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T�tes vides cherchent coffres pleins
Il se prend pour qui, hein ?
Ram�ne-toi !
Oui, j'arrive.
C'est comme �a que tu parles aux femmes ?
Tu te ram�nes ou quoi ?
Il reviendra ! Avec des saucisses !
Les Irlandais ne paient jamais.
�a va, les copains ?
Tu m'as fait mousser ? Elle t'a parl� de moi ?
T'es pr�t � bien faucher ?
Pourquoi pas ?
Banco, on y va !
Une merveille...
Bon Dieu !
- Mets �a l�-bas. - Je m'excuse, Tony.
Sandy, l�.
Gus, l�-bas.
Ouvre vers moi.
Et moi, je fais quoi ?
Rien.
Tourne-le vers moi.
Couchez-le sur l'arri�re.
- Fous ton cul l�-contre. - O� ?
- O� est mon doigt ? - L�.
- Ouais, l� ! - Magne !
Vinnie, descends !
Le pied-de-biche.
Descends et chauffe le moulin !
Mais ce sac est trop petit.
La caisse est par l�.
Je m'en vais, je m'en vais !
Passe-moi l'�tau.
- Au 2e �tage ! - Non, au 3e !
On est cern�s !
Je d�conne pas ! Barrons-nous !
Couvre le couloir !
Volaille
Je les ai vus ! Ils sont quatre !
Sandy, o� tu vas ?
Par ici, Gus ! Le toboggan !
L�-dedans !
Sortez, mains en l'air !
Pino, dis � ma bourgeoise
que je serai en retard pour la soupe.
Tony !
Je t'ai trouv� tous les anciens num�ros.
- Qui c'est, Cap. Marvel Junior ? - Le fils du capitaine.
Il a jamais eu de gosse !
- Mais si, avec Lo�s Lane. - Lo�s Lane ?
Elle est avec Superman. Pas avec Marvel !
Quand t'�tais en taule,
elle a largu� Superman pour niquer avec Marvel.
Tu as un tort, toi !
Tu lis pas les B.D., tu regardes que les images !
J'ai braqu� une boulangerie, � Salem.
Et t'as ramass�...
1,75 $ et quatre mois de taule.
Bienvenue, Tony
Comment c'�tait, l�-bas ?
O� est Mary ?
Tu me remets ?
�a gaze ?
Pas � se plaindre.
Joe McGinnis. Je tiens le bar d'en face.
On m'a parl� de vous.
Fend-la-Bise vous a connu � Centrale.
On �tait associ�s avec Johnny.
Vous avez revu Johnny ?
Chauve comme un genou.
Connaissez Walter, de Chelsea ?
- Walter qui ? - Oui, Walter qui.
C'est un type correct.
Entre voisins, je trouve normal qu'on discute.
Vous prenez un caf� ?
Et si je prenais une radio ?
Combin�-meuble ?
Oui. C'est ce que veut ma femme. Un combin�-meuble.
En bas.
Celui-ci ?
Ou celui-l�.
- Combien ? - 40 dollars. Au choix.
�a d�passe un peu mes pr�visions.
40 ou rien.
Qui vous �tes ?
Mon beau-fr�re, Vinnie Costa.
Va garder la boutique.
Magne ! La petite est seule.
Des sous-v�tements ?
Une autre fois.
Toi et moi, on devrait se mettre en cheville.
Moi, je gamberge des coups
et j'attends chez moi que l'argent rapplique.
Toi, t'es un bon rep�reur.
Et moi, je suis un cerveau.
J'ai un truc pour toi.
Prends cette radio, gratis.
T'es g�n�reux.
Tu penses � quoi, au juste ?
A une association.
Tu vois, �a marche pas trop mal, en ce moment.
J'ai la chouette �quipe, tous des potes,
m'en faut pas plus.
J'ai mont� les plus gros coups par ici, depuis 10 ans.
Sans jamais faire de taule.
Sans quitter mon bar.
R�fl�chis-y.
De la merde, Joe !
Pas un geste !
Ne te retourne pas !
J'ai une commande � emporter.
Va � la caisse.
Mets le fric sur le comptoir.
Pousse-toi !
J'esp�re que tout le fric est l�.
Tu mens, fumier !
Sandy, esp�ce de sale con !
J'ai failli faire un infarctus.
T'aurais pu me tuer, bougre de con !
Je t'adore.
T'en as, une tenue !
�a te pla�t ? Droguet de troufion.
T'as tu� des Japs ?
Jamais vu un Jap. Mais torpill�, deux fois !
- T'es d�cor�, alors ? - D�cor� ?
Ils m'ont renvoy� me faire torpiller !
Je te l'ai toujours dit :
"Je suis n� pour me faire baiser."
Question � l'ordre du jour :
t'es pr�t � bien faucher ?
Je suis � mi-perme, de 48 heures. Et sans une cuite.
Alors, viens. On va piquer un coffio.
Et o� je claquerai le fric ? Au cachot ?
La quille est dans 90 jours.
Laisse-moi les finir.
A ma sortie, on s'y attelle, comme avant.
J'ai personne. Pas de potes. Je suis coinc�.
Je sers des tourtes aux rognons.
Il y a un gars, par ici. Il a fait le Japon. C'est un bosseur.
Il s'appelle Jazz Maffie.
On a fait des coups,
en attendant.
Je cherche pas des nouveaux. C'est qui ?
Jazz Maffie, c'est un book. Mais il s'�mancipe, pour le plaisir.
Je fauche pas avec un book.
Il habite o� ?
- Qui est l� ? - Tony.
Tony qui ?
Tony Pino.
C'est vous, Jazz Maffie ?
Salut, �a va ? Prends un verre.
Je bois pas, mais l�... si.
- Je te sers quoi ? - Du chianti ?
- J'ai pas ce picrate en cave. - Bon, tant pis.
Je serai mieux � jeun.
Un ami m'envoie vous zieuter.
Quel ami ?
Sandy.
Sandy est chouette. Comment va-t-il ?
Il veut savoir si vous voulez travailler.
Quel boulot ?
Il vous a rien dit ?
Pas que je sache.
D'o� sort cette cravate ?
C'est fait main.
Fais-moi plaisir.
