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Ca va ?
Vas-y, un tout petit peu. Voila.
Encore.
Voila.
- Tu vas jouer ? - Oui.
C'est vrai que Hamada veut faire une offre publique pour le rachat ?
Il en est question. Il y a du y avoir des fuites,
parce que...
Parce que les actions montent deja.
Et toi, qu'est-ce que tu fais ?
J'achete.
- J'ai fait 3. - 3 ?
Vous accepteriez de jouer une partie avec nous ?
Oui.
Mais avec lui.
Sans probleme.
Bon, alors. A combien joue-t-on ?
10 F le point ?
D'accord.
S'ils perdent, ils ne pourront jamais payer.
- Vous venez souvent, ici ? - Assez, oui.
C'est plus ce que c'etait.
Et tu acceptes un cheque ?
Pourquoi pas ?
Je veux que vous gagniez contre moi.
Oui. Mais une autre fois. Elle a soif.
Vous les attraperez pas avec des asticots !
Mme la comtesse n'est pas venue pecher avec vous ?
Petite emmerdeuse.
Depeche-toi. Ta mere t'attend.
- C'est pas toi, qu'elle attend ? - Viens, il est tard. Allez !
Je me presente. Je m'appelle Galuchat.
Et moi, je suis sa femme.
Vous allez lui foutre la paix ?
Je ne suis pas venue le chercher.
Qu'est-ce que vous lui voulez ?
Bon. Allez, viens, on s'en va.
Adieu !
Restez !
Vous ne savez pas ce que vous voulez.
Il m'en voudra pendant des mois.
Si vous partez, il croira que je vous ai fait peur.
Mais vous ne me faites pas peur.
Alors ? On joue ou on ne joue pas ?
Bien. On repart de zero.
Vous jouez avec moi ?
Je prefere jouer avec lui, contre vous deux.
Qu'elle fixe le prix du point, si vous etes d'accord.
Je n'aime pas les jeux d'argent.
Pour qu'un jeu m'amuse, il doit me faire battre le coeur.
Bon. Alors ?
Alors on joue a 100 F le point.
Vous etes folle.
A ce taux-la, vous auriez perdu 6 000 F, dans la derniere partie.
Si vous perdez trop gros, nous accepterons un cheque.
- Je mets monsieur ou madame ? - C'est la meme chose.
Tous mes compliments. C'etait du grand art.
Vous faites un drole de metier.
C'est de l'arnaque. T'es pas oblige de payer.
Et si ca me plait, a moi, de me faire arnaquer ?
Tout ca, c'est ta faute. C'est toi qui as ete la rechercher.
Vous devriez avoir honte.
T'as ete moins mauvais que d'habitude.
Vous nous feriez plaisir, si vous acceptiez de prendre un verre.
- C'est une bonne idee. - On vous doit bien ca.
- Tu me plais. - Ca te coute cher.
- Tu viens avec nous ? - Oui. J'ai ma revanche a prendre.
Ca m'etonnerait.
- Et toi, tu viens ? - Non. Je rentre a la maison.
Ca va. Merci. Bonsoir.
- Fais pas une tete comme ca. - Elle m'enerve.
Je deteste les femmes qui ne font pas attention aux autres femmes.
- Quand pourrai-je te revoir seule ? - Je ne coucherai pas avec vous.
Tu peux changer d'avis.
Je peux avoir mon lait ?
Merci.
C'est vrai que ce soir, ca n'est pas mal tombe.
On avait besoin d'argent, comme tous les jeunes.
Surtout depuis qu'on a decide de se debrouiller tout seuls.
A part le bowling, que faites-vous dans la vie ?
Il vend des objets d'art.
Ca marche plutot bien, en ce moment.
Enfin, il y a des hauts et des bas.
Vous ne seriez pas interesse par un Martel de 1920 ?
Pour presque rien.
Ca me ferait une journee un peu chere.
C'est votre femme qui ferait une drole de tete.
Ma femme n'a rien a dire.
- C'est moi qui commande. - Ca, c'est a voir.
Qu'est-ce qui vous fait rire ?
Galuchat... Pardon...
M. Galuchat me propose...
Un Martel 1920, en terre cuite.
