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Original subtitles

�norme, le sapin !

Les mecs des Quartieri.

Va chercher les autres !

Descends de l� !

Encul�, descends de l� !

Le sapin est � nous, descends.

Tirez plus fort !

On va faire tomber cet encul� !

Bande de nazes !

Le sapin est � nous.

On s'arrache !

Allez !

Vas-y, Nicola !

�talez bien le boudin.

Le boudin !

Tu m'en files ?

Vas-y, Nicola !

Les Quartieri, ennemis num�ro un !

Les Quartieri, ennemis num�ro un !

J'en veux !

� moi !

Les Quartieri, ennemis num�ro un !

PIRANHAS

Tu m'en mets ?

Fais-le toi-m�me.

Qu'est-ce que tu fous ?

T'es con ou quoi ?

Tu me piques pas mon joint.

T'es vraiment un connard !

Ram�ne-toi.

Tu m'as fait quoi, l� ?

Mate �a, la raie est tordue.

T'as vu ?

Tu d�lires grave, elle est droite.

Il a raison, elle est droite.

Fais pas une fixette.

T'es bien comme �a. Pousse-toi.

Arr�te de te la p�ter.

Tu vas te chier dessus.

On va s'�clater, ce soir.

Je vais chercher du fric.

Magne-toi, Nicola.

- Salut, m'man. - Salut, mon ch�ri.

�a va ?

Arr�te, je viens de me coiffer.

Elle est o�, ma veste ?

Dans la cabine. Je te l'ai m�me repass�e.

Bonsoir.

On vient pour le truc.

Chaque semaine, j'y arrive pas.

C'est votre probl�me.

J'ai pas assez de boulot.

Vous devez payer comme les autres.

Prenez les cl�s du pressing et venez bosser � ma place.

On se calme.

- Vous faites quoi ? - Au lieu des cl�s, je prends �a.

- C'est � un client. - Plus maintenant.

- Elle me va bien ? - Nickel.

C'est ma taille.

Tu dis pas bonsoir ?

Bonsoir.

� plus !

- Tiens, pour aller danser. - Non, t'inqui�te.

- T'y vas plus ? - J'ai plus envie.

Je vais faire un tour.

D'accord ? � plus tard.

Regardez-les.

Ces sous-merdes.

On bouge.

- J'y vais plus. - T'abuses !

Ma m�re avait que des gros billets.

Je r�gale, t'inqui�te.

C'est pas un probl�me, ram�ne-toi.

La prochaine fois.

Quelle prochaine fois ? Tu viens, allez.

Mate �a !

Salut, bombasse !

Salut, les poup�es !

Vous allez o�, les filles ?

- Un coup de main ? - Non, �a va.

Vous �tes trop belles.

J'appelle mes potes.

Beaut�, t'as des yeux splendides.

- T'as un mec ? - L�chez-nous !

- C'est bon, taillez-vous. - On d�conne.

S�rieux, vous leur faites peur.

Lollipop, toi aussi.

- Beaut�, t'es sur Insta ? - Non !

T'es mauvaise.

- T'appelles ? - Ils r�pondent pas.

On vous aide, on est des mecs bien.

Non, merci !

S�r ?

Vas-y, elles ont pas besoin.

Je me tire.

- Alors ? - Personne r�pond.

Excuse-moi !

On n'a plus d'essence.

Vous avez plus d'essence ?

- Vous allez o� ? - Au Gioia.

Au Gioia ?

Allez-y, montez.

Teresa !

Et notre scooter ?

Biscottino, prends leur scooter.

Frangins, allez prendre le scooter des meufs !

- Je peux monter ? - Vas-y.

Prenez leur scooter.

Avance un peu.

Monte.

T'y arrives ?

�a va ?

Vas-y !

- On a r�ussi. - On a eu du bol.

File-moi ton portable.

- Y a du peuple. - Le vendredi, c'est normal.

- S�rieux ? - Tu connais pas ?

Vous �tes o� ?

J'�tais jamais venu.

On est arriv�es.

C'est quelle queue ?

Celle-l�, c'est pour les tables.

- Merci. - De rien.

Salut.

- On se voit dedans ? - �a marche.

- Oui ? - On veut entrer.

C'est l'autre entr�e.

On est avec les filles.

Les mineurs peuvent pas entrer.

Qui a dit qu'on �tait mineurs ?

On est tous majeurs.

Vous avez vos papiers ?

Quels papiers ?

T'es flic ou quoi ?

Vous voulez entrer ?

Alors, prenez une table.

- Combien, une table ? - 500 euros.

Je suis venu jusqu'ici, je veux entrer !

On est des mecs bien, on emmerdera personne.

C'est abus�, 500 euros pour une table !

C'�tait une bombe, cette meuf, la vie de ma m�re !

Vendredi prochain, on prend une table � 500.

- O� on va trouver le fric ? - On le trouvera.

- Comment ? - M'en fous, je veux y entrer.

On fait comment ?

J'en sais rien, on verra.

Regarde qui est l�.

Les fr�res Striano ?

Ils sont hors jeu. Le daron est repenti, l'oncle est mort.

Parle moins fort.

- C'est qui, la meuf ? - Je sais pas.

Giulio, tu laisses entrer des tocards, maintenant ?

- D�gagez. - On va manger.

- T'es un Striano ? - Et alors ?

Tu gicles d'ici !

Allez !

Petite.

T'es gouine pour tra�ner avec deux fiottes ?

Si tu veux des mecs, on est l�.

Toi, ris pas, occupe-toi de ton cul.

Giulio, une saucisse-frites, comme d'hab.

- Je peux te dire un truc ? - Vas-y.

�coute pas ces b�tards.

C'�tait mieux avec votre famille, ici.

C'est qui, celui-l� ?

T'es le fils de la teinturi�re ?

- Enchant�. Nicola. - Agostino.

J'habite � c�t� de chez toi.

