All language subtitles for bermain api 2009

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian Download
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Annoncez votre produit ou votre marque ici. Contactez www.OpenSubtitles.org aujourd'hui !

MILLENIUM 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Sois la bienvenue.

Viens là.

Voilà, c'est beaucoup mieux.

Tu seras gentille ?

Si tu es gentille, je serai gentil.

Il est trop tard.

"Bjurman, services juridiques"

"Monsieur Bjurman, vous avez rendez- vous pour l'effacement d'un tatouage."

Je vous ai trouvé des appartements à Stockholm

qui devraient vous intéresser.

Je vous ai aussi ouvert une boîte postale à Stockholm

au nom de Wasp Enterprises.

Je vous enverrai régulièrement

vos états de comptes bancaires, d'investissements

et vos relevés d'actions.

C'est ce qui reste du petit legs

laissé par votre mère.

Après déduction du coût de ses funérailles.

Maître Bjurman ?

Oui.

C'est au sujet d'un rapport de police de 1993 sur Lisbeth Salander.

Mon client aimerait beaucoup y jeter un œil.

D'accord, je vois.

Mais je voudrais savoir qui est votre client.

Tout est dans mon chalet.

D'autres exemplaires ?

Non.

Elle est toujours à l'étranger ?

Probablement.

Bjurman ?

Je vous tiens au courant.

"Rapport d'évaluation"

Tu dois faire un rapport mensuel positif à la Commission.

- C'est ce que je fais. - Pas chaque mois ! C'est bâclé.

Je garde des documents à mon chalet.

Ta gueule !

Des rapports mensuels positifs à la Commission

et je te laisserai tranquille quand ma tutelle sera révoquée.

Déconne pas ou j'enverrai la vidéo

à tous les journaux du pays.

Si je meurs accidentellement, la vidéo sera rendue publique.

Si tu essaies de me refaire du mal, je te tue.

Encore un petit détail...

n'approche pas de la clinique de Marseille.

Si tu effaces ce tatouage, je reviendrai te tatouer.

Cette fois sur le front.

- C'est bien clair ? - Oui.

Allô, Zala ?

Nils Bjurman.

Vous vous intéressez au rapport de police

concernant Lisbeth Salander.

Je le garde en lieu sûr.

J'accepte de vous le donner

à condition que vous me débarrassiez de Salander.

Elle a un DVD que je dois récupérer.

Remettez-le-moi et je vous donnerai le rapport.

Considérez ceci comme une transaction commerciale.

- Tu vois toujours cette fille ? - Qui ça ?

Lisbeth Salander.

Non. J'ai pas de nouvelles depuis un an.

Pourquoi ça ?

J'en sais rien.

Du jour au lendemain, elle ne répond plus au téléphone.

Bon, il faut qu'on y aille.

Dag Svensson doit venir à la réunion éditoriale.

Qui est ce type ?

Ce gars pour le reportage sur la traite des blanches.

Des filles d'Europe de l'Est et des pays baltes.

- Et comment est-il ? - Pigiste,

jeune, ambitieux...

et beau garçon.

Oh, beau garçon aussi ?

Depuis quand tu y travailles ?

Ça fait presque quatre ans que j'ai commencé.

C'est ma compagne, Mia Bergman,

qui m'a mis la puce à l'oreille ; elle est criminologue.

Elle termine sa thèse de doctorat sur le trafic de femmes.

Vous formez une espèce d'équipe.

Non. Mia s'intéresse aux filles victimes du trafic.

Moi, j'essaie de me concentrer un peu plus

sur les fournisseurs et la clientèle. - T'as trouvé des choses ?

Une liste de clients importants et les preuves contre eux.

Y a un fonctionnaire du ministère de la Justice

qui a travaillé sur la loi du commerce du sexe.

Trois flics,

dont un des Mœurs et un de la Sapö, la police secrète.

Cinq avocats de Stockholm, un juge et un procureur.

Malgré ce qu'elles subissent, la justice ignore ces filles.

Elles ne votent pas. Juridiquement, elles n'ont aucun intérêt.

Les abus sexuels sur des adolescentes étrangères

ne sont pas prioritaires.

Une pute est une pute, c'est tout.

C'est triste, mais c'est comme ça.

Quand auras-tu terminé ?

J'ai effectué toutes les recherches.

Il me reste à confirmer quelques informations

et à confronter les types que je veux dénoncer.

Pas si vite, attends.

Une fois, j'ai pas contrôlé mes sources. Résultat : trois mois de taule.

Tous les clients mis en cause doivent pouvoir s'exprimer.

Vous n'avez aucun souci à vous faire,

j'ai une documentation en béton.

Ça colle parfaitement.

Oui, bien.

O.K.

On n'offre pas un super salaire, mais un contrat de deux mois,

le temps de boucler ton article.

Ainsi que ce fantastique bureau.

- Ça te convient ? - Oui.

Très bien.

On va pas se faire des amis avec ton article.

On va déranger un paquet de gens.

Mais c'est la raison d'exister de Millénium.

C'est pour ça qu'on est ici.

Alors, bienvenue à Millénium, Dag.

Merci !

Sandström ?

Sandström ?

On a un travail pour toi.

- C'est pas ce qu'on... - Ah bon ?

Tu vas faire ce qu'on dit.

Salut, Armanskij.

Tu as cinq minutes ?

Plus d'un an sans nouvelles.

Qu'est-ce qui t'amène ?

Tu as besoin de quelque chose, un job ?

Tu travailles ailleurs ?

J'étais en voyage. Je viens juste de rentrer en Suède.

Où es-tu allée ?

Un peu partout.

Australie, Nouvelle-Zélande...

Quelques semaines aux Antilles pour terminer.

Je sais pas pourquoi j'ai pas dit au revoir.

Parce que tu te moques complètement des autres.

Tu traites ceux qui essaient d'être tes amis comme de la merde.

C'est aussi simple que ça.

Blomkvist a tenté de te joindre.

Il téléphone au moins une fois par mois

pour savoir si j'ai pas eu quelques nouvelles de toi.

Il se fait du souci lui aussi. Tout comme Holger Palmgren.

Deux ans depuis son hémorragie cérébrale.

Tu n'es pas allée le voir une seule fois.

Il est vivant ?

Tu ne sais pas s'il est mort ou vivant ?

Tu avais disparu ?

J'ai voyagé. J'ai dû m'éloigner quelque temps.

Tu t'es fait du souci ?

Non.

Tu t'en sors toujours.

Tu es là.

Et comment ça se passe avec...

avec ton...

nouveau tuteur ?

Ça va bien.

