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Original subtitles

C'est le mental qui est le plus important.

Une grande force physique n'est pas n�cessaire.

Le courage c'est bien, mais on ne doit pas faire n'importe quoi.

J'ai besoin de chauffeurs de tracteurs ou de m�caniciens.

Des hommes qui ont, au moins, quelques notions techniques.

Y en a-t-il parmi vous ?

Oui, moi !

C'est tout ?

T'entends ?

Chut ! D�sol�, mon Lieutenant !

Qu'est-ce que t'attends ?

- T'as entendu ? - Oui !

T'es chauffeur ?

- M�canicien. - T'es pas trayeuse de vaches ?

- Il est un peu lent. - T'es b�te.

Je suis m�canicien de locomotives.

En tracteur je connais le Kommunar.

- �a me va. - Mais, je n'arriverai pas � le r�parer.

C'est pas r�parer qu'il faudra, mais d�truire.

Ils ont diff�rents v�hicules,

je vous parlerai de ceux auxquels j'ai eu � faire.

Le 1er, tr�s l�ger, moins de 10 tonnes.

De profil, il est � peu pr�s comme �a.

4 grands galets de roulement, facile � reconna�tre.

Sa tourelle

de commandement est �quip�e d'un canon.

- De quel calibre ? - De 37 millim�tres.

- Ils sont �conomes. - 2 mitrailleuses

de 7.92, ici et ici.

Pas �tonnant ! Ils ne ratent pas une occasion de l'utiliser.

C'est une bonne mitrailleuse mais faut la nettoyer !

Avec les mains sales, tu ne peux pas tirer.

Non, s�rieusement,

elle est bien, mais il faut se battre

avec du savon � port�e de main.

Soldat.

Moskalenko, c'est bien �a ?

Moskolenko, oui !

Ce blabla ne nous avance � rien.

Je n'ai pas beaucoup de temps.

C'est pour soutenir le moral des troupes.

Le moral n'est pas votre probl�me.

Vous �tes instructeur politique ?

Non, c'est lui l'instructeur politique.

C'est moi, je m'appelle Klotchkov.

Klotchkov et Diev, c'est le m�me ?

C'est moi.

J'ai eu des �chos.

Il ne faut pas y croire !

Ne te f�che pas, c'est un moulin � paroles,

m�me sous le feu de l'ennemi, il n'oublie pas de plaisanter.

S'il est comme �a au front, c'est bon pour nous.

Mais ici, il faut �tre plus discret.

Je suis d'accord, il faut baisser d'un ton.

Le Lieutenant a bien d'autres soucis.

Je suis d�sol�.

Ces mitrailleuses ne sont pas des MG. Mais les cartouches sont les m�mes.

Le blindage est rivet�,

�a ou rien c'est pareil. � 400 m�tres, avec un fusil antichars,

on les fait br�ler facilement.

Mais, ils ne vont pas attaquer avec un poids plume pareil.

Ils ont des tanks plus s�rieux.

Mais autant tout savoir.

Oui, camarade Colonel.

Oui !

Non, mais je peux d�j� vous montrer quelque chose.

Oui !

Oui, camarade Colonel.

Oui, j'arriverai � temps.

� vos ordres !

Mon cheval est pr�t ?

Pr�t, camarade commandant.

- �a vous parle ? - Je pr�f�re du cognac.

Le porto c'est pour la gueule de bois !

Avant elles �taient diff�rentes,

l� elles sont pr�tes pour le combat.

Le point n�gatif -

si tu la brises dans tes mains, tu br�les.

� manier avec pr�caution.

Autant de degr�s qu'en enfer !

Il faut chercher des bouteilles vides.

Celles de l'ennemi, c'est bon ?

- Oui, avec des bouchons. - Bien !

- Au pas de course ! - Oui !

Prenez de l'aide.

On y va, Petrukh !

Les gars, approchez.

Petrukha !

Si on dilue 1 bouteille dans 1 seau d'eau

ou 2, ce serait bon � boire ?

Bon, on s'est repos�. Maintenant on se bouge.

- Piotr Vassili�vitch ! - Oui !

Rassemble tous les officiers � 18 h.

Oui, camarade commandant !

Des appareils et des fentes de vis�e.

Exact !

L'�paisseur de la plaque de blindage frontale ?

De la coque ? 30 millim�tres.

Correct ! Et ici, Natarov ?

30 aussi, comme partout.

C'est plus mince seulement ici et ici.

C'est l� qu'on doit balancer la grenade.

Oui, en th�orie, c'est comme �a.

On passe � la pratique. Moskalenko, encore � toi.

Va chercher des mat�riaux de construction.

Oui, camarade Lieutenant.

De quel genre ?

Pour une maquette de char taille r�elle.

Et qu'ils ne l�sinent pas !

Et je prends quoi ?

Je te note tout.

Faites vite, je veux finir aujourd'hui.

Oui, c'est vrai.

Un bain, tous les 2 jours, on risque de s'habituer.

Pas vrai, Stasenko ?

J'ai pas besoin de m'habituer � �a.

Je ressens cette habitude de repos en permanence.

Depuis que je travaille pour le commandant, elle ne me quitte plus.

� qui demandes-tu ?

Heureux que les autres ne soient pas comme lui.

Que jacassez-vous ?

Les miens, depuis 1 semaine parlent d'attaque.

Attaquer, c'est pas creuser.

La semaine pass�e, ils ont creus� tellement de tranch�es

qu'on pourrait y faire rouler le m�tro de la capitale.

