All language subtitles for Head.Full.of.Honey.2018.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-NTG.Fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified) Download
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian Download
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean Download
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian Download
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

DU MIEL PLEIN LA T�TE

Mon docteur, le Dr Edwards,

m'a bien expliqu� la maladie de grand-p�re.

Il a Alzheimer, et donc il oublie plein de choses.

Moi, j'oublie de faire mes devoirs ou de me brosser les dents.

Grand-p�re, lui, il oublie presque tout.

Mes parents veulent le placer,

mais �a ferait qu'empirer les choses.

Alors, je l'emm�ne � Venise pour qu'il aille mieux.

Il se souvient de Venise,

alors que �a date d'un si�cle,

son voyage de noces avec grand-m�re.

Coucou, maman et papa.

On s'amuse bien, avec grand-p�re.

Et j'ai mon inhalateur,

alors flippez pas.

L�, on petit-d�jeune dans le train.

Tu veux dire quelque chose ?

- � qui ? - Maman et papa.

On s'amuse bien.

Y a personne.

On leur dit crotte.

On leur dit crotte.

� demain

ou apr�s-demain.

Gros bisous !

Tu vas o� ?

Aux gogues.

Merde, grand-p�re !

PAPA

Grand-p�re !

�a, c'est nous : mon grand-p�re Amadeus et moi.

Moi, je comprends qu'il soit comme �a.

Papa et maman s'inqui�tent sans arr�t

de ce qui pourrait arriver

au boulot, � la nouvelle maison, � moi.

Ou alors, ils ressassent le pass�.

Mais parfois, mieux vaut se concentrer

sur ce qui se passe ici et maintenant.

Tout a commenc� quand grand-m�re est morte.

Margaret incarnait le chic dans notre petite communaut�.

Ils vont la br�ler ?

Qui ?

Ta grand-m�re, patate !

�a va pas ? Jamais.

Alors,

elle va se faire manger par les vers.

Elle est dans un cercueil.

Ils grignotent les cercueils

avec leurs petites dents pointues.

On peut parler d'autre chose ?

C'est comment, l'Angleterre ?

T'as des nouvelles copines ?

Pas vraiment.

T'as rencontr� la reine ?

Oui !

Elle vous passe le bonjour.

La mort de Margaret

laisse un grand vide dans nos c�urs.

Mais tant qu'elle reste dans nos m�moires,

elle n'est pas oubli�e.

Elle n'est jamais oubli�e.

Amadeus va dire quelques mots.

Merci.

Ma Maggie

�tait merveilleuse.

Avec un c�ur �norme.

Et quels seins !

�normes et magnifiques.

Elle riait toujours

de mes bourdes... blagues idiotes.

Jusqu'� la fin.

Quels melons fabriquent du lait ?

Les mamelons.

Je la mangeais toujours,

sa tarte aux pommes.

Celle avec une cro�te � la cannelle

et la cr�me qui mousse.

Elle n'en faisait plus depuis des lustres.

Je sais.

� dire vrai,

je ne raffolais pas de cette tarte.

Mais j'en mangeais toujours.

Parce que

nous avons

tous

nos petites habitudes.

J'aurais ador� manger autre chose.

Du cake, peut-�tre ?

J'aime pas �a.

Une tarte aux noix de p�can ou...

Comment �a s'appelle ? Si, vous savez...

Des choux � la cr�me !

Ils font d'excellents choux � la cr�me au...

Au croisement, l�-bas.

Il y a... C'est une nouvelle maison.

Ils ont remachin� la maison.

Ils ont tout bourr�...

Je vous pisse � la raie !

Je vous pisse � la raie.

Cela dit,

je me damnerais pour sa tarte,

maintenant.

Ma bien-aim�e Elizabeth.

Elizabeth ?

C'est sa m�re.

Nick,

j'esp�re qu'un jour tu trouveras une femme

aussi merveilleuse que ta m�re.

Comment je vais faire sans toi ?

Arrivederci, mon amour.

Arrivederci.

Grand-m�re.

Apr�s l'enterrement,

papa a propos� � grand-p�re de vivre avec nous en Angleterre.

Mais il voulait pas.

Il voulait pas laisser grand-m�re toute seule.

On est repartis sans lui.

Trois mois plus tard, il a appel�.

Il ne se souvenait plus du chemin jusqu'au cimeti�re.

V�T�RINAIRE AMADEUS NICHOLAS ROSS

Tildy !

Ma petite principessa !

Je te prends �a.

Lui, je l'ai d�j� vu quelque part.

Entrez donc.

Tiens, viens t'asseoir l�.

Tu veux un biscuit ?

Vous �tes venus en car ?

Non, on vit en Angleterre, tu te rappelles ?

Je le sais, �a !

Grand-p�re ?

Y a du lait sur l'�tag�re ?

Le lave-vaisselle est plein.

Margaret !

Maggie, ton fils est l� !

Papa.

Maman,

n'est pas l�.

Je le sais, �a !

Bien s�r.

C'est l'habitude.

Tu cherches quelque chose ?

O� est Roberta ?

- Roberta ? - Ta femme de m�nage.

Vir�e.

Tu l'as vir�e ?

Pourquoi ?

Elle volait.

Volait quoi ?

Les bijoux de ta s�ur.

Je n'ai pas de s�ur.

T'en voulais une, non ?

Ces bijoux-l� ?

Tout y est.

Content qu'elle ait tout rapport�.

Un caf� ?

Grand-p�re,

t'es pas cens� enfermer �a quelque part ?

Si les Russes d�barquent,

il faut un revolver � port�e de main.

C'est pas un vrai.

Tu vas voir !

T'as du lait ?

D'accord, caf� noir.

Nom d'un chien !

Papa !

T'as perdu la t�te ?

Donne !

T'as compl�tement perdu la t�te ?

�a sort d'o� ?

Pas du supermarch�, en tout cas.

Mon c�ur, �a va ?

Punaise.

J'ai une id�e.

Viens habiter chez nous.

Seulement si tu me donnes de quoi m'occuper.

Y aura de quoi faire.

Pas vrai, ch�rie ?

Il pourra s'occuper du jardin.

On te veut pr�s de nous.

Mais j'ai besoin

de prendre mes...

Ces trucs.

�a et �a, aussi.

Tout ce que tu voudras.

Je ferai exp�dier un container.

Mais plus de revolvers.

Termin�.

- Cindy est d'accord ? - Qui ?

Ta m�re.

Sarah ?

Maman sera d'accord. C'est promis.

Ici,

votre salle de bains, Amadeus.

Et des serviettes propres sur le lit.

Tu m'accompagneras � l'�cole.

Ma chambre est en face.

O� est Jack ?

- Qui est Jack ? - Mon chien.

S'il est attach� dehors, il aime pas �a.

Jack est mort.

� No�l, il me semble.

Tiens,

je te donne Benny.

Il est tout doux

et il sent moins mauvais que Jack.

Ch�rie, je dois vraiment partir.

Je ne peux pas rater ma r�union.

J'ai un pitch, cet apr�m.

Je vais �tre en retard.

Je peux pas rater ma r�union.

On est venus ici pour ma carri�re.

On �tait d'accord.

Apr�s l'Am�rique, c'est mon tour.

- Je dois partir. - Pour une fois !

Je m'y colle depuis que Tilda a 4 ans.

C'est faux.

C'est vrai !

Me fais pas �a.

Je t'en supplie.

D�sol�e du retard, voici.

Allez � la page 4.

� l'�vidence,

Matilda a eu des difficult�s d'adaptation.

C'�tait un gros changement ?

As-tu l'impression qu'il y a un mieux ?

Ta famille am�ricaine te manque.

Elle s'est adapt�e, non ?

Oui, absolument.

Elle perd d�j� son accent am�ricain.

Dieu merci !

Non.

Si. Enfin, tu pourrais.

On voit ici

que ses notes s'am�liorent

un petit peu.

Navr�, je dois partir.

Tilda, ma ch�rie, � plus.

Je le prends ou vous...

Je me demandais comment tu vivais les choses.

Bien, merci.

C'est formidable.

Y a-t-il autre chose ?

Je voulais vous pr�senter

nos activit�s extra-scolaires.

Elles pourraient aider Matilda

� consolider ses nouvelles amiti�s.

Par e-mail ?

Pardon, j'ai un pitch � pr�senter.

C'est important.

Je t'aime. Bravo. � tout � l'heure.

Merci infiniment, Mme...

Seager.

Mais oui ! Je le sais, �a.

On est ravis que tout se passe si bien.

On est fiers de toi, ma ch�rie.

Au revoir. Merci.

Mes parents travaillent beaucoup.

Papa, dans une banque.

Il a �t� mut� � Londres

apr�s avoir pass� trop de temps avec Penny,

sa chef dans le Connecticut.

