All language subtitles for Gotti.2018.720p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-NTG

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Original subtitles

[musique douce]

Je vais vous dire une chose.

New York est la meilleure ville au monde. C'est ma ville.

Gamin, je vivais dans la rue.

J'ai débuté dans un putain de caniveau et j'ai fini au sommet.

Cette vie se termine de deux façons.

Tué ou en prison. J'ai vécu les deux.

[musique rythmée]

[radio] Message prioritaire.

Cambriolage sur William Street par un individu,

type caucasien, cheveux longs, blond, habillé en clown. Terminé.

[musique rythmée]

[musique douce]

[John] J'ai fait mes armes en faisant des boulots

pour Don Carlo Gambino.

[Neil Dellacroce] Je t'explique pas

ce qui est arrivé. Tu le sais

mais la commission est inquiète.

Les familles n'autoriseront pas que ces crimes restent impunis.

Carlo a payé les kidnappeurs,

il a répondu à leurs exigences.

Ils ont réagi comment ?

En laissant le gosse dans une poubelle.

Maintenant,

chaque famille constitue une équipe

pour diriger la recherche des kidnappeurs.

En ce qui me concerne, ça reste l'affaire de Gambino.

Il n'est pas question de se retirer. C'est de notre responsabilité.

Donc, John,

je veux que tu diriges l'équipe de Gambino.

Nous ne le faisons pas seulement pour Carlo

mais pour toute la famille.

Oui, je comprends.

Je veux

que tu te charges de ça pour moi.

C'est pour moi un honneur.

C'est comme si c'était fait.

[musique rock rythmée]

Bon sang ! Regarde-moi ces trous-du-cul.

[télévision] Il a tout de suite pris le centre du ring.

Remets-moi ça, tu veux ?

D'accord, un whisky sec.

George s'oblige à lui répondre en se relevant rapidement.

Oui, c'est bien gauche-droite de la part de George.

L'accélération. Il l'a touché. John est sonné.

L'uppercut gauche, le crochet du droit de la part de George.

C'est absolument magnifique

ce qu'a fait George. Il lui dit : "Viens, viens."

Il le nargue. Il est touché. Encore un crochet gauche

de la part de George.

James McBratney ?

Vous êtes en état d'arrestation.

Quelle accélération de George.

On s'attendait pas à ça dans cette 4e reprise.

Quelqu'un ferait mieux d'appeler les flics.

[musique rock]

On y va.

Espèce d'enfoiré ! Pose-moi ça tout de suite.

Pas un mot.

[John] Après ce contrat

ajouté à mon palmarès,

Carlo Gambino rouvrit les livres

pour la première fois depuis 1957.

Et c'est ainsi que je suis devenu un affranchi.

Tu as vu de quelle façon

ils m'amènent jusqu'ici ?

Comme si j'étais Hannibal, le putain de cannibale.

J'ai le tiercé gagnant.

J'ai la mâchoire, le cou et la gorge de pris

Ils ont pris un bout de mon sein et l'ont foutu sur mon visage.

Je peux faire des pompes

à un bras car ils m'ont enlevé les pectoraux.

Les putains de boucher !

Mon corps m'a trahi, John, mais pas mon esprit,

ni mon coeur. Ca n'arrivera jamais.

Je suis toujours là, John. Je peux encore enculer

ces mecs quand j'en ai envie.

Alors ?

Quoi de neuf ?

Ils ont proposé que je vienne te voir.

Je pensais avoir droit à un coup de fil

mais le juge a insisté pour que je vienne.

Tu crois tout de même pas qu'ils font ça par générosité ?

Donc, je te repose la question.

Quoi de neuf ?

[musique de tension]

Je pense accepter l'arrangement.

L'accepter ?

Qu'est-ce qu'ils attendent de toi en échange de cet arrangement ?

De 5 ans et demi à 7 ans.

5 ans et demi ou 7 ans ? Lequel ?

Ecoute.

Je veux pas que tu restes en prison un jour de plus

et je préfère avoir ce cancer plutôt que tu aies un rhume

mais je te le dis,

si je cambriolais une église

et que le clocher ressortait de mon cul, je nierais tout.

Je sais, papa.

OK, laisse-moi te dire

comme un père, pas comme un boss.

Comme un père.

Si tu dis que tu es innocent,

je te crois, moi.

Pourquoi est-ce que tu te lèverais face à ces enfoirés

et que tu leur dirais que tu es coupable ? Pourquoi ?

Si j'accepte cet arrangement,

ils arrêteront de me poursuivre avec d'autres accusations.

L'affaire sera classée.

Classée ?

Attends un peu.

J'ai bien entendu le mot "classée" ?

C'est quoi, ce genre de mot à la con ?

Ca, c'est un mot

pour des putains de fils de pute surdiplômés ou des demeurés.

Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire.

Mes garçons sont jeunes.

Si j'accepte l'arrangement,

je pourrais sortir avant leur adolescence.

Si je perds au tribunal, je vais prendre 20 ans.

Comme s'ils avaient jamais eu de père.

[Victoria] C'est une femme gentille.

Maintenant elle est gentille parce qu'elle est en train de mourir d'un cancer.

Tout le monde la détestait

et elle est devenue miss popularité.

C'est tout ce que j'ai à dire.

- Et Halloween ? - La semaine prochaine.

Qu'est-ce que j'en sais ?

Ici, c'est Halloween tous les jours.

Tu vas te déguiser en quoi ?

Le policier du quartier va me laisser porter sa casquette.

Je vais me déguiser en flic.

Ca va pas ?

Tu parles de moi ?

Que fais-tu à mon fils ?

C'est ton fils à toi seul ?

Je suis seule.

Je vais te dire un truc.

Aucun de mes gosses ne sera un flic pour Halloween.

- Ca n'arrivera pas. - Johnny, c'est juste un gosse.

Aujourd'hui, il veut être policier et demain, il sera astronaute.

Si jamais j'apprends

que tu laisses mes gosses ou toi

parler à n'importe quel flic, je te tue.

Relax. Il est simplement gentil avec ton garçon.

Ne me fais pas me répéter. Et toi, tu ne t'habilles pas comme un flic,

tu n'agis pas comme un flic, tu ne parles pas comme un flic.

Voilà, c'est bien.

Qu'est-ce qui va pas chez toi ?

C'est quoi, ton problème ?

Ne commence pas. Je suis pas d'humeur.

Tu me parles pas comme ça.

Tu te prends pour un dur à cuire. Tu sais ce que tu fais

à cette famille ? Tu dis que tu vas me tuer ? Je voudrais voir ça.

Ne fais pas la maligne. Qu'est-ce que tu veux ?

Tu veux être quoi ?

Pourquoi tu lui demandes pas ce qu'il veut faire ?

- Tu veux être quoi ? - Un joueur de baseball.

Non, tu veux pas être un joueur de baseball.

Pourquoi tu serais pas Casper le fantôme ?

Tu mets un drap sur toi.

C'est pour les enfants de 5 ans.

Tu étais une princesse l'année dernière ? Tu étais quoi ?

[gardien] C'est terminé, Gotti.

Je dois y aller.

- Je t'aime. - Je t'aime aussi.

[John] Après avoir été identifié par la serveuse, j'ai été envoyé au pénitencier

de Green Haven où j'ai purgé deux de mes quatre années de condamnation.

[musique rythmée]

Comme j'avais les gardiens dans la poche,

j'avais droit à des permissions médicales

pour aller chez mon dentiste.

Vous n'avez aucune carie, monsieur Gotti.

On se revoit plus tard.

Oui, merci.

Pendant ce temps-là, j'en profitais pour faire le ménage

dans les affaires de McBratney.

Tu te souviens de ce que je vous disais ?

Moi, Angelo et Frankie,

on disait qu'on allait quitter la ville,

prendre un boulot dans le bâtiment, on allait construire ce mur

et ça allait prendre trois ans.

Tu te souviens ?

Oui.

John,

je veux ce qu'il y a de mieux pour toi et ta famille.

Je sais, papa.

L'idée que tu puisses

passer un seul jour en prison, ça me rend malade.

Je sais pas si ce qui me rend malade,

c'est que tu ailles en prison ou ta soumission à ces tas de merde.

Soumission ?

Il y a pas de soumission, c'est un compromis.

Ils ont leur revanche et j'ai ma tranquillité d'esprit,

la certitude que je pourrai m'occuper de ma famille

quand elle en aura besoin. Voilà ce que c'est.

Comment tu peux être aussi naïf ? Une fois qu'ils t'auront enfermé,

ils te laisseront plus jamais sortir. Tu comprends ça ?

Ils disent que tu as gagné mais la prochaine fois,

tu perdras.

Il n'y aura pas de prochaine fois.

J'ai toujours su que ça finirait par arriver,

que ma famille et moi, on serait séparés à cause de la prison.

Je suis reconnaissant que ça soit pas pour la vie.

Cet arrangement, c'est mon assurance.

[John] J'avais de grands espoirs pour Johnny Boy.

Moi, j'étais né sans un putain de dollar en poche

et maintenant, j'avais un gamin

qui allait à l'Académie militaire de New York.

Johnny Boy,

allez, viens. Grouille-toi. On a pas la journée.

Qu'est-ce que vous avez ?

On dirait que votre frère va passer

à la chaise électrique. Souriez. Pourquoi vous iriez pas

vous acheter des glaces, des pizzas ?

J'aime pas les glaces.

- Tu prends des barres chocolatées. - J'aime pas les pizzas.

Pourquoi pas un film ? Celui que vous adorez.

Le film, là.

Arrête de ramer, tu es sur le sable, ou je sais plus. Allez voir ça.

Tu viens ? On a pas la journée.

Bon, allez, au revoir.

Venez ici.