Pas de souci.

Et la révocation de ta tutelle ?

T'as pas à te faire de souci.

Je m'en occupe. Ce n'est plus ton travail.

Suis qu'un vieillard malade.

Suis qu'un vieillard malade. Un vieil homme stupide.

Ça, c'est sûr.

Tu es un vieil homme stupide quand tu parles ainsi.

Tu es gentille.

Je te croyais morte ou un truc comme ça.

Un truc comme ça.

On n'a pas eu beaucoup de contacts avant que tu partes.

J'étais débordée.

Heureuse que tu sois revenue.

Je ne connais personne d'autre qui oserait frapper à ma porte

après un an et demi de silence pour me demander de baiser.

J'ai rompu avec elle et je suis partie à Paris.

Ma mère et mon père habitent Paris.

J'ai travaillé dans une boîte près de Clichy.

Une boîte super.

Puis j'ai été acceptée à la faculté de droit.

Je l'ai su que quand ma mère à vérifié mon courrier.

Tu veux mon appartement ?

- Quoi ? - Mon appart, je te le laisse.

- Tu vas déménager ? - J'ai déjà déménagé.

J'ai pas d'argent. Je ne peux pas l'acheter, Lisbeth.

Les charges sont payées pour un an. Tu le veux ou pas ?

Je mettrai dans le contrat

que tu es ma compagne pour éviter les problèmes.

O.K.

- Y a une petite condition. - J'en étais sûre.

Ça demeure mon adresse officielle, ma boîte aux lettres permanente.

- D'accord. - Tu te charges de mon courrier.

Compte sur moi. Où vas-tu habiter ?

Quelque part.

Je peux te rendre visite ?

Non, pas encore.

Bon. Je vois.

Tu comptes passer parfois pour baiser ?

J'ai envie de toi, mais c'est hors contrat.

C'est du délire. Tu parles sérieusement ?

Ouais.

Approche.

Attends, j'ai quelque chose pour toi.

Un cadeau pour ton anniversaire.

C'est pas mon anniversaire.

J'ai pas pu te l'offrir l'an dernier.

Tu devrais arrêter de fumer,

mais si tu continues, fais-le avec élégance.

Tu es bien la seule qui m'offre des cadeaux.

Comment ça se passe ?

Bien. Super. Ouais.

J'ai un petit ennui.

J'arrive pas à trouver un des clients.

Le flic de la police secrète :

Gunnar Björck.

Aucune trace de lui. Disparu de la terre.

C'est désespérant.

T'as une adresse ?

Une boîte postale.

- Une boîte postale ? - Oui.

Pourquoi t'essaies pas le coup du tirage gagnant ?

- Le quoi ? - Le coup du tirage gagnant.

Écris-lui à sa boîte postale annonçant qu'il a gagné

un téléphone portable avec GPS

et qu'il fait partie des 20 personnes

qui peuvent empocher 100 000 couronnes après un sondage.

Et c'est légal, ce truc ?

Depuis quand c'est illégal de distribuer des téléphones gratuits ?

Dis que tu travailles pour Indigo Marketing.

Salut, chérie. Désolé.

Pardon d'être en retard.

Désolé. On imprime la semaine prochaine. C'est la course.

Tu es le seul qui bouge dans ce journal ?

On travaille tous comme des forcenés,

mais ils sont plus rapides que moi.

Enfin...

Mikael a commencé à confronter les clients des filles.

Ah ouais ?

Dès qu'il leur sort son baratin, ils chient dans leur pantalon.

Premier exemplaire tiré.

- C'est ta thèse. - Oui.

T'as terminé ?

"Bons Baisers de Russie".

"Crime organisé,

"trafic de femmes et mesures prises par les autorités"

de Mia Bergman.

Oui, c'est moi.

Mon amour.

C'est fou, ça !

- On pourrait fêter ça, non ? - C'est aussi mon avis.

Fais-moi un bisou.

Un bisou.

- Il est fini ! - Fini !

Je crois que c'est par là. À gauche, tourne.

Attention !

Tourne ! Ralentis.

C'est agréable de manger dehors.

Excellent, hein ? Hein, Lucas ?

Pourquoi tu lui demandes ça ? C'est moi qui ai tout cuisiné.

Il y a une chose que je ne comprends pas.

Mikael, pourquoi es-tu toujours célibataire ?

Comment se fait-il que tu ne sois pas marié ?

Tante Angelina, arrête de le questionner.

Il ne veut pas, c'est tout !

Mais pourquoi il ne veut pas ? Il est tellement séduisant.

- Tu as bien une amie, Mikael ? Il te faut une femme.

Oui, j'ai une amie.

Bien, bien...

Pourquoi ne pas l'épouser dans ce cas ?

Je voudrais bien, mais elle est déjà mariée.

T'as pas honte ?

Salut. Je te dérange ?

Non. Je dîne chez ma sœur avec un régiment de belle-famille.

Je compatis.

Pour mes photos, j'ai que des tirages papier

et on part visiter les parents de Mia tôt demain.

Je les fais porter par un coursier ?

Non, c'est une mauvaise idée.

Je comptais rentrer sous peu, alors...

Je te dépose si tu veux.

- Je passe les prendre. - Génial. Merci.

Je veux cibler mes recherches sur un type

qui revient constamment. Un gangster appelé Zala.

Dis-lui qu'il s'appelle Anton dans mon mémoire.

T'as entendu Mia ?

Tu peux pas changer le contenu si près de l'impression.

Je sais, c'est vrai, mais fais-moi confiance.

Quelque chose me dit que ce gars joue un rôle important.

Peut-être, mais...

- On en discutera tout à l'heure. - D'accord. À plus.

- Deux minutes. - O.K.

Il y a un ennui ?

J'ai entendu des coups de feu.

- Des coups de feu ? - Il y a quelques instants.

Dag ?

Où es-tu ?

Hé, oh ?

Ah, mon Dieu.

C'est vous qui avez appelé la police ?

Oui.

Avez-vous vu ce qui s'est passé ?

Hélas, non. Je suis entré et les ai trouvés.

Ça devait faire à peine dix minutes qu'on les avait tués.

Pouvez-vous fournir un signalement ?

Avez-vous vu un suspect quitter les lieux ?

Non.

Les voisins vous aideront peut-être.

D'accord.

Vous habitez ici ?

Non. J'étais venu...

J'étais venu leur rendre visite.

Très bien.

Ce ne sera pas long.

- Blomkvist, une question ! - Que pouvez-vous nous dire ?

Blomkvist ?

Ceci n'est pas autorisé

Les victimes

sont un journaliste et une criminologue.

