All language subtitles for Comencini - Il gatto_Subtitles02

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German Download
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

QUI A TUÉ LE CHAT ?

Voleuse, tu as volé ma mortadelle !

Le chat l'a mangée !

70 grammes de mortadelle !

Depuis quand les chats ouvrent les frigos ?

C'est toi, hein ? C'est toi !

C'est toi !

Avoue ton larcin, voleuse !

Oui, c'est moi !

Ça t'apprendra à me déchirer la fin de mon bouquin policier !

Et toi à bouffer la mortadelle !

- Où as-tu caché ces pages ? - Je te le dirai pas !

Où les as-tu cachées ?

Je les ai mangées, c'était délicieux.

Dis-moi au moins qui était l'assassin ?

C'est moi, l'assassin ! Je vais te tuer, tu vas voir !

Je ne peux plus te voir, je le jure sur notre pauvre papa !

Ils tirent sur le chat.

Éteins la lumière.

Tu as trouvé d'où viennent les coups ?

Non trésor, pas encore.

- Essayons par là. - Oui, mon chéri.

- C'est un Flaubert. - Tu es sûre ?

Y a plus qu'à établir quel locataire possède un Flaubert.

Bien sûr !

Veux-tu regarder, chérie ?

Ils l'ont eu ?

Le voilà, il a quelque chose dans la bouche.

Un poisson !

Mais c'est un bar !

- À moi ! - Je l'ai vu d'abord !

Condoléances.

Vous êtes des parents du mort ?

- Il n'avait pas de parents. - Nous étions camarades de classe.

A-t-il laissé des dispositions pour payer le loyer ?

Nous sommes en retard de cinq jours.

Mais il est mort.

Alors, il devait donner un préavis de trois mois.

La loi est très claire.

Poursuivez-le.

- Vous dites ? - Poursuivez-le.

Remercie Dieu, il t'a libéré l'appartement. Vautour.

C'est ça qui l'a tué, le sort qu'ils lui ont jeté, lui et sa sœur.

Excusez, Princesse, vous avez payé votre loyer ?

Au concierge. Je suis toujours ponctuelle.

Nous aussi.

Il ne manque que le 13 et le 18.

J'ai prélevé 5 000 lires car votre chat

nous a volé un bar de même valeur.

Nous avons deux témoins.

Ça me dégoûte ! Ils habitent pour deux sous des appartements

dignes d'une ambassade, ils se paient

des bagnoles de dix millions.

Et moi, ils me déduisent le poisson du chat.

Oh, le bar !

Ça, c'est ma part à moi !

Tiberini : 32 500

divisés par deux.

Garofalo : 40 000.

20 000 à moi, 20 000 à toi.

Journaliste américain : 29 500...

et 500.

École d'échecs : 58 000.

58 000... ici, la division est difficile.

Moins le mort qui est mort,

moins le prêtre...

Don Pezzolla n'a même pas payé ce mois-ci ?

Non, grâce à Dieu !

Nos prières ont été plus fortes que les siennes.

Demain, il est hors-la-loi. Donc : expulsion !

- Alors, il s'en va ? - Bien sûr, pourquoi ?

Tant mieux !

Déduction faite des frais qui se montent à 38 500,

il reste...

Ça pour moi.

Ça pour toi.

Et ça pour le chat.

Quoi ? Seulement 70 000 lires ?

C'est ta part, non ?

Ah, il te manque les 12 000 lires du loyer de Wanda.

Je n'ai pas encore encaissé.

C'est toujours la misère.

Et ça ira encore plus mal.

Parce que plus on se débarrasse des locataires,

plus les rentrées diminuent.

Oui, mais le jour où on les aura

tous foutus dehors, je serai riche.

Nous serons riches.

Mais serons-nous encore en vie ?

Non, ça ne peut pas continuer comme ça.

Je vais convoquer l'avocat.

Il doit nous faire une proposition.

Et je prends 1 200 lires pour le bouquin que tu m'as démoli.

Au secours !

Ben quoi ? Vous intervenez ?

Avec moi, on ne plaisante pas !

- Les sous du loyer ! - C'est pas le moment !

Oh si, ça peut pas mieux tomber !

Cherchez pas, je n'ai jamais d'argent sur moi.

Alors, je viens à domicile.

Ton talon !

Il t'a larguée !

C'est mon patron, pas mon amant.

Permets-moi d'en douter.

Un PDG de multinationale qui raccompagne sa secrétaire,

jeune et belle, en bagnole de luxe

et lui file une raclée, ça veut dire quoi ?

Il est un peu nerveux. Il est à bout.

Des mois qu'on le harcèle pour fraude fiscale.

Et corruption.

Ben, il a donné un milliard à un ministre.

Fuite de capitaux en Suisse et bilans falsifiés dans 24 sociétés !

Justement. Il a les nerfs à bout !

Et pour se calmer, il te remplit de bleus.

M. Amedeo, établissons une fois pour toutes

la nature de nos rapports et de nos sentiments.

Aucun, ma chère. Je suis ton propriétaire

et je me languis de toi.

Seulement pour ton loyer.

Je vous paie. Et ne vous mêlez plus de ma vie privée

comme si vous étiez mon mari.

Ça me plairait bien.

Je peux ?

Regarde quel bijou d'appartement !

Rien que la vue !

C'est dingue... pour une bouchée de pain !

Oui, rien que la vue. Il y a 30 ans,

quand votre père l'a loué à ma mère, réfugiée, c'était un taudis.

Toujours mieux qu'un camp de réfugiés : y a l'eau.

Et puis, tu paies le loyer d'un taudis

et pas d'une suite de luxe.

On a dépensé une fortune, ma mère et moi, en travaux !

Alors que vous et votre connasse de sœur, en 30 ans, pas une lire

de réparations.

Ici, tout tombe en ruines.

Si ce nid douillet te déplaît tant,

t'as qu'à le quitter.

Vous êtes mignon ! Et où trouver la même chose

pour 25 700 lires par mois ?

Vous ne me délogerez pas, même avec des chiens-loups.

- Dites-le aussi à la connasse. - Toujours ma sœur...

Tu peux laisser la porte ouverte, tu sais.

J'ai déjà vu une femme nue. Ma sœur, par exemple.

Je t'ai vue nue depuis que tu faisais pipi sur ton petit pot.

Aussi quand tu as commencé à t'épiler...

enfin, sous les bras.

Et quand j'ai fait l'amour la première fois ?

J'ai pas très bien vu.

J'ai jamais cessé de te suivre, depuis que tu es gosse.

Avec des jumelles ?

Aussi...