T'habites vers Stella ?

J'habite tout pr�s.

Mes potes.

Salut.

On va fumer un joint ?

- �a vous dit ? - Carr�ment !

- Et le shit ? - Venez.

On y va.

�vitez de faire du bruit.

Trop beau.

�a fait aussi salle de sport !

Il est classe, le piano.

Je peux essayer celle-l� ?

Oui, mais fais gaffe au poids.

T'inqui�te, je connais.

Fais pas de boucan.

- O� je mets ma veste ? - Donne.

Je peux essayer ?

Tu sais l'allumer ?

- Comment on fait ? - L�.

C'est ce qu'il te faut.

- Mate le lion. - Styl� !

- T'as vu ses yeux ? - C'est top.

Il est beau.

- Tout en or. - Magnifique.

L'�cran de ouf !

Il est d'enfer, votre appart.

- Il te pla�t ? - Il est trop beau.

Viens, je vais te montrer un truc.

On va o� ?

Suis-moi.

C'est l'appart de mon oncle Tonino.

D�ment !

Putain, le lustre !

Il est �norme.

�a, c'est sa chambre.

C'est son lit ?

Oui, le lit o� il r�citait ses po�mes.

- Il faisait quoi ? - Il r�citait des po�mes.

S�rieux ?

Tu veux en �couter un ?

Vas-y.

"Pour le respect et l'honneur, tant d'amis sont tomb�s

"Quand je descends les rues, ils demeurent � mes c�t�s

"Mario, Oreste et Pasqualino

"Fr�res si chers, fr�res de sang

"Sur le canon de mon arme

"Vos noms s'inscrivent, incandescents"

Tonino Striano.

Et lui, c'est qui ?

Son bras droit.

S�rieux ?

Ils �taient cul et chemise.

Trop belle, cette photo !

Prends-la, je te la donne.

- Tu me la files ? - Oui.

- S�rieux ? - C'est cadeau.

- On se fait un selfie ? - Si tu veux.

T'�tais o� ?

Tu me croirais pas.

Raconte.

Dans l'immeuble des Striano.

Celui qui est derri�re ?

C'est vrai ?

Si tu voyais l'appart...

Il est comment ?

Sans d�conner,

il fait dix fois le n�tre.

T'as eu du bol.

- Tu veux voir un truc ? - Ouais.

- Regarde. - C'est qui ?

Tu sais pas qui c'est ?

C'est Tonino Striano, un des plus grands boss de Naples.

Il foutait la trouille � plein de gens.

Mais quand il commandait dans le quartier,

tout le monde l'aimait bien.

Pourquoi ?

C'est le seul qui rackettait pas les commer�ants.

D'accord.

Il leur demandait rien.

Il trouvait m�me du boulot aux ch�meurs.

Qu'est-ce qu'il est devenu ?

Ils l'ont tu�.

Dommage.

J'ai vu la pub de celles-l�.

Les derni�res Nike.

- 180 euros ? - C'est �a.

- Et celles-l� ? - Pareil.

C'est des vraies ?

C'est pas de l'imitation. Tu nous prends pour qui ?

Nico !

T'aimes ?

Sympa, la chemise. Combien ?

Descends ! Tu te crois o� ?

T'es relou !

Styl� !

Biscottino, mate ce t-shirt, il est d'enfer.

Classe !

- Combien ? - 200 euros.

200 euros ?

Le pose pas n'importe o�.

Qu'est-ce que tu fais, toi ?

Doucement, laisse �a.

Sors d'ici.

Sortez d'ici. Tous !

On n'a rien fait.

Mate ces montres !

C'est de la bombe.

La Daytona, le dernier mod�le.

- Elle vaut combien ? - 15 600.

Et l'autre, la bleue ?

La Datejust.

Cadran bleu et diamants.

- Combien ? - 5 000 euros.

S�rieux ?

- Quoi ? - Celle-l� est violente.

D�mente.

Une Daytona, tout en or.

C'est une tuerie.

Je me la p�terais si j'en avais une.

- Devine combien. - Dis.

- 22 000 euros. - Sans d�conner !

Tu fais que parler.

Comment �a ?

T'es cap de braquer �a ?

- Moi, je te braque une banque. - Le mytho !

Toi, t'es cap de braquer �a ?

- Tu chierais dans ton froc. - C'est �a !

T'es con, arr�te !

On dirait un vrai.

Il est trop beau.

Avec ce bouchon, tu fais peur � personne.

Une minute.

Ciro et sa s�ur.

- Ils sont o� ? - T'es bigleux ?

C'est mieux comme �a.

Ciro !

Alors ?

Elle dit qu'elle est partante.

Mais tu m'emm�nes danser et tu me payes.

- Te payer ? - Je risque gros pour toi.

On verra �a apr�s. On y va.

Tiens.

Monte.

Ouvre la vitrine !

Celle-l� !

File les colliers.

Celui-l�.

Les montres.

Grouille !

On s'arrache !

O� tu vas, toi ?

- Roule. - Ma s�ur !

- Laisse tomber. - Ma frangine !

On se tire !

Avance !

Voil� les morveux.

Rendez tout �a et faites plus les cons dans le quartier.

Excusez-nous.

- Tout est l�. - C'est toi qui le dis.

J'ai que mon portable.

Fouille-le bien.

T'as quoi, l� ?

- T'as des montres dans tes poches ? - Non.

C'est bon, tout y est ?

Tout y est.

Merci, Lino.

Je peux vous parler ?

On a besoin d'argent.

On veut bosser.

Regarde avec qui il est sur la photo.

T'es pote avec les Striano, ces mouchards ?

On est voisins...

Arr�tez !

Laissez-le.

Vous voulez bosser ?

- Vous avez des potes ? - Bien s�r.

Montre les photos.

Venez l�.

Vous voyez ?

Tout �a est � vous ?

C'est de la beuh ?

