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Laissez-moi vous dire un truc.
Il y a pas mieux que New York dans le monde.
C'est ma ville.
J'ai grandi dans ses rues.
J'ai d�but� dans le caniveau et j'ai fini au sommet.
Chez nous, on a que deux choix :
finir mort ou en prison.
J'ai v�cu les deux.
J'ai fait mes armes en bossant
pour Don Carlo Gambino.
Tu sais
ce qui s'est pass�.
Mais la Commission a d�cid�.
Les familles n'accepteront pas que ces crimes restent impunis.
Carlo a pay� les kidnappeurs.
Il a r�pondu � toutes leurs exigences.
Et comment ils le remercient ?
En jetant le gamin dans une poubelle.
Chaque famille
monte une �quipe pour retrouver les kidnappeurs.
Mais pour moi, c'est l'affaire des Gambino.
Et on va pas s'�craser.
C'est notre responsabilit�.
Alors voil�, John...
Tu dirigeras l'�quipe Gambino.
On fait �a pour toutes les familles, pas que pour Carlo.
Je comprends.
Je veux que tu t'occupes de �a pour moi.
J'en serais honor�.
Vous pouvez compter sur moi.
C'est pas vrai... Regarde-moi ces toquards.
Un autre, ma belle.
Un whisky sec. �a arrive.
James McBratney ?
Vous �tes en �tat d'arrestation.
Va falloir appeler les flics, alors.
Tirons-nous.
Putain de merde !
Raccroche.
Apr�s mon coup d'�clat,
Gambino rouvrit les livres pour la premi�re fois depuis 1957
et c'est ainsi que je devins un affranchi.
T'as vu comment
ils m'ont amen� ?
Comme si j'�tais Hannibal le cannibale.
J'ai le tierc� gagnant.
La m�choire, le cou et la gorge.
Ils ont mis un bout de mon sein sur mon visage.
Je fais des pompes sur un bras.
Ils m'ont enlev� les pectoraux.
Sales bouchers.
Mon corps m'a trahi, John, mais pas ma t�te, ni mon c�ur.
�a n'arrivera jamais.
Je suis toujours l�, John. Ces mecs,
je me les fais quand je veux.
Alors ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Ils m'ont dit de venir.
Je pensais juste obtenir un coup de fil,
mais le juge a insist� pour un droit de visite.
Ils ont pas fait �a par bont� de c�ur.
Alors je te repose la question.
Qu'est-ce qui se passe ?
Je vais accepter l'arrangement.
Un arrangement ?
Et qu'est-ce qu'ils te proposent dans cet arrangement ?
Entre cinq et demi et sept ans.
Cinq et demi ou sept ?
�coute, je veux pas que tu restes un jour de plus en prison.
Et je pr�f�re avoir ce cancer et te savoir en bonne sant�.
Mais si j'avais cambriol� une �glise
et que le clocher me ressortait du cul, je nierai.
Je sais, papa.
Je te parle en tant que p�re.
Pas en tant que patron, en tant que p�re.
Si tu dis que tu es innocent,
je te crois.
Alors pourquoi tu te l�verais devant ces enfoir�s
pour plaider coupable ? Pourquoi ?
Parce que si j'accepte,
ils arr�teront de me chercher des poux.
Je serais pardonn�.
"Pardonn�" ?
J'ai bien entendu, l� ? "Pardonn�" ?
C'est quoi, ce mot � la con ?
C'est un mot pour...
des trous du cul surdipl�m�s ou demeur�s.
Il fait pas partie de mon vocabulaire.
Mes fils sont encore jeunes.
Si j'accepte l'arrangement,
je serai sorti avant qu'ils soient ados.
Si je perds ce proc�s, j'en prends pour 20 ans.
Ils n'auront pas de p�re.
Elle est sympa.
Elle l'est maintenant parce qu'elle meurt d'un cancer.
Il y a encore 15 jours, tout le monde la d�testait.
Je dis �a, je dis rien.
- C'est quand, Halloween ? - La semaine prochaine.
Je m'y perds, moi.
Ici, c'est tous les jours. Tu vas te d�guiser en quoi ?
Mike, le policier du quartier va me pr�ter son chapeau.
Je serai un flic.
T'es malade ?
- Moi ? - � quoi tu joues avec mon fils ?
"Ton" fils ?
- C'est moi qui l'�l�ve. - �coute-moi bien.
Mon gosse se d�guisera pas en flic pour Halloween.
Dans tes r�ves.
Aujourd'hui, c'est flic, demain, ce sera astronaute...
Si j'apprends que mes gosses,
ou que toi-m�me,
avez parl� � un flic, je te tue.
D�tends-toi. Il est juste gentil avec ton fils.
Je le r�p�terai pas.
Et toi, tu t'habilles pas en flic
et tu joues pas au flic. C'est compris ?
- C'est quoi, ton probl�me ? - Et le tien ?
Arr�te, Victoria. Je suis pas d'humeur.
Me parle pas comme �a.
Tu sais ce que tu nous fais subir ?
Et tu vas me tuer ? J'aimerais bien voir �a.
Arr�te... Qu'est-ce que tu veux �tre ?
Pourquoi tu lui demandes pas ?
Alors ?
- Joueur de baseball. - Non. Pas �a.
Pourquoi pas Casper le fant�me ? Tu mets un drap et...
Il a plus 5 ans.
Toi, t'�tais une princesse, l'ann�e derni�re, non ? Et toi ?
- T'�tais... - C'est termin�, Gotti.
Je dois y aller.
- Je t'aime. - Moi aussi.
Apr�s avoir �t� identifi� par la serveuse,
on m'a envoy� � la prison de Green Haven
o� j'ai purg� deux
de mes quatre ann�es de peine.
Comme j'avais les gardiens dans la poche,
j'obtenais des permissions
pour aller chez mon dentiste.
Pas une seule carie, M. Gotti.
� bient�t.
Oui. Merci.
Et j'en ai profit�
pour finir le m�nage dans l'affaire McBratney.
Tu te souviens de ce que je vous disais ?
Moi, Angelo et Frankie, on disait qu'on devait partir
pour aller construire un grand mur,
et que �a prendrait 3 ans. Tu te souviens ?
Je veux le meilleur pour toi et ta famille.
Je sais, papa.
Et l'id�e
que tu finisses en prison me d�becte.
Mais ce qui me d�becte encore plus,
c'est que tu t'�crases devant ces enfoir�s.
Je m'�crase pas.
C'est juste un compromis.
Ils ont leur revanche, moi, ma tranquillit�.
Et la certitude que je serai l� pour ma famille
quand elle en aura besoin. C'est tout.
Ne sois pas si na�f.
Une fois enferm�, tu ne ressortiras jamais. Tu piges ?
La prochaine fois,
- ils t'auront. - �a n'arrivera pas.
J'ai toujours su
qu'un jour, la prison se mettrait entre moi et ma famille.
Heureusement, c'est pas � vie.
Cet arrangement me couvre.
J'avais de grands espoirs pour lui.
Moi, j'�tais n� pauvre,
et mon gamin, lui, entrait � l'acad�mie militaire de New York.
Allez ! On y va !
On a pas toute la journ�e.
On dirait que votre fr�re va � l'�chafaud.
Souriez ! Si vous alliez
vous acheter des glaces et des pizzas ?
J'aime pas la glace.
- Alors du chocolat. - J'aime pas la pizza.
Alors allez au cin�. C'est quoi, ce film que tu adores ?
"Arr�te de ramer, t'es sur le sable".
Allez ! On a pas la journ�e !
Allez, tout le monde.
Dans mes bras.
Et pas de b�tises pendant mon absence.
Et toi, surveille ton fr�re.
- �a suffit. - Tu vas me manquer.
On y va, allez.
- � plus. - Attends.
- Je dois y aller. - Allez...
Je dois y aller.
Je vous ai fait des sandwiches au thon.
Il rentre ce week-end.
Angelo Ruggiero �tait toujours fourr� chez moi.
C'�tait mon plus vieil ami.