Trouvés par un autre journaliste :

Mikael Blomkvist du magazine Millénium.

Et le mobile ?

On sait peu de choses pour l'instant.

La fille venait de publier sa thèse.

J'aimerais voir cette enquête traitée en priorité alors...

prenez des coéquipiers.

Hans Faste, Jerker Holmberg. - Sonja Modig.

O.K., Bublanski.

Prenez qui vous plaît, mais je veux l'assassin.

Procureur général Ekström, j'écoute.

Tu parles de ces meurtres comme de véritables exécutions.

Quelqu'un sur cette liste est-il capable d'un tel geste ?

Capable de s'en tirer ?

Nous nous apprêtons à publier

l'identité de plusieurs souteneurs et de gens

susceptibles d'être éclaboussés par cette affaire.

Dag en avait déjà confrontés certains.

Nous spéculons sur des faits que nous ne connaissons pas.

On devrait remettre la liste à la police.

C'est ce qu'on a de mieux à faire.

Non.

On pourrait révéler plusieurs noms de clients.

Mais pas question de leur donner des éléments sur nos sources.

Ça mettrait en péril la vie de toutes les filles

que Mia a interviewées pour sa thèse de fin d'études.

Nous sommes devant une question de vie ou de mort.

Je vous le demande une nouvelle fois : on publie ou non ?

Pour moi, il n'y a aucun doute, c'est ce que Dag aurait voulu.

Oui. Je suis de ton avis.

Christer ?

D'accord, je vous suis.

Je vote pour.

On a reçu le rapport préliminaire du labo d'enquête

sur l'arme des meurtres.

- Elle est illégale ? - Détrompe-toi.

Elle est tout ce qu'il y a de plus légal.

Elle appartient à un avocat.

Un certain Nils Erik Bjurman.

Il l'a achetée en 1983.

Nous avons une adresse, ici à Stockholm.

Ça, c'est une surprise.

On a aussi relevé deux empreintes sur le Colt.

Celles d'une jeune femme née en 1981.

Interpellée pour coups et blessures dans le métro en 1998.

C'est là qu'on a fiché ses empreintes.

Comment elle s'appelle ?

Attends. Lisbeth Salander.

Un sacré numéro, une fille complètement dérangée.

Déclarée irresponsable et mise sous tutelle des services sociaux.

Devinez qui est son tuteur ?

Ce cher maître Nils Bjurman,

détenteur de l'arme des deux assassinats.

Séjours en psychiatrie après un parcours scolaire chaotique.

On la soupçonne de prostitution.

Son passé révèle des tendances manifestes à la violence.

A-t-on l'adresse de cette Salander ?

Elle vit ici, à Stockholm, dans un appartement.

Faut attendre les renforts pour fouiller les lieux.

Je te rappelle dès qu'il y a du nouveau.

Ouais. Salut !

Nom de Dieu !

Les putes sont vraiment de plus en plus moches.

Il faut être en manque pour s'envoyer ce morceau.

Tu paierais pour la baiser ?

Y a pas un moyen plus simple ?

Plus simple que quoi ?

Que des troupes d'élite pour arrêter un voyou.

Qui plus est une femme d'environ 1,50 mètre - 40 kilos.

On est à l'intérieur, mais l'appartement est vide.

D'accord. Bien reçu, merci.

- Faste ! - Oui.

Pourquoi c'est écrit Salander Wu sur la porte ?

Ça, aucune idée.

Vous êtes bien au domicile de Nils Erik Bjurman.

Laissez-moi un message, je vous rappellerai dès que possible.

Hé, oh ?

Y a quelqu'un ?

Placez-vous de l'autre côté et prenez des clichés sous cet angle.

Elle est à côté.

Oh, merci.

J'avais une folle envie de café et de pâtisserie.

Qu'est-ce que t'as trouvé ?

En plus de Bjurman, la boîte vide d'un Magnum,

des empreintes

et une chemise remplie de copies de rapports sur Salander

que Bjurman envoyait à la Commission des tutelles.

Selon ses évaluations, Salander est un ange et pas un démon.

On vient de le retourner.

On a trouvé un truc étrange.

"Je suis un porc sadique,

"un salaud et un violeur."

Que penses-tu de ça ?

Que nous avons un mobile suffisant pour un meurtre.

"Suspectée de triple meurtre"

"Recherchée pour triple meurtre"

"Traquée pour triple meurtre"

"Le couple assassiné découvert par Blomkvist, le journaliste vedette"

En fin d'après-midi, on a découvert une troisième victime.

L'homme de 56 ans, un avocat connu pour son engagement social,

aurait été abattu dans son appartement de Stockholm.

La police recherche des indices pour rapprocher ces trois meurtres.

Une des victimes, le journaliste Dag Svensson,

travaillait pour le magazine Millénium

et son rédacteur en chef, Mikael Blomkvist, le célèbre journaliste.

Selon Blomkvist, Svensson effectuait un grand reportage

traitant de sécurité informatique et de cybercriminalité.

C'est une perte immense,

non seulement pour sa famille, mais pour ses collègues

et la profession journalistique dans son ensemble.

C'est un coup porté à notre société tolérante.

Pourquoi t'as dit ça ?

Parce que c'est exact.

La cybercriminalité passionnait Dag Svensson.

On prévoyait publier un de ses textes sur le sujet,

après l'histoire de trafic.

C'est aussi un moyen d'atteindre quelqu'un avant la police.

Lisbeth sait tout ce que je dis ou publie.

Où qu'elle soit, elle s'informe.

Son hobby est justement l'intrusion dans les ordinateurs.

Si j'ai bien calculé,

ça devrait la convaincre d'entrer en contact avec moi.

- Tu n'as pas le moindre doute ? - À propos de quoi ?

Non.

- Explique-toi. - Lisbeth n'a tué personne.

C'est le téléphone de Dag.

Laisse, j'y vais.

Indigo Marketing.

Bonjour, je m'appelle Gunnar Björck.

J'ai reçu une offre

très intéressante de votre part.

"La police a retrouvé le corps d'Irina"

"Copie des recherches de Dag Svensson"

"Confrontations des clients"

Quel document cherchait-elle ?

Probablement des courriels entre Dag et moi,

ou alors les recherches qu'il a faites.

- Tu peux la tracer ? - Non.

C'est une professionnelle.

Elle doit avoir des raisons de se cacher.

Tu la crois coupable ?

Je n'ai pas dit cela.

Je peux t'assurer qu'elle n'a rien fait.

En tout cas, cette fois, c'est pas elle.

Maman, mais pourquoi tu demandes ça ?