- Nos plantations au Br�sil. - Au Br�sil ?

�a vous pla�t ?

C'est beau.

Si vous �tes sages

et si vous �vitez les Striano, ces mouchards,

vous dealerez devant la fac.

S�rieux ?

Je vous ferai gagner du fric.

Mais si vous jouez aux cons,

je vous fais d�molir.

Vous en faites pas.

C'est compris ?

D�gagez et nous cassez plus les couilles.

Tiens, Carminiello.

T'es qui, toi ?

Agostino est l� ?

T'es qui ?

Un ami � lui.

Il dort.

Vous pourriez le r�veiller ?

Je te connais pas.

Je suis un ami � lui.

Il dort, je peux pas le r�veiller.

C'est important.

Je t'ai jamais vu.

M'man, ouvre-lui.

Je le laisse entrer ?

Bonjour.

Salut, Agostino.

�coute-moi.

Il faut que je charbonne.

�a peut pas continuer.

T'es pr�t � bosser pour ces types ? � devenir l'un d'eux ?

Fais-moi bosser, alors.

Avec ta famille.

Ma famille ?

Elle compte plus, on n'est plus personne.

Qu'est-ce que j'y peux ?

J'y peux rien, moi.

J'ai pas le choix.

T'as pas le choix ?

Va-t'en, alors.

T'es s�rieux ?

Va-t'en, j'ai dit.

Me regarde pas, d�gage.

T'as compris ? Fous le camp !

Bouge !

- C'est bon ? - Nickel.

Tot� !

Apporte ces 3 doses au bar Nazionale et fais-toi payer.

�a bosse dur.

Si tu le dis.

T'as du pot.

V'l� 3 000 euros.

Faut qu'on se grouille.

Nickel.

Salut, Alvaro. �a va ?

Je paye ma part.

Nickel.

- C'est les nouveaux ? - Oui.

Bonsoir.

Entrez.

�a, c'est une plaquette de 100 g.

On la coupe comme �a.

Vous voyez ?

Faut faire des barrettes comme �a.

�a fait 3 g.

Pesez-la.

30 ans que je coupe �a.

Regardez le cal que �a m'a fait.

Touchez.

C'est dur.

C'est chelou.

D�gueu.

Avec �a, on fait 30 barrettes de 3 g.

Au d�but, on est r�glo et apr�s, on fait 2,7 ou 2,8 g.

Au lieu de 30 barrettes, on en sort 34, 35.

Vous avez compris ?

- Il a dit quoi ? - Je t'expliquerai.

Vous �coutez ?

C'est le meilleur de Naples.

T'inqui�te.

Allez, faites-moi des barrettes de 3 g.

On va voir si vous �tes dou�s.

Chacun son tour. � toi.

P�se-la.

3,87 g.

Un gramme de trop, j'ai dit 3 g.

� toi.

3,27.

C'est encore trop.

Faites �a bien, vous allez vendre � la fac l'Orientale.

Sur la place, y a des �tudiants.

Un �tudiant en am�nera un autre.

�coute, si y a un l�zard, t'es responsable.

T'inqui�te.

Je peux te parler ?

Comme on bosse pour vous, maintenant,

tu pourrais �viter de racketter ma m�re ?

On laisse passer un mois et on en reparle.

�a marche, merci.

Vous avez d�j� sniff� de la coke ?

On va voir si vous �tes dou�s.

Tenez.

Qui commence ?

Vas-y, Lollipop.

Toi, Biscottino.

Arr�tez de rire.

Alors ?

C'est amer.

Fais gaffe, Nico.

Je me la fais toute.

Fais voir.

Le b�tard !

� toi, Briat�.

Briat� a sniff� la moiti� du petit rail.

Regarde son blaze.

Foutez-vous de ma gueule !

Mate la bombasse, fr�re.

Celle-l� ?

Celle qui est assise au milieu.

Elle est canon. La femme qu'il me faut.

- Biscottino, t'as vu la meuf ? - Mignonne.

- Salut ! - 20 euros de shit.

Je t'am�ne un pote, file du rab.

- �a va, sinon ? - Ouais.

Tiens, avec du rab. Salut.

Ram�ne-toi.

Toi aussi.

File le fric � Biscottino.

Qu'est-ce qu'il y a ?

File-lui le fric.

Tu vois le mec, l�-bas ? V�rifie s'il vend.

Le Rouquin, tu restes l� et tu surveilles.

On attend ici.

Il deale !

Le b�tard, d'o� il vend dans notre zone !

T'es qui ? Tu fais quoi, ici ?

Je bosse. Et toi, t'es qui ?

C'est ma zone.

Je suis de Ponticelli, j'ob�is � Don Vittorio.

� Don Vittorio !

Le vieux est devenu g�teux.

Il est foutu.

Et il est � sec.

- Il vous encule. - R�p�te, connard !

Bouffon, je vais te tuer !

Arr�te tes conneries.

Prends ton scooter et casse-toi.

Je veux plus jamais te voir ici.

Fous le camp !

Fumier !

Bouffon de merde !

Je te pisse � la raie !

Tu l'as en noir ?

- Tu les as en 43 ? - Bien s�r.

Je voudrais celle-l� en S.

Vous avez de l'argent ?

T'inqui�te !

On est blind�s.

Tu nous prends pour qui ?

- Le corps de r�ve ! - Mon chou.

Les mecs, matez ce cobra !

Il est classe.

Il d�chire.

T'as le t-shirt avec les plumes ?

Je l'ai vu l'autre fois, en noir.

Oui, celui-l�.

- Quelle taille ? - M.

- C'est un M. - Trop bien.

Essaie-le.

J'ai trois t-shirts, une veste et des baskets.

�a fait 500.

Et moi, 450 ?

Y a que des beaux trucs, ici.

Je te dois combien ?

500 pour toi.

Combien, le parfum ?

Un jean Danilo Paura et les Nike rouges.