Qui tu espionnes avec ces yeux de chouette ?

Salvatore danse serré avec un homme en bleu.

C'est un politicien important.

Ah, dans ce cas...

Le pauvre, il s'ennuie. M. Garofalo est à New York.

Il est si gentil. Il me fait le ménage

et vient parfois me faire à dîner.

Il a cuisiné ça.

Des boulettes ? Fais-moi goûter !

Paolo, tu es encore chez toi ?

J'ai déjà tout préparé.

Tu ne peux pas venir ?

Je te l'ai dit, j'ai peur de dormir seule.

Hier, ils ont vidé l'appartement de la fille du 51

et l'ont violée.

Fais comme tu veux, va au diable !

Qui est ce Paolo ?

Ça me regarde, et cessez de me suivre.

Belle excuse, la peur ! Mais ce soir, ça n'a pas marché.

Tu dormiras seule...

pour une fois.

Seule, sexuellement saine, je couche avec qui me plaît.

Qu'y a-t-il ?

Et si vous restiez ?

Dîner ? Volontiers, pour goûter aux boulettes de Salvatore.

Quel régal !

Non, aussi pour dormir.

Ah oui, sur la chaise longue, sur la terrasse.

Pourquoi sur la terrasse ?

La connasse au téléphone !

Elle choisit son moment !

Je suis en train de toucher le loyer, quoi !

Qui ?

Eh bien, parle-lui !

Non, je ne viendrai pas, je ne viendrai pas.

Je suis seul, sexuellement sain et je fais ce qui me plaît !

Monsieur Amedeo, où allez-vous ?

Voyons un peu. Les préliminaires sont sans intérêt.

Article 1 : rien. Article 2 : sans intérêt. Ah voilà...

La Rafra Immobilière, en possession d'un permis,

mettra à exécution le projet sus-mentionné...

Où en est-on ?

Il va nous faire une proposition.

Libre de tout occupant...

Permettez, Maître.

Pourriez-vous reprendre le prélude ? Ce contrat est une vraie musique.

Moi aussi, je le réécouterais bien, je ne m'en lasse jamais.

En vertu, etc., des accords préliminaires, etc.,

il est précisé ce qui suit.

Article 1 : la Rafra Immobilière

se portera acquéreur auprès de MM. etc.,

l'immeuble sis etc.,

d'une surface etc., pour la somme d'un milliard.

Vous pourriez pas ôter quelques etc. ?

Article 2 : premier versement de 300 millions

aux cédants lorsque l'immeuble

sera libéré de ses locataires.

Chèques séparés ! 150 et 150.

Article 3 : second versement de 300 millions

dès que la Rafra Immobilière

aura procédé à la démolition.

Chèques séparés.

Article 4.

Solde de 400 millions, chèques séparés,

à construction de l'immeuble de 22 étages

qui s'élèvera sur l'ancien terrain.

Total : un milliard.

500 millions pour moi !

Et 500 millions pour moi !

Le plus beau jour de ma vie, pas tant pour l'aisance acquise,

mais parce que je volerai vers les Bermudes

où je ne verrai plus sa sale gueule.

Et je le suivrai au bout du monde, rien que pour l'emmerder.

Pourquoi tant de haine ?

Quand papa nous légua l'immeuble,

il crut nous assurer une vie tranquille.

Mais ce fut le début de nos malheurs.

On a commencé à se haïr.

Vous savez, la vie en commun...

Je l'étranglerais, celle-là !

Donc ma proposition résoudra vos problèmes.

Je vous verse les premiers 300 millions

pour activer le départ des locataires.

Alors seulement, le contrat prend effet.

300 millions à ces pouilleux !

Je préfère me mettre dehors

et faire tout sauter à coups de bazooka !

Et moi, je mettrai le feu et comme le monstre de Boston,

de la rue, je jouirai du spectacle

de mon immeuble en flammes.

Et des locataires sautant comme des torches humaines !

Alors il n'y a plus qu'à se tenir au contrat.

Nous sommes en guerre !

Et la guerre, ça coûte cher.

Payez et nous irons au feu.

- Payez, on tiendra. - On verra quand tous seront partis.

Mais ils sont partis ! Regardez.

Presque tous... Voici le tableau.

Un champ de bataille, un carnage, un cimetière militaire.

Plus que six croix !

Mais sûrement les plus coriaces.

Ce n'est pas dit. Par exemple,

Don Pezzolla n'a rien payé depuis trois mois.

Donc je l'élimine et j'ajoute une croix.

Si on trouve celui qui tire sur le chat, ça fait deux.

Sans compter qu'avec ce qui s'est produit récemment,

je pourrais en vider un de plus.

Lequel ?

Wanda...

le numéro 18.

L'actuelle occupante a des chances, si elle file droit,

de devenir membre de la famille.

On envisage le mariage avec la putain !

Excusez-moi, mais une qui se fait

des vieux, des jeunes et même des femmes,

quel nom ça porte ? Putain !

Et puis, si ça te plaît... tiens, je l'efface.

Si tu l'effaces, vous me donnez 100 millions.

Pris sur la part de ma sœur.

J'épouse la putain, je me sacrifie et elle en tire profit ? Ah non !

Faut changer le contrat, ajouter un paragraphe.

"Amedeo, etc.,

"s'engage à libérer

"appartement 18, donc à entretenir putain toute sa vie,

"en l'épousant, moyennant compensation

"de 100 millions de sa petite sœur."

Mais tu es cinglé !

Ah, je suis cinglé ? Alors libère-le, toi !

Wanda, tu ne m'auras pas, putain !

Tu auras cent coups de...

Mais c'est vraiment la guerre !

- Y a ces deux-là. - Dis que je suis pas là !

Le commissaire est absent.

Hé, où allez-vous ?

Bonjour, M. le Commissaire.

Bon Dieu, qui y a-t-il encore ? Faites vite !

Nous avons une belle surprise pour vous.

Oui, un instant.

Voiture 3 ! Hold-up au magasin de fourrures.

Le nom ?

Ventura, via dell'Unione. Un blessé. Terminé !

Poursuivons voleur à la tire en moto. Terminé.

On n'avait pas dit de les laisser courir ?

Bon, attrapez ceux-là.

Voiture 5, voiture 5 !

Esposito, t'as entendu le hold-up ?

Alors file au magasin de fourrures.

C'est quoi, ça ?

Un chat.

Ah, on vous l'a finalement tué !

Vous êtes donc convaincu que sa mort n'est pas naturelle.

Il ne pourrait pas être tombé du toit

ou avoir été écrasé par une voiture ?

Ils l'ont tué à coups de fusil.

