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-Un tatouage, c'est pas un gribouillage.
C'est sacré.
Ca reste sur la peau pour toujours.
-Tu me fais mal.
-Vous étiez où, ce matin ?
-Parti courir.
-Votre femme était chez vous ? -Oui.
A mon retour, j'ai vu le sang.
-Vous l'avez
déjà frappée ?
-Ca me soûle.
-Votre argent ne la ramènera pas. -Il est à l'origine de tout.
Ca se conclura avec.
-Maman est morte ?
-Je ne sais pas où elle est.
-On interroge toutes ses maîtresses.
Vous lui avez déjà servi de couverture ?
-Non.
C'est qui ? -Arrête de hurler.
-Je croyais que tout allait changer après ça.
-Après quoi ?
-Après la disparition de ta femme.
-"Femme disparue.
200 000 euros à qui la retrouve."
"Une voiture renverse une petite fille"
Putain de merde.
...
-Je peux vous aider ?
-Vous me reconnaissez pas ?
-Que faites-vous ici ?
-Je suis venu retrouver votre fille.
-Vous la détestez.
Je n'ai pas de temps à perdre avec vous.
Dites-moi ce que vous voulez.
-Si je la retrouve, je veux la prime.
-Foutez-moi le camp, sinon j'appelle la police.
Vous avez entendu ?
Foutez-moi le camp.
-Je retrouverai ta fille.
Et tu me donneras le fric.
-Dans la rue derrière.
Presque à l'angle. -Merci.
-Je t'en prie.
-Tout est clair ? -Nickel.
-Ca t'ennuie pas
de récupérer Laura ? -Pas du tout.
-J'apprécie.
-Graziano ?
J'ai oublié de te dire quelque chose sur Asia.
Le matin de la disparition d'Alessandra,
je suis allé au salon.
Elle avait du sang sur les mains.
Elle a dit s'être coupée,
mais j'ai un doute.
Tu crois que...
-J'en sais rien. Je préfère pas y penser.
Prends ça. -C'est trop.
-Ca pourra toujours te servir.
Mais tu dépenses pas tout.
-Merci.
...
-J'ai merdé avec Torri.
J'aurais dû insister,
quitte à l'enfermer, au lieu de respecter les règles.
-Je peux en placer une ? -Il a eu le temps
de déplacer le corps.
-Ecoute.
J'ai parlé au préfet. Ils ont diffusé l'alerte
dans tout le Piémont
et mis en place des barrages à la frontière française.
Tu n'as rien à te reprocher.
S'il prend la fuite,
ce sera la preuve que tu avais raison.
-Tu restes jusqu'à ce soir ?
-Oui. Si tu n'es pas là, il faut quelqu'un pour le coincer.
-Comment ça ?
-Rentre chez toi.
Si tu te dépêches, tu arriveras à temps.
Hum ?
Allez, viens.
Rires d'enfants
...
Hurlement
Cris de terreur
...
-Merci pour tout ce que tu as fait.
-Arrête, j'ai rien fait.
-Pour Valeria et Giacomo,
merci.
-C'est rien.
Content de te revoir.
Cris joyeux des enfants
...
-Lucia.
-Qu'y a-t-il ? -On fait une chasse aux trésors ?
Tu as le droit
d'y jouer. -Je suis nulle.
-Ca fait rien, je t'aiderai.
Tonton, demande-lui. -C'est pas la peine.
-Tu sais qu'elle habite avec nous ?
-C'est super, ça, hein ?
-Azzurra ?
Nom de Dieu.
Azzurra !
-Bonsoir.
-Ma fille... elle a 17 ans, mais elle fait plus jeune.
Elle est blonde, de cette taille-là. -Azzurra.
Suivez-moi.
-Azzurra, viens ici tout de suite.
Dis pardon aux messieurs.
-Pourquoi ? Pour une fois que quelqu'un
apprécie ma cuisine.
-J'ai mangé des pâtes à la truffe. -J'étais inquiet.
Je t'avais dit de rester
dans la chambre. On y va.
Excusez-nous. -Comment se fait-il
que vous l'ayez laissée seule ?
Enfermée à clé ?
Je ne suis pas son père.
C'est vous.
Mais votre fille
est exceptionnelle.
Elle mérite mieux.
-Excusez-moi.
Viens, on y va.
-Regarde.
Rire
Voilà.
-DEUX, UN... -Bonsoir, ma puce.