�a te fait 350.

- Bonsoir. - Salut, les jeunes.

On veut une table.

Vous avez de l'argent ?

Tu veux combien ?

Range �a.

Je veux des bouteilles.

Plein de bouteilles !

Bonsoir !

- Une bombe. - Belle carrosserie.

Pourquoi tu ris ?

Un vrai gosse.

Elle est vraiment canon.

- Une table ? - Bien s�r.

Au nom de M. Fiorillo !

J'entends la musique.

Il se passe quoi, ici ?

Un d�fil� !

Par o� on va ?

- On danse pas ce soir ? - J'en sais rien.

Num�ro 11, Letizia Russo,

16 ans, Quartieri Spagnoli.

C'est la meuf de l'autre soir !

Elle t'excite grave.

T'as vu la Vierge ou quoi ?

Invite-la � sortir.

J'irai lui parler tout � l'heure, tu verras.

- Le mytho ! - Je te jure.

Une bombe atomique, celle-l�.

Elles en jettent.

Nous allons enfin savoir qui sera l'heureuse �lue, ce soir.

Elle remportera le titre

de Miss Vesuvio Gioia 2018.

Nous allons d'abord d�couvrir nos trois finalistes.

T'es pour laquelle ?

Les num�ros 5, 9 et 11 !

La 11 !

- La 9 va gagner. - Non, c'est Letizia !

Arr�tez, frangins,

la 9 a un beau visage, un super corps, elle est parfaite.

Attention, une seule

de vous trois sera l'�lue, ce soir.

Ce sera le num�ro...

5 : Dafne Corvino !

J'y crois pas !

C'est la plus moche qui a gagn�.

�a craint !

Le jury pr�f�re les cageots.

Au lieu de Letizia, ils ont choisi cette mochet�.

Je suis s�r qu'elle est pistonn�e.

Ils ont pas choisi la plus belle, ils ont choisi un thon.

Letizia est magnifique !

- C'est truqu�, je le savais. - Pas grave.

Pas grave ?

Dis au revoir � tes amis.

- Je t'attends dehors. - D'accord.

Au revoir, tata.

Au revoir, tonton.

Salut.

- T'aurais d� gagner. - C'est mon p�re qui est d��u.

La meuf est pistonn�e, t'es beaucoup plus belle.

- Tu fais quoi, l� ? - Je me change et je rentre.

Tu t'en vas ?

T'es pas entr�, vendredi ?

Non, � cause de mon pote mineur.

- T'es rest� dehors ? - Oblig�.

- Je vais me changer. - Tu pars ?

- � plus. - D'accord.

- Je vais me changer. - Salut.

La brosse � chiottes a gagn�.

- Quoi ? - Brosse � chiottes !

T'esp�rais gagner avec ta tronche de guenon ?

L�che-la !

T'en m�le pas.

�a va pas ?

Ta gueule, casse-toi !

Tous dehors !

Fais-les sortir.

Vas-y, rince-toi la gueule !

Sous-merde !

C'est le resto de son p�re.

Celui-l� ?

S�r ?

J'ai demand�. Son scooter est l�.

Oui, c'est le sien. T'as trop assur� !

Nicola est amoureux.

Il a les yeux en forme de c�ur.

Tu m'�tonnes.

"I love you" !

Laissez le tourtereau tranquille.

- Allez, taillez-vous. - � plus.

Biscottino, va appeler Letizia.

S'te pla�t, viens une minute.

Viens.

Viens, allez.

Une minute.

T'aimes ton scooter d�cor� ? Il va s'envoler.

Qu'est-ce que tu veux ?

- Sortir avec toi. - On se conna�t pas.

Justement, je veux te conna�tre.

Tu proposes quoi ?

- Vendredi, je t'invite. - O� �a ?

C'est une surprise, je dis rien.

On verra.

- Quoi ? - Si j'ai rien de pr�vu.

De pr�vu ?

- Comme quoi ? - J'en sais rien, je verrai.

- T'as pr�vu de sortir ? - Je sais pas.

T'as qu'un truc de pr�vu : sortir avec moi et basta.

Tiens.

- J'en fais quoi ? - L�che-le.

Trop beau !

T'�tais d�j� venue ?

- Et toi ? - Jamais.

Touche.

C'est doux.

C'est beau.

Salut, tonton.

- Salut, �a va ? - Oui.

Salut.

Lino, je t'ai amen� le jeune.

Bonsoir.

Il dit quoi, le petit ?

La veste est un peu serr�e, il faudra l'�largir.

C'est vrai, elle est serr�e, le petit a un peu de ventre.

Alors ?

V'l� 1 600.

Tiens, compte.

Impec, je mets �a o� ?

Sur la commode.

Je les pose l�.

- On y va ? - J'arrive.

Quoi ? Tu veux me parler ?

Vous aviez dit que si on filait doux,

vous racketteriez plus ma m�re.

On a dit �a ?

Oui, c'est trop serr�.

Aux �paules aussi, il faut l'�largir.

Un chou�a.

C'est d'accord.

Vu qu'ils ont �t� sages, on passera plus chez sa m�re.

Entendu.

Tu vas faire un truc.

Dis � tes potes que je vous emm�ne au restaurant.

Au restaurant ?

En plus, vous aurez un beau costume.

- T'es content ? - Et comment.

- Allez, file. - Merci.

Salut, Lino.

Regarde qui est l� : le Puma.

Le d�lire.

Y a m�me le Chinois avec sa femme, Immacolata.

Mate l�-bas, y a Enzuccio Bum Bum.

J'ai vu.

Et l'Am�ricain.

- O� �a ? - L�-bas.

Il est trop fort, l'Am�ricain.

Regarde le gros lard.

- C'est qui ? - Le Cyclone.

C'est lui, le Cyclone ?

Et lui, c'est Tonino le Sauvage.

Totore.

Totore le Sauvage.

Il a une gueule de salaud.