Priorité absolue voiture 76.

Juge Di Giacomo blessé aux jambes sous nos yeux

par trois bandits masqués. Avons perdu leurs traces.

Demandez renforts à la Centrale !

Vous avez vu les pattes du chat ?

Regardez les pattes.

Je n'ai aucune voiture disponible.

Vous avez vu les pattes ?

Je les vois, les pattes !

Elles sont pleines de peinture.

Avant de mourir,

le chat a dû poser ses pattes sur de la peinture fraîche.

Et j'ai relevé les empreintes sur ce mouchoir.

Voici les empreintes du chat.

1, 2, 3, 4, 5 empreintes.

J'ai bien fait, non ?

Coup de fil anonyme nous signale enlèvement. Que faire ?

Aller sur les lieux, quoi !

On ne pourrait pas couper la radio ?

Pour revenir à notre affaire,

les pattes devraient faire démarrer l'enquête.

Ah, l'enquête ?

Il faut intervenir vite

et pas toujours tard, comme la police.

Attention à ce que vous dites !

Ici Centrale urgences.

Violents affrontements avec manifestants.

Demandons lances à incendie et lacrymogènes.

Vous ne pensez pas qu'avec ce cirque...

Affaissement chaussée. Voitures englouties...

Vous entendez ? Et on devrait tout lâcher

pour chercher l'assassin de votre chat ?

S'il nous arrive quelque chose,

alors on se fait justice tout seuls ?

Vous l'avez entendue ?

Mes propos vous déplaisent ?

Votre café va être froid, commissaire.

Vous avez des soupçons ?

Sommes rentrés dans camion Centrale du lait.

Entourés par foule menaçante, impossible avancer.

La C.I.A. ?

La C.I.A. s'amuse maintenant à tuer les chats ?

Il s'agit d'un faux journaliste américain.

Appartement 17.

Un espion : il cache dans sa cuisine un télex.

Je sais. On a enquêté. Sa situation est en règle.

Oui, mais c'est un ex-nazi.

Non, d'origine allemande.

Ah, on défend ce boche ! Donc mon chat s'est suicidé...

En vrai, il y a un complot contre nous.

Des années que vous les persécutez pour qu'ils partent.

Même un pauvre tailleur et ses six ouvriers.

Travail au noir, pas d'impôts.

Vous voulez en expulser un parce qu'il a tué votre chat !

Non ? Alors regardez, cher commissaire.

Vous voyez cette poêle ?

Venez, je vous la montre à la lumière du jour.

Ce trou a été causé par une arme à feu.

Oui, un Flaubert calibre 22.

Voyez... Dossier de siège perforé par un projectile.

Ils pouvaient même nous tuer.

Nous avons un témoin : l'avocat Mugnozza.

Je ne vois pas de blessures d'arme à feu.

Car le projectile est minuscule et le poil épais.

- Il faut une autopsie. - Oui, faisons l'autopsie !

Et pourquoi pas le cadavre à la morgue...

Vite, le nom du propriétaire du Flaubert,

et je vous l'arrête.

Ah, vous nous autorisez à enquêter.

Mais que dis-tu, petite sœur ?

Non, il ne nous autorise pas.

Il promet de fermer un œil.

Je n'autorise rien et je ne ferme rien !

Au premier faux pas, je vous fous en tôle ! Dehors !

- Au revoir, commissaire. - C'est ça, au revoir !

Quoi encore ?

J'ai oublié le chat... vous ne le voulez pas ?

Non, reprenez-le.

Au revoir !

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, et 9...

- Qui a-t-on assassiné ? - Un chat.

Quelle époque !

Un, deux, trois, quatre...

Ah, Tiberini...

Un locataire aurait-il récemment utilisé

de la peinture verte ?

Je suis concierge, pas espion.

Et moi, le patron de l'immeuble.

Mais pas le mien !

Ce sont les locataires qui me paient.

Il y a dix ans, pour économiser, vous m'avez renvoyé.

N'entrez pas chez moi !

Rideaux des wagons-lits.

Glaces, lampes, porte-bagages...

divan, coussins et couvertures des wagons-lits.

Services de vaisselle des wagons-lits.

Et là-dedans, je suis sûr, literies complètes des W.L.

Descente de lit des W.L...

et le fin du fin : pot de chambre des W.L.

Tu as entièrement décoré ton appartement

grâce aux vols de ton frère qui travaille à la gare.

Parle ou je te dénonce.

Salvatore, le valet de M. Garofalo.

Il est passé hier avec un seau de peinture.

Arrête de m'espionner avec tes yeux de hibou.

Tu sais bien que je fais une dépression !

La peinture est de quelle couleur ?

Regarde toi-même !

Qui a jeté le pinceau sur ma tête ?

Ma chemise toute tachée de marron !

C'était du marron.

Tu m'as fait brûler la veste de pyjama.

À son retour, M. Garofalo me battra !

Ça me va bien ?

Ravissant. Mets-la en dansant avec l'homme en bleu.

Je sais ce que tu cherches.

Alors pourquoi tu ne me le dis pas ?

Tu sais quel métier faisait la princesse avant son école d'échecs ?

Écuyère dans un cirque.

Acrobate ?

On l'appelait Pasquita.

À moitié nue sur son cheval, elle tirait sur des lampions.

Elle avait un tir infaillible.

Alors c'est elle !

Attention, je n'ai rien dit, hein ?

Ne t'en fais pas. Merci, mon mignon.

- Au revoir, princesse. - Au revoir, cher ami.

Étudiez bien le coup de l'échec à la reine du maître Capablanca.

Je vous le promets.

- Mes hommages, princesse. - Que désirez-vous ?

Le plafond du dessous

a d'énormes taches d'humidité.

Puis-je regarder la tuyauterie ?

Ne pouvant pas me chasser,

tu veux violer mon intimité.

Il y a une perte d'eau !

Non, du temps. Je ne te ferai pas entrer.

Et ôte ta tête ou je te l'écrase.

Je peux m'inscrire pour les échecs ?

- C'est complet. - De dames ?

Chacal ! Il n'est mort que depuis deux jours.

Justement ! À la fin du deuil, tout aurait été pourri.

Regarde aussi dans le buffet.

L'alarme !

Le signal d'alarme !

Ce maudit chat aura fait contact.

Vous jouez aux échecs tout nu ?

Restez pas là, vous êtes ridicule !

- Madame, l'avocat se sent mal. - Mon Dieu !

J'arrive, où est-il ? Donnez-lui du cognac.

La police est là ! C'est formidable !

Elle va tous nous arrêter !

Je ne suis jamais allée en prison, je veux y aller !