Maman, qui a grandi ici,

voulait se rapprocher de sa m�re.

Et papa a d�couvert que maman avait fricot�

avec son nouveau patron � la f�te de No�l

pour se venger de Penny.

Papa �tait tr�s f�ch�.

Mais grand-p�re a dit :

"Si le coq se le permet,

"la poule peut se le permettre."

Papa devait pas �tre d'accord,

il fait que travailler, maintenant.

La police a appel�.

Comment �a ?

Ton p�re est avec eux.

O� ?

Au commissariat.

Pourquoi ?

Il est bless� ?

Non, pas du tout.

- Alors, quoi ? - Assieds-toi.

Je suis assis !

Tr�ve de blabla. Accouche !

Je ne blablate pas !

J'essaie de te dire ce que ton p�re a fait.

Je suis tout ou�e.

Il a signal� une disparition.

Celle de ta m�re.

C'est pas grave.

- Je m'excuse. - C'est rien.

Je nettoie vite fait.

Mme Ross. Je viens chercher mon beau-p�re.

Qui a signal�

la disparition de sa femme ?

Il nous a donn� ceci.

Vous la connaissez ?

Oui,

c'est ma d�funte belle-m�re.

Jeune.

La photo de la personne disparue.

D�sol�e.

Je peux le ramener ?

Merci infiniment.

Tenez, Amadeus.

C'est Maggie.

Elle est pas magnifique ?

Tous les gar�ons lui couraient apr�s.

Ils voulaient tous sortir avec elle.

Mais elle m'a choisi...

Elle voulait...

Vous vouliez la montrer aux policiers ?

Grands dieux, pour quoi faire ?

� vous de me le dire.

Pour me vanter, peut-�tre ?

On rentre ?

Je pr�f�re rester ici,

avec cette polici�re.

Elle est tr�s gentille.

Elle le porte sur son visage.

C'est vrai, mais elle est aussi tr�s occup�e.

Allez, rentrons.

On se l�ve.

Merci infiniment.

1, 2, 3,

4, 5.

Attends voir, une minute.

- 5 ? - Bouge pas mes pions.

- C'�tait... - Tu sais compter ?

1, 2, 3, 4, 5 ! Merci.

Je v�rifiais, comme tu aimes gagner.

Et tu d�testes perdre.

Mais l�,

avec un 3, je gagne.

Encore.

� vous.

Amadeus ?

Laisse-lui le temps.

Je r�fl�chis

� mon prochain coup.

On joue pas aux �checs.

Laisse-le r�fl�chir !

D'accord. Pardon.

Allez-y.

Par la gauche,

ils m'intercepteront ici.

Ce serait pas strat�gique. Par contre,

la voie est libre, par l�.

Tu crois ?

Regarde. Pas par l�,

tu l'as dit.

Sans compter le risque d'embuscade

si tu passes par ici.

Par l�, c'est sans danger.

Merci !

421 !

Mince !

C'est pas vrai !

Il est o� ?

Il �tait o� ?

C'est important, sinon...

6 !

- Ah oui ? - Oui. 6.

En tout cas, �a y ressemble.

1, 2, 3,

4, 5, 6,

7, 8,

9...

On a un gagnant !

Amadeus !

Vous avez fait 6.

Ch�rie !

Pas 10.

- Maman ! - Quoi ? D�sol�e.

Il faut respecter les r�gles.

O� est le probl�me s'il gagne ?

�a rime � rien !

Qui vote pour les r�gles de grand-p�re ?

Enfin !

Qu'est-ce que c'est ?

Ses affaires. Pour qu'il se sente chez lui.

Merci de m'avoir pr�venue.

De rien.

Attends...

�a se pr�sente mal.

Arr�te-les, il va...

Esp�ce d'abruti.

Et le r�tro, alors ?

G�nial ! Merci.

Impec ! Le camion est nickel !

Merci infiniment

pour votre professionnalisme !

�a va, Sandra, je leur donne un pourboire !

Merci, m'sieur.

Fais gaffe � rien casser, maintenant.

- Oui, chef. - Je dis �a, je dis rien.

Merci, m'sieur.

Comment c'est possible ? O� est la cam�ra cach�e ?

Voil�, c'est bien.

C'est quoi ? Un frigo ?

�a, c'est sa biblioth�que.

- Pardon ? - Pour ses livres.

Combien t'a co�t� le transfert de son frigo pourri ?

Je sais pas. Le bureau a pay�.

Comment c'est possible ? Je fais pas garde-meuble.

C'est carr�ment d�primant !

Ce sont ses affaires.

Il y tient. �a lui fait plaisir.

C'est l'essentiel.

Bande de bras cass�s !

Qu'est-ce que je viens de dire ?

Et toi : "Oui, chef !"

Vous allez payer la casse.

O� va le frigo ?

Le frigo,

dans la salle de bain.

Sans vouloir �tre d�sagr�able,

pardon, mais �a fait beaucoup trop.

Ce sont vos affaires,

mais on met tout soit dans la grange,

soit dans votre chambre.

Et j'ai bien dit "tout".

On y va, les gars !

Je peux ?

Entrez, mon grand !

Elle est bonne.

On a retrouv� �a.

Les revoil� !

J'en connais une qui va �tre contente.

Je vais vous donner un petit...

Non, je vous en prie.

Vous avez �t� g�n�reux.

S�r ?

Prenez soin de vous.

T'es une sacr�e poup�e.

Je peux avoir le pain ?

Le pain.

Quoi, le pain ?

Je peux l'avoir ?

Je m'adressais � ton p�re.

Arr�tez, c'est aga�ant, on mange.

On peut passer une soir�e sympa ?

Dis-lui d'arr�ter.

On peut rien faire, ici. J'�tais mieux chez moi.

Tu es chez toi.

Je me marrais mieux, l�-bas.

Ne jette pas ta nourriture.

Non, continuez !

Continuez � claquer de la langue

et � jeter la nourriture, je m'en fiche.

Non, j'ai plus envie.

Quel dommage !

C'est votre faute.

On s'ennuie, hein ?

Comment t'as connu grand-m�re ?

Oui, �a faisait longtemps.

Racontez-nous plut�t

comment vous avez connu votre patron.

C'�tait comment, d�j� ?

J'ai d� le lui dire.

J'�tais en col�re.

Je me souviens pas.

Pratique.

C'est de famille de plus se souvenir.

- Comment ? - Rien.

C'est pas facile � admettre,

mais il va pas bien.

Laisse-lui le temps de se remettre.

On devrait l'emmener chez le m�decin

pour �carter

la pr�somption de d�mence pr�coce.

Il va bien.

On va tous bien,

notre couple va bien,

tout le monde va bien...

Arr�te.

Je dois dormir un peu.

Je comprends rien.

Ce prof de maths explique comme un pied.

Il est gogol ?

Tu peux pas dire "gogol", ici.

Il a la t�te dans le fion ?

�a veut dire quoi ?

C'est quand quelqu'un

vit avec la t�te � la place du fion.

Du lait dans ton caf� ?

J'ai 10 ans.

Le caf� stimule le cerveau.

D'accord, alors !

Saloperie de machine.

Pourquoi ils font des trucs compliqu�s ?

Faut ajouter de l'eau.

Satan� machin.

Je peux t'aider ?

Attends.

Faut laisser infuser.

Tu peux m'aider ?

Tes amis peuvent pas t'aider ?

Tu faisais bien des calculs quand t'�tais v�t�rinaire ?

Oui, bien s�r !

On faisait pas �a, de mon temps.

On laissait nos fractions

prendre la taille qu'elles voulaient.

Je fais pareil, tu crois ?

Mais oui ! Pourquoi pas ?

Elles m'ont l'air bien

comme �a.

Quelqu'un a vu le miel ?

Vous avez mang� du miel ?

Je suis allergique au miel.

T'es bien jolie.

Si on allait prendre un caf� ?

Tous les deux, en amoureux.

Mince. C'est terrible.

D�gage !

Va-t'en !

Aucun probl�me.

Va-t'en !

Entendu, soignez-vous bien.

Merde !

- Quoi ? - Le jardinier est encore malade.

�a fait des semaines.

- Grand-p�re pourrait aider. - Oui !

�a m'occuperait.

Vous �tes s�r de savoir faire ?

C'est pas un b�b�.

D'accord...

Il faudrait nettoyer les rosiers et les platebandes.

Et tailler la haie.

3 ou 4 centim�tres.

Inutile de le pr�ciser, Sandra.

Sarah.

C'est joli aussi.

- Qui a fait ce caf� ? - Moi !

T'es bien jolie.

� plus tard !

Qu'est-ce que vous faites ?

Je taille le...

Quoi ?

Le trucmuche.

J'ai dit comme �a !

C'est bien �a.