Ils n'ont qu'une envie, se reposer de ce bagne !

Va-t'en, Stasenko !

Quand le commandant rentrera de sa visite,

t'auras de quoi r�jouir tes soldats.

Offensive ou non, tu peux leur promettre une grande bagarre.

Les Allemands ont repris des forces.

Bient�t, on va vivre des sensations

inoubliables

Note directement sur la neige :

5 pelles de longueur, 1,5 de hauteur.

On construira la tourelle apr�s.

- Oui ! - Si vous permettez Lieutenant,

comment on d�place ce cheval de Troie ?

Sur un traineau.

Gr�ce � la neige.

L'exploit d'un soldat de l'arm�e rouge.

Le camarade Filine, a trouv� un canon allemand.

Le courageux a ramp� jusqu'au canon ennemi,

l'a d�truit avec des grenades et a tu� le servant.

Au bruit des explosions, des fascistes l'ont encercl�.

Ils voulaient le capturer.

D�s que les Allemands furent proches de lui,

il a jet� sa derni�re grenade.

Celle-ci a explos� et a tu� plusieurs soldats allemands.

Ce soldat est mort h�ro�quement.

Une autre

La compagnie de mitrailleuses de Kourenkov ?

C'est �a, tu l'as lu ?

Mais non, j'ai rien lu de tout �a.

Ce que j'en pense, moi :

Si tu es g�n� de dire que tu manques de tabac,

je peux t'en avoir mais sers toi de ce papier pour les rouler.

J'en ai assez de l'histoire de Filine avec sa derni�re grenade.

On est en novembre et ta feuille de chou date de septembre.

- C'est vrai. - Alors !

Et moi je ne sais pas pour Kourenkov.

Qu'est-ce tu veux savoir ?

Avec 8 mitrailleuses, ils ont fil� une racl�e aux Fritz

qui ont � peine eu le temps de fuir !

C'est �a qu'il faut faire !

C'est ce que je dis.

C'est de la routine et c'est dans toutes les gazettes.

�a sert � quoi ce tank en bois ?

On m�ne une offensive avec ?

De quelle offensive tu parles Gavrila Stepanitch ?

D'o� tu sors �a ?

Tout le monde en parle.

�a alors !

�coute encore !

Ils r�vent de se battre et ils disent n'importe quoi.

Avec quoi veux-tu qu'on se batte ?

T'as vu des renforts, des nouveaux �quipements ?

Alors ! De vrais gosses !

Peut-�tre que �a va arriver.

Qu'est-ce qu'on attend ?

3 semaines qu'on est l�.

C'est l� o� je veux en venir.

Pourquoi le Fritz nous laisse autant souffler ?

- Ici, oui ? - Oui.

Les tranch�es, c'est pour une offensive ? Non.

Si le Lieutenant est l�, ce n'est pas pour rien.

Possible qu'ailleurs ils sont pass�s � l'offensive.

Ici, non. Va falloir patienter.

Rester patient, je peux.

Si je sais que certains m�nent une offensive.

C'est pas pareil d'�tre en d�fensive.

Je suis bien d'accord !

- On scie o� ? - L�.

�a marche !

Plus vite ! Un tank va plus vite que �a !

Lance-la !

Allez Nazarov !

Trop tard !

Tu l'as lanc�e trop tard !

Elle a fait boum juste pour faire joli !

J'ai donn� l'ordre de s'arr�ter ?

Passez la tranch�e et continuez !

C'est moi qui dis quand s'arr�ter !

Si t'as rat� ton coup

et laiss� passer le tank, alors tu l'attaques par ici.

Tu balances 1, 2, 3 bouteilles.

Le char s'enflamme et tu disparais !

Reste couvert, il y aura beaucoup de tanks.

Si tu meurs, qui les arr�tera ?

Au repos !

Et vous, en selle !

La force de frappe allemande

se compose dans ce secteur de 4 divisions de tanks

et de 3 divisions d'infanterie.

Une partie de ces troupes est destin�e

� agir depuis Volokolamsk vers Kline et Dmitrov.

Ils vont contourner Moscou par le nord.

L'autre partie va frapper

directement depuis l'ouest.

L'importance de la route de Volokolamsk

est difficile � d�terminer.

L'ennemi essaiera de d�ployer des troupes

le long de cette route et de sortir � l'est,

en �vitant nos zones de d�fense antichars.

Pour cette man�uvre, diff�rents mouvements sont possibles :

Depuis le Mouromtsevo, ou � travers les champs jusqu'� la bifurcation.

De Zhdanovo en passant par Nelidovo,

entre les 2 villages, par la route de campagne, vers Matryonino.

Autre possibilit� : de Krasikovo en longeant

la voie de chemin de fer.

Notre t�che

est d'emp�cher le d�ploiement le long de cette route.

Qu'ils restent confin�s dans ce secteur.

Nous disposons de 4 compagnies

pour affronter 3 r�giments.

Notre t�che est claire, les retenir � tout prix,

mais combien de temps ?

Pour contrer les attaques de l'ennemi,

nous serons seuls.

Tant que l'offensive n'est pas lanc�e, nous ne pouvons que sp�culer.

Camarades de l'Arm�e Rouge !

Lors des derni�res batailles vous avez tous fait preuve de courage.

Ces agresseurs fascistes qui envahissent notre territoire,

tentent de parvenir jusqu'� Moscou.

Au c�ur m�me de notre Patrie !

Mais l�

Pour la 1re fois,

ils ont senti le go�t de leur propre sang.

Et ils ont dout� de l'invincibilit� de la grande arm�e allemande.