C'est la première fois. Si mon mari le sait, il me tue !

Que fait votre mari ? Vous avez des gosses ?

Et vous ?

Je suis mineure, c'était un acte politique.

Je l'ai fait pour emmerder mon père.

Combien on te donnait ?

150 000 à la princesse et 50 à moi.

Et moi, rien !

Ça va pas, non ? Dans le fourgon avec les autres !

Je fais partie corps diplomatique.

- J'exige téléphoner ambassade. - En attendant, venez avec moi.

Mon gouvernement protestera gouvernement italien.

Princesse, c'était vous, la tenancière ?

Les voilà, ces deux hyènes, ces deux espions !

En sortant, je vous abattrai comme votre chat.

Avec ma carabine !

Vous n'allez tout de même pas lui renouveler sa carte de séjour

pour qu'elle réoccupe l'appartement ?

Non, on la renvoie chez elle. Cette fois, ça a été pour vous.

La princesse... zac, zac !

Le jour où nous allions conclure l'accord sur le pétrole,

vous m'arrêtez le conseiller d'ambassade ?

Ils m'ont trompé, Excellence.

Si j'avais su que c'était un bordel, j'aurais prévenu la mondaine.

Mais ils ne m'ont parlé que du fusil qui aurait abattu leur chat.

Cessez de me parler de ce chat !

En voyant le conseiller d'ambassade il fallait étouffer l'affaire !

Comment aurais-je pu, Excellence ? La sœur avait déjà averti la presse.

Bon, on verra.

Merci !

À l'avenir, ne commettez plus ce genre d'erreurs.

Soyez tranquille, Excellence.

Ce sera la première et dernière fois. Je vous le promets.

CRÉTIN, l'AUTRE SOIR, J'AI ATTENDU TOUTE LA NUIT

"Va te faire foutre" ?

Vous avez vu ?

Vu quoi ?

J'ai vu le vétérinaire : pas de trace de balle.

La princesse est innocente.

Alors un autre locataire l'a tué

puis l'a jeté de sa fenêtre.

Mais qui ?

L'enquête continue !

On a voulu me tuer avec un pot de fleurs.

Ah oui ? Et on t'a loupée ?

Oui, de peu.

Dommage.

J'ai su que vous alliez à Lugano pour un concert.

Ne lui réponds pas, t'auras des ennuis.

Merci du renseignement.

La vache, la vache !

Ah oui, deux cordes de même ton vibrent par sympathie.

Comme Wanda et moi.

Tiens tiens... des dollars surgelés !

Un moment !

Je suis Don Pezzolla.

Je sais.

Mon frère n'est pas là.

Tant mieux, je préfère parler avec vous.

Vous boitez ?

Que vous est-il arrivé ?

Cette nuit, pendant que je dormais...

Donc, cette nuit, pendant que je dormais,

une ombre a enjambé mon lit,

violant mon intimité.

En silence, les chaussures à la main.

Elle a fouillé les tiroirs, puis dans la cuisine,

s'est fait un sandwich,

pain, beurre et anchois.

J'ai enfoncé la porte, mais l'ombre s'est enfuie sur la terrasse.

Je l'ai suivie sur les toits.

J'ai glissé et je me suis heurté le genou.

Peut-être une synovite.

- Qu'en pensez-vous ? - Sans doute un cauchemar.

Je suis sûr que c'était votre frère !

Mon frère s'introduisant chez autrui !

Que dites-vous là, mon Père !

Bon, je ne suis pas venu pour ça.

Alors pourquoi ?

Je sais que vous allez être malheureuse...

mais voilà... j'y suis arrivé.

L'argent du loyer, arriéré compris.

Attendez-moi un instant.

Allô... ici le répondeur des Tiberini.

Au signal acoustique, laissez votre message,

quel qu'il soit, professionnel ou privé.

Je suis Ofelia. Viens tout de suite.

Je travaille, idiote. Je suis sur une piste importante.

Que fais-tu avec Pezzolla ?

Il a apporté l'argent avec l'arriéré.

Je ne sais pas quoi faire.

Imbécile, renvoie-le ! Dis-lui que c'est trop tard,

que nous avons vu l'avocat, qu'il est expulsé.

Je n'y arriverai jamais !

Cet homme me bloque, me paralyse.

Je ne sais rien lui refuser.

Quand je le vois, je tremble. Depuis que je suis môme,

je suis prise de secousses vasomotrices.

Je dois me retenir de lui sauter dessus.

Saute-lui dessus. Libère tes instincts sexuels.

Saute-lui dessus, je m'occupe du reste.

Comment il ne marchera pas ? Mais si !

Les prêtres sont tous des obsédés.

Bravo, les Tiberini. Vous vouliez tuer mon chat...

- Où est le prêtre ? - Il est parti.

Tu ne lui as pas sauté dessus ?

Si, mais je m'y suis mal prise.

Je lui ai donné un coup sur le genou, il a hurlé de douleur,

il m'a bousculée et est parti en jurant.

Mais toi, qu'es-tu venu faire ici ?

Vous prendre sur le fait

et envoyer une sacrée photo porno à l'archevêque !

Avec ça, en trois jours,

on le balançait missionnaire en Ouganda.

Magnifique idée ! Et ma réputation ?

Tu parles d'une réputation !

Au lieu de lui lever la soutane, tu le bouscules.

Même sur le plan sexuel,

tu es une ratée.

Heureusement que je suis toujours là.

Regarde ce que j'ai trouvé chez les Tiberini.

Tu piges le duo ?

Cocaïne !

Ce sont les deux... ceux du chat !

Bonjour, cher ami. Quoi de neuf ?

Une piste sûre pour la drogue qui vient d'Orient.

À cause de vous, je me suis fait engueuler.

Alors cessez de me téléphoner.

Je me fous de vos découvertes. Vous ne m'aurez plus.

Qu'est-ce que c'est ?

Du sucre... goûte...

Allô, la Préfecture ?

Passez-moi la brigade des stupéfiants.

C'est du sucre, ça ?

Je ne sens plus ma langue.

Brillant coup de la brigade des stupéfiants,

qui a arrêté à la frontière un ensemble de musique de chambre,

maillon du trafic de drogue.

Dissimulée dans leurs instruments,

une énorme quantité d'une valeur considérable a été saisie.

Se voyant découverts, les époux Tiberini ont déclaré :

Nous ne sommes pas des criminels mais seulement des artistes ratés.

Et ceci est plus qu'une arrestation,

c'est la triste fin d'un grand chapitre de la musique de chambre.

Grâce à ce coup de filet, la Brigade

a encore droit à notre reconnaissance.