- Salut, Angelo. - Salut.
- Encore couch� ? - Parle-lui. Moi, j'abandonne.
Salut, tonton Angelo.
Tu ferais mieux de pas montrer
cette voiture � ton p�re.
Allez, connard.
Non, mais regarde. Allez.
Putain !
T'as vu l'heure ?
T'as vu �a ? T'as vu �a ?
Je mise sur les Bills, ils nous �crasent.
Je mise sur les Patriots, ils nous �crasent.
Je mise sur les Bears, ils perdent.
L�, je viens de miser sur les Chiefs.
Ils menaient, mais ils ont tout foutu en l'air.
- Je serais toi, je me pendrais. - Tr�s dr�le.
J'ai perdu un paquet, la semaine derni�re.
- Je veux rien savoir. - Juste une fois...
Juste une fois, j'aimerais voir les Redskins gagner.
J'ai un client dans la voiture.
Faut que je me change. Tous des connards !
- Regarde, oncle Angelo. - C'est quoi ?
C'est pas vrai ?
Que des 20 ? J'ai jamais vu �a.
Frankie, t'as montr� ton bulletin � tonton Angelo ?
T'as vu �a ? Mon fils est un g�nie.
Mon fils sera un grand scientifique. T'en dis quoi ?
- M'attends pas pour d�ner. - Quoi ? On est dimanche...
M'attends pas pour d�ner, j'ai dit.
- Et la soir�e en famille ? - Je me rattraperai.
Le Garment District a longtemps �t� le centre
des trafics de la Mafia,
et un compl�ment tr�s profitable � la mainmise de la p�gre
sur les syndicats routiers et ouvriers.
Selon les autorit�s, cet homme, John Gotti, chef redout�
de la famille Gambino serait � l'origine
d'extorsions, de corruption et de vol � l'int�rieur m�me
de la richissime industrie de la mode de New York.
Gotti, l'�toile montante du milieu, est consid�r� comme...
Johnny �tait fort. Il savait se prendre en charge.
Je lui avais dit de r�pondre � qui quiconque oserait le demander,
que son p�re �tait un gars de la rue.
Il se prend pour qui ?
C'est un Grec. Il a pas la t�te sur les �paules.
Il a d�barqu� hier.
Qui l'a autoris� � faire des paris � Howard Beach ?
- Je lui ai dit que... - Tu lui as dit que quoi ?
Pourquoi il parle de moi au t�l�phone ?
De moi !
Il serait avec la mafia grecque, mais c'est des conneries.
Mlle Luzio, attendez.
Lou... Louie... Aide-la.
Je m'en occupe.
Et rase-moi ce truc. On dirait un hippie.
Prends 50 % sur ce qu'il touche.
Je veux qu'il ferme sur-le-champ.
M�me si ce type �tait quelqu'un, je m'en tape !
- T'as compris ? - Ouais.
M. Gotti.
- �a va ? - Tu t'entra�nes toujours ?
- Plus trop, non. - Pourquoi ?
- T'�tais notre espoir. - Ils ont ferm� la salle.
Quoi ? Elle existe depuis quand ?
Je passe devant depuis 40 ans.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? - Aucune id�e.
Peut-�tre que le loyer a augment� ou qu'on les a d�nonc�s.
T'inqui�te pas. �a va rouvrir.
Et ton p�re ? �a va, son foie ?
Il est toujours l�. Il est toujours l�.
Passe-lui le bonjour de ma part, d'accord ?
Merci, M. Gotti. Merci.
Bon, revenons � nos moutons.
Je me tape de savoir qui c'est.
Il utilise mon nom au t�l�phone.
Alors allez dire � ce petit enfoir� que s'il fait un deal dans le Queens
ou s'il prononce mon nom encore une fois,
moi, John Gotti,
je lui d�fonce sa petite t�te d'enfoir�.
- Mets de la glace. - Maman... Maman !
Tr�s bien. Je vais te pr�parer � manger.
Enl�ve tes pieds du canap�.
Debout.
Tu t'es fait renvoyer ?
� quoi tu joues ?
Des types nous ont attaqu�s. On a d�fendu notre business.
Vous avez d�fendu votre business ?
- Je crois. - Tu crois ?
T'y �tais ?
On peut dire �a, oui.
Bravo.
T'as d�fendu ton territoire. T'as pas recul�.
On recule jamais. On reste. On se bat
jusqu'� ce que mort s'ensuive,
mais on recule jamais.
J'ai plus trop envie d'aller � West Point, papa.
- Je pourrais arr�ter. - Quoi ?
Arr�ter l'�cole, ne pas aller � la fac,
devenir un voyou... C'est �a,
que tu veux ?
Tu veux faire quoi ?
Tu veux tra�ner avec moi ?
C'est �a ?
C'est pas vrai...
Femme, j'ai faim !
S'ils sont bons, ils l'ont. S'ils bossent bien,
ils ont ce qu'ils m�ritent. Mais beaucoup craignent.
�a, c'est s�r.
Les Lucchese sont l�.
J'aime pas ce type.
Lequel ?
Il s'appelle Gaspipe.
J'en ai entendu parler.
Un sac � probl�mes.
Il cherche des noises � Angelo rapport � l'appart de la 59e.
Il est compl�tement barr�.
Non, mais regarde-le. Il veut �tre s�r
que toutes les familles le connaissent.
Quel branque.
D�tends-toi. On s'en tape, de lui.
- Tu nous remets la m�me, ma belle ? - D'accord.
� ton avis, qu'est-ce que les capos des Genovese
pensent de leur patron ?
De quoi tu parles ?
Je peux comprendre qu'on plaide la folie,
mais de l� � se tra�ner en pyjama dans toute la ville...
Vincent Gigante, "Le Menton". Pour le gouvernement,
c'�tait lui, le chef de la famille Genovese.
Pour moi, c'�tait un rival.
Le Menton est un type intelligent.
Il dirige sa famille comme il l'entend. Et crois-moi,
tu le verras jamais dans un endroit comme celui-ci.
Il est pas le seul � se planquer.
- Commence pas. - �coute...
Il est jamais l�.
Comment tu veux diriger une famille si t'es jamais sur le terrain ?
Ferme-la, Johnny. Paul est ton patron.
Point � la ligne.
C'est qui, ce type avec Frankie.
Rappelle-moi son nom.
C'est Sammy Bull.
C'est Sammy. Pourquoi Bull ?
- Parce qu'il vient de Bulls Head. - J'en ai entendu parler.
T'aimes personne, ce soir.
J'aime pas ce qu'on dit sur lui, c'est tout.
Il bosse bien. C'est un gars de Frankie.
Il a jamais fait de taule.
Ces mecs-l�, on peut pas leur faire confiance.
C'est notre ami, maintenant.
T'as confiance en Frankie, non ?
- Il le suivrait les yeux ferm�s. - Les voil�.
Salut, les gars.
Comment �a va ? Salut, Johnny.
�a va, Neil ?
Et toi, Sammy ?
Salut, Frankie.
Sammy,
je te pr�sente un de nos grands amis.
John Gotti.
�a va ? Frankie m'a beaucoup parl� de vous.
Enchant�.
- En bien, j'esp�re. - �videmment.
T'es un fr�re.
Passe par Lewisburg
et tu deviendras un homme. Pas vrai ?
T'en ressortiras plus fort que quiconque.
C'est mon Johnny, �a.
Levons nos verres � notre nouvel ami.
- Sant�. - Sant�.
Neil...
Frankie...
Tu lui fais confiance ?
Merci.
On marche ensemble et on tombe ensemble.
C'est la vie.
J'ai choisi mon camp il y a plus de 40 ans.
La pire chose qui pourrait m'arriver serait d'�tre s�par� de mes gosses.
Moi non plus, j'ai pas envie que tu leur mentes,
que tu leur dises que tu dois partir sur un chantier.
Toi et moi, on a jamais eu � se mentir.
Mais les mensonges que tu te racontes,
tu vas devoir vivre avec.