Vous avez pas intérêt à faire des bêtises.

Et toi, tu surveilles ton frère.

Tu vas me manquer.

Ca suffit. Allez, on y va.

A bientôt.

Attends.

Il faut que j'y aille.

- Je dois y aller. - Je t'ai fait un sandwich

au thon pour la route.

N'exagère pas. Tu vas le revoir ce week-end.

[John] La plupart du temps, à la maison,

il y avait Angelo Ruggiero,

mon meilleur ami depuis qu'on était gamins.

- Bonjour, Angelo. - Bonjour, Vic.

Il est encore couché ?

Parle-lui, j'abandonne.

Bonjour, tonton Angelo.

Salut. Il vaudrait mieux pour toi

que ton père voit pas cette voiture de police.

Vas-y, putain, connard.

Non mais regarde-moi ça ! Allez, allez.

Quel fils de pute !

Tu as une idée de l'heure qu'il est ?

Non mais est-ce que tu as vu ça ?

Je parie 60 cents sur Buffalo, ils nous assassinent dix à rien.

Je mets 60 cents sur New England, ils nous assassinent.

Je fous 60 cents sur Chicago, ils perdent.

Je fous 30 cents sur Kansas City,

ils gagnent mais ils foutent tout en l'air. Fils de pute !

Tu ferais mieux de te pendre et oublier tes problèmes.

Tu n'imagines pas combien j'ai perdu cette semaine.

Je veux pas le savoir.

Une seule fois, je donnerais ma vie pour voir les Redskins gagner.

Moi, j'ai un Redskin appelé Willie Boy dans la voiture.

Je dois faire du ménage. Fils de pute !

Aïe !

Regarde, tonton Angelo.

Montre-moi ça.

Oh ! Non mais c'est pas vrai !

Tu as eu que des A.

J'ai jamais vu ça.

Frankie, tu as montré à ton oncle Angelo ton bulletin scolaire ?

J'y crois pas. C'est un génie.

Mon Frankie va devenir un grand scientifique.

Qu'est-ce que tu dis de ça ?

Je serai pas là pour le dîner.

Quoi ? On est dimanche.

Je te le répète. Je serai pas là pour le dîner.

- C'est la famille, le dimanche. - Je me rattraperai.

[télévision] Le Garment District a longtemps été

le centre de tous les trafics juteux

de la mafia

ainsi qu'un complément profitable à la main mise de la pègre

sur les syndicats routiers et ouvriers.

Les autorités estiment que cet homme,

John Gotti, un chef redouté

de la famille Gambino, est un mafieux

aux commandes des extorsions de fonds,

de la corruption et du vol à l'intérieur

de la richissime industrie de la mode new yorkaise.

Gotti est perçu comme une étoile montante

au sein de la mafia, la famille du crime organisé.

[John] Johnny Junior était solide. Il savait se prendre en charge.

Je lui avais dit de répondre

à quiconque lui demanderait ce que faisait son père dans la vie

que j'étais un gars de la rue

24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Il se prend pour qui, ce mec, putain ?

C'est un Grec. Il a pas la tête sur les épaules.

Il vient à peine de débarquer.

Qui lui a permis de faire des paris dans Howard Beach ?

Je lui ai passé un savon.

Qu'est-ce que tu lui as dit ?

Ce fils de pute parlait de moi au téléphone. Mon nom.

Il dit qu'il appartient à la mafia grecque.

Ce minable raconte que des conneries.

Mademoiselle Luzio, attendez.

Attendez. Louie ? Louie ? Allez, va l'aider.

- Tout de suite. - Et vire-moi ce truc de ta tronche. On dirait un beatnik.

Pourquoi tu récupères pas 50% de son business ?

Non, je veux que ce soit fermé immédiatement.

Ce gars n'est personne.

Même si c'était quelqu'un, j'en ai rien à foutre.

- Tu m'as bien compris ? - Oui.

Hé, hé, hé !

Monsieur Gotti.

Tu es encore dans le match, tu fais encore du sport ?

- Non, non. - Un problème ?

Le plus grand espoir des Blancs.

Chez Tully, c'est fini.

C'est une institution. Ca existe depuis quand ?

Je passe devant Tully depuis 40 ans.

- Que s'est-il passé ? - J'en sais rien.

Peut-être que le loyer a augmenté, qu'on les a dénoncés

pour manque d'hygiène.

Il faut pas t'en faire. Ils vont reprendre du service.

Ton paternel, son foie, ça va ?

- Ca va, il est toujours là. - Super, fiston.

Tu lui diras bonjour de ma part. D'accord ?

Oui, monsieur Gotti. Merci beaucoup. Merci.

C'est bien. On reprend là où on en était.

J'en ai rien à foutre de qui c'est, ce gars.

Il se sert de mon nom au téléphone. Tu vas dire à cet enculé

que si jamais il fait un seul deal dans Queens

ou qu'il murmure une seule fois mon nom, alors, moi, John Gotti,

je lui couperai sa putain de tête d'enfoiré.

[Victoria] Mets de la glace.

Ca va, maman.

D'accord. Je vais te préparer à manger.

[John] Enlève tes pieds du canapé.

Lève-toi.

Tu as été renvoyé ?

Qu'est-ce que tu fous ?

Des gars du coin ont tabassé des mecs de chez nous.

- On défend notre business. - Vous défendez votre business ?

- Oui, je crois. - Tu crois ?

Tu t'es battu ?

Oui, c'est ce que je te dis.

Je suis fier de toi.

Tu as défendu ton territoire et tu n'as pas reculé.

Il faut jamais reculer. Tu restes toujours debout.

Tu te bats jusqu'au bout mais jamais, tu recules. Jamais.

Papa, je sais pas si j'ai encore envie de faire West Point.

- Je peux arrêter un an. - Un an ?

Laisser tomber l'école, ne pas aller à l'université,

devenir un voyou ?

C'est ça que tu veux ?

Hein ?

Qu'est-ce que tu crois ?

Quoi ? Tu veux traîner avec moi ?

C'est ça que tu veux ? Oui, bien sûr.

Ah !

Hé, la gouine ? J'ai la dalle.

[musique rythmée]

[John] S'ils sont bons, ils l'obtiennent.

C'est comme ça.

s'ils sont valables, ils reçoivent ce à quoi ils ont droit.

- Il y a des minables. - Ca, c'est sûr.

Les Luchese sont ici.

- J'aime pas ce gars. - Lequel ?

Il s'appelle Gaspipe.

Ah oui. J'ai entendu parler de lui.

Il a des problèmes.

Il se prend la tête avec Angelo pour l'appartement de la 59e.

Il paraît que c'est un vrai taré.

Regarde-le. Regarde-le. Il veut être certain

que toutes les familles connaissent son nom. Cet enfoiré !

Relax. C'est pas nos affaires.

Ma belle ?

- Tu nous remets ça. - Oui.

Je peux te demander quelque chose ?

A ton avis, qu'est-ce que les capos

des Genovese pensent de leur boss ?

Tu parles de quoi exactement ?

Je peux comprendre le fait de plaider la folie

mais enfin, traîner comme ça, dans la rue,

en pyjama, c'est n'importe quoi.

[John] Vincent Gigante dit "Le Menton". Selon le gouvernement,

il était le boss le plus puissant de la famille Genovese.

Pour moi, c'était un rival.

C'est un gars intelligent

et il dirige sa famille comme il en a envie.

Ce que je peux te dire,

c'est que tu ne verras jamais Le Menton et sa bande

dans un endroit comme ici. Ca, c'est sûr.

Neil,

je parle de ces boss qui se planquent.

- Ne commence pas. - Je veux dire

qu'il est pas là. Il est jamais là.

Comment tu veux diriger une famille

si tu n'es pas sur le terrain avec tes hommes ?

Johnny, tu vas devoir la boucler parce que Paul, c'est ton boss.

Fin de l'histoire.

Dis-moi, c'est qui, ce mec avec Frankie ?

C'est quoi son nom déjà ?

C'est Sammy Bull.

C'est Sammy mais pourquoi Bull ?

Il vient de Bulls Head.

- J'ai entendu parler de lui. - Tu n'aimes

personne ce soir, ici.

J'aime pas ce que j'ai entendu sur lui. C'est tout.

Il travaille bien. C'est un gars de Frankie.

Il a jamais été en cabane

et je fais pas confiance à un mec qui a jamais été en cabane.

C'est notre ami. Ecoute, tu as confiance en Frankie, non ?

Frankie irait sur la lune pour ce gamin.

On doit lui donner une chance.

Salut, les gars.

Comment ça va, ce soir ? Salut, Johnny.

- Ca va, Neil ? - Et toi, Sammy ?

- Je suis avec Frank. - Frankie.

Sammy, j'aimerais te présenter

un de nos amis qui est aussi un de mes amis les plus chers.

John Gotti.

Comment ça va, John ? Frankie m'a beaucoup parlé

de toi. Enchanté de te rencontrer.

- En bien ? - Evidemment.

Comment veux-tu que je parle de mon frère ?

Passe du temps à Lewisburg

et ça fera de toi, un homme. J'ai pas raison ?

Tu en ressortiras plus dur que n'importe quel truand.

Mon sacré Johnny.

Levons nos verres à notre nouvel ami.

Allez, salud.

Salud.

- Neil. - Santé.

Frankie.

Tu fais confiance à ce gosse ?

Merci.

[John] John,

on marche ensemble et on tombe ensemble.

C'est comme ça, la vie.

J'ai choisi mon camp il y a plus de 40 ans.

La chose la plus difficile que je pourrais avoir à faire,

ce serait de dire adieu à mes enfants.

Moi non plus. J'ai pas envie de mentir à tes gosses

et que tu leur racontes que tu bosses dans le bâtiment.

