All language subtitles for S03E06-Koh_Lanta-(Bocas del Toro)

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Original subtitles

Tout comme les Rouges, une équipe pourtant morcelée, déchirée, où Tony le

gendarme a bien du mal à faire régner un semblant d'organisation. Même le feu,

symbole crucial de la survie, n'intéresse plus personne.

La nuit dernière, il pleuvait gros comme pas possible, ça a duré assez longtemps.

Et je suis venu voir le feu, il y avait juste deux tisons, comme ça, face à

face. Et en dessous, il y avait encore un peu de brèze qui minait.

Alors, à tâton, j'ai cherché quelques petits brindilles, puis en soufflant, en

ventilant, un quart d'heure après, à peu près, ça a pris.

Encore une fois, c'est toujours le même qui fait tout.

Parce que quand je vois qu'ils n'ont plus une parole, notamment les deux

filles, la nourriture, la nourriture, le riz, le riz en matière de riz, du riz, d

'accord. Mais pour leur cuire du riz, il faut du feu.

Et pour qu'il y ait du feu, il faut le végé.

Ça, j'ai pas dormi toute sa nuit, peinard, en disant, Tony, va s'occuper

du feu. Ah, mais comme d'habitude, c'est tous les matins. C'est-à-dire que lui

est insomniaque, donc il peut se lever quand il veut, ça ne le dérange pas.

Et en plus, il fait un foin quand il se lève et quand il se recouche. C'est vrai

qu'il nous réveille un peu tous, mais on est beaucoup plus dans les vagues que

lui. J'ai levé ou il a vachement plu encore ? Oh là là, t'as pas rêvé, non ?

Mais comme j'ai dormi.

Tu t'es pas inquiété pour le fait ? Je dormais, je suppose que les miracles du

fait, c'est à toi qu'on le doit encore une fois.

Merci pour le encore une fois.

Non, tu t'es pas levé du coup, évidemment.

Ah non, bah non.

J'ai dormi d'un trait, alors là... Chaque matin, comme dit Sylvie, c'est le

rapport. Tu t'es levé cette nuit ?

Non. Donc on va lui dire oui.

Ça, il va être content, je ne sais pas.

On n'est pas la gendarmerie ici.

Moi, je dors bien la nuit.

On n'a pas de réveil, on n'a pas le clairon pour se réveiller.

D'ailleurs, cette nuit, je me souviens, il a dit « Bon, il n'y a plus de feu là,

il n'y a plus de feu, c'est terminé. Vous pouvez faire une croix sur le feu.

» Puis il s'est endormi.

Moi, je rirais moins parce que je serais lésé comme le groupe.

Mais comme ça, il comprendra la leçon.

Grâce à Tony, les Boros survivent tant bien que mal, mais il est loin le début

de l'aventure et les filles ne se souviennent plus combien le feu leur

manquait au premier jour.

Pour les jaunes, c'est pareil, personne ne veut plus s'occuper du foyer pendant

la nuit.

Je m'attendais à ce qu'il y ait plus de bresse que ça ce matin, parce que le feu

il est mal en point.

Hier soir, on a mis des gros bouts de bois qui normalement doivent entretenir

la braise toute la nuit.

Il s'avère que celui-là n'a pas été suffisamment efficace.

Celui-ci n'a pas brûlé.

Donc ce matin, on va repartir avec un tout petit morceau de braise. Mais là, c

'est bon, ça fume un petit peu. Mais il était temps.

Moussa participe rarement à l'entretien de ce feu sur lequel il s'apprête

pourtant à cuire une grande quantité de riz.

Le rationnement n'est pas sa priorité.

Il y a que Moussa qui traîne un peu la pêche, qui vit un peu à l'africaine.

C'est dans son tempérament, c'est comme ça depuis le début, donc il y a des

jours où on le supporte mieux que d'autres.

Il faut enlever le riz, mettre de l'eau salée, rincer en même temps, comme ça

Moussa en va.

Je sais faire du riz. Moi j'ai ma manière, je ne vais pas la changer parce

qu'elle me dit qu'il faut faire comme ça, il faut faire comme ça.

C'est marrant.

Il est très difficile à vivre.

C'est un être égoïste. On a tous des défauts, c'est certain.

Salut.

Je vais vous ramener de l'eau salée. Est-ce qu'on rince comme ça ? Avec les

filles, ça va pas.

Il y a une tension horrible. Et moi, ça me gave de me lever le matin, de les

entendre tous les trois se prendre la tête pour une question de riz, pour une

question d'eau dans le riz, pour une question de feu le soir. Ça me saoule.

Et c'est vrai qu'Isa et Valérie, elles bossent. Il n'y a rien à dire. Et que

Moussa, il ne bosse pas beaucoup.

C'est bon, là, j'ai fait à manger, donc je voulais faire plaisir à tout le

monde. Le feu, c'est vrai que c'est plus souvent Richard et moi, la nuit, que le

piquant, ça.

Ça change quoi ? Tu veux que je me lève et remettre des bûches ? Oui, rien,

parce que moi, quand je me lève, je ne vais pas pisser, moi, je me lève pour

mettre des bûches, je me lève pour le feu.

Il faut qu'à partir du moment que quelqu'un se lève pour aller pisser,

systématiquement, on vérifie l'état du feu.

S'il y a du bois... Que ce soit son tour ou pas son tour.

Tu pourrais, si t'es réveillé et que t'as fait... Attends, attends, ils

proposent quoi ? Ils proposent quoi ? Oui. On dort chacun deux tranches de

deux heures ? Enfin, non, même pas. On veille à côté du feu ? Ben, ouais,

regarde, il y en a quatre qui dorment, par exemple. Moi, je commence, il y en a

quatre qui dorment. Voilà, vous dormez.

