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Original subtitles

- Ah, elle travaille dans une boutique,

une boulangerie, peut-étre.

C'est lé qu'il l'a rencontrée.

Il lui a acheté des chouquettes et elle lui a glissé son numéro.

- Des chouquettes ?

.Voilé.

- C'est elle qui l'a dragué ? - Ah, c'est sflr.

- Ils font l'amour comment ?

(-A mon avis, il est du genre...)

- Ah non, tu peux pas me dire ga. Non, ga m'excite.

Qa me rend dingue...

Qa me rend dingue !

- Ah oui ? - Oui.

Ah, elle est mignonne. - Tu trouves ?

- Tu crois qu'ils se connaissent depuis longtemps ?

- Mais non, il la drague.

- Ah oui ? - Elle est toute rouge.

- Je me demande bien ce qu'il peut lui raconter.

- Qu'il la trouve intelligente.

- Ah oui ?

- Une femme belle, il faut lui dire qu'elle est intelligente,

et vice versa.

C'est simple.

- Et... quand elle est les deux é la fois, comme toi ?

- Je file.

- Déjé ? Oh non.

- Je vais étre en retard. - Te laisse pas faire. Coup de boule.

- Bonjour, monsieur. - Bonjour, Monique.

-"Toute seule au bar dans un coin noir,

"une blonde platine sirote sa fine.

"Elle dit 'Champagne', je l'accompagne. Elle dit 'Cinquante',

"je lui dis 'Qa me tente'." - Chacun fail' ce qu/ /u/ p/a/“t

- Bravo !

- T'es déjé lé ?

- Oui, comme tu vois.

- Parfois, je t'envie.

J'aimerais tellement pouvoir arriver tét, bosser tranquille.

- Ben, fais-le, Bénédicte.

- Mais je peux pas.

- Les mémes, ga veut pas se lever, ga prend des plombes é préparer.

Enfin, tu sais, quoi. - Non, je sais pas.

- Bon.

- C'est bon, lundi matin ? lls veulent...

- Que je prépare mon café tranquillement.

- Excuse-moi.

- Tu devrais te faire un double espresso.

- Je suis nerveux.

- Le bon de commande d'Almet Métal. *-B/en sfir.

- On dine toujours chez vous ce soir ? - Oui.

*-Auz're chose, Pierre ?

- Ceux du trimestre dernier aussi. Merci.

10K b/en sfir.

- Qu'est-ce que...?

- Rien. Non, non. Je...

"Apples" (The Seasons)

---

- J'hésite entre les deux.

- Ouais.

Oui ? Euh, les deux.

Bleu ?

Bleu de toi, ga se dit, ga.

-"Bleu de toi" ?

- Celui-lé, oui.

---

Chérie ?

- Papa ! Papa !

Tu peux me faire l'avion ? - On a confiance en le pilote ?

- Oui. - Hop, hop, hop !

Et maintenant, atterrissage.

Ah, voilé mon copilote. Voilé mon équipage préféré.

- Chéri...

- Oui ?

- J'aimerais vraiment qu'on passe une bonne soirée.

- Mais oui, bien sflr.

- Donc pas de commentaires enflammés sur la derniére ligue des footeux.

- Des "champions", ma chérie.

- Oui, enfin...

Et s'il te plaTt, en fin de soirée, pas d'envolée politico-lyrique.

- Au risque d'abuser, manger, je peux ?

- Oui, tu peux.

- Au risque d'abuser encore une fois...

Elle crie.

- Tu peux aller me chercher...

Mais c'est pas vrai. Quelle gonzesse tu fais !

Ah ! - Bonsoir.

Qa sent bon, la sauge.

- Bonsoir. {Ia fait plaisir, depuis le temps !

- C'est bien qu'on se voie enfin. - Ben, on se voit tous les jours.

- Pas tous les quatre.

- Ben, rentre, rentre.

- C'est joli, ga.

- Je me suis coupée, je vais mettre un pansement.

Alas-Y-

- Le vin naturel, il répond presque aux pressions atmosphériques.

Il y a des jours feuilles... - Pourquoi ?

Tintement

- Je me suis pas servi. - Bon,bon.

- Tu veux du vin ? Je te sers du vin.

- On a un truc important é vous demander.

- Vous connaissez l'histoire... - Attends, Pierre, il parle !

- Quoi ? - Un truc super important.

- Tu nous fais peur. - Oui.

- Si vous étes libres samedi, et on aimerait que vous le soyez,

Dame que...

parce qu'on se marie.

- Non ?

Qa y est? - Oui.

- Oh, ga y est ! Vous étes décidés.

C'est génial. - A vous deux, alors.

Hein ?

- Merci.

- Santé.

- Qa vous suffisait pas d'étre pacsés ?

- Pour l'adoption, ce sera plus facile. Et pour l'enfant, ce sera mieux.

- Ben, t'as raison.

C'est super, hyper important.

C'est une priorité quand on est orphelin

et rescapé du Burundi, non ?

- Qa va pas, Pierre ?

- Qa va, je déconne.

- Et ga va, le repas ?

Aucun produit d'origine animale.

- C'est gentil.

- Une fois mariée, t'auras droit é la viande ?

- Qa n'a rien é voir avec le fait de manger

ou pas de la viande.

C'est philosophique. - Et é la mairie,

ga se passe bien ?

- Super. Philippe veut construire un parc aquatique de 3000 m2.

Il est prét é tout pour étre réélu.

- Tu sais quoi ?

Tu ferais un meilleur maire !

- Merci.

- D'oEl l'idée de se marier.

Pour devenir mére.

C'est pas ce que t'as dit ?

-Il est un peu fatigué.

- Tu vas continuer é boire ?

C'était parfait. Super soirée.

- Oui. lls avaient l'air heureux.

- Dis-moi, la machine, tu comptes la réparer un jour ?

- Faut changer le joint. - Oui. Et donc ?

- Donc il faut changer le joint.

- El quand ?

- Demain.

Promis, demain.

T'emménes Antoine au foot ? Je dois régler un truc sur le bateau.

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Rien.

- Bonjour !

- Bonjour. - Pierre est déjé lé.

- Merci. - De rien.

Elle frappe.

- Pourquoi tu m'as rien dit ? - J'y arrivais pas.

- Qa ne me dérange pas de me taper une femme mariée.

J'en révais.

- Trés dréle.

La femme mariée de ton bras droit ?

C'est la derniére fois.

Pierre soupire.

J'en peux plus

de faire semblant,

de mentir é tout le monde.

Il faut qu'on arréte.

- Mais pourquoi ?

Qu'est-ce que ga change, au fond ?

- On se marie, on veut avoir un enfant.

On va avoir un enfant. Tu comprends ?

- Je comprends pas.

- Arréte.

- Il faudrait que je quitte Aimée pour te prouver que je t'aime ?

- Pour me le prouver, c'est moi qu'il faut quitter.

- C'est pas possible.

C'est pas possible.

- Laisse-moi partir. Laisse-moi partir. - Viens, viens, viens.

Viens.

- Si t'étais é ma place, tu comprendrais.

- Mais je suis pas é ta place.

Musique romantique et féerique

---

Respirations

III

- Pierrot !

Pierrot !

Pierrot !

Pierrot !

Pierrot, j'ai un truc é te dire.

- A'l'e 1

Salut, Dédé.

- Je voulais dire un truc é Pierre. - Ben, vas-y, dis-moi.