Joyeux anniversaire.
-Bonjour, tata.
-Désolée, j'arrive tard.
-Il reste du gâteau.
-Viens, assieds-toi.
-Je m'occupe de ton cadeau demain.
Ca ira ?
-Tu vas pas faire
des caprices après tous les cadeaux que tu as eus ?
-Vous vous êtes bien amusés ?
-Amusés ?
Tu penses, avec 20 gamins déchaînés.
Je suis épuisé.
-Tu arrives bien tard.
-Alors, on les souffle, ces bougies ?
-Vas-y. -Encore.
-Plus fort. -Il en reste.
Encore, plus fort.
-Ah ! -Ah !
-Roberta, je voulais pas
que tu m'appelles
parce qu'Alessandra aurait pu se douter de quelque chose.
-D'accord, je te crois.
-J'aimerais tant
savoir si elle est vivante.
-Pourquoi, elle pourrait l'être ?
-Non.
-Et ta fille ?
Je suis pas prête à jouer le rôle
de mère.
-Et pour être ma femme, tu es prête ?
...
-Il va falloir être prudents,
ou on croira que tu l'as tuée pour moi.
-Je sais. -Je suis sérieuse.
On ne doit ni se revoir, ni se parler.
Ne m'appelle plus, même pas d'une cabine.
-Ca va être difficile.
-Oui, mais ça en vaut la peine.
-Elle s'est enfin endormie.
Merci.
Soupir
Elle n'a pas arrêté de parler de toi.
Elle t'adore.
"Son gâteau est trop bon..."
J'ai failli être
jalouse.
-C'est ta 1re fête avec Costanza et tu passes pour une sainte.
Comment tu te sens ?
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-Bien.
-Quand j'interroge quelqu'un,
si je le soupçonne de mentir,
je lui pose la même question 20 fois,
jusqu'à ce qu'il pète les plombs.
Ca marche presque toujours.
Soit il pète les plombs,
soit il avoue. Comment tu te sens ?
-Arrête.
-Comment tu te sens ?
-Bien.
-Comment tu te sens ?
-Je suis contente d'être ici auprès de vous tous.
-Tu m'étonnes.
Comment tu te sens ?
-Calme-toi.
-Elle nous ment.
Je te le demande une dernière fois.
Comment tu te sens ?
Je vais répondre.
Tu ne le vis pas bien, d'être parmi nous.
T'es mal à l'aise et c'est normal.
Le contraire serait absurde.
Je l'ai compris à la minute où je t'ai aperçue.
Et entre parenthèses,
d'habitude, c'est ma place.
Je me suis dit :
"Qui est cette étrangère au milieu de ma famille ?
Je la connais pas.
Je la connais pas car elle fait pas partie de ma vie."
Quand j'avais 15 ans, David m'a quittée, je pleurais sans arrêt.
Mais t'étais pas là pour me dire
que ça passerait.
Quand j'ai eu mon diplôme
et quand je me suis
fait opérer,
c'est Giacomo qui m'a tenu la main.
Et moi, à chaque fois, comme une imbécile,
j'aurais voulu que tu sois à mes côtés.
C'était pas possible,
mais je gardais espoir.
Tu sais pourquoi ?
Tu nous disais que l'amour au sein de notre famille
serait éternel.
-On est tous réunis, elle avait raison.
-Tous réunis ?
Et mon père, il est où ?
Il est peut-être sorti acheter des cigarettes ?
L'amour n'est pas éternel.
Je vais te donner un conseil.
Si Costanza te demande ce que veut dire
éternel, dis-lui que c'est qu'un gros mot
et qu'elle le répète
à ses enfants pour qu'un jour,
le mot éternel disparaisse à tout jamais.
On frappe à la porte. -Oui ?
-Je peux ?
-Entre.
-Je voulais te parler.
-Si tu ne me demandes pas comment je me sens.
Alors ?
-Oublie ce qu'a dit Valeria.
On peut repartir de zéro.
J'arrive pas à trouver
les mots justes.
-Tu as entendu ce qu'elle a dit ?
Elle ne me pardonnera jamais.
-Moi, j'ai envie d'essayer.
Et toi ?
-Pourquoi tu es si gentil avec moi ?
-Parce que j'étais très méchant
quand j'étais petit.
Tu te souviens la fois où tu nous avais grondés
car on avait disparu dans le bois.