Et l�, ils ont d� s'arr�ter net !

Vous �tiez l�, pour leur barrer la route !

L'ennemi a ressenti la rage de l'impuissance.

Son plan de "guerre �clair" a �chou�.

Et cette rage, d'une grande force s'appr�te � frapper � nouveau.

Il r�ve de faire une perc�e vers notre capitale.

Mais, maintenant, il sait

ce qui l'attend.

Il sait � quel point les Russes aiment leur patrie.

Et il sait que nous sommes pr�ts � nous battre.

Et, la peur ne le quitte plus.

Soldats de l'Arm�e Rouge !

Les fascistes sont en route pour Moscou.

Ils vont tenter de nous r�duire en poussi�re,

de nous balayer avec leur artillerie,

de nous renverser avec leurs chars et l'infanterie.

Mais l'ennemi ne passera pas.

Parce que nous serons l� en travers de son chemin.

Mes Fr�res,

l'Histoire ne manque pas de soldats courageux.

Mais personne n'a �t� honor� d'un aussi grand destin.

Il n'y a pas que Moscou derri�re nous.

Il n'y a pas que notre vaste patrie.

Aujourd'hui,

c'est le monde entier qui nous regarde.

Parce que sur nos lignes de front,

nous nous battons pour le d�fendre.

Soyons dignes de cet honneur.

On raconte qu'au Japon, au si�cle dernier, je crois,

une bande terrorisait tous les environs.

Y avait un petit patelin qui �tait pouss� � bout.

Et les villageois ont d�cid� de se battre contre les bandits.

- Rien � perdre ! - C'est vrai !

Ils ne connaissaient rien � la guerre et ont embauch� un sp�cialiste.

Comme notre Lieutenant, mais un noble.

Et avec quel argent ?

J'en sais rien. Peut-�tre � cr�dit. Je me rappelle plus.

Il a analys� la situation, puis il est parti en reconnaissance.

Et il a embauch� 6 autres gars.

Des notables, ou bien des nobles, je sais plus exactement.

Des samoura�s ?

Oui, puisque �a se passe au Japon.

Ces hommes ont pris en main la d�fense du village.

Non mais vous imaginez !

Il y avait 40 bandits, si ce n'est pas plus !

- Et eux ils �taient 7 ? - Ben oui !

Ils ont fait �a pour l'argent ?

Je m'en souviens plus !

Pay�s � cr�dit ?

T'es p�nible avec tes questions !

C'est quoi la fin de l'histoire ?

La fin c'est que

ces combattants connaissaient bien leur boulot.

Ils ont construit des fortifications, post� des sentinelles

choisies parmi les paysans, assur� la liaison, la totale !

Ils �taient bien pr�par�s.

Et quand les bandits sont arriv�s dans le village

�a ne s'est pas fait sans pertes, mais ils ont trucid� la bande.

- Tous ? - Tous.

Il y en a eu peut-�tre

un qu'a r�ussi � s'enfuir. Mais c'�tait fini.

Une bonne chose de faite !

J'ai d�j� entendu cette histoire.

Sauf que ce n'�tait pas au Japon, mais en Am�rique.

Et c'�tait pas des nobles mais de simples bergers

qui savaient bien tirer. Le reste est pareil.

7 gars contre 40.

�a, les gars ! �a s'appelle un conte !

Une histoire � dormir debout !

Des bergers tireurs d'�lite ?

Chez nous aussi, les bergers sont hors du commun.

C'est �a !

Et � Perekop, les bergers sont de vrais diables !

Des diables !

Vous avez jusqu'au matin pour vous installer

et � 8 heures, vous venez au rapport.

Tenez-moi au courant de tout changement.

� vos ordres !

La 367e d'infanterie

sur le flanc droit et sur le flanc gauche,

la 50e de cavalerie. Tu es le point de jonction.

Fais bien attention.

Je serai vigilant.

- Tout sera bien �tudi�. - Je l'esp�re.

C'est votre mission.

Pas d'inqui�tude, Commandant. Nous �tions perdus dans la for�t.

Un vrai casse-t�te, et c'�tait idiot de faire de l'h�ro�sme.

L�, les Allemands sont l� et Moscou est par l�.

Quoi ?

Rien, mon Commandant.

La question est simple, les Allemands pr�parent une action.

Nous savons o� et quand. Qu'est-ce qu'on attend ?

Pourquoi on n'agit pas maintenant ?

Oui et avec quoi ?

J'ai de bons soldats.

Je n'ai pas les forces suffisantes pour une action simultan�e.

On s'enterre dans nos tranch�es et on reste sur place.

Oui, nous tiendrons la position jusqu'� la mort.

Pas jusqu'� la mort, mais aussi longtemps que possible.

Vous voyez la diff�rence ?

Pour tenir aussi longtemps, faut �tre vivant.

Comprenez la nuance.

- Entendu ? - Oui.

- On doit vivre. - C'est mieux.

Ce sera tout.

C'est de la pure invention !

C'est faux pour les bergers,

mais �a, c'est �crit dans un livre d'Histoire.

Une bande de 10 000 hommes,

c'est d�j� une arm�e !

Oui, il y avait la guerre.

Et pourquoi il y avait si peu de Grecs ?

On n'en a pas trouv� plus ?

Eux aussi croyaient qu'ils n'�taient pas assez nombreux

et puis, au final, c'�tait suffisant.

Les Grecs en ont poignard� 10 000 et eux, ils s'en sont sortis ?

Ils s'en sont pas sortis.

