All language subtitles for La.Mecanique.de.L.Ombre.2016.FRENCH.COMPLETE.BLURAY.4FR.SDH-1

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Original subtitles

...

Musique douce et myst�rieuse

...

...

...

- Bonsoir.

- Merci.

- Mon rendez-vous est demain apr�s-midi.

Vous me rendrez le dossier demain matin.

- Demain matin ? - Oui.

- M. Pelissier ne vous a rien dit ? - Non.

Je vais m'arranger, ce sera pr�t.

- Merci. Bonne soir�e.

*- Bonjour, vous �tes sur le r�pondeur d'�tienne.

Laissez-moi un message. Merci.

- C'est Duval.

Je sais qu'il est tard mais rappelle-moi, s'il te pla�t.

Pernot m'a demand� de finaliser le dossier pour demain matin,

mais je trouve pas tous les justificatifs.

Tu comprends. Rappelle-moi.

Musique oppressante

...

... *- Bonjour, vous �tes...

...

- Demain on va se parler. L�, c'est n'importe quoi.

Je t'assure. Je peux pas travailler comme �a.

Tes dossiers, c'est un vrai bordel.

...

La musique est de plus en plus oppressante.

...

...

...

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- J'arrive pas � dormir.

J'ai l'impression d'avoir un poids en permanence dans le ventre.

Comme une angoisse

de quelque chose qui va arriver

qui n'arrivera pas.

Le m�decin me conseille de faire du sport pour retrouver le sommeil.

Moi, je pense qu'il faut juste que je trouve un travail,

un cadre.

Je suis trop...

trop en d�calage.

Faut que je trouve...

quelque chose qui m'occupe la t�te et les mains comme tout le monde.

- Tiens.

Tu la m�rites.

Un an d'abstinence. Bravo � toi.

- Je me suis servi de beaucoup de logiciels par le pass�.

Je suis s�r de pouvoir m'adapter � ceux que votre soci�t� utilise,

aucun doute.

- Monsieur Thuillier, le chef du service, a 32 ans.

�a vous pose un probl�me qu'il soit plus jeune que vous ?

- Aucun probl�me.

- La prochaine �tape, si vous �tes s�lectionn�,

sera de le rencontrer.

Nous prenons des r�f�rences

sur chacun des candidats.

Merci de nous renvoyer ce formulaire en indiquant un ou deux contacts

chez votre dernier employeur.

- J'ai pas gard� beaucoup de contacts.

- C'est important pour notre process de recrutement.

Musique inqui�tante

...

- De Grugy.

- Comment �a va, mon vieux ? - �a va. Et toi ?

- Bien. Bien, bien.

Et Marion ?

- On est s�par�s depuis longtemps.

Tu vas au truc apr�s ?

- Non, je file. J'ai un avion � prendre.

- Toujours dans la bo�te de ton p�re ? - Oui.

Je l'ai d�velopp�e � l'international.

L�, je rach�te des usines au Br�sil.

Qu'est-ce tu fais dans la vie, toi ?

- Je travaillais dans les assurances, mais je suis au ch�mage.

- Licenciement �conomique ? Ah, c'est moche.

Plus personne ne veut investir en France.

Mais...

�a va ? Tu tiens le coup ?

- �a va tr�s bien. Aucun probl�me.

- Buvons un verre un de ces quatre,

�a me ferait tr�s plaisir.

- Merci.

- Il faut que je file.

� bient�t. - Salut.

- Alors, aujourd'hui,

on accueille une nouvelle venue, Sara.

BIENVENUE SARA. BONSOIR SARA.

- Bien.

C'est ta premi�re r�union,

tu peux rester silencieuse, ou si tu te sens pr�te � parler,

n'h�site pas.

- Je vais juste �couter.

Merci.

DONNEZ-MOI LA S�R�NIT� D'ACCEPTER CE QUE JE NE PEUX CHANGER,

LE COURAGE DE CHANGER CE QUE JE PEUX,

ET LA SAGESSE D'EN CONNA�TRE LA DIFF�RENCE.

- Va la voir et pr�sente-toi.

- C'est pas la peine, Alice parle d�j� avec elle.

- Je veux qu'elle ait deux personnes � contacter en cas de souci.

Tu dois faire profiter les autres de ton exp�rience.

- Albert m'a demand� de te donner mon num�ro de t�l�phone.

Tu peux m'appeler, tous les jours, m�me tard.

Tiens. - Tu fais tout ce que dit Albert ?

Merci.

Mais... je ne vais pas revenir.

C'est pas pour moi.

L'esprit de groupe, la pri�re...

Vous �tes tous chr�tiens ici ?

- Non, mais on fait la pri�re � chaque r�union.

�a parle � tout le monde, chr�tien ou pas.

L'id�e, c'est de rester humble, conna�tre et vaincre ses faiblesses.

- Bon...

- All� ?

*- Monsieur Duval ? - Oui.

*- Bonsoir, Monsieur Cl�ment � l'appareil.

Je vous appelle pour une offre d'emploi.

J'appelle tard, je vous d�range peut-�tre ?