Tu penses que c'est dur, d'�tre s�par� de ses gosses ?
Je devrais dire quoi, moi ?
Hein ?
Frankie...
Laisse allum�.
- On est juste en bas. - Laisse allum�. Les enfants
ont peur du noir.
- Jusqu'au retour de John ? - D'accord.
Bonne nuit, Frankie. Je t'aime.
- � demain. - Je t'aime.
Mon Dieu, non...
Je l'ai pas vu arriver.
Maman est l�.
Le soleil m'a aveugl�.
Maman est l�. R�veille-toi.
C'�tait un accident, Johnny.
C'�tait un accident. �a arrive.
Il est parti.
Mais ce sera toujours ton fr�re.
Maintenant, �coute-moi.
Je veux que tu sois fort, d'accord ?
Je suis fier de toi.
On doit tenir pour ta m�re. Vas-y.
Allez, vas-y.
Viens l�.
Viens l�.
Viens l�.
Viens l�.
Pourquoi ? Pourquoi ?
J'esp�re pour toi que tu as raison.
Vraiment.
Allez, je suis en retard. T'attends quoi ?
- Qu'est-ce que tu fais ? - Frankie a froid.
- Il lui faut une couverture. - Viens l�.
Viens l�.
�a va aller. Viens l�.
�a va aller.
Calme-toi, Vicky. Calme-toi.
Je dois y aller. Il le faut.
�coute-moi, �coute-moi.
Je dois y aller.
Je dois lui apporter une couverture.
Il a froid !
Qu'est-ce qui s'est pass� ? Vicky va bien ?
Cette ordure de Favara.
Elle l'a d�fonc� avec une batte de baseball.
�a va aller.
C'est un salopard, John !
Il a jamais fait r�parer sa voiture !
Il l'a laiss�e l�, dans l'all�e, sous les yeux de Vicky.
On sait pas pourquoi
Dieu a laiss� faire,
mais il y a forc�ment une raison.
Une raison ?
Pour ce genre de choses ?
Il avait 12 ans et pas un poil sur le gland.
Il n'y a pas de raison. Il n'y a pas de Dieu.
Je veux plus t'entendre.
Je vais emmener Vicky en Floride, dans sa famille.
�a nous fera du bien.
�a nous changera les id�es.
Le 12 mars 1980,
Frank Gotti, 12 ans, conduisait sa mini moto ici,
au n� 157 de l'avenue, juste en bas de sa rue,
quand John Favara l'a renvers� et tu�.
Les Gotti ne se sont jamais remis de la mort du petit Frank,
et selon la police,
l'affaire a �t� r�gl�e � leur mani�re.
Le 28 juillet, Favara se dirige vers sa voiture
gar�e sur le parking du restaurant le Capitol.
Le propri�taire a dit avoir vu 3 hommes
le frapper et le pousser dans un van.
Le meilleur t�moin de la police dans cet enl�vement
�tait L�on Papon, propri�taire du restaurant,
qui avait dit avoir tout vu � la police du Comt� de Nassau.
Quelques jours plus tard, les agresseurs sont revenus.
Ils auraient command� du caf�
qu'ils auraient bu en fixant Papon.
� partir de l�, Papon arr�ta de coop�rer avec la police.
Il ne se souvenait plus de rien.
Il vendit le restaurant et d�m�nagea.
Bon, �a suffit. �a suffit.
�a suffit.
�a suffit.
Vicky...
�a suffit.
Je t'aime, mais on a quatre autres gosses.
On oubliera jamais Frankie, tu entends ? Jamais.
Il est dans nos c�urs � jamais.
� jamais. Jusqu'� notre dernier souffle.
On continuera � vivre comme si on �tait sept.
Je vais te faire du caf�.
Tenez.
Je vous en prie. Joyeux No�l.
Regarde-le. Mon salopard de p�re
s'av�re �tre un bon grand-p�re.
- Qui l'eut cru ? - Comme quoi...
Mais si nos parents �taient pas des minables,
on serait peut-�tre pas ensemble. Tu comprends ?
Ouais. Je vivrais � Flatbush et aurais �pous� un dentiste.
De quoi tu parles ? Si une dent te fait mal,
je lui r�glerai son compte avec plaisir.
Ma superbe femme sourit enfin.
Tu t'attendais pas � recevoir cent personnes, hein ?
Une fois par an, je peux g�rer.
Tu te rends compte ?
Avant, on avait � peine assez pour nous deux.
Mais on �tait ensemble. Et �a suffisait.
�a suffisait.
On va traverser �a ensemble.
On surmontera n'importe quoi.
- Joyeux No�l. - Joyeux No�l.
Au fait, c'est qui le type qui squatte mon fauteuil ?
Qui c'est ? Ce type squatte ton fauteuil tous les No�l
depuis 15 ans.
Je te sers un verre ?
- Un cigare, �a te dit ? - Allez.
Sammy Gravano m'a dit
quelque chose.
Que t'a-t-il dit ?
Que tu arrivais de chez Paul.
Oui, j'arrive de chez Paul.
- Tu y as vu Sammy ? - Non. Je n'ai fait que passer.
Il a dit � Paul qu'il voulait te souhaiter un joyeux No�l.
- Et en quoi �a m'int�resse ? - Paul a r�pondu :
"Pourquoi ? T'es avec nous."
Et qu'a r�pondu Sammy ?
"On est une famille, non ?
"Et Neil est votre bras droit."
Sammy t'a dit �a ?
Sammy m'a dit �a.
Comment �a va, mon grand ?
Je te l'ai dit et je l'ai dit � ta s�ur.
Il te faut une femme.
Maintenant, je sais ce que j'ignorais.
- Maintenant, je sais. - J'y crois pas.
Paul...
Paul Castellano �tait un poisson dans le d�sert.
Un poisson hors de l'eau.
Je n'ai jamais respect� Paul.
Neil �tait bien plus un patron
que Paul ne l'a jamais �t�.
- Passe le bonjour � Victoria. - Je n'y manquerai pas.
�a lui fera plaisir.
Si Paul est inculp� et incarc�r�,
Tommy va se retrouver chef de la rue.
Et on aura plus qu'� ouvrir un magasin de perruques.
Qu'est-ce qu'on fout, Neil ?
On prend soin de Paul.
Il est en train de nous l�cher.
C'est le patron. Point.
D'apr�s le Times, c'est toi, le patron.
Ne jamais croire des journalistes.
- Et je vais te dire pourquoi. - Non. Moi.
On a jamais �t� sous pression comme �a, avant.
Ils savent qui tu es, Neil.
Un peu trop, d'ailleurs.
Avec toi, on peut parler d'homme � homme. Tu comprends ?
Qu'est-ce que Paul fait pour la soci�t�, � part
se taper sa bonne ?
Du moment qu'il me fout la paix...
35 ans sous le m�me toit que sa femme. C'est pas bien.
On peut le f�liciter.
Pour quoi ? Son implant p�nien ?
T'as planqu� des micros ?
Ma belle petite gueule a d�jou� son syst�me de s�curit�.
La bonne portugaise est folle de moi.
Elle est guat�malt�que, si �a t'int�resse vraiment.
Tu l'as vue ? Son pays a d� vouloir s'en d�barrasser.
Je la baiserais pas avec ta bite.
Paul est diab�tique.
On y peut rien.
J'aime pas en discuter, d'ailleurs.
Pourquoi tu ris, toi ?
- D�sol�. - On va avoir un accident.
Il se remet pas de ma sortie sur sa bite.
C'est un vrai bouge, ici.
Qu'est-ce qu'on fout l� ?
On s'en jette un ou deux et on va bouffer.
Chez "Little Pete", ils ont des crevettes comme �a.
C'est rempli de flics.
Toi et tes crevettes...
C'est ma tourn�e.
- �a ira, merci. - De quoi tu parles ?
J'y suis all� la semaine derni�re.
C'est pas rempli de flics.
Toi et ta moustache, tirez-vous.
J'en ai vu au moins cinq.