Une dispute avait éclaté entre papa et toi.
Je m'étais mis dans la tête
que la situation avait commencé à s'envenimer à cause de nous.
Tu t'es jamais demandé où on s'était réfugiés ?
On était dans notre cachette secrète.
-J'ai dit non, Laura.
-S'il te plaît, Marco.
-Tu es trop petite
et ton papa sera très fâché contre moi.
Déjà que tu rates l'école. -On dira un mensonge.
-Tu mens à papa ?
Attention, ça fait mal.
Elle gémit doucement.
Bourdonnement
...
Ca te plaît ?
Maintenant, on va le remplir.
-Je t'aime.
-Moi aussi, petite étoile.
-Tu m'as appelée petite étoile, comme papa.
...
-Oh !
Tu vas me faire tomber dans la flotte.
Elle rit.
Qu'est-ce que tu fais ?
Recule-toi, recule-toi, c'est dangereux.
Donne-moi ça, donne.
Allez.
On y va.
Oh !
Viens, on y va.
Donne-moi la main.
-Je t'ai appelée en urgence,
car le portable d'Alessandra
a émis un signal. -Localisé ?
-Mattei est dessus.
-D'où vient le signal ? -Quelque part
dans le centre-ville.
Pas très loin d'ici.
-Pourquoi t'es pas venue hier ? -C'est un interrogatoire ?
-Je dois savoir.
-A quel titre ?
-En ce moment,
c'est moi le responsable. -Oui, j'ai vu.
Tu fais un tatouage à une gamine de 7 ans.
Hé...
Tu t'ennuies ?
Si on sortait ?
-Tu vas nulle part.
Laura reste ici.
-C'est ouvert ?
-Ouais, entre.
C'est bien toi le responsable ?
-Graziano n'est pas là ?
-Non.
Je peux m'occuper de toi. -On va se promener ?
-J'aimerais en faire un en dessous de celui-là.
-T'as une idée ? -Je pensais à un tribal.
-Ca marche.
-Il borne dans la zone.
Il faut s'activer. Je vais appeler.
Sonnerie
...
Allez, réponds.
...
-Viens, dépêche-toi.
Assieds-toi.
...
-Il est à toi, ce portable ?
-Papa l'a trouvé au bord du fleuve.
-Il est où, ton père ?
-Pourquoi avez-vous le portable d'Alessandra Torri ?
-J'ai rien à voir là-dedans.
-Attendez.
-Espèce de malade, qu'est-ce qui t'a pris ?
Dis-moi où elle est ! -S'il vous plaît.
-C'est un malade, il nous en veut !
-Occupez-vous d'elle. -Viens avec moi.
Ils sortent.
-Monsieur Dal Masso,
êtes-vous lié à la disparition d'Alessandra Torri ?
-Non.
-M. Cravero n'a pas l'air de cet avis.
-A cause d'une vieille histoire. -Laquelle ?
-Demandez-le-lui. -C'est à vous de me raconter.
-Ma fille n'a pas toujours été comme ça.
Quand elle avait 6 ans, c'était une petite fille normale.
Blonde, on aurait dit un ange.
Et après, on a vécu ce drame.
Le soir de son anniversaire,
on est allés dîner dehors pour le fêter.
Et quand on est sortis du restaurant,
on a pris le passage piétons pour traverser.
C'est un détail
important : on a pris le passage piétons.
La voiture roulait à toute vitesse.
Elle ne nous avait pas remarqués.
Ma fille était à deux pas, juste devant moi.
La voiture l'a fauchée.
Un choc terrible.
C'est un miracle si elle est vivante.
C'est pour ça
qu'elle est comme ça.
Mme Cravero n'a pas fait un seul jour
de prison.
On était sur le passage, c'était entièrement sa faute.
Mais vous savez comment ça marche.
Son père, il avait plein d'amis.
Et moi, presque aucun.
L'avocat nous a accusés de vouloir profiter de son argent.
On réclamait des dommages et intérêts.
C'est pas un dommage, que ma fille a subi ?
J'ai la peau dure, vous savez.
Ma femme n'a pas réussi à surmonter son chagrin.
-Etes-vous lié à la disparition d'Alessandra Torri ?
-Non. -Pourquoi êtes-vous ici ?
Vous n'habitez pas à La Morra. -Pour l'annonce dans le journal.
Pour la récompense à celui qui la retrouverait.
Je n'ai retrouvé que son portable.