- Non, pas du tout. Comment avez-vous eu mon num�ro ?

*- Par le P�le emploi. Vous cherchez toujours un emploi ?

- Oui.

*- Nous cherchons un profil comme le v�tre

pour un poste � pourvoir rapidement.

J'aimerais vous rencontrer.

- D'accord. Vous travaillez pour quelle soci�t� ?

*- Je vous expliquerai. Seriez-vous libre pour un entretien demain ?

Nous avons nos bureaux dans la tour Topaz � la D�fense.

- Demain, samedi ?

*- Oui, j'ai un emploi du temps tr�s charg�.

11 h 30 ?

- D'accord, 11 h 30. Pouvez-vous me rappeler votre nom ?

*- Cl�ment. � demain, Monsieur Duval.

- Monsieur Duval ?

Suivez-moi, s'il vous pla�t.

- Bonjour.

Votre dernier emploi �tait au cabinet Verdon-Pernot,

C'est �a ? - Oui.

- Que disait-on de monsieur Duval ? Vous aviez une bonne r�putation ?

- Comment �a ?

- Que pensaient de vous vos coll�gues et sup�rieurs ?

- Je pense qu'ils me consid�raient comme s�rieux et ponctuel.

- Pourquoi avoir quitt� ce poste ?

- J'ai eu des soucis de sant�.

- Vous �tes gu�ri ?

- Oui.

- Pourquoi n'avez-vous pas travaill� depuis ?

Vous avez pr�f�r� profiter du ch�mage ?

- Non, je n'ai pas trouv� de travail. Et puis...

la crise...

- De quel bord politique �tes-vous ?

�tes-vous un homme de gauche ou un homme de droite ?

- Je n'ai jamais vot�, je ne m'int�resse pas � la politique.

- Vous n'�tes pas concern� par le destin du pays ?

Vous n'�tes pas patriote ?

- Si. Bien s�r.

J'ai fait mon service militaire.

- Je recherche des �l�ments qui ont un fort sentiment patriotique.

Je dirige une agence de contr�le

qui d�fend les int�r�ts de notre pays.

Notre r�le consiste � surveiller un certain nombre de personnes.

Des gens que nous devons prot�ger,

ou qui peuvent �tre dangereux pour la France.

Votre travail sera de retranscrire des �coutes t�l�phoniques.

J'ai une m�moire visuelle. J'ai besoin que tout soit �crit.

Ces �coutes devront �tre transcrites int�gralement et tr�s fid�lement.

Il me faut quelqu'un de tr�s rigoureux et qui tape vite.

- Je ne suis pas s�r de correspondre. Vous voulez revoir mon CV ?

- Je l'ai vu, on me l'a montr�.

La comptabilit� exige rigueur et pr�cision,

c'est ce que je demande.

Je ne veux pas une dactylographe.

J'ai besoin d'un homme d'exp�rience, avec une �thique de travail,

car il y aura beaucoup � faire.

Notre activit� requiert

la plus grande confidentialit�.

Or, tr�s souvent, la technologie va � l'encontre de nos objectifs.

Je me m�fie du num�rique,

il rend la circulation d'informations trop fluide et incontr�lable.

C'est pourquoi je privil�gie le papier et la machine � �crire.

Cela ne vous d�range pas de taper � la machine ?

- Non.

- Le salaire est de 1 500 euros par semaine.

En �change, j'attends de vous un travail irr�prochable.

Monsieur Duval, quand vous avez un probl�me,

si vous n'arrivez pas � le r�soudre, � qui demandez-vous de l'aide ?

- Pardon ?

- Face � une d�cision difficile, vers qui vous tourneriez-vous ?

- Je pense que je r�fl�chirais et je prendrais ma d�cision seul.

Musique inqui�tante

...

*- Philippe Chalamont, selon vous, il y a un probl�me de transparence

au sujet des otages en Mauritanie.

*- Absolument, je ne suis pas le seul � le penser.

Je suis inquiet pour les otages et leur famille qui souffrent.

Le silence du gouvernement est intol�rable.

- Chaque matin, en arrivant, vous ouvrirez les rideaux.

Le soir, vous les fermerez en partant. C'est tr�s important.

Vos horaires sont de 9 h � 18 h, vous les respecterez pr�cis�ment.

Pas de retards, ni d'heures suppl�mentaires.

Vous ne quitterez pas l'appartement, m�me pour d�jeuner.

M�me si vous avez fini les retranscriptions en avance,

vous attendrez 18 h pour sortir.

Il est strictement interdit de fumer dans l'appartement.

Dans l'immeuble, soyez extr�mement discret.

Restez silencieux, ne vous faites pas remarquer, n'ouvrez � personne.

Toutes les cassettes porteront un num�ro,

vous le reporterez sur vos transcriptions.

Vous les agraferez et les classerez dans l'ordre en une seule pile.

Si vous faites des erreurs, d�truisez les pages.

Avez-vous un t�l�phone portable ? - Oui.

- Ne le prenez pas au travail. Laissez-le chez vous.

- D'accord.

- Enfin un dernier point.