- La m�me pour mes potes et moi. - C'est bon, merci.
Vous �tes trop bien pour moi ?
Je t'ai dit de d�gager.
Enfoir� !
- Connard ! - Encul� !
Sale enfoir� !
Petite merde !
John, ram�ne-toi ! Allez !
Putain !
Quand il est arriv�, j'ai pris un tabouret, deux tabourets.
Rien � foutre.
Putain, je savais m�me plus qui je tapais.
T'as frapp� 3 fois le mauvais mec. Je te jure.
Si. Il �tait m�me pas avec eux.
Sale petit con !
Tu t'es battu, ce soir ?
Quelqu'un a �t� tu� ! T'�tais au courant ? Hein ?
- Non, je savais pas ! - Toi, ferme-la !
Vous avez foutu votre avenir en l'air !
Vous comprenez ?
�a va vous suivre toute votre vie, bordel !
- Quelqu'un a �t� tu� ? - Pas quand j'y �tais.
Il n'a jamais �t� aussi fier que quand tu as eu ton dipl�me.
Et regarde-toi. Il est broy�.
- Tu le sais, �a ? - Oui.
- Non ! Tu sais rien ! - Papa...
Ferme-la. Ton tour viendra.
Les requins r�dent.
Les flics vont faire pression. Et lui,
il va payer pour te prot�ger.
J'ai tu� personne ! Je peux en r�pondre !
- On a tu� personne. - Je sais.
C'est pas �a, le probl�me.
Vous �tes deux petits cons.
Vous avez mis cette famille
dans la merde.
En fait, c'est Angelo qui l'a mise dans la merde
quand le gouvernement a commenc� � enqu�ter
sur "les enregistrements Angelo Ruggiero",
sur lesquels on l'entendait
parler de plusieurs activit�s
que ni Paul ni le gouvernement n'avaient autoris�es.
Putain d'Angelo.
C'est ridicule !
Tu t'es fait choper.
Laisse-moi te demander un truc.
Est-ce que tu dis du mal de Paul ?
On parle de centaines d'heures !
- Tu sais plus ? - Le t�l�phone de ma fille !
Y a quoi sur les enregistrements ?
Plein de trucs qui pourraient mettre plein de gens dans la merde.
Mes amis sont dessus.
Nos amis.
Neil... Il...
Il se passerait quoi s'il refusait de les donner � Paul ?
- �a s'arr�te l� ? - Non.
�a s'arr�tera s�rement pas l�.
Si Paul veut les enregistrements, on doit lui donner.
C'est le patron. �a marche comme �a, la Cosa Nostra.
Je sais comment �a marche, merci.
Si j'avais appel� un sale connard,
tu sais tr�s bien que je filerais
les enregistrements sans probl�me.
- Mais on parle de nos amis. - �coutez...
Si le gouvernement a un dossier,
Paul d�couvrira tout lors du proc�s
car ce sera rendu public. Donc, t'es coinc�.
On est coinc�s.
Quoi qu'on d�cide, on est coinc�s.
S�rement pas. Oublie cette id�e.
�coute...
Paul en a rien � foutre de moi ou de toi.
Il fait dans son froc, l�.
De quoi tu parles ?
Ferme-la, Angelo, tu veux bien ?
T'as d�clench� cette merde.
- Alors arr�te. - D�gage, Angelo. Barre-toi.
Dieu tout-puissant...
Je dis pas que tu as tort.
Mais qu'est-ce que je dois dire � Paul ?
Angelo est en train de lui dire : "T'auras pas les enregistrements."
J'ai essay� de r�gler le probl�me, mais...
Paul arr�te pas d'en parler.
Je devrais lui dire d'aller se faire foutre ?
Mais tu sais ce qui se passera ensuite ?
Ensuite, ce sera la guerre.
On a pas le choix. On l'attaque avant qu'il nous attaque.
Quoi ?
- �a va ? - Oui.
- Tu veux quelque chose ? - �a va passer.
C'est dr�le.
Tous ces enregistrements et ces proc�s...
On passe notre temps � essayer
de garder une longueur d'avance sur les autres...
Mais ce cancer...
Y a pas pire adversaire.
Je suis vraiment pas verni.
T'as quelque chose pour moi ?
Tu vois ce gamin ?
Quand il �tait m�me, je lui payais ses bonbons.
Et regarde ce qu'il me rapporte, maintenant.
Tiens. Ach�te-toi un nouveau blouson.
Parce que ce soir, on fait la bringue.
Ce soir, ce soir.
Je vais te dire un truc sur ton p�re.
� l'�poque de l'affaire McBratney,
tu dois t'en souvenir,
Gambino lui �tait tellement reconnaissant
pour le service qu'il lui avait rendu...
qu'il a engag� Roy Cohn pour le d�fendre.
Roy Conh, le meilleur avocat du pays.
Ton p�re �tait m�me pas encore un affranchi.
Cohn a pass� un accord.
Il a plaid� l'homicide involontaire. Et ton p�re
a pris que 4 ans.
Mais ce que peu de gens savent,
c'est comment il a �t� arr�t�.
Ton p�re faisait profil bas
et il a appris pour mes probl�mes.
Il s'est point�
et a plaid� ma cause � une r�union pas loin de Maspeth.
Le FBI a �t� rencard� et l'a chop� sur le retour.
La loyaut�, c'est tout, pour lui.
M. le Pr�sident,
l'accusation soutient que M. Gotti
est un danger pour la communaut�.
Et il serait imprudent de lui accorder la libert� sous caution.
Merci, Mlle Giacalone,
mais votre intervention ne m'a pas convaincu.
La caution est fix�e � un million de dollars.
M. le Pr�sident, nous en profitons pour demander � la cour
une caution raisonnable pour M. Johnson.
Nous avons de fortes raisons de croire
que la vie de cet accus� sera menac�e
- si vous acceptez. - Expliquez-vous.
Parce que Wilfried Johnson est un indicateur
du FBI depuis 19 ans.
- Silence ! - Menteuse !
- Elle ment ! Je vais te buter ! - Silence !
- Tu vas me faire tuer ! - Silence !
Ma�tre, ma�trisez votre client.
Si cette information est confirm�e, la libert�
sous caution sera refus�e.
Si je reste fort...
que je refuse de t�moigner et qu'on gagne...
tu me pardonneras ? Je t'en supplie.
Jure-le-moi.
Jure sur la tombe de ton fils
que tu me tueras pas.
Comment je pourrais tuer un fant�me ?
Avez-vous un verdict ?
Willy Boy Johnson et moi avons gagn� ce proc�s
d� au manque de cr�dibilit� du t�moin principal.
... d�clarons John Gotti et Wilfried Johnson non coupables.
Ce qui est arriv� � Willy Boy, c'est une autre histoire.
Dominic s'est toujours charg� du feu d'artifice.
Il rigole pas.
C'est mon cadeau pour ces gens. J'aime les feux d'artifice.
C'est pas ce que je...
- Regarde. - J'y crois pas...
- Tu veux t'amuser ? - Allons nous amuser.
Il y a un probl�me ?
La f�te est finie. Vous n'avez pas d'autorisation
pour les feux d'artifice.
Pardon ? �a fait 20 ans qu'on fait �a.
Vous allez arr�ter ces gens parce qu'ils sont fiers de leur pays ?
C'est �a ? Appelle mon avocat.
- Il est occup�. - Tu as ma caution ?
Avec les int�r�ts.
C'est parti !
On t'aura, Gotti !
On t'aura !
C'est ta ville, John.
Regarde-moi �a. Je te bichonne.
Vas-y, go�te.
Pas mal. J'avoue.
Salut. Excuse-moi.
Je fais jamais �a, mais je t'ai vue arriver,
et je m'en serais voulu
� vie si je t'avais pas abord�e.
Arr�te, John, t'es pas dr�le.
- On se conna�t ? - T'as perdu la m�moire
� l'�cole militaire ?
C'est moi. Kim.
La fille de Joey Rugs, John !
D�sol�.