Toi et moi, on n'a jamais eu à se mentir.

Jamais. Mais les mensonges que tu te racontes,

tu vas vivre avec toute ta vie.

Tu dis que tes gosses te manquent. Tu me dis ça à moi ?

Tu veux vraiment qu'on en parle ?

Vraiment ?

Frankie ?

Non, laisse la lumière.

[Victoria] Frankie, on est en bas dans le salon.

[John] Laisse-lui la lumière.

Les enfants ont peur dans le noir.

- Jusqu'au retour de John. - Jusqu'au retour de John.

D'accord.

Bonne nuit, Frankie. Dors bien. A demain.

Fais de beaux rêves.

[musique douce]

[chanson douce]

[quelqu'un crie à l'extérieur]

[musique dramatique]

Oh, non !

Non.

Oh, mon dieu !

- Frankie ? Frankie ? - Je l'ai pas vu.

Frankie ? Frankie ?

C'est pas possible.

Comment il va ? Oh, Frankie !

Il était devant vous !

Réveille-toi.

J'avais le soleil dans les yeux. Je voyais rien.

Réveille-toi.

[haut-parleur] Docteur Fergus, ligne un.

Veuillez appeler l'opératrice.

Docteur Tevus, veuillez appeler l'opératrice.

[il pleure]

Johnny Boy, c'était un accident.

C'était un accident. Ca arrive.

Il n'est plus là

mais il sera toujours ton frère.

Maintenant, écoute-moi. Je veux que tu sois fort, d'accord.

Je suis fier de toi. On doit tenir le coup pour ta mère.

Va voir ta mère.

Oui, viens ici.

Viens là. Viens l.

Viens.

[musique mélancolique]

[John] Pourquoi ?

[John pleure]

Tu ferais mieux d'avoir raison à ce propos.

Tu peux me croire.

Viens. Je suis en retard. Qu'attends-tu ?

[vacarme]

Frankie,

il a froid.

- Que fais-tu ? - Il a froid.

Viens ici.

Il faut que je lui mette une couverture. Non !

Viens ici. Viens avec moi.

Allez, viens avec moi.

Johnny, non !

Ca va. Calme-toi.

Non !

Calme-toi. Calme-toi, Vicky.

- Johnny ! - Calme-toi.

J'ai besoin de le voir.

Il faut que tu te calmes.

- Mon bébé ! - D'accord, calme-toi.

Ecoute-moi. J'ai besoin d'y aller.

D'accord.

J'en ai besoin, il faut que je lui amène une couverture !

S'il te plaît.

Que se passe-t-il ?

Vicky va bien ?

Cette ordure de Favara,

elle l'a frappé avec une batte de baseball.

Ca va s'arranger.

C'est un putain d'enfoiré de crétin.

Il n'a jamais fait réparer sa voiture.

Il l'a laissée dans l'allée pour que Vicky la voie.

John, on ne sait pas pourquoi

Dieu laisse de telles choses arriver

mais il y a forcément une raison.

Une raison ?

Pour ce genre de choses ?

Il avait douze ans et il n'avait même pas de poils sur la bite.

Il n'y a pas de putain de raison ni de putain de Dieu.

Ne dis plus un seul mot.

Je vais emmener Vicky

en Floride pour qu'elle puisse voir sa famille.

Ca nous permettra de nous changer les idées.

[télévision] Le 12 mars 1980,

Frank Gotti, douze ans, conduit sa mini moto dans cette rue,

la 157e avenue, à trois pâtés de maison de chez lui.

La voiture de John Favara renverse Frank Gotti et le tue.

Des gens qui connaissent les Gotti disent

qu'ils n'ont jamais accepté la mort de Franck.

Toutefois, la police pense

que quelqu'un a réglé la question John Favara à sa manière.

Le 28 juillet, Favara quitte son travail

et marche en direction de sa voiture

qui est garée à côté du restaurant Le Capitol.

Le patron du restaurant a dit à la police qu'il avait vu

trois hommes tabasser Favara et le pousser dans un fourgon.

Le meilleur témoin de la police dans l'enlèvement de John Favara

était Léon Papon, le propriétaire du restaurant.

Il a vu toute la scène. C'est ce qu'il a dit à la police.

Les agresseurs sont revenus au Capitol les jours suivants.

Ils auraient pris un café

et seraient restés à dévisager Papon.

Juste après ça, le propriétaire a cessé

de coopérer avec les détectives du comté de Nassau.

Ses souvenirs de cet incident se sont évanouis.

Il a vendu le restaurant et a déménagé.

OK, ça suffit. Ca suffit.

C'est bon.

Il y en a assez.

Vicky ?

J'en ai assez.

Je t'aime mais nous avons quatre autres enfants.

Nous n'oublierons jamais Frankie, tu m'as bien compris ?

Il est dans nos coeurs pour toujours,

pour toujours, jusqu'à la fin de nos jours.

Nous vivrons toujours comme si nous étions sept.

Allez, je vais te faire du café.

[musique de noël]

Dis donc, tu as bonne mine. Si, si, je t'assure.

- Ca va ? - Oui, merci. Je vous ai enfin trouvés.

Vous savez que c'est Noël.

- Voilà, tenez. - Merci.

Je vous en prie. Joyeux Noël.

Regarde-le. Mon salopard de père

s'avère être un bon grand-père.

- Qui l'eût cru ? - On peut jamais savoir.

Je vais te dire un truc.

Peut-être que si nos parents n'étaient pas aussi nuls,

on n'aurait pas tant de choses en commun.

Je vivrais à Flatbush et je serais mariée à un dentiste.

Qu'est-ce que tu racontes ? Si tu as une dent malade,

je ferai tout pour te la sortir de la bouche.

Quel beau sourire ! Ca, c'est la femme que j'aime.

Je parie que tu t'attendais pas à servir cent personnes.

[Victoria] Non mais une fois par an, je peux y arriver.

Tu te rends compte ?

On avait à peine assez pour nous deux, avant.

On était ensemble, c'est tout ce qui comptait

et c'est tout ce qui compte. Toi et moi, on va traverser ça.

On va tout surmonter.

[homme] Regarde qui est là.

J'en suis sûr.

- J'ai pris l'avion. - Je suis content de te voir. Joyeux Noël.

Joyeux Noël.

Salut, Neil.

Je voulais te demander,

c'est qui, ce mec, qui est assis dans mon fauteuil ?

C'est quoi, cette question ?

Ce mec est assis dans ton fauteuil

tous les Noëls depuis 15 ans.

Hé ?

Je t'offre quelque chose à boire ?

Donne-moi plutôt un cigare.

Allez, allez.

[John] Sammy Gravano m'a dit

quelque chose.

Qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Que tu reviens tout juste de chez Paul.

Oui, je reviens tout juste de chez Paul.

Tu as vu Sammy là-bas ?

Non, j'y suis resté deux minutes.

Il a dit à Paul :

"Je veux aller voir Neil pour lui souhaiter un bon Noël".

Qu'est-ce que j'en ai à foutre de tout ça ?

Pau a dit : "Pourquoi ? Tu es de notre côté."

Sammy a répondu quoi ?

Il a dit : "Nous sommes tous une famille.

"Et Neil est le sous-chef."

Sammy t'a dit ça ?

Oui, il m'a dit ça.

Eh ben alors ! Qu'est-ce que tu fous ?

[musique de noël]

Bien sûr.

Hé, comment ça va ?

Je te l'ai dit. Je l'ai dit à ta soeur.

Tu as besoin d'une femme.

[musique rythmée]

[John] Maintenant, je sais

ce que je savais pas avant.

Qu'est-ce qui déconne chez toi ?

Salut, Neil.

Salut, Paul.

[John] Paul Castello était un foutu poisson dans le désert,

un poisson hors de l'eau. Je ne l'ai jamais respecté.

En tant que sous-chef, Neil était bien plus un boss

que Paul ne l'a jamais été.

Dis bonjour à Victoria de ma part.

Je n'y manquerai pas. Merci. Ca va lui faire plaisir.

[chanson rythmée]

Au revoir.

[John] Je dis que si Paul est mis en examen,

ils vont nommer Tony Bilotti comme boss.

Tant mieux, comme ça, on finira tous dans la perruque.

Bon sang, Neil. Qu'est-ce qui nous arrive ?

On entretient Paul dans ses pyjamas.

Il fait du business avec d'autres familles.

C'est lui, le boss. Fin de l'histoire.

Le Time Magazine dit que c'est toi, le boss.

Ca montre à quel point ces journalistes sont peu recommandables.

Tu sais pourquoi ? Je vais te dire pourquoi.

On s'est jamais retrouvés examinés à la loupe.

Non, ils savent qui tu es, Neil.

Ouais, putain, de toute évidence.

On te connaît. On peut parler d'homme à homme avec toi.

Tu vois ce que je veux dire ?

Qu'est-ce qu'un mec comme Paul apporte à la société,

à part baiser sa Portugaise ?

Pendant ce temps-là, il me fout la paix.

35 ans dans la même maison que sa propre femme,

c'est pas bien.

Tu pourrais le respecter pour ça.

Quoi ? Le respecter pour quoi ?

Son implant de la bite ?

Tu as baisé son système de sécurité ?

J'ai baisé son système de sécurité à 50 000 dollars

avec ma belle gueule. Sa Portugaise est folle de moi.

Elle est guatémaltèque, Monsieur je sais tout.

Tu l'as vue ? D'où qu'elle vienne,

ils lui ont fait quitter son pays. Je la baiserais même pas

avec ta bite.

[Neil] Ecoute, Paul est diabétique.

Qu'est-ce que tu vas faire ?

C'est un sujet de conversation très désagréable.

Qu'est-ce qui te fait marrer ?

