Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
VOYAGE AU PAYS DE LA PEUR
Tr�s ch�re St�phanie,
Si on trouve cette lettre sur moi,
si elle parvient jusqu'� toi,
tu dois croire ce qui y est �crit, et tu dois comprendre.
Tout a commenc� le soir de notre arriv�e � Istanbul.
Un monsieur vous attend.
M. Graham, Mme Graham. Je vous serre la main.
C'est un plaisir.
Je suis Kopeikine.
Vous doutez de mon identit�?
Vous ne me croyez pas?
Voici ma carte.
Bainbridge et Fils, mat�riel de guerre.
St�phanie, il faut que tu me croies,
je n'avais aucune envie de suivre ce Kopeikine,
c'est un casse-pieds.
Je ne voulais pas l'inviter � d�ner, il s'est impos�.
Mme Graham, je vais vous enlever votre mari.
Pas vrai, M. Graham?
Nous devons parler affaires. C'est officiel.
On peut tr�s bien parler ici.
Et ennuyer votre charmante �pouse?
Ne vous occupez pas de moi. Si tu dois parler � M. Kopeikine...
On peut descendre au bar.
Vas-y si tu veux, ch�ri.
On pourrait boire quelques verres.
Plus vite tu y vas, plus vite tu reviendras.
Amuse-toi bien.
Je ne vais pas m'amuser, nous allons travailler.
Le temps file, Howard!
II repr�sente notre soci�t�.
Je reviens.
O� allez-vous, Howard?
On ne va pas au bar?
J'ai une meilleure id�e. Venez.
Je n'ai pas mon manteau.
C'est � deux pas.
Kopeikine est notre repr�sentant en Turquie.
J'imagine qu'il a d� se sentir oblig� de me distraire.
Je ne voulais pas me distraire. Je voulais rester avec toi.
Il ne m'a pas demand� mon avis.
Il m'a entra�n� dans un cabaret.
C'est l� que j'ai rencontr� cette femme,
Josette.
Je ne peux pas rester, je dois rentrer � l'h�tel.
Ex cellent num�ro!
II faut que je rentre.
Attendez de voir Josette!
Cette petite est idiote.
Josette est idiote, mais elle a du chien.
Permettez, Howard, je reviens.
Vous me payez?
Pourquoi?
Pourboire.
Ex cusez-moi. Si je vous plais, je reviens.
Je veux vous pr�senter un ami, un Am�ricain.
Je vous pr�sente Josette et Gogo Martel.
Asseyez-vous.
Votre num�ro m'a beaucoup plu.
Qui dit que les Am�ricains sont grossiers?
Ils ont le g�nie des affaires pourtant ils sont g�n�reux et sinc�res.
Vous entendez �a?
Ici, le champagne est infect. Je ne veux pas partir malade.
Vous restez longtemps?
II repart demain aussi.
Par le train du matin.
Je prends le bateau pour Batoumi.
Pardon. Vous fumez d'�tranges cigarettes!
II est dou�, non?
Vous, monsieur.
Mesdames et messieurs,
je m'en vais vous pr�senter un miracle incroyable
auquel j'ai assist� dans la montagne � l'est de l'Inde.
Pour ce tour, j'ai besoin
de l'aide bienveillante d'un membre de l'assistance.
Vous, peut-�tre, le monsieur au canard?
A pr�sent, mesdames et messieurs,
je vais rejoindre mes anc�tres.
Ne vous en faites pas!
Vous �tes l�!
Un tour �patant! Qu'y a-t-il?
Son assistant n'a pas tir�,
un autre l'a fait � sa place.
Le magicien est mort.
J'ai refus� de l'admettre mais c'est moi qui �tais vis�.
J'ai travaill� des mois avec la marine turque.
Le temps compte dans ce conflit.
Si je disparais, il faudra faire venir un rempla�ant
et la Turquie attendra encore ses armes.
On veut me tuer pour �a.
C'est tr�s grave.
A cause de vous, je suis m�l� � un meurtre!
Je dois appeler ma femme.
�a ne doit pas s'�bruiter.
Vous avez la chance d'�tre en vie, le magicien a r�ussi son tour!
La question n'est pas l�!
Je n'ai rien � faire ici.
Ils font leur travail, c'est pour votre bien.
Leur travail! Quelle b�tise!
S'il y a une chose impardonnable, c'est la b�tise.
J'aurais d� apporter mon manteau.
Quel scandale! On n'a rien � faire ici.
On sera peut-�tre dans le journal.
Qui est-ce?
Le colonel Haki. C'est son bureau.
Il est chef de la police secr�te.
Il a �t� d�put� en 1919. C'�tait un des hommes d'Atat�rk.
On dit qu'il boit deux caisses de whisky sans �tre ivre.