Putain, écoute-moi, c'est les keufs qui ont fait ça.

Si... non, les flics.

La police, quoi. C'est bordélique ici.

Oui, maman, j'ai peur. Elle a disparu. Elle s'est tirée.

Je ne connais plus cette fille-là.

Attends, il y a quelqu'un qui sonne.

Bonjour, Miriam. Tony Scala, journaliste.

La police traque ta copine pour l'affaire de triple meurtre.

Tu serais partie en voyage avec Lisbeth Salander récemment. Vrai ?

Tu devras parler aux médias tôt ou tard. Je peux t'aider.

Foutez le camp !

- Un double espresso. - Merci beaucoup.

Pourquoi croyez-vous Lisbeth Salander innocente ?

Elle n'avait aucune raison d'assassiner Dag et Mia.

Surtout pas Mia qui publiait une thèse sur le trafic de filles.

Lisbeth défend ces causes.

Elle ne supporte pas les hommes qui blessent les femmes.

Des éléments prouvent qu'elle était sur les lieux du crime.

Vous avez des empreintes digitales ?

Elle est en relation avec l'arme du crime.

Ça prouve pas qu'elle ait tiré.

Son tuteur légal ?

Les réponses se trouvent dans les documents de Mia et Dag.

C'est à la police d'enquêter.

Pas besoin d'un privé aux théories loufoques.

J'ai aucune théorie loufoque

et je vous répète que Lisbeth n'a assassiné ni Dag ni Mia.

Je vous promets que je vais le prouver

en enquêtant moi-même pour dénicher le meurtrier.

Et je publierai un article

que vous et vos incompétents collègues trouverez embarrassant.

Björk à l'appareil.

Bonjour, je suis le gars d'Indigo. Je suis en route.

Ah, parfait. Vous savez comment venir ?

- Oui, pas de problème. - Bien.

Au fait, à propos de ce tirage au sort du téléphone ?

Oui. Vous êtes parmi les 20 personnes sélectionnées.

- On s'est déjà rencontrés ? - Non.

J'ai l'impression de vous connaître.

Vous m'avez peut-être vu dans les journaux.

C'est ça. C'est quoi, votre nom déjà ?

Mikael Blomkvist, journaliste.

Je travaille au magazine Millénium.

Millénium ?

Vous effectuez des sondages dans votre journal ?

- À l'occasion. - Ah bon.

Je voudrais que vous regardiez bien ces trois photos

et que vous me disiez quel modèle vous plaît le plus.

D'accord.

Sur la première, c'est Lidia Komarova.

À peine 16 ans et originaire de Minsk

en Biélorussie.

La deuxième, c'est Myang So Chin.

Un peu plus vieille, 25 ans.

Mais ça ne se voit pas. Surnommée Jo-Jo.

Native de Thaïlande.

Et la troisième, c'est Silvia,

dont le véritable nom est Jelena Barasova.

19 ans de Tallinn en Estonie.

Vous avez acheté les services sexuels de ces jeunes femmes.

J'aimerais savoir laquelle vous avez préférée ?

C'est une blague ?

Non.

D'après les documents que notre reporter Dag Svensson a recueillis,

on peut affirmer sans hésiter

que vous avez profité sexuellement de ces femmes.

- Est-ce qu'il vous a contacté ? - Qui ?

Dag Svensson.

J'ai jamais entendu parler de lui. Et vous allez foutre le camp.

Dans un petit instant.

Il n'a pas eu le temps de vous confronter

avant qu'on l'assassine.

Connaissez-vous l'avocat Bjurman, supprimé lui aussi ?

Que voulez-vous ?

Nous offrons aux hommes mouillés dans cette affaire une tribune

avant notre numéro sur ce type de prostitution.

Vous allez ruiner ma vie si vous publiez ça.

Oui.

"Irina, née en Russie"

"Client fréquent d'Irina. Anton = Zala."

"Per-Ake Sandström, journaliste"

Debout.

Dépêche-toi.

Je vais te poser quelques questions.

Réponds correctement, je te laisse vivre.

Si tu refuses,

je te refous une décharge électrique.

Cent mille volts.

Si tu mens ou réponds évasivement, je te mets une décharge.

Tes jambes céderont et tu te pendras sans mon aide.

Et je t'abandonnerai comme ça.

T'as compris ?

J'ai pas envie de crever.

Ferme-la.

J'ai oublié. Tu parles pas sans mon autorisation.

D'accord ?

C'est ta fille ?

Elle va arriver...

Parle pas sans mon autorisation.

- Tu veux que je te tue ? - Non.

En janvier, t'as visité Irina Hammujärvi à Norsborgpour.

Pourquoi ?

Je sais pas.

Je la voulais. Elle était si belle.

Belle, hein ?

Oui, vraiment jolie.

T'as cru avoir le droit de l'attacher et la baiser ?

T'es qu'un porc sadique, un salaud et un violeur.

J'ai pas raison ?

Parle-moi de Zala.

Je sais pas qui c'est.

Jusque-là, ça va. Gaspille pas ta chance.

Je ne sais pas qui c'est.

Le journaliste que vous avez tué le cherchait aussi.

Je jure que je répondrais si je le savais.

J'ai déjà parlé à quelqu'un qui prétendait être Zala.

Une minute. Au téléphone.

Pour quoi faire ?

Des gars voulaient que j'apporte un coffre d'amphétamines d'Estonie.

J'ai refusé.

Ils sont venus ici et m'ont dit qu'il était trop tard pour reculer.

Ils m'ont forcé à les suivre.

Où ça ?

Jusqu'à une sorte d'entrepôt.

Un gars était ligoté. Ils l'avaient horriblement tabassé.

- Et cet homme était là. - Quel homme ? Zala ?

Non. Un monstre aux cheveux blonds.

Un géant tout en muscles.

Je l'avais déjà vu une fois. Il fait peur.

- Comment il s'appelle ? - J'en sais rien.

Ensuite ?

Ils ont dit que le type démoli était un traître.

Le blond a soulevé le gars attaché

et l'a assis en face de moi.

Il s'est placé derrière et lui a mis

les mains autour du cou.

J'ai entendu sa nuque craquer sous ses doigts.

Il est mort.

Ce monstre l'a tué sans sourciller.

Sous mes yeux.

Continue.

Ensuite,

le grand blond a serré ses doigts autour de mon cou

et Magge a placé un téléphone sur mon oreille.

Il a dit que Zala avait un message pour moi.

Que voulait-il te dire...

ce Zala ?

Que je devais obéir pour éviter les problèmes.

J'avais pas d'autre choix !

Papa ?

On devrait retourner au journal.