Pique-m'en 2 ou 3. C'est pour offrir � mon valet.
Dites, monsieur, je suis pas venu parler frusques.
Je casse des coffios.
Je suis l'as des casseurs, et celui qui sait pas �a, il me sert � rien.
Alors, je te servirai pas � grand-chose !
Bon Dieu...
vous me fendez le coeur.
Prends un verre.
Rien � foutre, de votre verre !
En �tes-vous capable et �tes-vous d'accord ?
Tu ne sauras �a que si je marche dans le coup.
Tu ne finis pas ton d�ner ?
Non, Maman. �a passe pas. J'ai trop le trac avant le boulot.
- Tu as tout ? - Oui, fin pr�t.
Ton tournevis ?
Il est l�. Merde, o� il est ?
- Et tes gants ? - Je les ai.
Prends �a, si tu as un petit creux.
T'en fais pas.
Pourquoi on n'est pas venus tous ensemble ?
Je suis le patron, et c'est moi qui commande.
Faudrait voir � avoir un peu de respect !
Allez, pas de caprice, toi ! Pas de caprice !
Attention... j'suis pas d'humeur...
Ne pas ouvrir cette porte
Bon Dieu !
Dehors !
Ah �a, �a vaut dix !
Dehors !
D�gage !
D�gage !
Connard !
Elle est pas mal, celle-l� !
Fous le camp !
O� c'est ?
Prends tes trucs !
Juste l�, au coin. C'est du g�teau.
Du vrai papier de soie ! Fait en 5 secondes !
Putain de merde !
Ce coffio est tout neuf !
Vinnie, ce con, il a dit que c'�tait un vieux Mossler !
Je vais surveiller le couloir.
Pour quoi faire ?
Si tu chauffes, �a va prendre du temps.
Si je le chauffe ?
Et si je le fais p�ter ?
Tu balances trop ta sacoche pour transporter de la nitro !
Y a pas moyen de chauffer ce coffio...
il est en acier tr�s r�sistant.
Pino, je suis press�. Embarquons-le !
Ben pardi ! Et dans ma poche ! Il p�se qu'une tonne !
Tu vas t'en faire une grosse !
Tony...
j'ai rien voulu dire devant le nouveau, mais...
faudrait remettre les pendules � l'heure, toi et moi.
Ce coup, c'�tait mon id�e, non ?
Je veux un peu de respect.
J'suis pas un f�tu de paille !
Quand t'�tais en taule,
beaucoup d'autres t'auraient largu�.
V�role de moine !
18 dollars !
Gardez ma part.
J'en savais rien !
Bougre de saligaud !
Vous d�sirez ?
Mon associ� et moi, on a beaucoup investi dans le quartier
et on a �t� �pat�s par votre fa�on d'arranger les choses.
Gr�ce � votre travail,
le prix des immeubles monte, et c'est bon pour nous.
Comme vous avez fait une B.A., on veut vous faire un don.
Oh, que c'est gentil !
C'est si rare qu'un donateur vienne en personne !
Beaucoup nous postent leurs dons.
Ah bon ?
Vu que nous, on passait par ici
histoire de surveiller nos propri�t�s fonci�res...
Combien versez-vous ?
Inscrivez-nous pour 50 cents.
Mettez carr�ment un dollar. 50 cents chacun.
Je te l'avais pas dit ? C'est du nanan !
C'est forc� de marcher.
T'as vu leur coffio. Grand ouvert !
Il doit y avoir dans les 2000 dollars par jour.
2000 ?
2 ou 3 vioques qui ont racl� leur tirelire ! T'es ravag�, stronzo !
2000 !
On peut braquer ces vieilles chouettes au p�tard � bouchons !
Pas moi. J'attaque pas � la vache.
Je veux pas faire peur aux m�m�s.
S'il y a un infarctus ? Tu te vois avec �a sur la conscience ?
Marie, m�re de Dieu !
Vous avez une carte, M... ?
Lacey.
- Suivez-moi. - Tenez.
Allez attendre dans le bureau.
Salut !
- Tu as les cl�s du 706 ? - Au tableau.
Elles n'y sont pas.
Et au fond ?
Ou peut-�tre � l'entretien.
Je les ai.
Dave... t'as la paie des Supermarch�s.
Bon Dieu, ils se fichent du monde !
C'est l'heure de ma pause.
Tu vas d�jeuner ?
Il est d�j� si tard ?
Oui, midi et demi.
J'avais pas id�e de l'heure.
M. Lacey ?
Hank Rightmire. Vice-pr�sident de Brink's.
Alors, cette offre gratuite ?
Voil�... j'ai quelque chose, l�, � vous montrer...
si vous avez le temps.
Je travaille pour les bougies Globe.
Une bo�te haut de gamme, comme Brink's.
Alors, voil�.
Je vous offre des �chantillons. Des bougies...
et des courroies Eterna, pour vos fourgons.
- Gratis ? - Que si �a vous pla�t.
On attaque avec 100 dollars de fournitures gratuites.
On vous les laisse un an, � une condition :
nous laisser mettre "Brink's" dans notre publicit�.
�a, M. Lacey, ce n'est pas possible.
On passe nos r�clames dans Life, Saturday Evening Post...
Brink's, c'est tr�s prestigieux.
On ne s'est pr�t� � aucune publicit�. M�me pas pour nous-m�mes.
Je vous �coute,
et je reste un peu d�sar�onn�.
Ecoutez, je vous propose �a.
Je vais vous laisser des �chantillons gratuits.
Servez-vous-en, et s'ils vous plaisent...
rappelez-vous que j'ai 10 gosses...
et faites-moi une offre.
�a vous va-t-il ?
C'est �quitable. Laissez vos affaires...
Mon chef d'atelier les regardera apr�s d�jeuner.
- Merci d'�tre venu. - Un plaisir !
Si la porte est �lectrifi�e, tu es grill�.
J'y suis entr�. Ils n'ont rien.
Serrures et ampoules minables.
Et s'ils ont un radar ?
Je te dis qu'ils n'ont rien.
C'est quoi, un radar ?
Pause caf�.
A l'heure fix�e.
C'est le pays de cocagne !
Content d'avoir �migr� ?