Et tout le mérite leur revient.

Ils n'ont aucun mérite, on les a avertis.

Lisez ! L'informateur a d'abord téléphoné au commissariat,

c'est-à-dire à vous. Pourquoi n'avez-vous pas écouté ?

La dernière fois, vous m'avez rabroué.

Un commissaire doit savoir distinguer !

Ce coup nous aurait valu la sympathie du public.

Et Dieu sait que nous en avons besoin !

Je vous dérange ?

Le jeudi soir, vous n'allez pas en mission secrète ?

Si, mais j'avais oublié

mes tranquillisants.

Une découverte intéressante ?

Oui. Cette cuisse de poulet.

Vous avez ainsi attiré mon chat que vous avez asphyxié dans votre four.

Uniquement pour pouvoir le manger.

Vous l'avez gazé, comme à Mathausen, cher M. Herbiger.

Mais je vous dénoncerai à la Commission

des criminels de guerre, à Munich.

Et j'alerterai également Tel Aviv.

Ça veut dire quoi, ce non de la tête ?

Hélas, je n'ai pas tué votre chat.

Voyez ces empreintes.

Elles vont vers la porte.

Le chat est entré, puis est sorti

sans toucher à rien, le pauvre.

Car ce jour-là, il n'y avait pas de poulet.

Alors, vous restez ou vous venez avec moi ?

Non, je sors par la terrasse.

Bon appétit !

Compte bancaire 7344/811 B comme Bari. OK ?

Les frais sont énormes,

les personnes à faire taire augmentent sans cesse.

OK. Mais il y a d'autres moyens

de faire taire que l'argent. Je te salue.

En voilà une façon d'entrer chez les gens !

C'est curieux, les traces du chat m'ont conduit chez toi.

Cette nuit-là, pendant que je travaillais,

votre chat est passé sur le petit mur.

Et où est-il allé ?

Il a sauté sur la terrasse de M. Garofalo.

Pourquoi ne me l'as-tu pas dit ?

Vous ne pensez pas que je l'ai tué ?

Alors pourquoi es-tu si pâle ?

Parce que j'ai peur ! Cessez de me persécuter !

Te persécuter ? Par quel moyen ?

Par tous les moyens. Regardez.

J'ai trouvé ça sous la porte.

C'est ma sœur, ma sœur.

Mais si, ma crétine de sœur.

"Nous avons découvert ton secret.

"Tu es entre nos mains. Tu es perdue."

Elle lit trop de polars.

Qui, de nos jours, a peur des lettres anonymes ?

Moi.

En tout cas, je n'y suis pour rien.

Je suis resté un gentleman avec toi.

Tu permets ?

Même trop.

Un peu de feu, s'il te plaît.

Cette nuit-là, je n'ai pas dormi.

Heureusement, car si j'avais cédé à la tentation...

Tu ne me connais pas...

Tu ne m'aurais pas laissé partir.

Je me serais compromis...

Je suis un sentimental, je m'attache...

et si je m'attache, comment pourrais-je te chasser ?

Alors, autant vous avertir : que vous couchiez

ou non avec moi, ça ne change rien.

Quand vous aurez chassé tout le monde,

avec moi, le plus dur restera à faire.

Tu serais capable de chantage ?

Et comment ! Même pire que ça !

Wanda, tu ne dois pas me parler ainsi.

Quel est ce bruit ?

Vous me laissez seule ?

Tais-toi !

Un fer à repasser !

Et le cordon ?

Pourquoi ont-ils volé le cordon ?

Vous allez chez Garofalo ?

Faites attention !

Traces de sang chez Garofalo !

Quel sang ?

Idiote, ils ont assassiné le chat ici.

Ne touche à rien, crétin.

Allô... Ofelia...

Réponds-moi, crétine... Crétine, réponds !

Je vois des ombres dans l'atelier. Attends-moi.

Ils sont deux, ils ont une torche.

Il faut les démasquer, ne les laissons pas fuir.

Passe par le porche, je prends la voiture au garage.

- Tu les as vus ? - Deux inconnus !

Ce pédéraste hystérique, qui l'eût cru ?

Il a tué le chat à coups de marteau, a pris peur et s'est enfui.

Il a envoyé ses complices effacer les traces.

Y a une chose qui cloche.

Pourquoi cacher si loin un marteau et un chiffon ?

Ils ont dû rentrer chez eux.

Tu manques de fantaisie.

Et toi, tu en as trop.

Par exemple les lettres anonymes.

"La main noire !" Non mais, à quoi ça sert ?

À dépenser le prix des timbres, salope !

Je les glisse sous les portes !

Tant mieux.

Et puis, on ne sait jamais...

Ouvre.

Le coffre, crétin !

- Fermé. - Attends.

Vas-y, je te couvre.

Alors ?

Quelqu'un qui dort.

- Femme ou homme ? - Femme, ses ongles sont rouges.

Tu permets...

Elle aurait dû se réveiller. Tu lui as presque tranché la main !

- Alors, elle est morte ! - Morte et assassinée.

Un cadavre dans la malle arrière.

Je vais faire dans mon froc...

Ha ! Mon hamburger est plus gros que le tien.

Presque pareils.

À première vue.

Mais le mien est plus haut et a un plus grand diamètre.

Alors, que font-ils ?

Si je les regarde, ils se méfieront. Élémentaire !

Regarde-les, toi !

Pour ça, il faudrait que je me retourne !

Justement...

carrément, comme pour voir la télé.

Et tu seras au-dessus de tout soupçon. Élémentaire !

De vraies têtes d'assassins.

C'est du tabasco.

Je sais.

Lâche.

Vous permettez ?

Mystérieux suicide à Viterbo.

C'est dans une chambre d'hôtel que s'est supprimé

le journaliste américain Paul Herbiger,

depuis longtemps résident en Italie.

Les motifs de ce geste sont obscurs.

Seul indice : une menaçante lettre anonyme

que le journaliste tenait dans sa main gauche.

"Nous avons découvert ton secret.

"Tu es entre nos mains. Tu es perdu".

Tu as vu ? Qui sème récolte.

- J'arrête la radio ? - Oui, et débranche le téléphone.

Vois-tu, cette chienne de vie ne vaut d'être vécue

que pour ces rares moments que nous nous accordons.

Commissaire, ce sont les deux.

- Lesquels ? - Ceux du chat.

Comment je vais ? Très bien, merci.

Vous avez deviné, je regarde le match à la télé.

Que faites-vous de beau à la mer ?

Y a personne. Ce serait pas une blague ?

J'espère... Je les bouclerais six mois !