On dit aussi qu'il attachait les prisonniers deux par deux
et les noyait pour �conomiser les munitions, je n'y crois pas.
C'est un grand patriote!
Mais je ne lui confierais pas ma femme.
Le colonel Haki va recevoir M. Graham.
C'est � nous, Howard.
Vous �tes Howard Graham?
Oui. Et apr�s?
Vous travaillez pour une soci�t� de munitions?
Quoi?
Vous travaillez pour une soci�t� de munitions?
Un fabricant d'armes.
Bainbridge et Fils.
Il vous dira tout, c'est notre agent.
- On le sait. - Alors, taisez-vous!
Vous �tes expert en artillerie.
Je suis ing�nieur en artillerie navale.
Votre gouvernement vous a confi� une mission importante.
On m'a ordonn� de rentrer imm�diatement aux Etats-Unis.
Je passe juste une nuit ici.
Je ne veux pas m'attirer d'ennuis.
Vous savez que vous d�tenez de pr�cieux renseignements.
Ils sont en lieu s�r dans mon cerveau.
C'est pr�cis�ment pour �a que vous �tes ici.
Votre cerveau int�resse notre gouvernement.
Imaginez qu'on vous ait tu� au lieu du magicien...
Ne soyez pas idiot!
La marine turque pourrait travailler avec un autre que moi.
Je ne suis pas vital. Il y a des tas d'autres experts.
L'Am�rique peut les envoyer.
Ou l'Angleterre! Pour reprendre le travail � z�ro.
Mais d'ici l�, ce sera le printemps.
L'hiver russe sera fini
et les navires resteront bloqu�s � Izmir et Gallipoli
dans l'attente d'armes et de lance-torpilles.
Vous �tes un objectif militaire.
Je ne vous comprends pas.
M. Howard Graham,
vous �tes un conducteur prudent
et un pi�ton imaginatif.
Vous ne pratiquez ni l'�quitation ni l'escalade.
Vous ne chassez pas le gros gibier.
Vous n'avez jamais la moindre envie de vous jeter sous un train.
Vous ne pensez s�rement jamais � la mort.
Sauf peut-�tre � l'occasion,
quand vous souscrivez une police d'assurance.
M. Graham,
votre cerveau ing�nieux me comprend parfaitement,
c'est tr�s simple.
On cherche � vous tuer.
Vous voyez!
Kanapen... Kopeikine.
Kopeikine.
Pourquoi l'avoir amen� � ce cabaret?
II avait envie de se distraire!
Permettez, Howard, je reviens tout de suite.
Pardonnez-moi, M. Graham,
j'ai une forte migraine.
J'ai actuellement tellement de travail,
tellement...
de tracas.
Nous savons qui cherche � vous tuer.
Voici sa photo.
C'est un voyou employ� par un agent nazi, Mueller,
qui op�re � Sofia.
Il n'a pas l'air commode.
Banat?
Je croyais qu'il s'appelait Mueller.
Mueller est son employeur.
Cet homme est cens� s'appeler Peter Banat.
C'est un tueur professionnel.
Certains hommes sont des tueurs-n�s.
Banat est l'un d'eux.
Il a �t� condamn� il y a 10 ans pour avoir aid�
� frapper un homme � mort.
On dit que son tarif pour un meurtre peut descendre
jusqu'� 5000 francs.
Sans les frais.
On sait que Mueller l'a contact� la semaine derni�re.
Ce soir, on apprend la pr�sence de Banat.
C'est le tireur du cabaret.
Un serveur l'a identifi�, je suis sid�r�.
Mais je suis sid�r� toutes les 25 minutes.
Il n'y a qu'� l'arr�ter!
II faut d'abord le retrouver.
On doit vous faire rentrer chez vous.
Je rentrerai seul, ne vous en faites pas.
Les gens press�s passent toujours les derniers.
On fera un proc�s si on rate le bateau.
Oui, nous allons � Batoumi.
Cet homme est votre �poux?
Mon partenaire.
Ma voiture est � votre disposition.
Bonsoir, M. Graham.
Le "Talisia" appartient � une soci�t� priv�e
qui assure une liaison hebdomadaire entre ici et Batoumi.
Ce n'est gu�re mieux qu'un taudis flottant!
Ils transportent des passagers, douze au maximum.
On a v�rifi� la liste des passagers, aucun n'est dangereux.
Je ne prends pas le bateau, j'ai un billet de train.
Mon cher, prenez ce train-l� ou un autre,
et vous serez mort avant d'arriver � Batoumi.
C'est le moyen le plus discret de quitter la Turquie.
La mer Noire est aussi s�re
que mon bureau.
Je ne sais pas. La d�cision est difficile.
Je ne vous demande pas de prendre une d�cision,
je vous dis ce que vous devez faire.