Tu veux quoi ?

Pénélope.

Réveille-toi, il est 15h. - Hein ?

Ils orient.

- Ta téte ! C'est la mienne.

Ta téte, c'est ma téte. Ma téte !

C'est quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? - Oh !

- Mon Dieu, Pierre,

c'est quoi, ce bordel ?

On a pris mes seins. - C'est un cauchemar.

Pénélope, frappe-moi. Vas-y, cogne.

Allez !

Qa marche pas.

Qa marche pas. - Non.

- Quand on meurt dans un réve, on se réveille avant.

Alors tue-moi. Etouffe-moi avec le coussin.

Un téléphone sonne.

C'est Aimée. - Oui.

- Je décroche.

- Et elle va trouver ga normal de tomber sur sa copine ?

Elle rappelle. C'est elle. - Raccroche.

- Je raccroche. C'est elle de nouveau.

- Raccroche. - Je raccroche.

-3 fois de suite, c'est un truc grave. Réponds.

- Je dis quoi ? - Ben, tu dis bonjour et tu l'écoutes.

- Bonjour, Aimée. Je t'écoute.

Ben, parce que tu t'appelles Aimée. C'est ton prénom.

Ce que je fais ? Je gare le bateau. -"Amarrer".

On dit "amarrer". - Amarrer. J'amarre aussi. Enfin... oui.

Ah, d'acc... Ah, d'acc... Ah ! Ah oui.

Ah bon ? D'accord, oui.

- D'accord quoi ?

- Ton fils a eu un accident.

Attention !

Freine !

Oh non ! Je veux descendre.

- Mon fils est é l'h6pital.

- Je sais pas si je serai bonne dans ton réle.

- Ne parle plus de toi

au féminin. Qa nous aidera beaucoup. - OK, je serai bonne.

- Tu es un homme !

- Je serai bon. C'est pas facile.

- Vas-y-

Tu m'appelles dés que t'as vu mon fils.

- Salut, papa.

- Bonjour, Antoine.

- Tu m'aurais vu dans la cage !

J'ai fait un vol plané.

- Pourquoi on l'a enfermé dans une cage ?

- Il était au foot.

- Ah, la cage du foot.

- Je l'ai cru dans le coma.

J'ai eu peur. - Je suis sur YouTube.

357 vues

en deux heures. - C'est cool, ga.

- Ils le gardent pour étre sfirs qu'il n'y a pas de traumatisme.

- Tout é fait.

Moi aussi, je vais...

- Tu vas 0U ?

- Je vais prendre l'air. ll y en a plus lé-bas, alors...

C'est... C'est mieux.

- Pierre, pourquoi tu réponds pas ?

Bon. Ton fils va bien, mais moi, pas du tout.

Aimée me regarde bizarrement.

Tout le monde me regarde bizarrement.

Bon, écoute...

- Pierre... Pierre !

Tu fais quoi ?

- Je prends l'air avec Madame. - Hein ?

- All6 ? All6 ?

Et voilé, plus de batterie. C'est pas vrai !

Qa va, Antoine ? Qu'est-ce qu'il a ?

- Tu fais quoi, lé ?

- Eric ? Oui, mon chéri.

A l'h6pital.

Rien de grave. Je t'expliquerai.

Voilé, oui. Bisous, bisous.

-"Mon chéri" '2

- T'appelles Pénélope "chérie".

- Bonjour. Si vous voulez bien sortir. Les parents peuvent rester.

- Pierre !

- Que ceux qui veulent rester restent.

On va contréler ta glycémie.

Tu ne vas rien sentir, tu vas voir.

- Notre fils est courageux.

- Ah, notre fils. Antoine.

- Je pique.

Mademoiselle ! - Pierre !

- Vous voulez bien m'aider ? - Oui, on va l'aider.

- D'habitude, c'est ton pére qui s'évanouit.

- Voilé. - Est-ce que vous m'entendez ?

Mademoiselle ?

Mademoiselle, combien de doigts j'ai ? (-Trois, trois.)

- Mademoiselle ?

- J'ai une gueule de mademoiselle, moi ?

- Pardon. Madame. - Non, pas madame.

- Si, madame Pénélope.

- On va peut-étre la garder.

- Non, elle a besoin d'air.

- Soignez mon fils.

-Il lui faut de l'air.

Je la raméne.

- Antoine.

- Tout va bien.

Je m'occupe de tout.

Tout va bien.

- T'es un champion, mon fils. -"Mon fils" ?

- 98 va. toi '2

- Toi qui voulais qu'on se sépare... On a un léger contretemps.

- Bon. On fait quoi ? On va 0U ?

- Tu vas chez moi. - Non, chez moi.

- Non, chez moi. - Et toi, alors ?

- Je vais chez toi.

- Qa marchera jamais.

- Tu préféres rentrer chez toi avec ma téte et moi avec la tienne ?

- Mais pour les gens ?

Ton boulot, mon boulot, tes enfants...

- Dis-toi qu'on a des masques.

Il faut juste qu'on reste joignables 24 heures sur 24.

OK, matelot ? - OK, capitaine.

Célin.

- On va chercher ton vélo ?

Putain de chaussures de chiasse !

- Oui, enfin...

Pierre, Pierre ! C'est mes poumons, ga.

Pierre !

Voiture de merde.

- Trottinette de merde !

- Elles marchent plus, tes clés ?

Je t'ai préparé une salade de quinoa avec des raisins blancs.

Qa va, chérie ?

- Oui.

- T'es slflre ? - Oui.

- Non, parce que t'es... - On peut chier tranquille, lé ?

- D'accord, ma chérie.

- Ah, papa ! - Qui ? Oui.

- Est-ce qu'on peut faire l'avion ?

- Tu veux faire l'avion ?

Tu veux faire un avion ?

- Je veux faire l'avion. - Ah, tu veux...? Ah oui. Voilé.

La petite fille crie.

- Qu'est-ce qu'elle a ? - Elle...

Je vais faire la cuisine.

- Qu'est-ce qui se passe ?

-Il m'a jetée en l'air. -ll t'a fait faire la fusée.

- J'ai cru que j'allais tomber. - Ben, oui, forcément.

- Tu dis ?

- Non. Une petite ratatouille revisitée, ga te dit ?

- Tu cherches quoi ?

- De l'ail. On a ga, de l'ail ?

- Ben, non. Tu détestes.

- Ben, oui.

Une planche é découper ?

- C'est toujours au méme endroit. - Et donc ?

- Dans son tiroir.

- Oui, mais lequel ? Comme il y en a plusieurs...

- Toujours le méme.

Qa fait 9 ans

qu'on vit ici, Pierre. -9 ans déjé. T'imagines ? Qa file.

Pff ! Le temps !

- Un verre de vin, chérie ? - Un whisky plutét.

- T'es slflre ? - Certain.

Certaine.

- Ben, tiens.

- Merci.

Tu... veux pas te mettre lé-bas ?

Je te verrai mieux.

Hein... mon amour ?

J'aime pas que tu sois dans mon dos.

- C'est dingue comme t'es crispée.

C'est l'enfant, c'est ga ?

Cri de douleur

C'est pas grave.

- Tu saignes.

- Qa allait mieux, Pénélope, quand tu l'as raccompagnée ?

- Pourquoi tu me demandes ga ? - Elle était hystéro.