Bienvenue, M. le Commissaire !

Venez donc par ici, je vous en prie.

- Mais par où êtes-vous passés ? - Oui, hélas...

C'est une plage privée, faudra vous mouiller les pieds.

Par là.

Courage, les gars, on a droit au bain de pieds !

N'ayez pas peur. Vous savez nager, commissaire ?

Ne me faites pas tomber, je ne sais pas nager !

Vous allez me dire ce que vous faites ici si tard ?

Venez donc voir.

Il y a du nouveau.

Regardez ce qu'ils en ont fait !

Nous avons relevé la position

avant que la marée n'emporte le corps et efface toutes les traces.

Mais c'est le cadavre de qui ?

Au début, on l'a pris pour une femme, à cause des ongles vernis.

Alors que...

C'est un locataire, le valet de M. Garofalo.

C'était un homosexuel ?

Je pense bien. Vous ne voyez pas ses mains ?

Un jour, je l'ai vu danser avec un homme en bleu.

Et qui c'était ?

Un coup de marteau et seize coups de couteau.

Pourquoi du sparadrap sur les blessures ?

Pour arrêter le sang

et éviter les traces.

Vous avez sûrement noté

que le cadavre n'a pas de chaussures.

Une des chaussures, sûrement celle du mort,

car nous la lui avons essayée,

nous l'avons trouvée derrière cette barque.

Voici la pièce à conviction qu'on surveillait

quand vous nous avez interrompus.

Restez pas là comme un piquet !

Aidez-moi, bon sang !

Écoutez, mademoiselle, mettons-nous d'accord.

Qui doit donner des ordres, vous ou moi ?

À vrai dire, j'aimerais mieux que ça soit moi. Si vous voulez,

je peux vous expliquer

la dynamique de ce crime.

Ils t'ont descendu, mon amour ?

Moi, non. Et toi, mon trésor ?

Moi non plus.

Dommage !

Maladroits !

Que fait-on, on répond ?

Feu ! Feu ! Feu à volonté !

On en a abattu un, Amedeo !

Lequel ?

Le petit.

L'autre s'est enfui par là. Grouillez-vous, les gars, prenez-le !

Halte ! Où allez-vous ?

Qui vous a donné l'ordre de bouger ?

Oui, moi. Pourquoi ?

Mademoiselle, ça suffit !

Vous commencez à me les casser !

Revenez !

Brigadier, emmenez-les, elle et son frère !

Laissez-moi parler ! Je n'ai pas encore tout dit.

Vous deux, près du cadavre. Les autres, avec moi.

Bon, je m'en vais.

Mais entre nous, votre commissaire n'est pas un aigle.

Je l'aide et il m'interdit de parler.

Qui habite cette villa ?

Ça va pas ? Vous me renvoyez, puis vous m'interrogez ?

Partons, Amedeo. Ils ne nous méritent pas.

Et le commissaire a été vulgaire.

Mais où sont mes chaussures ?

Je suis pieds nus,ça ne va pas ! Je venais de les faire ressemeler.

L'autre chaussure du mort !

Là, dans le jardin.

C'est évident : ils l'ont tué dans la villa,

l'ont jeté à la mer et le courant l'a rapporté.

La maison est encerclée !

Jetez vos armes !

Sortez, les mains en l'air !

L'arme est encore chaude, vous avez tiré sur nous.

J'ignorais qu'il s'agissait de la police.

On a tiré, j'ai eu peur d'un enlèvement.

- Qui est dans la maison avec vous ? - Personne, commissaire.

Maman, qui habite avec moi, est à la montagne.

Maman est à la montagne, alors on invite son petit ami...

Une petite orgie entre pédérastes.

Le petit chantage classique, et ça finit dans le sang.

Ma personne est au-dessus de ces vulgaires insinuations.

M. le Ministre, je confirme mes accusations.

Le politicien dont parle la presse est sûrement impliqué dans le crime.

Le valet a été tué dans sa villa. Toutes les preuves sont contre lui.

Chef, regardez...

M. le Ministre, je suis prêt à jouer ma carrière.

J'ai ici deux témoins dignes de foi.

Un des plus abjects.

Une sordide histoire d'homosexuels.

Sans aucun doute, M. le Ministre.

Bon, où en est-on ?

Pardon, a-t-on enquêté pour mes chaussures ?

- Donc, les hamburgers... - Glissons sur les détails.

- J'y tiens, c'était une paire neuve ! - On les avait pas finis...

que les types sortent. On les suit en bagnole, phares éteints.

Ah, les mêmes méthodes que la police.

Si j'avais été un homme, j'aurais fait votre carrière.

Menottes aux mains, au trou !

Ne nous attardons pas.

Continuez.

Alors, la voiture s'arrête au bord de la mer,

devant une haie métallique.

Nous les voyons sortir et extraire du coffre

un pesant fardeau, sommairement lié avec un cordon de fer à repasser.

- Ce cordon, je l'avais suivi... - C'est sans intérêt.

Puis ils sortent du sac le cadavre

et le jettent au-dessus de la haie, près de la villa.

Ils retirent au mort ses deux chaussures,

en posent une près du cadavre.

Où sont passées mes chaussures ? J'ai froid aux pieds !

Et l'autre, stratégiquement, vont la placer...

dans le jardin de la villa !

Donc le haut fonctionnaire est innocent !

Bien sûr ! Il s'agit d'un complot pour l'incriminer.

Pourquoi n'avoir pas dit ce que vous saviez ?

Je cherchais mes chaussures...

On nous a traînés loin du théâtre du crime.

Vous avez deux témoins oculaires...

vous les empêchez de parler, vous les chassez...

et vous m'arrêtez un haut fonctionnaire !

Vous qui savez tout,

sauriez-vous me dire où a été assassiné ce valet ?

Dans l'un de mes appartements.

Oui, mais habité par qui ?

Don Vito Garofalo, dit "Boucle d'or".

Ce nom caresse-t-il votre oreille ?

C'est un boss de la pègre italo-américaine.

- Et où se trouve-t-il actuellement ? - À New York.

Mais mon concierge, qui est mon confident, m'a révélé

qu'il arrive par l'avion de 14h40.

L'oignon.

Les photos.

Vous les reconnaissez ?

Jamais vus.

Ce sont deux vieilles connaissances.

Deux tueurs aux ordres de la mafia.

Jamais entendu ce mot...

Mafia...

Votre valet les avait pourtant reçus chez vous.

Pauvre Salvatore, il avait cette vilaine habitude.

En mon absence, il voyait des gens bizarres.

Je le lui ai dit cent fois : "Attention, tu finiras mal !"