Un chat sauvage. Une occasion unique.
Un Martel ? Ou l'avez-vous trouve ?
J'en cherche un depuis des mois.
A un prix raisonnable.
Nous avons, enfin, quelque chose en commun.
Auriez-vous la gentillesse de me rappeler votre nom ?
Galuchat.
C'est curieux, je n'ai jamais entendu parler de vous.
Les clients de Galuchat sont tres, tres, tres haut places.
On pourrait peut-etre l'acheter pour Tokyo ?
Un Martel ?
Ca les interesse, ca, les Japonais ?
J'en fais mon affaire.
Au fait, je pars d'ici a une dizaine de jours.
Je vous emmene ?
Non.
C'est a Frederique que je posais la question.
Depuis que nous sommes maries, on ne s'est jamais quittes.
Meme pour un seul jour.
Sauf lorsque j'etais a l'hopital.
Vous avez ete malade ?
Je vous prends un billet ? Je pars le 21 a 11 h 30,
par Air France.
Vous voyez bien que ca n'est pas possible.
Bon. Et a part votre terre cuite,
qu'est-ce que vous avez a me vendre ?
Beaucoup de choses.
Vous venez ? On va danser.
Je ne sais pas danser ces danses modernes.
Je vous apprendrai. C'est aussi facile que le bowling.
C'est votre femme qui vous a appris a danser comme ca ?
Voici M. Saint-Genis. L'un de nos plus jeunes diplomates.
Il a abandonne la politique au profit des affaires internationales.
- Enchante. - Enchante.
Quand on represente un gouvernement,
on ne peut que se repeter ou se contredire.
C'est comme la musique, dont l'harmonie n'est que
repetitions et contradictions.
Le bruit court que vous delaissez l'opera pour le cinema.
C'est courageux.
Je suis comme Don Giovanni.
J'aime prendre des risques.
J'ai le droit de savoir.
Qu'est-ce que tu veux savoir ?
Tout. Tu en sais plus que moi.
Je sens que Rambert se prend pour un genie
et qu'il se lance dans des acrobaties financieres.
Mais il ne me dit rien.
Peut-etre que si j'etais au courant, je pourrais empecher les degats ?
La mort est un theme inepuisable.
Je n'ai pas peur de la mort.
J'aime mourir en scene.
Et alors ?
Je sais que je joue.
Je comprends. C'est extraordinaire.
Mais enfin. Tu ne vas pas le laisser plonger ?
Mais dis-moi !
J'ai des comptes a rendre au president de ma societe.
Frederique ? Ouvre-moi.
J'ai quelque chose a te dire.
J'ai trouve un client fabuleux pour ton mari !
Tu veux que je le garde pour toi ?
Vous avez peur que je sois mineure ?
Je suis comme toi. Je n'ai peur de rien.
- Je peux vous debarrasser ? - Merci.
Pardon.
C'est tout ce que tu as emporte ?
J'ai laisse tout ce que j'ai a Galuchat.
Tout ce que tu as ?
Et si j'etais parti avec quelqu'un d'autre ?
Dans ce cas, vous auriez du choisir.
C'est une petite brute,
incapable de te faire un enfant.
Tout ca, c'est ma faute.
C'est vous qui m'avez detraque.
Tu es une tante qui ne s'assume pas. Voila tout.
C'etait votre idee, que je l'epouse.
Ca, c'est vrai. Je n'ai jamais voulu me marier.
Et maintenant, je l'aime.
- En attendant, je vous fais vivre. - Je travaillerai.
- Moi aussi, je peux travailler. - Faire le tapin, peut-etre ?
Ah non. Surement pas.
Vous ne savez rien faire ni l'un ni l'autre.
Je vous coupe les vivres.
C'est mieux comme ca. De toute facon, j'aime Frederique.
C'est la premiere fois qu'elle prend l'avion ?
Elle n'a encore rien vu.
C'est une petite paysanne.
Moi aussi, je suis une paysanne.
Qu'est-ce que c'est ?
C'est un feuilleton japonais.
- Ca a l'air drole. - Tu trouves ?
Ouais. Moi, j'aime tout.
Isumi ?