- Je suis désolé. - Il est hystérique. On va avoir un accident.

[John] Je la baiserais pas avec sa bite.

[musique rock]

Regardez-moi cet endroit.

Qu'est-ce qu'on fout là ?

On se boit 2-3 verres et on ira bouffer un truc.

Je meurs de faim. J'irai bien chez Little Pete.

Il a des crevettes énormes, comme ça.

C'est le restau de la police.

Ce mec bouffe que des crevettes.

Je paie une tournée.

C'est bon. Non, merci.

Ca veut dire quoi ?

J'y suis allé la semaine dernière.

Comment ça, un restau de la police ?

Fais-moi plaisir, tirez-vous, toi et ta putain de moustache.

Il y a eu cinq allées et venues de flic.

Trois bières, c'est pour moi.

C'est bon, ça va. Merci.

- Les mecs, santé. - Vous êtes trop bien pour boire avec moi ou quoi ?

Qu'est-ce qu'on t'a dit ? Dégage.

- Putain, connard ! - On se calme.

Connard !

Prends ça dans ta gueule,

fils de pute !

Tu es qu'un enculé, espèce de fils de pute ! Putain.

Tu es qu'une merde, fils de pute !

Je vais te défoncer

la gueule, tu vas voir.

Ca suffit, John.

C'est bon, John. Ca suffit.

Pauvre merde !

Viens. On se tire d'ici.

Je balançais n'importe quoi. Quand il est arrivé, j'ai pris un tabouret.

Je sais ce que tu as fait.

J'ai tout balancé.

Moi aussi, j'ai tout balancé.

Tu as tapé sur le mauvais mec trois fois.

Arrête.

Tu rigoles ? Tu as tapé un gars qui était pas avec eux.

Espèce de petit con de merde !

Est-ce que tu t'es battu ce soir ?

- Quoi ? - Un mec a été tué ! Tu le savais ?

- Tu le savais ? - Non, je le savais pas.

Toi, tu la fermes !

Enculés, vous avez foutu en l'air votre avenir.

Vous comprenez ça ?

Ce truc va vous suivre pendant toute votre vie !

- Un mec a été tué ? - Pas quand j'y étais.

Il a jamais été aussi fier de sa vie

que quand tu as obtenu ton diplôme de l'école militaire

et voilà où tu en es. Ton père est anéanti.

- Tu le sais, ça ? - Oui, je sais.

Non, tu sais rien du tout.

- Papa. - Toi, ferme ta gueule !

Les requins rôdent dans les parages.

Les poulets auront un moyen de pression et ton père

va devoir payer pour te protéger.

J'ai pas buté ce gars. Je peux répondre de ça.

On a tué personne.

Ca, je le sais mais on s'en fout complètement.

Vous êtes deux connards de fils de pute

et vous avez apporté des problèmes

dans notre famille.

[John] En réalité, c'est Angelo

qui a apporté des problèmes dans la famille

quand le gouvernement a sorti ce qui deviendrait

les enregistrements Angelo Ruggiero.

Ils avaient mis Angelo sur écoute

et l'avaient enregistré en train de parler

d'activités que ni Paul ni la police n'auraient autorisées.

Putain d'Angelo !

Non mais c'est complètement ridicule.

Tu t'es fait baiser.

Laisse-moi te poser une question.

Est-ce que tu parles mal de Paul sur ces enregistrements ?

Je sais pas. C'est des tas d'enregistrements.

[John] Tu te souviens de rien ?

Ils ont piégé le téléphone.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Je parle de plein de choses

qui pourraient faire avoir des emmerdes à beaucoup de monde.

Mes amis sont sur ces enregistrements,

nos amis sont sur ces enregistrements.

Alors, imaginons qu'Angelo décide

de ne pas les transmettre à Paul. Qu'est-ce qu'il se passe ?

Ca s'arrête là ?

Non et ça ne s'arrêtera

certainement jamais.

Si Paul exige les enregistrements, on doit lui remettre.

C'est lui, le boss. Le boss, c'est le boss. C'est ça. C'est la Cosa Nostra.

Ne me dis pas ce qu'est la Cosa Nostra.

Si j'avais appelé un putain de connard

ou Joe, j'accepterais de transmettre

les enregistrements

mais là, c'est de nos amis qu'il s'agit.

Si le gouvernement a réellement un dossier,

Paul le découvrira au moment du procès

car le dossier sera rendu public. Tu es baisé de toute façon.

Très bien. On est baisés.

Tout va bien. On est baisés de toute façon.

Non, non. Ca n'arrivera pas.

Enlève-toi cette idée de la tête tout de suite.

John ?

John ?

Ecoute-moi. Tu sais très bien

que Paul n'en a rien à foutre de moi ni de toi.

Il chie dans son froc à propos de son affaire.

Tu sais pas de quoi tu parles.

Angelo, sois gentil, ferme ta gueule.

Tu nous a foutus dans la merde.

Bon, allez. Barre-toi, Angelo. Dégage.

Oui mais...

Dieu tout puissant !

Je ne dis pas que tu as complètement tort

mais qu'est-ce que tu veux que je dise à Paul ?

Angelo dit juste au boss :

"Va te faire foutre. Je te le donnerai pas."

Bien sûr, j'ai essayé de régler le problème

mais Paul en reparle constamment.

A moins que je lui dise : "Va te faire foutre."

Tu sais bien ce qu'on devra faire ensuite.

On les enfume et on part en guerre.

On doit faire ce qu'on a à faire.

On le frappe avant qu'il nous frappe.

Oui.

- Oui. - Quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ? Ca va ?

Oui. Non.

- De quoi as-tu besoin ? - Ne t'inquiète pas, ça va passer.

C'est marrant.

Tous ces putains d'enregistrements, ces procès

et tout ce temps qu'on passe

à essayer de toujours avoir un coup d'avance.

Mais ce putain de cancer, je te jure,

c'est l'ultime "Va te faire foutre."

Si j'avais pas eu de malchance, j'aurais pas eu de chance.

C'est encore pour moi.

- Désolé, les gars. - Oh, magnifique !

- Arrête de parler. - Je fais ce que je veux.

Tu as quelque chose ?

Regarde-moi ça.

Je lui filais cinq dollars pour qu'il s'achète des bonbons

et regarde ce qu'il me rapporte. Putain de gamin !

Tiens.

Achète-toi un nouveau blouson.

Ce soir, on va faire une sacrée fête chez Régine.

On va faire la java, la java.

Je vais te raconter un truc sur ton père.

Quand il a été envoyé à Green Haven

pour l'affaire McBratney,

tu en as entendu parler ?

Carlo Gambino était si reconnaissant

vis-à-vis de ton père pour ce qu'il avait fait

qu'il lui a filé Roy Cohn pour le défendre.

Roy Cohn, le meilleur avocat de tout le pays.

Ton père était pas ce qu'il est aujourd'hui.

Cohn a passé un accord et obtenu une réduction de peine

pour homicide involontaire. Ton père s'est retrouvé

dehors au bout de quatre ans

mais ce que peu de gens savent à propos de l'affaire,

c'est comment il a fini par être arrté la première fois.

Il faisait profil bas, introuvable.

Il apprend que j'ai des problèmes avec la famille

Genovese. Il se pointe,

intercède en ma faveur pendant une réunion près d'ici.

Grâce à une dénonciation, le FBI le ramasse

alors qu'il partait. La loyauté,

ça marche dans les deux sens avec lui.

[avocate] Votre honneur,

l'accusation soutient que M. Gotti est un danger

certain et constant pour la communauté.

Dans la mesure où il risque la perpétuité,

il serait imprudent de lui accorder une libération sous caution.

[juge= Merci, Mlle Giacalone

mais vous n'avez pas réussi à me convaincre que M. Gotti risque de s'évader.

Le tribunal demande une caution d'un million de dollar.

Votre honneur,

ainsi que le tribunal l'a accordé à Monsieur Gotti,

nous demandons que la caution soit raisonnable

pour monsieur Johnson.

[avocate] Nous avons de bonnes raisons

de croire que la vie de l'accusé sera menacée

si une libération sous caution lui est accordée.

Pourquoi ce serait le cas ?

Wilfred Johnson

a été un informateur confidentiel

du FBI durant ces 19 dernières années.

- C'est un mensonge ! - [juge] Silence !

Gotti ?

Putain, je vais te tuer ! Menteuse !

[juge] Silence. Retenez votre client.

Je vais te crever !

[juge] Ou je fais évacuer la salle.

Aux vues de cette information et si elle est confirmée,

la libération sous caution de Johnson est refusée.

Si je reste fort,

que je refuse de témoigner et qu'on s'en tire,

est-ce que tu me pardonneras ? Je t'en supplie.

Jure-le-moi.

Jure-le sur la tombe de ton fils que tu me tueras pas.

Comment je pourrais tuer un fantôme ?

Avez-vous un verdict ?

[John] Moi et Willy Boy Johnson avons gagné

des procès pour corruption

en raison du manque de crédibilité du témoin.

Nous déclarons les accusés,

John Gotti et Wilfred Johnson, non coupables.

Pour Willie Boy,

c'est une autre histoire.

Dominic s'occupe du feu d'artifice depuis des années.

Dominic, c'est pas un manchot.

Je sais.

C'est mon cadeau pour ces gens. Un feu d'artifice comme je l'aime.

Oui.

C'est super et on est utiles.

Regarde ça.

Ces connards. Allez, on y va. On va s'amuser.

Oui, on va s'amuser.

Il y a un problème ?

Tu vas devoir arrêter ça.

C'est un rassemblement de rue interdit

et un feu d'artifice illégal.

De quoi vous parlez ? Ca fait 20 ans qu'on fait ça.