Pile.

� mon avis,

c'�tait mieux avant.

Je laisse cette partie comme �a ou

je rase tout ?

C'est vous qui voyez.

Tu r�vais d'un jardin anglais.

Quel rapport ?

Un jardin anglais n'a pas un trou dans la haie.

C'est pas un jardin anglais, c'est un massacre.

�a me d�pla�t pas,

�a agrandit.

C'est pas mal.

Mais putain, faut des ann�es pour avoir une haie.

Maman, t'as dit le mot interdit.

- Pardon, ch�rie. - Attention.

Tu comptes r�agir ?

Les ravages vont continuer ?

Ach�te une nouvelle haie.

"Ach�te une nouvelle haie" ?

Pardon, elles viennent d'o� ?

De votre jardin.

Elles vous plaisent ?

Vous tenez absolument

� me rendre folle ?

J'essaie de pr�senter mes excuses,

Sandra.

Je n'ai pas taill�... Sarah !

Je me suis pas... coup� comme il faut.

- La... - Haie.

Vous comprenez

un peu pourquoi je suis

contrari�e ?

On organise une f�te, bient�t.

Les gens vont venir

et � la place d'une belle haie,

ils ne verront rien !

Un trou b�ant !

Et dans le jardin,

ils ne verront pas de fleurs, vous les avez coup�es.

- Je peux... - Quoi ?

Papa, on te remercie

de proposer ton aide.

Mais je crois que ce que Sarah veut dire,

et on est tous d'accord,

c'est que si tu as des questions sur le jardinage,

ce serait bien de consulter Sarah

avant de...

C'�tait l'id�e de maman.

D'accord, j'en ai une meilleure.

Et si

t'arr�tais de jardiner, compl�tement ?

Elizabeth adorait les roses, elle.

Maman s'appelait Margaret.

- Bonjour, ch�rie. - Coucou, maman.

Tu as une voix

bizarre.

Je supporte mal la vie avec Amadeus.

Le charmant Amadeus ? Comment �a ?

Il est de plus en plus �trange.

Il oublie tout.

Je suis convaincue qu'il a un truc.

Sois patiente.

Apprends � prendre tout �a

avec humour et sagesse.

C'est essentiel.

C'est l'occasion d'apprendre

sur toi-m�me.

�a s'appelle l'amour.

� propos, comment va Nick ?

Il fait l'autruche, pour changer.

Il refuse l'�vidence.

�a t'arrive.

�a nous arrive � tous.

Bien, je dois raccrocher. Je te rappelle.

N'oublie pas. Sagesse et humour.

D'accord, salut.

Bisous.

Tous les matins, grand-p�re m'emmenait � l'�cole.

Parfois, il �tait lui-m�me, mais pas toujours.

Par exemple, il a commenc�

� ranger des choses n'importe o�.

Une fois, il a mis un poulet r�ti

dans son armoire.

Maman a mis une semaine � le trouver.

La nuit, il errait dans la maison.

Maggie, tu m'entends ?

Oh non, il pleut

� longueur de temps.

D'ailleurs, je crois...

Papa dit qu'avec l'�ge on d�raille,

mais que �a ira.

Maman n'en parle plus,

elle passe son temps au travail.

J'ai faim.

- Raconte-moi une histoire. - Une histoire ?

Sur toi, et papa � mon �ge.

Une fois, j'ai emmen� ton papa

faire du camping avec des amis

dans la prairie derri�re la maison.

Grand-p�re nous a dit que �a grouillait d'ours, la nuit,

pour nous faire peur.

C'est vrai !

Il a dit qu'on devait s'armer

des outils de la remise

pour se d�fendre contre les ours.

Et pouvoir faire nos allers-retours � la grange

sans se faire croquer.

T'aurais vu la tente : fourches,

haches, scies, la totale.

T'as pris ta canne � p�che !

Tu t'en souviens ?

Comment oublier ?

Comme si on pouvait

chasser un ours

avec une canne � p�che !

Donc grand-p�re sort pisser un coup,

et on entend un bruit bizarre,

un rugissement.

Grand-p�re rapplique :

"J'ai vu un ours !"

"�a hurle pas, un ours."

"D�trompe-toi, fiston."

Je crois toujours pas

aux ours hurleurs.

C'�tait moi.

Tu l'avais jamais dit.

T'avais jamais demand�.

Papa,

j'ai vu un m�decin.

Il aimerait t'examiner.

Pourquoi ?

Parce que

je suis devenu d�bile, c'est �a ?

Je suis d�bile ?

- C'est �a ? - Pas du tout.

Tu crois que je suis...

Tu crois que je perds la boule ?

J'irai pas voir ton fichu m�decin.

Penses-y.

Il pourrait t'aider.

On dirait ta m�re.

Elle voulait que tu consultes ?

Je sais plus.

Je me rappelle plus de rien.

Mais ce que je sais,

c'est qu'il peut certainement pas m'aider.

J'en suis s�r et certain.

Tu lui as parl� ?

Il refuse.

G�nial. Tu fais quoi ?

Rien.

Je dois le forcer ?

Comment on force un vieux monsieur ?

Comme tu m'as forc�e � accepter son bazar ?

Sans pr�venir.

Il a Alzheimer, Nick.

Je suis �puis�e. Je peux pas continuer comme �a.

On dort plus depuis des semaines,

c'est trop dur !

On s'en sort pas.

On a besoin d'aide.

Demain, je vais � Berlin.

C'est pas dans l'agenda.

James m'a appel� hier.

On doit boucler le contrat Pfeiffer.

On a un souci. J'ai mon pitch,

tu �tais de m�decin avec Tilda

et Th�r�se n'est pas l�.

Comment on fait ?

C'est r�gl�.

- Ah oui ? - Papa y va.

Tu plaisantes ?

Une id�e de Tilda.

Elle lui a fait une pochette tour de cou.

Quoi ? Comme l'Ours Paddington ?

Avec ses coordonn�es ? Rassurant.

Je connais pas.

L'Ours Paddington ?

�a doit �tre anglais.

Le sarcasme n'aidera pas.

Il l'emm�ne d�j� � l'�cole

et Tilda sait aller chez le m�decin.

Il veut se rendre utile.

Laisse-le faire.

Coucou, t'es o� ?

� Berlin, tu sais ?

Cool !

Grand-p�re est venu te chercher ?

Bien s�r, on est sur place.

Tu me le passes ?

Il remplit des documents.

Des documents ?

Passe-le-moi.

C'est � nous !

Bisous.

J'ai rendez-vous. Matilda Ross.

- Tu es tr�s en retard. - Pardon.

Tu es seule ?

Les mineurs doivent �tre accompagn�s.

Mon grand-p�re est aux toilettes.

�a risque d'�tre long.

Il a l'estomac d�rang�.

Le pauvre.

Je pr�viens le Dr Edwards.

Encore.

Tout va bien. Pas d'obstructions.

Vous m'aidez ?

Bien s�r.

Tu utilises le nouvel inhalateur ?

- J'ai une question. - Bien s�r.

C'est quoi, Alzheimer ?

Pourquoi ?

Mon grand-p�re a �a.

Enfin, ma m�re le dit.

Est-elle m�decin ?

Voil�.

Mais mon p�re la trouve chiante, � tout savoir.

Parle-moi de ton grand-p�re.

Il est souvent d�sorient�.

Il a mauvaise m�moire ?

Carr�ment, oui.

C'est normal.

�a arrive, avec l'�ge.

Vous avez d�j� mis un poulet dans une armoire ?

Vivant ou mort ?

Mort.

Non, j'avoue.

Ma ch�rie,

je t'ai fait ton g�teau pr�f�r�.

J'ai utilis� ta recette.

Je l'ai oubli� dans la cuisine.

Je reviens

tout de suite.

Ne bouge pas !

Imagine :

tous ces livres,

c'est le cerveau de ton grand-p�re.

� cause de la maladie,

certains livres se mettent � tomber.

Quand un livre tombe,

ton grand-p�re oublie son contenu.

Selon sa forme,

certains livres se rel�vent.

Mais d'autres tombent � leur tour.

Plus la maladie progresse,

plus les livres tombent.

� la fin,

beaucoup de livres tombent de l'�tag�re

d�finitivement.

Et un jour...

Il ne saura plus rien ?

Qu'est-ce que je peux faire pour l'aider ?

Donne-lui des choses � faire

pour qu'il se sente sollicit�

et utile.

C'est important.

Quand il dit ou fait des choses

un peu bizarres,

fais comme si c'�tait tout � fait normal.

Rejoins-le dans son monde.

�a l'aidera.

Tiens,

qui a mis �a l�-dedans ?

�a va aller, bougez pas.

�a va,

vous n'avez rien ?

Je voulais faire un g�teau.

Ne pleurez pas.