Bonjour. Comment vas-tu ?
Tu es sure ?
C'est grave ?
Je serai un peu en retard. Il y a beaucoup d'embouteillages.
Oui. Merci.
Alors... amuse-toi bien.
Tiens. Et a ce soir.
Excuse-moi, Daigo. Je suis en retard.
Je suis simplement venu te saluer.
Tu sais...
quand je viens a Tokyo, c'est pour te voir.
On m'a dit que tu es malade ?
Je ne pense pas que ce soit tres grave.
Je ne peux pas te voir aujourd'hui. Je pars pour Kyoto.
Tu pourras venir demain ?
Evidemment. Comme d'habitude.
- Isumi. - Merci.
- Yoko. - Merci.
M. Rambert a telephone de Paris,
pour nous prevenir que vous aviez commande ce chat
pour votre bureau.
Hamada Chachou l'a trouve magnifique.
- Et vous ? - Moi ?
J'ai peur des chats.
Votre lit sera fait sur le tatami
au coucher du soleil.
Ca marche, pour toi, en ce moment ?
Pas mal.
Les gens achetent beaucoup, en periode de crise.
Je viens de vendre un Dali d'origine douteuse a un Bresilien.
Et toi ?
Moi ? Ca va.
Saint-Genis est parti au Japon avec cette petite garce du bowling.
Oui, je sais. Ca m'arrange.
Rambert est fou d'elle.
Il va voir Galuchat, son mari, tous les jours.
Tu es tres amoureuse de Saint-Genis ?
Pas vraiment.
Mais j'ai quitte un homme tres sympathique a cause de lui.
Maintenant, je me sens un peu vieillir.
Merde !
- Vous etes francaise ? - Oui.
J'adore la France.
Je lui dois tout.
J'ai connu Iosaburo a Paris.
Un 14 Juillet a minuit, au bar du Ritz.
Je portais une robe mauve,
avec des roses blanches en crepe de Chine.
Imprimee specialement pour moi.
Qui c'est, Iosaburo ?
Mon mari japonais. Il m'adorait.
J'ai quitte mon mari americain pour lui.
Il etait desespere.
Il voulait se jeter par la fenetre du Ritz.
C'est Iosaburo qui l'a sauve.
De justesse !
C'etait un ange.
Ils etaient tres riches, tous les deux.
C'est merveilleux d'avoir ete aimee par deux hommes tres riches.
Vous etes en voyage de noces ?
Ah non. Mais je suis accompagnee.
Faites-vous epouser.
C'est tres important.
Oui.
Mais c'est que je suis deja mariee.
Pardon. Merci.
Merci.
Un adultere.
Chere France.
A tout de suite, cherie.
J'ai un rendez-vous.
Rejoins-moi dans une heure.
A La Boite en or. Le chauffeur connait.
Je te renvoie la voiture. Tout est paye.
Bonsoir.
Alors ? Il parait que cette fois-ci,
tu as amene une rousse ?
Si tu etais tres gentille,
tu lui ferais les honneurs de Tokyo.
J'ai beaucoup de travail, en ce moment.
Tiens. Justement, la voila.
Un cuisinier ?
Quelle honte !
Frederique, Akiko.
Bonjour.
Enchante, monsieur. Asseyez-vous.
C'est la premiere fois que vous venez a Tokyo ?
- Oui. - Quelle est votre 1re impression ?
Ben... Il y a beaucoup de Japonais.
- 120 millions. - C'est trop, pour une ile.
- Nous avons quatre iles. - Ah. Alors...
- J'aime mieux Mariline. - Moi aussi.
Vous etes une fleur dans notre jardin.
- Vous etes jardinier ? - Non. Banquier.
- C'est un beau metier. - C'est vous qui etes belle.
Voulez-vous venir ecouter de la musique japonaise chez moi ?
Ma maison est une maison traditionnelle en bois.
Mon jardin est magnifique.
La vue, entre les arbres, est inoubliable.
Je serais si heureux de vous faire connaitre mon pays.
Vous n'avez pas amene votre fiance ?
Vous aviez peur que je vous le prenne ?
Je l'ai laisse dans une boite de nuit,
avec une tres jolie jeune femme japonaise.