Tout le gratin est l�.

Attention,

ils s'appr�tent � venir nous rejoindre.

Les voici, on applaudit tr�s fort les mari�s !

Toutes nos f�licitations !

On applaudit plus fort !

On les accueille en applaudissant. Plus fort !

Encore une fois, toutes nos f�licitations !

On applaudit aussi le personnel !

Ils vont nous r�galer

avec ces mets d�licieux !

Regardez cette magnifique chor�graphie.

Nous vous souhaitons � tous de passer un moment merveilleux.

Bon app�tit � tous

et encore toutes nos f�licitations aux mari�s !

Je c�de la parole � M. Lino.

C'est beau de vous voir r�unis.

�a me fait chaud au c�ur.

Nous sommes ici

pour f�ter l'union de ma ni�ce Gioia et de Marco.

Tr�s bien.

Deux jeunes qui ont finalement d�cid�

de r�aliser leur r�ve d'amour.

Mais ce soir, il manque quelqu'un

qui ne pouvait pas �tre parmi nous.

Il le sera bient�t et nous l'attendons � bras ouverts.

Le moment est venu de nous amuser

parce que c'est notre f�te.

On va danser, chanter et se so�ler au nez de nos ennemis.

Musique !

Bonsoir � tous !

F�licitations aux mari�s, aux t�moins, aux parents et � tous.

Bien haut, les mains !

Vous vous joignez � nous ?

On veut vous voir danser.

Bien haut, les mains !

On rejoint les mari�s sur la piste !

Bien haut, les mains !

Arr�tez la musique.

Retournez � vos places, c'est un contr�le de routine.

Vous aussi. Restez tranquilles.

Tous � vos places.

Du calme.

Du calme, allez vous asseoir.

Sarnataro, suis-nous.

Vous �tes fiers de ce que vous faites ?

Restez calmes !

Vous inqui�tez pas, restez calmes.

Continuez � vous amuser.

Nos avocats vont intervenir, vous en faites pas.

Amusez-vous !

On applaudit l'inspecteur.

Il veut faire la une des journaux !

Ils ont arr�t� ces fils de pute !

On les nique !

Ils ont arr�t� ces fils de pute !

On est les plus forts !

Bande de minables !

Ils les ont arr�t�s !

M'man, viens f�ter �a.

On vous encule !

On vient pour le truc, Arturo.

Super.

Occupez-vous du march�.

- Ils payent combien ? - 20 euros.

20 euros la place.

20 euros la place.

Monsieur,

c'est 20 euros.

J'ai pas d'argent, j'ai rien vendu aujourd'hui.

J'ai gagn� que dalle.

Vous voulez pas payer ?

Si, mais j'ai rien gagn� aujourd'hui.

Tu gicles d'ici, alors.

Y a une place dispo, qui la veut ?

Attends.

Tu vois ce qui arrive ?

Vas-y, aboule.

C'est tout ce que j'ai. Tiens.

Faites les autres emplacements, ils doivent tous payer.

20 euros la place.

Tu veux quoi ?

Tu veux quoi ?

Faut que je te parle.

Vas-y.

Je pr�f�re l�-haut.

Marche devant.

Y a plus que trois cons dans le quartier.

Je sais.

Assis.

On y va, toi et moi.

On le prend.

On tire par terre

et ils d�taleront.

Pour s'imposer, faut des armes.

Nous, on n'en a pas.

C'est pas difficile de trouver des flingues.

Un jeu d'enfant.

T'es s�rieux ?

Bien s�r. Tu sais qui est rest�, l�-bas ?

Le s�cot avec le nez tordu,

le gros lard, cette boule de merde,

et le rase-bitume qui louche.

Toi et moi, on les niquera.

Ils sont l�.

Bouge pas !

Germano !

Les gars, fichez le camp !

Laisse-nous finir.

Emm�ne-les, vous finirez le match l�-bas.

Laissez-nous, allez jouer ailleurs.

On se tire, allez !

Qui tire le premier ?

D'abord toi.

Moi ?

Il marche pas.

Enl�ve la s�curit�.

- � toi. - Donne.

Presque.

Je vais essayer.

- Tu fais quoi ? - Regarde.

Il est beau.

�a va pas ?

Fais attention, idiot !

Fais voir.

- Je te montre comment on fait ? - Oui.

�a, c'est le chargeur.

- Les balles sont dedans. - Top !

On charge comme �a.

- Et l�, on tire. - Cool !

Tu vas en faire quoi ?

Je vais bosser.

- Je peux venir ? - Bosser avec moi ?

Tu d�lires.

- Allez ! - T'es trop petit.

S'te pla�t.

Bonne nuit.

Mortel, le canap� !

On se fait un selfie.

Pousse ta t�te.

- Trop bien. - Fais voir.

Voil� les cl�s, une chacun !

Fais voir.

Tu me le passes ?

File-le.

On va virer ces trois blaireaux.

Tu l'as d�j� vu, � moi !

Donna Concetta, prot�gez-nous.

Carminiello !

Il s'est coinc�. Roule !

Alors ?

- On a foir�. - Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Le flingue s'est coinc�.

Comment �a ?

Ils vont nous tuer.

- Faut qu'on s'excuse. - Tu d�lires.

D'o� on s'excuse ?

Les virer avec un seul calibre ?

Tu la fermes !

T'�tais l� � mater la t�l�, alors tu la fermes !

- On reste calmes. - Calmes ?

Exactement.

File-moi ce sweat.

Tu vas o� ?

Attends, faut que je te parle !

Faut que je te parle !

Je veux juste te parler.

Emm�ne-moi chez Don Vittorio.

- En quel honneur ? - Tu m'emm�nes et basta.

Ou t'auras des ennuis.

Il s'est endormi, lui ?

Regarde, il dormait.

Salut, Aucelluzzo.

Bonsoir, Don Vittorio.

Bonsoir, Don Vittorio.