Jusqu'à que je ne peux plus, j'en réveille un, ainsi de suite.

Moi, je ne reste pas sous la pluie pour regarder un feu pendant deux heures.

On va remédier à ça rapidement.

Tout de suite.

La fatigue et les dures conditions de survie pèsent sur l'humeur de l'équipe

jaune où Moussa est progressivement mis à l'écart.

Tandis que chez les Boros, rien ne va plus entre Sylvie et Moundir, les grands

amis d'hier.

Tu penses que tu vas m'attirer à ça ? Oui, je pense que je vais m'attirer,

mamie. Si je ne suis pas soigné, je ne pourrai pas jouer après.

C'est long, toi.

C'est long, il faut qu'on se tente pour la santé.

Il y en a qui prennent leur temps pour les brindilles, moi je prends mon temps

pour ma santé.

On est revenu des brindilles, je dis à Moun, mais t'es encore en train de te

soigner.

Et il a été vexé dans son amour propre, dans son orgueil de mâle.

Alors Rosine, je vois même pas pourquoi tu parles.

Non, pourquoi tu parles quoi ? Je suis en train de me soigner, tu me dis que tu

prends ton temps.

T'as pris trois morceaux de brindilles, et tu bois. T'as raison, portez votre

vin sain ici.

C'est vrai que depuis ce matin, il s'est quand même beaucoup occupé de lui.

Voilà, c'était pas méchant.

C'est un peu vexant, non ? C'est vexant. Il a dit qu'il ne me soigne pas, on ne

va pas faire les épreuves.

Car il est seul sur les épreuves. Si il se vexe pour ça... Arrête de me couper !

Ferme ta gueule, ramasse tes brandies et tu ne me fais

pas chier.

Moi, tu l'as dit en plaisantant, à ce moment-là, je ne m'excuserai pas, mais c

'est vaut temps pour moi.

Ta réplique n'était pas rigolante.

C'est apparemment la fin d'une

belle amitié. Pour cette aventurière discrète, c'est aussi une amère

déception. À 26 ans, Sylvie ne se fait pas remarquer. Pourtant, c'est une jeune

femme courageuse et volontaire.

Elle a quitté ses parents à 18 ans pour prendre sa vie en main, pour devenir

indépendante. Depuis, elle sait ce qu'elle veut et quel objectif elle peut

atteindre. Je ne vais pas là-bas pour perdre. Mais pour tout ce que je fais, c

'est comme ça. Je veux être la première.

Sylvie ne se livre pas facilement. Elle préfère cacher sa sensibilité derrière

une certaine froideur. Et tant pis si les autres ont du mal à la cerner. Pour

elle... Deux personnes comptent, sa fille, Eva et son compagnon Stéphane.

Je pense que c'est la première fois où je n'ai pensé qu'à moi.

Et je sais qu'il faudra que je pense qu'à ce que je vais faire là-bas. Il ne

faudra pas que je pense trop à eux, sinon ça sera trop dur.

Elle n'a jamais vécu trop avec des gens. Le fait qu'elle se retrouve dans un

groupe comme ça, avec des personnalités différentes, je pense que ça peut lui

apporter plein de choses. Même sur elle, qu'elle découvre un petit peu ce dont

elle est capable.

Sportive, pleine d'envie et de rêve, elle s'est enfermée dans une certaine

routine. Elle n'ose pas se libérer et se donner les moyens de ses ambitions.

Et pourtant, elle se dit chaque jour que la vie est trop courte. J'ai eu un

accident de voiture à 16 ans. C'était un accident assez grave et j'aurais pu

mourir. Je n'avais rien fait de ma vie.

Et à partir de ce moment-là, je me suis dit qu'il fallait vraiment profiter de

la vie.

Profiter de la vie, se révéler à elle-même. Voilà ce que Sylvie recherche

dans l'aventure.

Mais pas facile de balayer les doutes et les hésitations.

On a eu une très bonne complicité hors caméra et tout ça. On s'est partagé

beaucoup de choses et tout.

Mais elle a peur.

Peut-être que si j'aurais fait un peu le va-rien pour pousser les choses un peu à

bout, pour donner un peu de piment, j'aurais pu le faire.

C'est bon.

Je préfère pas... C'est pas pour me vanter, mais je dirais pas les choses.

Je suis pas venue ici pour les mecs, quoi. J'ai mon homme en France.

Ça va, quoi. Ça fait 8 ans que je suis avec mon homme. J'ai connu qu'un homme

dans ma vie. Je suis pas venue ici pour m'envoyer en l'air avec qui compte ici,

quoi. Il aurait pu se passer quelque chose.

Mais voilà,

on s'est arrêtés à trois.

Elle s'est arrêtée, moi je me suis arrêté.

Voilà.

Tout simplement.

Oh, Tony ! De belles vies ou quoi ?

Eh, Tony ! Il t'a dit qu'il venait, mais... Eh, ramène la tête ! Il y a un

message ! Il y a un message.

De côté ou de face, il faut trouver la place.

Malgré ses efforts méritoires, Moundir ne parvient pas à faire rire les boraux.

La mauvaise humeur règne, un état d'esprit dangereux à quelques minutes d

'un jeu de confort.

Bonjour. Bonjour.

Les rouges, vous êtes toujours quatre.

Les jaunes, vous êtes encore cinq.