J'ai un déjeuner d'affaires.

T'as réussi à prendre contact avec elle ?

Avec qui ?

Tu vois pas de qui je parle, hein ?

Un vieil ami m'a téléphoné ce matin.

Il est convaincu que Lisbeth Salander est innocente.

Quel ami, hein ?

Quel bordel.

Erika !

Il vaut mieux que tu ailles directement le visiter.

Il te dira ce qu'il en pense.

Frappe au visage.

Monte ta garde.

Comment connais-tu Lisbeth ?

Je la connais plutôt bien.

On boxe ensemble depuis qu'elle a 17 ans.

Dans la même catégorie, je parie ?

Non, mais c'est une vraie boxeuse.

Elle est féroce sur un ring.

Elle est dans les ennuis jusqu'au cou, hein ?

Plutôt dans la merde jusqu'aux oreilles

J'ai besoin de ton aide.

Je dois contacter une copine de Lisbeth : Miriam Wu.

- Tu la connais ? - Ouais, elle fait de la boxe thaïe.

Elle refuse de me parler, parce que je suis journaliste.

- Ça se comprend. - Elle te fera confiance.

T'es un grand boxeur, elle te parlera.

Tu penses qu'elle me dira où Lisbeth est passée ?

Mikael ?

J'ai fouillé en profondeur le passé de Gunnar Björck.

Et ?

Le nom de Nils Bjurman est apparu.

Juriste pour la police nationale, à la section sécurité.

Sans blague ?

Quand ça ?

Entre 1976 et 1978.

En même temps que Björck.

Oh, merde !

Où se cache-t-elle ?

Qui ?

Lisbeth Salander !

- J'en ai aucune idée ! - Mauvaise réponse.

Je te donne une dernière chance

avant de démarrer ce truc.

Va-t'en, Miriam ! Cours !

Allô ?

Ouais, c'est Paolo.

Je suis à l'hôpital de Söder avec Miriam Wu.

Quoi ?

Rejoins-moi, je t'expliquerai.

"Je n'ai pas tué Dag et Mia.

"Si tu veux m'aider, trouve Zala."

Je suis boxeur, je suis habitué aux coups.

Ce gars-là n'est pas un humain normal.

Il était comment ?

Comme un robot blond avec une cuirasse blindée.

C'est la vérité. Une montagne de muscles.

- T'es sûr de ne l'avoir jamais vu ? - Certain.

Pourtant il bougeait comme un boxeur.

Il levait sa garde...

En même temps, il avait l'air absent.

Absent ? Sous l'effet de la drogue ?

Non, pas du tout. C'était bizarre.

Comme s'il avait étudié la boxe sans écouter son entraîneur.

Il y avait un autre truc bizarre au sujet de ce fumier.

Comment ça ?

Je l'ai frappé au visage de toutes mes forces une centaine de fois.

Il avait pas de réaction, comme s'il ne ressentait rien.

- Le pavillon 1B, s'il vous plaît. - Au bout du couloir.

Merci beaucoup.

Jan Bublanski. 11:03.06F03

Comment vous sentez-vous ?

À votre avis ?

Je vais trouver un endroit où on pourra parler discrètement.

Comment va Miriam Wu ?

Elle est en salle d'examen.

Elle a la même gueule que moi.

Ils n'ont rien à foutre d'elle. Ils veulent Lisbeth Salander.

Pour l'instant, nous avons réussi

à identifier 29 clients et souteneurs de la liste de Dag.

En théorie, chacun d'eux avait un mobile pour éliminer Dag.

Il reste huit personnes à identifier

qui ne sont désignées que par des pseudonymes.

Et pour eux ?

J'ai demandé à Malou d'identifier ces hommes.

On retrouve ces pseudonymes dans la thèse de Mia.

Avec quelques recoupements,

on arrivera à trouver leurs véritables noms.

Je commence par une visite aux clients que Dag voulait dénoncer.

Ils avaient beaucoup à perdre.

Voyons d'abord ceux qui ont été vérifiés.

Sten Falström - fait. Lui aussi, c'est fait.

Karl Pettersson - fait.

Per-Ake Sandström. Euh...

Dag l'avait confronté, alors on peut le compromettre.

Très bien. Le type de la police secrète ? Björck ?

Il y aurait un lien entre Bjurman et lui.

Peut-être même avec celui que Dag appelait Zala.

Il faut que je revoie Björck pour clarifier des trucs.

- Oui... - Björck...

Bonjour. Mikael Blomkvist. Vous m'avez pas rappelé.

Que voulez-vous ?

Vous m'avez menti.

Bjurman a travaillé avec vous à la Sapö dans les années 70.

Je n'ai aucune raison de vous dire avec qui j'ai travaillé.

Demain matin, je présente une conférence de presse

sur les meurtres de Dag Svensson et Mia Bergman.

J'ai l'intention d'exposer certains détails du commerce du sexe.

Le seul client que je dénoncerai, c'est vous.

Alors j'aimerais vous offrir un droit de réponse.

Vous êtes décidé à bousiller ma vie, pourquoi je vous parlerais ?

Si vous connaissez Bjurman, connaissez-vous Zala ?

Allô ?

Votre silence est éloquent.

Si je vous piste sur Zala, vous oublierez mon nom ?

Il s'appelle Alexander Zalachenko, plus connu sous le nom de Zala.

Je vais vous dévoiler des renseignements top-secret.

Vous comprendrez qu'il est extrêmement important pour moi

que vous assuriez mon anonymat.

Je l'ai déjà fait, non ?

Zalachenko est né en 1940 en ex-Union Soviétique.

Ses deux parents sont morts durant la guerre.

Vous devez connaître le G.R.U. j'imagine ?

Ouais. Les services secrets de l'armée soviétique.

Il y a fait une sacrée carrière.

Il parle couramment au moins six langues.

C'est un expert en camouflage et en survie en milieu hostile.

Il est devenu de plus en plus corrompu.

Le G.R.U.

demanda à un attaché militaire spécial

en poste à l'ambassade de Madrid

de retrouver sa piste

et de lui faire entendre raison.

Il faut croire que cette conversation a mal tourné.

Comment ça, mal tourné ?

Zalachenko a tué l'attaché militaire de l'ambassade.

Il a alors réalisé qu'il se trouvait au pied du mur

et s'est rendu en Suède, a contacté la Sapö et a demandé l'asile politique.

Et alors ?

Que fait un gouvernement

d'un tel espion soviétique qui passe à l'Ouest et demande asile ?

C'était la première fois qu'un commandant en chef

des commandos d'élite du G.R.U.

démissionnait et se réfugiait en Suède.

