence.

Il faudra remorquer I'avion sur un terrain ferme.

- Avez-vous un tracteur? - Non, je ren ai pas les moyens.

Personne ici ren a un.

Seuls les Cherokees en ont un. Il est superbe.

Le plus gros jamais vu.

Pensez-vous qu'ils nous le prêteraient? On les paierait.

Ils ne sont pas intéressés par I'argent.

Ils roulent sur I'or.

Ils ont des puits de pétrole sur leurs terres.

Mais j'irai les voir pour tenter de les convaincre.

Bien. Bien! Merci.

J'espère que Milt et moi aurons dix enfants, comme vous, Mme Racknell.

Vous en aurez sûrement plus.

Vous devez être occupée avec cette grande famille.

Oui, mais ça ne me fait rien.

Je ne vois pas ce qu'une femme

pourrait faire d'autre dans la vie.

Vous devez être très heureuse, hein?

Eh bien, oui, je pense que oui.

- C'est merveilleux. - Vous rêtes pas heureuse, Mlle Blucher?

Je ne sais pas.

Avez-vous déjà pensé à vous marier?

- Oui, mais ce rest pas si facile. - Qu'y a-t-il de difficile?

Oh! C'est une importante décision. J'ai...

Comment prendre une si grande décision?

Si vous devez y réfléchir, ce rest pas le bon gars.

J'ai su que Milty était le bon dès le premier jour.

Dès le premier jour?

Dès que je I'ai embrassé.

J'ai peine à y croire.

J'ai déjà embrassé quelques hommes, mais je rai jamais rien su.

Quand vous embrasserez le bon, vous le saurez.

Vraiment?

Excusez-moi. Voulez-vous danser?

Je dois aller vérifier I'avion.

Je vous accompagne. Je pourrai peut-être vous aider.

Oui, d'accord.

Tout semble intact. On a été chanceux.

C'était plus que de la chance, Marv. Vous êtes un merveilleux pilote.

Cette fois, j'ai été très chanceux.

Les avions demandent beaucoup de soins.

Il faut prendre soin de son avion,

sinon un autre homme prendra soin de notre veuve.

Mais vous rauriez pas de veuve dont il faudrait s'occuper.

Non, ce rest qu'un dicton d'aviateurs.

- Pilotiez-vous des bombardiers? - Non, je pilotais cet avion.

Au-dessus de I'Himalaya, de I'lnde à la Chine.

Je m'y suis attaché.

Quand la guerre s'est terminée, je I'ai acheté.

Je ne savais pas que vous étiez sentimental.

Je suis aussi sentimental que rimporte qui.

Seulement en ce qui concerne les avions?

J'en connais plus sur les avions.

Je sais comment m'en occuper.

Je sais comment ils réagiront.

Et vous ne savez pas...

Oh! Marv.

Oh! Marv.

Marv, c'est toi.

Oh! Oui.

Oh! J'y pensais depuis Chicago, dès que je t'ai vue partir

avec ces grosses bottines.

Vraiment? C'est merveilleux.

Oh! Mais j'ai ruiné ton bel horaire qui allait jusqu'en 1954.

C'est vrai, et j'aime ça.

Ça complique un peu les choses pour moi aussi.

Oui, c'est vrai, hein?

- Veux-tu m'en parler? - Pas ce soir, Marv, s'il te plaît.

M. Payne.

M. Payne. M. Payne. Je dois vous parler.

- Que voulez-vous? - C'est très urgent.

Excusez-nous, mademoiselle.

- C'est très important. - Un instant.

- Dottie... - Je devrais rentrer.

Je sais, mais à propos des complications?

- M. Payne, je vous en prie. - Un instant. Attendez un peu.

Ça ne sert à rien de parler de quelque chose

dont je ne peux pas encore parler,

car ce rest pas encore réglé.

Je te verrai demain matin. Bonne nuit, Marv.

Bonne nuit.

M. Payne, je ne peux pas continuer. Je ne peux pas.

Oui, ça a été difficile.

Je suis une ordure méprisable, pourrie et ignoble.