Ne pleurez pas, tout va bien.

Ne pleurez pas, tout va bien.

Tout va bien.

Quelqu'un a mis ses talons longs dans le four.

Ses talons longs ?

Vous m'en voulez.

Non, pas du tout.

On go�te le g�teau ?

Quoi ?

On go�te le g�teau ?

J'adorerais, mais je suis au r�gime.

Vous savez quoi ?

Un tout petit morceau,

pour go�ter.

Sortons-le du four.

Dis donc !

Pas mal.

Maggie adorait cette recette.

Ah oui ?

C'est d�licieux !

Vous en voulez ?

Tu fais quoi ?

Je cherche le miel.

- T'as fait �a ? - Non, ton p�re.

Go�te, c'est meilleur que �a en a l'air.

J'ai mang�.

- Et Berlin ? - C'�tait bien.

- Tout va bien ? - Pas vraiment.

Ton p�re a oubli� Tilda.

Non.

Selon elle, il est venu.

C'est ce qu'elle dit.

J'ai parl� � la secr�taire.

Quand je suis rentr�e,

la cuisine �tait en feu.

Et ton p�re aussi.

J'ai d� l'�teindre.

Un peu plus, et ton p�re �tait mort.

On l'aurait identifi�

gr�ce � ses dents.

Heureusement, Tilda n'�tait pas rentr�e.

C'est dingue !

�a ne doit plus arriver.

Et je regrette, mais c'est ta faute.

Ma faute ?

Comment �a ?

T'es en plein d�ni de r�alit� !

La r�alit� que tu nies, c'est que tu n'�tais pas l� non plus.

T'aurais pu d�caler ton pitch.

C'�tait � toi

de l'emmener, c'�tait convenu !

Je viens de commencer, je peux pas appeler Serge...

Serge ?

Et revoil� Serge !

Tu lui as pitch� tes nichons ?

Pardon ?

Tu lui as pitch� quoi, cette fois ?

Tes nichons ou ton cul ?

Joli.

T'es pas un saint. Toi aussi, t'as d�conn�.

Papa.

Ferme la porte des toilettes.

Qui enl�ve le frigo de sa chambre ?

J'ai pass� l'�t�

avec grand-p�re, � visiter Londres.

On a jou� les touristes.

Il m'a appris

qu'il faut provoquer la chance une fois par jour

parce qu'on peut avoir de la chance sans le savoir.

Le Dr Edwards m'a dit qu'avec Alzheimer,

on se souvient souvent mieux

des �v�nements lointains.

Alors avec grand-p�re,

on regardait souvent un vieil album photo.

M�me si je connaissais

ses histoires par c�ur,

j'adorais les �couter :

il avait l'air si heureux !

�a, c'est au Lido,

� la plage.

Grand-m�re et moi, on avait � redire

sur le "mode de vie".

Margaret aimait se baigner toute nue.

Ah bon ?

Le ma�tre-nageur se f�chait.

Elle enlevait son maillot et entrait dans l'eau toute nue.

Elle s'en tirait toujours,

elle aurait vendu un frigo � un Esquimau.

C'est o�, �a ?

Saint Machin-chose.

Regarde les mouettes !

Margaret les aimait bien

jusqu'� ce que l'une d'elles chie

sur sa salade caprese

pendant qu'elle mangeait.

Elle me manque, grand-m�re.

� moi aussi, princesse.

� moi aussi.

Quand je serai mort, on sera ensemble

l�-haut.

Je veux pas que tu meures.

Dis pas de b�tises, princesse.

Personne n'y coupe.

Et quand...

Quand Maggie et moi, on se retrouvera,

on va faire une sacr�e nouba !

On va foutre le boxon !

Je croyais pas au paradis,

mais je trouvais �a adorable qu'il essaie de me r�conforter.

C'est moi qui aurais d� le r�conforter.

Apr�s �a, j'ai commenc� � le filmer,

comme mes parents avec moi quand j'�tais b�b�.

Je me disais que quand il ne se souviendrait plus de rien,

il aimerait regarder ces vid�os.

Joyeux anniversaire. �a fait quoi ?

Quoi donc ?

D'avoir 76 ans.

J'ai 76 ans ?

Je croyais que j'en avais 42.

Ta couleur pr�f�r�e ?

Le rouge.

Ton animal pr�f�r� ?

Le chien.

�a fait quoi, de tout oublier ?

C'est comme avoir

du miel plein la t�te.

Tout collant.

Depuis quand tu as du miel dans la t�te ?

Depuis que j'ai plus les id�es claires.

Mais j'ai...

Voyons voir...

Paf, le chien !

C'est quoi ?

Y a tout, � l'int�rieur.

Tout ce dont je dois me souvenir.

�a vient de...

�a a �t� �crit par...

Grand-m�re me l'a fait.

Je peux ?

JACK, MON CHIEN

MATILDA, MA PETITE-FILLE

MARGARET EST MORTE MARGARET, MA FEMME

Elle savait qu'elle allait mourir ?

Non.

C'est moi qui ai d� l'�crire.

Elle...

Elle est morte,

c'est �a ?

Oui, grand-p�re.

Tu vois, je le savais, �a.

Avez-vous des projets, ce soir ?

Je vais demander � ma femme.

Maman.

On va passer une soir�e formidable.

D'abord, on trinque.

Amadeus, joyeux anniversaire.

Quoi ?

Trinquons � votre anniversaire.

J'ai pas soif.

Ah non ?

On r�essaie ?

Joyeux anniversaire !

J'ai pas soif !

Elle a Alzheimer, la bonne femme ?

L'a�oli.

Le champagne est bon !

Papa.

C'est pour le pain.

Papa, c'est pas du savon.

�a ne va pas sur le visage.

�a se mange.

Seigneur...

Non, ma ch�rie.

Arr�te, Tilda.

Tu l'encourages.

Arr�te. Dis-lui.

C'est toi, sa m�re.

Merci beaucoup.

Merci.

L'huile d'olive est excellente pour la peau.

O� en �tions-nous ?

Je vais prendre

le bar.

Le bar.

Avec des asperges.

Comment dit-on quand elles sont

encore bien dures ?

Al dente.

Madame ?

Le tartare de thon.

Et la demoiselle ?

Gratin de macaronis.

Excellent choix,

c'est notre plat signature.

Et toi, papa ?

Je veux rentrer � la maison.

On va rentrer mais d'abord,

on va d�ner

pour ton anniversaire.

Tu peux prendre...

Le foie de veau.

Annulez.

Il n'aime pas �a.

Qu'est-ce qui te fait envie ?

Je mange quoi,

d'habitude ?

Une salade caprese ?

Deux salades.

Deux caprese.

Merci.

�a va aller.

Je veux rentrer � la maison.

POUR TILDA

Qu'est-ce qui va pas ?

C'est tellement...

Dur ?

C'est terriblement, terriblement...

Quand on se souvient plus de rien.

Tout est vide.

Quand on veut �crire,

on n'y arrive pas.

Y a quelque chose � l'int�rieur

qui bloque tout.

Tu te rappelles ce que tu voulais �crire ?

�cris, toi.

Pour Tilda,

Ma ch�re...

Ch�re...

Petite-fille ?

C'est moi qui d�cide.

Un jour viendra

o� je n'arriverai plus

� me souvenir

que tu

es toi.

Mais quoi qu'il arrive,

il y a une chose dont tu dois te souvenir

par-dessus tout :

c'est que je t'aime

et que tu es la plus merveilleuse

des princesses

dont je puisse r�ver.

Joue pas les ca�ds

T'es pas � la hauteur Joue pas les ca�ds

Tu cherches les embrouilles

Mais tu te pavanes comme une ballerine

Ta gueule ! Ferme ta gueule !

Tu d�bloques ou quoi, cr�tin ?

Tu d�bloques ?

M. Ross,

par ici.

Je te tiendrai la main.

- Tu veux ? - On est ici pour toi.

Tu viens, tr�sor ?

Viens avec nous.

Je vais vous attendre ici.

Je suis le Dr Holst.

On va discuter un peu.

�a va, aujourd'hui ?

Vous avez d�j� demand�.

Non.

- Alors... - Alors quoi ?

Comment �a va ?

D�j� demand�.

Peut-�tre, mais j'aimerais une r�ponse.

- � quoi ? - Ma question.

�a promet, cette discussion !

Vous �tes venu avec qui ?

Mes parents.

Votre petite-fille ?

C'est ce que j'ai dit.

Quel �ge a-t-elle ?

Elle a encore un temps fou devant elle !

Savez-vous quel �ge elle a ?

Je peux m�me pas vous dire

quel �ge j'avais

quand elle est n�e.

Tu avais

66 ans.

66 ans.

66 ans.

M. Ross,

combien font 9 + 3 ?

Allons !