�a fait 100 000 dollars, � 2 ou 3 billets pr�s.
Exact.
- Je t'en donne 20 cents du dollar. - Combien ?
Ah non ! On d�gage !
Pliez bagages, on s'en va.
Si tu t'ent�tes, personne ne traitera avec toi.
Pas un fourgue ne touchera � ta salet� !
Je les l�che � 30.
Qui m'en donne 30 ?
- Moi, je te les prends � 35 ! - Pas moi.
Ils sont � toi, � 33.
Pourquoi il rigole ?
On s'est crev� ! On les l�chera pas pour rien !
Bon, ne nous f�chons pas.
Aujourd'hui, on baptise mon petit-fils.
Je t'en donne 22.
Je peux en obtenir 50 au P.M.U. du champ de courses.
- Vas-y alors ! - En hiver, c'est ferm�.
Attends le printemps !
N'�coutons pas ces conneries ! Tirons-nous !
Pas de ce ton chez moi !
A prendre ou � laisser.
Prendre quoi ?
- Pas � 22. - Ni � 33.
Tu vois : "On est n�s pour se faire baiser."
J'ai travaill� 10 ans avec Jimmy.
Il m'a toujours donn� 35, et je l'ai enrichi !
On sait tous comment il a fini. Maintenant, tu traites avec moi.
- 23... un point, c'est tout. - Monte � 25.
N'y compte pas.
- Papi ! - �a te pla�t ?
Il est superbe !
Et 100 % rat musqu� !
C'est marqu� sur la griffe.
Et surtout, c'est ton 1er paquet-cadeau !
Je te dirai pas le prix, parce que c'est un cadeau.
Mais voil� le ticket.
Au cas o� on te demande.
Avec les fourgons, j'arr�te. C'est de la gnognote.
Si je peux �ponger leur monnaie, je peux casser leur coffio.
On en cause depuis des ann�es. C'est peut-�tre trop dur.
Pourquoi ils ont pas signal� les vols ?
Parce que ils veulent pas de gros titres.
Qui confierait son argent � une bo�te o� on rafle 100 000 $ comme �a ?
T'as raison. Ils ont une r�putation � soutenir.
Et �a les coulerait.
Les fourgons, c'est du facile...
mais leur coffio doit �tre dr�lement gard� !
Les immeubles, c'est comme les gens.
�a a des secrets � confier. Faut savoir regarder.
T'en as, c'est des petits mariolles. Tu vois ?
Ils cr�nent, ils te toisent, l'air de dire :
"Ose un peu t'attaquer � moi."
T'en as d'autres qui sont cons. Comme Brink's.
Tout gosse, plut�t que d'y bosser plus tard, je me serais suicid�.
Les employ�s s'y ennuient. Ils sont morts.
Ils manipulent le fric, comme des tas d'ordures.
Ils n'ont plus de jus. L'immeuble dort.
Et tout cet argent est l�, prisonnier...
et il m'appelle � travers les murs :
"Tony, viens me prendre ! Sors-moi de l� !"
Alors, je vais y aller... et le faire sortir !
A la Brink's, Papi !
A la Brink's.
Cette grande baie, c'est la Un.
Correspond aux vestiaires.
Fen�tres Deux et Trois... salle des comptes.
La Quatre, c'est l� qu'est "mon petit loup."
Truc du troc, la bourse ou la vie !
A 7 h 45, ils se mettent au boulot.
A 19 h, tous partis.
Sauf les gardiens de la petite bi�re.
Pas d'alarme ?
�a tient pas debout.
Merde ! Pas m�che pour d�brider c'te chiennerie de coffre !
50 watts ?
Oh, les radins !
Les bahuts, y en a qui y pioncent. Gaffe � �a.
L�, je me reconnais.
C'est par ici que �a se passe.
Voil� la salle des comptes.
Donc, derri�re cette porte... le coffio.
Pas de serrure � cette porte. Rien.
Les enfoir�s !
C'est quoi ? Une lucarne ?
Faut que je m'y glisse.
Ah... je passe pas !
Vacherie !
Saloperie !
C'est ouvert.
T�ter le terrain. Peut y avoir des d�tecteurs � fil, par terre.
Rien !
Voil� !
Bande de radins !
Un palpeur de sol, � 10 cents !
A nous deux, ma poule !
Je t'aime !
La bo�te est � moi !
Je suis le proprio !
"Qui plus est, c'est le Q.G. d'une milice priv�e et arm�e
"qui op�re aux Etats-Unis et au Canada.
"Des murs de 70 cm abritent les chambres-fortes
"que prot�gent mitraillettes, carabines
"et tout un lot d'armes de poing."
Qu'est-ce que c'est que ces conneries ?
Te revoil�, Pino ?
- Qu'y a-t-il eu ? - Vol � la Mutuelle.
- De combien ? - 200 000. Toute la paie.
- Pourquoi cette rafle de clodos ? - Pour amuser la presse !
C'�tait d�j� pas marrant, et c'est les pilotes qui ont re�u les fleurs !
Mais il n'y aurait pas eu de d�barquement en Normandie
si moi et mes gars, par 20 m de fond dans l'eau glac�e,
on n'avait pas fait p�ter les barrages des Chleuhs !
Churchill m'a serr� la main. Il m'a dit...
Je sais pas parler cockney...
mais il m'a dit : "Jolly good job !"
Sans U.D.S, y aurait pas eu de Jour J !
U.D.S ?
Unit� de D�minage Sous-marin. Ma section.
T'as une cigarette, Gus ?
Tu fais quoi, maintenant ?
Le Bigleux, c'est l'as des perceurs de coffios. Apr�s toi.
Les coffios modernes... t'as vu �a ?
Des m�taux � la gomme. Au chalumeau, z�ro.
Le coffio le plus �pais, il a 10... 12 cm de blindage.
Mais un Panzer allemand, �a avait 30 cm d'acier au carbone.
Et de l'acier allemand. Le meilleur.
Je te trouais �a aux obus perforants
comme un doigt dans du pain de mie !
L'artillerie, c'est mon truc.
Les grosses pi�ces : obusiers, fus�es, charges-retard.
Il a �t� d�cor�.
J'ai fait Iwo-Jima. Bah, n'en parlons pas...