T'as carr�ment chang�.
J'ai grandi.
�a doit �tre �a.
Tu veux une bi�re ?
John, j'ai 16 ans.
Tu veux un soda ?
Avec plaisir.
Allons-y, alors.
� plus tard, les jeunes.
Joey Rugs...
Paul veut te voir. Je peux plus le retenir.
Encore les enregistrements d'Angelo ?
�a n'a rien � voir avec Angelo.
Paul a d�cid� de d�manteler
ton �quipe.
Il d�mant�le l'�quipe ? �a veut dire quoi ?
Si Paul va en prison,
tout le monde saura qu'il reste le patron.
C'est comme avec Carlo Gambino.
Tout le monde sait que �a aurait d� �tre toi.
Ce qu'on veut et ce qu'on a sont 2 choses diff�rentes.
Il peut oublier.
T'as int�r�t � �tre d'accord avec lui. Au moins, fais semblant.
Il le m�rite pas !
La loyaut�, �a se m�rite. On a boss� pour �a, nous.
- Dans quel monde tu vis ? - Paul en a
qu'apr�s l'argent. C'est son truc.
Et c'est un joueur inv�t�r� qui dit �a...
Exactement.
Si Paul s'en prend � Angelo...
Faudra que tu t'y fasses. S'il t'en laisse le choix.
Le seul choix, c'est faire ce qu'il faut.
�coute-moi bien. Si tu tues le patron des patrons...
Je d�fends ma position.
- Ce sera l'Apocalypse. - Bien.
Moi vivant, �a n'arrivera pas.
Bon sang...
J'y crois toujours pas, pour Willy Boy.
La vie est pleine de surprises.
Il est avec toi depuis l'�poque des Fulton Rockaway.
Une bande de gamins assez couillus
pour s'attaquer � une de mes salles.
On peut pas pr�voir.
Il m'a bris� le c�ur.
Tu l'as pardonn� ?
Une attaque qui vient de l'ext�rieur, �a se comprend.
Mais une attaque de l'int�rieur... c'est un arr�t de mort.
Une fois cette ligne franchie, pas de retour en arri�re possible.
Soit tu r�ussis, soit tu es perdu en territoire ennemi.
Et si tu te plantes, t'es un homme mort.
Et tes amis aussi.
Tu vas avoir besoin de DeCicco.
S'il te suit, Joe Piney suivra.
Il s'occupera des anciens. Et Gallo suivra aussi.
"Le Seigneur est mon berger. Je ne manque de rien.
Sur des pr�s d'herbe fra�che Il me fait reposer.
Il me m�ne vers les eaux tranquilles
et me fait revivre.
Il me conduit par le juste chemin
pour l'honneur de Son nom.
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car Tu es avec moi.
Ton b�ton me guide et me rassure.
Tu pr�pares la table pour moi
devant mes ennemis.
Tu r�pands les parfums sur ma t�te, ma coupe est d�bordante..."
Au nom du P�re...
Paul n'a pas pu venir, mais il envoie ses condol�ances.
�coute-moi bien.
Neil aurait pu r�cup�rer la famille n'importe quand.
Tout le monde le sait.
Paul, l�-haut, sur sa montagne.
On doit embrasser sa bague comme s'il �tait le pape.
Qu'il aille se faire foutre.
Je te comprends. Et je suis avec toi.
Tu auras besoin de DeCicco.
S'il te suit, Joe Piney suivra.
Il s'occupera des anciens.
Et Gallo suivra aussi.
Il te faudra aussi D.B.
Il fera comprendre � tout le monde que c'est les affaires.
Mais il te faudra l'accord des autres familles.
Franck et Sammy Bull repr�senteront Brooklyn.
Les Lucchese suivront. Pescucci est dans ton camp,
donc, les Bonnano aussi.
Laisse Angelo s'occuper des Colombo.
Il t�tera le terrain avec Freddy DeVico et Benny Cans.
Il reste Le Menton.
Le Menton...
Tu penses qu'il y a pas plus r�glo que moi ?
Le Menton sera furax.
Mais il sera en minorit�.
Donc, il sera bien oblig� d'accepter.
Je sais pas. Paul et lui sont plut�t proches.
Ils bossent ensemble.
Tu t'occuperas de �a apr�s.
Tu rencarderas D.B. �coute...
Personne n'interf�rera dans les affaires du Menton.
Si Paul dispara�t, ce qui est au Menton
reste au Menton.
Les autres familles ne te suivront
que si tu as le soutien des 5 quartiers.
Le Queens, Brooklyn, Manhattan,
Staten Island et le Bronx.
Les 5 doigts d'une m�me main.
Donc, la question est :
� quoi aspirez-vous ?
Vous voulez �tre des bras droits ou des sous-chefs ?
Parce qu'on va faire les choses comme il faut.
Pour la Cosa Nostra jusqu'� la mort.
Des sous-chefs, John.
Paul organise un d�ner jeudi prochain.
Qu'avec des amis.
Pour discuter de la r�organisation de la famille.
16 d�cembre 1985
On est sur un gros coup.
Il n'y a qu'une fa�on de s'y prendre,
et �a doit �tre fait.
Les manteaux et les chapeaux.
Les gens se souviendront que des chapeaux.
On est � c�t� des Nations unies.
Ils vont nous prendre pour des Russes.
�coutez-moi attentivement.
Notre cible, c'est Paul.
Et tous ceux
qui seront dans la voiture.
On va frapper au Sparks Steak House.
Sur la 46e, entre la 2e et la 3e.
Il a une r�servation
� 18 h.
Il y aura beaucoup
de monde dans la rue, mais �a nous arrange.
On agira vite.
Comme les Steelers de Pittsburgh.
C'est soit vous tuez, soit vous �tes tu�s.
Allons-y.
- Comment �a va ? - Bien.
Un whisky avec gla�ons.
Alors, Franck...
cette histoire avec l'�quipe de Gotti...
�a cr�e du souci � Paul.
Je sais que tu appr�cies John.
Moi aussi, je l'appr�cie.
Mais Neil mort,
Paul veut juste...
r�organiser les choses.
Et il te veut de son c�t�.
Paul est en retard.
Paul est l�.
Mais je pense pas qu'il d�ne.
Partons d'ici.
Apr�s le meurtre de Paul Castellano,
les autorit�s recherchent ses assassins,
ce qui s'av�re tr�s compliqu�, les langues restant li�es.
Le mobile pourrait donc nous rester inconnu.
Louis Young se trouve � Staten Island,
devant la maison de Castellano.
Le parrain de la Mafia, "Big" Paul Castellano,
a �t� assassin� en plein centre de Manhattan.
Il dirigeait la plus puissante famille mafieuse du pays,
la famille Gambino.
Angelo ?
O� est mon p�re ?
- Il va arriver. - Tout va bien ?
Il va bien.
J'ai appris pour Paul.
Ce serait une terrible erreur de croire
que c'est le bon moment pour aller tuer des gens.
Il est dans un jet
et l'h�tesse lui dit : "Je suis Pussy Galore".
Il r�pond : "C'est s�rement un r�ve."
Mes amis...
On ignore qui a tu� Paul et Tommy.
Mais on va le d�couvrir.
On va mener notre enqu�te
et on trouvera qui a fait �a.
Ceci �tant dit...
nous devons tout faire pour conserver notre 1re place.
Nous assurer que personne ne croit que notre famille s'�croule.
Donc...
Je d�signe...
John Gotti.
J'appuie la motion.
Au nouveau patron !
Le voil�.
F�licitations, John.
Alors, �a fait quoi ?
Les temps ont chang�. �a fait du bien.
�a fait quoi d'�tre ici ?
C'�tait le bouge de Neil.
Et c'est bien.
C'est ce qu'il aurait voulu.
Et...
O� qu'il soit, il nous regarde.
Et il est pas le seul.
� ce propos...
La veuve de Nick Vilante vit au premier.