Contrairement � vos bergers, ils sont tous morts.

Pas vraie ton histoire.

C'est du pipeau !

Des bobards, ton histoire !

Il faisait d�j� sombre.

La vieille femme a entendu des soldats arriver.

Elle sort pour voir.

Elle : Vous �tes des n�tres ?

Moi : Qui d'autres ?

Elle, en se signant : Dieu merci !

Mes enfants,

les Allemands ne sont pas loin. Ils ont bombard� toute la journ�e.

M�me l'�glise, n'a pas �t� �pargn�e,

bande de maudits pa�ens, des busurmans !

Elle dit :

des busurmans ! Et signe � nouveau.

Musambek me dit en kazakh :

Elle ne sait pas, qu'ici on est 2/3 de descendants de musulmans.

La grand-m�re sursaute :

H�, les p'tits gars ! Vous �tes bien des n�tres ?

Musambek lui dit dans un russe parfait :

On est des v�tres ! Regarde nos tronches !

Tu reconnais pas ? Des Kazakhs, des Kirghizes,

des Ou�ghours et des Doungans.

La vieille : �a existe des tronches pareilles ?

Et apr�s �a elle dit :

Y a d�j� plus de Russes ?

Vous avez effray� la vieille

qui a d� en baver dans sa vie ! Et l� vos tronches et dans le noir !

C'est s�r !

Les "busurmans" ! Les "pa�ens" !

Un peu de nerf, les gars !

Bient�t, le jour va se lever.

Et il va falloir tout cacher,

nettoyer, pour qu'on ne nous rep�re pas du ciel.

Et on pourra faire un somme de 2 heures.

Et apr�s, c'est le repas ?

On va creuser une position factice.

T'entends �a !

Je me demandais comment on allait passer le temps ?

On va quand m�me pas dormir apr�s une nuit blanche.

Je vous jure, les gars, faut se ressaisir !

Trop de parlote.

Il va falloir le commencer

ce camouflage,

parce que

Le Fritz n'est pas cr�tin.

Allez, on termine �a !

On mange quoi, alors ?

Ce qu'il y aura au menu !

Qu'est-ce qu'il a dit ?

Qu'il y pense.

S'ils s'am�nent par ici,

l�, d'apr�s ce que je vois, on chope un beau morceau.

O� veux-tu qu'ils aillent ?

Ils ne vont pas s'enfoncer dans la for�t.

Alors pour ceux qui d�cident de faire un d�tour,

on construira aussi une plateforme.

Comme tu veux,

mais pourquoi ils le feraient ?

Il leur suffit de cracher de leur tourelle.

�a reste encore � voir.

Soul�ve, on va la planquer.

Repos.

Voyons un peu ce que t'as.

Continuez !

Repos.

Bon, et �a, c'est quoi ?

Et si on doit changer de direction ?

S'il le faut, on le fera Capitaine.

Ici on est comme dans une forteresse.

Les tanks n'y arriveront pas et on a un bon angle.

On va r�gler le tir.

- El la position de rechange ? - Ici.

Et on en pr�pare une autre.

Sage d�cision.

Dans l'ensemble,

c'est correct.

Quand l'instructeur politique

nous a lu un tract allemand.

C'est direct le tribunal !

Oui, on y �tait presque.

C'�tait chaud ! Mais c'est pas de �a que je veux parler.

Dedans, il �tait �crit que si on voulait se rendre,

il fallait agiter un mouchoir blanc, pour �tre pris au s�rieux.

Avec nous, il y avait un soldat.

Un gentil gars, mais niais : O� je vais trouver un mouchoir blanc ?

Moi : T'as qu'� enlever tes bottes et t'agites une chaussette.

Lui : Mes chaussettes sont pas blanches. Moi : Fais voir.

L'idiot enl�ve ses bottes pour me montrer.

Ses chaussettes �taient noires !

Un vrai drapeau de pirates, plus vrai que nature !

Moi : T'es foutu, ils te fusilleront.

S�r, ils te fusilleront, s'ils ont le temps

de mettre un masque � gaz !

T'es condamn� � rester dans l'Arm�e Rouge,

mais enl�ve tes bottes qu'en cas d'urgence.

Et lui, il a rien pig�.

Un niais, je te dis !

C'est quoi qui t'a fait penser � �a ?

C'est ce chiffon blanc.

Je me demande si on n'exag�re pas, c�t� camouflage.

Faut qu'on croie que nous avons essay� de les cacher.

Donner envie de nous bombarder.

C'est pas l'envie qui leur manque.

Enfin, je crois.

�a devrait leur donner la chair de poule ?

Oui, ce serait bien.

On devrait en planter 10 pour qu'ils n'osent pas venir.

Tu parles !

Les Allemands sont prudents.

Sur nos bombardiers, y a pas de mitrailleurs � l'arri�re,

si bien qu'ils avaient l'habitude de leur tirer derri�re.

Comme on est des champions de la d�brouille.

Un Russe a install� un long tube � la place d'une mitrailleuse.

�a faisait l'effet d'une mitrailleuse.

Et alors ?

Et alors, �a a march�.

C'est quasi un brevet, maintenant.

Elle est dans une position d'in�galit�.

Nous, on peut la trahir, mais elle, non.

Et pourquoi elle ne peut pas ?

Ce n'est rien de plus qu'une terre.

Comment �a ?

C'est la terre o� l'on vit et c'est tout.

Tu trouves que c'est peu ? C'est �norme.

Un peuple sans terre ne peut pas vivre.

D'accord,

mais il y a autre chose � part la terre.