Toi.
Veste � carreaux, de face et au centre.
C'est lui. Je le reconnais.
Vous �tes un foutu menteur !
Tout �a parce que je suis mal sap� !
Votre identification, c'est de la merde !
Le type �tait masqu� !
D�j� bien beau que je sois l� ! Moi, un ex-para !
Appelez-moi Joe.
James Joseph O'Keefe, alias Bigleux.
Tout juste, Auguste ! Je vous dirai o� �a cloche.
Et toi, Tirelire ! Tu sais de qui je parle.
Avance. De face et au centre.
Comment ils t'ont baptis�, toi ?
Nom de ton p�re ?
Nous, on l'appelle papa.
Tu es Stanley Gusciora. Alias Gus.
Alibi pour le vol de la Mutuelle ?
J'�tais en voyage. Et j'ai un t�moin.
- O� est-il ? - Ici. On voyageait ensemble !
Mon goulash !
Je poireaute depuis trois plombes !
C'est le cirque, ici ?
Le boeuf vient de Chine ?
Pourquoi engager un cuisinier de l'Arm�e du Salut ?
Marie, m�re de Dieu !
Il vient, ce boeuf ?
Oui, oui ! Voil� !
A la tienne !
�a marche !
Et ces gardiens ? Tous arm�s ?
C'est pas des gardiens.
C'est les chauffeurs qui sont plus de service.
Celui-l�, c'est mon pote ! M. Am�rique des ann�es 20 !
Ils attendent la rel�ve ?
Y a pas d'�quipe de nuit.
M. Brinks veut pas payer le tarif.
D�s 19 h 15, la bo�te est vide.
Ils bouclent et ils rentrent.
Puisque je vous le dis.
Visez ! Il a le fric.
Laisse-le, va ! Je le prendrai demain.
Le coffio contient combien ?
A vue de nez... 200, 300 000 dollars.
C'est pas lui, la cigogne ?
La cigogne ?
Il a la d�marche et le gros cul de ces oiseaux !
Pourquoi vous riez ?
Il a l'air d'avoir 90 ans. C'est des antiquit�s, tes mecs !
Ils sont nazes, ces gardiens.
Apr�s 19 h, ils rentrent tous chez eux.
Sauf ces quatre-l�.
Et lui, qui c'est ?
Le trapu ?
C'est le garde de la rotonde.
Il est pas arm� ?
Il n'est jamais arm�. Il va prendre la page des sports.
Comment tu le sais ?
Toutes les nuits, il la prend et il reste une heure aux chiottes.
Je l'ai baptis� "le mouleur de bronzes".
C'est tous les soirs pareil. �a change jamais.
A 19 h 15, ils bouclent le coffre et ils se tirent.
Donc, y a personne qui l'ouvre apr�s 19 heures.
�a caille comme � la morgue.
- D�tecteurs � infrarouges ? - C'est quoi ?
�a enregistre les diff�rences de temp�rature.
Donc, la chaleur d'un corps humain.
On g�le ici, parce que Brink's est trop radin pour chauffer !
Arr�tez-vous !
- A partir de l�, on rampe. - Quoi ?
A la chien. Comme John Wayne, dans "Iwo Jima".
Et pourquoi ?
A cause des cam�ras.
Allez !
- Moi aussi ? - Non, toi...
aplatis ton cul et calte !
On enjambe, et on y est.
C'est coton pour entrer, hein ?
J'y arriverai jamais.
C'est du g�teau.
J'y arriverai jamais.
Allez, Vinnie.
En gazelle, allez !
Tiens, un nonosse.
La porte est boucl�e.
C'est ouvert.
L'enfoir� !
Ils ne bouclent rien, histoire de d�courager le vol.
Attention � l'alarme au sol. Faut r�veiller personne.
"Henry Brickmason : heures sup. de la semaine.
"Deux heures."
Il en a bien besoin, avec ses deux gosses.
�a, �a veut dire qu'un fil va du coffio au syst�me d'alarme.
J'ai trouv� �a dans le coin.
O� c'�tait ?
Au mur, dans le coin.
Les plus grosses paies
du Massachussetts !
"General Electric."
Putain ! 800 000 dollars par semaine.
Et �a : "Rasoirs Gillette."
470 000 par semaine !
Fais-moi voir �a.
C'est moi qui ai trouv� �a !
"Chantier naval", 168 000.
"Necco", 87 000.
"Contenu de la chambre forte, mardi � 6 h..."
Il y a 4 millions de dollars !
C'est le r�ve, tout ce carbure !
Devenu r�alit� gr�ce � moi et � mon beauf, l'as des perceurs !
C'est bien vrai, �a !
Je vous mat�rialise la trajectoire.
En se pla�ant sur le toit, au nord-est de l'immeuble
on a, en "A" et "B" prime, une aire de tir.
L'obus, ayant perc� le blindage,
va fondre le levier et bloquer les p�nes.
Un gars s'engouffrera dans le trou
et les arrachera � la cl� tubulaire.
En outre, deux gars en combinaison d'amiante,
pallieront pendant l'impact
un �ventuel incendie du contenu de la chambre forte.
Quant � hisser l'arme sur le toit, c'est r�gl�, et sans treuil.
Halte ! Une seconde.
Tu veux tirer au canon...
du toit de l'immeuble ?
Pas au canon. Au M-91-A, anti-char.
Au bazooka.
Au bazooka ?
Et o� tu trouves un bazooka ?
Dans n'importe quelle caserne. On le piquera.
T'as entendu le bruit que �a fait ?
J'ai fait Omaha beach.
J'ai entendu tout ce qui p�te : obusiers, 44, tout.
Doucement, une seconde.
Tu veux percer ce coffio au canon ?
Il te manque une case, non ?
Et l'alarme ?
�a implique une autre offensive,
synchronis�e avec l'impact.
Un commando de sept hommes neutralisera
le Q.G. de l'alarme � la mitraillette.
Deux grenades le souffleront,
donc, pas de flics !
Il faudra peut-�tre tuer deux ou trois employ�s.
Mais comment l'�viter, je vois pas.
T'as du feu ?
C'est un louftingue. Il d�bloque.
�a vient de la guerre.