Vous ne savez pas

combien font 9 + 3

et vous pr�tendez �tre m�decin ?

Pas �tonnant qu'ils aient perdu les colonies.

Je suis de Louisiane, je n'ai rien perdu.

Vous �tiez du bon c�t�.

C'est parti.

J'ai une question.

Vous �tes pr�t ?

Qu'est-ce qui est blanc et vit dans une bouteille ?

D�sol�...

Vous n'avez pas r�pondu � ma question.

Blanc, dans une bouteille ?

Du lait.

Y a quoi dans un milkshake ?

Du lait.

Que boivent les vaches ?

Du lait.

Faux.

De l'eau.

Les vaches boivent de l'eau.

Maintenant, excusez-moi...

O� allez-vous ?

J'ai � faire.

On conclut notre discussion ?

Mon assistant

vous fixera

un rendez-vous.

L� tout de suite,

on m'attend au bloc.

Il �tait v�t�rinaire.

On revient.

Pour notre f�te de l'�t�,

grand-p�re devait rester dans sa chambre

et en �change,

il pouvait assister au feu d'artifice.

Puis-je ?

- Serge. - Sarah !

- Tu es l� ? - Cache ta joie.

Et ta femme est l�.

Elle s'ennuie, seule � la maison.

Nick est au courant.

Quoi ?

Nick est au courant.

- Comment ? - Je lui ai dit.

- C'est une blague ? - Du tout.

Je ne serais pas venu si j'avais su,

surtout avec ma femme.

C'est quoi, cette tenue ?

C'est le 4 Juillet.

Faut bien repr�senter les colonies.

Vous avez tout suc� ?

Excellent !

Vous voulez go�ter ?

Au secours.

Non, piti�, maman.

Quelle joie de vous voir.

Quel beau guerrier !

On se conna�t ?

Esp�ce de vieux briscard.

Je dois filer.

Non, attendez. Faisons la f�te !

Surtout pas. Laisse-le partir.

Bravo, chef. La musique est extra.

Oui, �a va.

C'�taient des 33 tours,

� mon �poque.

Des 33 tours.

Je vais pisser.

Vous surveillez le stand ?

- Y a un souci. - Lequel ?

Te f�che pas.

- Pourquoi je me f�cherais ? - Promets.

Promis.

- Serge est l�. - Pardon ?

Serge est l�.

- Tu plaisantes ? - Pas du tout.

- Dis-lui de partir. - C'est mon patron.

Fais-le ou je m'en charge.

Non, pas question.

Vous devez �tre Nick.

Veinarde, quel bel homme.

En parlant de veine, voici Nora,

ma femme.

Mais oui, enchant�e.

Ravie de vous rencontrer.

Voici Nick.

J'ai la main...

Pas trop calme, l'Angleterre,

apr�s New York ?

On �tait dans le Connecticut, c'est moins anim�.

Sarah s'invente des animations.

Pas vrai, ch�rie ?

Elle r�veille le bureau, en tout cas.

Sans d�conner ?

- Alors, cette sauce ? - D�licieux.

C'est quoi ?

De l'aubergine.

Solanum melongena.

Moi, je dis aubergine.

Pas de quoi se formaliser, si ?

C'est d�mod�, aubergine ?

On dit aubergine

depuis 11 ans.

Je raffole de l'aubergine,

mais peu importe.

�a m'importe, � moi.

Alors pourquoi t'en parles jamais ?

On peut avoir un instant ?

Tout va bien.

�coutez, je voulais vous dire...

Ce qui s'est pass� � la f�te de No�l...

On a d�rap�.

Vous savez ce que c'est : la f�te,

l'alcool, on se l�che.

Je vais pas �dulcorer la chose,

on est tous pass�s par l�.

- M�me vous. - M�me moi ?

Penny ?

De votre bureau.

Elle vous l'a dit ?

Elle avait besoin de se confier.

Nicko, vous aussi, vous avez tremp� votre biscuit,

mon salaud.

Go�t� au nectar...

�a va ?

Pourquoi frappez-vous mon mari ?

Demandez-lui, � elle.

Les Russes d�barquent !

Tout va bien ?

Qu'est-ce qui se passe ?

Je t'aime.

C'est la premi�re fois que tu me le dis.

Et moi, je t'ai d�j� dit

� quel point je t'aime ?

Si tu me l'as dit,

alors j'ai oubli�.

Mais tu n'y es pour rien.

O� est Sandra ?

Sarah.

Elle revient dans quelques jours.

Pourquoi elle est partie ?

Vous vous �tes disput�s ?

Tu peux me le dire.

Je suis ton p�re.

Tu te souviens de rien ?

Tout a disparu.

Il reste plus qu'un �norme vide.

On ne sait jamais.

On ne sait jamais comment �a va �voluer.

Une d�t�rioration peut �tre suivie

d'une p�riode de stabilit�.

Votre p�re

cache ses troubles derri�re son humour.

Je trouve �a intelligent et sympathique.

Mais la question qui se pose est :

�tes-vous pr�t � vous occuper de lui ?

S'occuper de quelqu'un atteint de d�mence

est un travail � plein temps tr�s difficile.

Si un jour,

ou plut�t,

le jour o� vous r�aliserez

que vous ne pouvez plus r�pondre � ses besoins,

vous devrez �tudier les solutions possibles

avant d'�tre accul�.

Je comprends, vous savez.

Mon p�re souffrait de d�mence.

Je crains qu'il n'y ait aucune

issue id�ale dans de tels cas.

On ne peut que limiter la casse.

Il faut d�sormais

trouver un bon �tablissement

et le mettre sur liste d'attente.

Leighton Fisher.

Bonjour Pam, mon p�re est l� ?

Il s'est absent�, ma puce.

Il est sorti d�jeuner ?

Non, il a pris sa journ�e.

Il visite une maison de retraite.

Une quoi ?

Pour ton grand-p�re.

Oui, c'est bien �a.

Papa

ferait jamais �a.

J'ai pu mal comprendre.

C'est pas vrai.

Merde.

Pour �tre franche,

peu de nos r�sidents veulent venir.

Certains r�gressent

dans un nouveau cadre, mais ils s'adaptent.

On leur assure une routine, �a aide,

et des tas d'activit�s.

Ils se font des amis.

C'est un vrai plus.

Mais...

Hilda, non !

Je suis Hilda.

Appelez-moi Bunny.

On s'est vus au th��tre ?

Ou �tait-ce � l'op�ra ?

La Traviata !

Non, vous devez confondre.

Un Am�ricain !

Quel bel accent !

En effet.

Une partie de jambes en l'air ?

Vite fait ?

�a suffit, Hilda.

R�fl�chissez !

Vous savez sans doute

que les comportements sexuels d�plac�s sont fr�quents avec Alzheimer.

Hilda est un cas... exigeant.

Mais nous sommes vigilants.

Nous prot�gerions votre p�re

des sollicitations f�minines.

Il ne le souhaiterait pas, croyez-moi.

C'est elles qu'il faudrait prot�ger.

- Je lui dis quoi ? - Rien.

Il ne comprendra pas.

C'est comme le premier jour de maternelle.

Les enfants pleurent, se roulent par terre.

Mais trois jours plus tard, ils ne veulent plus repartir.

Ne culpabilisez pas

de confier votre p�re � quelqu'un d'autre.

�a lui fera du bien.

M. Ross,

c'est une d�cision difficile, mais soyez sans crainte,

nos r�sidents sont en s�curit�.

Nous faisons tout pour qu'ils soient heureux.

� quoi tu penses ?

Venise.

Raconte-moi encore

le pigeon et la salade de grand-m�re.

Avec grand-m�re, on voulait

t'emmener � Venise quand tu serais plus grande.

On voulait te montrer

o� on �tait tomb�s a...

Te montrer o�...

Pour voir...

Tu savais

qu'� Pittsburgh, y a plus de ponts qu'� Venise ?

Je te crois pas.

Tu veux qu'on aille v�rifier ?

� Pittsburgh ?

� Venise, patate.

Je n'arrive m�me plus � trouver le chemin vers...

Et si on y allait

ensemble ?

Je suis plus bon

� rien.

Je sers � rien.

C'est pas vrai.

Je t'aime.

LONDRES - VENISE

- Je peux lui parler ? - Enfin.

- Je peux ? - Elle dort.

� cette heure-ci ?

Elle dort peu, derni�rement.

Le t�l�phone, �a existe.

C'est elle qui est partie.

�pargnez-moi le num�ro du macho.

C'est vous qui avez g�ch� sa f�te

et �vent� l'aventure avec Serge.

Joli travail.

Proprement sid�rant.

Je suis d�sol�.

- Dites-le-lui. - Je suis l� pour �a.

Comment va Amadeus ?

Mal.

Je vais faire du th�.