Ne parlez jamais de votre travail.

Votre travail est confidentiel et doit le rester. C'est clair ?

- Mais si on vous interroge, il faut r�pondre.

Vous ne voulez ni �veiller les soup�ons, ni susciter la curiosit�.

- Que devrai-je r�pondre ?

- Quelque chose qui se rapproche de ce que votre interlocuteur

imagine de vous.

Soyez bref, finissez vos phrases par un point, la conversation s'arr�tera.

- Comment puis-je vous contacter en cas de souci ?

- Si vous respectez mes consignes, il n'y aura pas de probl�me.

*- All� ?

*- Bonjour, Philom�na. *- Bonjour, madame.

*- il faut conduire Quentin au tennis � 15 h 30.

*- Et retourner le chercher � 17 h. C'est compris ?

*- Oui, madame. *- Alors � ce soir, Philom�na.

Musique oppressante

...

*- Si je suis pas l� � 22 h, commencez sans moi.

*- Tu ne peux pas te lib�rer ? *- Non.

Je te laisse, j'ai le comit� de r�dac' dans 5 minutes.

Musique inqui�tante

*- On est toutes pass�es par l�.

C'est long, un mariage...

...

...

*- On a mis Chalamont trois fois en une ce mois-ci, c'est beaucoup.

*- Il couche avec elle, il la laissera pas au minist�re,

il lui trouvera un point de chute.

*- Il faut proposer deux solutions,

la n�tre et une deuxi�me option, vraiment sombre.

*- Peut-�tre. � demain.

...

- Vous �tes nouveau dans l'immeuble ?

C'est dr�le, on s'est pas encore vus alors qu'on est sur le m�me palier.

- Je ne vis pas ici, je suis juste de passage.

- C'est vous que j'ai entendu taper � la machine ?

�crivain ?

- Non, traducteur.

- All� ?

Faut appeler la police.

- Je ne veux pas.

- Faut porter plainte.

- Je ne sais m�me pas comment il s'appelle.

- Tu as bu ?

- Non. - Non ?

- Un peu, oui.

C'est toujours comme �a.

Je bois un peu et...

voil�.

Je l'ai ramen� chez moi, c'�tait OK.

On a bu encore, on a ri beaucoup.

Apr�s, il a mis la musique super fort.

Je lui ai dit d'arr�ter, mais il a continu�.

Et puis, c'est mont� d'un coup.

Je lui ai dit de partir, il ne voulait pas.

Il s'est �nerv�, moi aussi.

Je lui ai lanc� un verre,

il a renvers� la table.

Merci, c'est gentil.

- Faut que j'aille au travail. �a va aller ?

- Tu ne dis rien ?

- Que veux-tu que je dise ?

- Me faire la morale.

- Non, je suis juste l� pour toi, si tu as besoin de moi.

C'est mon r�le.

Musique inqui�tante

...

*- T'auras le discours � 18 h,

2 h avant le meeting. C'est une exclu.

*- On est trop pr�s des �lections pour bousculer sa base.

On doit viser les ind�cis...

*- On a valid� les documents, hier.

Leurs fiscalistes ont pos� deux questions.

*- On passe nos journ�es � �plucher les sondages et rendre nos analyses,

au lieu de trouver des id�es pour sa campagne.

*- Il est tr�s demand�, mais je l'ai convaincu de faire ton �mission...

*- Rien ne doit sortir sur le budget dans le mois qui vient.

Pour la Cour des comptes, active tes contacts.

*- Il doit r�cup�rer son visa � l'ambassade...

*- S'il monte au capital, je ne bougerai pas sans partenaire...

*- M. Al-Shamikh, ne pas aller � l'audition serait contre-productif.

*- Je veux bien payer le fisc, mais un chiffre raisonnable.

*- Alors ?

*- Il faudrait faire une ouverture de capital de 250 000 euros.

*- Il a �t� tr�sorier du parti pendant 10 ans...

...

...

- �a va ?

- Oui. Je t'attendais.

- �a doit �tre commenc�. - Je ne suis pas l� pour la r�union.

Je voulais juste te voir toi, pour te remercier pour l'autre soir.

Voil�.

- Viens � la r�union.

- C'est un ordre ?

*- Soyez raisonnable M. Al-Shamikh.

Vous �tes en instruction judiciaire.

Le ministre ne vous recevra pas en pleine campagne.

*- Organisez ce rendez-vous. J'ai quelque chose � lui dire.

*- Il conna�t votre situation. Qu'allez-vous dire d'autre ?

*- Je veux lui parler des 3 otages fran�ais en Mauritanie.

*- Quel rapport avec vous ?

*- J'ai men� les n�gociations avec les repr�sentants des terroristes.

*- Comment puis-je vous croire ?

Vous �tes l� depuis 9 mois et les otages sont toujours d�tenus.

*- Monsieur Labarthe, je suis quelqu'un de tr�s laborieux.

Je note tout, dans des carnets.

Je vous assure que ceux-ci vont apprendre beaucoup � vos sup�rieurs.

Surtout en pleine campagne �lectorale.