D�sape-toi.

Quoi ?

On n'a pas que �a � foutre, d�sape-toi.

T'inqui�te, tu vas pas prendre froid.

C'est bon ?

� poil !

Je suis venu parce qu'on a les m�mes ennemis.

On veut contr�ler le secteur Sanit�.

Tu joues au Monopoly ?

Le quartier est � ceux qui y naissent.

Faut virer ces trois-l�.

Monsieur s'assoit.

- T'es bien install� ? - Impec.

Je t'�coute.

On va parler clairement.

Vous �tes assign� � domicile.

Moi, je suis dehors.

Vous avez les armes, mais pas d'hommes.

Moi, j'ai les hommes, mais pas d'armes.

Vous devez nous en donner.

J'avais oubli� que vous aviez des hommes.

Pourquoi je vous filerais des armes ?

Comme �a, vous bosserez aussi dans notre secteur.

Mettre une chatte entre les mains de gosses ?

Rhabille-toi et d�gage.

Vous �tes s�r... ?

D�gage !

C'est bon, je m'en vais.

Mais nous aidez pas et vous aurez 8 morts sur la conscience.

T'as quel �ge ?

15 ans.

Deviens plut�t footballeur.

Ils se font des couilles en or.

J'ai toujours �t� nul au foot.

Au revoir.

Petit !

Je vous les file,

mais faites pas de conneries.

- Merci ! - Qu'est-ce que tu fous ?

Pardon.

G�ant !

Trop le d�lire !

Matez �a !

Montre.

Un M12 !

Et celui-l� !

File le chargeur.

De la rigolade.

Trop cool.

C'est bon ?

Allume.

Carminiello, on veut plus te voir ici !

Fous le camp !

� genoux !

Grouille !

Trou du cul !

B�tard !

C'est notre zone.

Donne-moi cette veste.

Blaireau !

Ici, c'est nous, maintenant.

Si je te revois dans le quartier, je te bute.

Bonjour, Alvaro.

C'est pour quoi ?

J'ai un truc � vous dire.

- Maintenant, faut nous payer, nous. - Vous ?

C'est des mioches qui commandent ?

Vous nous parlez comme �a ?

Les autres vont revenir et vous botteront le cul.

Tu payes, point barre !

Rentre chez toi !

�a va pas !

Qu'est-ce qui se passe ?

On a compris.

D�barquer chez moi arm�s !

Devant mes enfants.

On vient pas chez moi avec des flingues.

Ouvre la grille.

Qu'ils d�gagent.

- Tu veux quoi ? - Du shit.

Files-en-lui pour 20 euros.

On se taille.

Combien de temps vous allez tenir ?

Vous tiendrez une demi-heure !

Une demi-heure, pas plus.

Vous puez encore le lait !

Je vous promets que vous allez mal finir.

Tous !

Et si ton p�re d�boule ?

C'est trop t�t.

T'es s�re ?

Ils ferment vers 23 h 30 ou minuit.

On a le temps.

Qu'est-ce que tu fais ?

T'es tout poilu, on dirait un singe.

Je vais t'�piler.

- Quoi ? - Je vais t'�piler.

C'est �a !

Pousse-toi.

T'es s�rieuse ?

� ton avis ?

�a fait mal ?

C'est rien.

Pur�e...

Bordel !

- �a tue. - J'ai pas fini.

- Arr�te. - Jette �a.

Laisse-moi finir.

On vient de commencer, tu vas pas rester comme �a.

Je vais le faire moi-m�me. Passe-moi un rasoir.

Tu m'as tu�, regarde �a.

Tiens, avec du savon.

Demain, on va au concert.

- Demain ? - T'as oubli� ?

Au rond-point d'Arzano.

Je peux pas y aller.

Comment �a ?

Impossible.

Tu m'as offert le billet et tu peux pas y aller ?

Il donne des tas de concerts, Tony Colombo.

C'est pas grave. On s'en fera un autre.

- Je voulais y aller avec toi. - Vas-y avec Teresa.

On ira au prochain.

Allez, c'est pas grave.

On est l�.

Apporte l'argent, Salvatore.

Tiens.

Putain, on n'a jamais eu autant de fric.

Je sens plus mes doigts.

On va tout claquer chez les putes.

Voici votre table.

Apporte les bouteilles.

Viens l�, Biscottino.

Tu vois cette table ? C'est celle du secteur Traiano.

L�, celle du quartier Ponticelli.

Y a aussi Scampia.

Au milieu ?

La table des Quartieri Spagnoli.

Cette bande d'encul�s.

Encul�s !

� toi, Biscottino.

Doucement, bouffon.

T'abuses !

File-moi un verre.

Minute, frangin !

J'offre ces deux bouteilles !

Vas-y, Limone !

On trinque !

On leur nique leur m�re !

On les emmerde !

On les emmerde tous !

Tiens, Nicola.

� la n�tre !

� la n�tre !

On va leur montrer !

Viens, Nico.

Il est o� ?

Minables !

Allez vous faire foutre !

Venez nous sucer la bite !

On vous emmerde !

Vas-y, Nicola !

On est les plus forts !

Regarde ces nazes comme ils sont jaloux.

Allez, dansez !

Ils nous regardent, ces connards.

On va les bouffer !

Faut qu'ils nous entendent.

On est les plus forts !

Bonjour, Arturo.

Bonjour. Qu'est-ce qui se passe ?

Rien.

Vous deviez payer les autres ?

Maintenant, on est l�. Vous payez plus rien.

Super. Je peux le dire aux autres ?

Oui, � tout le monde.

C'est s�r ?

Merci. Je t'offre quelque chose ?

Non, c'est pas la peine.

Pose �a, si tu le veux, tu le payes !

- Au revoir. - Portez-vous bien.

Bonjour, monsieur.

C'est plus la peine de payer.

- C'est vrai ? - Maintenant, on est l�.