Il n'y a plus de th�,

j'ai chang� mon fusil d'�paule.

Voil� qui est mieux.

C'est un martini.

Tu fixes un martini.

Si c'est tout, je remonte.

Je suis d�sol�.

D'avoir �t� un connard.

De l'avoir frapp�.

Mais il l'avait cherch�,

et je le referais.

Rentre � la maison.

Qu'on recolle les morceaux.

Grand-p�re dort dans ton lit ?

Il a fait un cauchemar.

Les Russes allaient encore d�barquer.

Tu es formidable, tu sais ?

Je suis fi�re de toi.

Je peux m'occuper de lui, on peut le garder.

Grand-p�re ne peut plus rester seul � la maison, tu le sais.

C'est trop dangereux.

Tu veux le placer aussi ?

Non, je veux qu'il soit en s�curit�

et heureux.

Dans une maison de retraite ?

Mets-moi en maison de retraite.

J'y serais heureuse.

Tu exag�res.

L'endroit est tr�s beau,

pas loin d'ici, on pourra y aller tous les jours

lui rendre visite et faire des vir�es ensemble.

Des vir�es ensemble ?

Je sais � peine ce que c'est.

Vous travaillez tout le temps.

On travaillera moins.

T'as d�j� dit �a.

�a va bien se passer.

Promis.

D'accord. Bonne nuit.

"C'est promis."

Papa et maman m'ont promis mille fois

de moins travailler.

Ils le font jamais.

Y a que le boulot qui compte.

Dans le Connecticut,

le p�re de Smilla disait que la pire b�tise parentale

�tait de ne pas tenir ses promesses.

Toute la nuit,

j'ai repens� au Dr Edwards,

� grand-p�re et � l'importance d'une raison d'�tre.

C'est pourquoi j'ai pris les choses en main.

Grand-p�re, r�veille-toi.

R�veille-toi !

Ils sont revenus ?

Non, ils dorment encore.

Tant que l'ennemi dort,

on risque rien.

Exactement.

Maintenant, allons conqu�rir l'Italie.

J'ai une intervention au bloc.

Non, grand-p�re, t'es en vacances !

Rendez-vous dehors dans 10 min.

Qu'est-ce que tu cherches ?

Quelqu'un a vol� la direction...

Le truc qui tourne.

Il est de ce c�t�.

On est en Angleterre, tu te rappelles ?

Pourquoi les fr�res siamois vont-ils en Angleterre ?

Je sais pas.

Pour que l'autre puisse conduire.

Qu'est-ce qu'on attend ?

Je peux pas conduire, moi.

Je me souviens plus comment...

Tu sais, les...

C'est une automatique.

Mets ton pied sur le frein.

Appuie l�-dessus.

Elle ronronne joliment.

Et acc�l�rateur.

C'�tait la marche arri�re.

Sans d�c, Sherlock.

Sherlock qui ?

Holmes, patate.

Des voleurs !

L�ve-toi ! Faut descendre !

Tu veux tenir le volant

comme sur le tracteur ?

Non, je dois garder ma ceinture.

- Pousse-toi ! - C'est un sens unique !

Moi, je le sais, �a.

Pas eux !

Satan�s Anglais !

Poussez-vous !

M�me pas peur !

C'est rouge !

Je vois, oui.

Qu'est-ce que tu fais ? C'est vert.

Donc, je m'arr�te.

Deux billets pour Venise

en Orient-Express.

- Ton �ge ? - 10 ans.

Parfait, tu as 20 % de r�duction.

G�nial !

�a vous fera...

6 824 livres, s'il te pla�t.

Quoi ?

Un souci ?

Votre code.

1916.

T'es s�r ?

La bataille de Verdun.

La Grande Guerre.

C'est bon.

Bon voyage.

Merci beaucoup.

Vous proposez

un avis de disparition non inqui�tante ?

C'est tout ?

- C'est nul. - C'est de �a qu'il s'agit.

Elle est avec un adulte.

Un adulte diminu�,

je le r�p�te.

C'est elle qui s'occupe de lui.

Vous l'avez vu ici chercher sa femme morte !

Aucun souvenir.

Vous avez Alzheimer, vous aussi ?

Pas que je sache.

Aidez-nous, alors !

J'essaie.

- Continuez. - Merci bien.

- Votre p�re... - Pas le mien.

Il est parti avec votre fille.

On envoie un h�lico avec une cam�ra infrarouge ?

Ce serait parfait.

- Votre p�re est adulte. - Pas vraiment.

Merci infiniment

pour votre aide !

Avec plaisir.

- Pr�cieuse ! - Bonne chance.

Pas jouasse, la dame.

Sais-tu � quel point je...

Tu sais...

Je...

Tu sais, je...

Tu es une fille intelligente.

Comme ton papa.

Tr�s intelligente.

Je n'ai pas toujours �t� un bon p�re.

En tout cas, t'es un excellent grand-p�re.

Tout va bien ?

La nourriture est tr�s bonne.

Merci, c'est tr�s gentil.

Seulement,

tout est servi

en tr�s gros morceaux.

Je veux dire...

C'est tr�s dur �...

� d�couper ?

Oui, les steaks sont �normes, de nos jours.

Voulez-vous une pizza ?

Je vous ferai couper des parts.

G�nial !

C'est une id�e g�niale !

Vous �tes tr�s gentil, monsieur.

- Vous aussi. - Je suis d'accord.

Merci, merci beaucoup.

Tout pour les anciens combattants.

Sant�.

"Aujourd'hui, j'ai parl� au Dr Edwards

"de grand-p�re, d'Alzheimer,

"et de la joie.

"La joie est essentielle

"pour nos cerveaux.

"C'est le meilleur des engrais.

"Elle aide le cerveau � grandir et peut le r�parer.

"Le Dr Edwards dit qu'on n'atteint ses objectifs

"que dans la joie.

"Peu de personnes �g�es ont des objectifs

"parce qu'elles n'ont personne � rendre heureux

"et personne qui soit fier d'elles.

"Plus personne n'a besoin d'elles.

"Alors, elles tombent malades.

"Leur cerveau se ratatine

"et ne se r�pare plus parce qu'elles ne s'amusent plus.

"Papa et maman auraient d� aller voir les grands-parents plus souvent.

"Mais ils ne pouvaient pas avec tout leur travail.

"Grand-m�re a emport� avec elle la raison d'�tre de grand-p�re.

"Si je peux lui en donner une nouvelle

"et lui montrer que j'ai vraiment besoin de lui,

"peut-�tre qu'il ira mieux."

Je peux vous aider ?

Vous avez une tr�s jolie montre.

Elle appartenait � mon p�re.

Veillez � la lui rendre.

Me revoil� !

Grand-p�re ?

Maggie, j'adore tes seins.

Laissez-moi tranquille,

vieux pervers !

Qu'est-ce qui se passe ?

Il a voulu me violer.

- Qui �tes-vous ? - Et vous ?

Je suis d�sol�e.

C'est mon grand-p�re.

Il a Alzheimer.

J'�tais enchant�.

Amadeus.

Amadeus Alzheimer.

Dirk. Dirk Nowitzky.

Vous �tes plus petit qu'� la t�l�.

Pardon pour la confusion.

Il pensait pas � mal.

C'est pas grave.

Ravi de vous avoir rencontr�,

M. Nowitzky.

Et au fait,

votre femme

est tr�s douce et agr�able � toucher.

Coucou, maman et papa.

Moi et grand-p�re, on va super bien.

O� sont les trucs ?

Les toilettes ?

Juste l�.

Merde, grand-p�re !

Par l� !

Non, sauve-toi. Je les retarde.

Non, on va � Venise.

- Et maintenant ? - Attendons qu'ils partent.

Bonne id�e !

J'ai envie de faire pipi.

Je dois m'asseoir sur ces toilettes.

D'accord, assieds-toi, alors.

Tu devrais t'asseoir.

Oui, grand-p�re.

Maggie s'asseyait, elle aussi.

Ah bon ?

Y a personne.

On leur dit crotte.

� demain

ou apr�s-demain.

Gros bisous !

Tr�s mignon.

Votre p�re et votre fille sont dans un train,

en vadrouille.

Vous allez trouver ce train.

Beaucoup de trains

dans ce pays

sillonnent la campagne,

ou pas,

selon l'op�rateur des concessions.

Notre fille a 10 ans

et son grand-p�re est s�nile, il oublie tout.

Comme tout le monde.

Ce matin, j'ai �gar� mes cl�s.

Ma femme dit que ma t�te est mal viss�e.

Vous ne nous aiderez pas � retrouver notre fille ?

J'ai contact� la police des transports.

Une enfant en voyage avec son grand-p�re

n'est pas prioritaire.

Ils nous diront s'ils les voient, mais il y a...