- Ah ? Non. Moi, j'ai pas... du tout vu... ga.

- Quand méme !

Elle débarque é l'h6pital

sans qu'on lui demande rien.

Elle se met é masser les pieds de ton fils.

Elle tombe dans les pommes, on sait pas pourquoi,

puis elle se met é délirer.

"Ah. ca ?

Non, mais on somatise. C'est la météo, c'est le temps.

C'est la pression atmosphérique.

- La pression atmosphérique ?

- Ben, oui. - Non, non, non.

C'est cette histoire d'adoption qui lui retourne le cerveau.

- Mais évidemment. Tu crois que c'est simple, toi ?

Tu crois qu'elle se sent pas coupable ?

Elle se léve le ventre noué é l'idée

qu'on puisse lui refuser l'adoption.

Qa serait comme lui refuser le droit d'exister en tant que mére,

d'exister en tant que femme, d'exister tout simplement.

“Q3 Va ?

- Qa va. Elle a peut-étre peur de pas étre é la hauteur.

- Elle serait une mére formidable.

- Tu crois ? - Mais oui.

T'y arrives pas, laisse-moi faire. Change plutét le joint.

- Quel joint ?

- Celui du lave-vaisselle.

- Le joint.

- T'as volé du Prozac ?

- Non. Le joint du lave-vaisselle. D'accord. Je m'y mets.

- Parfait.

- Avec mes outils ?

- Oui, tes outils.

- Qui sont 0U ?

- Je te fais un plan de la maison ?

- Si on change tout de place tout le temps, c'est compliqué.

Mais je vais chercher, je vais trouver. Je trouverai puisque je vais chercher.

Y a pas de raison.

Musique cocasse

---

- Tu te fous de moi ?

- Qu'est-ce qu'il y a ? Non, je... Pourquoi ?

III

- Maman !

Leur fille pleure.

III

Papa!

- Tu fais quoi ?

- Ben, j'y vais.

- Tu dis toujours d'attendre.

- Ah non, non, c'est trop dur. Je peux pas, lé.

- Maman !

(-Alors on fait pas dodo ?)

(-Non.)

(-T'as fait un cauchemar ?)

(Qa va aller, maintenant. On va faire un gros dodo.)

(Tu es la plus intelligente.)

(Je sais que tu sais que je sais que tu sais.)

(Bon. Ferme tes petits yeux, maintenant.)

(Voilé)

- A un moment, j'ai cru que t'avais découché.

Q8 Va?

- J'ai une haleine de chacal.

- Je t'ai préparé ton petit-déj. Je file.

- Travaille bien.

- Tu bosses pas ?

- Qui ? Hein ? Si. C'est parce que... Si.

Je vais prendre ma douche.

- Viens, chérie. Viens prendre le petit-déjeuner.

- Chiasse !

Son téléphone sonne.

Ah ! Putain !

All6 ?

- J'ai dormi avec ta fille.

*-M0/', j 'a/ dormi sur ton canapé e2' mange' des tart/nes au tofu.

Je suis calé pour la semaine.

*-0n fail' quoi ? - Tu déposes les enfants é l'école.

*Rej0/ns-m0/ 7 rue Bel/e vue.

J'ai peut-étre une solution. OK ?

- OK. Je te laisse. J'ai un probléme avec tes sourcils.

- C'est pas par lé.

- C'est par 0U ?

C'est par lé ?

Coups de klaxon Pardon.

- Tu t'excuses ?

- Le monsieur venait de droite et maman...

et papa lui a barré la route.

(En bafouillant) Papa peut pas faire ga.

Pas facile é dire.

Pas facile é faire non plus, le papa.

- On est en retard.

- Quoi ?

- J'ai contréle de maths.

- Contr6le de maths en CM1 ?

- Oui. Et en fait, je suis en CM2.

- T'es en CM2.

C'est dingue. - Attention !

- Qa va, derriére ?

- C'était trop cool ! - Cool.

Oh non.

Non, non, non.

- Non, mais ga te prend souvent ?

- Non, mais je... - Quoi ?

J'entends pas. - Moi non plus.

Je suis confuse, mais vous avez freiné tard.

- Tu l'as eu 0U, ton permis ? - Ah non.

- Ma voiture sort juste du garagiste !

- Qa suffit, maintenant !

Je viens de m'excuser ! Je suis en tort.

Arréte de me briser les ovaires. On signe le constat et tu pars !

Et plus vite que ga.

Non ? _Si. Si,

- C'est quoi ?

- Hein ?

- C'est quoi. Q3 7

- C'est ta voiture. - Mais lé.

"Ah. ca ?

J'ai grimpé sur une voiture rouge. D'oEl la couleur.

C'est dingue. Qa grimpe partout, ces choses-lé.

- Bonjour.

- Bonjour.

- Eh ben, c'est é nous. Allez.

Bon. Je... Enfin, nous...

Je sais pas comment le dire autrement, mais...

je suis dans son corps.

Quand je respire, c'est sa bouche qui respire.

Quand je me regarde dans un miroir, je vois ses yeux,

son nez, ses oreilles.

C'est pas moi.

-Il vous a dans la peau.

- C'est pas ce qu'elle veut dire.

Elle a mal expliqué.

Je suis en prison dans son corps.

- Et moi dans le sien. On a...

- Alors comment on fait pour s'évader ?

- Vous voulez mon diagnostic ?

- Oui. Oui, ce serait bien.

- Bon. Ben, je crois que...

tout simplement que vous étes...

amoureux l'un de l'autre.

Trés amoureux.

Qa vous est tombé dessus comme ga. Paf!

Pouf !

Et l'amour,

ga chamboule tout : les corps, les esprits...

Enfin, c'est simple.

Vous vous aimez tellement que vous pensez étre l'autre.

Petit rire

-ll a pas dit comment...

- On a bien avancé, lé.

-Il faudrait qu'on aille voir un chirurgien ou un neurologue.

- Pour finir chez les dingues ?

- Tu fais quoi ?

-Il faut qu'on refasse l'amour.

C'est comme ga que c'est arrivé. C'est comme ga que ga repartira.

- C'est comme une expérience lesbienne avec ma jumelle.

Vas-y, qu'on en finisse. Fais-toi plaiz'.

Je sais pas...

Non.

- Allez. - Oui, oui. Euh...

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Qa marche pas.

Oh lélé!

Tu noteras qu'en ce qui me concerne, j'avais jamais de pannes.

- Excuse-moi de ne pas avoir de désir pour moi-méme.

III

- Bonjour, Pierre.

- Bonjour, patron. - Bonjour.

- Salut, Pierre. Qa va ?

- Bonjour, monsieur.

- Euh,euh“.

- T'as vu l'heure qu'il est ? On t'attend depuis 45 minutes.

Diane a sorti le grand jeu. Qa sent la renégo de tarif.

- Diane ?

- Un souci, vieux ?

- Non, non. Diane. Diane, Diane...

- Fu// farce.

- On s'était mis d'accord pour des tarifs sur 4 ans,

et vous voulez déjé renégocier ?

Elle acquiesce.

Le cours de l'aluminium n'arréte pas d'augmenter.

Comment voulez-vous qu'on s'en sorte. Non ?

Il acquiesce.

- Oui. C'est... C'est vrai.

En plus de...

Comment voulez-vous... On s'était mis d'accord sur 4 ans.

Et vous voulez déjé renégocier ?