�a en a rendu fou plus d'un.
"Surmenage de combat."
Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Faut qu'il vienne avec nous. Oblig�.
Encha�nons-le.
Sinon, il est fichu de se faire du mal.
Enfermons-le � la cave.
Si on peut couper le syst�me d'alarme,
son bazooka avec obus perforant, �a se tient.
�a m'�tait venu aussi, sur le toit.
Il a eu des id�es valables. Qui ouvrent des possibilit�s.
Va r�chauffer le goulash.
Y a pas d'autre moyen ?
Comme vous voudrez.
�a va, Joe ?
Et toi, �a va ?
�a caille pour laver sa voiture !
Je la lave tous les dimanches.
Le petit pompiste te fait �a pour 25 cents.
Je sais, c'est pas que je sois radin,
mais il m'a p�t� l'antenne et les freins !
Une 36. Combien au compteur ?
96 000. Et comme neuve !
Les voitures d'apr�s-guerre... camelote !
Viens, je te paie un coup.
La derni�re fois, tu m'as dit
que tu pourrais me blanchir de la fra�che.
Exact.
Combien tu m'en prendrais ?
Combien tu apportes ?
Le gros paquet.
Brink's ?
Bon Dieu, j'ai fris� l'infarctus !
Boston, c'est petit.
C'est mon boulot de savoir.
Personne ici ne t'en croit capable.
Qui c'est, personne ?
Tout le monde ! C'est une forteresse !
Eh bien, je vais te dire.
Je connais mieux Brink's que les employ�s.
Tu m'as pas donn� le fric des fourgons.
J'ai eu 25 cents du dollar, chez Murphy.
Il t'a fil� 23 cents. Il t'a entub� !
Mon cul ! Il m'offrait 20. Ce fric br�lait !
Je l'ai fait monter � 23.
Tu sais o� ce fric est all� ?
Para�t qu'il a une fili�re � Cuba.
Cuba ?
Sa fili�re, c'est le magouilleur Biederman,
mafia juive de Philadelphie !
- Ils lui ont fil� 60 cents du dollar. - 60 ?
Tu pousses ! C'est trois fois plus qu'� moi.
Il t'a bais�, et eux l'ont bais�. Et pourquoi ?
Voil� pourquoi !
Murphy, c'est un con d'Irlandais qui s'est enrichi dans la chroume.
Pour lui, 60 cents du dollar, c'est le P�rou !
Tu lui as apport� du platine
et il t'a refil� de la merde.
Le carbure de Brink's, c'est du super !
Je t'aurais donn� 80 du dollar.
Te fous pas de ma gueule.
Je me branche
et je te blanchis tes dollars un par un.
Voil� mon offre pour ton casse.
Mais � une condition.
Laquelle ?
Etre au parfum de A � Z.
T'es chiant ! �a, je peux pas.
Je leur ai jur�.
On a �coul� � perte, la 1re fois,
vu qu'on n'avait pas de fourgue de confiance.
Mais Joe, il a des fili�res extra.
Avec lui, on peut palper 80 du dollar.
On est assez, comme on est.
Qu'est-ce que t'en sais ?
Tu valses avec moi, maintenant.
On veut le paquet ? On met le paquet.
Mais merde, ce type, c'est une sangsue, un chacal !
Il va nous sucer � mort et foutre la merde !
Et les armes ? O� on les trouvera, hein ?
Joe, il a le tuyau pour �a.
Et nous, on est handicap�s ?
Question : tu lui as tout dit ?
J'ai rien dit, je veux juste vous t�ter.
Ce mec porte la guigne.
Tu dis n'importe quoi.
Joe, c'est un type droit, et il a la fili�re, � Boston.
Il rame partout, il vaut des millions !
Je vote "non".
Je t'ai jamais contr�, mais l� si.
Tu votes contre 80 du dollar ?
Salopard, tu lui as tout dit, hein ? Menteur ! Fumier !
Permettez, oui !
Ta voix, et ta voix ne valent pas ma voix.
Y a la bonne m�thode, la mauvaise, et la mienne.
Pour ce coup, on fera � ma fa�on !
Ceux qui sont pas heureux, ils d�gagent.
Am�ne-toi, Joe.
Joe McGinnis.
Sandy Richardson.
Gus Gusciora.
Jazz Maffie.
O'Keefe le Bigleux.
Et puis mon beau-fr�re, Vinnie Costa.
Bon, revoyons tout �a.
Elle marche ?
Alors, allume-la.
- S'il y a 3 mecs, tu fais quoi ? - Hein ?
S'il y a 3 mecs dans la chambre forte...
J'attends qu'ils soient 4 pour vous le signaler.
Combien il nous reste ?
Quatre minutes.
C'est pas vrai !
On n'aurait jamais d� le mettre l�-haut.
Il ne fera le signal que quand tout sera ok.
D�gagez !
A nous !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Mais qu'est-ce qu'il y a ?
C'te vacherie s'ouvre pas !
Dans 2 minutes, ils bouclent le coffio !
Merde !
Bon Dieu, il y a un cadenas.
Mauvais signe.
Il n'est pas ferm�. Je peux le faire sauter.
T'as ton tournevis ?
Je l'ai pris, pourtant.
T'en as un ?
Qui a un tournevis ?
Tirons-nous ! Revenons vendredi !
- Combien ? - Moins d'une minute.
Grave erreur de calcul.
Je vais pisser dans mon froc, moi.
On est dans les temps.
En plein.
Paluches en l'air !
Allez, en l'air !
Ouvrez-moi ce machin.
Mains en l'air et y aura pas de bobo. Ouvrez la lourde !
Ouvre la porte.
Tous � terre !
Rel�ve la t�te.
- C'est quoi, �a ? - Un hurleur � la con !
- Ils ont donn� l'alerte ! - Mais qu'est-ce que c'est ?
Qu'est-ce que c'est, hein ?
Tirons-nous !
Dis-nous ce que c'est.
- Dis-le-nous ! - Quelqu'un veut entrer.
- Montre-moi o�. - Il y a un bouton.
- Comment j'ouvre ? - Le rh�ostat... le bouton.
C'est le mouleur de bronzes.
Qu'est-ce qu'il fout ?
Il lit le journal.