Et on va donc devoir une nouvelle fois procéder à un tirage au sort. Vous avez

l'habitude, à chaque fois c'est la même chose.

Valérie, allez.

Oh, dommage.

Au programme aujourd'hui, un parcours un petit peu spécial dans la jungle.

Vous allez devoir porter ce tronc d'arbre, un par équipe.

La première équipe qui plante son tronc d'arbre à l'issue du parcours ici

remporte le jeu de confort.

Allez les Machigas, vous vous mettez en face de votre tronc. Même chose pour

vous les Boros.

Prêts ? Attention ! Top débat ! En

fait de tronc, les deux équipes doivent porter un arbre muni de ses branches. En

terrain dégagé, pas de problème.

Mais dès qu'il s'agit de s'enfoncer dans une forêt dense, là c'est une toute

autre affaire.

Fils de

pute

! Allez, allez, allez, on tourne ! Allez,

on tourne ! Allez, Moussa

! C'est bon, c'est bon ! On tourne !

Allez, jusqu'au bout ! Bravo !

T

'as pas mal ! Allez ! Un, deux, trois ! Ça

va, les gars ? Putain, les brutes ! Les deux brutes

! Les rouges !

Vous n'êtes pas passé loin, vous vous êtes bien battu, mais vous aviez affaire

à une équipe redoutable, motivée comme jamais.

Alors, la récompense que je vous propose.

Matelas, oreiller. C'est soit ça, soit...

Cinq sandwiches

comme celui-ci avec du fromage.

des tomates, de la salade, un bon petit pain brioché, plus un kit complet d

'assaisonnement avec des oignons, de l'ail, du ketchup, de la moutarde, des

olives, du sel et du poivre.

Alors, il faut choisir. Elle a dormi pendant 17 jours.

On peut continuer.

Manger, manger. C'est bon, manger.

Manger, oui.

On mange.

Richard, il n'est pas d'accord.

Non, non, c'est un choix difficile parce que j'ai énormément mal au dos. Et c'est

vrai qu'un matelas, ça aurait été super. Mais bon, là... Non, non, il faut que ça

soit OK. Il faut que ça soit tous OK.

Vous dites quelque chose.

Le plateau repas. Le plateau repas. A l'unanimité. Oui, bien sûr.

Merci, Denis. Merci, Denis.

Désolé, mais tout.

Allez, à la taque.

C'est le meilleur sandwich que j'ai mangé de toute ma vie, là.

Franchement. C'est tellement bon et je me dis qu'il y en a qui sont passés à

côté. C'est tant mieux pour moi, tant pis pour eux.

C'est super, c'est un grand moment.

Les Rouges, je suis persuadé que la prochaine fois, vous serez peut-être

encore plus conquérants.

À très vite.

On est

vachement plus fort que...

Là, ils avaient la capacité.

Le sandwich passe bien chez les jaunes. Pour les boros, c'est la défaite qui est

difficile à avaler. Et maintenant, il faut un responsable.

On avait pris un bon départ.

Et à un moment donné, Tony est parti sur la droite.

Et tout le monde a dit là, là, là. Et on était embarqués. Les jaunes ont pu nous

doubler. Et on n'a jamais réussi à les redoubler. On était vraiment à...

À leur cul ? Tony a dit qu'il fallait aller sur la droite.

On est passé sur la droite.

Ils sont passés devant. La droite, c'était la limite.

Je ne me sens pas tellement plus fautif que les autres. On a fait un choix de s

'enfiler à droite du circuit.

Bon, après, c'est tout.

J'ai dit à droite, à droite.

Est-ce que c'était un âne, à mon dire ? Est-ce que c'était un âne que si on lui

dit « va par là, il y va bêtement », il était devant, il voit le circuit comme

moi ? Il a dit « oui, c'est là, c'est là sur la droite » alors qu'on était déjà à

la limite, Tony.

J'étais devant toi, c'est moi qui tenais devant.

Et toi, tu as tiré. Et toi, bêtement, si tu étais certain que ce n'était pas le

bon itinéraire, tu allais à droite quand même. Non, tu as tiré. J'ai fait bon,

ok. Alors, je conduis une équipe, si vous voulez, qui n'a pas beaucoup de

matière grise. Parce que si je racontais une bêtise, tout le monde a suivi.

Tony, quand on gagne, on est contents. Tu ne pourrais pas t'imposer. Excuse

-moi, il faut qu'on dialogue. Mais il n'y a pas question que tes leaders

auront responsable. Merci beaucoup.

Je te parle. Pourquoi tu t'en vas ? Tony ?

Difficile d'assumer cette défaite. La tribu est déçue, Antoine est contesté.

Les jaunes, eux, ont gagné.

Ils sont rassasiés et contents.

Bien qu'une sombre histoire d'olive vienne quelque peu perturber la soirée.

On a eu des sandwiches.

En mangeant le sandwich, je me suis permis de prendre une olive. J'allais

leur proposer aussi de manger des olives.

Je me suis fait gronder par Valérie comme si c'était ma maman parce que j'ai

pris une olive.

Non, non, j'ai même pas vu, tu prenais l'olive moi. Moi j'étais tourné moi.

Quand j'ai dit, bon on se prend une olive.

Moi j'étais étonné, j'étais pas de la merde.

On était tous là en train de manger nos sandwiches en se cachant des rouges.

Lui par derrière notre dos, il a commencé à prendre le bocal des olives

avec son sandwich dans la main et à piocher dans une olive.

Et il l'a mangé. Je te jure que je te l'ai dit, tu m'as entendu.

Je te jure que tu m'as entendu.