*- Montrez-les-moi. Je peux passer vous voir.

*- Hors de question, c'est au ministre que je veux parler.

Musique inqui�tante

...

...

*- M. Al-Shamikh, je me suis renseign� au Quai d'Orsay.

Vous n'�tes pas impliqu� dans la n�gociation pour lib�rer les otages.

*- Je ne travaillais pas pour eux.

Mais ont-ils dit ce qu'ils cachent � la presse et aux Fran�ais :

plus aucun contact avec les terroristes depuis plus de 9 mois ?

Non, n'est-ce pas ?

Monsieur Labarthe, tout le monde ne souhaite pas leur lib�ration.

Il y a des forces contraires.

*- Son directeur de cabinet vous rencontrera demain.

Vous n'aurez pas mieux.

*- Je veux que mon avocat soit pr�sent.

*- Je vais voir si c'est possible. *- Attendez...

*- All� ? All� ?

*- Je veux que mon avocat soit pr�sent.

*- Je vais voir si c'est possible. *- Attendez...

*- All� ? All� ?

Musique de plus en plus angoissante

...

...

- Gerfaut.

- Duval.

- C'est toi, le nouveau scribe. - Oui.

- T'as fait du caf� ? - Oui.

- �a va ?

Tu t'en sors avec la machine ? - Oui.

- Cl�ment t'a demand� si tu es de droite ou gauche, non ?

Si tu avais dit que t'�tais coco, tu serais pas l� aujourd'hui.

- Je me suis port�e volontaire pour les nuits � l'h�pital.

Comme �a, je ne peux pas faire de b�tise.

Je bosse, je dors, je vais aux r�unions.

Et voil�. Je bois de la limonade.

- C'est ce que je disais, il faut se fixer un cadre

et s'y tenir.

- �a se fait d'aller au bar entre AA ?

�a reste dans le cadre ?

- J'ai jamais eu peur d'aller dans un bar.

Je buvais seul, chez moi.

- On est forc�ment tout seul dans le cadre ?

Je te vois aux r�unions, mais je sais rien de toi.

Je sais m�me pas ce que tu fais comme job.

- Parce que c'est pas int�ressant.

- Il y a quelque chose que je ne comprends pas chez toi.

- Il n'y a rien � comprendre, je suis tr�s simple.

Excuse-moi,

je vais acheter des cigarettes.

Vous avez des cigarettes ? - Oui.

C'est ce qu'il reste. - D'accord.

C'est tout ce que j'ai. - Je vais voir si j'ai la monnaie.

Musique inqui�tante crescendo

...

- Je dois partir.

- Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Rien. D�sol�, je dois partir.

Musique inqui�tante

...

- Je voudrais parler � M. Cl�ment, mais il ne m'a pas laiss� de num�ro.

- Normal.

Il peut pas �tre en contact direct avec tous ceux qu'il emploie.

Il y a une hi�rarchie.

Tu veux lui transmettre un message, tu passes par ton sup�rieur, moi.

- Tu peux lui donner �a ?

- Pas besoin d'�tre si formel, dis-moi et je passerai le message.

- Tu peux juste lui donner cette lettre ? C'est tout.

- Il y a quoi, dedans ?

Crache le morceau, sinon je vais l'ouvrir.

- Je d�missionne.

- Cl�ment choisit bien ses hommes, tu sais.

Il se renseigne et il monte ses dossiers sur chacun.

S'il t'a choisi, c'est que t'es fait pour ce boulot.

- Non.

Je veux arr�ter.

- Pourquoi ?

- Je veux arr�ter. C'est tout. J'ai pas � me justifier.

- Tu as besoin,

au contraire.

Sinon, �a para�tra bizarre.

Bon, aujourd'hui, on a beaucoup de travail. Je garde la lettre.

On en reparlera au calme.

- Quand ?

- Bient�t, je sais pas. Demain, si on a le temps.

En revanche,

toi et moi, on a un probl�me.

Le caf� que tu fais me laisse un go�t de pisse dans la bouche.

- Cl�ment interdit de fumer ici.

- Sors-moi la num�ro 6, que je l'�coute tout de suite.

*- Je vois le ministre � 11 h 30. Vous en �tes o� ?

*- L'enqu�te ne nous apprendra rien, il n'y a pas de traces.

*- Commandant, quel est le lien entre Al-Shamikh et les otages ?

S'il a bloqu� les n�gociations, qui l'a missionn� ?

*- Al-Shamikh consignait les d�tails de ses affaires dans des carnets.

Il y a 2 jours, il a transmis des dossiers � son avocat.

Je veux v�rifier que ces carnets en font partie.

*- Tenez-moi...

- Sors la cassette.

Musique inqui�tante

...

Je donne �a � Cl�ment. � plus tard.

...

*- Comment voulez-vous proc�der pour le conseil d'administration ?

...

- Viens, on va bouffer un truc.

Tu voulais me parler, non ?

C'est moi qui t'invite.

Cl�ment va mal le prendre. - Comment �a ?

- C'est quelqu'un de prudent,

il veut pouvoir compter sur tous ses hommes.