Est-ce que vous allez mettre ces gens en prison

parce qu'ils sont fiers de leur pays ?

Tu appelles mon avocat ?

Il attend que toi.

Tu as l'argent de la caution ?

Avec les intérêts.

Que la fête commence ! Oui !

[acclamations]

La prochaine fois.

La prochaine fois. Allez, on s'en va.

[foule] Gotti ! Gotti ! Gotti !

Gotti ! Gotti ! Gotti !

- C'est ta ville, John ! - Oui.

[foule] Gotti ! Gotti ! Gotti !

Gotti ! Gotti ! Gotti !

Regarde-moi ça.

Je te bichonne. vas-y, goûte.

Ah ! Ah ! Ah !

C'est pas mal.

Oui.

Salut. Excuse-moi.

Je fais pas ça mais je t'ai vue arriver

et je m'en serai voulu

toute ma vie si j'étais pas venu te parler.

Arrête, John. Tu es pas marrant.

Attends, on se connaît déjà ?

Tu as perdu la mémoire à l'école militaire ?

C'est moi. Kim.

Allez, John, la fille de Joey Rugs.

Oh ! Je suis désolé.

C'est que tu as l'air tellement différente.

J'ai grandi un peu.

Oui, ça doit être ça.

Tu veux une bière ou autre chose ?

John, j'ai seize ans.

Oh !

Donc, tu veux un soda ?

Oui, volontiers.

Alors, allons-y.

A bientôt, vous deux.

Joey Rugs.

Paul demande à te voir et je l'ai retenu.

Encore les enregistrements d'Angelo ?

Ca n'a rien à voir avec Angelo.

Paul a décidé de démanteler

ton équipe.

De démanteler mon équipe ? Qu'est-ce que ça veut dire ?

Si Paul va en prison,

il veut être sûr que tout le monde sait qu'il reste le boss.

C'est comme avec ce putain de Carlo Gambino.

Tout le monde sait très bien que ça aurait dû être toi.

Ce que tu veux et ce que tu obtiens, c'est différent.

Oublie le réconfort.

Non, il va l'obtenir et tu seras d'accord

ou tu feras semblant.

Il ne le mérite pas, Neil.

C'est à toi d'en tirer profit, comme on l'a déjà fait.

Dans quel monde tu vis ?

Tout ce qui intéresse Paul,

c'est le pognon. Ca le fait jouir.

Celui qui dit ça est un joueur invétéré.

Tu as raison. On emporte pas le fric.

Oui.

Si Paul fait quoi que ce soit...

Tu vivras avec ça, s'il te laisse le choix.

Il y a pas d'autres choix que de faire ce qu'on doit faire.

Ecoute-moi. Tu vas tuer le boss des boss.

Je défends ma position.

Tu provoques les flammes de l'enfer.

- Je fais ce que j'ai à faire. - Pas tant que je suis en vie.

Bon sang.

Tu sais, je m'en remets pas pour Willie Boy.

Oui. Oh !

La vie est pleine de surprise.

Il était avec toi depuis le gang des Fulton Rockaway.

Une bande de petits voyous qui avaient assez

de couilles pour s'attaquer à mes salles de poker.

Comme quoi, on sait jamais !

Il m'a brisé le coeur, ce salaud.

[Neil] Tu lui laisses une chance ?

Oui.

Une attaque de l'extérieur, on peut l'admettre

mais une attaque qui vient de l'intérieur, tu es fini.

Quand tu auras franchi

cette étape, pas de retour possible.

Ou bien tu réussis ou bien tu es perdu en territoire ennemi

et si tu te loupes, tu meurs

et tous tes amis mourront aussi.

Tu vas avoir besoin de DeCicco.

Si tu l'embarques, Joe Piney te rejoindra.

Lui, il s'occupera des anciens et Gallo l'accompagnera.

L'éternel est mon berger. Je ne manquerai de rien.

Il me fait reposer dans de verts pâturages.

Il me mène le long des eaux paisibles. Il restaure

mon âme. Il me conduit sur les sentiers de la justice

pour l'amour de son nom. Même quand je marcherai

dans la vallée de l'ombre de la mort,

je ne craindrai aucun mal

car tu es avec moi.

Ton bâton et ta houlette me consolent.

Tu dresses une table devant moi en présence de mes ennemis.

Tu oins ma tête d'huile, ma coupe déborde.

Oui, le bonheur et la miséricorde

m'accompagneront tous les jours de ma vie

et j'habiterai dans la maison

de l'éternel pour toujours.

Au nom du Père et du Fils.

Paul n'a pas pu venir. Il t'envoie ses condoléances.

[musique mélancolique]

Laisse-moi te dire un truc. Neil aurait pu séparer Paul

de la famille à n'importe quel moment.

Tout le monde le sait.

Paul, sur sa montagne,

on doit embrasser sa bague comme si c'était le pape.

Il fait chier, Paul.

Tu as raison.

Je suis avec toi.

[musique de tension]

[Neil] Tu vas avoir besoin de DeCicco. Si tu l'embarques, Joe Piney

te rejoindra. Lui, il s'occupera des anciens

et Gallo l'accompagnera.

C'est important d'avoir D.B.

Il saura arrondir les angles

et faire savoir à tous que ce n'est que du business

mais tu vas devoir obtenir l'approbation des autres familles.

Frank et Sammy Bull représenteront Brooklyn.

Les Luchese

ne poseront pas de problèmes. Tu auras Pescucci de ton côté.

Il n'y aura pas à s'inquiéter des Bonnano.

Angelo s'occupera des Colombo.

Il tâtera le terrain avec Freddy DeVico et Benny Cans.

Il reste Le Menton.

[Neil] Le Menton ? Et tu dis que je suis à cheval sur les principes ?

Le Menton sera furax

mais il sera en minorité.

Dans l'intérêt d'une transition pacifique, il devra accepter.

Je sais pas. Paul et Le Menton sont super liés.

Ils gèrent le pognon ensemble.

Oui mais tu t'occuperas de ça plus tard

et tu prendras D.B. pour ça. Ecoute.

Personne n'intervient dans les activités du Menton.

Alors que si Paul disparaît, ce qui appartient au Menton

appartient au Menton en toutes propriétés.

Les autres familles t'appuieront

si tu obtiens le soutien de cinq quartiers.

Queens, Brooklyn,

Manhattan, Staten Island et le Bronx.

Comme un poing.

[John] En réalité, la question principale, c'est :

"Qu'est-ce que vous voulez devenir ?"

Alors, je vous le demande. Vous voulez être des bras-droits ?

Vous voulez être des sous-chefs ?

Ce qu'on va faire, on va le faire bien.

Ce sera la Cosa Nostra. La Cosa Nostra jusqu'à la mort.

Des sous-chefs, John.

Paul organise un dîner jeudi prochain

qu'avec des amis

pour discuter de la réorganisation de la famille.

On est sur un gros coup.

C'est un sacré boulot mais il y a qu'une façon de le faire

et il faut que ce soit fait.

Donne les manteaux et les chapeaux.

Les gens se souviendront d'avoir vu que des chapeaux.

On est dans le quartier des Nations unies.

Ils penseront aux Russes.

Ecoutez-moi. Ecoutez-moi bien.

On va buter Paul...

et tous ceux qui sont

dans la voiture avec lui.

[musique intrigante]

Ca va se passer au Sparks Steak House,

qui se trouve 46e rue

entre la 2e et la 3e.

Il l'a réservée

pour 18 heures.

Il y aura des clients

qui feront leurs courses de Noël mais c'est parfait pour nous.

On va entrer et sortir. Bang.

Comme les Steelers de Pittsburgh.

Donc, c'est tuer ou être tué. Allons-y.

[Frank] Jimmy.

- Comment ça va ? - Bien, ça va.

Un whisky glaçon, merci.

Alors, Frank,

cette affaire avec l'équipe de Gotti,

ça inquiète beaucoup Paul.

[musique intrigante]

[Jimmy] Je sais que tu es attaché à John

et moi aussi, je l'apprécie

mais maintenant que Neil n'est plus

dans le coup, Paul veut

changer entièrement l'organisation.

Il veut pas que tu t'inquiètes.

Paul a un peu de retard.

Paul est arrivé.

Je ne crois pas qu'il va dîner.

Allez, on s'en va.

L'assassinat de Paul Castellano a déclenché

des recherches locales et fédérales

afin de retrouver les assassins et connaître leurs motivations.

Découvrir l'un ou l'autre est difficile

étant donné la confidentialité du crime organisé.

Nous pourrions ne jamais connaître les raisons de cet assassinat.

Louis Young se trouve à Staten Island devant la maison

de Castellano et va nous en dire plus.

[journaliste] Le parrain de la mafia, Paul Castellano,

dit "Big Paul" a été abattu

à la manière de la pgre dans le centre de Manhattan.

Le septuagénaire était connu pour être le chef

de la famille mafieuse la plus importante

et la plus puissante du pays.

Oncle Angelo ?

Où est mon père ?

- Il va revenir. - Tout va bien ?

- Il va très bien. - J'ai entendu que Paul...

Très bien.

Une caution de trois millions.

Ce serait une terrible erreur de croire

que c'est le bon moment pour s'occuper de tuer ces gens.

Il est dans un jet.

L'hôtesse se présente et dit : "Mon nom est Pussy Galore."

Alors, il dit : "Je dois être en train de rver."

Mes amis,

nous ne savons pas qui a tué Paul et Tommy

mais nous allons le découvrir,

mener notre propre enquête afin d'aller au fond des choses.

Cela étant dit,

notre boulot, c'est de conserver notre première place,

nous assurer que personne ne pense que cette famille va s'effondrer.

C'est pour cela

que je nomme

John Gotti.

Je soutiens la motion.