Je te le dirai, j'ai pas entendu.

Non, non, je te jure, j'ai pas entendu.

Alors là, moi, je me suis retournée, mais tout le monde s'est retourné.

Isabelle, ça, peut-être que j'ai créé plus fort que les autres.

Ça commence à bien faire.

T'es gonflée, moussa, j'ai dû dire un truc comme ça. Et puis, en fait, après,

il a commencé à dire... J'en ai pris à toi. Mais j'allais vous en proposer et

tout. Donc moi, je me suis tue. Là, il a eu mauvaise.

Donc la nourriture, j'y touche plus. Je me suis fait engueuler tout à l'heure.

Donc, ça va.

Je laverai peut-être le plat, mais la nourriture, elle, elle se finit.

C'est un récidiviste.

On le surveille comme il est sur le feu.

Il ne faut jamais laisser Moussa seul. Il ne le rate pas. Avec une cerise.

Moussa, en fait, c'est un petit gourmand qui aime bien tout goûter.

La nourriture, c'est normal, est toujours un sujet de tension pour les

naufragés. Et le modeste chapardage de Moussa prend des proportions étonnantes.

Chez les Boro, La défaite n'est toujours pas digérée, l'ambiance reste par

conséquent pesante.

qui souvent c'est des reproches, souvent c'est des remarques, c'est pas des

réflexions, je veux bien, mais il y a la manière de les faire.

En comparaison avec Hélène, il n'y a pas photo.

On était mieux si on avait gagné, évidemment, mais j'ai bien aimé.

Oui, mais je vous ai mené à droite.

C'est pas grave.

C'est bien battu.

On a fait de notre mieux comme d'habitude. Évidemment.

On est des vrais sportifs.

On va nous laver.

Après l'effort, la douche.

Il y a un truc que je supporte pas, c'est quand on dit « Ah ben on a fait de

notre mieux ». Oh putain, mais ça c'est une phrase, tu vois ? Tu vois ? On est

des sportifs. Pardon ? C'est du sport.

Je suis pas d'accord avec Moon quand il dit qu'il est venu là, on dirait qu'il

est venu là pour bouffer de la vache enragée.

C'est parce que c'est l'esprit que je me fais du sport.

C'est même pas pour le sandwich, parce qu'il y en a qui bavent pour un

sandwich.

Les filles, tu les as entendues, toi ? Moi, je les ai entendues que... Aïe, ma

main ! Aïe, mon bras ! Aïe, ma jambe ! Je les ai pas entendues à droite, à

gauche, foncées, levées, tournées. Est-ce que c'est nouveau ? Non.

Le problème, c'est qu'ici, il y en a, quand ils perdent, ils sont contents.

Tu vois ? Ça me fait penser au bon sportif français qui est... Ah ben, on a

fait cinquième, c'est super.

Non, mais attends.

Je t'ai pas entendu te plaindre, toi.

Moi non plus.

On arrive ici, il y a un feu presque éteint. Au lieu de foncer tout de suite

sur le feu, on compte bien sur moi ou sur toi éventuellement pour le faire.

Et on pense à soi-même tout de suite.

Comme on pense uniquement à la bouffe, on va jeter de l'eau de mer quand même.

Je le mets là, l'eau de mer.

Et puis après, on va faire sa toilette.

Et le feu, Tony, tu le feras.

Non mais attends, ça commence à bien faire. C'est un homme. Comme il le dit

lui-même, les hommes sont beaucoup plus forts que les femmes.

C'est lui qui le dit. Donc c'est normal qu'il s'active beaucoup plus.

Dorénavant, je me lèverai pas plus que les autres.

Donc si le feu est éteint, comme c'était nuit, par exemple, j'ai sauvé le feu, j

'ai bataillé pendant demi-heure, il sera éteint.

Et celle qui glapit tous les jours, nourriture, nourriture, nourriture, elle

ira voir, je ne sais pas trop où, si elle en trouve.

Ça, par contre, c'est dans la nature de l'homme. On n'apprend rien en venant

ici. On sait que les gens parlent beaucoup derrière notre dos.

Il y a beaucoup d'hypocrisie.

J'ai pas attendu de venir sur une île pour les découvrir.

Oh, j'ai dormi toute ma nuit.

J'ai dormi toute la nuit.

Je me sens fraîche.

Toi, tu dors pas, toi. T'es un robot, t'as fabriqué, toi. C'est le seul, le

seul, le seul Jean Robocop.

Il est en état d'arrestation.

Camarade. Ouais, I command.

Venga aquí.

I command, Jean le maître.

Arrête.

Finalement, après une journée décevante, les rouges se couchent comme ils se sont

levés, à savoir de mauvaise humeur. À t'attendre dans le noir, si je ne me

lève qu'une fois, il y aura des surprises.

Je fais mon boulot, je me lèverai une fois.

Les jaunes, en revanche, profitent joyeusement de cette belle nuit.

Mais la

nuit ne

tient pas ses promesses. Finalement, il pleut. Il pleut même beaucoup. Pour les

jaunes, c'est la douche écossaise.

Au réveil, Richard ne se sent pas bien, il a mal au genou.

Ça va Richard ? Non mais ça me lance, quand je m'allonge, c'est pas le mieux.

Je sens les battements de mon cœur au bout de mon genou je dirais.

C'est ce matin en se levant qu'il a eu mal, donc à mon avis c'est un choc.

Ou éventuellement une piqûre comme disait Valérie.

C'est possible une piqûre d'insectes, mais je sais pas.