Foutons le camp.
Couch� !
Gus, magne-toi !
On a r�ussi ! R�ussi, Tony !
Madonna mia, on a r�ussi !
Fonce, tu l'auras !
Vous avez sonn� ?
Que la presse ne touche pas au fric !
Et les flics non plus.
Ils nous ont couch�s par terre et nous ont attach�s...
D'o� venaient les sacs ?
Qui a ouvert la chambre forte ?
- Etaient-ils nombreux et arm�s ? - Je ne sais pas, 5 ou 6...
Sortez ! Mettez-vous l�.
Bas les pattes !
Il n'y a rien dans le coffre !
Je n'ai pas...
A ne pas couper
9 hommes arm�s font un hold-up Plus gros vol du si�cle
Hold-up de Boston : 1 500 000 $ par 7 hommes masqu�s
Bonsoir madame, monsieur. Voici nos informations.
Le flash : Boston ! On a les chiffres du cambriolage de Brink's.
Plus de 2 millions de dollars rafl�s par un commando
qui a r�ussi le vol du si�cle.
Mes antennes au FBI
font �tat d'une complicit� int�rieure.
On �voque aussi la mafia et les communistes.
Marre ! Je peux plus compter.
Comment �a, tu peux plus ?
Ben oui, je suis crev�, �nerv�.
J'ai jamais �t� bon en calcul.
Tu as s�par� les ch�ques d'Etat pour qu'on les br�le ?
Merde, j'ai oubli�.
A combien tu es ?
J'ai deux totaux diff�rents. Je sais plus lequel est le bon.
Barre-toi.
Je finirai tout seul.
Allez, casse-toi !
Mollo, le Mont Chauve ! Je p�te de fric.
Si on veut, on peut passer toute sa vie � compter cette oseille.
Oui, et toute sa vie en taule, si on fait pas gaffe.
Celui-l�, tu te le carres o� je pense.
Je veux plus puer la frite !
Fini, le graillon !
Fini, les snacks ! Et Tony, il dira quoi ?
Ecoute, faut pas oublier une chose, Gladys.
Brink's, c'�tait mon id�e.
C'est moi qui ai branch� Tony.
D'accord, c'est un g�nie. Je lui retire rien,
mais moi, j'ai fait �a pour toi, et Tony devra compter avec.
- Pour moi ? - Pour qui d'autre ?
Tu es mon gros loup, Vincent !
Je t'ai pas dit que t'�tais le plus fort ?
Balance le dernier p�tard.
- Je lance comme un pied. - Encore un coup. Vas-y !
Vas-y !
- Bien. - Il s'est pas enfonc�.
- C'est pas grave, il coulera. - J'y vais.
Non, c'est plein de gadoue.
Mais mes empreintes !
T'as pas de casier !
Quel est le statut ?
M. le directeur, ce n'est pas du ressort du FBI,
ce vol n'affectant pas de fonds f�d�raux.
Et les ch�ques des gardes-c�tes, Eaux et For�ts ?
Un sac des anciens combattants.
�a nous branche.
Encore faut-il que le vol vise un minimum de 100 dollars !
Fendez-vous de 100 dollars et attaquons.
J'ai mes petites raisons de vouloir ce dossier.
Ce vol peut faire le pont entre les communistes et la mafia.
Pour Boston, ce sont des gars du cru.
De s�rieuses pistes...
Ces flics � la Mack Sennet sont ignares !
Ces fonds pourraient alimenter la subversion !
Messieurs...
le FBI enqu�te et conduira l'enqu�te.
M. le directeur,
Boston n'est pas pourvu pour ce cas d'esp�ce.
Eh bien, pourvoyez ! Mettez 12 agents, je me fiche du prix.
C'est le plus dangereux complot
qui ait menac� la nation.
�a va ?
Attends, je glisse.
Vinnie, c'est un cadeau.
Dis : "Bon anniversaire".
A elle.
- Bon anniversaire ! - Bon anniversaire, soeurette.
- C'est quoi ? - Pour ton anniversaire.
- Mais c'est dans huit jours. - On a un peu d'avance.
- D'o� �a sort ? - Je l'ai achet�.
Voil� le ticket.
Vinnie, on le rentre.
- Tu m'as pas pris de poste ? - Quoi ?
Le ticket vient d'une fabrique de postes.
Ils vendent pas de frigos � Electric Company.
Mais si ! Tu y as �t� quand ?
T'as jamais achet� �a ! Tu l'as piqu� � un pauvre type.
J'allais t'en acheter un, mais �a s'est pas trouv�.
Ce truc-l� s'est mis tout seul dans la tire.
Il y avait ton nom dessus. Il gueulait :
"Prends-moi ! Pour ta Mary !"
C'est bien le moment de piquer.
Y a plus important � faire.
Mais c'est fait. J'ai vir� les flingues moi-m�me.
Tu l'as laiss� faire �a ?
Tony et moi, on est associ�s...
- Associ�s ? - Les femmes la ferment !
Eh, stronzo...
boucle-la, un peu de respect, quoi !
- Et vos uniformes ? Vos masques ? - Tout est vir�.
Le Bigleux et Gus s'en sont charg�s.
Et l'argent ? Faudrait surveiller Joe !
J'y ai coll� Sandy. Maman, �a baigne dans l'huile.
Parfait !
De la dinde ?
Avec l'aide des policiers, le FBI ratisse
la p�gre am�ricaine.
Afin de retrouver les auteurs
du hold-up de Brink's,
on remue ciel et terre
et le FBI harc�le truands et subversifs.
O� tu es n�, Pino ?
- Salerno. - Ici, c'est marqu� Palermo.
Ah oui, je m'embrouille toujours.
Embrouille-toi moins et collabore, sinon tu replonges.
Je croyais collaborer, moi.
Je sais pourquoi les gars �taient en cabans de Marine.
Accouche.
Pour moi, ils se sont tir�s dans un sous-marin.
Dans un sous-marin, on est suspect en civil...
Moi, je ferais fouiller les oc�ans.
�a peut �tre un �tranger.
Je vous parle en patriote,
mais si j'ai vu juste, je veux mes 100 000 dollars.
Virez-moi ce macaque !
D�gage !