Sous l'occupation, les gens r�sistent, pas pour elle.

Pour autre chose.

C'est vrai, ce n'est pas pour la terre.

Parce qu'� part la terre natale,

il y a aussi la patrie.

La terre natale survivra m�me sous le joug. Pi�tin�e, br�l�e, morcel�e,

dans les larmes, le sang elle sera toujours la terre natale.

La patrie, c'est diff�rent.

C'est l� o� nous vivons conform�ment � des r�gles,

�dict�es depuis toujours par nos p�res.

Et elle se nomme la patrie.

La terre natale

c'est la terre o� l'on vit.

Et la patrie, c'est comment on y vit.

Et le peuple ?

Quoi, le peuple ?

Le peuple, c'est des gens

qui veulent parler la m�me langue

et vivre sur la m�me terre.

Mais, Vassily Gu�orguitch !

�a ne peut pas �tre aussi simple.

Si on prend un Fran�ais, ou un Allemand

qui veut apprendre le russe et vivre ici.

�a fait de lui un Russe ?

L'Allemand je ne sais pas, mais un Fran�ais,

on verra comment il se battra contre le fasciste.

Peut-�tre que oui.

Qui sait !

On aurait d� se rappeler de lui plus t�t.

Il va venir par ici ?

Mais non ! Avec ses jumelles,

il voit les poux sur ta t�te.

Avant, ils s'approchaient plus, ils n'avaient pas de jumelles ?

Avant ils nous prenaient pour des bleus,

depuis ils ont compris l'utilit� de leurs jumelles.

Il doit voir qu'on n'a pas de canon.

On peut les abattre avec des fusils.

C'est n'importe quoi !

Tu crois ? � c�t�, ils en ont descendu un comme �a.

C'�tait dans un communiqu�.

- �a me dit rien. - Mais si !

C'est que de la ferraille !

Comme un avion en papier, rien d'�tonnant.

Si c'est aussi simple,

on peut le faire aussi.

Qu'est-ce que tu fais ?

Repose tout de suite ce fusil.

T'as aussi le cerveau qui marche au ralenti ?

Pourquoi ?

Pourquoi ? Je pourrais aussi bien dormir.

Je d�core ce tas de bois en chef d'�uvre pour qui d'apr�s toi ?

J'attends depuis ce matin qu'il arrive.

Laisse-le faire un croquis.

Laisse-le tirer 2,3 coups.

Pour faire comprendre qu'on ne fait pas de la figuration.

La chance du d�butant ?

Tu l'as d�zingu� ?

D'accord !

Kairat ! Salut !

O� est-ce que tu vas ?

Voir les filles !

Et voil� ! �a p�se au moins 200 kilos.

O� avez-vous volez �a ?

On l'a n�goci� chez les Sapeurs.

Cher ?

Gratuit.

- Ils avaient des mines ? - Quoi ?

Et des mines ?

Non, ils auraient eu �a o� ?

Ils nous ont dit d'en prendre.

On a saut� sur l'occasion.

- Vous �tes des rapaces. - On peut y retourner.

Cette fois-ci, on prendra un rouleau plus l�ger.

On verra ! Peut-�tre qu'on enverra quelqu'un.

Faut que je vous raconte,

quel genre de riche paysan habite pr�s de Moscou.

- Vas-y, raconte. - Oui ?

�coute �a !

J'ai dit : Si on peut avoir ici

du barbel�, on en prend et on l'�change contre un sac de patates ?

Et pour Danila �a lui est �gal,

tout lui va !

On y va ! On frappe chez un grand-p�re.

Le vieux nous ouvre.

Il regarde le fil :

�a me servirait � quoi ?

�a alors ! On frappe chez un autre.

Il regarde le fil.

Qu'est-ce que je vais en faire ?

Je lui dis :

Fais-en ce que tu veux !

T'as pas vu l'�tat de ta cl�ture ?

C'est un carton d'invitation !

Il r�pond : Non,

merci de vous inqui�ter pour moi,

je n'ai pas envie de voir le monde � travers du fil de fer.

�a risquait de lui g�cher la vue.

Voil� !

Et donc ?

Et donc c'est pour dire

qu'il y a aucun mets d�licat pour le d�ner.

On mangera ce qu'on nous donnera.

Capitaine, le commandant pour vous !

Capitaine Goundilovitch.

Bonjour, quelles sont les nouvelles ?

Bonnes, camarade Commandant.

On a trim� toute la journ�e.

Reposez-vous ! Ici aussi, on est dans les temps.

Demain, r�veil avant l'aube, besoin d'�tre en forme.

Maintenez la liaison.

On fera de notre mieux.

Vous allez avoir la visite du r�giment d'artillerie, aidez-les.

Si demain �a se complique, ils nous appuieront.

Oui, camarade Commandant.

C'est tout !

Dormez un peu ! O� est Klotchkov ?

� c�t� de moi.

�a le concerne aussi, c'est clair ?

Oui.

Ex�cution.

�a va l�-bas ?

Tout va bien.

Il a dit de dormir.

Et c'est tout ?

Et aussi que

demain Gu�orgui Fiodorovitch

viendra en renfort, si besoin.

�a r�chauffe le c�ur, d'entendre �a.

Bien.

C'est bien.

On va se faire arroser !

Faut reconna�tre qu'ils savent tirer avec pr�cision.

Heureux qu'ils nous aient pas localis�s tout de suite.

T'as vu le r�sultat !

3 heures qu'on est bombard�s et aucune perte.

Une perte d'audition, oui.