Tu veux partir alors que tu viens d'arriver, �a va le rendre m�fiant.

S'il vous pla�t ?

Concentre-toi sur le boulot.

Fais-le bien, fais ce que je te demande.

Dans une semaine, je te promets, j'arrange �a avec Cl�ment.

Une autre, s'il vous pla�t. Tu passes � la bi�re ?

- Non. Un Coca, s'il vous pla�t.

- Tu bois pas

ou tu bois plus ? - Je bois plus.

- Bravo. La volont�, respect.

- Vous �tes nombreux � travailler pour Cl�ment ?

- Tr�s bonne question. Toi et moi, on se conna�t.

D'autres travaillent avec nous, mais on ne les verra jamais.

Cl�ment...

c'est un malin, il cloisonne.

On a tous une t�che sp�cifique.

Chacun dans son coin et personne ne sait ce que font les autres.

C'est organis� pour qu'il sache tout de suite si quelqu'un flanche.

Cl�ment, je le connais bien, depuis longtemps.

Il y a une diff�rence entre nous.

Moi, je suis un homme d'honneur.

Lui, il vendrait sa m�re.

Il utilise les gens et quand il a fini,

il les jette, comme de la merde.

Tu veux savoir ?

La question, c'est pas qui travaille pour Cl�ment,

mais pour qui Cl�ment travaille.

C'est une pyramide.

� chaque �tage, un mec l�che le cul de celui au-dessus.

Il nous prend pour des larbins.

Lui aussi, c'est le larbin de quelqu'un,

il fait ce qu'on lui dit.

Il se croit

au-dessus de tout, qu'il contr�le tout.

Un jour, il prendra un coup de pied dans le cul,

�a va lui faire tout dr�le !

Et merde.

J'ai l'habitude.

- Qu'est-ce que tu fais ? Donne-moi les cl�s, je suis fatigu�.

- Tu vas nulle part, on doit r�cup�rer les carnets du Libanais.

- L�, c'est le bureau de son avocat. - Quoi ?

- J'ai d�j� tout rep�r�.

Il y a pas de cam�ra, juste une alarme � d�sactiver.

Quand ils sont partis, on entre, on prend les carnets, on se tire.

Il y en a pour 10 minutes max. - Non.

Comme tu veux, mais sans moi.

- Discute pas, c'est un ordre.

J'ai juste besoin de toi pour faire le guet.

- Non, je le ferai pas.

- Tu bouges pas.

Tu fais exactement ce que je te dis. Point barre.

Tu veux te barrer, je sais.

Je t'ai dit que j'arrangerai le coup avec Cl�ment.

Avant �a, ne fuis pas tes responsabilit�s.

Si tu te barres, on te retrouvera, tu le sais.

Ils travaillent tard, les avocats.

La porte.

On a du cul, l'alarme est pas branch�e.

Colle ton �il l�, si �a bouge, tu me fais signe.

(- Gerfaut ! Gerfaut !)

(Gerfaut !)

- La lumi�re.

Duval, la lumi�re !

Ses jambes.

- Putain.

Retourne � la porte, je finis le coffre.

Musique de plus en plus oppressante

...

- Sors de ma voiture.

Sors !

- On s'est fait baiser. Il y a rien l�-dedans.

- Duval !

Rentre chez toi, lave-toi.

Tu jettes ces v�tements. Demain, tu reviens au travail.

Regarde-moi, �coute-moi ! Ce soir, il s'est rien pass�.

Si Cl�ment te demande, tu �tais seul chez toi.

Tu l�ches rien sur ce qu'on a fait, vu ?

Tu fais exactement ce que j'ai dit, sinon t'es en danger.

Musique angoissante

...

- All� ?

- All� ?

*- O� �tes-vous ?

- Je suis chez moi.

*- Excusez-moi d'appeler si tard, il faut que je vous voie.

- L�, maintenant ? *- Oui.

- Il y a un probl�me ?

*- Pas au t�l�phone. Une voiture vous attend en bas.

� tout � l'heure.

Musique sur un rythme cardiaque

...

La musique devient angoissante et stridente

...

Musique inqui�tante

...

- Entrez.

...

Bonsoir.

Asseyez-vous.

D�sol� de vous avoir d�rang� si tard, il fallait que je vous voie.

J'ai besoin de clarifier certaines choses.

- O� est la bande num�ro 6 ?

- Pardon ?

- Vous avez eu 15 cassettes. Ce soir, il n'y en a plus que 14.

Il manque la num�ro 6.

- Oui, je l'ai donn�e � Gerfaut.

Il voulait vous la faire �couter d'urgence.

Je lui ai aussi donn� ma retranscription.

- A-t-il pris d'autres bandes ?

- Non. - Poss�de-t-il d'autres pages ?

- Il y a un souci ?

- R�pondez.

- Non, il �tait � c�t� de moi, il a lu toutes les retranscriptions.

- Vous souvenez-vous du contenu de la bande 6 ?

Vous n'�tes pas en cause, Duval.

Parlez en toute confiance.