On peut pas la foutre dehors,
mais on peut avoir une petite conversation,
et en cas de besoin, on lui file un petit quelque chose,
elle lib�re les lieux pendant 20 minutes
et on fait ce qu'on a � faire.
J'aimerais que certains d�gagent le plancher.
Fais-leur savoir. Fais-leur savoir � tous.
Maintenant, c'est � moi qu'on s'adresse. � moi.
"Le nouveau parrain"
C'est la personnalit� la plus marquante
de ces 50 derni�res ann�es.
Le chef de la famille Gambino est un vrai parrain.
Les coups de feu au Steak House
ont r�sonn� dans le monde entier.
Les gens me crient de leurs voitures :
"Passez le bonjour � John !"
Le parrain le plus puissant du pays.
Si �a honore la Mafia ? Carr�ment. C'est le boss.
Plut�t retourner � Lewisburg que me taper un autre mariage.
Tout le monde
�tait l�. Des affranchis, des associ�s.
D'apr�s mon fr�re Pete, 75 types
sont venus me parler.
75 types sont venus me parler
sans avoir rien � m'offrir.
Si discuter faisait grossir, je serais le plus gros du monde.
Patron...
Rudy ?
Je peux te voir ?
Bien s�r, John.
T'as donn� l'enveloppe � la femme de Dominic ?
Comme vous me l'aviez demand�.
Non. Pas comme je te l'avais dit.
- Je l'ai d�pos�e. - T'�tais avec qui ?
Je devais emmener ma ni�ce...
Mais tu l'as pas fait. On a une r�gle.
On se pointe jamais chez un type qui est absent
pour parler � sa femme.
Si tu refais �a,
je te fous un bus dans le cul, putain !
Pig� ?
Oui, John.
D�sol�, John.
D�sol�.
Reste assis.
John fait encore la une.
Il devrait �viter.
Mais il a trop d'ego pour �a.
Il cr�vera en taule ou dans le caniveau.
On passe pour les m�chants.
Et DeCicco...
On sait qu'il a mont� le contrat sur Paul.
On peut pas laisser passer.
Sinon, tous les capos se mettront � descendre leur patron.
Et �a, c'est pas possible.
Frankie !
Frank ! Frankie !
Putain !
C'�tait un message.
De quoi tu parles ?
J'ai entendu dire que �a vient de tu-sais-qui.
J'ai des sources fiables.
Lui et Gaspipe Casso sont comme les doigts de la main.
Tes oreilles sont plus grandes que ta bouche.
Primo, Le Menton et moi, on est amis.
Deuxio, Sam et Casso sont potes.
J'ai pas raison ?
Et pourquoi ils seraient tristes � propos de Paul ?
�coute, celui qui a tu� Paul
a rendu service � tout le monde.
Si �a se trouve, c'est un coup des flics.
�a se pourrait. J'ai pas raison ?
Occupons-nous des affaires.
Angelo essaya de r�gler les choses � sa mani�re
en mettant un contrat non-autoris� sur Casso.
Mais �a ne se passa pas si bien.
- Gaspipe ? - T'es qui, toi ?
Les gentils et les m�chants,
il y en a partout. Et la fine fleur de New York
servait deux ma�tres.
J'ai toute la journ�e.
J'ai toute la semaine.
Il n'y a que nous deux.
On discute au sous-sol.
Donne-moi un nom.
Dis-moi qui c'�tait.
�a fait mal, hein ?
Je peux tout arr�ter.
Ce sera plus qu'un mauvais souvenir.
Donne-moi un nom.
Angelo Ruggierio.
Angelo Ruggierio.
Merci.
Merci beaucoup.
C'est toi le patron,
et Angelo tente de se venger sans ton accord ?
T'as aucune preuve.
Avec un peu d'encouragements,
le tireur a dit � Gaspipe que �a venait d'Angelo.
J'ai aucune raison de pas y croire.
Je crois tout ce que j'entends, moi ?
Alors je vais faire ma petite enqu�te.
Vraiment ?
Et l'autre enqu�te, elle avance ?
Celle sur le Sparks Steak House.
Leur salade C�sar est � tomber par terre.
Angelo cherche la merde depuis longtemps. Tu le sais.
�coute-moi bien.
Personne ne s'en prend � Angelo. Personne.
S'il a vraiment agi sans mon accord,
je le mettrai au placard dans la seconde.
Je sais ce qu'il repr�sente pour toi. Mais il a d�conn�.
Et personne n'a rien dit.
La vie est plus importante que tout pour Angelo.
Il a v�cu.
C'est plus important que pour toi ou pour moi.
Il se l�ve et se couche en y pensant.
Le foutre au placard serait pire que de lui tirer
une balle en plein c�ur.
Alors l'affaire est r�gl�e.
L'affaire est r�gl�e.
La derni�re fois
qu'ils m'ont d�plac� tu sais ce que j'ai pris avec moi ?
Ton acte d'accusation. C'est tout.
Et tu sais pourquoi ? Parce que je me fous de mon cancer.
Je me fous de ce qu'ils me font ici. Mais je m'inqui�te pour toi.
Je sais.
J'ai d� le lire 50 fois et je comprends pas.
Je ferais n'importe quoi pour toi.
Vraiment. Mais j'ai une famille, maintenant.
De quelle famille tu parles ? De tes 400
fr�res, cousins et oncles ?
Un vrai homme ne recherche pas un arrangement, John.
Ma libert� et ma vie
passent apr�s mon devoir et ma loyaut�.
Voil� mes principes, John.
�coutez bien. C'est important.
Ne blessez jamais personne � moiti�.
Quand vous blessez quelqu'un,
faites en sorte qu'il ne puisse pas vous le faire payer.
Neil me disait toujours : "Le patron est le patron."
Les titres n'honorent pas les hommes.
Les hommes honorent les titres.
Qu'est-ce que t'as foutu ?
J'ai fait ce qui m'a sembl� le mieux pour toi.
Je t'ai sauv� la vie.
Je peux pas faire plus.
Cet enfoir� a tu� Frank !
Je n'entrerai pas en guerre
avec Le Menton � cause de Gaspipe Casso.
Hors de question.
Alors �coute.
Un tas de merdes nous tombent dessus et tu sais ce que j'ai d� faire ?
Accepter de rencontrer la Commission.
Pourquoi ? � cause de toi. De toi !
Tous les chefs veulent ta mort.
Tous.
T'es banni � vie.
C'est fini.
Va-t'en.
D�gage.
Il a besoin de toi, Angelo.
Il a d�conn�.
Tais-toi. Ne dis pas un seul mot contre ton p�re.
Compris ?
Compris ?
J'�tais oblig�.
Je peux pas le traiter diff�remment des autres.
Si je te laisse enfreindre mes lois,
les principes sur lesquels reposent nos vies,
�a m'affaiblit et �a t'affaiblit.
Un jour, tu seras peut-�tre le patron,
celui qui fait les lois, et tu devras les faire respecter.
Tu comprends ?
Mon 2e pr�nom est Angelo.
Je peux pas le laisser tomber.
Alors fais en sorte que je n'en sache rien.
Moi aussi, je l'aime.
Va te coucher.
Qu'est-ce que �a peut faire, qu'il voie Angelo ?
John fait pas partie de votre monde.
Victoria, je t'en prie...
Commence pas.
Accus�, levez-vous.
Le jury a-t-il un verdict ?
"Nous, les jur�s,
"d�clarons l'accus�, John Joseph Gotti, non coupable."
J'avais gagn� ce proc�s sans probl�me.
Apr�s avoir graiss� certaines pattes.
Apr�s cette 3e victoire, la presse me surnomma
"Le parrain en T�flon".
�a m'est rest�.
Dirigez-vous
- la famille Gambino ? - Je dirige la mienne.
Savez-vous ce que fait votre mari ?
Il s'occupe des autres.
Tu sais pourquoi tu es ici ?
Tu connais tout le monde ?
C'est une soci�t� de fr�res.
La Cosa Nostra.
Tu es sur le point
de devenir un membre de cette famille.
Honore ce serment. Si tu r�v�les
le moindre secret de cette famille, ton �me
br�lera comme ce saint.