On peut dire :

On n'a pas de blind� mais on sait creuser.

On se d�brouille avec nos fausses tranch�es.

Vous ne dormez pas ?

Non, m�me pas, camarade !

Cette berceuse me donne la naus�e.

La sieste se termine, on va s'activer. Vous avez du tabac ?

Plus rien � fumer.

On fait que de la bu�e.

J'ai de quoi l'agr�menter.

�a y est, c'est fini ?

Ils me cassent les oreilles.

- Le tabac n'a rien ? - Intact !

�a leur ressemble pas.

�a y ressemble plus, maintenant ?

L�, je les reconnais.

Concert de l'orchestre !

De tous les calibres, ils nous g�tent.

Le chef d'orchestre est l�.

Il est trop passionn� leur chef d'orchestre.

C'est l'heure de l'entracte.

Ils vont se jeter sur le buffet.

Bien, on a mis le couvert pour recevoir dignement.

Qu'est-ce que tu fais ? Va te mettre � l'abri !

Cette terre truff�e d'acier ne pourra plus �tre labour�e.

Quelle invention !

On labourera et on s�mera.

Mais sache que pour �a, il nous faudra des bras.

Couvre ta caboche !

�a se calme et

- Quoi ? - Les tanks.

- O� �a ? - Tout l�-bas.

- Je ne vois pas. - Et pourtant, ils arrivent.

Ils se dirigent droit sur nous.

On doit �tre pr�ts � les recevoir.

- Appelle le capitaine. - Oui.

Pas de pr�cipitation !

Pas de pr�cipitation !

Ouvrez le feu quand vous entendrez mon sifflet.

D'abord, on tire 2 coups,

d�s que les tanks ralentissent, on y va !

Avant qu'ils ne l�vent la t�te.

Ils arrivent droit sur nous ?

Tu voudrais qu'ils aillent o� ?

On n'aura pas � leur courir apr�s et c'est bien.

Quelle chance.

Ils pensent, que tout se passe comme pr�vu.

Qu'ils ont trouv� le point faible et qu'ils rattraperont la route.

Ils peuvent toujours essayer.

On va leur montrer s'ils ne le savent pas,

qui sont les Russes et nos points faibles.

On va leur montrer. Au fait, je suis kazakh.

C'est pas russe, kazakh ?

Ne me prends pas la t�te.

C'est pour la Russie qu'on se bat ?

- Je plaisante. - Tu plaisantes

On ira se battre pour le Kazakhstan.

Et on montrera qui sont les Kazakhs.

N'aie aucun doute l�-dessus.

March� conclu.

Batterie, tir sur infanterie et chars, mire 47.

Batterie, tir sur infanterie et chars, mire 47.

Avec obus explosif � fragmentation.

2e charge, direction de surveillance, droite plus 2-30.

2e charge, direction de surveillance, droite plus 2-30.

Direction de surveillance 2-30.

Niveau + 002

Niveau 30-0-2

Hausse � 124, 3e charge, 1'obus, feu !

Hausse � 124, 3e charge, 1'obus, feu !

Hausse � 124, 3e charge, 1'obus, feu !

- Pr�t. - Pr�t !

Feu !

� droite, 25, tir long.

Hausse � 122, plus � gauche 0-11.

Hausse � 122, plus � gauche 0-11, oui.

�ventail 0-15, 4 charges, tirs en salves rapproch�es !

�ventail 0-15, 4 charges, tirs en salves rapproch�es, oui !

Salve !

�a c'�tait pr�visible !

C'est mauvais signe !

Ces vautours vont �reinter notre artillerie.

Les vautours ne mangent que de la charogne.

Ceux-l�, c'est du sang qu'ils veulent.

Mon commandant, ordre de d�placement !

La batterie s'en va. � vous de prendre la suite.

Tenez bon.

Feu !

Obus explosif ! Chargez !

� couvert !

� vos armes !

Obus perforant, chargez !

L� il a la chenille endommag�e et l� c'est que le bogie.

�a va leur prendre 30 min pour r�parer.

Il faut que tu les crames.

Envoie la sauce !

On va les faire frire. Obus perforant !

Regarde !

On dirait

qu'ils ont vite compris.

Ils sont pas partis pour longtemps.

Je pense que

Y a un truc qui leur a d�plu ?

Ou autre chose ?

Non, ils ont ador�. Ils vont revenir avec les copains.

Des renforts ?

Des renforts, oui.

Ah ! D'accord !

Des renforts...

Qu'ils seraient �chaud�s � la 1re attaque,

c'�tait une �vidence.

Ils pensent, que l�, c'est un cimeti�re.

Alors qu'en fait, chez nous on fait la noce.

Et nous sommes heureux de recevoir et leur infanterie et les chars.

Alors, c'est clair qu'ils vont battre en retraite.

Que s'il y avait quelqu'un de vivant, ils l'auraient vu s'enfuir.

Et pourquoi ils penseraient �a ?

On n'a pas tir� une seule fois.

On va le faire, t'inqui�te.

Krioutchkov et Maksimov, suivez-moi !

Ils vont sans doute changer de tactique.

Faire marcher leur cervelle

et revenir avec plus d'ardeur,

et exploiter tous nos points faibles.

Et avant, ils vont nous donner un beau concert

de musique d'orgue.

Et ils vont jouer beaucoup plus fort.

On est durs de la feuille.

L�, c'est bon !

Calme, calme.

Donne.

Tu peux y aller !

Pacha !

Pacha, �a va aller !

Tu vas t'en sortir.

On a arr�t� l'h�morragie.