Le cours de l'aluminium augmente.

Comment voulez-vous qu'on s'en sorte ?

On s'était mis d'accord

pour des tarifs sur 4 ans.

Et vous voulez déjé renégocier ?

En plus, le cours de l'aluminium augmente.

Comment on s'en sort ?

Il faut savoir qu'on s'était mis d'accord sur des tarifs sur 4 ans,

et vous voulez déjé renégocier,

alors que le cours de l'aluminium augmente.

- C'est lé la question, Pierre.

Les Chinois proposent des tarifs compétitifs.

Je sais pas.

Fais un effort.

On veut rester

un produit frangais, donc réfléchis, aide-nous.

Aide-moi. Une histoire comme la nétre,

ga serait dommage

qu'elle se termine comme ga.

- Excusez-moi.

- Je t'en prie.

- Le standard, c'est...? -0900.

- C'est Pierre Lagny. Vous pourriez baisser la clim' ?

Diane Lelong va prendre froid.

\\' L '

III

Voilé.

- Un souci avec Diane ? Un différend sur un sujet qui m'aurait échappé ?

- Tu crois qu'il y a quelque chose entre nous ?

- C'est toi qui sais, ga.

- Pourquoi tu prends ce petit air ? - Quel petit air ?

D'habitude, t'es plus cool avec elle, et donc ils nous l'envoient.

- Et tu trouves ga normal ?

- C'est comme ga que le monde fonctionne depuis la nuit des temps.

- Donc la premiére pétasse qui michetonne avec son soutif,

tu marches, tu vends la boTte.

Tu vaux mieux que ga, mon pauvre gargon.

- Qa va, toi, en ce moment ?

- Ben, oui. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?

T'avais pas rendez-vous chez le psy ?

- Oui. Je crois pas t'en avoir parlé. - Si, si. C'est trés important.

- Je savais pas que ga t'intéressait. - Pourquoi ?

- Je sais pas, l'autre soir... - L'autre soir, c'était avant.

- Mais avant quoi ? - Laisse tomber. Faut que tu y ailles.

Allez. Qa va bien se passer.

- Tu vas 0U ?

- Je vais travailler.

- Essaie par lé.

- Oui.

Bisous, bisous.

Je vais par lé.

Musique cocasse

---

- Pierre ?

- Oui ? Vous étes, vous étes...

-"Entre mes dunes reposent mes infortunes.

"C'est nue que j'apprends la vertu."

- Pardon ?

-"Entre mes dunes reposent mes infortunes.

"C'est nue que j'apprends la vertu."

- Je comprends pas.

-"Je suis libertine, je suis une catin."

- Mais tant mieux, madame.

- Votre bureau est ouvert.

- Oui, oui. Je...

*E//e est attardée ? - Non, Frangoise n'est pas attardée.

Mais non, Myléne Farmer n'est pas morte.

C'est juste un petit jeu.

*- Tu re tapes res c/ientes ? - Quoi ?

*-D/ane Le/ong.

- Mais non. Qu'est-ce que tu vas imaginer ?

*-C'esz' pa, 0u/'.

*- T'es ja/ouse ou quo/ ? - Pas du tout.

*Tu fumes, lé ? - Non.

Bon. Alors ?

- Tu vas é l'étage.

*Je suis dans le hall. J 'a/ les ca/sses é gauche.

*-Non. Prends é dro/te.

- Demi-tour exécuté.

Le tofu, c'est pire que la tartiflette. J'ai un de ces mal de bide.

- J'ai du curcuma. C'est trés bon pour les troubles...

- T'as pas de codéine ou de cortisone ?

- Ah non. Tu vas pas m'empoisonner avec ces saloperies.

- Bon. ll est 0U, ton bureau ? *-A dro/te.

Qa va aller, tu crois ?

- J'ai une usine de 250 personnes, ga va.

- Pardon.

*-A//6 ? - Excuse-moi.

Tonalité du téléphone

Q8 Va?

Le collier, ga va pas ? J'avais un doute, ce matin.

- Si, si, ga va. C'est trés bien.

- T'es slflre ? - Ah oui.

- OK, cool. Mais ga va, toi ? - Moyen. Je crois que je couve un truc.

- Essaie le thym.

En infusion, c'est magique.

- Moi, le thym, c'est plus sur une céte de boeuf.

- Tu remanges de la viande ?

- Qa va, les filles ? - Oui. Trés bien, merci.

- Ah, toi, tu reviens du sport.

- Ben,non.

- Bon.

- Mon bureau ? - Ton...?

C'est juste lé.

- Merci.

- Je t'en prie. Du thym, hein.

- On va devoir faire des coupes monstres dans le budget de la culture.

- La culture, les gens s'en foutent, surtout nos électeurs.

- Enfin ! Regarde des villes comme Paris ou Marseille.

- Tu parles des villes

les plus peuplées de France.

- Je regardais les comptes, lé. C'est la féte du slip.

On jette l'argent par les fenétres.

Un exemple tout con :

les employés de cantines, nettoyage des locaux.

'TU Proposes quoi ?

Soupir de douleur

Déjé, les cantines sont toutes dégueulasses.

On vire les employés, on externalise,

et avec les économies, on y verra plus clair.

- C'est bon, ga.

Pénélope,

tu t'es pas trompée de liste aux élections ?

- Excuse-moi, je tiens plus.

- Bon. On en était 0U ?

- La culture. - Oui.

- Vous avez vos régles.

Je vois rien d'autre. - Comment ?

- Les derniéres datent de quand ? - J'en sais rien.

- Il faudrait s'intéresser au fonctionnement de votre corps.

-Il y avait du sang partout. Horrible.

- Pénélope a fait un malaise. Je file é l'hosto.

On l'a retrouvée inanimée. Tu fais quoi ?

- Je viens !

- Pénélope, ga va ?

- Tout doux. ll faut me laisser respirer.

Je suis en arrét maladie. - Qu'y a-t-il ?

- J'ai eu mes régles. Tout ce sang, c'était...

J'ai eu peur.

- T'aurais d0 demander un congé de 3 mois.

- Oh, Pierre, c'est pas le moment. - Merci, mon canard.

- Au revoir. - Au revoir.

- Vous pouvez avancer. Votre carte Vitale,

s'il vous plaTt. - La ?

- Carte Vitale, s'il vous plaTt. - Oui.

- De Madame. - Oui. Ben, oui!

- Merci.

- Filez chez Binsard.

Ilczlatlriegzsfg'

- Binsard. Tu te souviens...?

- Euh“.

- Si. Je vais vous déposer. - Tu connais l'adresse ?

-54 rue Linné, 3e é gauche.

Il aime pas les retards.

Tout le monde connaTt Binsard. Ah ben, oui !

Allons chez Binsard.

Vous connaissez le Dr Binsard ? C'est pas grave. Donnez...

On doit y aller.

Au revoir.

Je suis avec vous. - Merci.

- Je t'en prie.

- Je sais pas quoi dire.

- Tu dis que je serai une super maman,

que tu réves d'avoir un enfant, que t'es heureuse...

Tu vois ?

- Je peux dire que j'ai toujours révé de donner le sein. C'est bien, non ?

- J'adopte, Pierre.

- Oui, pardon.

- Tu viens, chérie ?

- Laisse parler Eric. Tu dis oui é tout ce qu'il dit.

D'accord ? Tu peux faire ga.