Vous voudriez pas des chemises ?
Vous seriez flatt� en chemise brune.
Jolie ville, hein ?
J'y ai pass� huit jours, une nuit.
Alors ?
Tu en jettes !
C'est quel bled, ici ?
Towanda, Pennsylvanie.
A combien c'est, Pittsburgh ?
160 km, par l�.
Qu'est-ce que t'as, � Pittsburgh ?
Une cr�pe � fourrer ?
Quand tu l'auras vue !
Elle a une soeur ?
Mieux : une copine de chambre. un de ces compas !
Eh ben, fon�ons-y, hein ?
Pour infraction � la loi sur les armes,
vous plaidez coupable,
je vous condamne, James Joseph O'Keefe
� 3 ans en maison d'arr�t
et � 3000 dollars d'amende.
Un tel pr�c�dent pour infraction � la loi sur les armes n'existe pas !
18 mois maximum ont �t� requis dans l'affaire Rassmussen.
Nous allons donc �crire une page du droit
dans l'affaire Pennsylvanie contre O'Keefe.
Stanley Gusciora.
Le jury
vous a d�clar� coupable de deux d�lits de vol qualifi�,
recel de biens vol�s et r�bellion � force publique.
A titre expiatoire, je vous condamne
� purger � la prison d'Etat de Pennsylvanie de Pittsburgh,
une peine de 20 ans.
Votre Honneur,
je peux pas faire 20 ans.
Vous ferez ce que vous pourrez.
Faut voir les choses en face.
Ils se sont fait piquer parce que c'est des cons.
Oui, mais on peut pas les plaquer.
Faut �tre correct.
Mais je peux plus les sortir de ma poche.
- On peut rien faire. - Il faut, pourtant.
L'avocat de Gus a besoin de 10 000 dollars.
Le Bigleux, 6000, pour le docteur de sa soeur.
Elle a un cancer. Elle risque d'y passer.
Elle a pas de cancer ! Cette poufiasse picole !
Je lui ai fil� 2000 dollars, elle les a sirot�s !
Elle peut crever la gueule ouverte.
On peut pas toucher au magot avant la prescription.
T'as branch� deux types de trop.
Doucement, tu es sur un tas d'or gr�ce � moi.
Y a aussi des billets neufs et des ch�ques.
J'ai d� en virer 50 000 aux chiottes !
50 000 $ ?
C'est pas ton carbure !
T'as pas � foutre 50 000 $ aux chiottes.
Des coupures neuves, � num�ros de s�rie cons�cutifs !
Que faire d'autre ?
Et qui me dit que c'est vrai, hein ?
J'en suis malade ! 50 000, tu me charries ?
En planquant ce fric, je fais que t'ob�ir.
Je te trouve r�voltant.
Irlandais de mes deux, o� tu vas ?
Bon Dieu !
Je veux ce fric !
Et tout de suite !
Tu verras pas la queue d'un !
Ouvrez !
�a va, Bigleux ?
T'as l'air bien.
A l'h�pital John Hopkins, ils ont un nouveau traitement.
O� j'ai foutu la revue ?
Tiens, j'ai ton livre.
Mais j'ai pu passer que deux paquets de cigarettes.
Il y a un long article sur la leuc�mie, tu le liras.
C'est Leroy qui a d� me le piquer.
Mets ma soeur � John Hopkins, tout de suite !
Joe lui a donn� 2000 $. Elle t'a pas dit ?
Il lui a fil� que dalle, bon Dieu !
Elle est en salle commune, chez les n�cessiteux !
- J'irai le voir. - Je veux que tu lises l'article.
Leroy, o� est mon "Sciences et vous" ?
Je l'ai pas vu.
Ah les enfoir�s...
Il faut que je te le dise...
ici, les gardes, ils nous volent tout.
- Bigleux ? - Quoi ?
Encore neuf mois et on sera � l'aise.
T'as fait bonne route ?
Oui, tr�s bien.
Ils avaient d�blay�, apr�s le blizzard.
T'as la radio ?
Bien s�r.
L'Hydromatic, �a bouffe le ruban, hein ?
Quelle couleur, deux tons ?
T'es � c�t� de plaque.
T'en as une bleue ?
Une bleu m�tallis�, comme ils font maintenant.
La Oldsmobile 88, c'est imbattable sur route.
Et �a se conduit comment ? Tu aimes la direction assist�e ?
O� veux-tu en venir ?
Je dois attendre sans broncher la prescription ?
Il n'y a que �a � faire.
Tu veux dire, que je n'ai plus qu'�...
me laisser baiser, c'est �a ?
A rester en cabane, � tirer une peine � vie
pendant que vous roulerez en bagnoles de luxe
et que vous claquerez ma part, bordel de Dieu !
Pas vrai ?
Ta part, personne ne la d�pense ni ne la touche.
Raconte-moi pas de salades !
Ecoute...
j'ai jur� � maman de soigner ma soeur.
Et ma soeur meurt en salle commune !
Alors d�merde-toi pour trouver du fric. D�merde-toi !
Moi, je me fous de tout, maintenant.
Tu comprends ? J'en ai plus rien � foutre ! Tu raccordes ?
Je suis venu te dire quelque chose.
Te rappeler que tu as pr�t� serment.
On a tous pr�t� serment. Alors, � toi de t'y tenir.
Mais j'en peux plus d'�tre ici !
J'y resterai plus, ici !
Ma soeur agonise, sacr� bon Dieu !
Je suis dans le cirage.
Tout me glisse entre les doigts, tu le vois donc pas ?
Faut tenir le coup.
Tiens le coup,
je reviendrai te voir.
Tiens le coup.
Moral d'acier, d'accord ?
Je reviendrai.
Bande de chiens !
Allez, Gus, on y retourne.
D'accord.
Les durs de l'�cran, c'est des folles.
Alors, je commence par quoi ?
Mon rapt de Lindbergh, ou ma guerre de Cor�e ?
Et �a, �a te va ?
On dirait un jamboree scout.
Ce sera pas long. On veut faire nos comptes.
Question de processus.
Quel processus ?
Ma fa�on de blanchir le fric. Vous croyez que je dis : "Passez muscade" ?
En tout cas, passe l'oseille. Sournois !