Et maintenant, il faut que tu penses � toi, compris ?

T'as tout fait comme il fallait.

Vous avez assur�.

Tu fais partie des soldats h�ro�ques.

C'est �norme ce que t'as fait.

Reprends des forces pour la suite.

Conduis en douceur, mais vite ! Il y en a encore 3.

Je viens au rapport.

Avec le soutien d'artillerie, l'attaque a �t� repouss�e.

On a mis hors d'�tat

4 tanks et un peloton d'infanterie.

Vous avez des pertes ?

Tout le monde est vivant, il y a 6 bless�s.

Pacha est gravement touch�.

On attend une nouvelle attaque.

- Compris ! Ne perdez pas de temps. - Non !

Ils r�glent le tir pour nous moucher : Quand, aucune id�e.

Ils nous serreront pas de pr�s, la nuit tombe vite.

Mais ils ont d�j� bien arros� et �a va �tre pire.

Faut s'attendre � une pluie torrentielle.

Y a de la place ?

Viens te mettre l� !

C'est chaud !

- Vas te mettre � l'abri ! - Chut !

Qu'est-ce que t'as ? T'es bless� ?

Non, �a va, Sergent.

Arr�tez de me bousculer, je vais rater le gibier.

Tu es fou, c'est les tanks que tu dois d�truire.

Il faut, au moins, en �gratigner un de ceux-l�.

Sinon, ils vont jouer les coqs.

Bravo ! Tu leur as fait tr�s peur.

Va t'abriter, maintenant !

Tu parles de soldats ! Ils ne veulent pas se battre.

Ils se r�servent pour Moscou, c'est une bonne chose.

Parce qu'on se retrouve dans une position avantageuse.

C'est un avantage pour nous

qu'ils soient tous trouillards.

Juste par peur, ils pourraient tous nous tuer.

Surtout qu'ils ont un sacr� stock de munitions.

Ils n'ont aucun courage,

alors ne meurs pas avant l'heure.

Ils peuvent pas savoir si c'est un pi�ge,

une embuscade contre toute leur division.

Tu crois qu'ils sont b�tes ?

Ils ne sont pas b�tes, ils voient bien que

leurs tanks br�lent et que l'infanterie a morfl�.

Les enfoir�s !

Quelque chose me dit

que d'ici 1 heure on sera d�j� moins nombreux.

Ils vont lancer un autre assaut, on va devoir r�agir

pour ne pas les laisser faire.

C'est une question de bon sens.

On discute d'une tactique � adopter et on attend

qu'ils viennent tous nous massacrer

La seule tactique - c'est de ne pas jouer les h�ros.

- Comment �a ? - Comme �a.

Vous ne devez pas mourir pour la patrie

mais vous devez vivre pour la patrie.

Quelle id�e !

Tu risques d'�tre d��u. Et l�, on fait quoi ?

Si on doit mourir, nous mourrons !

Quoi ?

D'accord, tu meurs, et qui va se battre ?

�a t'int�resse pas ?

Que les autres se d�brouillent !

Ils vont peut-�tre nous conqu�rir ou on va r�ussir � s'en sortir.

C'est commode ! Qui te jugera ?

Mort au combat !

Tes p�ch�s seront effac�s et tu n'en feras pas d'autres.

Et on �crira que tu es mort en h�ros.

Tu t'emportes, personne n'a envie de mourir.

C'est pas � nous d'en d�cider.

Vivre ou mourir, c'est une affaire tr�s personnelle.

Si tu te prends une balle perdue ou bien si un obus te tombe dessus,

comment tu vas g�rer cette "affaire personnelle".

Pense pas aux balles perdues, et il y en aura moins.

C'est pas grave ! Juste un petit bobo.

On va te soigner �a.

Quand je suis all� chez le dentiste, c'�tait pire.

Toi, c'est rien !

Il n'y pas de quoi faire un foin.

H�, les gars ! On pourrait en discuter un peu plus tard ?

M�me si c'est passionnant l� c'est pas le moment.

Tout est question d'�tat d'esprit.

Notre id�e fixe doit �tre

l'�limination de notre ennemi.

On est peut-�tre une poign�e mais eux n'en savent rien.

Que les Fritz pensent

que c'est d�j� une affaire r�gl�e,

un travail facile, la routine.

Voil� le tableau pour les Fritz.

S'ils ne reculent pas, on y passe tous.

Et s'ils reculent, ils ne passeront pas aujourd'hui !

Pas d'acte d'h�ro�sme, �a ne sert � rien.

On va br�ler calmement leurs tanks.

4e, r�pondez !

4e, r�pondez !

2e, donnez-moi la liaison avec la 4e !

4e, r�pondez !

Le dispositif d'observation est intact ?

Intact.

Position en ordre et pr�t au combat !

Des survivants ?

Trois.

Venez avec moi, on doit �vacuer les bless�s.

- Y a beaucoup de morts ? - Oui.

Trop.

Attends, attends.

L'arme !

Alors, la b�te, on a faim ? Patience, ma belle !

Je vais vite t'enlever ta laisse.

Tu arrives � temps !

Petrukha ! Doutov Petrukha !

Il faut r�tablir la ligne.

Fais vite !

Si c'est pas r�par�, dis-leur d'envoyer 2 charrettes.

- Oui. - Ou m�me 3.

C'est bon, �a marche ?

Bravo, Petrukha.

- Klotchkov, au rapport. - Oui.

Lourdes pertes dans la 4e.

Beaucoup de morts et de bless�s. Il reste 28 soldats.