Beaucoup de trains, oui.

La carte de cr�dit

nous aidera peut-�tre.

C'est malin. Tr�s malin.

Dites-nous si vous cherchez un boulot.

Qui est l� ?

Le Premier ministre su�dois.

J'ai tr�s envie de pisser.

M. le Premier ministre...

Ce ne sont pas des WC pour vous,

M. le Premier ministre.

H�, mon pote,

ouvrez-moi.

�a marche pas.

Tournez le verrou

vers la gauche.

- La gauche... - Oui.

Tournez le verrou vers la gauche.

C'est la police ?

Non, c'est le Premier ministre su�dois.

Il faut qu'on pr�sente bien.

Je rigole, je m'appelle Mickey,

je fais le m�nage.

C'est toi qui as arr�t� le train.

Et vous,

vous �tes le grand-p�re qui a Alzheimer.

Alzheimer ?

Qui a Alzheimer ?

Ils nous cherchent ?

Tr�sor,

on est � Bolzano.

Tu as arr�t� l'Orient-Express.

Tu fais la une !

J'avais pas le choix,

j'aurais perdu mon grand-p�re.

Raison inattaquable.

Qui a Alzheimer ?

Mais

vous �tes am�ricain ?

Pur jus.

Pourquoi vous �tes ici ?

J'avais jur� de partir si l'autre cornichon �tait �lu.

Dont acte.

Je pr�pare un gros coup :

lib�rer Melania.

Elle attend que �a.

- Vous �tes d'o� ? - Du Connecticut.

Mais on a immigr� � Londres.

Vous pouvez nous aider ?

Bien s�r.

Entre immigr�s, on se serre les coudes.

- Tu fais quoi ? - Je dors pas.

Oui, moi non plus.

Tu cherches toujours le miel ?

Oui.

�a alors !

Le coquin !

J'ai pas arr�t� de lui r�clamer mon miel !

Tu sais ce qu'il disait ?

Qu'est-ce qu'il disait ?

"Je suis allergique au miel !"

C'est la merde.

Un whisky ?

�a fait du bien de bien s'entendre.

On s'engueule plus que les autres ?

- Oui. - Tu crois ?

Oui, beaucoup plus que les autres.

Pourquoi ?

� cause de nos parents ?

- Je crois pas. - Pourquoi, alors ?

Parce qu'on tient l'un � l'autre.

Voil� pourquoi.

- C'est quoi ? - Rien. Pas elle.

- C'est qui ? - Serge.

Serge ?

Il te dit bonjour.

Il me dit bonjour...

Oui, lis.

Salut, Serge.

�a va, ta m�choire, dugland ?

Arr�te, c'est pas dr�le. Il en bave, le pauvre.

"Il en bave, le pauvre" ?

Sa femme l'a fait muter � Huopalahti.

- Sa femme ? - Son p�re dirige la bo�te.

C'est o�, Huopalalapah ?

Huopalahti.

� c�t� d'Helsinki.

Bien.

Je savais que �a te plairait.

Elle t'a pas fait muter, toi ?

Je n'�tais

que la derni�re d'une s�rie de fredaines.

Tu dois te sentir horriblement mal.

- C'est presque humiliant, non ? - Non.

- Tu es s�re ? - Oui.

Je te d�teste.

- Mais non. - Si, je t'assure.

- Non. - Je te d�teste.

- Tu m'aimes. - Non, j'aime Serge.

Non, moi.

Je te d�teste � un point...

- Tu m'aimes. - Un tout petit peu.

Bonjour, ici Mickey de New York.

Je vis � Bolzano.

Je suis pass� de la finance � la serpilli�re.

Abr�ge.

Bref.

Chers Nick et...

Ta maman ?

Sandra.

Chers Nick et Sandra,

votre fille me charge de vous dire

qu'elle et Amadeus vont tr�s bien.

Soyez tranquilles.

Une fois dans la ville des amoureux,

elle vous appellera.

"La ville des amoureux" ?

- Ben quoi ? - C'est cucul.

Refais-le en disant Venise.

Non, bella. Jamais plus d'une prise.

Et je suis bien coiff�, l�.

Attends.

Tu viens de l'envoyer ?

R�veille-toi.

Tu devais attendre qu'on soit l�-bas.

Maintenant, ils savent o� on va.

La ville des amoureux, �a peut �tre Paris aussi.

Donc j'irais de Londres � Paris, en passant par le Tyrol du Sud ?

On fait bien Boston - Seattle via New York.

Le voil� !

Venise ?

Notre fille a des go�ts de luxe.

De qui tient-elle ?

De ta famille.

- C'est quoi, tout ce monde ? - La cavalerie.

Buenos dias. Noches c'est la nuit.

Tu vois une lune, toi ?

La cavalerie !

D'accord, professeur.

- Tes dangereux criminels ? - En personne.

Murali, votre chauffeur.

Grimpez � l'arri�re, vite.

- Pas � l'avant ? - On vous verrait.

J'ai une t�te � me faire contr�ler.

Avanti, avant qu'ils ferment la fronti�re.

Y a plus de fronti�res dans l'UE.

- Pas possible ? - Si.

Bonne chance.

Je vous souhaite de voir Venise.

Merci pour tout.

Prends soin de toi, d'accord ?

Qu'est-ce que �a pue.

Moi, j'adore ce parfum.

T'es une jolie fifille.

� quoi tu vois �a ?

Je suis v�t�rinaire, tu te souviens ?

Je le vois � sa t�te.

Mais

elle a des couilles.

O� �a ?

Pas sur la t�te, c'est s�r.

Oh merde, les poulets.

J'avais pas raison ?

Qu'est-ce qui se passe ?

La police !

Merde.

Bonjour, que puis-je pour vous ?

Permis de conduire

et papiers du v�hicule.

- Tu as entendu ? - Bien s�r !

On ne r�pond pas au chef.

Tu transportes quoi ?

Des moutons.

R�p�te un peu ?

Pas de "b���" avec moi, capito ?

Je peux y aller ?

Bien s�r que non.

Descends

et ouvre l'arri�re.

Le moment est mal choisi pour les d�ranger...

Sors du v�hicule

et ouvre.

Merde !

Hayon baiss� ?

�a m�rite une amende.

Il a d� tomber quand je me suis arr�t�.

Maligne, la petite.

J'ai une brebis maligne.

Je sais pas encore laquelle,

vous serez les premiers inform�s.

Perumal.

Murali Perumal.

Combien de nuits ?

On ne sait pas trop.

Voyons...

Il reste des suites.

1 800 euros.

Vous plaisantez ?

- Viens. - On reste.

C'est grotesque.

Imaginons que ce sont des lires.

- Merci. - Bon s�jour.

Plus de pain.

Regarde toutes ces lignes.

On est cens� trouver son chemin avec tout �a ?

On va partager.

Mange-la, toi. J'ai envie de mouton.

De mouton ?

Lui.

On en attrape un.

Non, grand-p�re. Pas de mouton.

Un petit mouton ?

La moiti� d'un petit mouton.

La moiti� d'un tout petit...

Un tout petit minuscule mouton ?

Minuscule.

Tiens, ta moiti�.

J'aime pas les grenades.

Grand-p�re.

Tu as peur de mourir ?

Moi, si.

Il te reste

un jour ou deux

avant que ce soit ton tour.

Non, je pense

que j'ai peur que tu meures.

Faut pas, parce que

grand-m�re et moi,

on sera toujours l�-haut

� veiller sur toi.

Et on sera tr�s fiers de toi.

� chaque fois que je te manquerai,

il te suffira

de lever les yeux.

Tu as dit quelque chose ?

Juste que je t'aime, grand-p�re.

Je peux vous aider ?

On a faim.

J'aimerais vous donner ces tomates,

mais elles vont au march� de Venise.

Suivez-moi, on va vous trouver � manger.

O� sont les tomates ?

Je me r�jouissais � l'id�e

d'une salade de tomates.

Elles �taient pour le march�.

J'ai une blague sur les march�s.

Une religieuse va au march� des producteurs.

L'un d'eux vend des l�gumes.

Elle dit au mara�cher :

"Je voudrais un concombre."

Le mara�cher r�pond :

"Prenez-en 2."

Elle lui dit : "Pourquoi 2 concombres ?"

Alors, il dit � la religieuse :

"Comme �a,

"il en restera un � manger."

Pardon,

je ne comprends pas.

Si elle en mange un,

il lui restera l'autre

pour...

Manger le jour suivant.

Et sinon, vous faites quoi de vos journ�es ?

Je peux expliquer ma blague ?

Non, grand-p�re.

C'est vrai que les rapports sexuels vous sont interdits ?

C'est exact, mon enfant.

Nous vivons dans la chastet�.

D'o� ma blague sur le concombre !

C'est quoi, la "chastet�" ?