- Et on l'a gardé ? - On l'a gardé.

Il a travaillé pour vous ?

C'était une mine d'informations.

Nous lui avons obtenu une nouvelle identité,

un passeport suédois, du fric et il est devenu autonome.

Ses informations nous servaient de monnaie d'échange

contre d'autres gouvernements.

Et Bjurman, à quel moment intervient-il ?

Bjurman ? Oui... On était jeunes.

Quel âge on avait ? Vingt-cinq ? Trente ans ?

Jeunes et pas qualifiés pour accueillir et orienter

un type de la trempe de Zalachenko.

Il est arrivé pendant les élections de 1976.

Le poste de police central était presque vide.

Tout le monde était en congé

ou en mission dans les bureaux de vote en ville.

J'étais de garde justement.

En le voyant, j'ai pensé que c'était un réfugié ordinaire.

J'ai pris Bjurman comme assistant juridique.

C'est fortuitement que Bjurman a été mêlé à l'affaire Zalachenko.

- Fortuitement ? - Oui, un pur hasard.

Ipomoea violacea.

- Pardon ? - C'est le nom de cette fleur.

Qu'est devenu Zalachenko ?

J'en sais rien. J'étais chargé de lui jusqu'en 85.

Ensuite, on m'a assigné d'autres missions.

Vous lui avez donné une nouvelle identité, un nom suédois.

- Comment se nomme-t-il ? - Je ne vous le dirai pas.

Vous croyez que ça va suffire ?

Je vous ai informé sur Zala comme convenu.

Je n'ajouterai rien sans être certain que vous tiendrez promesse.

Je crois que Zalachenko a commis ces trois crimes.

La police traque la mauvaise personne.

Pourquoi êtes-vous sûr que Salander n'est pas la meurtrière ?

- Je crois que Zalachenko est le tueur. - C'est faux.

Vous vous plantez !

Zala ne pourrait tuer personne.

Il est âgé de 69 ans et est handicapé.

Il utilise une béquille pour marcher.

Il aurait du mal à courir les rues en tirant.

S'il voulait tuer quelqu'un,

une ambulance devrait le conduire sur les lieux du crime.

J'espère que mon nom n'apparaîtra pas dans votre magazine.

T'en demandes combien ?

La moitié.

Deux cent mille. Cash.

J'ai pas le fric ici, mais je peux aller le chercher.

Quand ça ?

Immédiatement, si tu m'attends.

Je m'en occupe, Sonny.

Comment ça s'est passé ?

Quoi ?

Je vois pas.

La maison de l'avocat.

Je vous avais dit de brûler le chalet de Bjurman, nom de Dieu.

Bien, tu vois.

On a eu un problème. On le fera dès qu'on aura le temps.

C'est pas fait ?

On va arranger ça. On y va tout de suite.

On va chercher ton pognon pendant qu'on y est.

Ce ne sera pas long. On brûle et on rapporte ton fric.

Ça marche ?

Je bouge pas d'ici.

D'accord.

Merde ! C'est cette garce de Salander !

On t'a cherchée partout !

Même ta petite copine lesbienne savait pas où t'étais.

C'est ce qu'elle a prétendu.

J'ai pas raison, Magge ?

Je m'en occupe !

Tu veux tâter de la queue ?

Tasse-toi, gros porc !

Y a quelque chose que tu sais pas.

Ah bon, quoi ?

À propos de Reine.

Amour. Nostalgie.

Un homme de 35 ans a été blessé par balle

dans une maison de campagne près de Strängnäs.

L'homme touché au pied a été transporté à l'hôpital,

mais les médecins confirment que son état n'est pas critique.

La police se refuse pour l'instant à tout commentaire,

mais elle indique qu'il existe un lien direct

entre cette affaire et les trois meurtres de la semaine dernière

dans deux quartiers de Stockholm.

Très bien, il accepte de vous rencontrer.

Si vous ne lui plaisez pas, il peut vous mettre à la porte.

Il refuse toute interview et il défend qu'on informe les médias.

- Entendu. - D'accord.

Comment vous appelez-vous,

vous qui êtes prétendument l'ami de Lisbeth ?

Je suis Mikael Blomkvist.

Je sais que vous êtes harcelé par les journalistes.

Je viens ni vous interviewer, ni boucler un article sur les événements.

Je suis ici dans l'intérêt de Lisbeth.

Je suis persuadé que Lisbeth n'a pas commis ce triple meurtre.

Je crois qu'un homme - Zalachenko - se cache derrière tout ça.

Asseyez-vous.

Zalachenko...

Alexander Zalachenko...

Vous le connaissez bien ?

C'est le père de Lisbeth.

La mère de Lisbeth s'appelait

Agneta Sjölander.

Elle n'avait que 17 ans

quand elle a rencontré Alexander Zalachenko.

À la naissance de Lisbeth,

Agneta a décidé de changer de nom.

Sjölander est devenu Salander.

Zala... Salander.

Zalachenko venait disons... rarement.

Quand l'envie lui prenait, il passait à leur maison de Lundagatan.

Il buvait beaucoup.

Il passait son temps à tabasser cette femme.

Il lui faisait subir les pires sévices sexuels.

Puis il repartait.

C'est arrivé des dizaines de fois.

Bien sûr, les services sociaux auraient dû intervenir,

mais ils n'ont rien fait.

Rien ne s'est produit jusqu'en 1993.

C'est-à-dire ?

Tentative de parricide avec une bombe artisanale

Lisbeth... devait avoir 12 ans à peine.

Zalachenko a ri quand elle a trouvé sa pauvre maman

étendue sans connaissance sur le sol de la cuisine.

Il est monté dans sa voiture, mais Lisbeth

lui a couru après.

Elle a jeté un carton de lait

rempli d'essence à l'intérieur de la voiture.

L'homme s'est enflammé et a brûlé comme une torche.

Quelle horreur !

L'ennui, c'est que cet incident n'est pas resté sans conséquences.

Lisbeth a été enfermée...

dans un service pédopsychiatrique à Sankt Stefans.

Sa mère a passé le restant de ses jours

dans un hôpital.

Elle ne s'est jamais rétablie.

Ses troubles soi-disant psychiatriques...

Peter Teleborian.

Il a produit plusieurs faux rapports pour qu'elle soit internée.

Bonsoir.

Alexander Zalachenko.

Ce nom vous dit quelque chose ?

Non. Vite, ma conférence de presse commence.

Zalachenko est le père de Lisbeth Salander.

En 1993, il est gravement brûlé par un cocktail Molotov lancé par sa fille.