Ça m'a pris au milieu de la nuit, sans savoir ni pour qui ni pourquoi, alors qu

'avant, je n'avais pas du tout, mais pas du tout mal.

C'est très, très sensible en surface.

Là, je ne m'en rends pas compte.

Ça se voit.

Richard, ne reste pas debout.

Allonge-toi.

Non, je suis debout.

Nous le savons depuis le début de l'aventure, il ne faut pas attendre pour

agir médicalement. Le docteur est aussitôt prévenu et il examine Richard.

Ce qui est

bizarre,

c'est qu'un choc, j'aurais dû le sentir avant quand même.

C'est pour ça que je lui ai demandé si c'était pas une piqûre.

C'est possible que ce soit.

Ok, je vais t'emmener.

Ce qui me fait le plus peur, c'est de ne pas revenir sur l'aventure.

Donc, ouais, là, ça pèse.

Je me dis que rien n'est perdu. Il faut que je sois positif. Il faut que je sois

positif et puis ça va y aller.

Donc, positif, positif, positif.

Ça va bien.

Allez, te prends pas le chou.

Au plus tard demain matin, t'es là.

Ça va aller.

J'espère.

Encore un coup dur médical pour les jaunes, mais l'aventure continue.

Pendant que Richard gagne l'infirmerie à 40 km au sud de l'île des Machigas, ses

compagnons se préparent déjà à affronter sans lui les boraux.

Expirez, plongez.

Expirez, videz.

Remontez, respirez.

Expirez, videz.

Remontez, videz.

En rythme pagaillé pour l'immunité. Les jaunes ne sont pas inquiets. Ils sont

encore quatre pour affronter, pensent-ils, les quatre rouges. Mais par

une coïncidence extraordinaire, le bateau qui emmène Richard croit celui

qui me dépose avec Delphine sur l'île des Rouges. Dans quelques instants, je

vais présenter au Boro leur nouvelle coéquipière.

Bonjour.

Alors.

Depuis le début de l'aventure, votre équipe a été régulièrement décimée.

Julie, dans un premier temps, puis Philippe sont partis pour des raisons

médicales. Et vous vous êtes retrouvés à quatre, vous avez fait preuve de

beaucoup de courage.

Et aujourd'hui, je vous présente Delphine.

Salut Delphine. Qui est désormais Boro.

Alors tout ce que j'ai à vous demander, c'est de l'intégrer le plus vite

possible et le mieux possible.

C'est pour vous que je dis ça.

Et elle n'est pas venue les mains vides, puisqu'elle est venue avec...

Deux fils de pêche qui vont vous permettre, j'espère, de manger un peu

mieux et de récupérer du poisson.

Delphine, du fond du cœur, bonne chance. Merci.

Bienvenue à Canebro.

Merci. Je vois que tu apportes quelque chose dans le super-hébreu. Il y a des

filles qui sont là, qui vont t'expliquer un petit peu, en particulier, comment ça

se passe pour organiser les repas. C'est plutôt un peu leur partie.

Tout le monde participe. Ils m'ont bien accueillie, contrairement à ce que je

serais pensée. Ça va, ça se passe bien.

Ils se sont bien débrouillés, la cabane est bien.

Le feu n'est pas mal non plus.

C'est bien, ils ont déjà bien avancé le travail, donc moi je suis aidée là

-dessus. Je vais prendre un pantalon déjà, parce que j'ai pas envie de rester

au chat.

Vas-y, va te changer.

Sylvie, montre le domicile qui est le nôtre.

Je regrette un petit peu que ce soit une fille, parce que l'équipe adverse a un

garçon de plus que nous.

Donc pour équilibrer, ça aurait été bien trois garçons, deux filles, comme l

'autre côté.

Pas le temps de faire connaissance. Delphine est aussitôt immergée dans l

'aventure. L'épreuve d'immunité est annoncée. La nouvelle venue va pouvoir

montrer sa détermination.

Bonjour à tous.

Moundir.

Pour vous les jaunes, vous découvrez une nouvelle aventurière.

Elle se prénomme Delphine, elle fait partie des Boro depuis ce matin.

Alors, l'épreuve du jour. Vous avez deux bateaux qui ont coulé, deux pirogues à

hauteur des deux bouées que vous voyez au large. Il va falloir les renflouer et

il faudra revenir sur la plage le plus vite possible et brandir notre totem.

Déception pour Hélène, elle ne peut aider son équipe dans ce jeu. Sa

blessure au genou lui interdit de séjourner dans l'eau salée.

Valérie pour les Machigas est la première à découvrir la pirogue coulée.

Elle est remplie de lourdes pierres. Il faut bien sûr que chaque équipe enlève

le plus vite possible les pierres pour permettre aux pirogues, qui sont en

bois, de remonter à la surface.

Pour les jaunes, Valérie et Sébastien s'acquittent du plus gros de la tâche.

Tandis que chez les rouges, C'est Moundir et surtout Tony qui plonge.

Les deux barques sont maintenant à la surface, mais les rouges sont nettement

en avance. C'est à la force des pagaies qu'il faut regagner le rivage. Les

jaunes ont encore une chance de rattraper les rouges.

Les Machigas, à très vite. On se retrouve demain soir pour le conseil.

Franchement, félicitations les Rouges. Ça vous donne trois journées de

tranquillité, trois journées pour bien accueillir, encore mieux accueillir

Delphine. Savourez bien cette victoire. À très bientôt.

Pour sa première participation à un défi, Delphine fait preuve d'un courage

exceptionnel. Les Boros lui sont reconnaissants de son dévouement et ils

sont donc globalement satisfaits de ce renfort. C'est bien, ça va nous donner

peut-être plus de force.