Nous nous abstenons d'aimer un homme.

Et nous ne nous laissons pas aimer.

Nous nous r�servons � Dieu.

Alors,

c'est comme si vous �tiez toutes mari�es � Dieu ?

Oui, en quelque sorte, mon enfant.

Alors, personne peut �tre jaloux ou infid�le ?

Vous accepteriez de recevoir mes parents ?

Bien s�r.

Mais pourquoi cette question ?

Ils auraient bien des choses � apprendre de vous.

Au purgatoire,

on peut se faire pardonner nos p�ch�s.

Se purifier.

Ainsi, Dieu peut nous accueillir au paradis.

Vous croyez au paradis ?

Bien s�r.

Le paradis parach�ve nos vies.

Et � notre mort,

nous y vivons tous ensemble

avec Dieu.

Vous pensez

que mon grand-p�re ira au paradis ?

D'apr�s ce que tu m'as dit de ton grand-p�re,

j'en suis certaine.

C'est vrai ?

Oui.

Tu sais,

Matilda,

ce que tu fais pour ton grand-p�re

est extraordinaire.

Tu es une jeune fille exceptionnelle.

Tu cherches quelqu'un ?

Oui.

Margaret, tu l'as vue ?

C'est ma grand-m�re.

Elle est au paradis.

Viens.

Je vais t'aider.

Grand-m�re ?

Margaret ?

Grand-m�re ?

O� est-elle ?

On va la trouver.

Grand-p�re,

je l'ai trouv�e.

Maggie.

Tu es partie et je ne pouvais pas te suivre.

Je te cherche depuis tellement...

Tellement longtemps.

Tu es si belle.

Je t'aime

de tout mon c�ur.

De tout mon c�ur.

Qu'est-ce que vous racontez ?

Il parle italien !

On dirait pas.

Merci.

Elles sont pas du coin.

Vous m'avez fait chauve !

Pourquoi ?

Regarde tes dents.

Mais signorina,

c'�tait pour il y a 2 jours.

La chambre est prise.

On a eu un emp�chement

et mon grand-p�re est tr�s fatigu�.

Je vous en supplie.

Il ne nous reste qu'une suite.

- Assez ch�re. - C'est pas grave.

J'ai la carte de grand-p�re.

2 400 euros.

Votre code, monsieur.

Tu te souviens ?

La bataille de Verdun.

Chambre 19.

Pourquoi les hommes italiens

portent-ils la moustache ?

Pour ressembler � leur m�re !

Mon copain Tocard me l'a racont�e.

- Elle est bonne ! - Je sais.

Chambre 19.

Ressembler � leur m�re ! 1

Qui �tes-vous ?

Quelqu'un nous regarde dans le miroir.

Il fait tout ce que je fais.

Tu vois ?

C'est toi.

Et �a, c'est moi.

C'est notre reflet.

Quoi ?

Va-t'en !

Dehors.

D�gage !

C'est plut�t comme �a.

Prends l'autre moiti�.

Regarde.

J'aime pas

ce type.

Tu sais,

j'apprends

des tas de choses

gr�ce � toi.

C'�tait

la journ�e la plus sympa,

la plus coolissime de ma vie,

je t'assure.

Merci.

Merci mille fois, grand-p�re.

Moi aussi.

14 h�tels et personne n'a rien vu.

On est s�rs qu'ils sont � Venise ?

J'essaie de me rappeler

l'endroit o� il avait s�journ�

avec ma m�re pour leur lune de miel.

Au Lido ?

Place Saint-Marc ?

Je n'�coutais pas vraiment

quand il rab�chait �a.

M�me si on en bave,

je nous sens de nouveau complices.

Comme avant.

On forme une �quipe.

Tu entends les oiseaux ?

�a n'a pas l'air d'aller.

Je t'ai entendu pleurer.

Tu es malade ? Je peux t'aider.

Je suis v�t�rinaire.

Il est malade.

Oui, il est un peu vert.

Vous pigez ?

J'ai fait une blague, comme vous.

La v�tre �tait plus dr�le.

Je l'ai dite � tout le monde !

C'est par o�, la plage ?

La plage est au Lido.

- Tout va bien ? - Oui.

Je peux vous aider ?

Ne sortez pas.

Il fait nuit !

Grand-p�re ?

Vous avez vu mon grand-p�re ?

Avec le chien ?

Oui.

Gauche.

Droite.

L�, dehors,

prends un bateau.

Je vous emm�ne o� ?

Au Lido.

Au Lido, c'est parti.

�a va ?

Grand-p�re ?

Je ne vous connais pas.

Mais si.

Je suis ta princesse.

On a le m�me nom de famille.

Ross.

Allez-vous-en.

Allez-vous-en.

Viens, on retourne � l'h�tel.

Allez-vous-en.

Allez !

Du balai.

"Pour Tilda,

"Un jour viendra

"o� je n'arriverai plus � me souvenir

"que tu

"es toi.

"Mais quoi qu'il arrive,

"il y a une chose dont tu dois te souvenir

"par-dessus tout :

"c'est que je t'aime

"et que tu es la plus merveilleuse des princesses

"dont je puisse r�ver."

Et merde.

Maman ?

Papa ?

�a va ?

Mon Dieu...

- �a va ? - �a va.

O� est grand-p�re ?

Cette vue est incroyable.

Une autre.

Papa.

Tu te souviens, tu es venu ici avec maman ?

Je vous aide.

- Je ne suis pas un enfant ! - D�sol�e.

Je sais manger tout seul.

Ils n'ont rien � boire, ici ?

Je meurs de faim.

Laissez-moi vous aider, s'il vous pla�t.

Un petit peu.

C'est bon ?

Encore ?

Tenez.

Tout mou.

Tout mou ?

- D�licieusement mou. - Et mouill�.

Encore ?

Avant de rentrer � Londres,

on a attendu minuit

pour voir le feu d'artifice du "Redentore".

On a ador�.

M�me si grand-p�re a trouv�

que c'�tait nul

� c�t� de son feu d'artifice � la garden-party.

9 mois plus tard, j'ai eu un petit fr�re.

Maman a voulu l'appeler Amadeus,

comme grand-p�re,

mais il n'a pas compris.

Il demandait sans arr�t

comment s'appelait le b�b� et d'o� il venait.

Par contre, il a compris

que papa et maman avaient plus de temps pour lui

parce que comme promis, ils travaillaient moins.

Je passais � grand-p�re les chansons de sa jeunesse.

Selon le Dr Edwards, la musique est souveraine

pour transformer la vie des malades d'Alzheimer.

La musique peut les soulager un moment

et les ramener � notre r�alit�.

Il est rest� avec nous quelque temps apr�s Venise.

Une aide � domicile venait nous aider.

Grand-p�re l'aimait beaucoup.

Mais elle a fini par nous quitter.

Grand-p�re aimait trop sa blouse.

Quand il a �t� plac�,

on allait le voir souvent.

Maman lui achetait la glace au miel qu'il adorait.

Sauf quand il la trouvait

beaucoup trop froide.

C'est le fils.

Je sais.

Comment �a ?

Il ressemble � mon fils.

Selon le Dr Edwards, les malades d'Alzheimer

sont tr�s sensibles.

Ils ont besoin d'affection,

alors passer du temps avec eux,

c'est important.

Pendant notre derni�re visite, il y a eu un orage.

Un vrai d�luge, comme si le ciel pleurait.

Mais nous,

on est rest�s dans le jardin

en rigolant.

Le lendemain, son c�ur s'est arr�t�.

Je suis contente d'avoir �t� l�.

J'ai pu le voir tous les jours,

sauf le jour o� on m'a enlev� les amygdales.

"L'impasse qui a enlis� le Congr�s conduit les critiques

"� d�plorer que les int�r�ts partisans

"soient devenus plus importants que les affaires de la Chambre."

Qu'est-ce que c'est ennuyeux !

Tu l'as dit, bouffi.

Tu me reconnais ?

Bien s�r que oui.

Tu es ma petite principessa.

Et l�, il est mort.

Arrivederci, grand-p�re.

Allons-y.

Au revoir, vieux coquin.

On se retrouve l�-haut.

Il y a un temps pour tout,

un temps pour toute chose

sous les cieux.

Un temps

pour na�tre, un temps pour mourir.

Pour pleurer

et pour rire.

Pour embrasser

et pour s'�loigner des embrassements.

Pour se taire

et pour parler.

Pour planter

et pour arracher ce qui a �t� plant�.

O� est Tilda ?

L�-bas. Elle voulait pas voir l'inhumation.

Grand-p�re ?

T'as dit quelque chose ?

D�DI� � MONIKA ET HERBERT SCHWEIGER

DU MIEL PLEIN LA T�TE

Sous-titres : Mariette Kelley

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.