Vous n'etes pas jalouse ?
Surement pas.
J'ai un mari jaloux, c'est tres ennuyeux.
Alors, celui-la, c'est votre amant ?
Pas encore, non.
Faites l'amour, ce soir, sur le tatami.
C'est la pleine lune.
Vous verrez. Vous serez tres heureuse.
L'amour ne m'interesse pas.
C'est parce que vous ne l'avez pas rencontre.
Moi, j'ai consacre ma vie a l'amour.
J'ai fait l'amour plus de 33 000 fois.
Dans treize capitales. New York, Paris,
Londres, Tokyo,
Rome, Berlin, Mexico,
Copenhague,
Delhi, Pekin...
Rio de Janeiro, Sao Paulo, Bangkok.
Jamais dans des villes
de moins de 100 000 habitants.
Je crois que j'ai tout connu.
Mais...
c'est avec Iosaburo
que j'ai touche le ciel.
Que je suis arrivee au satori.
C'est ou, le satori ?
Le monde de l'extase.
Abandonnez votre sens du peche de l'Occident, mon enfant.
Ah, mais moi, j'ai pas le sens du peche.
Remarquez...
le sens du peche
m'a procure beaucoup de plaisir.
Avant.
Oh ! Pardon.
A la revoyure.
Allez.
Allez, bois un coup.
Tu t'interesses aux poissons, petite ?
Je peux t'emmener a la peche quand tu veux.
Viens chez moi. Il y a un filet et un bateau.
Pas question. On sait ce que vous y faites, dans votre chalet.
Mon pere et vous, vous faites venir des bonnes femmes.
Mais lache-moi !
Mais ca va pas, non ?
Tu es fatiguee ?
Je suis jamais fatiguee.
On nous appelait "les Sauvages". On avait fonde une societe.
Une societe de quoi ?
Une societe
dont le but etait d'obtenir tout des hommes,
sans jamais rien leur donner.
Tiens donc.
Qu'est-ce qu'elles sont devenues, tes amies ?
- Elles se sont mariees. - Comme toi.
- Comme moi. - Alors...
Vous n'avez pas respecte les principes de votre jeunesse ?
Moi, si.
Tu te crois capable d'aimer ?
Et toi ?
C'est ca, la maison de ton grand patron ?
Elle est jolie. Elle me plait.
Il a une tres gentille fille qui va s'occuper de toi.
Tu as honte de me presenter a ton grand patron !
Oui. C'est ca. J'ai honte.
Bonjour.
Je te presente Isayuri.
- Bonjour, Frederique. - Bonjour.
Mais il faut te soigner.
Je vais voir un medecin a Paris.
- Quand ca ? - Je prends l'avion demain soir.
Tu pars seul ?
Oui.
Tu vois, plus j'approche de la mort,
plus j'aime la vie.
A Paris, tu verras Rambert ?
Non. Je ne pense pas.
Vous avez l'air soucieux.
Je suis incapable d'aimer.
Vous manquez d'imagination, peut-etre ?
Non.
Peut-etre que je manque de generosite.
He ! Grand patron !
C'est moi, Frederique.
Je te demande pardon.
Entrez.
A quelle heure ce telegramme est arrive ?
Il est marque "Urgent".
- Il vient d'arriver. - C'est impossible.
Il est arrive vers 20 h 30, monsieur.
Mais je n'ai pas pu vous trouver. J'ai pense que vous etiez sorti.
J'etais au bar.
Il est peut-etre mort ?
Il en est bien capable.
C'est pas la premiere fois qu'il essaye de se tuer, Galuchat.
Il s'est ruine la sante pour gagner notre vie, Galuchat.
Je ne l'abandonnerai jamais.
Des que tu peux sortir, je t'emmene a la maison.
Vous etes inquiete pour votre mari ?
Il a essaye de se tuer pour m'embeter.
Je croyais qu'il n'y avait qu'au Japon
qu'on pouvait mourir d'amour.
Il l'a fait pour m'embeter.
Vous etes tres jeune.
Pas si jeune que ca.
Il y a longtemps que vous avez quitte vos parents ?
Je les ai quittes pour me marier.