T'as fil� 2000 � la soeur de Bigleux ?
Bien s�r. Et de ma poche, encore.
Pourquoi il dit le contraire ?
Elle les a siffl�s, elle a oubli�.
�a fait 12 ans qu'elle picole.
Le fric, ou t'es mort.
Je ne d�planque rien avant la prescription dans 15 jours.
A partir de l�, vous ferez mumuse !
�a coince, Joe.
On n'attend plus.
Il y a de l'eau dans le gaz, fais gaffe !
Ce foutraque d'O'Keefe vous a fich� la trouille ! Ce con !
Il va passer sa vie au trou.
Il verra le Christ avant de voir la fra�che.
On s'occupera du Bigleux,
mais envoie notre compt�e...
A quinzaine !
Joe...
si tu pars, tu repars les pieds devant.
Si tu me menaces, tu vas finir en eau de boudin.
Je savais que �a tournerait mal.
On n'est pas des tueurs !
On veut notre fric. Tuer ce salaud n'avance � rien.
Si je vous casse le morceau,
vous me renverrez l'ascenseur ?
On ne fait pas de promesses.
Alors, je vous pisse � la raie !
Y a des clopes ?
Jamais vu, des comme �a.
C'est tout nouveau.
Des filtres !
�a alors !
J'ai lu des trucs l�-dessus. �a filtre la nicotine.
On n'arr�te pas le progr�s.
La nuit tombe.
Pour en revenir � ce que je disais,
vous ne tirerez rien de moi.
Vous n'avez plus aucun moyen de pression sur moi.
Empilez vos peines jusqu'� la lune, je m'en cogne.
Je peux replonger... �a ne me fait plus rien.
Quand je pense � ce que j'ai endur� � Tokyo !
Les Nippons aussi, ils auraient voulu me faire parler.
La souffrance, �a me conna�t. Et la torture...
Mais je tiendrai le coup...
� vie !
Alors, faites une croix dessus.
Je ne vous dirai rien.
Et rien, c'est rien.
Mon pauvre vieux, va !
O'Keefe r�v�le tout Cinq bandits sous les verrous
Bonjour, Mary.
Ah, pour emmerder les braves gens, vous !
�a va, les mecs ?
Sors faire un tour.
Mon Tony, il est honn�te. �a devrait �tre d�fendu d'harceler...
Vous n'�tes pas encore � court de questions ?
Moi, je suis � court de r�ponses !
Fini, les questions. Cette fois, on inculpe.
Ah bon ?
Maman, un slip propre, tu veux ?
Mais entrez donc, asseyez-vous
et go�tez aux petits plats de la Mary, �a requinque.
Pourquoi pas ?
T'as plus un slip de propre, Papi.
Il y en a forc�ment. J'en ai piqu� hier.
C'est pas grave. Je serai rentr� pour le show Ed Sullivan.
Pour nous, l'affaire est boucl�e.
Fais-toi une fleur. Tu risques perp�te.
Perp�te, pour un vol ? Des assassins font pas 10 ans.
On veut l'argent et le nom de tes complices.
Apr�s, on verra pour toi.
Vous faites une terrible erreur !
Un jour, vous me supplierez de passer l'�ponge.
Mais tintin !
Je vais vous faire un proc�s.
On ira en justice.
A vie ? Vous rigolez ?
On a le meilleur avocat du pays
et trois Cours supr�mes qui veulent classer l'affaire.
Je ressors dans un an !
Je suis pas n� de la derni�re.
Si on consid�re tes �tats de service
et si tu corrobores ce qu'a dit O'Keefe,
tu peux prendre moins de cinq ans.
Etre condamn�, pour toi, c'est la mort.
Tu mourras avant d'�tre lib�r�.
Ce serait un service � me rendre.
J'acc�derais ainsi � ce dont j'ai toujours r�v� :
oeuvrer pour le Seigneur.
Et vouer ma vie aux Ecritures.
Tu n'as pas � �tre loyal envers eux.
Il ne sont pas de ta trempe.
C'est de la racaille.
Aide-nous, et on s'arrangera.
On peut te lib�rer dans moins d'un an.
Petite pr�cision.
D'abord, je suis innocent. J'�tais pas dans le coup de Brink's.
J'ignore d'o� vous tenez mon nom,
je suis blanc comme neige.
Et autre chose :
Jazz Maffie ne se met pas � table.
Donc, il ne crachera pas le morceau.
M. le directeur, vos preuves, je vous prie.
Soulevez-le un peu.
Montrez-nous l'itin�raire des voleurs.
Restez comme �a.
Est-il vrai
que moins de 50 000 dollars ont �t� r�cup�r�s ?
Oui. Mais l'enqu�te s'efforce de retrouver le reste
et j'ai bon espoir d'y parvenir.
Selon Washington,
votre enqu�te a co�t� plus de 25 millions de dollars.
Des commentaires ?
L'importance de cette affaire ne se mesure pas � son co�t.
Brink's, c'est le vol du si�cle.
Il a enflamm� notre jeunesse.
Notre devoir sacr� est de lui prouver
que le crime ne paie pas.
Un mec de Brink's �tait dans le coup.
Connerie !
C'est un coup de Tony Pino.
Y a que lui pour monter �a.
C'est un ami.
C'est un mec de Brink's.
C'est Tony.
Un Irlandais aurait fait �a ?
- Ouais, parfaitement. - Arr�te !
Vincent !
Gladys !
- �a va ? - Je t'aimerai toujours.
- Tu m'attendras ? - Toute ma vie !
T'as de la classe !
Je l'ai toujours dit !
Par ici, Tony !
Signez-moi �a ! Vous �tes le plus grand !
Tu as vol�, dans mon magasin !
C'est un ami ! Il m'a vol� !
Tu es le plus grand voleur de tous les temps !
Personne ne fera ce que tu as fait !
Apr�s 14 ans de prison,
les voleurs furent mis en libert� conditionnelle
et v�curent tranquillement � Boston.
A ce jour, malgr� les efforts du FBI,
moins de 50 000 dollars ont �t� retrouv�s.
T�tes vides cherchent coffres pleins
Adaptation : Georges Dutter
Sous-titrage Titra Film Paris
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