Vos propriétaires, M. Amedeo et sa sœur

ont insinué que vous seriez, vous aussi...

homosexuel.

Je n'ai pas compris.

Homosexuel, pédé...

Ceux qui le prennent par derrière ?

D'après eux, vous auriez appelé de New York

et donné l'ordre de tuer votre valet.

Et le motif ?

Par jalousie.

Celui-là, je dois l'enculer !

Lui et sa putain de sœur !

Si je la croise, je lui fais sa fête.

Je verbalise ça aussi ?

Oui, verbalisez tout.

On trouve un cadavre à 50 km et on fout le crime chez moi.

Ils me veulent au bagne pour l'appartement.

Et moi, ils m'ont mis dans la merde.

Ils continuent à vous narguer ?

Personne ne peut les arrêter !

Je sens qu'un jour, il leur arrivera malheur.

Je ne comprends pas.

Quand quelqu'un fait du mal

à un honnête homme comme moi,

d'ordinaire, il lui arrive malheur.

Ainsi, vous pourriez passer sous une voiture...

ou moi, tomber dans une cage d'ascenseur.

Nous autres méridionaux sommes religieux.

Quand quelqu'un tout là-haut décide

qu'un malheur doit arriver...

il arrive !

Mademoiselle Wanda est putain, mais aussi menteuse.

Pas d'empreintes du chat chez Garofalo.

Où as-tu vu les dernières ?

Sur la terrasse.

Alors c'est là qu'il faut chercher.

Je vais aller jeter un coup d'œil.

Le lit est intact.

Wanda a encore découché.

C'est étrange...

Pourquoi ?

Il y a une colonne de fourmis.

Et en quoi c'est étrange ?

Elles vont toutes du même côté.

C'est logique, elles cherchent de la nourriture.

Pourquoi aucune d'elles ne revient ?

C'est qu'elles n'ont rien trouvé.

Elles finissent toutes là-dedans.

C'est qu'elles ont soif: c'est le compteur d'eau.

Quel massacre !

C'est répugnant...

- Elles sont toutes mortes. - Ici aussi, elles sont mortes.

Voilà pourquoi elles ne revenaient pas.

Les boulettes sont empoisonnées.

Boulettes au cyanure.

La criminelle, elle les a fait manger au chat

puis elle l'a vu agoniser.

Et quand il est mort, elle l'a jeté par la fenêtre.

Dallas sur la première et Chicago sur la seconde.

Rien d'autre ?

Maître Rossi a téléphoné.

Il vous rappelle l'audience de demain matin.

Sale putain, je te ferai dire la vérité, moi !

C'est toi qui as tué mon chat, traînée !

Pas de gros mots !

Tu exagères !

Avec tes ongles, tu vas l'esquinter.

- Que se passe-t-il ? - Rien !

Nous bavardions aimablement...

J'ai entendu des insultes.

Nous nous connaissons ?

Oui, le jour où vous avez tabassé mademoiselle.

Il a oublié. C'est l'homme du jour, avec son procès.

Que lui voulez-vous ?

Quelle est cette odeur...

de chat mort ?

Un chat mort ! Je vais vous le montrer.

Mais ce n'est pas tout.

Boulettes au cyanure.

C'est elle qui l'a tué.

C'est vrai ?

Je pense que tu l'as fait par rancune

envers ces personnes.

Oui, envers lui.

Je l'avais invité à les manger avec moi,

mais il m'a dédaignée.

J'ai été si vexée

que je les ai données au chat avec de la mort aux rats.

Tu as entendu ? Elle a avoué.

Vous êtes témoin.

Je l'enverrai en tôle.

Pour avoir donné des boulettes au chat ?

On va bien voir ! Range le chat, Amedeo.

Non, laissez tout ça et venez dans mon bureau.

Vous voici dédommagés de la perte de votre chère bestiole.

Bien entendu, je garde les restes.

Wanda, faites jeter chat et boulettes dans le fleuve.

Ainsi, on n'en parlera plus.

Certes, 20 millions pour un chat mort,

ça me semble un peu élevé

malgré la dévaluation.

Justifiez-vous, Maître Legrand.

Je n'entendais pas acheter la charogne d'un chat

mais libérer ma fidèle secrétaire de ces deux autres charognes.

En direct du procès

contre le financier Legrand

de la Southern and Western Corporation.

Hier, l'accusé a nié tout rapport

avec la mafia internationale, et avoir réintroduit

par ses banques quantités d'argent douteux

issu du trafic de drogue, enlèvements, trafics de devises, etc.

L'on procède à l'interrogatoire d'un témoin à charge.

Coup de théâtre ?

Atout du Procureur ?

Écoutons ensemble.

Que vient faire un chat mort dans ce procès ?

Mon chat est à la base de tout !

Si la Cour entend des témoins qui n'ont rien à dire,

ce procès ne finira jamais !

Pour savoir ce qu'ils ont à dire, il faut d'abord les écouter.

Vous disiez que Mlle Wanda Yukovich

n'aurait pas empoisonné votre chat.

Mon chat si, mais les boulettes, non !

Soyez claire.

"Mademoiselle" Yukovich, ce soir-là,

fut l'objet d'une tentative d'homicide

au travers de boulettes empoisonnées.

Sur quoi basez-vous de telles affirmations ?

Tous les soirs, mon chat allait sur la terrasse de "mademoiselle"

qui tapait à la machine des appels du bureau

enregistrés sur bandes et que je crois fort compromettants.

Pure invention !

Comment savez-vous tout cela ?

La fenêtre de ma cuisine est à vingt mètres

de la terrasse de "mademoiselle".

Terrasse dont mon frère est...

disons, un fréquentateur assidu.

Un fréquentateur assidu.

Mauvaise langue !

Ce soir là,

elle demanda à mon frère

de dormir avec elle, selon lui, par amour.

Par amour, par amour...

Selon moi, par peur d'être tuée.

Bref, en présence de mon frère, "mademoiselle"

reçut du valet de M. Garofalo, en voyage à New York,

un plat à base de boulettes !

Greffier, inscrivez.

Celle-là, il faut que je l'encule !

Elle et son maquereau de frère.

Si la justice tombe sur ces bandes,

deux ministres sauteront et le gouvernement tombera.

Je me fous du gouvernement !

Ce qui compte, c'est nous autres.

...dans la mesure où le valet d'un certain M. Garofalo,

dit "Boucle d'or",

Je vous en prie...

lui aurait donné des boulettes empoisonnées.

Pourquoi aurait-elle, ensuite, empoisonné votre chat ?