Quel est le problème, M. Caslon?

Toute ma vie, j'ai été faible et égoïste.

Je m'en rends compte.

De quoi parlez-vous?

Venez, M. Payne. Je vais vous I'expliquer.

J'ai été méprisable, pourri.

J'étais caissier adjoint pour Stylo Éternel.

Est-ce si terrible?

En tenant le bébé dans mes bras ce soir, je me suis réveillé.

J'ai pensé à ma famille, à ma bonne épouse, Harriet.

Nous sommes mariés depuis 25 ans,

mais j'ai failli à mon devoir, à ma réputation.

Attendez un peu. Un instant. Attendez.

Dites-moi où nous allons?

Derrière cette porte, il y a 50000 $ appartenant à I'entreprise.

Je suis un voleur, M. Payne. Un escroc.

Je ne m'appelle pas Caslon, mais Chalmers.

Vous êtes I'homme que la police recherchait à Chicago.

- Je suis ignoble... - Méprisable et pourri.

Oui, mais ils recherchaient un homme et une femme.

Je fuyais avec Mae, ma secrétaire.

Elle doit me rejoindre là-bas.

Serait-elle blonde?

Oui. Mae est le genre de fille dont on s'amourache facilement,

et je m'en suis amouraché, mais je le regrette maintenant.

- En tenant ce bébé ce soir... - Oui, oui, je sais.

Demain, j'irai à Tulsa avec Racknell

et prendrai le premier avion vers I'est.

J'en suis heureux, M. Caslon. Pardon, Chalmers.

Oui, c'est la chose à faire.

Maintenant, veuillez m'excuser.

Je reste pour garder un œil sur I'argent.

Il y est en sécurité. C'est fermé à clé.

J'aimerais quand même rester.

Vous pouvez y passer la nuit si vous le voulez.

Allô, téléphoniste? J'aimerais faire un appel à New York.

À I'hôtel Hampshire House.

J'aimerais parler au gérant de nuit, M. Dick Hebert.

C'est ça.

Ça y est.

Bientôt, la compagnie Payne sera de nouveau dans les airs.

Je ne suis pas si pressé d'arriver à destination.

Tu ras pas I'air très heureux ce matin, Prexy.

Bien sûr que je le suis.

Quand je pense à la glace qui fond autour du poisson,

au singe qui ratera son spectacle,

à feu M. Selby qui sera en retard à son enterrement,

j'ai envie d'éclater de rire.

Mais je me retiens, car les gens ne comprendraient pas.

Ce rest pas ton genre de t'en faire à propos d'une simple faillite.

C'est autre chose, hein, Marv?

Et ce vent dont vous parliez?

C'est bizarre. Il devrait déjà être arrivé.

Et les Indiens et leur tracteur?

Eux aussi devraient déjà être arrivés.

En passant, voici votre monnaie pour I'essence.

Non, gardez-la. Vous nous avez beaucoup aidés.

Je ne veux rien recevoir pour avoir aidé des gens dans le besoin.

- Ça m'a fait plaisir. - Bien. Merci beaucoup.

Hé! Tassez-vous.

- Comment va ton dos, Jud? - Je rai pas fermé I'œil de la nuit.

Ce temps humide raide pas.

Bonjour. Je voulais arriver plus tôt, mais je viens de me réveiller.

J'ai rarement aussi bien dormi.

Les avions-cargos doivent me faire du bien.

Bien.

- Salut. - Va-t-il fumer un cigare?

- Vous I'aviez promis. - Bientôt.

Salut, Joe.

Qu'est-ce qui ne va pas, Marv?

Pourquoi croyez-vous que ça ne va pas, Mlle Blucher?

II y a quelque chose.

Si tu te concentrais très fort,

tu pourrais peut-être le découvrir toi-même.

Eh bien!

Le gars a appelé à New York

pour parler à un de ses amis à I'hôtel.

Il voulait savoir le nom de la fille

qui était dans la chambre à côté de la sienne I'autre soir.

Mais la fille rest pas restée dans sa chambre, elle est allée le retrouver.