Ne touche pas � un affranchi. Fr�quente la femme d'un affranchi
et tu seras tu�.
On ne s'en prend pas aux civils.
Reste loin de la drogue. Et enfin,
on n'aime pas les balances.
On tue les balances.
Les flics t'interrogent ? Dis-leur d'aller se faire foutre.
C'est ta renaissance.
C'est ton bapt�me.
Et on est ta famille.
Viens l�.
Je te pr�sente ton nouveau soldat.
Voici ton patron. Ton chef.
J'ai jamais �t� aussi fier.
Je suis tellement fier de toi.
Regarde-nous !
Regarde-nous !
Bonjour.
Allez, allez.
Elisa...
�coute, Johnny.
Comme je l'ai dit, �a va devenir de plus en plus dur.
Tu as quelques bons soldats autour de toi, non ?
- Oui, je crois. - Tr�s bien.
Pas la peine de m'en ramener 20. Tu sais ce qu'il me faut ?
Des types qui savent faire autre chose que tuer,
dont les c�urs battent au m�me rythme.
Sinon, �a marchera pas.
Et la loi nous punit durement. Tu le sais.
Si le pire devait arriver, on te fera sortir du pays.
Je suis pas du genre � fuir.
Ni � me planquer.
J'ai besoin d'un an dans la rue sans interruption
pour construire quelque chose d'in�branlable,
et qui, dans un si�cle, sera et continuera � �tre une bonne chose.
Un sacr� h�ritage.
Un h�ritage. Que ce soit dans une heure, ce soir
ou dans un si�cle, �a restera la Cosa Nostra.
Je te parle pas de gangs ou de clans.
Je te parle de New York, de la Floride et de la c�te Ouest.
On fera les choses � ma mani�re.
Environ un an apr�s sa mise au placard,
Angelo Ruggierio mourut d'un cancer.
Angelo... Je sais que je t'ai bless�.
Mais t'as d�conn�
et j'ai �t� oblig� d'agir dans l'int�r�t de la famille.
Pour �tre honn�te,
je crois qu'il est mort de chagrin.
Au fait, j'allais oublier...
Sammy pense que tu devrais diriger ta propre �quipe.
T'as fait tes preuves. Tu fais honneur � ton p�re.
Je ne t'ai jamais pistonn�, mais cette fois, je vais t'aider.
Je vais constituer ton �quipe.
Tu auras Bobby. Je lui confierais ma vie.
Donc, je peux lui confier la tienne.
- Il en dit quoi ? - Demande-lui.
Ob�ir aux ordres d'un petit merdeux comme toi ?
Sainte Vierge... Jamais de la vie.
C'est toi, le boss, maintenant.
Je ferais n'importe quoi pour toi.
C'est ton mariage, aujourd'hui.
O� est Victoria ?
Salut. Content de te voir.
F�licitations.
F�licitations.
Magnifique soir�e, John.
Vic ?
Salut. Comment �a va ?
- Content de te voir. - Moi aussi.
Neil disait toujours : "On m�ne une vie exceptionnelle.
"Si on arrive � s'en sortir."
L'homme que certains consid�rent comme le chef du crime organis�,
John Gotti, a �t� inculp� pour la 4e fois en 5 ans.
Il est accus� du meurtre
du chef de la Mafia Paul Castellano. Le procureur esp�re que cette fois,
la v�rit� sortira de la bouche de Gotti.
Tu sais tr�s bien qui je suis. Je suis le nouveau patron.
Je fais ce que je veux, sans d�passer les limites.
Alors, �coute-moi. S'il m'arrive quelque chose,
et que je finis en taule, Sammy prendra ma place.
- C'est clair ? - Limpide.
Voil� ce que je veux.
Je serais milliardaire, si j'avais voulu �tre pauvre.
Tout ce que je veux, c'est ce sandwich.
D�s que je me retourne, il y a une nouvelle soci�t�.
Le nouveau patron va essayer de nous baiser.
On va devoir le tuer.
Je t'ai fait confiance, Sam.
J'ai donn� mon feu vert.
Ton pote de confiance sera pas l�
pour le petit-d�j. Ils l'ont emmen� hier soir.
Votre nom.
Salvatore Gravano.
On vous appelle Salvatore ?
Sammy.
Parlez bien dans le micro.
D'accord.
Je n'ai pas suivi mon conseil.
"Toujours se m�fier de ceux
"qui n'ont pas connu la prison."
C'est l� qu'on devient un homme.
Sammy se transforma en balance.
En accord avec le gouvernement, il admit sa participation
� 19 meurtres et t�moigna contre moi.
John Joseph Gotti, vous �tes reconnu coupable
de rackets, meurtres, et association de malfaiteurs.
Vous �tes condamn� � pas moins de 5 condamnations � perp�tuit�.
Vous devrez payer 50 dollars de frais judiciaires.
Avez-vous quelque chose � dire ?
Oui, M. le Pr�sident.
Les 5 condamnations � perp�tuit�, d'accord,
mais les 50 dollars... Vous �tes un sacr� dur.
Aujourd'hui est un jour � marquer d'une pierre blanche.
Le T�flon s'est d�coll�
et a �t� remplac� par du Velcro auquel tous les crimes s'accrochent.
Brooklyn s'enflamme
� l'annonce de la sentence de Gotti.
La col�re monte.
C'est injustifi�. Il fera appel et gagnera.
La foule a charg� les forces de l'ordre...
Ils l'ont pas jou� � la r�guli�re. Leur t�moin �tait bidon.
... puis a tent� d'entrer dans le tribunal.
C'est quelqu'un de bien. Il fait beaucoup pour nous.
Il a rien fait.
Ses supporters ont cass�
et retourn� des voitures. Mais il est peu probable
que le verdict soit cass�.
La police craint qu'une violente guerre pour le pouvoir
se d�clenche dans la famille de Gotti.
Et paradoxalement, le seul � pouvoir pr�server la paix
est Gotti lui-m�me.
Eddie Lino, un soldat loyal,
fut le premier � tomber.
Bobby Boriello, mon meilleur ami et bras droit de mon fils
fut le suivant.
C'est �a, notre vie. Ils le savaient.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a un contrat sur moi et toute l'�quipe de Sammy.
- Les commanditaires ? - Jimmy Brown et Joey Fanatti.
Jimmy Brown et Joey Fanatti...
Ils sont apr�s toi aussi.
"Tel p�re, tel fils".
- Pourquoi t'es �nerv�e ? - Je l'ai appris par la presse !
C'est en premi�re page !
- De quel journal ? - Notre fils est une cible !
- Le Daily News ? Le Post ? - Oui ! Les deux !
J'ai d�j� enterr� un fils.
Je mourrais, si je devais en enterrer un deuxi�me.
Tu m'as jur� dans notre lit,
que tu ne l'entra�nerais pas l�-dedans.
Dans quoi ? De quoi tu parles ?
Vas-y, dis-moi !
Je l'ai mis au monde et tu as sign� son arr�t de mort.
C'est bon, ferme-la ! Tu sais pas de quoi...
Tu vas o� ? Reviens ici !
Et merde !
Je vais pas tourner autour du pot. J'ai une question pour toi.
Et selon ta r�ponse, un de nous devra se retirer.
C'est le chef qui l'a ordonn� ? Non. Alors joue pas au con avec moi.
Les ordres pour l'�quipe de Sammy
viendraient de mon p�re ?
Alors laisse tomber, mec.
Tu d�fends ces types ?
Non. Je d�fends mon p�re. Et je suivrai ses ordres. Point.
On se tire.
Cinq familles du crime organis� sont en pleine r�organisation.
Les jeunes remplacent les anciens qui sont en prison
ou qui ont �t� tu�s.
Tous les chefs ont �t� soit enferm�s soit mis en examen,
et ceci � New York et � travers tout le pays.
J'y crois pas...
C'est quoi, �a ?
� ton avis, qu'est-ce que �a peut �tre ?