Madame, vous payez plus.

M'man.

- Qu'est-ce qui se passe ? - Rien.

Bonjour, Vittoria.

� tout � l'heure.

- Tout va bien, madame ? - Oui, merci.

Maintenant, vous payez plus.

Trop cool, les maillots !

- �a te pla�t ? - Merci.

Les maillots de Sanit� !

Merci, fr�re !

Cristian, roule pas sur le terrain !

Les maillots vous plaisent ?

Ils sont d'enfer !

J'en veux un.

- T'as le num�ro 10. - Super !

T'es content ?

Raffaele !

Super !

Allez, les gars !

Il est pour la Juventus, ce con !

Pourquoi t'es l� ?

- Il veut �tre avec nous. - La ferme.

Va jouer.

- Je veux rester. - Va jouer au foot.

�coute ton frangin.

Marque un but.

Classe !

C'est quoi ?

Une contrebasse qui fait bar.

- Y a que cette couleur ? - Non, ivoire aussi.

J'adore ce papier peint � fleurs.

Le bar couleur ivoire.

C'est de la balle !

Je le veux.

- Pour chez nous ? - Oui.

Avec l'armoire.

�a rentrera ?

Dans la grande chambre, oui.

Y a une glace.

La t�l� en face.

Super, on prend aussi la chambre.

- T'es s�r ? - Oui, t'inqui�te.

�a va co�ter cher.

T'en fais pas, �a me regarde.

Regarde ce miroir.

Il refl�te bien la lumi�re.

Tout au bout du couloir, il en jettera.

T'es superbe.

Madame, �a fait 12 000.

Il nous faut un acompte de 30 %, soit 3 600 euros.

C'est moi qui paye.

- Qu'est-ce qu'il y a ? - Rien.

On a des nouveaux meubles.

- Soul�ve. - �a va ?

Qu'est-ce que tu fous ?

Fais gaffe.

Faut pas la casser.

Bonjour, Don Vittorio.

On a un cadeau pour vous.

Qu'est-ce que c'est ?

C'est quoi ?

Doucement.

La bombe !

Lancez-la.

Voil�.

Faites-le tout seul.

Et dire qu'il savait pas jouer !

Les b�tards !

Une autre bombe. Bravo, Don Vittorio !

- L'encul� ! - Vous l'avez but�.

L'encul�. Allez, vas-y !

T'es pass� o� ?

J'ai plus de munitions.

- Vous voulez des balles ? - Ouais.

On va en chercher.

Votre assignation � domicile sera plus sympa.

�a va vite passer.

T'es encore debout ?

Je t'attendais.

Les nouveaux meubles !

T'as vu ? �a change tout.

- C'est quoi, �a ? - Crie pas, Cristian dort.

- T'as fait quoi ? - Tais-toi.

Comme tu rentres toujours tard, tu seras mieux dans cette chambre.

Toutes tes affaires sont l�.

L�-haut, les vestes

et en bas, les affaires d'�t�.

- Mais pourquoi ? - T'en fais pas.

C'est pour toi que j'ai achet� ces meubles.

Je suis bien � c�t�. Tais-toi.

- Bonne nuit. - T'es trop belle.

Bonne nuit, m'man.

- Cristian ! - Quoi ?

- T'as fini les biscuits. - Mais non.

Joue au con ! C'est maman qui les a bouff�s ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Il me gonfle, le mioche !

Tout ce boucan pour des biscuits ? J'en ai rachet�.

Il le fait expr�s.

Pourquoi tu te marres ?

Recommence plus.

- Alors, mon nouveau scooter ? - Super !

- Il vole. - J'ai peur !

Il est mort de trouille !

B�b�, laisse-moi ici.

Mon p�re est v�n�re.

Salut !

Aide-moi � d�charger.

Toi et moi, on doit parler.

Bonsoir. Un coup de main ?

Non, merci.

- Je vous aide. - J'ai dit non !

Va-t'en.

J'ai pas besoin d'aide, merci.

- Vous voulez pas de mon aide ? - Non, merci quand m�me.

- Tu fais quoi, ici ? - Je suis l� pour ma meuf.

Retourne � Sanit�.

Change de ton.

Toi, fais gaffe !

Bouge pas ou je t'�clate !

C'est la derni�re fois qu'on vous le dit.

Tenez-vous tranquilles.

T'as pig� ?

Oui ou non ?

R�ponds.

C'est notre zone, vous revenez plus.

Laissez-les passer.

Arr�te de nous mater, d�gage !

Trace ta route. T'attends quoi ?

Toi aussi.

Trous du cul !

C'est qui, ces bouffons ?

Un gang des Quartieri Spagnoli.

Ils ont abus� en sortant un flingue devant son petit fr�re.

- Venez �couter, �teignez �a ! - On �coute d'ici.

On met sur pause.

On va faire une descente l�-bas.

On prendra le contr�le du secteur.

- On prend les flingues. - Attendez.

Letizia habite l�-bas.

C'est ton probl�me.

Et alors ? On peut pas arranger �a ?

Y a rien � arranger !

�a peut pas s'arranger.

Ils diront qu'on chie dans notre froc.

Je peux plus aller dans ton quartier.

Comment on va faire ?

Tu viens vivre avec moi.

On prend un appart � Sanit�.

Je dois partir de chez moi ?

On n'a pas le choix.

Tu vas le dire � mon p�re ?

Oui, je lui dirai.

Je peux m�me lui dire au resto.

Il te dira non.

Il me dira non ?

Tu viendras quand m�me, tu t'en fous.

T'es conscient de ce que tu me demandes ?

Si c'est comme �a, on arr�te l�.

�a sert plus � rien.

Toi, �a te va ?

Oui, �a me va.

Salut, Nico.

T'es venu.

�a me fait plaisir.

�a va te faire passer ton blues.

Regardez qui est l� !

Vas-y, frangin,

fais-toi un petit rail !