Vous etiez heureuse, avec eux ?
J'aurais bien voulu avoir un pere comme vous.
Vous attendez mon pere pour aller faire la java.
T'occupe pas, petite.
Pere Verjon, je suis enceinte.
Celui qui t'a fait ca peut pas t'epouser ?
Il est marie.
Le salaud ! T'en as parle a ta mere ?
Vous etes le premier a qui j'en parle.
J'ai besoin de 800 F pour le faire passer.
Vous voulez bien me les preter ?
C'est a celui qui t'a fait le mome, de s'en occuper.
Maintenant, je peux aller dans votre chalet.
Je peux pas faire ca a tes parents.
Je sais pas pourquoi je lui ai dit ca. J'etais vierge.
Mais ca m'enervait qu'il attende mon pere.
Ils partaient surement pour son chalet, voir des femmes.
Ben, assieds-toi.
Je te paie un verre ?
Allez !
- Pousse-toi. - Laisse-moi.
Ecoute, j'ai pas le coeur a ca. Fous-moi la paix !
C'est ici que vous faites vos cochonneries
avec vos bonnes femmes ? - Rentre chez toi !
Fous-moi la paix !
Vieux cochon !
Pourquoi tu as fait ca, petite ?
J'etais honteuse comme je ne l'avais jamais ete.
Dans 3 heures, nous serons a Paris.
Je ne suis jamais pressee. Meme en avion.
"Meme poursuivi,
"Le papillon jamais Ne semble presse."
- Mais je suis pas un papillon ! - C'est un haiku.
C'est quoi, un "haiku" ?
Un poeme japonais en trois vers.
Un autre.
"La femme sans enfant Comme elle est tendre
"Avec ses poupees."
Petite, je ne voulais pas grandir.
Je trouvais ca degoutant, de devenir adulte.
J'ai envie de vous revoir.
Tout va bien, les enfants ?
Tres, tres bien.
Ne tarde pas. On a encore beaucoup de travail.
J'arrive !
Tu ne vas pas recommencer ?
Je n'en peux plus. J'etouffe, ici.
Je veux m'en aller.
Tout ce que je te demande, c'est d'avoir un peu de patience.
Galuchat !
J'arrive !
Je vais le tuer, ce type-la.
Il est toujours apres toi.
Tu sais bien que je m'en fous.
T'es bien partie avec l'autre.
J'avais envie de voir du pays !
Frederique.
Jure-moi que tu ne me quitteras plus jamais.
Je te le jure.
Qu'est-ce qu'il fait la, celui-la ?
Il fait sa priere ?
Avec ce machin-la, on pourra faire de la dentelle.
Et Lou et moi, on va faire de toi un homme nouveau.
On y va ?
- A toi. - A vous.
Pas trop fatigant ?
Non. Ca me detend.
Saint-Genis s'est tres mal conduit.
Avec toi, avec Mariline.
Comme il gagne beaucoup d'argent, il se croit tout permis.
Il achete tout a n'importe quel prix.
Meme les femmes des autres.
Maintenant, il faudrait que je boive quelque chose.
Non. Ce n'est pas encore l'heure.
Quand je pense a cette ordure de Saint-Genis...
Sous pretexte que vous nous aviez roules au bowling,
il a pris Frederique pour une putain.
C'est ca que tu n'as pas pu supporter.
Quand je pense qu'il l'a eue pendant le voyage.
Je n'en peux plus.
Si je ne bois pas tout de suite, je deviens fou !
Bon. On va aller les retrouver.
Mais j'ai pitie de toi.
On ne leur dira rien.
Ou vas-tu ?
- Au bistrot du coin. - Il n'y en a pas, par ici.
Si tu ne m'attends pas, je dirai que t'as voulu me tuer.
Que cherches-tu ?
Je regarde si Galuchat n'a pas cache une bouteille.
Ah ! La voila.
Il va se tuer.
- Il est impossible. - Il a toujours ete comme ca ?
Donne. Allez, viens.
Vous buvez dans votre chambre, maintenant ?
Oui. Le bordeaux rouge au lit, c'est ce qu'on prefere.
- Vous venez ? - On arrive.