[musique douce]

Au nouveau boss.

John.

[tous] Salud.

Oui.

Hé ?

Le voilà.

Le voilà, le boss.

Félicitations, John.

Bravo.

- Comment ça va ? - Ca va ?

Oui, ça va et toi ?

Ca fait quoi ?

On sent que les temps ont changé et c'est bon.

Qu'est-ce que ça fait d'être là ?

C'était le restau de Neil.

Ca fait du bien.

A mon avis, c'est exactement ce qu'il aurait voulu.

De toute façon,

maintenant où qu'il se trouve, il nous regarde.

Oui.

Et il est pas le seul.

[John] Il faut que je te parle.

La veuve de Nick Vilante vit au premier.

On peut quand même pas la foutre dehors

mais si on peut avoir une conversation,

on la baratine un petit peu,

on lui file un billet,

elle libère le bâtiment pendant 20 minutes et nous,

on s'en occupe.

J'espérais que certains iraient faire un tour.

Préviens-les. Préviens-les tous.

Que tout le monde vienne me voir.

[chanson rap]

- John Gotti. - John Gotti. - John Gotti.

- John Gotti. - John Gotti.

La personnalité la plus marquante des 50 dernières années.

Le chef de la famille Gambino. Un vrai parrain.

Les coups de feu tirés au Sparks Steak House

ont fait le tour du monde.

Des cris depuis des camions, des voitures.

"Dites bonjour à John", "saluez John pour moi".

Le chef criminel le plus puissant d'Amérique.

Ca glorifie la mafia.

C'est le caïd.

Non, si je dois encore me fader un putain de mariage,

je préfère encore retourner à Lewisburg.

Vous voyez de quoi je veux parler ?

Tout le monde était là. Il y avait des affranchis, des associés.

Mon frère Pete, il a compté

que 75 mecs sont venus me parler. Il y a eu 75 mecs

mais ils avaient aucune offre à me faire.

Juste une conversation.

Si les conversations faisaient grossir, je serais gros.

Vous voyez ce que je veux dire ?

Ah, bon sang !

Attends-moi, je vais rentrer avec toi.

D'accord.

Rudy ?

Je peux te parler ?

Bien sûr, John.

[homme] Ca va être un peu long. Tu n'es pas pressé ?

Tu as donné l'enveloppe à la femme de Dominic, hier.

Oui, j'ai fait comme vous m'aviez demandé.

Non, pas comme je te l'avais demandé.

Je l'ai déposée.

Qui tu as emmené avec toi ?

- Ma nièce. - Tu l'as pas fait.

Tu l'as pas fait. Une seule et simple règle.

Tu ne vas jamais dans la maison d'un mec

alors qu'il est absent, tu ne rencontres pas sa femme, seul.

Si tu refais ça une seule fois,

je te planterai un bus dans ton putain de cul !

Est-ce que tu as compris ?

Oui, John.

Je suis désolé, John.

Désolé.

Reste assis, reste assis.

On parle trop de John Gotti dans la presse.

Il ferait mieux de rester discret.

Il est trop fier pour faire profil bas.

Il s'en fout. Il va crever en taule

ou dans le caniveau.

Il nous fait passer pour des méchants.

Il y a cette histoire avec DeCicco.

On sait que c'est lui qui a arrangé le contrat sur Paul.

On peut pas laisser faire ça.

Sinon, on va avoir des capos

qui descendent leur boss sans arrêt.

Ni aujourd'hui, ni jamais.

[musique rythmée]

[explosion]

Putain de merde ! Frankie !

Frankie !

Frank ? Frankie ?

Putain ! Fait chier !

Putain ! Frankie !

Merde !

Putain !

C'était un message pour toi.

Enfin, de quoi tu parles ?

Et tu peux en être certain. C'est un coup de tu vois

de qui je veux parler ? Je l'ai entendu

de source sûre. Lui et Gaspipe Casso

sont comme les doigts de la main.

[John] Tu l'as entendu ? Tes oreilles sont

plus grandes que ta bouche. Primo, on est amis avec Le Menton.

Deuxio, Sam et Pipe se connaissent

depuis longtemps.

Tout le monde a de la peine pour Paul ? Pourquoi ?

Ecoute.

Quiconque a tué Paul

a rendu un service à tout le monde.

Peut-être que ce sont les flics. Ils nous montent les uns

contre les autres. C'est ça qu'ils veulent qu'on croie.

Occupons-nous de nos affaires.

[John] Angelo essaya de régler les choses à sa manière.

Il mit un contrat non autorisé par l'organisation

sur Gaspipe Casso mais ça s'est pas bien passé

pour personne.

- Gaspipe ? - Quoi ?

Tu es qui, toi ?

Il s'est fait tirer dessus.

C'est quoi, ce bordel ?

[musique intrigante]

[radio] Central à six-neuf.

Ici six-neuf. A vous, Central.

Besoin de renforts sur la 45e rue.

entre la 10e et la 11e.

[John] Il y a des gens honnêtes et des gens malhonnêtes partout

et la fine fleur de New York servait deux maîtres.

[musique intrigante]

[il gémit]

J'ai toute la journée.

J'ai toute la semaine.

Simplement, toi et moi, ici, tous les deux,

à glander peinards dans la cave.

Tu n'as qu'à me donner un nom.

Dis-moi de qui ça vient.

Non.

Non ?

OK.

[il hurle]

Ca fait vachement mal, hein ?

Je peux arrêter, si tu veux.

OK.

Et la douleur disparaîtra.

File-moi un nom.

Angelo Ruggiero.

Angelo Ruggiero.

Merci.

Je te remercie beaucoup.

[Le Menton] Alors, c'est toi, le boss,

et Angelo essaie de buter un affranchi sans autorisation ?

[John] Tu as aucune preuve de ça.

[Le Menton] Le tireur a eu besoin d'un encouragement

mais il a fini par tout avouer à Gaspipe. Il a balancé Angelo

et j'ai aucune raison de ne pas le croire.

[John] D'accord mais moi, je crois pas tout ce que j'entends.

Alors, je vais faire ma propre enquête.

[Le Menton] Ah oui ? Et d'ailleurs, comment se passe l'autre enquête ?

Tu es au courant de quelque chose pour le Sparks Steak House ?

Oui. La salade césar est à mourir.

Angelo cherche les problèmes. Tu peux pas le contester.

Je vais te dire un truc, Le Menton.

Jamais personne ne touchera à Angelo.

S'il a effectivement agi sans mon approbation,

je le foutrai au placard, comme ça.

Je sais qu'Angelo est plus qu'un frère pour toi

mais Angelo a pas suivi la voie officielle

et ça a même pas été sanctionné.

Laisse-moi te dire un truc.

Cette vie est plus importante que tout pour Angelo.

C'est un cheval de guerre.

Elle est plus importante que pour toi ou moi.

Il y pense au réveil, quand il monte se coucher

et si je le fous dans un placard à vie, c'est pire

que de lui coller une balle dans le coeur.

Alors, l'affaire est réglée.

[John] L'affaire est réglée.

La dernière fois

qu'ils m'ont déplacé, tu sais ce que j'ai pris avec moi ?

Non.

Ton acte d'accusation, c'est tout. Et tu sais pourquoi ?

Parce que j'en ai rien à foutre de mon cancer.

Ca m'est égal ce qu'ils me font ici.

Ce qui arrivera, arrivera. Ce qui compte,

c'est toi. - Je le sais.

J'ai dû lire ça 50 fois et je comprends pas. Je comprends pas.

Je te l'ai déjà dit, je te suivrais jusqu'à la mort

et je suis sérieux mais je dois penser à ma famille.

De quelle famille tu parles ? Tu veux parler de tes 400

frères, cousins et oncles ?

Etre un homme, ce n'est pas être ce type

qui cherche un arrangement.

Ma liberté et ma vie passent

après mon devoir et ma virilité.

Ce sont mes principes.

[John] OK. Maintenant, écoute bien. C'est important.

N'inflige jamais une petite blessure à qui que ce soit.

Si tu veux faire du mal à quelqu'un,

fais-lui tellement mal qu'il ne reviendra jamais vers toi.

Neil me disait : "Le boss, c'est le boss. C'est ça, le boss."

Ce ne sont pas les titres qui honorent les hommes.

Ce sont les hommes qui honorent les titres.

A ce moment-là, il y a un mec...

Angelo, Angelo !

John, je...

Qu'as-tu fait ?

Tu sais, je...

Oui, je...

Oui, j'ai fait ce que je pensais

être le mieux pour toi.

Je t'ai sauvé la vie, Angelo.

C'est tout ce que je peux faire.

Mais ce fils de pute

a tué Frank.

Je vais pas entrer en guerre

avec Le Menton pour cet enfoiré de Gaspipe Casso.

Je vais pas faire ça. Maintenant, écoute.

Il y a des dizaines de merdes qui nous tombent dessus

et tu sais ce que je vais être obligé de faire ?

Nous allons avoir une réunion avec la commission.

Pourquoi ? A cause de toi. A cause de toi.

Tous les boss veulent ta mort.

Tous.

Tu es au placard pour la vie. C'est fini.

Allez, allez, allez.

[musique mélancolique]

Fous le camp !

Oncle Angelo, il a besoin de toi. Il a fait une connerie.

Ne dis plus, ne prononce pas un seul mot contre ton père.

Tu m'entends ?

[musique mélancolique]

Tu m'entends ?

Je suis désolé.

Je dois le faire car je peux pas te traiter différemment des autres.

Si je te laisse enfreindre une fois mes règles,

les vrais fondements de notre manière de vivre,

ça m'affaiblit moi

et ça t'affaiblit toi.

Un jour peut-être, tu seras le patron. Tu seras celui

qui fait les règles.