Son nouveau mari était dans leur chambre,

et elle voulait le fuir.

Il s'avère que cette fille est censée être I'orpheline la plus riche au monde.

Elle vaut à peu près 80 millions. Elle s'appelle Dillwood.

Elle a été liée à une dizaine d'hommes différents.

Tu en as entendu beaucoup, hein?

Oui.

Ce téléphone est plus divertissant...

Je voulais te le dire à ma manière

pour que tu comprennes.

Oh! Je comprends très bien.

Tu t'appelles Dee Dee Dillwood-Benson,

tu es mariée et tu ne veux rien savoir de ton époux.

Pas vraiment mariée.

Après le mariage, j'ai tout de suite su que c'était une erreur, alors j'ai fui.

- Henry ne représente rien pour moi. - Pourquoi I'avoir épousé?

J'étais mélangée et confuse. Je ne savais pas ce que je voulais.

Maintenant, je le sais. Je t'aime, Marv.

Ce sont des paroles que tu as déjà dites quelques fois, hein?

Jamais comme maintenant.

Oh! Combien de fois as-tu répété ça?

J'ai fait beaucoup d'erreurs, mais ceci ren est pas une.

Tu dois me croire.

Voici ce que je crois.

Je crois que tu es une petite fille gâtée

qui doit toujours avoir ce qu'elle désire,

même si elle doit blesser quelqu'un.

Dans ce cas, je ne devrais pas repartir avec vous.

- Je pourrais blesser quelqu'un. - On pourra se passer de toi.

Quatre-vingts millions, hein?

Pourrais-je aller à Tulsa avec vous, M. Racknell?

Bien sûr. On partira quand on aura terminé.

Je vous attendrai dans le camion.

M. Racknell, dites-lui d'apporter le tracteur en arrière de I'avion.

J'y vais.

Il semble y avoir une complication.

Ils veulent voir le chimpanzé fumer un cigare.

Je le leur avais promis.

Je I'ai fait pour les convaincre d'apporter le camion.

D'accord.

Mais on gagnerait du temps si on tirait I'avion en premier.

Ils pourraient voir le singe pendant qu'on se prépare.

Je vais leur demander.

Ils ne veulent pas. Pas de cigare, pas de tracteur. Ils sont durs.

D'accord. Finissons-en.

Va chercher les cigares, Bullets.

- Bonjour, messieurs. - Venez.

Mettez-vous là. Vous verrez mieux.

Vous verrez le seul singe au monde qui peut fumer un cigare.

Très bien, Joe.

Il s'appelle Joe. Joe, prends un cigare.

Tiens.

Tu ne veux pas...

Tu ne veux pas un bon cigare, Joe?

S'il te plaît.

Hé! King Kong! Fume ce cigare.

Fume-le pour ces gens.

Ce vieux singe ne peut pas fumer.

Joe, s'il te plaît.

Attendez un instant.

Attendez. Il le fera dans peu de temps.

Attendez un peu, et il le fera.

Oui. Ça va prendre un petit moment.

Très bien. Tiens, Joe.

Tiens. Fumons, d'accord?

Ça va, calme-toi, Joe. Calme-toi.

Voici ce qu'on va faire, Joe. Je vais te I'allumer.

Ça I'incitera peut-être. Tiens.

Tiens. Tiens, Joe. Comme ça.

Tu sais quoi faire. Tiens.

Regarde. C'est très simple.

Très...

Tiens, fume.

Tiens, Joe. C'est ça. Fume pour maman.

Tu peux t'en tirer sans moi, hein?

Dites-leur où placer le camion.

Allez les chercher.

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- Salut, Neil. - Ravi de te voir, Marv.

- Curly. - Vous avez eu des difficultés.

Oh! Ça a été un superbe voyage.

Rien de mieux que voyager en avion.

En tout cas, on vous attend de pied ferme.

Il faudrait aller les voir.

Avant, il faudrait faire dîdî.

Notre jeu-jeu est rendu loin.

Bullets, chez Payne,

ont dit déjeuner, dîner et souper, d'accord?