C'est pas vrai...
Les enfants, venez l�.
Je vais m'absenter quelque temps, mais �a va aller.
Viens l�.
Ne vous inqui�tez pas. Papa revient bient�t.
Nous rendons public aujourd'hui
4 inculpations f�d�rales concernant au total 40 accus�s
et un large �ventail de crimes et d'escroqueries
comme des extorsions, des meurtres,
des fraudes, des paris ill�gaux,
du blanchiment d'argent...
Parmi les accus�s, John A. Gotti, aussi appel� "Junior",
qui est soup�onn� d'�tre
� la t�te de la famille Gambino
depuis que son p�re John J. Gotti a �t� inculp�
pour plusieurs crimes f�d�raux en 1992.
C'est des conneries.
Ils n'ont aucun moyen
- de te relier � ces crimes. - Ils en ont pas besoin.
Ils ont juste � prouver que je fais partie de l'organisation.
- On peut les battre. - Et ?
Ils trouveront d'autres charges, comme pour mon p�re.
J'en ai marre.
J'ai pris du recul. Je suis pr�t � aller de l'avant.
J'ai bien compris ?
Tr�s bien.
Si c'est ce que tu veux, si tu veux abandonner cette vie,
tr�s bien.
Mais sache que cette d�cision va entra�ner des cons�quences.
Et beaucoup seront f�ch�s
par cette d�cision.
C'est pour �a que tu dois m'arranger une rencontre avec mon p�re.
Je dois lui dire en personne. Il va mourir.
C'�tait mon h�ros.
Mais c'est fini. Je veux un arrangement.
Mon cancer est ni dans mon cerveau ni dans mon c�ur.
Je donnerais tout pour pouvoir retourner dans ce tribunal
et leur montrer ce que c'est, un homme, un vrai.
Montre-leur, toi.
Montre-leur comment �a marche.
Bon... On a plus que 5 minutes.
Je sais pas quand ou si je te reverrai.
Et je sais pas si je t'ai convaincu. Ce que je sais,
c'est que tu dois r�fl�chir.
Je sais.
Tu me manques, John.
Toi aussi. Tu sais pas comment.
Tu sais,
cette rencontre, aujourd'hui,
valait bien 55 ans de hauts et de bas.
Maintenant, tu sais ce que je ressens.
Je t'aime tellement...
Je sais.
Bon...
Fais ce que tu as � faire.
Et t'inqui�te pas pour moi.
Rien n'a de sens.
Ce qui doit arriver arrivera.
Reste fort et garde la t�te haute.
Ne pleure pas.
Ne leur laisse pas ce plaisir.
Viens l�.
"Accord entre les parties"
Ciseaux.
Voil�, monsieur.
Qu'est-ce que tu regardes ? Tu seras encore l� pour mes 82 ans.
Je sais...
- Tu es tr�s jolie. - Merci.
T'as d�j� rencontr� ma femme ?
Elle est sublime.
Pourquoi vous battre comme �a ?
Si vous gu�rissez, ils vous renverront � l'isolement.
Chaque jour o� je reste en vie
est un doigt d'honneur au gouvernement.
Tu comprends ?
Mon fils Peter �tait � mes c�t�s jusqu'� la fin.
Je ne voulais pas de Vicky ou des filles.
J'avais fait promettre � Vicky de ne pas venir.
Il souffre �norm�ment.
La morphine ne fait plus effet.
On peut lui donner de l'Ativan.
�a le mettra dans le coma.
Il restera en vie, mais ne souffrira plus.
R�fl�chissez-y, Peter.
� vous de voir.
- Peter... - Qu'est-ce qu'on va faire, papa ?
Vous allez garder la t�te haute...
et rester forts.
D'accord ?
Promets-le-moi.
C'est promis.
Tr�s bien.
John A ! Viens voir !
Une des plus grandes figures de la Mafia de ces derni�res ann�es,
John Gotti, est mort aujourd'hui dans une prison du Missouri,
victime d'un cancer de la gorge.
Gotti �tait surnomm� "Le parrain en T�flon"
ou "le parrain distingu�, surnom d� � son go�t
pour les costumes � vestes crois�es.
Gotti a �t� acquitt� � plusieurs reprises
avant d'�tre condamn� � 5 fois la perp�tuit�
en 1992.
John Gotti s'est �teint aujourd'hui
� l'�ge de 61 ans.
Tout le monde le connaissait, ici. Il �tait bon.
Il a fait de la taule, mais personne n'est parfait.
Il n'a jamais tu� de civils,
des gens normaux, des gens du peuple.
Il tuait les siens.
"John Gotti pour toujours"
Quand il est all� en prison, le taux de criminalit�
a augment�.
C'�tait beaucoup plus s�r quand il �tait l�.
John Gotti s'est battu pour sa famille.
Gr�ce � lui, on se sentait en s�curit�.
"John Gotti vivra �ternellement"
Ne sois pas si na�f. Une fois enferm�,
tu ne ressortiras jamais.
La prochaine fois, ils t'auront.
C'est n'importe quoi !
- Cent ans de plus ? - Calme-toi, John.
Non ! Mon p�re m'avait pr�venu !
Ils veulent bousiller l'h�ritage de John Gotti ?
Alors qu'ils combattent John Gotti !
Nous aimerions croire
qu'un proc�s est une recherche de la v�rit�.
Mais cette recherche implique la volont� de voir cette v�rit�.
Hier, le procureur vous a expliqu� ce qu'est, pour lui,
le courage de ses t�moins.
Laissez-moi vous dire qu'arriver derri�re quelqu'un
et lui tirer une balle dans la t�te n'a rien de courageux.
C'est perfide, c'est de la tra�trise,
et �a d�montre leur volont� impitoyable
de faire passer leurs int�r�ts
avant ceux des autres,
peu importe les cons�quences.
Comparez cela au courage qu'il faut � John,
qui a lui-m�me admis avoir connu cette vie,
mais qui a pay� pour ses crimes pendant de longues ann�es.
John a eu le courage d'abandonner cette vie.
Le courage de dire � son p�re mourant,
pour qui cette vie �tait tout,
que le plus important �tait sa famille � lui,
et pas celle du crime.
John a abandonn� cette vie selon ses conditions.
Sa coop�ration en �change d'une remise de peine ?
Non merci.
Il a dit : "Je purgerai ma peine pour les crimes que j'ai commis."
Depuis 11 ans,
le gouvernement a d�pens� des millions de dollars
dans cinq proc�dures judiciaires.
John a �t� envoy� � l'autre bout du pays dans d'horribles conditions
et a subi ce qu'on appelle "la th�rapie diesel'"
Mais au final, il a �t� incapable de trouver ne serait-ce
que la moindre petite preuve d'un quelconque lien
entre John et l'organisation.
Encore une fois, le gouvernement refuse de voir la v�rit� en face.
Quand le gouvernement se perd,
motiv� par son amour-propre et son obsession,
alors il incombe aux citoyens de le remettre sur le droit chemin.
Dans ce syst�me, dans ce tribunal,
vous, les jur�s, repr�sentez la conscience du gouvernement.
Il est temps de faire ce qui est juste.
Renvoyez-le chez lui.
Renvoyez-le aupr�s de sa famille.
Permettez-lui de vivre la vie qu'il a choisie.
Il le m�rite.
Le gouvernement a tout fait pour le briser,
mais mon fils lui en a fait baver.
5 proc�s en 37 mois,
et le gouvernement est reparti sans rien.
Pour mener � bien ses proc�s,
le gouvernement a fait appel � 15 assistants du procureur,
et plus de 100 t�moins, pour la plupart coupables
de meurtres, d'agressions et de vols.
Apr�s leurs t�moignages,
ces violents criminels
ont regagn� la rue
avec le soutien du gouvernement.
�coutez-moi. Et �coutez-moi bien.
Vous ne reverrez jamais un type comme moi,
m�me si vous vivez 5 si�cles.
Adaptation : Pascale Joncour
Sous-titrage : BTI STUDIOS PARIS
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