Vous �tes tr�s pr�cieux pour mon pays.
Laissez-moi prot�ger les int�r�ts de mon pays � ma guise.
Je ne veux pas vous harceler,
mais si vous d�cidez de ne pas suivre mes instructions,
je me verrai dans l'obligation de vous faire arr�ter.
J'obtiendrai un arr�t d'expulsion
et vous ferai monter � bord sous bonne garde.
- Suis-je clair? - Tout � fait.
Menottez-moi tout de suite!
D�p�chez-vous.
- C'est le meilleur moyen. - Ecoutez, colonel...
Colonel Haki.
Vous vous connaissez.
Je veux parler � ma femme.
Cet homme nomm� Kopeikine est all� la voir � l'h�tel.
Pour lui tranquilliser l'esprit.
Haki pensait duper les nazis
en me faisant quitter la Turquie par la mer Noire.
Il ne m'a m�me pas laiss� te t�l�phoner.
Cette Josette n'avait rien � voir l�-dedans.
Elle et son partenaire prenaient le m�me bateau.
Je croyais que vous preniez le train?
La police lui fait prendre l'air.
Passons les bagages en douane.
Howard, attendez!
Je viens vous dire au revoir.
C'est bien, tout a fini par s'arranger!
Vous approuvez ce voyage?
Bien s�r, Howard.
A propos, avez-vous une arme dans vos bagages?
Je n'ai pas de bagages.
Tenez,
je l'ai pris avant de passer voir votre femme.
Qu'a-t-elle dit?
Je n'en veux pas.
Mettez-le dans votre poche, �a vous rassurera.
Je n'ai jamais tir� de ma vie.
C'est la meilleure!
Un expert en balistique qui n'a jamais tir�!
C'est la v�rit�!
C'est simple, on vise et on tire.
Je sais comment �a marche.
Le bateau va partir.
Vous devriez y aller.
N'oubliez pas d'�crire.
Au revoir.
Au revoir, Howard.
J'allais appeler ma femme.
Je m'occupe de la rassurer et de l'accompagner au train.
Il y a des vaches � bord?
En effet.
Astucieux, non?
Quoi donc?
Un moyen de transport aussi improbable pour vous
vaut bien mieux qu'un d�guisement.
Pour ce qui est de Mme Graham,
il est plus sage de ne pas tout lui dire.
Envoyez-lui un c�ble en arrivant � Trabzon.
Quoi?
C'est la guerre.
Vous avez votre passeport?
Oui.
Et celui de ma femme.
Je vois que vous �tes arm�.
Etre soldat a des bons c�t�s.
L'ennemi ne cherche pas M. Graham en particulier.
N'importe quel homme fait l'affaire.
C'est celui de St�phanie.
Je veillerai � ce qu'on le lui remette.
Vous avez un avantage sur le soldat, M. Graham,
vous pouvez fuir sans �tre un l�che.
Soyez tranquille pour votre femme.
Je m'occuperai d'elle personnellement.
Bonne travers�e.
Par ici.
Cabine 2.
Avez-vous la cabine 2? M. Howard Graham.
Vous n'avez pas de cabine plus confortable?
Elles sont toutes pareilles.
Nous n'avons pas trouv� vos bagages.
Je n'en ai pas.
- Pas de bagages? - Parfaitement!
Je pense que vous n'�tes pas franc.
Que voulez-vous dire?
Que faites-vous sur ce bateau?
Vous ne me croiriez pas.
Je ne suis pas indiscr�te.
Si vous tenez � le savoir, j'essaie d'�chapper � un tueur.
Ce n'est pas dr�le. Si vous voulez qu'on soit amis,
ne dites pas de telles choses.
Pardonnez-moi.
Vous avez un contrat pour un spectacle?
En Inde, je l'esp�re. Je ne sais pas encore.
La guerre complique tout.
Vous dansez depuis longtemps?
Depuis l'�ge de 10 ans, il y a 20 ans.
Vous voyez, je ne mens pas sur mon �ge.
Je suis n�e dans les Pyr�n�es, ma famille �tait pauvre.
Mais honn�te, bien s�r?
Mon p�re n'�tait pas honn�te du tout.
Je vous raconte ma vie et je ne sais rien de vous.
J'entends parler anglais.
Etes-vous anglais, monsieur?
Am�ricain.
Je suis turc, je vends du tabac.
La maison Pazar et Cie.
Je m'appelle M. Kuvetli.
Je m'appelle Howard Graham.
Et voici Mademoiselle Josette.
Mon patron ne parle pas anglais et n'�crit pas,
c'est un ignorant.
Je r�dige le courrier pour les pays �trangers,
mais il conna�t bien le tabac.
Notre tabac est le meilleur.
J'aimerais vous offrir une cigarette fabriqu�e par Pazar et Cie.