- OK. Enfin, oui. - C'est important pour moi.

Je compte sur toi.

- Alors, on le met 0U ?

Sur la petite pile,

celle des favorables ?

- Ben, la petite, c'est bien. - Oui.

- Vous vous souvenez des propos d'Eric ?

- Oui.

- Ne pas étouffer l'enfant.

- Oui !

- Oui ?

- Oui.

- Il s'agit

d'une partie importante du développement.

- Tout é fait. C'est trés important.

C'est clair.

- Un gosse, c'est pas compliqué.

On lui met des limites en lui faisant sentir

qu'on l'aime inconditionnellement. Je suis pas crétin.

- Vous parlez de vous

au masculin, maintenant ? - Elle est perturbée.

- C'est important que Pénélope s'exprime.

OK?

(-Il faut que tu répondes.)

(ll faut que tu répondes.)

- Ben, je dis quoi ? Je dis quoi ?

- Ce lapsus au masculin

exprime un rejet de la féminité.

Et derriére ce rejet

se cache peut-étre le rejet du désir d'étre mére.

- Je comprends pas. - Hein ?

- Je comprends pas.

- Qu'est-ce que t'as ?

- Quoi ?

- J'en ai marre, j'ai mes régles ! Voilé ce que j'ai !

- Qa, ga la met pas toujours dans les meilleures dispositions.

- Vous savez ce que c'est,

vous, la féminité ?

Levez-vous avec la migraine, une gastro et une hémorragie

et vous aurez un apergu.

- Bien.

Je vous laisse réfléchir

avant de pouvoir me prononcer.

- Non, mais je réve. Mais quel fils de...

- Fils de ?

- De...

- Fils de ?

Bon.

On se rappelle dans...

disons 6 mois. Qa vous laissera le temps

de réfléchir é cette filiation douteuse que vous voulez m'attribuer.

- Oui.

On fait comme ga.

J'ai froid.

- Mets-toi en combinaison de ski.

- Je l'ai pas trouvée.

- Bon. Qu'est-ce qui se passe ?

- Qu'est-ce qui se passe ? De quoi ?

- T'as pas été trés gentille avec le psy. T'es nerveuse, mais lé...

- Mais c'est... C'est un nazi.

Il y en a plein des psys, tu sais.

Aimée m'en a parlé d'un super. Pas cher, en plus.

- Mais il nous a été assigné.

On fait pas nos courses, on choisit pas.

Bon. Allez, viens.

Et ga.

Tout ga, lé, nous deux,

nos projets, ga a toujours un sens pour toi ?

- Mais oui. Arréte, tu te fais du mal pour rien, lé.

Viens, parlons d'autre chose.

Parle-moi de l'usine.

- Que je te raconte mes journées é l'usine ?

- Mais oui.

Tu me parles jamais de toi. Hein ?

Allez, raconte-moi.

- Ben, j'en ai plein le cul des capsules.

Des bleues, des jaunes, des vertes, des rouges.

Contrairement é Pierre, la poesie de la capsule, je m'en fous.

- T'exagéres.

- Tu sais pourquoi je fais ce boulot ?

C'est pour étre un futur pére responsable.

C'est pour nous trois que j'ai accepté de bosser avec...

avec Pierre et de supporter son caractére de merde.

- Ah, Fexagéres, lé.

Pierre est peut-étre tatillon, mais il a pas si mauvais caractére.

- Dans tout ce que je dis, ce qui t'interpelle, c'est Pierre ?

Si nos projets ne veulent plus rien dire, je plaque tout.

- C'est bien qu'on ait crevé Pabcés. Je suis content.

- Tu fais quoi ?

- Je sors marcher et réfléchir é tout ga,

me recentrer SUI' moi-méme.

- Attrape pas froid.

- Qa brille ?

- Oui, ga brille, parce que je nettoie, j'astique.

Qa me vide la téte.

- C'est quoi, cette odeur ?

- C'est du vinaigre blanc.

Toutes ces merdes, c'est beaucoup moins efficace que ce qu'ils disent.

- C'est une caméra cachée ?

- Non, c'est du vinaigre blanc. C'est ce que je te dis.

- Tu fais le ménage, tu prépares é diner,

tout ga avec le sourire.

J'hallucine. - On peut changer, non ?

Tu bosses beaucoup. Dentiste, c'est rude.

Alors voilé, chacun son tour.

Tu bosses beaucoup. Maintenant, c'est mon tour.

C'est du donnant-donnant.

- Mais tu me trompes ou quoi ? - Ben, non. Pourquoi ?

- La méme chose, s'il te plait.

- Je te disais...

- Ah !

- Qa va, madame ?

*-Ah ./ - Je sais pas, je vois rien.

*-Tu vois pas quelque chose ?

Hein ?

- J'ai une dentition fragile.

- A force de ronger des racines...

- Appelle ta femme demain.

- C'est fatigant d'étre toi, tu sais.

*-Est/me-z'0/ heureux. T'as échappé é liépi/at/on mail/oz'.

- J'ai mal au bide, aux dents, aux cheveux.

Ma famille me manque, mes enfants me manquent

et toi aussi, surtout, tu me manques.

*- To/ aussi, tu me manques. Heureusement que j 'a/ ton odeur

sur moi toute la journée.

Vous étes sensibles des seins aussi ?

*-Pecz'0raux. On d/z' Zoectoraux”. - Ah oui, mais...

Ah ben, salut, toi.

C'est un joli joujou.

- Qu'est-ce que tu...? Qu'est-ce que tu fais ?

Qa tire un peu, mais c'est bien.

- Je viens de me péter une dent et tu penses é ga.

"Qh. Q3 va!

- Non, ga va pas. J'ai mal, alors arréte.

*- T'es castratrice, toi, en femme. Bonne nu/z'.

Bisous, bisous.

- Pénélope ! Pénélope !

- T'as besoin d'aide ?

- Non, c'est bon. Merci.

- Ben, tant mieux.

- Pourquoi vous dites rien, ce matin ?

- Quand t'auras Pége, ton pére t'expliquera.

- C'est joli, toutes ces capsules. On dirait des chapeaux de couleur.

Il en manque une.

Tous ces gens, ils travaillent pas ?

-Il y a une panne d'électricité. Tout a pété.

Le gars d'Enedis bosse dessus. Qa va revenir.

Tu crois que... Tu crois que Pénélope a quelqu'un ?

- C'est qui, Enedis ?

- C'est ERDF. - Connais pas.

- Ceux qui réparent les pannes, qui gérent le réseau.

T'en penses quoi ?

- Ils sont super.

- Mais non. Je te parle de Pénélope. Tu crois qu'elle a quelqu'un ?

- Pourquoi ? T'as remarqué quelque chose ?

- Qa fait un an qu'il s'est rien passé. - Pas rien.

- Je sais mieux que toi.

-Il s'est passé plein d'autres choses.

Un couple qui dure, c'est comme un feu.

Parfois, ga flambe.

Parfois, c'est calme.

Tant qu'il y a une petite braise,

c'est que c'est pas mort.

- C'est beau, ce que tu dis.

- C'est pas beau, c'est vrai. Tu vas étre le pére de son enfant.

- Elle s'en fout.

- Je t'interdis de dire ga. - Ah, les bonnes femmes !

Pour les comprendre, il faut sortir de polytechnique.