- C'est pour toi que j'ai fait ca. - Lache-moi !
- J'ai meme fait sauter une banque. - Lache-moi !
J'espere que c'est une grosse banque.
S'il avait couche avec des hommes, il aurait moins de problemes.
En tout cas, pour Galuchat, ca n'a rien resolu.
Dans un mois,
il sera presque gueri.
Si tu ne l'as pas tue d'ici la.
Grace a vous.
Tais-toi.
J'espere que quand il sera gueri, il vous cassera la gueule.
Tu sais, aujourd'hui, heterosexualite ou homosexualite,
ca n'existe pas. On est sexuel ou on ne l'est pas.
Galuchat n'est pas encore descendu ?
Non. Ils doivent encore dormir.
C'est pas normal, ca.
Et ca ?
C'est normal ?
Frederique ?
Qu'est-ce que tu fais dans leur chambre ?
Je ne veux plus dormir avec toi.
Ce sera ma chambre.
En quel honneur ?
Tu m'en as deja fait voir de toutes les couleurs.
Mais hier...
Depuis le debut, tu es jalouse de Frederique, comme une folle.
Je l'ai ete.
Mais je ne le suis plus, maintenant.
Tu es trop...
Tu n'as rien compris a Frederique ni a Galuchat !
- Une pedale. - Oui.
Que tu voulais faire crever.
- Tu ne vas pas le defendre ? - Ah si !
Parce que le coup de l'ambulance, c'est degueulasse.
Bon. Toi, je te plaque. Je la retrouverai.
Je te laisse ici, toute seule, dans ta chambre de petite fille.
Sans le sou !
"Sans le sou" ?
Eh bien, comme toi,
mon pauvre Rambert.
Comment ca ? Je viens de faire une operation geniale.
J'ai double Saint-Genis. J'ai autant de fric que le pere d'Algo.
Justement, c'est lui qui t'a donne.
Il a prevenu Saint-Genis a temps.
Elle a rate, ton operation geniale.
Tu ne fais que des conneries. Tu es ruine, Rambert.
- Depuis quand t'es au courant ? - Depuis une semaine.
- C'est pour ca qu'elle est partie ? - Surement pas !
Elle est partie parce qu'elle te meprise,
parce que tu te conduis comme un minable.
Elle est mieux que nous, Frederique. Elle ne reviendra plus.
Enfin je ne t'aime plus !
Je n'accepte plus rien de toi.
Ni ton mauvais gout, ni ta vulgarite.
Enfin je ne t'aime plus.
Tu es incorrigible.
Tu me trompais avec des filles minables.
Maintenant, tu te lances dans des affaires minables.
Quand elle est arrivee, je me suis dit :
"Au moins, il va monter d'un cran."
J'acceptais d'etre plaquee pour Frederique.
Mais quand je t'ai vu agir avec Galuchat...
Tu as fini de dire des conneries ?
Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
Je suis venue voir Lou.
Et chercher les medicaments de Galuchat.
Bientot, il n'en aura plus besoin.
Je le tuerai.
T'en es bien incapable.
- Tu crois ? - Oui. J'en suis sure.
Je vais embrasser Lou. Laisse-moi monter.
C'est a cause de toi qu'elle est morte.
Ne pleurez pas comme ca. On va vous tirer de la.
Ou est Lou ?
Regardez-moi. Je suis gueri, maintenant.
Qu'est-ce qu'elle va dire, Lou ?
Frederique vous a trouve un tres bon avocat.
Je veux voir Lou.
Frederique...
vous envoie le bonjour.
Frederique...
Frederique...
Je veux Lou.
Je veux Lou.
Voici M. Carter, le president de notre compagnie aux Etats-Unis.
Mme Galuchat et son mari
sont responsables de la truiterie. Ils en avaient une en France.
C'est son mari qui s'occupe de tout.
Et M. Linstrom, le president de notre compagnie en Norvege.
Les truites japonaises n'ont des oeufs que d'octobre a janvier.
Les truites norvegiennes, seulement en janvier.
C'est mieux que la-bas, non ?
C'est pareil.
Mais c'est Galuchat qui s'occupe de tout.
Sous-titrage : Eclair Media
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