On �touffe ici, j'ai envie de sortir.
Vous venez?
Merci, M. Kuvetli. Joignez-vous � nous.
Silence! Vous emp�chez les gens de dormir.
Je suis navr�.
A plus tard.
Je n'aime pas cet homme.
J'aime bien les Turcs.
Voulez-vous monter sur le pont?
Je devrais aller dormir un peu.
Comme vous voudrez.
La soir�e a �t� mouvement�e.
J'aurais d� prendre mon manteau.
Comme c'est beau.
Gogo doit d�j� dormir.
Il voudra jouer aux cartes avec vous.
Je ne sais pas si je serai � la hauteur.
Il gagne toujours, vous �tes pr�venu.
Je m'en souviendrai quand je perdrai.
St�phanie, tu le savais en m'�pousant,
je n'ai rien d'extraordinaire,
je suis un bon ing�nieur mais je ne suis pas un h�ros.
Je suis peut-�tre un l�che.
Souvent, tu disais m�me en riant que j'�tais pompeux.
Essaie donc de me comprendre en ce qui concerne cette fille.
J'avais juste besoin de parler, je me sens tr�s seul.
J'ai peur.
Bonjour.
Je m'appelle Haller, Dr Fritz Haller.
Et moi, Howard Graham.
Je suis allemand.
Un bon Allemand de l'ancienne Allemagne.
Je retourne � T�h�ran.
Je voyage avec un passeport de la Soci�t� des Nations.
Je suis am�ricain.
Ce steward est un imb�cile.
La Fran�aise et son mari ont chang� de table.
Ils ont refus� de d�jeuner � c�t� de l'ennemi,
m'ont insult� et ont quitt� la table.
Cette nourriture est fade si l'on ne converse pas.
Je vous rejoins sur ce point.
Vous �tiez en Turquie?
Quelques semaines. Je venais de Perse.
- Pour le p�trole? - Non, pour l'arch�ologie.
J'�tudie les cultures pr�-islamiques.
Pardonnez-moi, je vous ennuie.
La guerre!
Ce n'est pas pratique. On gagne beaucoup moins d'argent.
Il n'y a pas que l'argent!
Je ne prends pas parti, �a m'est �gal.
C'est monstrueux!
La guerre est stupide
et mauvaise pour le commerce.
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre!
Je vais au chevet de ma femme. Pardonnez-moi.
La guerre est le refuge du capitaliste.
Il dit des �neries, ne l'�coutez pas.
C'est un brave soldat, il a eu la croix de guerre.
La plaque sur le torse compense l'�clat de m�tal dans le corps.
Ce sont les femmes qui devraient se battre.
Leur patriotisme est plus f�roce.
Etes-vous de mon avis?
Moi? Je vous en prie.
Je suis neutre, vous comprenez.
J'ignore tout, je n'ai aucun avis, je vends du tabac.
Du tabac? A Istanbul?
Quelle soci�t�?
Pazar et Cie, Istanbul.
Nous arrivons enfin � Trabzon!
Si nous allions faire un vrai repas?
Toutes ces mosqu�es, ces minarets! Vous venez?
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour, c'est tout ce que vous trouvez � dire?
Que devrais-je dire?
Je croyais que les Am�ricains se levaient tr�s t�t.
Je me suis lev�e � 10h mais vous �tiez introuvable.
Le steward m'a dit que vous dormiez.
Je ne me suis pas couch� avant 6h.
Comment allez-vous?
Vous jouez au poker?
Oui, je joue. Mais pas tr�s bien.
Je vous l'avais dit.
Elle croit que je triche.
Je me fiche de ce qu'elle pense!
Aucune loi n'oblige les gens � jouer avec moi.
Mais les perdants hurlent comme des cochons qu'on �gorge.
Ce n'est pas logique.
Quelle barbe d'�couter parler anglais!
Je vais boire un cognac.
Allons sur le pont.
Il est grincheux aujourd'hui parce qu'il est d��u.
Il croyait faire les yeux doux � des jolies filles.
Il a du succ�s avec les petites filles et les vieilles dames.
Vous venez?
Pardon...
Le colonel Haki m'a dit
que tu m'attendrais � Batoumi.
A notre halte � Trabzon, je t'ai envoy� un c�ble.
"Ma ch�rie, je ne pense qu'� toi et tu hantes mes r�ves."
C'est �a. Envoyez-le � ces deux adresses.
"Pas trouv� de radio � bord.
"On m'a forc� � partir."
�a ira, merci.
"Rendez-vous samedi au Grand H�tel de Batoumi."
Parfait, monsieur.
Vous voil�, professeur!
Merci pour le rasoir.
Vous �tes descendu?
Non, mon �pouse est toujours souffrante.
Ne deviez-vous pas visiter la ville avec...