Pourquoi Gerfaut voulait me faire �couter cette bande ?

- Je ne sais pas.

Je tape automatiquement.

- Qu'y avait-il dessus ?

- Deux hommes parlaient d'une enqu�te...

De retrouver des carnets, chez un avocat...

Gerfaut m'a dit qu'il allait vous en parler.

- Quand avez-vous quitt� Gerfaut ? - Hier.

- Quand ?

- Il est parti vers 16 heures. - Vous ne l'avez pas vu apr�s ?

- Non.

- O� �tiez-vous cette nuit ?

- Chez moi.

- Suivez-moi.

Sortez.

Musique angoissante

...

- Je sais o� tu �tais ce soir.

Et Duval �tait avec toi.

- Non.

Je travaille seul, j'ai besoin de personne.

- Abruti, va !

Tu te crois assez intelligent pour monter une op�ration ?

Tu n'es m�me pas un bon ex�cutant.

Et si c'�tait un pi�ge ?

- C'�tait pas un pi�ge.

- Comment peux-tu le savoir ?

- J'ai les carnets.

Mon plan a fonctionn�, j'ai ouvert le coffre et pris les carnets.

- Tu as eu le temps de tout lire et de tout analyser ?

- Vous m'avez toujours sous-estim�.

Les noms et les num�ros de compte, c'est facile � rep�rer.

M�me pour un abruti comme moi.

Surtout quand il y a des noms connus.

- O� sont-ils ?

- Je sais qui vous �tes. Je sais comment �a va finir.

Vous me connaissez, vous savez que je ne dirai rien.

- J'avais pas �t� assez clair ?

Vous ne recevez d'ordres que de moi.

Gerfaut ne travaille pas pour moi. Il vous a manipul�.

Il a travaill� pour moi, mais je l'avais exclu.

Les gens qui ne connaissent pas leurs limites cr�ent des ennuis.

�a n'arrivera plus.

Vous, Duval,

vous connaissez vos limites ?

Vous revenez travailler apr�s-demain.

Vous �tes peut-�tre un peu choqu�,

mais gardez tout �a pour vous.

N'allez pas pleurer aupr�s de vos amis alcooliques.

Musique oppressante

...

- Pour qui travaillez-vous, monsieur Duval ?

- Je suis sans emploi.

- O� �tiez-vous hier soir ? - Je suis rest� chez moi.

- Pourquoi votre v�hicule �tait gar� pr�s du cabinet de Me Lombard ?

Je ne crois pas qu'il soit n�cessaire de vous montrer la vid�o.

- C'est pas moi qui l'ai tu�. J'aurais jamais d� �tre l�.

- Bonjour, M. Duval, Commandant Labarthe.

Vous n'avez d'autre choix que de nous dire tout ce que vous savez.

Lui, on le conna�t d�j�. Un vrai CV de barbouze.

Mais vous, monsieur Duval,

vous �tes un employ� de bureau.

Comment en �tes-vous arriv� l� ? Pour qui travaillez-vous ?

- R�pondez.

- Il s'appelle Cl�ment.

Je ne le connais pas.

Je tape des �coutes.

- C'est son nom ou son pr�nom ?

- Je sais pas.

- Il est fran�ais ?

C'est lui qui vous a recrut� ?

- Il repr�senterait une agence de surveillance.

- Vous n'avez pas cherch� plus loin ? - J'avais besoin de travailler.

- Vous �tes coupable de meurtre.

- Non. C'est pas moi.

- O� est Gerfaut ?

- Je sais pas.

- Il va falloir �tre plus coop�ratif, et me donner de vraies r�ponses.

- On a �t� � la tour Topaz,

� l'�tage que vous avez indiqu�.

Les bureaux sont vides.

Ils �taient � la soci�t� Aldoran, qui vient de les revendre.

Il n'y a pas de Cl�ment l�-bas.

- Qui sont les gens sur �coute ?

- Vous.

- Depuis combien de temps ? - Deux ou trois semaines.

- Qui d'autre � la DGSI ?

- Personne d'autre, je crois.

- Donnez-moi les noms des personnes sur �coute.

- Des journalistes...

- Leurs noms.

- Je ne sais pas, j'�coute pas les conversations.

- Vous retranscrivez, non ?

- �a n'a rien � voir.

C'est automatique.

- Avez-vous particip� au meurtre de M. Al-Shamikh ?

- Non !

- Ce sont vos employeurs qui l'ont tu� ?

- Oui.

Vous voulez ses carnets.

- Ceux que vous n'avez pas trouv� ?

C'est inutile. Nous vous avions pr�c�d�s chez l'avocat.

Monsieur Duval, vous n'avez plus le choix.

Pour �viter la prison, il vous reste le secret-d�fense.

Comme directeur op�rationnel,

je peux �viter d'envoyer votre nom et votre dossier au procureur.

Il me faut des informations tangibles.

Sinon, j'envoie tout demain matin et vous dormirez en prison.

Demain soir, et pour tr�s longtemps.

*- All� ?

- Vous �tes s�r qu'ils ne sont pas en train d'�couter ?