- Moi, je sors pas de polytechnique,

mais je sais qu'elles veulent que les bonshommes

arrétent de les appeler les bonnes femmes.

- C'est une fagon de parler.

- Tout est une fagon de parler.

- Elles sont casse-couilles.

Ma femme, en la matiére, elle est en téte de gondole.

- Un conseil, monsieur...

- Patrick. - M. Patrick.

- Patrick tout court. - M. Patrick Tout Court.

On va faire un gros effort. On va se faire un shampoing.

On remet tout ga en place, on coupe et on achéte une tondeuse

pour raser cette horreur. Et aprés, on verra.

- Pierre, je crois que Patrick a du boulot, et puis nous aussi.

- Oui.

- Par certains cétés, il est plus agréable qu'avant.

- Il était désagréable ?

- Tu connais Pierre.

Il est plus fin que le mec de base, mais en a tous les défauts.

- C'est ce qui fait son charme. - Oui.

Le charme, ga résiste pas é 15 ans de mariage.

Il était tellement beau quand je l'ai connu.

- Je le trouve encore pas mal. ll est bien, quoi.

-Il est dréle et intelligent, ga compense.

S'il arrétait de picoler et de fumer, il vieillirait mieux.

- C'est un bon vivant.

- Oui. Enfin, le bon vivant terrassé par un infarctus é 50 ans,

on verra si ses enfants apprécient.

Allez, ouvre. On va regarder.

S'il pouvait finir de les éduquer.

Pour ga, il est pas mauvais. - Enfin un truc positif.

- T'as une belle carie. Allez, on va t'installer ga.

Le probléme, c'est le cul.

C'est pas terrible depuis quelques années et ga a empiré.

Tu sais é quoi je l'ai chopé,

la nuit derniére ?

Il se reléve la nuit

pour s'astiquer dans la salle de bains.

Quand je pense é quand on faisait l'amour, é nos débuts.

C'est court, les débuts, hein.

Enfin. Moi, j'ai ma petite compensation.

Je t'ai parlé de Buchtein, mon prothésiste ?

Paroles inintelligibles

- Quoi ? - Tu couches avec lui ?

- Non. Je veux pas tromper Pierre.

- Ah !

- Non. En revanche, quand il passe ici, ga m'arrive de lui tailler une pipe.

- Ah ?

- Oui. Pierre croit que j'aime pas ga, mais c'est faux. J'adore.

Le probleme de Pierre, c'est qu'il est pas circoncis.

Et Phygiéne buccale, pour moi, ga compte.

Avec Buchtein, le probléme se pose pas. ll est juif.

C'est dingue, quand méme.

Nous, on doit se faire collagéner, épiler...

On devrait leur dire :

"Tu veux te faire sucer ? Mais va te faire circoncire."

Sans parler de la taille.

Moi, j'ai la méchoire étroite. Avec Pierre, ga passe pas.

Il sent mes dents.

Celle de Buchtein, morphologiquement... - Arréte !

- C'est idéal. - Oh !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

(lnintelligible) - Ah, la salope !

- Ol'.l tu vas ? J'ai pas commencé.

(lnintelligible) - Salope !

*-L es femmes, quand vous par/ez de sexe, vous fa/tes pas semb/am'.

*C'est d'un cru. C'esz' cru, cru. C'esz' sushi, sash/mi.

*-Ah ou/ ? Parce que vous, non ?

- Nous, on est basiques, pudiques. On reste discrets, dans le flou.

On parle pas des détails techniques.

En plus, sur son lieu de travail ! Avec les enfants

*dans la sa/le d'aflente.

- On est mal placés pourjuger. Qa fait un an qu'on la trompe.

- Jamais au boulot. J'ai des principes, moi.

*Ez' merc/ de me fa/re passer

*p0ur un dégueu/asse qu/ se tr/pote.

*B0n. §3a fa p/u, au mo/ns ?

- Je trouve que c'est beaucoup de gesticulations pour pas grand-chose.

*- Tu /'as ma/ fa/z'.

- Ah.

*0 'esz' mon pe/jgno/r que tu portes ? - Oui.

*-A/0rs ouvre-le e2' ferme les yeux.

- J'ai pas la téte é ga. *-Je t'assure que tu vas /'a v0/r.

Mets ta main sur moi... sur toi

*ez' la/sse-to/ fa/re. Tu vas re fa/re ce que tu me fa/s.

*Tu prends ta main,

tu la descends doucement

vers ton bas-ventre, tout doucement.

Voilé. Tu vas entre tes cuisses. Et lé, tu...

Tu prends ton autre main et tu la fais remonter doucement vers ton sein.

Doucement.

Tu t'empares de ton sein délicatement. *-Ah ou/', c'esz' doux.

- Doucement.

*-Ah ou/', c'esz' doux.

*0h, c'esz' doux ./ Oh, Péné/ope ./

*0h, c'esz' doux ./ Oh lé lé, c'esz' doux ./ Oh lé lé ./

Ti 7 ihW,'

III

*0h, la petite coqu/ne ./ Oh ou/ ./

*0h ./ - Pierre ?

III

Pierre ?

Pierre, t'es lé ?

Tu m'entends ?

Alors, ga t'a plu ? *- Tu ressens pa avec moi ?

gNQ/l-

*0 'esz' m/eux.

*-0h, je suis content pour toi.

- Je...

Je file. Tu fais quoi, aujourd'hui ?

- Je vais é Paris pour choisir ma robe pour samedi.

- Tu seras superbe.

- Oh, pardon.

Excusez-moi.

Vous auriez pas quelque chose de plus... de moins...

enfin, qui fasse plus mariage ?

- Oui. Je vais vous montrer.

- Qa, par exemple ! - C'est quoi ? Mes cheveux !

T'as fait quoi ? - Je suis allée chez le coiffeur.

- Pourquoi il a fait ga ?

- Je te plais ? Franchement, c'est bien ?

- Franchement ? - J'adore les rousses.

Puis j'assume. Je m'amuse.

- Ah oui, parce que...

- Quitte é me marier,

je veux étre belle et sexy.

Regarde-moi ga.

- Vous savez,

le blanc, c'est limite has been, aujourd'hui.

- Vous, on vous a pas sonnée. - D'accord.

- Ah !

On s'en prend au petit personnel ? On prend gofit é jouer au patron,

é ce que je vois.

- T'as besoin de montrer ma culotte ?

- T'inquiéte. S'il fait chaud, j'en mettrai pas.

- Tu n'as pas confiance en toi.

- C'est pas ga du tout.

- T'es magnifique.

Magnifique et désirable.

- C'est pas question de confiance. C'est un mariage, pas un carnaval.

Non, non, non, non.

- Hum, Pénélope ! - Range-moi ga.

- Salut, chérie.

- Ah oui ! Eh ben... superbe.

- Merci.

Ah!

C'est gentil, ga.

Tu vas les mettre dans un vase ?

- Cette couleur...

- C'est pas mal, hein ?

- Hum ? Oui, c'est bien.

- Toi. 9a va ? - Oui.

- Bonne journée ? ll acquiesce et rit.

Je te fais marrer ? - C'est pas ga.

- C'est quoi ?

- Qa va te faire plaisir.

- Tant mieux.

- Pierre veut que je prenne la direction opérationnelle des choses.

-L-a quoi ?

-Il veut prendre du champ.

- Pierre ?

- Il veut que je monte en premiére ligne.

- Toi ?