Je trouve qu'elle est un peu plus mal que les autres filles. Je la trouve un

peu plus garçonne que les autres filles, donc on va voir.

On était très heureux ce matin d'avoir la surprise de recevoir un renfort dans

l'équipe.

Donc déjà, qui que ce soit, appartement c'était un renfort, c'est déjà agréable

de recevoir quelqu'un.

Je pense qu'elle s'attendra bien avec Tony parce qu'ils ont un peu le même

caractère aventurier.

Donc ça va faire des étincelles et Sylvie va être progressivement mise de

côté.

J'ai pété, j'étais un peu trop violent.

Tu veux goûter ça ? Goûte, tu vas voir.

Son père était adjudant de gendarmerie, je crois, ou chef ou quelque chose comme

ça. Il commandait une brigade.

qui se trouvait à Martinique. Et moi, je me trouvais également faire un séjour là

-bas de trois ans.

Bon, c'est pas vraiment connu parce que, bon, lui était d'un côté, moi, j'étais

de l'autre.

Mais on y était à la même période, c'est quand même extraordinaire.

Celle-ci arrive avec toujours, comme étant nouvelle, l'envie de bien faire.

Sans esprit de clan, ni rien du tout. Très bon esprit, elle veut participer.

Ce matin, elle était à la pêche.

Bon, les autres sont pas venus, vous voyez, donc les autres ça change pas.

Elles n'ont pas un enthousiasme démesuré pour faire le boulot.

Moi, ça ne me dérange pas de la voir s'activer.

Et non, de rien faire, c'est ce que tu veux dire. Un petit peu, mais bon, ça

va. Elle sera comme nous dans une semaine, 15 jours. Elle sera aussi zen

que nous, on va dire. Oui, on est zen.

Oui, on est très zen. Très fatiguée.

On est un petit peu fatiguée, mais surtout très zen.

Pas facile de rentrer au beau milieu de l'aventure, mais Delphine est bien

partie. Discrète, dynamique et dévouée, elle est vite devenue rouge parmi les

rouges. À 32 ans, Delphine est une mère de famille au parcours chaotique. Les

coûts tordus de l'existence, elle connaît. Elle ne connaît même que cela.

Dès ses 18 ans, après le divorce de ses parents, elle doit se prendre en charge

toute seule, sans ressources, sans travail.

Delphine connaît alors la galère, la déprime. Elle est à la dérive.

J'ai connu le plus bas, j'ai connu la rue, moi. J'ai dormi à la rue, sous les

ponts.

C'était hyper dur.

Sinon, j'ai connu la détresse d'un suicide.

Près d'eux aussi.

Mais là, c'est dur à en parler.

Les années sombres s'enchaînent, les squats, le chômage et puis une embellie.

Delphine devient maman. Elle sort la tête de l'eau et retrouve le goût de la

vie. Elle le dit, sa renaissance, Delphine la doit à ses deux enfants.

Mais aujourd'hui, elle a besoin de casser la routine de sa vie. D'ailleurs,

pour son couple, Koh-Lanta sera une épreuve déterminante.

C'est vrai que notre couple ne marche pas très fort et c'est vrai qu'on va

voir si cet éloignement va nous apporter quelque chose. On va voir comment ça va

être à mon retour.

Depuis qu'elle a retrouvé le goût de vivre, Delphine ne tient pas en place.

Il n'y a que les cours de hip-hop pour canaliser son énergie.

On a besoin de se défouler. La danse est super importante, j'adore danser, c'est

agréable. Juste avant son départ, Delphine se retrouve seule à l'aéroport.

Parachutée en plein milieu de l'aventure, elle ne masque pas son

inquiétude. J'arrive derrière tout le monde.

Il y a déjà des groupes qui ont dû se former.

J'arrive comme un jeu sur la soupe. Je me demande un peu comment ça se passait

vis-à-vis des autres.

Pour l'instant, pas de problème pour Delphine. La tribu Boro se sent

renforcée par son arrivée. Elle y gagne même en cohésion.

Pour les jaunes, c'est tout le contraire. L'inquiétude gagne du

terrain. Richard n'est toujours pas revenu.

Richard, reviens ! Richard ! Il y a d'autres trucs à dire ! Ce ne serait pas

juste qu'il soit éliminé sur une...

Sur un problème médical.

Soit il revient et il intègre le conseil, soit il revient pour nous dire

qu'il part.

Je ne pense pas, ils vont le faire revenir pour le conseil.

Quitte à le soigner doucement, même s'il n'est pas opérationnel.

Les Machigas le savent, ils ont besoin de Richard pour affronter les Boros.

Mais sa santé inquiète le docteur de l'aventure. Il le fait évacuer en

urgence sur Panama City.

vers un hôpital doté de tous les moyens d'investigation modernes.

Personnellement, je sens mon genou en meilleure santé parce qu'avant, je ne

pouvais pas le plier.

J'avais la jambe raide alors que là, j'articule impeccable. Il faut que j

'attende.

Ça me repousse au moins d'une journée apparemment.

La médecine est indécise, impossible de faire un pronostic.

Les Machigas se couchent donc, sans savoir si Richard reviendra ou non.

On a perdu l'épreuve et on a perdu Richard.

Et j'aime pas perdre. Et puis en plus Richie n'est pas là.

Il commence à pleuvoir.

C'est pas vrai ?

Une fois encore, la nuit a été difficile.

Toujours ces averses tropicales éprouvantes qui hachent le sommeil

fragile des naufragés.