La police a dû faire un rapport d'enquête.

Mais pas la police normale, la police secrète.

Pourquoi ?

Alexander Zalachenko était membre de la Säpo.

Rien n'a été rendu public. Il n'a pas d'existence officielle.

Il a bénéficié de protections.

Où avez-vous trouvé ces informations ?

Je veux que vous me dénichiez les rapports de police.

Ils doivent se trouver entre ces murs.

Ces dossiers nous conduiront à Zalachenko.

Ils prouveront qu'il est coupable des meurtres de Dag et de Mia.

Peut-être également de la mort de l'avocat Bjurman.

Ce n'est pas Lisbeth Salander, selon vous ?

On a ses empreintes sur l'arme du crime.

Ça peut vous sembler bizarre.

Bizarre, ça oui.

Que se passe t-il entre elle et vous ?

Pourquoi ne se rend-elle pas si elle est innocente ?

Je pense que Lisbeth est...

Elle préserve sa vie privée.

Je dois vous avouer

que je n'apprécie pas ces allégations

concernant les services de police.

On a assez de problèmes.

Inutile d'en rajouter avec vos hypothèses de détective amateur.

Merci, à bientôt.

"Paolo Roberto brave les flammes pour sauver Miriam"

Lisbeth Salander est-elle toujours une menace potentielle ?

Elle a blessé un homme et elle est armée.

La police continue à la rechercher pour la questionner.

Savez-vous qui a kidnappé Miriam Wu ?

Je laisse la parole à l'inspecteur Jan Bublanski.

Suite au coup de feu d'aujourd'hui,

nous avons identifié un suspect

qui aurait pu conduire la camionnette

durant la tentative d'enlèvement.

L'homme blessé par balle ?

Aucun commentaire.

Concernant l'enquête sur la personne

qui a agressé Miriam Wu et Paolo Roberto,

nous n'avons toujours pas le moindre indice.

Quel est le signalement de l'homme recherché ?

Nous avons établi un portrait-robot du suspect

d'après les descriptions des témoins oculaires.

Un homme blond de grande taille,

âgé d'environ 35, 40 ans, très musclé.

Un homme d'une carrure exceptionnelle.

À cette conférence de presse, la police a avoué

n'avoir pas appréhendé la jeune femme de 28 ans, armée et dangereuse,

aperçue après la récente fusillade qui a fait au moins un blessé

dans une maison de campagne de Strängnäs,

prenant la fuite sur une moto volée.

Vengeance dans le milieu de la prostitution d'Europe de l'Est ?

Ils n'ont absolument rien compris !

Bublanski et les autres s'évertuent à suivre la mauvaise piste.

Mikael...

Si la police fait interpeller Lisbeth,

ça va très mal se terminer !

- Mais où vas-tu ? - Chez moi.

- Tu veux que je vienne ? - Non. Je suis de mauvaise compagnie.

Tu n'as pas besoin d'être de bonne compagnie. Arrête !

Docteur Peter Teleborian, vous vous êtes montré extrêmement critique.

Vous avez crié au scandale

après avoir pris connaissance du traitement de Lisbeth Salander.

Je me refuse catégoriquement

à discuter des dossiers de cas particuliers.

Je crois que de nombreux troubles psychiatriques complexes

nécessitent des soins appropriés.

Je trouve regrettable que trois personnes soient mortes,

conséquence des coupes sauvages effectuées par le gouvernement

dans les soins psychiatriques.

Cette jeune femme aurait dû rester internée ?

Certains patients devraient demeurer dans des institutions

plutôt que de courir les rues en toute liberté.

Lisbeth, je sais qui est Zalachenko.

J'ai parlé à Holger Palmgren.

J'ai compris le rôle de Teleborian et pourquoi il était si important

de te faire enfermer en pédopsychiatrie.

Je crois savoir qui a tué Dag et Mia.

Je ne comprends pas le rôle de Bjurman.

Appelle-moi immédiatement.

On peut résoudre tout ça.

"Service des véhicules motorisés"

"Propriétaire du véhicule"

"Merci d'avoir été mon ami."

Ne dis rien.

C'est ce gars-là, hein ?

C'est bien lui qui t'a frappée ?

Il était horrible.

Une brute monstrueuse.

Merde !

Bon sang ! Miriam, je suis désolée.

C'est toi qu'ils voulaient. Tu le sais ?

Qu'as-tu fait, Lisbeth ?

Paolo a dit que Blomkvist l'avait contacté

en espérant te joindre.

Tu es avec lui ou pas ?

Je dois partir.

Où est-ce que tu vas ?

Régler mes comptes.

Par pitié, Lisbeth.

Il y avait quelqu'un dans la chambre.

Une petite blonde. Elle a disparu.

Je vous apporte quelque chose pour dormir. Je reviens.

Y a longtemps que j'aurais dû faire ça.

Entre.

Entre !

Je veux voir ton registre des véhicules loués.

C'est dans l'ordinateur. Dans l'ordinateur.

Mets-le en marche.

Viens. Doucement.

Ouvre cette porte.

Passe-moi ton téléphone.

Entre dans l'armoire.

Entre ou je t'y enferme de force.

Numéro d'immatriculation

Où sont les contrats de location ?

Dans un classeur rouge au-dessus du bureau.

J'ai besoin d'une voiture.

Je te laisse 10 000 couronnes.

Tu la récupéreras en bon état.

"Merci d'avoir été mon ami."

Allô...

Bonjour, c'est Miriam. Miriam Wu.

Pouvez-vous venir à l'hôpital ?

Elle est venue ici ? Quand ?

Aujourd'hui.

Elle t'a dit où elle allait ?

C'est pas son genre.

Si jamais elle retrouve ce blond monstrueux,

elle ne pourra rien contre lui. Il va la massacrer.

Tenez. Elle a oublié ses clés.

Oublié ?

En fait, elles ont dû glisser de son sac.

Je ne sais pas où elle vit. Et vous ?

Non.

C'est quoi ?

Sûrement une boîte postale.

Ça fera l'affaire ?

Oui, merci.

Appartements de luxe

Prix d'achat : 25 millions de couronnes

Il y a quelqu'un ?

Lisbeth ?

Cette photo date d'il y a 17 ans.

Ce gars s'appelle Ronald Niedermann.

Il avait 18 ans à cette époque.

Alors, il a 35 ans environ.

D'où vient cette photo ?

Le Dynamic de Hambourg.

J'ai dit à Mikael

qu'il se battait de façon très maladroite et lente,

qu'il levait sa garde et se déplaçait comme un boxeur.

Qu'il avait dû être entraîné.