Tu auras la responsabilité de les faire respecter.

Tu comprends ce que je te dis ?

Tu m'as donné comme 2e prénom, Angelo.

Comment je pourrais l'abandonner ?

Tu vas faire en sorte que je n'en sache rien.

Je l'aime, moi aussi.

Va te coucher.

Qu'est-ce que ça peut faire s'il va voir Angelo ?

C'est pas comme si John était mêlé à vos affaires.

Victoria, s'il te plaît, ne commence pas. OK ?

[musique mélancolique]

L'accusé est prié de se lever.

Le jury est-il parvenu à un verdict ?

Nous, les jurés, dans l'affaire susmentionnée,

déclarons l'accusé, John Joseph Gotti, non coupable.

[John] J'ai gagné ce procès à la loyale.

J'ai juste graissé la patte à un des jurés.

Après cette troisime victoire contre le gouvernement,

les médias m'ont surnommé

"Le Parrain en Téflon".

J'imagine que c'est encore le cas.

Etes-vous à la tête des Gambino ?

Je suis à la tête de ma famille.

Que fait votre mari dans la vie ?

Il prend soin des autres.

[musique douce classique]

Sais-tu pourquoi tu es ici ?

Non.

Tu connais tout le monde dans cette pièce ?

Oui.

Ici, c'est une société de frères.

La Cosa Nostra.

Tu es sur le point d'y être admis

en tant que membre de la famille Gambino.

Honore ce serment. Si tu révèles

le moindre secret de cette famille,

ton âme brûlera comme ce saint.

Tu ne lèveras jamais la main sur un affranchi.

Si tu te fais prendre

avec la femme d'un affranchi, tu seras tué.

On déconne pas avec les bombes. On met jamais en danger

les civils. L'usage de la drogue est interdit

et le plus important, on aime pas

les balances.

On tue les balances.

Si tu es interrogé par la police,

tu leur dis d'aller se faire foutre

là où je pense.

C'est une renaissance.

Ceci est ton baptême et nous sommes ta famille.

Viens par ici.

Je te présente ton nouveau soldat.

Voici ton boss, ton patron.

J'ai jamais été aussi fier.

Viens là.

Je suis tellement fier de toi.

Regarde-nous.

Regarde-nous.

Buongiorno.

Avanti. Avanti.

Ah, Elisa.

Assieds-toi.

Bon, Johnny.

Comme je te l'ai dit, ça va devenir plus dur.

Regarde autour de toi.

Tu as quelques bons soldats, on est d'accord.

Oui, papa. On est d'accord.

C'est pas le moment de ramener 20 gars.

Tu sais quel genre de type il me faut ?

Les gars qui ne savent que tuer ne sont d'aucun intérêt.

J'ai besoin de gars dont le coeur bat au même rythme.

Sinon, ça marchera pas.

En plus, la loi nous punit durement. Tu le sais ?

Si le pire arrivait,

on peut te trouver une planque et te sortir du pays.

Non, je ne fuis pas, moi.

Je ne me terre pas non plus dans l'ombre.

Tu sais de quoi j'ai besoin ?

J'ai besoin d'un an dans la rue, sans interruption.

Je construirai quelque chose que personne ne pourra détruire.

Dans cent ans, quand nous serons morts,

ça restera et ça continuera de rester une bonne chose.

On va laisser un sacré héritage.

Un héritage. Que ce soit dans une heure,

ce soir ou dans cent ans, quand on sera plus là,

ça restera la Cosa Nostra.

Je te parle pas des gangs ou des clans.

Je te parle de New York, de la Floride,

de cette foutue côte ouest.

Ca se passera comme je l'ai décidé.

[John] Environ un an après que je l'ai mis au placard,

Angelo Ruggiero est mort d'un cancer.

Angelo, je sais que je t'ai fait de la peine

mais tu avais merdé

et j'ai pas pu faire autrement pour la famille.

Honnêtement, je crois

qu'il est mort de chagrin.

Au fait, j'allais presque oublier.

Sammy pense que tu devrais diriger ta propre équipe.

Tu as fait tes preuves. Tu fais honneur à ton père.

Normalement, je ne fais aucun favoritisme

mais je vais te filer un coup de main.

Je vais te constituer une équipe triée sur le volet.

Je vais te filer Bobby parce que je lui confierais ma vie

et que je peux lui confier la tienne.

- Bobby est d'accord ? - Demande-lui.

Quoi ? Travailler pour un minable comme toi ?

"Madonna mia !" Ma vie.

C'est toi, le boss maintenant, capitaine.

Dis un mot et je donnerai ma vie pour toi.

[John] Tu l'as déjà donnée, ta vie. Tu vas te marier.

Où est Victoria ?

Bonsoir.

Bonsoir, John.

C'est bon de te voir.

C'est bon de te voir.

Félicitations.

Félicitations.

Magnifique, John. C'est magnifique.

C'est bon de vous voir. Vic ?

Comment tu vas ?

Ca va ?

Content de te voir. Ca va ?

[chanson douce]

[John] Neil avait coutume de dire :

"Nos vies sont des vies exceptionnelles,

"à condition de toujours s'en tirer."

L'homme, que certains considèrent

comme le patron des patrons du crime organisé,

John Gotti, a été inculpé pour la 4e fois en 5 ans.

John Gotti est accusé du meurtre du chef

de la mafia, Paul Castellano, en 1985.

Le procureur espère

que leur meilleur témoignage viendra de John Gotti.

[John] Tu me regardes comme si je savais pas qui je suis.

Je suis le nouveau boss.

Je fais ce que je veux sans dépasser les limites.

Je te préviens, s'il m'arrive quelque chose

et que je finis en taule,

je veux que Sammy devienne le boss. C'est clair ?

- C'est clair. - C'est ce que je veux.

[John] Je serais milliardaire si j'avais cherché à être pauvre.

Tout ce que je veux, c'est ce sandwich.

Dès que je me retourne, il y a une nouvelle entreprise.

A chaque fois, on a un nouvel associé.

Le nouveau boss va nous baiser.

On le tuera. C'est quoi, cette espèce de petite merde,

ce morveux suceur de bite.

On va le descendre. C'est un trouillard.

J'ai donné mon autorisation.

Fait chier.

Ton camarade, il sera pas là

pour le petit-déjeuner. Ils l'ont embarqué tard, hier soir.

[avocat] Votre nom, s'il vous plaît.

Salvatore Gravano.

[avocat] On vous appelle Salvatore ?

Sammy.

Pouvez-vous vous rapprocher du micro ?

Bien sûr.

[John] J'ai pas suivi mon conseil.

[avocat] Pourquoi les gens n'étaient pas satisfaits ?

[John] Ne jamais faire confiance à quelqu'un

qui n'a pas fait de prison.

C'est là qu'on devient un homme.

Mais Sammy Bull devint Sammy balance.

Le gouvernement passa

un accord avec lui après qu'il ait admis sa participation

dans 19 meurtres et témoigné

contre moi.

[juge] John Joseph Gotti, vous êtes reconnu coupable des chefs

d'accusation de racket, de meurtre et de conspiration.

Vous êtes renvoyé

à purger une peine de cinq condamnations à vie.

Vous devrez régler 50 dollars de frais de justice.

Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Oui, votre honneur.

Les cinq condamnations, c'est d'accord.

mais les 50 dollars de taxe,

vous savez comment traiter un mec à la dure.

[télévision] C'est une étape importante dans la lutte contre le crime organisé.

Le Téflon est fini. Gotti est recouvert de velcro

et tous les chefs d'inculpation vont s'y accrocher.

[journaliste] Grosse pagaille à l'extérieur du tribunal

alors que Gotti est condamné à la perpétuité

et que ses soutiens crient au scandale.

Il ira en appel et il sera relâché.

[journaliste] Réclamant un nouveau procès, ils chargent les forces de l'ordre.

Ils ont utilisé des coups fourrés

et j'ai pas confiance en leur témoin.

[journaliste] Ils ont tenté de pénétrer dans le tribunal pour le libérer.

C'est un bon gars. Il a fait beaucoup pour la communauté.

Ils l'ont mis en prison pour rien.

[journaliste] Suite aux nouvelles arrestations, ses sympathisants ont cassé

et retourné des voitures.

Il est peu probable que le verdict rendu pour John

soit cassé. Les autorités craignent

qu'une violente guerre de pouvoir ne se déclenche

au sein de la famille de Gotti.

Et paradoxalement, le seul qui pourrait préserver la paix

est John Gotti, lui-même.

Bonsoir.

[John] Mon équipier loyal, Eddie Lino,

fut le premier à être abattu.

[musique dramatique]

Bobby Boriello, mon meilleur ami

et le bras droit de mon fils, fut le suivant.

C'est notre vie.

Ils le savaient.

Qu'est-ce qu'il se passe ?

Il y a un contrat sur moi

et sur le reste de l'équipe de Sammy.

Qui l'a commandité ?

Jimmy Brown et Joey Fanatti.

Jimmy Brown et Joey Fanatti ?

Ils en ont aussi après toi.

Pourquoi tu es énervée ?

Tu sais comment j'apprends les choses ?

En lisant le journal.

Dans quel journal ?

C'est notre fils qui est visé.

Dans le Daily News ? Dans cette merde de Post ?

Oui.

Depuis quand ils disent la vérité ?

Un de mes fils est déjà enterré.

Tu veux que j'en enterre un autre et ensuite ce sera moi.

Tu m'as juré dans notre propre lit.

Tu m'as promis que tu l'entraînerais pas dans ce monde.

Mais de quel monde est-ce que tu parles ?

De quel monde tu veux parler ?

Moi, je l'ai mis au monde. Toi, tu l'as embarqué

dans cette vie.