Pour Delphine, c'est tout simplement le baptême du feu. C'est aussi le début d

'une amitié avec Tony.

Bon, sinon, on a quand même sauvé le feu.

Oui, c'est cool.

Il y a beaucoup plu. Alors c'est vrai que... Et puis, boum, on entendait

partout des noix de couteau tomber.

C'est vrai qu'on est content d'être un peu dans cette cabane.

De temps en temps, on passe au feu, ça réchauffe.

C'est notre chez nous.

Quand il a réanimé le feu un moment, j'avais froid pour la chaleur. Elle est

partie. J'avais chaud dans la cabane.

Ça se vit bien.

J'ajouterais que j'ai de nouveau la pêche. Grâce à l'arrivée des delphines,

il faut que je la freine un peu parce qu'elle veut tout faire. Déjà, elle

voulait partir à droite, elle voulait partir à gauche. Je lui ai dit, attends,

ne bouge pas.

On a une autre journée à occuper. On a le temps.

Il faut que le temps soit bon aujourd'hui. On peut se faire plein de

trucs.

Notamment aujourd'hui, deux choses, refaire le toit de la cabane et faire un

abri derrière ici là, faire un abri pour le bois.

Avec Tony, si tôt dit, si tôt fait, il faut protéger de la pluie la réserve de

bois.

C'est un abri pour le bois.

Au lieu d'avoir le bois là en pleine pluie, vu qu'il pleut souvent, donc je

fais un abri là de fortune mais qui ne sera pas très solide.

Une charpente, une traverse principale, des branches de coco par dessus, ça

suffit.

Je ne les ai pas réveillées.

Elles sont réveillées, mais comme le temps n'est pas engageant, elles restent

à l'abri.

Après une mauvaise nuit, mouillées, on n'a pas trop de courage.

Quand on en a par habitude, déjà pas trop.

Évidemment, là, on en a encore moins.

Toujours quelques mouvements d'humeur chez les Rouges, mais grâce à Tony et

maintenant à Delphine, ils restent concentrés sur les problèmes de survie.

Pour les Machigas, l'arrivée d'une remplaçante chez les Boros engendre un

découragement généralisé.

L'hôte qui vient d'arriver, elle arrive, elle n'a plus que 20 jours à faire.

C'est vrai. C'est ridicule, c'est ridicule.

Elle ne gagnera pas.

Oui, mais ça veut dire qu'il faut l'éjecter. Mais imagine, elle gagne,

imagine, elle gagne la haine.

Celle-là, elle ne mérite pas de gagner ou d'aller loin parce qu'elle n'a pas

trimé comme nous.

Non mais attends, demain, ils nous rajoutent un jaune comme ça, tout frais.

Qu'est-ce qu'on fait ? On le boule ? On le boule ? Non, nous, donc les rouges

vont faire pareil. Non, tu joues. Mais non, justement, non, non.

Tu nous mets à nouveau maintenant ? C'est eux, ils vont se servir. Désolé,

on va les éjecter. C'est eux qui vont s'en servir. Mais Richard, on l'a depuis

déjà, ça va faire dix jours qu'on l'a. Et il a participé au sport d'équipe.

Oui, mais à la base, Richard, on s'était toujours dit... On le boulerait, mais on

ne l'a pas boulé, on a changé d'avis. L'arrivée de Delphine, l'absence de

Richard, la pluie et la perte de l'immunité, il n'en faut pas plus, et c

'est déjà pas mal, pour que la tribu Machiga ait le moral dans les

chaussettes. Mais la journée avance, ce soir c'est un jaune qu'il va falloir

éliminer. L'heure qu'il est, j'hésite encore, entre deux personnes.

La première, c'est Richard pour les raisons qu'on sait, qu'on connaît.

Et la deuxième, c'est Moussa.

C'est un peu compliqué depuis ce matin, pour moi.

J'avais pris la décision de voter contre Moussa.

Maintenant que Richard ne soit pas là, si on se retrouve à 3, ça va faire 3

jaunes contre 5 rouges.

C'est une décision à prendre, je n'ai pas pris encore.

J'aimerais bien voir Richard ce soir, j'aimerais bien qu'on me mette devant le

fait accompli qu'il parte.

Je prendrai ma décision à ce moment-là, je crois que ça va être à la dernière

minute. Aujourd'hui, je ne suis pas énervé, j'ai la haine.

Parce qu'il y a une petite association qui s'est formée derrière mon dos.

On a un petit doute avec Moussa, on a peur qu'il s'allie avec Moundir.

Parce que dès le début du jeu, ils ont toujours une façon de se dire bonjour,

amicalement, tout ça.

Moundir, jamais là, il a... Mais je sais comment il pense.

On dirait que tu le connais vachement bien. Bah oui, je t'ai demandé hier, tu

m'as dit non, non, pas du tout. Les premiers jours, tu nous disais, ouais, à

chaque fois, il dit bonjour à moi d'une façon différente et tout. Je sais pas,

il dit bonjour d'une façon différente, ça a rien à voir. Là, pour l'instant, il

est jaune, mais bon, si on le garde avec nous, qu'on vote contre Richard et qu'on

se retrouve tous ensemble sur la même île, qui dit que nous, ça va pas nous

lâcher et puis va s'allier avec les rouges, donc ça, il faut y penser aussi.

Je pense que, bon, on est suffisamment clairs depuis le départ, tous ensemble,

il n'y a pas de faux cul chez nous, donc...

Moi, je le dirais à la personne concernée le soir même, avant le

conseil.