Si je ne me trompe pas, mais ça ne m'arrive jamais,

menacée de mort, elle se méfiait de tout,

et craignant d'être empoisonnée, elle les fit goûter au chat.

Salope !

En effet, peu après,

il est mort, et elle l'a jeté par la fenêtre.

Voilà comment il est devenu un chat de 20 millions.

Ce n'est pas une déposition, c'est un roman policier !

Agatha Christie !

Merci !

Que l'audience soit suspendue

et que Mlle Yukovich

soit immédiatement appelée.

La défense s'oppose...

Tu es orphelin.

J'ai été ton père pendant tant d'années...

Et maintenant, l'heure de la reconnaissance a sonné.

Toujours en direct du Palais de Justice.

La Cour examine la requête du Procureur

d'entendre le témoignage de la secrétaire.

La Cour accepte et renvoie le procès à demain matin.

L'audience est suspendue.

Et mon chèque ?

Nous le gardons.

Ainsi se termine notre émission

en direct du Palais de Justice.

Tu es fou, que fais-tu là ?

Je t'espionne, où vas-tu ?

Je prends la fuite, ça ne se voit pas ?

Yougoslavie, chez ma sœur, avant qu'on ne m'abatte.

Facile ! Après avoir fait chanter amants, banquiers,

ministres, mafiosi, etc.

Sûr, ils veulent ta peau.

Des années que j'enregistrais les appels,

espionnais, accumulais les preuves.

J'avais des archives.

Et ces misérables ne m'ont offert que 50 millions !

J'espère que tu as refusé ?

Toujours. Même quand ils m'ont menacée de mort,

ou offert cent millions.

Je tremblais de peur,

mais je les tenais en main.

Politiciens, banquiers, mafiosi.

Et tu as cédé à combien ?

Ils sont montés à 300 millions.

Puis toi et ton maudit chat avez tout gâché.

Je suis accusée d'espionnage et de chantage.

Pourvu qu'on arrive à l'aéroport

avant d'être abattus tous les deux.

Pourquoi tous les deux ?

Je pars pour Ljubljana sans un sou,

au lieu d'Acapulco avec 300 millions dans mon slip.

Et toi, beauté, avec tes 300 millions,

je te suivrais au bout du monde

pour être enfin sûr que tu m'as choisi par amour

et non pas par intérêt.

Par intérêt ? T'es complètement fauché.

Plus pour longtemps.

Donne-moi un coup de main.

Dis-moi où sont les bandes. Garofalo ira en prison

et j'aurai l'appartement.

Oui, tu parles...

Ton sac !

Prends-le, je te le laisse.

C'est un souvenir ?

Son contenu ne me servira plus.

Et il pourrait me servir ?

Oui, mais méfie-toi à ton tour

qu'ils n'aient pas ta peau.

Dehors, la putain !

Écoutons les bandes que M. Amedeo Pecoraro

a remises au commissaire Francisci qui a été victime,

en arrivant ici, d'un très grave attentat.

Le technicien, s'il vous plaît.

La dernière pourrait être la plus intéressante.

J'y vais ?

C'est pour le commissaire...

J'ai déjà entendu cette musique.

Sans doute un disque de ce cul brisé de Salvatore.

Je l'avais bien dit.

Cette putain a glissé un micro chez moi.

M. le Président, c'est une offense

pour les personnalités impliquées dans ce procès !

Qui est-ce ?

C'est nous, ouvre.

Salvatore,

quelles nouvelles ?

Mauvaises.

En me réveillant, j'ai découvert

qu'elle était vivante et que le chat était mort.

Ça, on le sait déjà.

Elle m'accusera de tentative de meurtre !

Et alors ?

Je dois me défendre.

Je dénoncerai les responsables : M. Garofalo,

Maître Legrand et les autres.

Don Garofalo nous a téléphoné de New York.

Ses ordres sont précis.

Jeter ton cadavre dans le jardin de ton amant,

ce qui passera pour crime de jalousie entre pédés.

Encore un de moins.

- Que veut le prêtre ? - Que j'aille chez lui.

Alors vas-y, c'est le dernier, fais vite !

Désodorise-toi, érotise-toi... si tu peux.

- Que me voulez-vous ? - Relire...

et commenter avec vous

certaines de vos lettres.

Pas celle-ci que je n'ai pas reçue seul

et que tout l'immeuble connaît.

Voyons plutôt celles que l'évêque a reçues

et dont la curie m'a envoyé copie.

Prenons-en une au hasard.

"Éminence, depuis que j'étais enfant

"et que j'allais chercher le loyer de Père Pezzolla,

"il me mettait nue, me jetait sur le divan

"et me fouettait avec un chat à neuf queues.

"Après m'avoir fouettée jusqu'au sang,

"il enlevait sa soutane et exhibant son corps musclé

"recouvert d'une toison noire,

"il me violait, abusant de mon jeune corps d'adolescente.

"De tels actes de violence m'ont rendue esclave pendant des années

"et continuent encore.

"Aussi, je prie Votre Éminence de le transférer

"dans la plus lointaine de vos missions, etc."

Tout ceci est-il vrai ?

Oui, ce sont des cauchemars qui me semblent vrais.

Mlle Ofelia, vous n'avez pas honte ?

Non, chaque fois que je vous rencontre...

Jetez-vous sur moi, mon Père !

Que devrais-je dire, selon vous ?

Ôtez votre soutien-gorge.

Je n'en ai pas, mon Père.

Alors, votre culotte...

J'en ai pas mis.

Donc, le principal serait fait.

Et vous seriez là,

les jambes écartées sans avoir le temps de crier maman.

Pourquoi pas ?

Primo, car j'ai autre chose en tête.

Secundo...

Je vous prie, M. Amedeo, entrez donc.

- Je passais par là... - Venez donc, plus on est de fous...

Alors, tu te l'es fait ?

Vous avez entendu ce que je disais ?

- Oh, involontairement. - Où en étais-je ?

Au point trois.

Vous préférez posséder l'appartement...

plutôt que de me posséder.

Vous pensez que l'église punit encore un prêtre pour impureté ?

Les idées, les écrits font scandale

et rendent un prêtre dérangeant.

Voilà ce qu'il fallait signaler à mon évêque.

Je pars dans une heure.

Oui, la curie m'a transféré.

Voici les clefs.

Jésus, soit loué !

Ainsi soit-il !

Il y a de la lumière là-haut ?

Désolé, l'immeuble n'est pas dans les conditions prévues,

c'est-à-dire complètement vidé.

Renvoyez la dernière locataire et on en reparlera.

Adaptation de Simon MIZRAHI

Sous-titrage TVS-TITRAFILM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.