*- Rassurez-vous, la ligne est s�curis�e.

Vous vouliez me parler ?

- Je ne sais rien de plus que vous, je ne vois pas comment vous aider.

*- Je veux trouver Cl�ment.

Je veux savoir pour qui il agit.

Vous retournerez au travail, mais vous agirez pour moi.

- Comment �a ?

*- Vous me transmettrez des copies des bandes.

- Non, c'est impossible. C'est trop risqu�.

Si je fais quelque chose d'inhabituel, ils le sauront.

*- Soyez discret.

Faites votre travail normalement et tout se passera bien.

- Combien de temps �a va durer ?

*- Quelques jours, une semaine ou deux.

Le temps qu'il faudra pour identifier Cl�ment.

Musique inqui�tante

- Si j'ai un probl�me, je vous contacte comment ?

*- Vous pourrez me joindre en cas d'urgence,

mais tout ira bien.

Vous serez prot�g� en permanence par mes hommes.

...

- �a va ?

- Qu'est-ce que tu fais l� ?

- Rien, j'�tais inqui�te.

T'as disparu l'autre soir, t'es pas venu � la r�union, tu r�ponds pas...

- Comment tu sais o� j'habite ?

- �a va pas ?

- R�ponds-moi.

Comment t'as eu mon adresse ? - J'aurais pas d� venir.

- Comment t'as eu mon adresse ?

- Mais t'es dingue ! Par Albert.

Laisse-moi.

- Excuse-moi. Excuse-moi !

- Merci.

- Tu vas en faire quoi, quand tu l'auras fini ?

Tu vas l'encadrer ?

- Non.

D'habitude, je fume une cigarette et je le regarde quelques minutes.

Puis je le range et j'en ach�te un autre.

- Bon, je vais y aller.

- Reste un peu, s'il te pla�t.

- Si je demande comment t'as fait �a,

tu ne vas pas me r�pondre ?

- J'ai des probl�mes.

Musique angoissante

...

...

*- All� ? *- Je vous le passe.

*- All� ?

*- Vous �tes s�r qu'ils ne sont pas en train d'�couter ?

*- Rassurez-vous, M. Duval, la ligne est s�curis�e.

...

...

*- All� ? - Passez-moi Labarthe.

*- Restez o� vous �tes, on vous rappelle.

- J'ai pas le temps, c'est urgent. Passez-le-moi !

*- Je vous transf�re.

*- All� ? - Faut venir me chercher.

Ils sont au courant, ils savent. *- Comment �a ?

- Notre conversation t�l�phonique a �t� enregistr�e.

*- Impossible. - Mais je viens de l'entendre !

*- Calmez-vous. Calmez-vous.

Vous �tes le seul � avoir entendu la bande.

- Et alors ?

*- Vous continuez votre travail, l'op�ration se d�roule comme pr�vu.

- Ils sont peut-�tre en train de nous �couter !

*- ils ne feront rien aujourd'hui.

Ils n'�coutent pas les bandes avant de vous les donner.

Retournez finir vos copies.

*- Monsieur Duval. - Non.

Non.

Je n'y retourne pas.

*- N'oubliez pas notre arrangement.

- Qu'est-ce que �a va changer pour vous ?

� quoi �a va servir ?

- All� ?

*- Nous vous prot�geons.

O� sont les carnets ?

- Mais... ?

Musique oppressante

...

- Alors ?

...

Il m'a donn� une seule consigne.

Tu me donnes les carnets ou je t'emm�ne l�-bas.

- J'ai pas les carnets.

Il le sait. Je lui ai d�j� dit.

- On dirait pas, avec ton air de notaire,

mais t'es un bon menteur.

Vous avez rat� les cam�ras ?

Chapeau, les mecs.

...

Tu sais ce que �a signifie de ne pas �tre masqu� pour faire ce trajet ?

Musique inqui�tante

...

- Monsieur ? �a va ?

- C'est bon, on s'en occupe.

Musique inqui�tante

...

- �a va ?

Pas trop caboss� ?

Cl�ment �tait dans la voiture ?

- Vous avez donn� les photos au journal ?

- Oui.

Vous savez o� ils vous emmenaient ?

- Non.

Venez, on va vous faire examiner

par un m�decin.

- Non.

- Vous savez que je ne peux pas vous laisser partir.

Vous avez besoin de moi.

- Non.

- Ils pensent que vous avez les carnets.

Ils vont revenir.

Musique mena�ante

...

- Restez chez vous.

Maintenant, ils ont un moyen de pression. Ils vont vous contacter.

Il faut �tre patient.

Musique inqui�tante

...

...

*- M. De Grugy n'est pas l�. Vous voulez laisser un message ?

- Non, c'est urgent.

Nous avions rendez-vous, mais je n'arrive pas � le joindre.

Musique oppressante

...

- Pourquoi t'es l� ?

- Je voulais te remercier.

- C'est pas le bon moment. Je suis tr�s occup�.

- Pourquoi tu lui as parl� de moi ?

- J'ai vu que t'�tais dans la merde.