- Avec le salaire qui va avec.

- C'est quoi, le salaire qui va avec ?

200 de plus ?

2 000 ? - Mais non.

Il double mon salaire. - Le double ?

Il a pété une durite ?

- C'est pas assez ?

- Autant te nommer directeur général.

- C'est ce qu'il a fait.

- Qu'il ait besoin de toi en ce moment, OK, mais lé, il déconne.

C'est des responsabilités énormes.

Pour diriger, il faut du charisme.

Enfin, c'est... C'est pas possible.

- Pour me marier et adopter un enfant avec toi, j'en ai assez du charisme ?

- Qa n'a rien é voir.

- Tu te rends compte de ce que tu me dis ?

- Non, mais excuse-moi.

Avec l'adoption, le mariage, je suis un peu tendue.

- Non. Tu crois plus en notre avenir. Ben, moi non plus.

- Rends-moi ma poupée ! - Non!

- Rends-la-moi !

- Non!

- Rends-la-moi !

- Vous voulez pas étre calmes ?

Rends-la-lui.

Tu rends

la poupée.

- Non. - Comment ga, non ?

- Elle a marché sur mes Lego.

- Elle a 4 ans !

- J'ai pas 4 ans, j'ai 6 ans.

- A deux ans prés...

- Qu'y a-t-il ? - Tout va bien.

On sonne. - Arréte !

- Antoine, tu la rends.

Antoine, rends la poupée.

- J'ai dit non.

- Antoine !

- C'est quoi, tout ga ?

- Antoine a abTmé la Barbie de Louise, mais ga va,

je gére. - C'est vrai, ce qu'il dit ?

Tu t'excuses et tu files dans ta chambre.

- Hé, oh, Pénélope.

Qu'est-ce que t'as ?

- J'en ai marre ! - Tu fais quoi, ici ?

- On s'est engueulés avec Eric.

- Toi aussi, file.

- J'en ai marre aussi ! - A cause des cheveux ?

-Il veut plus se marier.

- Pardon ?

Comment ga ?

- Ah, merde. - Ben, oui, merde.

-Il veut plus.

Je peux rester un peu chez vous ? - Non.

- Bien sflr. - Merci.

- Comment ga, il veut plus se marier ?

- Pierre ! - Je lui demande.

- Pierre !

- Pourquoi il veut plus se marier ?

- Pierre !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Fracas

III

III

- Pierre !

- Qu'est-ce que c'est ? - Je sais pas.

III

- Ben, va voir !

III

- Qu'est-ce que tu fous ?

-Il faut que je fasse remonter mon taux de globules rouges.

- C'est une raison pour manger de la viande, crue en plus, é 3 h ?

- J'en peux plus de ta bouffe vegan.

- OEl sont les fourchettes ?

- Lé.

- Tiens. Mange avec ga, au moins.

T'as foutu quoi, avec Eric ? C'est quoi, ce bordel ?

- Et toi, tu peux m'expliquer cette augmentation ?

Tu veux couler ma boite ?

- Il était é bout, il était prét é tout arréter,

C'était pour lui remonter le moral.

-4000 euros par mois. Qa fait cher la thérapie.

- L'argent ! Toujours l'argent.

- Cette entreprise existe depuis 4 générations.

J'ai des responsabilités, j'ai une famille.

- Et t'es une future mariée, tiens-toi é ga.

- Avec Eric, j'y arrive plus.

T'es sa nana, alors tu te démerdes.

Je suis désolé.

- Je me démerde ? Je me démerde ?

- La vache, ga va mieux.

- Tu bois quoi ?

- De la biére. - De la biére ?

- Je suis chez moi.

- C'est moi que tu fais boire.

- Vous faites quoi ? Vous avez vu l'heure ?

- Eric me manque.

Alors je noie mon chagrin dans la viande.

Ne me 11199 Pas-

- Et moi qui me fais chier é acheter des graines.

- Vous avez vu Eric ?

-"Vous avez pas vu Mirza" ?

- Non, je cherche Eric. -"Je le cherche partout."

- Moi aussi.

On frappe é la porte.

Euh, qu'est-ce...

Qu'est-ce qui se passe ?

Ca va pas ? T'es dingue ?

- Qa veut plus rien dire !

C'est des conneries !

Des conneries ! -ll faut pas tout foutre en l'air.

- Ah, c'est moi qui fous tout en l'air ?

- Et si on se prenait la journée, tous les deux ?

T'aimerais ga ?

- Ben, on a boxe.

- Oui. Oui, il y a boxe, mon chéri.

- Qu'est-ce que tu dis ? -ll y a boxe.

- Voilé, c'est ga.

Tourne. Ne reste pas devant.

- Je suis sflr qu'elle me trompe.

- T'inquiéte pas pour Pénélope.

Elle t'aime, tu sais ? Elle a pas dormi de la nuit.

Elle est préte é tout.

- Elle a traité le psy de fils de pute ! - Quoi ?

“Q3 Va ?

- T'as dit quoi ?

- Je te demande si ga va.

- Non. Pénélope a dit quoi au psy ?

-"Fils de pute".

-Il a répondu quoi ?

- A dans 6 mois.

- C'est foutu.

2 ans qu'on se bat pour en arriver lé ?

- Qa me touche que tu te sentes aussi concerné.

T'as vraiment changé.

C'est étrange, nous deux.

On dirait que je te connais depuis toujours,

mais je te reconnais plus.

- Je suis pas qui tu crois.

- Oui, c'est vrai.

On dirait que... tu vois plus la vie de la méme maniére.

Avant, tu pensais qu'é ta boite, qu'é ton boulot.

Tout le reste, tu t'en foutais.

- C'était peut-étre un masque.

On a tous des masques, tu sais.

On croit connaitre les gens, et puis...

- Merci d'étre lé.

C'est comme si...

- Comme si...?

- J'en sais rien.

- C'est gentil

de venir me chercher. - Au fond, t'en as rien é foutre de moi.

Pourquoi tu me fais ga ?

Tu devais répondre oui.

- Je l'ai fait.

- Tu l'as insulté.

Tu te souviens de ga ? - Non.

- Ne me prends pas

pOUT une COHHG.

Je pouvais pas rater ce rendez-vous, je suis stérile.

C'est trop compliqué pour ton chromosome Y ?

- T'arrives pas é tomber enceinte.

C'est pas pareil. (-Pas pareil.)

- C'est ga que tu voulais ?

- Non. C'était pour te dire que je veux plus te voir. Descends.

- Ecoute, c'est pas si grave.

- Descends.

- Ol'.l je vais ?

- Mais je sais pas.

Je m'en fous, en fait.

- Ah ben, d'accord.

J'ai compris. Je disparais et tu t'installes dans ma vie.

- C'est pas mal, ga.

J'ai plus de mec, j'aurai jamais d'enfants...

Ben, oui. Pourquoi pas ?

- OEl tu vas ? - J'y vais. Ma petite femme m'attend.

Descends, maintenant.

- Pénélope... - Descends !

Descends, je te dis.

Musique douce

---

- Merci beaucoup.

---

All6 ?

---

Merci de nous recevoir si vite.

-54 messages. C'était ga ou vous débarquiez chez moi.

Bon, passons. Vous voulez

revenir sur votre attitude ?

- Non, je ne veux pas revenir...

- Elle était pas bien.

- Attends, tu permets ? Je parle au monsieur, lé.