Biscottino, regarde le cadeau que je te fais.

Salut, mon chou.

Alors, je te plais ?

Sa barbe va bient�t repousser, � celui-l�.

Dis pas de conneries. Regarde �a.

Viens avec moi.

- Je m'�ternise pas, il est tard. - Attends un peu.

Si je tra�ne, ma femme va me tuer.

Regardez qui j'am�ne.

- Salut. - Bonsoir � tous.

Je vous offre une belle s�r�nade.

Tu nous chantes une belle s�r�nade.

Assieds-toi l�.

Bonjour, Arturo.

�a va pas ? Vous avez mal dormi ?

J'ai tr�s bien dormi.

Mais je pensais que t'�tais un gars s�rieux.

Pourquoi vous dites �a ?

Pourquoi je dis �a ?

L'autre jour, t'as dit qu'on devait plus rien payer.

- C'est vrai. - Non, c'est pas vrai.

On continue tous � payer.

Rien n'a chang�.

Vous payez qui ?

Le blond, Limone.

Le jeune Striano.

Il vient nous racketter, comme avant.

Vous �tes s�rieux ?

Bien s�r. Je plaisanterais pas avec �a.

On va mettre les Quartieri � genoux.

- File-moi �a. - �a va pas ?

- C'est pour moi. - Je l'avais pris.

Laisse, je le kiffe.

- T'arr�tes, ouais ? - Je le kiffe, je te dis.

Il l'a pris avant toi.

Maintenant, il est � moi.

- Tiens. - Rends-moi �a !

Tu me casses les couilles !

Qu'est-ce qui te prend ?

Tu sais ce qu'il fait, ton fr�re ?

Vous savez, vous ?

Il rackette les commer�ants !

Rien � foutre !

On passe pour des cons.

Calme-toi.

Me calmer ? J'ai perdu ma meuf � cause de �a.

Qui ? L'autre, l� ?

C'est �a ?

Je m'embrouille pas avec toi.

Ni moi avec toi.

Vire ton frangin.

Tout de suite.

Me demande pas �a.

Barre-toi !

On fait quoi ?

Ceux qu'on a chass�s peuvent revenir.

Les Quartieri et les Striano sont contre nous, on fait quoi ?

Gamin !

Viens voir.

Quoi ?

C'est qui, ce con ?

- T'as une cigarette ? - Je fume pas.

- Vous fumez que des joints ? - J'ai pas de clopes.

- Demande � tes potes. - J'en ai pas, je te dis.

Tu veux quoi ?

Je lui ai demand� une cigarette.

Il en a pas. D�gage !

C'est ton p�re, lui ?

Je vais te d�foncer, bouffon !

Petit con !

Pardon !

On s'arrache !

Grimpe !

Grouille-toi !

Les mecs, on est dans le journal :

"Tirs � la sortie d'une discoth�que, un homme abattu".

Tu d�connes !

T'as bien fait, fr�re.

T'es tar� ou quoi ?

Cache ce calibre.

Qu'est-ce qui se passe ?

Cassez-vous.

Salut, Nico.

� demain.

� plus.

- Faites gaffe. - T'inqui�te.

- Qu'est-ce que tu fais l� ? - Je t'attendais.

On va se coucher.

Viens.

Arr�te, Letizia.

Arr�te !

T'as perdu.

Un bisou.

Laisse-moi.

Tu peux pas t'�chapper.

On va aller l�-bas.

C'est �a, la vie.

C'est o� ?

Dans les Pouilles, � Gallipoli.

On y va quand ?

- Maintenant. - Quoi ?

Tout de suite.

�a va pas ? J'ai pas mes affaires.

On ach�tera tout : fringues, maillots, lunettes de soleil, tout.

Faut combien de temps ?

5 ou 6 heures, on y va en taxi.

En taxi ?

On l'appelle dans 10 min.

On reste longtemps ?

C'est toi qui d�cides.

Une semaine, deux semaines, un mois ou tout l'�t�.

C'est blind� de gens.

Y a vraiment tous ces gens ?

T'y vas pour les danseuses ?

Y a aussi des mecs bodybuild�s.

C'est super beau.

D�ment.

Apr�s la pizza, on appelle le taxi. 10 min et on part.

On a 5 ou 6 heures de route.

Qu'est-ce qu'il y a ?

On se tire !

Magne-toi !

Au secours !

Bonne nuit.

C'est mon p�re.

Qu'est-ce que t'as ?

C'est rien.

On part demain ?

On part dans les Pouilles.

On ach�tera des fringues, des maillots et on ira � la mer.

Le soir, on ira danser.

D'accord ?

Enl�ve ce qui est l�-dessus.

Toi, viens.

Aide-moi.

Regarde �a.

G�ant !

Putain, la classe !

- Et ceux-l�. - Top !

La vache !

Mate �a.

C'est No�l ?

C'est le p�re No�l.

Trop cool !

On va aller tirer avec �a.

Laisse, on sait pas s'en servir.

Il est charg�.

Les balles sont l�.

- On va tirer o� ? - Aux Quartieri Spagnoli.

Tu vois cet endroit ?

C'est l� qu'ils nous ont point�s avec un gun.

Sors-le !

Faut enlever la s�curit�.

Vas-y, Cristian !

T'as vu, �a marche !

Vise bien.

Laisse-moi tirer.

Vas-y.

On s'arrache !

- Ils m'ont eu. - Qu'est-ce que tu racontes ?

Ils m'ont eu.

Qu'est-ce qui s'est pass� ?

Comment �a, grave ? Explique.

Dis-moi !

Qu'est-ce que tu fais ?

Reste l�.

Bien qu'inspir� de faits divers, ce film est une fiction

et ne peut �tre consid�r� comme l'�vocation d'une histoire vraie.

Sous-titres : Pascal Strippoli & Nelson Calder�n

Sous-titrage : HIVENTY

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