Comme t'es quelqu'un de bien, j'ai souffl� ton nom.

J'ai juste voulu t'aider.

� voir ta t�te, j'aurais pas d�.

- Tu travailles pour lui ? - Non.

Je le connais un peu,

je l'ai crois� lors de meetings ou de voyages.

- Il travaille pour Chalamont ?

Appelle-le.

- Pardon ? - Tu as entendu.

Appelle Cl�ment et dis-lui que tu veux le voir.

- Non.

Dans 2 heures, la salle sera pleine, je te demande de me laisser.

- Appelle-le. - Je suis occup�.

Rentre chez toi et bois un verre, �a te calmera.

- Appelle-le.

- Fais-le toi-m�me.

Musique intrigante

...

- Vous avez les carnets ?

- Vous avez localis� Cl�ment ? - Oui.

- Il n'y a pas de carnets, j'ai rien trouv�.

Al-Shamikh nous a menti.

...

Monsieur Duval, sans nous, vous n'en sortirez pas vivant.

...

...

*- All� ? - C'est Duval.

J'ai les carnets, laissez-la partir.

...

*- On vous rappelle avec des instructions.

...

- Je veux le RAID en hauteur, avec vue sur le point de rendez-vous.

Il faudra une liaison radio, je les accueillerai seul.

Si tout va bien, je dirai "approche" pour l'arr�ter.

Si �a d�g�n�re, je dirai "engagez", pour activer les tireurs.

Musique oppressante

...

...

...

- Qu'est-ce que vous lui avez fait ?

- Nous ne sommes pas des voyous.

Une journ�e dans un coffre.

C'est tout.

- J'ai pas les carnets.

Mais je vais vous y conduire.

- �a reste � voir.

Je ne suis plus s�r d'avoir encore confiance en vous.

- Philippe Chalamont.

Vous ne vouliez pas la lib�ration des otages avant les �lections.

- Je veux savoir qui a les carnets.

Je n'irai pas � l'aveugle. Dites-moi avec qui j'ai rendez-vous.

- La DGSI. - Qui, � la DGSI ?

- Labarthe.

- Allons-y.

Je n'ai jamais vu que de la faiblesse et du vide chez les tra�tres.

Je vous croyais plus consistant, Duval, plus �pais.

Moins creux.

Musique inqui�tante

...

Bonsoir, commandant Labarthe.

- Bonsoir.

- Vous n'allez pas me donner les carnets.

- Non.

Je vais vous demander de me suivre.

Mes hommes sont post�s autour.

- Vous n'avez rien de plus constructif � me proposer ?

De quoi m'accuse-t-on ?

- Du meurtre de M. Al-Shamikh et de sa femme.

D'�coutes ill�gales, entre autres.

Approche.

- Ill�gales ?

Vous pensez que la DGSI peut �tre �cout�e par des gens de l'ext�rieur ?

�teignez votre micro, s'il vous pla�t.

Laissez-moi vous parler.

- Repli.

�loignez vos hommes.

De quoi voulez-vous parler ? - De votre avenir.

Dans la maison, vous le savez comme moi,

la progression ne se fait pas seulement au m�rite.

C'est en se constituant des dossiers qu'on monte dans la hi�rarchie.

Quand on a des infos,

et vous en avez beaucoup dans ces circonstances,

on gagne plus � les garder qu'� les sortir.

Il est inutile qu'� chaque alternance politique,

on remplace les meilleurs �l�ments des services.

Vous ne m�ritez pas de jouer votre carri�re

sur le r�sultat des �lections.

- Comment avez-vous fauss� nos n�gociations avec les terroristes ?

- Le but n'�tait pas d'emp�cher la lib�ration des otages.

Juste de la d�caler.

De toute fa�on, quoi que vous disiez � votre ministre,

il y a trop d'�cart dans les sondages pour que les tendances s'inversent.

Chalamont va gagner.

- Et apr�s ?

- Je vous contacterai, nous parlerons de votre place dans l'organigramme.

Nous trouverons un poste � la hauteur de vos comp�tences.

Ce que vous savez est un tr�s beau capital,

que vous pourrez faire fructifier longtemps.

Duval reste avec moi.

Il travaille toujours pour moi.

Musique inqui�tante

...

- Engagez !

Musique oppressante

...

- Qu'est-ce qui s'est pass� ?

- Ils allaient nous tuer.

...

- On n'a pas eu le choix.

Emmenez-le.

Prenez son t�moignage pour mon rapport.

...

*Je suis en direct de Villacoublay, sur le tarmac.

Selon nos informations, les familles...

*- L'avion qui ram�ne les ing�nieurs doit atterrir vers 11 h.

La fin d'une longue attente...

*- Le Pr�sident Philippe Chalamont devrait �tre l�,

pour accueillir les 3 otages.

*- C'est une victoire pour le tout nouveau pr�sident.

Deux semaines seulement apr�s son �lection...

*- Je veux dire la joie du pays devant cet heureux d�nouement.

Mes premi�res pens�es vont aux familles des otages qui...

Musique inqui�tante

...

Sous-titrage : Eclair Media

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