J'ai envoyé des messages à plusieurs salles de boxe en Europe

où j'ai combattu en expliquant les faits

et en décrivant le géant blond.

Ce gars est atteint d'une rare maladie,

l'analgésie congénitale.

- Et c'est quoi ? - Selon mes recherches,

c'est une tare génétique bizarre.

Les influx nerveux se transmettent mal. Il ne ressent pas la douleur.

- Allô... - Salut, c'est Malou.

Paolo Roberto a identifié le géant blond.

Très bien, super.

Où es-tu ?

C'est assez difficile à expliquer.

- T'as l'air bizarre. - Tu disais ?

Seulement que Paolo connaît le nom du boxeur blond gigantesque.

- C'est Niedermann. - Parfait.

Tu as l'adresse de ce gars ?

Non. On a juste une photo vieille de 17 ans

prise à Hambourg, en Allemagne.

Essaie de voir s'il est fiché et rappelle-moi.

Reste tranquille.

Tu seras gentille ?

Tu seras gentille ?

Si tu es gentille, je serai gentil.

Tu seras gentille ?

Mon Dieu...

- Oui... - C'est encore Malou.

J'ai trouvé quelque chose.

Il n'y a aucun Ronald Niedermann dans l'état civil suédois,

mais en 1998,

une société a été enregistrée

à la protection des brevets sous K.A.B. Import.

Le P.D.G. s'appelle Karl Axel Bodin, né en 1941.

Un membre du conseil d'administration s'appelle R. Niedermann.

- T'as une adresse ? - Ouais.

Karl Axel Bodin est domicilié dans l'Ouest de la Suède

et on me donne comme adresse :

boîte aux lettres 612 à Gosseberga.

C'est réussi.

- Vraiment réussi. - Je trouve aussi.

- Erika ? - Salut ! Où étais-tu passé ?

Viens voir.

- Pour quoi faire ? - Suis-moi.

Mikael...

C'est de la folie de dissimuler des informations cruciales

sur des meurtres non élucidés.

Ce n'est pas mon intention.

J'ai besoin d'un service.

Là-dedans y a les rapports d'enquête de Björck de 1993.

Ce carton contient aussi la correspondance

entre Björck et Teleborian concernant Lisbeth.

Je voudrais que tu en fasses des photocopies

et que tu envoies les originaux à Bublanski.

Pendant ce temps, je file à Göteborg.

Je veux la retrouver avant la police.

Je veux être là pour Lisbeth à 200 %.

J'ai une dette envers elle.

Seigneur, fais attention, sois prudent.

Mikael...

Salut, papa.

- Oui... - Bublanski et Sonja Modig sont là.

Ils ont lu les documents que tu m'as passés sur Lisbeth Salander.

Maintenant ils veulent avoir l'adresse de Björck.

Peut-on la leur donner ?

Qu'ils la trouvent eux-mêmes,

bon Dieu.

On pourra avoir cette liste ?

Attends.

Laissez-moi lui parler.

Certains sont dans le prochain numéro ?

Blomkvist ?

Il faut passer au commissariat déposer un témoignage formel.

Je n'ai pas le temps.

- Pardon ? - Je ne suis pas à Stockholm.

Où êtes-vous ?

Qu'est-ce qu'un privé amateur pourrait vous apprendre,

à vous, grand policier ?

Ne soyez pas puéril. Je doute aussi de la culpabilité de Salander.

Repassez-moi Erika Berger.

- Oui... - Donne-leur l'adresse de Björck.

Je coupe mon cellulaire pour pas qu'ils me repèrent. Salut.

Salut.

T'as déclenché presque toutes les alarmes du jardin.

Des détecteurs de mouvements ?

T'as une sale gueule.

Tu as au moins mes yeux.

C'est douloureux ?

J'ai très souvent pensé à toi.

A vrai dire, à chaque fois que je me vois dans un miroir.

Ça t'apprendra à taper ma mère.

Ta mère...

Elle n'était qu'une pute.

Ce n'est pas vrai.

Elle était caissière à l'épicerie pour gagner à manger et à se loger.

Crois ce que tu veux au sujet de ta maman,

mais c'était une putain.

Je te déteste.

Mais je t'ai pardonné.

Sale menteur ! Bjurman t'a engagé pour me tuer.

Ça n'a rien à voir, c'est tout autre chose.

On a passé une sorte d'accord commercial.

Tu avais un film qu'il voulait, c'est tout.

Et moi, il m'arrive de régler ce genre d'affaires.

C'est vrai qu'il t'a violée, ce con ?

Nom de Dieu, il avait vraiment mauvais goût.

Recule !

Rassieds-toi ou je te descends comme une chienne.

Où as-tu trouvé cette brute ?

T'as vraiment pas encore découvert qui c'était ?

On raconte que tu es une enquêteuse particulièrement douée.

Faut croire que non.

C'est ton frère aîné.

- Mon frère ? - Pour être exact,

ton demi-frère.

Le résultat d'une aventure que j'ai eue il y a longtemps,

en Allemagne.

Niedermann a aussi abattu Bjurman ?

Pour quelle raison ?

Bjurman était un idiot.

Et il avait des documents qui m'appartenaient.

Peu de personnes connaissent mon passé ; Bjurman était l'une d'elles.

J'avais peur qu'un jour ou l'autre il ouvre sa gueule.

Surtout avec ces journalistes qui fouinent autour de cette affaire.

Il était devenu une menace.

Tu as commis un paquet d'erreurs. Les flics vont t'identifier.

Oh, là là, je suis vraiment mort de peur.

Sans rire.

Je n'ai tué personne, voyons.

Je ne suis qu'un pauvre vieillard invalide. Pas vrai ?

Ça y est ?

Je devrais peut-être dire quelque chose,

mais je vois pas trop quoi.

Moi non plus.

Inutile de se forcer.

Ronald, finissons-en.

Je suis contente. Je t'aurai au moins coincé.

Les policiers vont débarquer et t'arrêter.

Foutaises.

Je m'attendais à un truc comme ça.

Tu es venue me tuer, rien d'autre.

T'as prévenu personne.

Je peux te montrer quelque chose ?

J'ai mis en ligne notre conversation depuis une heure.

Montre-moi ça.

Non...

Avec ça, y a aucune chance.

Idiot !

Elle a failli s'échapper !

Qu'est-ce tu attends, bon sang ?

Bien, bien.

Oui.

Je suis là.

Je suis là, Lisbeth...

Lisbeth, Lisbeth...

Merci.

Soutenez-nous et devenez membre VIP pour désactiver toutes les publicités sur www.OpenSubtitles.org

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.