Je pensais que ça pourrait m'aider. C'est pourquoi je l'ai gardé.
Finalement, ce qui vient de se passer,
c'est la preuve qu'il existe une espèce de justice divine.
...
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Où est Asia ?
Pleurs
Marco est avec toi. T'as rien à craindre.
Petite étoile,
raconte.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Tu te souviens de la policière qui est venue
au salon l'autre jour ?
Tu dois tout lui dire, OK ?
-Laura,
tu peux venir.
-Je bouge pas, petite étoile.
Je t'attends là.
-Asia a dit que maman était morte
et que je devais l'appeler
maman.
-Elle t'a expliqué pourquoi ? -Parce qu'elle va venir
habiter à la maison et se marier avec papa.
-Elle t'a dit autre chose ?
Tu veux me le dire ?
-Je devais avoir un petit frère.
Comme maman est morte, j'en aurai pas.
-Elle t'a vraiment dit ça ?
Merci, Laura.
Tu m'as dit des choses très importantes.
On a terminé. Je te raccompagne ?
-Envoie quelqu'un chercher l'assistante de Torri.
-Ca marche.
-Merci. -Attendez-moi ici.
...
-Y avait une fille dans le salon.
La police l'a embarquée il y a 5 minutes.
-Elle était toute seule ?
-Oui. -Pour le tatouage,
il faudra repasser.
Je suis désolé. -Attends.
Je sais que tu l'as tuée.
Mais je ne dirai rien.
Dis-moi juste où est le cadavre.
-Tu sors d'où ?
Dégage.
-On se partagera le fric.
-Tu délires.
-Où est le cadavre ?
-Je vais te défoncer la gueule !
-Papa !
Arrêtez, laissez-le.
Elle suffoque.
...
...
-Qu'est-ce que tu fais ici ?
Qu'est-ce qu'il y a ?
-(Asia m'a dit que maman attendait un bébé.)
-Elle est où ?
-Qui ? -Asia.
-Avec eux. Ils l'interrogent.
-Tu lui as dit quoi ?
-Arrêtez.
-Hein ?
Tu lui as dit quoi ? -Lâchez-la.
Laissez-la.
Elle tousse.
-Asia...
-Vous vouliez la tuer ?
L'étrangler, comme Alessandra ? -Laura ne savait pas pour le bébé.
-Vous avez disparu toute une journée.
Vous étiez où ?
-A Turin.
-Pourquoi ?
-Je cherchais Alessandra.
-Pourquoi à Turin ?
-Elle a des amis là-bas.
J'espérais qu'elle était allée chez eux.
C'était ma dernière chance.
Je suis parti sur un coup de tête, je devenais fou ici.
Me laissez pas dans ce cauchemar, je vous en supplie.
-Aïe.
Elle rit doucement.
Je rigole.
Sanglots étouffés
...
-Tu pleures, papa ?
-Tu crois que ton père pleure ? -Hmm.
-Mais non.
...
Elle soupire.
Pleurs douloureux
...
...
*-Vous avez un nouveau message vocal.
*-Bonjour, Valeria. Je sais que tu travailles,
je ne veux pas te déranger.
Je n'arrête pas de penser à ce que tu m'as dit.
Ma chérie, je n'ai pas trahi ma promesse.
Ne m'en demande pas plus.
Ne cherche pas à en savoir davantage.
Un jour, tu réaliseras l'amour qu'il peut y avoir
dans le coeur d'une mère.
-Asia va bien. Mais elle a eu très peur.
Tu vas où ? -Réécouter l'appel
au centre de secours. -Pourquoi ?
-C'est la dernière chose qu'elle a faite
de son vivant. -Et Torri ?
-Laisse-le partir.
*-Centre de secours, j'écoute. Allô ?
Il y a quelqu'un ?
*-Oui, attendez un instant.
*Pas
*Déclic
*-Allô ? Vous êtes là ?
Retour en arrière
*-Oui, attendez un instant.
*Pas, puis déclic
Retour
*-Oui, attendez un instant.
*Pas, puis déclic de porte
*-Vous m'entendez, tout va bien ?
...
Déclic
...
-Merci.
-On se voit demain, Laura ?
Sonnerie de téléphone portable
...
-Allô ?
Bonjour.
Oui, ça lui arrive de passer me chercher
et de prendre le petit-dèj'.
Non, pas Asia.
Elle n'a pas de voiture.