M. Kuvetli?
C'est son nom?
II parle bien allemand.
Il a beaucoup voyag�.
Ce Kuvetli m'int�resse, il parle sans jamais ne rien dire.
Peut-�tre parce qu'il est dans le commerce.
Il est trop simple pour �tre vrai.
Un homme d'affaires turc n'est jamais simple.
Non, il veut se faire tout petit.
Nous ne sommes pas ses clients.
Peut-�tre voit-il le monde entier comme un client.
Il y a un nouveau passager.
La Grecque l�-bas,
tu sais que son mari est mort � Ath�nes?
Pas si fort!
L'ex cursion de cet apr�s-midi vous a-t-elle plu?
C'est-�-dire, je n'y suis pas all�.
Je devais mais...
Je veux parler au commandant.
Qu'y a-t-il encore?
II faut absolument que je quitte ce bateau.
Je veux quitter ce bateau!
Le bateau-pilote est reparti.
Je vous paierai.
C'est un bateau, pas un taxi.
On a une cargaison � livrer dans les d�lais.
C'est une question de vie ou de mort.
Il y a un homme � bord
dont le seul but est de m'assassiner.
Je ne suis pas fou!
Non, bien s�r, monsieur.
Quel est son nom?
Banat.
B-A-N-A-T.
Voyons voir.
Vous trouvez �a dr�le?
Ce nom n'est pas sur la liste.
Il a d�n� en face de moi.
- La cabine 7. - Je n'en sais rien.
Mavrodopoulos,
un homme d'affaires grec.
Voulez-vous contacter le colonel Haki de la police turque?
Nous avons quitt� les eaux territoriales turques.
La radio est r�serv�e � la navigation...
Je vous dis qu'il veut me tuer!
Pourquoi?
Parce qu'on l'a pay� pour �a!
Qui?
Vous ne parlez pas anglais?
Le commandant parle seulement grec, italien, russe et turc.
Mais je comprends.
Vous avez d� faire un cauchemar.
Vous devriez aller vous allonger dans votre cabine.
Rappelez-vous, personne ne viendra vous tuer ici,
il y a trop de monde.
On s'arr�tera � Batoumi, pas avant.
Ex cusez-moi, j'ai du travail.
Fermez la porte en sortant.
- M. Graham. - Bonsoir.
Le temps va se g�ter.
Ma femme ne va pas appr�cier.
Que fais-tu l�? II fait froid, viens te coucher.
C'est toi qui devrais y aller, tu es plus fragile.
Vous �tes mari�?
Oui, ex cusez-moi.
- Votre femme a mauvais caract�re? - Pas du tout.
Quelle chance!
J'ai v�cu des ann�es d'enfer,
puis j'ai fait une d�couverte.
Je suis all� � un meeting socialiste.
Je n'�tais pas socialiste.
J'y suis all� par curiosit�. L'orateur �tait habile.
Huit jours apr�s, j'ai r�p�t� son discours � des amis.
Ma femme s'est mise � rire de fa�on singuli�re
et en rentrant chez moi, j'ai d�couvert
que ma femme �tait snob et plus sotte que je ne l'imaginais.
Je l'avais soi-disant humili�e en jouant les socialistes.
Ses amis �taient "respectables"
et je ne devais pas parler comme un ouvrier.
Elle a m�me pleur�!
Alors, j'ai su que j'�tais libre.
J'ai lu des livres et des brochures pour aff�ter mes arguments
et ma femme est devenue tr�s docile.
Elle s'est mise � cuisiner pour que je me taise.
Je vois.
Vous ne croyez pas � ces id�es?
Toute l'ironie est l�.
J'ai �t� libre un temps, puis un malheur est arriv�.
J'ai commenc� � croire � tout �a.
Je pensais avoir trouv� une v�rit�.
Capitaliste par instinct, je devins socialiste par conviction.
Pire encore, lors d'une gr�ve � l'usine, j'ai soutenu les gr�vistes.
Comme je n'�tais pas syndiqu�, on m'a renvoy�. Ridicule!
Voil� o� j'en suis.
Je suis ma�tre chez moi mais je rase tout le monde.
La banque, c'est de l'usure.
O� �tiez-vous pass�?
Les usuriers sont devenus des rois
et la pauvret� est un p�ch� mortel.
Il y a tant de pauvres, c'est affreux!
II ne conna�t rien � la banque!
Je vous croyais souffrant. Vous allez mieux?
Oui, merci.
Vous �tiez souffrant?
Un peu de fatigue.
C'est la ventilation.
J'ai des naus�es et la migraine depuis notre d�part.
Il faut se plaindre!
Mme Matthews a raison, c'est la ventilation.
Allons prendre l'air.
Vous �tes vraiment malade, vous devenez poli!
Je vous accompagne.