- D'accord, d'accord. - Bien.

Oh! Mon Dieu!

C'est à cause de I'altitude. Elle était très haute.

Vous deviez le livrer à temps et en bonne forme. Ce rest pas le cas.

Envoyez-nous la facture.

La compagnie Payne en est responsable. Est-ce clair?

- Envoyez-nous votre facture. - On le fera, M. Payne.

- C'est la fin de la compagnie Payne? - Non.

Et I'autre avion?

Ted et Eddie ont fait un bon voyage, non?

Oui.

Grâce aux profits de leur livraison, on s'en sortira.

On ra pas...

Que s'est-il passé?

Tu connais le cimetière au bout de la piste à Hermosia?

II y avait du brouillard. Ils ont heurté une stèle.

- Sont-ils blessés? - Ils vont bien.

- Et I'avion? - Parti en fumée.

J'ai passé les chiffres en revue cet après-midi, et...

Tous mes calculs indiquent que la compagnie Payne ra plus un sous.

On ra pas été chanceux, c'est tout.

Mais on va s'en sortir. Ce sera difficile, mais on y arrivera.

Toi peut-être, Marv. Tu es célibataire.

Mais j'ai deux enfants. Et Eddie est marié.

Oui, oui, je sais.

Il nous faut gagner de I'argent.

Donc, aujourd'hui,

Eddie et moi avons reçu une offre, et...

Et vous avez vendu vos actions?

- Oui. - Comment I'as-tu su?

J'ai aussi vendu les miennes aujourd'hui.

Moi aussi.

Mais qui voudrait de ces actions?

Un fou à lier?

Une riche dame qui se disait intéressée par les avions-cargos.

- Où habite-t-elle? - À Bel Air.

Elle ne s'en tirera pas ainsi.

Il est trop tard pour reculer, Marv. Elle détient déjà les actions.

Je ne te comprends pas, Diana.

Je ne te comprends pas.

Tu I'as déjà dit.

Martha, ces remarques ne sont pas nécessaires.

Je suis chez moi, et tu res plus mon mari, Dieu merci,

alors je ferai les remarques que je veux.

Mme Tutwiler,

on rest pas venus ici pour vous voir vous quereller avec Ralph.

On est venus pour parler à Diana.

Diana, quand ton avocat m'a annoncé que tu voulais une annulation de mariage,

je rai pas pu I'accepter.

Que diraient les gens?

Ne pourrait-on pas essayer un peu?

C'est un autre de tes caprices, Diana. Tu ras jamais su ce que tu voulais.

Je le sais maintenant.

Pour la première fois de ma vie, je le sais.

Mais lui, il ne veut pas de moi.

Lui?

C'est impossible. Tu ras été partie que deux jours.

Combien de jours crois-tu qu'il faut?

Diana, tu es certaine de ta décision.

Très bien.

Mais tu passes à côté de quelque chose qui aurait pu être merveilleux.

Ne t'en fais pas. Tu trouveras quelqu'un d'autre.

Au revoir, Henry.

Merci.

Martha. Martha, crois-tu que...

Non, je ne pense pas que tu voudrais.

Martha, que vais-je faire?

Marv et moi sommes faits I'un pour I'autre,

mais il est têtu.

Tu trouveras bien quelque chose.

On en reparlera demain matin, ma chérie.

Prends un somnifère et couche-toi. Tu dois être épuisée.

- Non. - Je dois voir Mlle Dillwood.

Vous ne pouvez pas! Mme Tutwiler, il est entré...

Bonjour, Marv.

Ça va aller, Martha.

Je veux te parler!

Je suis contente de te voir, Marv. Je croyais que...

Pourquoi as-tu acheté la compagnie Payne?

Je ne I'ai pas vraiment achetée. J'y ai investi de I'argent.

Assez d'argent pour la diriger.

J'ai pensé qu'on pourrait acheter de nouveaux avions.

La compagnie Payne deviendrait importante,

tout le monde en profiterait,

et plus besoin d'attendre 1954 pour le mariage.

Qui veut se marier?