Pourquoi vous me demandez ça ?
-Bonsoir, Marco.
J'ai quelques questions à vous poser.
Je peux entrer ?
-Il y a un problème ?
-Simple interrogatoire de routine.
-Entrez.
Je vais me sécher les cheveux, je reviens.
-Ca marche.
Soufflerie de sèche-cheveux
...
...
Hurlement
Ah !
...
Tu vas être accusé d'homicide et de recel de cadavre.
Tu sais ce qui t'attend.
Ce que tu ignores,
c'est que Torri risque de tomber pour complicité.
Tu te demandes pourquoi ?
Dans son garage,
on a découvert une fosse identique
à celle que tu as creusée.
Difficile de croire que l'idée ne venait pas de Torri.
Il avait choisi sa maison, puis profitant de ta générosité,
il a préféré ta cave. -Graziano n'y est pour rien.
-Dans ce cas, raconte-moi ce qui s'est passé.
-Il pleuvait des cordes ce jour-là.
J'ai pensé que ça arrangerait Graziano que je passe le chercher.
Il était pas là.
Elle est venue vers moi, les vêtements couverts de sang.
Elle était dans tous ses états, je l'avais jamais vue comme ça.
Elle hurlait : "Aide-moi, je t'en supplie."
Elle m'a demandé de la conduire à l'hôpital.
Elle avait peur d'avoir perdu le petit.
J'ai roulé comme un fou en direction de l'hôpital.
Je voulais la sauver.
-Ensuite ?
-Elle a commencé à délirer.
Je croyais que c'était à cause du bébé,
mais ça n'avait rien à voir. Elle disait
que Graziano voulait la tuer,
elle menaçait d'appeler la police.
Après l'hôpital, elle voulait qu'on aille
au commissariat.
-D'après toi,
elle serait allée au bout ? -Evidemment.
Elle disait que Graziano voulait l'empoisonner.
Que le chat était mort en lapant
le café au lait du petit-déjeuner.
-Et puis elle a vu la fosse. -C'est ça.
Elle était persuadée qu'il voulait mettre son corps dedans.
J'ai compris que si les flics
venaient sur place, ils la croiraient.
La vie de Graziano était entre mes mains.
J'ai garé la voiture et je l'ai étranglée.
Je suis rentré chez moi, je l'ai déposée sur mon lit,
j'ai jeté le portable dans le fleuve et suis allé bosser.
Je ne suis revenu que le lendemain soir
car je gardais Laura cette nuit-là.
Quand j'ai vu le cadavre,
je me suis dit que j'allais faire un trou.
Je suis descendu à la cave, j'ai creusé
dans le sol et découpé le corps en morceaux,
que j'ai mélangés à la chaux.
C'était le meilleur moyen d'effacer les traces.
Je voudrais parler à Graziano.
...
-Tout était prêt,
c'est ça ?
-Tout était prêt pour quoi ?
-Vous avez changé d'avis quand Alessandra vous a annoncé
qu'elle était enceinte.
-Allez-y, je vous écoute.
-Le café au lait
empoisonné, la fosse.
Juste avant de passer à l'acte, elle vous annonce la nouvelle :
vous attendez un garçon.
Et ça, ça change tout.
Vous renversez le café pour qu'elle ne le boive pas.
Et vous partez courir, pas parce que vous êtes heureux
mais parce que vous vous trouvez monstrueux.
C'est bien ça ?
Il n'y a pas de preuves, Torri.
Vous sortirez blanchi de cette affaire.
C'est moi qui veux savoir.
Alors je me trompe ?
-Au revoir, capitaine.
-Et Sissi ?
-Sissi s'est échappée, petite étoile.
Demain, on ira choisir un nouveau chat.
-Où est-ce qu'on va maintenant ?
Démarrage
Cloche qui sonne
...
-On rentre à la maison.
...
Légers coups
-Oui, entrez.
...
Entrez.
-Maman est partie.
...
Version Française : IMAGINE
Adaptation : Fanny BERAUD
Direction Artistique : Vincent VIOLETTE
Avec les voix de Valeria Ferro : Ingrid DONNADIEU
Marco : Jérémy PREVOST Graziano : Serge FALIU
Dal Masso : Philippe VINCENT Andrea : Florian WORMSER
Asia : Zina KHAKHOULIA
Unité Fiction ARTE France
Sous-titrage télétexte IMAGINE
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