L'air n'�tait pas �touffant dans le salon.
Maintenant, dites-moi ce qui se passe.
Ch�ri, je reconnais un homme apeur� quand j'en vois un.
Rien � voir avec un homme fatigu�
ou qui souffre du manque d'air.
Il a une allure caract�ristique.
Son visage est petit, le tour de sa bouche est gris.
Et il ne sait pas quoi faire de ses mains.
Je suis ravie de me promener avec vous.
Bonsoir, M. Graham. On fait sa petite promenade?
Je vous ai dit que j'�tais l� pour �chapper � un tueur.
Oui, c'�tait de mauvais go�t.
De tr�s mauvais go�t. Mais c'est la v�rit�.
Vous mentez.
J'aimerais bien.
Qu'avez-vous fait � cet homme?
Rien.
Des concurrents commerciaux veulent m'emp�cher de rentrer.
Vous mentez!
Oui, je mens. Mais c'est presque la v�rit�.
On veut m'emp�cher de rentrer chez moi.
Qui?
Je n'en connais qu'un. Il s'appelle Mueller ou Miller.
Il vit � Sofia, c'est un agent nazi.
Il ne vous fera rien ici!
Pourquoi?
Le gros type travaille pour lui.
Le Grec?
II n'est pas grec, il s'appelle Banat.
On l'a pay� pour me tuer.
- On vous l'a dit? - J'ai vu sa photo.
- Ce n'est pas joli. - Non.
Il se sait soup�onn�, il vous surveille.
Kuvetli vous surveille aussi. Vous �tes si bizarre.
Dites plut�t que j'ai peur.
Je suis mort de peur.
Je le reconnais.
Je n'ai pas l'habitude qu'on essaie de me tuer.
Et on m'a vol� mon arme.
Calmez-vous. Je peux vous dire une chose.
Le gros type n'est pas arm�.
Il est si engonc� dans son costume, qu'on verrait l'arme.
Je suis s�r qu'il est arm�.
L'arme doit �tre dans sa cabine.
Il est au salon.
Je peux m'arranger pour qu'il y reste.
- Comment? - Gr�ce � Gogo.
Je ne parlerai pas de vous. Gogo jouera aux cartes avec lui.
Il lui proposera?
Je lui dirai qu'il a un portefeuille plein de billets.
Gogo arrivera � ses fins, vous ne le connaissez pas.
- Vous r�ussirez � le retenir? - Oui.
Attendez-moi ici.
Joignez-vous � moi, M. Graham.
Je prenais le frais.
Voir la terre depuis un bateau, ou un bateau depuis la terre?
J'aimais les deux, je n'aime plus ni l'un ni l'autre.
Quand un homme atteint mon �ge,
inconsciemment, il se met � d�tester
tout mouvement ex cept� celui de ses muscles respiratoires.
Tout mouvement est changement.
Et pour un vieil homme, le changement signifie la mort.
Ex cusez-moi.
Je vous souhaite le bonsoir, M. Graham.
Bonsoir, mademoiselle.
Je viens vous dire que la voie est libre.
N'oubliez pas de repasser au salon,
je saurai que vous avez fini.
M. Graham, je vous attendais.
C'est �a que vous cherchez?
Veuillez fermer la porte.
J'ai pens� qu'il valait mieux le garder pour Mavrodopoulos.
Banat!
C'est plus facile � prononcer.
Je me demande si vous vous appelez Mueller.
Vous avez devin� juste. Je suis Mueller.
Mais je m'aime bien en arch�ologue.
J'ai puis� mon savoir l�-dedans.
Le panth�on sum�rien, de Fritz Haller.
Cela m'emb�te de vous faire tuer par un de mes employ�s.
Mais les choses �tant ce qu'elles sont,
vous mourrez peu apr�s votre arriv�e � Batoumi demain.
Si vous mourez avant votre retour en Am�rique,
on enverra un rempla�ant,
mais votre travail sera retard�.
C'est tout ce qui compte.
M. Graham, vous �tes un homme verni.
Que voulez-vous dire?
- Vous allez avoir le typhus. - Quoi?
A votre arriv�e � Batoumi demain,
vous serez conduit dans un petit h�pital priv�.
Dans six semaines, vous serez sur pied.
Qu'en dites-vous, M. Graham?
Vous me prenez vraiment pour un cr�tin!
Vous �tes un sot!
Vous ne savez rien du tout!
Vous croyez?
Vous ne savez pas, par ex emple,
que le colonel Haki a cru bon
de placer un de ses agents � bord pour veiller sur vous.
Hier, j'ai tent� de vous int�resser � M. Kuvetli.
Vous voulez dire que Kuvetli est un agent turc?
Je voulais vous voir avant qu'il ne vous le r�v�le.
Il doit faire son devoir.