J'ai pris conscience d'une chose trés importante,

et je voulais le dire é Eric aussi.

- Je vous écoute.

- Je ne suis pas un modéle d'équilibre, surtout depuis un moment

et Eric a pas mal trinqué.

Mais Eric, c'est un type extraordinaire,

toujours prét é se dévouer pour les autres, généreux,

sympathique, toujours lé.

Je suis slflre que cet enfant qui se trouve on ne sait pas 0U,

quand il rencontrera Eric,

ce sera la plus grande chance de sa vie,

comme ga a été la mienne.

Et si je devais étre un homme,

j'aimerais étre comme lui.

Mais...

je suis une femme...

et fiére de Pétre, parce que c'est trés dur.

- Je vais vous montrer ma péniche !

- La péniche ! La péniche !

- Allez, allez, allez !

-0H, HE, 0H, HE, CAP/TA/NE

> 7"' V' t V, (V, V, i1,”

- Oh, hé ! Oh, hé!

Oh!Oh!

Le capitaine est lé.

- BONSOIR.

- Mesdames.

Invite-les é ton mariage.

- Ah ben, c'est une bonne idée, ga. - Quoi ?

- On va peut-étre vous laisser.

- Ah non ! - Si.

- Non!

- Tu vas passer une bonne soirée. Allez, salut.

\\' L '

III

- T'as l'air en forme.

- Trés.

J'ai enterré ma vie...

Cri

\\' L '

- Pierre !

Pierre !

Pierre !

7!1'lvlli[ Jfllf uh 'TIQJ“,; _ TheThe

---

Attends... Attends.

Pierre !

Pierre ! Pierre ! Mais t'es un homme solide, merde !

Pierre ! Reviens-moi, putain.

Je t'aime tellement.

Je pensais pas ce que je t'ai dit. Je le pensais pas !

- Pierre ?

- Oui.

- C'est toi ?

- Et toi, c'est toi ?

Tes cheveux, ta bouche... Mais c'est toi.

C'est toi !

Pénélope !

Musique mélancolique

---

- Qa fait du bien de voir ton visage.

Je veux dire ailleurs que dans un miroir.

---

“Q3 Va ?

---

Tu vas 0U ?

---

---

- Bonjour, patron. Une cigarette ?

- Bonjour, patron.

- Tu vois ga avec Mathieu.

Bonjour, Pierre.

- Vous avez changé quelque chose ?

- Il y a encore un peu de boulot au niveau du dégradé,

mais je vois une nette différence avec ma femme.

- Votre femme ?

- Merci. Vous avez sauvé mon couple.

- Bonjour, Frangoise. - Bonjour.

-"Je reviens te chercher".

- Trop tard.

- Gilbert Bécaud.

- Eric est dans votre bureau.

-"Je reviens te chercher".

Gilbert Bécaud.

- Il y a un probléme ? - Du tout, du tout.

- Qu'est-ce que je suis content de te retrouver, mais alors lé !

- On s'est vus hier.

- Je veux dire, dans mon bureau. Qa me fait vraiment plaisir.

- On devrait garder nos distances.

- On peut plus étre content de voir son ami ?

- Pour moi, c'était un accident.

- Un accident ?

De quoi ?

- Que j'aille aussi loin avec un homme.

- Ben, je suis ton ami. Tu peux me parler si tu veux.

Je ne te juge pas.

- Eh ben, fespére bien.

Ecoute, je sais pas ce qui nous a pris.

J'étais perdu, j'avais perdu Pénélope.

Peut-étre que ga devait finir comme ga.

- Mais...

de quoi tu parles ?

- De ce qui nous est arrivé.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

Non ?

Mais... quand méme, c'est...

Bon.

- Oui. Oh, j'adore!

-Il a dit oui ? Rires

- Tu me le diras jamais.

- Peut-étre un jour.

- Salut. - Salut.

Merci d'étre venu.

Un téléphone sonne.

Pardon. Oui ?

Oui.

Ah, mais je pensais pas que...

Trés bien. Merci.

- Tout va bien ?

- Oui, oui. Euh... on y va ? - Oui.

- Il pourvoie é l'éducation des enfants

et prépare leur avenir.

Article 215 : les époux s'engagent mutuellement é une communauté de vie.

Voici le moment venu, chére Pénélope,

et j'en suis sincérement ému,

de procéder au consentement mutuel.

Monsieur Eric Montille,

acceptez-vous de prendre pour epouse Mlle Penelope Perrier ici présente ?

- Non.

S'il vous plaTt, s'il vous plaTt.

S'il vous plaTt.

Je viens d'avoir le Dr Binsard.

Pénélope, tu es une femme formidable.

Tu es belle, dréle, intelligente.

Toutes ces belles choses que tu lui as dites...

'Ce Que i'ai an ?

- Tu lui as fait changer d'avis. ll est favorable.

Un enfant ne mérite pas de grandir avec des parents qui se mentent.

- Tu lui as dit ?

- Tu sais ?

- Ben, oui.

- C'est quoi, cette histoire ?

- C'est rien du tout. - Non, c'est pas rien.

- Eric, c'était pas vraiment moi.

Qa compte pas,

- Si. - Je te dis que non.

- De quoi vous parlez ?

- Pierre et moi,

on a eu un moment d'egarement ensemble.

- OH !

- S'il vous plaTt !

C'est difficile

é avaler, mais c'est la vérité.

Je peux pas te mentir.

- C'est pas vrai ?

- On s'en fout, puisque c'était pas vraiment ga.

- C'est quoi, alors ?

Tu m'as trompée avec Eric ou Pénélope ?

Prends un bon avocat.

- C'est vrai ?

- Oui.

Excuse-moi, je...

Dans le doute.

- Pardon.

- C'est...

'T33 P88 peur ? - 59 quoi ?

- Qu'on se retrouve... je sais pas, de nouveau l'un dans l'autre.

-Il peut nous arriver n'importe quoi, ga m'est complétement égal.

Je suis enceinte.

- Qu'est-ce que t'as dit ?

- Je suis enceinte.

- T'es enceinte ? Elle acquiesce.

- Je suis heureuse pour toi. Pour nous, je veux dire.

Qu'y a-t-il ? - T'as dit "heureuse".

- Non, j'ai pas dit "heureuse". - Si, tu l'as dit.

- Je suis super heureuse, alors. -ldiote.

- Crétin.

Donc quelque part, je suis tombé enceinte.

- Ah ben, non.

- Si. Pardon, mais... oui. - Je suis tombée enceinte.

- Non, non.

Non, non, t'as pas bien compris.

Je suis tombé enceinte. - Non.

- Non. Quand tu es tombée enceinte, j'étais dans ta peau.

- Non. C'était aprés.

- C'est quand j'étais en toi que tout s'est déclenché.

- En général, c'est comme ga qu'on fait.

- Les femmes... - Donc c'est toi, la mére du petit ?

- C'est ga. C'est moi, la mére du petit.

- Et il va gober cette histoire ?

- Evidemment qu'il va la gober. Les enfants, ga comprend tout.

Il faudra lui expliquer.

Qa s'appelle l'éducation.

Si t'étais é ma place, tu comprendrais.

- Qa commence bien l'éducation.

"L've got you under my skin"

(Cole Porter/Ginnie Watson et Matei Bratescot)

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Adaptation : HIVENTY

Sous-titrage : VDM

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