Après avoir reçu mon annulation, je pensais que ce serait nous.

Oh! Aussi simple que ça, hein?

Comme président, tu aurais assez d'argent pour avoir une épouse.

Je ne suis plus président de la compagnie Payne.

Je démissionne maintenant.

- Non. - Je ne travaillerai pas pour une femme.

- Je t'aime. - Tu pourras...

Tu es le premier que j'aime.

Tu trouveras un autre président.

Et tu m'aimes, même si tu ne le dis pas.

Il y a plein de vieux pilotes qui...

Qui...

Oh! Oui, c'est toi.

Tu m'aimes, rest-ce pas, Marv?

Attends un peu.

La tête me tourne quand je suis près de toi, et je ne peux plus réfléchir.

Assieds-toi sur le lit et écoute-moi.

- Oui, Marv. - Reste là.

J'apprécie ce que tu essaies de faire, mais...

As-tu pris d'autres somnifères?

C'est mauvais pour la santé.

Comme tu détiens la compagnie Payne, si je décide de rester...

Écoute-moi.

Si je reste, c'est comme si tu me donnais I'argent.

Et aucune femme ne prendra soin de moi.

Si mes petits veulent un cornet,

I'argent viendra de leur père, pas de leur mère.

Hé! Hé! Tu m'entends?

- Les cornets viendront du père. - Oui!

La meilleure chose à faire est d'oublier tout ça.

Je suis désolé, mais c'est ainsi. Est-ce clair?

Donc, c'est vous.

- Qui? Moi? - C'est lui.

Oh! Celui dont Dee Dee parlait?

- Oui, c'est lui. - Ça doit être moi.

C'est vous aussi.

Vous et moi, on a quelque chose à terminer.

Ne commencez pas. Je ren ai pas envie.

Vous ravez pas le choix.

Très bien.

Si vous insistez.

C'est bien lui.

Bonjour, Marv. Désolé d'être en retard.

J'avais des affaires à régler.

Comment vont les affaires?

Très bien. Très bien. Allons-y.

Tu sais où on va, ou suis-je trop curieux?

On dit que I'ONU aura sa force aérienne un jour.

On pourrait faire équipe avec elle.

J'ai entendu parler d'un C-47 à vendre au New Jersey.

On pourrait aller I'acheter et tout recommencer.

Où trouvera-t-on I'argent?

Je ry ai pas encore pensé.

Tu es sûr que tu veux me suivre?

Si je suis sûr?

Qui te rendrait heureux si je rétais pas là?

Bien.

Regarde-moi ce quadrimoteur!

Prêt à partir vers New York.

N'est-ce pas la plus belle machine au monde?

Oui, un quadrimoteur est probablement la plus belle chose au monde.

Regarde-le.

Il est si puissant qu'on le croirait prêt à s'envoler.

Dix mille chevaux-vapeur qui rattendent que le signal pour galoper.

C'est fou, mais je suis jalouse d'un avion.

Tu t'es enfui hier soir.

Tu en as profité pendant que je dormais.

J'avais beaucoup d'autres arguments.

Oui. Moi aussi.

Il ry a qu'une seule chose qui importe.

Quelqu'un aime quelqu'un ou quelqu'un raime pas quelqu'un.

Ce rest pas si simple.

Parfois, les choses sont hors de portée, même si on les désire vraiment.

Comme ce quadrimoteur.

Ce rest pas un problème difficile à régler. Regarde bien.

Attends un instant.

Tu ne veux pas travailler pour une femme.

Tu rauras pas à le faire. Tu en seras le président.

Moi, j'espère être occupée à la maison, comme Mme Racknell.

Personne ne pourrait aimer cet avion autant que toi

ou s'en occuper aussi bien que toi.

Je t'ai dit hier ce qui arrive quand je suis près de toi.

Oui, la tête te tourne, et tu ne peux plus réfléchir. Est-ce si mal?

Prexy! Si la compagnie Payne décolle, il lui faut un plan de vol.

Va-t-on s'arrêter en chemin?

J'imagine que non.

Fin http://www.divx-titlovi.com

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