Il aura �chafaud� un plan laborieux pour vous mettre en s�ret�.
Je voulais vous dissuader de lui r�v�ler mon offre.
Il serait g�nant pour nous deux
qu'un agent turc soit inform� de notre supercherie.
Vous me suivez, M. Graham?
Si vous confiez notre secret � M. Kuvetli,
vous g�cherez votre seule chance de rentrer en Am�rique vivant.
Je vous laisse r�fl�chir.
Approchez de la cloison, je suis � c�t�.
C'est Kuvetli.
Rendez-vous sur le pont dans cinq minutes.
Partez devant et attendez-moi.
Il vaut mieux qu'on n'entende plus vos conversations.
Tr�s bien.
- O� �tes-vous? - Ici.
Pourquoi ne m'avez-vous rien dit?
De la part du colonel Haki.
Je ne devais r�v�ler mon identit� qu'en cas de n�cessit�.
Mueller est � bord.
J'ai compris quand je l'ai vu avec Banat.
Mueller veut que je reste alit� dans un h�pital.
Vous avez entendu �a aussi?
II vous sous-estime.
Il veut vous convaincre de vous laisser gentiment assassiner.
Il me tuera, que j'accepte sa proposition
ou que je la refuse.
Pas forc�ment.
Retournez voir Mueller et dites-lui que vous acceptez.
Dites-lui que je vous ai menac�.
Menac� de quoi? De mort?
C'est un peu idiot.
Pas tant que �a.
Vous devez ob�ir � mes ordres.
Je suis turc, Graham.
J'ai combattu pour lib�rer la Turquie.
Je donnerais ma vie pour pr�server la t�che accomplie.
Et je n'h�siterais donc pas � donner la v�tre.
Je ferai ce que vous voudrez.
Quand vous aurez vu Mueller, enfermez-vous dans votre cabine.
Demain matin, avant l'arriv�e au port,
vous irez � la cabine 5, au fond du couloir.
Elle est inoccup�e. Restez-y.
Mueller et Banat vous attendront sur le pont.
Je serai parti avant pour organiser leur arrestation.
Vous avez compris?
Oui, je crois.
Vous �tes rassur�?
Bonne chance, Graham.
- Avez-vous vu Kuvetli? - Oui.
Alors?
J'accepte votre proposition.
- Sur ses conseils? - Pas du tout.
A-t-il parl� de moi?
Oui, il m'a mis en garde contre vous.
Qu'en avez-vous pens�?
J'ai d�cid� de ne pas l'�couter et de suivre votre plan.
Je n'ai pas confiance, il faut brouiller les pistes.
Il ne causera aucun ennui.
Bonjour, j'aimerais parler � votre mari.
Je ne suis jamais loin. Vous avez l'air grave.
Je reviens, ma ch�rie.
- Pouvez-vous m'aider? - Bien s�r.
- Il faut porter un message. - Oui.
M. Matthews, d'une certaine fa�on,
en ce moment...
je travaille pour les gouvernements alli�s.
Il se peut tr�s bien que je sois tu� par des agents allemands.
Vous �tes agent secret?
Allez voir le consul de Turquie � Batoumi,
et d�livrez-lui un message.
Quel message?
Qu'il avertisse le colonel Haki,
H-A-K-I � Istanbul,
que j'ai des ennuis.
C'est tout?
Si je venais � mourir,
qu'il pr�vienne le consul am�ricain.
Je le ferai, M. Graham.
Je pense aussi � ma femme.
Je comprends, vous �tes un agent secret am�ricain.
Vous ne pouvez pas parler. Je ne suis pas idiot.
Prenons nos revolvers...
Attendez!
Vous avez un revolver?
Non, je n'en ai pas.
Je croyais que vous en aviez un.
Je regrette, M. Graham.
Mais je porterai votre message.
Merci.
Elle va revenir, asseyez-vous. Vous ne pigez rien, hein?
Elle est jolie mais pas fut�e. C'est une femme,
les femmes ne sont pas dou�es en affaires.
Je suis son partenaire, un pourcentage me revient.
Vous voulez l'�pouser?
Quoi?
Je ne la laisse pas pour rien.
On gagne 2000 francs par semaine avec le spectacle.
C'est une somme, hein?
- Ecoutez! - Discutons.
- Etes-vous arm�? - Quoi?
Vous ne me croyez pas?
Si, bien s�r, mais...
On devrait descendre du bateau tous les trois.
On parlera de tout �a plus tard.
Alors, ch�ri, tout est arrang�?
II veut qu'on en parle plus tard.
Votre voiture vous attend, M. Graham.
Vas-y, ch�ri, on se verra plus tard.
Je vous retrouve sur le pont.
M. Graham!
Je regrette pour le revolver.
En revanche, j'ai un couteau.