1 canon, 2 PTRD, 1 mitrailleuse,

des pistolets-mitrailleurs, des fusils il y en a suffisamment.

Faudrait des renforts.

Non, Vassili Guiorgui�vitch.

Je n'ai pas de renforts.

Il faut que t'essaies de tenir.

Essaie de tenir, mon cher.

On essaiera, commandant.

Servants � vos pi�ces !

Les autres : formez des unit�s de 3,

le but de chaque unit� - 1 tank.

Le but du canon - 1 tank. 9 tanks qui doivent br�ler.

On va voir ce qu'ils vont dire de �a.

�a c'est pour commencer, ensuite on verra.

L'id�al serait d'attaquer 2 � la fois.

C'est comme �a mes fr�res,

on n'a pas trop le choix.

M�me si notre patrie est immense

et que nous sommes pr�ts � mourir pour elle.

Nous n'avons nulle part o� battre en retraite

et pas le droit de mourir tant qu'ils ne sont pas stopp�s.

On d�fend une position strat�gique.

Car, plus loin

c'est Moscou.

Tu prends racine ? Allez, am�ne-toi !

C'est vrai ce qu'on raconte ?

Que les Fritz ont essay� de jeter des grenades dans l'abri

et vous leur avez renvoy� 14 grenades ?

Combien ?

14, tant que �a ?

Et puis quoi encore !

C'est des bobards.

Ils sont idiots � ce point-l� ? Que Dieu les pardonne.

Combien, alors ?

Cinq.

Cinq ?

Apr�s �a, ils ont pig� et ont balanc� une 6e.

Ils pensaient que je me rendrais compte de rien.

Et vous avez fait quoi ?

Rien, je te raconterai plus tard.

Quand �a, plus tard ?

Ce soir, avant de dormir.

En plus, je n'�tais pas dans un abri.

Cette fois-ci, �a va �tre du travail d'orf�vre.

Je les laisserai bien s'approcher plus pr�s.

D'abord, qu'ils nous croient morts.

Prends le commandement.

�a doit �tre la f�te dans leurs tanks,

� faire leurs pri�res,

ou � maudire le diable qui a mis les Russes sur leur chemin.

Heureux qu'ils soient tankistes,

c'est la mort assur�e.

Sauve Ton peuple, Seigneur et b�nis Ton h�ritage,

accorde � Tes fid�les victoire sur les ennemis

et sauvegarde par Ta Croix les nations qui T'appartiennent.

Quoi ?

Non, rien.

T'as dit quelque chose.

Vive la Patrie, j'ai dit.

Je suis bien d'accord.

Ils sont nombreux !

Bah alors, mes chers fr�res ?

C'est rien ! C'est rien du tout !

C'est bon, mes fr�res.

Reposez en paix !

Il veut battre un record ?

Fuis ! Putain, tu vas mourir !

Gricha, munitions !

C'est le royaume des cieux

qu'il va rejoindre, ce b�tard !

Grenade !

Qu'est-ce t'en dis ? On va faire peur aux voyous ?

Allez, Vania ! Montre-nous !

Pr�ts ?

Feu !

H�, �a va ? Hein ?

- J'ai plus de grenade ! - Moi non plus !

On laisse passer les tanks !

Tu peux tirer ?

Ne les rate pas !

Tu vas l'attraper ?

Obus !

Obus !

Munitions !

Tu vas o� ?

R�chauffez-vous, les gars !

Vassili Guiorgui�vitch !

Il br�le ou pas ? Dis-moi, j'y vois que dalle.

Il ne br�le pas.

- Mais il peut plus rouler. - Br�le-le !

D�p�che-toi, vas-y, l�che-moi. Fais-le toi-m�me, vas-y !

- T'as encore des munitions ? - Oui.

- Tiens, prends �a ! Suis-moi, vite ! - Oui.

Alors Gricha,

arrose les fantassins !

Kolia, t'es vivant ?

Je suis vivant !

Je vais bien, je ne suis pas une fillette.

Ils ne l�sinent pas sur le mat�riel.

On n'a plus de grenades.

Allez, il est o� Diev ?

Allez !

C'est rien, camarade.

Ils ne sont pas si nombreux !

Non mais t'as vu �a ?

Notre Danila, c'est un magicien !

Y a plus que toi ou il y a d'autres survivants ?

Peut-�tre qu'il y en a, mais je n'en ai pas encore vu.

T'es brave, Danila !

T'avais mis de c�t� quelques atouts.

- Tu les as tous d�rang�s. - �a m'�tonnerait.

Tu les as bien impressionn�s, les Allemands.

Ce n'est que le hasard.

Arr�te de raconter des bobards. Le hasard !

Y en a combien de tas de ferraille ?

Eh bien

�a fait pas mal, je dirais.

50, quelque chose comme �a ?

On peut gonfler ce chiffre pour nos petits-enfants.

Pour les Fritz, �a fait 14 tanks d�truits, �a leur suffit.

14 si on ne prend pas en compte les 4 autres du matin.

Et pourquoi ? Bien s�r qu'il faut les compter.

Je veux dire que

jusqu'en fin de matin�e, on �tait une compagnie enti�re

et qu'� la 2e attaque, on �tait moins d'une section.

C'est de sacr�s durs � cuire qui sont tomb�s pendant cette attaque.

Ils sont morts en h�ros.

Vous �tes tous des h�ros. C'est comme �a qu'on se bat.

Bient�t, d'autres p�riront.

Parce que

la guerre c'est comme �a !

Adaptation : Natacha Kantor

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