Tu vas fermer ta gueule !

Où tu vas ? Reviens ici !

Fait chier !

[musique rock]

Bon, je vais pas tourner autour du pot. Je vais te poser une question.

Selon la réponse, l'un de nous devra se retirer.

- Le chef l'a ordonné ? - Non.

Alors, joue pas au con avec moi.

Tu me dis que cette connerie de merde

avec Sammy et sa bande viendrait de mon père ?

Non.

Je te conseille de laisser tomber.

Vous allez défendre ces types ?

Je vais défendre mon père. Quoi qu'il dise, je le fais.

On fout le camp d'ici.

Cinq familles du crime organisé sont

en plein bouleversement en ce moment.

De nouvelles personnes prennent la place

des plus âgés qui sont en prison ou qui ont été tués.

Dans toutes les familles de New York

et à travers les Etats-Unis,

tous les chefs ont été soit enfermés,

soit mis en examen.

[musique rock]

Oh, putain ! Je rêve ou quoi ?

Qu'est-ce qu'il se passe ?

A ton avis, qu'est-ce qu'il se passe ?

- Oh, mon dieu ! - Les enfants, venez.

Venez ici.

Je vais partir pendant un moment. Ne vous inquiétez pas.

Dans mes bras.

[sirène de police]

[musique rock]

FBI, ouvrez la porte !

Allez, on y va ! Go, go, go ! On entre.

Allez, go, go !

Ne vous inquiétez pas pour papa. Je reviens bientôt.

[journaliste] Aujourd'hui, nous rendons publics

4 inculpations fédérales qui concernent au total 40 accusés

et un large éventail de crimes et d'escroqueries

tels que des extorsions, des meurtres,

des fraudes aux télécommunications,

du blanchiment d'argent et des obstructions à la justice.

Parmi les accusés, se trouve John Angelo Gotti, également connu

sous le nom de John Junior, qui est soupçonné

d'avoir supervisé et dirigé la famille Gambino

depuis que son père, John Gotti, a été reconnu coupable

de corruption fédérale en 1992.

[John Jr] Ce sont des accusations bidons.

John, il est impossible qu'ils vous relient à l'un de ces crimes en particulier.

Ils en ont pas besoin. Il y a la loi RICO.

Ils prouveront que je faisais partie de l'organisation.

On peut les battre.

Ils trouveront d'autres charges contre moi, comme avec mon père.

J'en ai assez. J'ai tout abandonné.

Je suis prêt à repartir pour une nouvelle vie.

Tu crois à ce que tu dis ?

Très bien.

Si c'est vraiment,

ce que tu veux faire,

si tu es prêt à abandonner cette vie,

je suis content pour toi

mais comprends bien

qu'il y a aura des conséquences et qu'il va y avoir

beaucoup de gens dehors qui seront mécontents

de ta décision.

C'est pour ça, Charlie,

que tu dois m'arranger une entrevue avec mon père.

Il faut que ça vienne de moi. Il est mourant.

C'était mon héros.

Il est temps de tourner la page. Je veux cet arrangement.

[John] John,

j'ai pas un cancer du cerveau ni du coeur.

Mais qu'est-ce que je ne ferais pas pour avoir un peu de temps

pour retourner dans ce tribunal, leur montrer ce que c'est

qu'un homme, briser leurs certitudes.

Montre-leur ce que c'est qu'un homme.

Montre-leur ce qu'il faut pour avoir ça.

Il nous reste à peine cinq minutes.

Je sais pas quand

ni si je te reverrai.

Je sais pas si j'ai réussi à te convaincre mais je sais

que tu dois beaucoup réfléchir.

Oui.

Tu m'as manqué, John.

Tu n'imagines pas combien tu m'as manqué.

Tu sais,

te voir et te parler aujourd'hui,

ça vaut bien 55 années pendu la tête en bas

parce que tu sais ce que je ressens. Je t'aime, je t'adore.

Je sais.

Bien.

Tu fais ce que tu as à faire et tu te préoccupes pas de moi.

Ca n'aurait pas de sens.

Il arrivera ce qui arrivera.

Tu restes debout, fort, tu gardes le cap.

Ne pleure pas.

Ne leur donne pas cette satisfaction.

Allez.

[musique mélancolique]

[médecin] Ciseau.

- Voilà. - Merci.

Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu seras encore là à mes 82 ans ?

Oui.

Oui.

Je sais.

Et voilà, c'est terminé.

Tu es ravissante.

Voilà.

Hé, la goudou,

tu as déjà rencontré ma femme ? Elle est magnifique.

Pourquoi vous battez-vous aussi durement ?

Si vous guérissez, ils vont vous renvoyer en cellule.

Pour chaque jour que je suis en vie,

c'est un doigt que je mets au gouvernement.

Tu comprends ?

[John] Mon fils Peter est resté à mon chevet jusqu' la fin.

Je voulais pas que Vicky ou les filles me voient

comme ça. Je l'avais fait promettre à Vicky

et elle a respecté ma volonté.

Il souffre beaucoup.

La morphine ne fait plus d'effet,

mais on pourrait lui donner de l'Ativan

mais ça va entraîner un coma.

Il restera en vie mais il ne sentira plus la douleur.

D'accord.

Pensez-y, Peter. C'est à vous de choisir.

[musique dramatique]

Qu'est-ce qu'on fait, papa ?

Garde la tête haute.

Reste fort.

D'accord ?

Promets-moi.

Je te le promets.

C'est très bien.

[homme] Hé, John ? Viens voir.

[télé] L'un des mafieux les plus célèbres,

John Gotti, est mort aujourd'hui

à l'hôpital pénitentiaire dans le Missouri

après un combat contre un cancer de la gorge.

Gotti était connu comme le Parrain en Téflon

ou le parrain distingué, un surnom qui résultait

de son penchant pour les vestes de luxe.

Gotti fut acquitté à maintes reprises

avant d'être condamné à 5 peines de prison vie en 1992.

John Gotti est mort aujourd'hui

à l'âge de 61 ans.

[chanson douce]

Tout le monde pense que c'était un mec super.

Il était en taule mais personne n'est parfait.

Il a jamais tué de civils,

des gens normaux, le peuple dans les rues.

Il a tué des gens comme lui.

Quand il est allé en prison, le taux de criminalité a augmenté.

Les voyous ont repris le contrôle de la rue.

Le quartier était beaucoup plus propre

quand M. Gotti était présent.

John Gotti a dû protéger sa famille.

Gotti était un vrai mec.

Avec lui, par ici, c'était sûr.

[musique douce]

[John] Comment tu peux être aussi naïf ? Ils te laisseront

plus jamais sortir. Tu comprends ça ?

Là, ils disent que tu as gagné mais la prochaine fois, tu perdras.

C'est n'importe quoi !

Encore cent ans de plus ! Ils se foutent de ma gueule !

Mon père m'avait dit qu'ils me laisseraient jamais sortir.

Ils veulent bousiller

l'héritage de John Gotti ?

Qu'ils combattent John Gotti.

Nous aimerions croire qu'un procès dans sa forme la plus pure

est la recherche de la vérité.

Mais la recherche de la vérité implique

une volonté de voir la vérité.

Hier, le procureur vous a expliqué

ce qu'il entend être le courage de ses témoins.

La vérité, c'est que surprendre quelqu'un par derrière

et lui tirer une balle dans la tête n'est pas un acte de courage.

C'est un acte malhonnête, c'est une preuve de trahison.

C'est la démonstration de leur volonté impitoyable

de mettre leur propres intérêts

au-dessus de ceux des autres

quelles qu'en soient les conséquences,

en contraste avec le courage dont a fait preuve John.

John, qui l'a admis, a fait partie de cette vie

mais il a payé pour ses crimes par des années de prison.

John a eu le courage de s'éloigner de cette vie,

le courage de dire à son père mourant,

pour lequel cette vie était tout,

que ses responsabilités étaient auprès de sa famille

et non de la famille du crime.

John a quitté cette vie selon ses conditions.

Une coopération en échange d'une peine réduite ?

Non, merci.

Il a répondu : "Je ferai mon temps pour mes propres crimes."

Depuis onze ans, le gouvernement a dépensé

des millions de dollars des contribuables

dans cinq procédures.

Ils ont envoyé John à travers tout le pays

dans les conditions les plus horribles,

lui faisant subir ce qu'ils appellent,

en plaisantant, "la thérapie diesel".

Mais en fin de compte, ils ont été incapables de trouver

ne serait-ce que la plus petite preuve crédible du moindre contact

entre John et l'entreprise.

Encore une fois, le gouvernement refuse simplement

de voir la vérité. Quand le gouvernement se détourne

du droit chemin,

motivé par son amour propre et son obsession,

il incombe aux citoyens

de remettre le gouvernement sur les rails.

Dans ce système, dans ce tribunal, vous, les jurés,

êtes la conscience du gouvernement.

Il est temps de faire ce qui est juste.

Renvoyez-le chez lui.

Renvoyez-le chez lui avec sa femme

et ses enfants.

Renvoyez-le chez lui

afin qu'il vive la vie qu'il a choisie.

Il le mérite.

[musique douce]

Oui.

[John] Le gouvernement a essayé de briser Johnny Junior

mais mon fils l'a mis à l'épreuve.

Cinq procès en 37 mois

et le gouvernement est reparti avec rien.

[musique douce]

Ecoutez-moi. Ecoutez-moi bien.

Vous ne reverrez jamais un gars comme moi

même si vous vivez cinq mille ans.

[chanson rap]

[musique douce]

[musique rythmée]

[musique douce]

["Rainy Day" de DJ Dani]

["Tzaddik" d'Abominable princesses]

["Rainy Day" de DJ Dani]

["Shadow Of My Father" d'Abominable princesses]

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