Prenez-le.
Je sais!
Prenez-le quand m�me. Autre chose.
J'ai aussi ceci.
Que puis-je en faire?
Je l'ignore, mais regardez.
J'ai fix � une pointe au bout.
Bonjour.
Au revoir, je serai discret.
Discret? A quel propos?
Tu veux le savoir?
On fait sauter la Banque d'Angleterre!
On trucide les nobles et le pays devient communiste.
Ne dis pas de blagues!
Tu verras si c'est une blague
quand on les descendra � la mitraillette!
- Si on t'entendait! - Je m'en fiche.
Au revoir, M. Graham. Bonne chance.
Pardon.
Je n'ai pas vu M. Kuvetli ce matin.
J'esp�re que tout se passera bien.
Par ici, M. Graham.
Ex cusez-moi.
M. Graham! Je vois que vous �tes arm�.
Qu'esp�riez-vous en faire?
Je ne sais pas, je l'ai pris � tout hasard.
On a crev�.
Mme Howard est-elle arriv�e?
Chambre 55. Elle est arriv�e ce matin.
Puis-je lui parler?
De la part de qui?
Son mari.
All�, St�phanie? Ici, Howard.
Howard! Monte!
- L'ascenseur? - Il est l�.
- St�phanie! - Mon ch�ri!
Quel bonheur de te revoir!
Qu'est-il arriv�? D'o� sors-tu?
Je te raconterai tout, mais je dois prendre un bain.
Le repr�sentant de ta soci�t� M. Ridgely, est l�.
Bill Ridgely?
Nous t'avons cherch� partout. Tu devais arriver ce matin.
On en parlera apr�s. Bonsoir, Bill.
Vous �tes en retard.
Mieux vaut tard que jamais, comme je dis toujours.
Messieurs, je vous laisse.
Vous devez avoir des tas de choses � vous dire.
Vous �tes stupide d'�tre venu ici.
Vous ne valez vraiment pas tous ces tracas!
Finissons-en rapidement.
Oui, St�phanie?
Si vous devez parler affaires,
ne vous en faites pas pour moi.
Je suis invit�e � boire un cocktail, tu me rejoindras.
Je suis tout dispos� � �pargner votre femme.
Je ne pouvais pas d�cliner l'invitation.
Pardonnez-moi, M. Ridgely.
O� vas-tu, ch�ri?
Mme Graham,
je vous pr�sente mon associ�, M. Banat.
Enchant�e, M. Banat.
M. Graham, je vous pr�sente M. Banat.
Pardonnez-moi de vous enlever votre mari.
Je vous en prie, je commence � m'y habituer.
Ce soir, je suis invit�e.
Par un homme charmant, nous avons voyag� ensemble.
Il s'appelle colonel Haki.
Rendez un grand service � votre mari et suivez-moi.
Ce ne sera pas long.
Je ne comprends pas.
Je vous en prie, vous comprendrez tout plus tard.
Voulez-vous descendre au bar et retenir le colonel un moment?
Bien s�r, M. Ridgely, si vous insistez.
Entrez, entrez!
La chambre de M. Graham?
Etes-vous M. Graham?
Cet idiot de r�ceptionniste me dit qu'il y a une Mme Graham.
Vous �tes mari�?
Oui.
Ne vous tracassez pas, ch�ri, restons amis.
Je ne suis pas f�ch�e, je vais vous le prouver.
Gogo montait vous voir, je le rattrape.
Non, ne faites pas �a.
C'est mieux ainsi.
Au revoir. Les hommes ne sont pas toujours sinc�res.
C'est d�j� fini?
O� est le colonel Haki?
Je viens de le voir passer.
Un fou m'a tir� dessus.
Ils sont fous!
- C'est affreux! - Qu'y a-t-il?
II dit qu'un homme est tomb� dans la rue.
Un fou m'a tir� dessus!
M. Ridgely!
Professeur Haller!
Poussez-vous!
"St�phanie, je ne comprends pas pourquoi tu m'en veux.
"Cette fille n'�tait rien pour moi."
Bonjour.
Vous �crivez une lettre?
J'essaie de finir celle que j'�crivais sur le bateau.
Il dit qu'il a un message de St�phanie.
Mme Graham, je veux dire.
Pas parler!
"Je te supplie de me pardonner.
"Je t'aime plus que tout au monde."
Elle vous attend l�-haut.
Elle n'est pas � une minute pr�s!
"Ton mari d�vou�."
Pourquoi s'acharner � finir une lettre qu'on va jeter?
"Howard."
Mes compliments, Graham!
Banat �tait dangereux, vous n'�tiez pas arm�.
J'�tais hors de moi.
J'ai perdu trop de temps � fuir.
Sous-titres: Isabelle Audinot
Sous-titrage: C. M.C.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.