Moi, s'il y en a un qui me fait un croche-pattes dans le chemin du conseil,

je peux peut-être changer d'avis au dernier moment.

Je rigole.

On va essayer de l'éviter, Valérie. On ne sait pas qui va partir ce soir, en

espérant que ça ne soit pas moi.

En espérant que ça ne soit pas toi, pas toi, ni pas toi.

C'est l'un de nous, ça sent.

L'un de nous, ça sent.

Le soleil est déjà bas sur l'horizon. Moussa, depuis quelques heures, se sent

menacé et il s'isole pour retrouver la sérénité.

Il faut partir pour le conseil maintenant.

Les jaunes sont divisés et l'absence de Richard pèse sur les consciences. Peut

-on garder un équipier physiquement diminué ? Valérie ne supporte plus

Moussa, qui le lui rend bien.

Isabelle est physiquement dépassée dans les épreuves et Sébastien sait d

'expérience que le conseil peut réserver des surprises.

Tous sont aussi indécis qu'inquiets. Comme souvent, le conseil sera un moment

fort.

Conseil. Encore un conseil pour les jaunes. La semaine dernière, ils avaient

opté pour une stratégie hasardeuse. Souvenez-vous, ils avaient perdu

sciemment l'épreuve d'immunité. Et cette fois-ci, ils ont été battus à la

régulière par les boraux. Une information importante ce soir, Richard

ne sera pas présent physiquement au conseil puisqu'il est toujours en

observation à l'hôpital de Panama City.

Mais une chose est sûre, il sera au centre de toutes les préoccupations.

Bonsoir Isabelle. Bonsoir Denis.

Vous avez l'habitude maintenant, on pose d'abord le flambeau et je vais vous

demander de gagner votre place.

Bonsoir Sébastien. Bonsoir Denis.

Votre flambeau est celui de Richard.

Oui.

Les Machigas, vous allez encore vivre un moment forcément difficile.

On ne vient jamais au conseil de gaieté de cœur.

Moussa, vous aussi vous n'êtes pas épargné par les ennuis.

Qu'est-ce qui vous est arrivé à la dent ? Non, non.

Racontez-moi Moussa.

J'ai un problème à la dent, j'ai perdu un bout de dent.

En mordant un petit bout de bois, donc je ne souris pas.

En mordant un morceau de bois ? Vous mangez du bois ? Je me brossais les

dents. On se brosse ses dents avec le bois, donc je ne souris pas, j'essaie de

me concentrer.

Et puis voilà, là c'est dur pour moi.

C'est dur pour moi, donc je vais essayer d'arranger ça avec le médecin.

Alors, le deuxième aspect des choses que je voulais aborder avec vous ce soir, ce

sont les conditions difficiles que vous rencontrez depuis le début de l

'aventure. Sébastien, comment on arrive à passer outre tous ces problèmes

climatiques ?

Moi, les conditions, ça peut paraître un peu aberrant, mais moi, je les aime.

J'ai l'impression vraiment d'être un survivant.

Ça serait carte postale toute la journée, j'aurais l'impression d'être

pas vraiment un survivant. Donc, il pleut, on galère, on est mouillé, on se

sert pour avoir chaud.

Voilà, moi, je trouve ça génial parce que je vis en plus, moi qui étais

sceptique sur le fait de vivre une aventure humaine, en fait, je me rends

compte que je vis vraiment une aventure humaine. Pour vous, c'est ça, Koh-Lanta

? Oui, c'est ça le commentaire.

Isabelle, vous partagez ce sentiment ? S'il pleuvrait un peu moins, ça ne me

gênerait pas.

Je parle surtout de cette osmose qui s'est créée au sein de votre tribu. C

'est magique pour moi. C'est une équipe. Et je crois que si moi, j'arrive à m

'investir autant, c'est grâce à eux. C'est-à-dire que moi, j'ai des angoisses

devant le jeu en me disant je vais y arriver ou je ne vais pas y arriver. Ils

ont quand même 20 ans de moins que moi, la plupart.

Et porté par l'équipe, j'y vais.

Moussa, est-ce qu'aujourd'hui, pour vous, tout va bien dans la tribu Machiga

? Non, là, je suis fâché.

Vous êtes fâché ? Contre quoi ? Je suis fâché, là. J'en ai marre de perdre les

immunités et les épreuves de confort aussi.

Parce que je suis un sportif, moi aussi, et je n'aime pas trop perdre.

Donc, on va essayer de remonter la pente et je vais essayer de me donner à 200%,

puisque à 100%, ça ne suffit pas.

Est-ce que vous avez l'impression, Moussa, de vous donner, comme vous le

dites, à 200% dans la vie du campement ?

C'est vrai que je ne me suis pas donné à 100% ces derniers temps.

Valérie, je me souviens de vous avoir entendu dire « avec Moussa, on se

comprend ». C'est vrai que j'avais beaucoup d'affection pour lui au début

du jeu, ne serait-ce que par sa nationalité.

Mais je me suis rendue compte qu'il va être très vexé que je dise ça, mais je

me sens plus africaine que lui, peut-être parce que je suis née en

Afrique et que j'y ai vécu 20 ans.

Sébastien ?

Votre point de vue et votre solution, s'il y en a une, pour remettre Moussa à

fond dans votre équipe ? Les solutions, ce serait qu'effectivement Moussa prenne

sur lui, Moussa nous aide à faire les cabanes, que Moussa se rationne. Non, c

'est des détails, mais c'est vrai que c'est des détails dans une vie de survie

qui sont très importants pour un groupe et pour préserver l'unité du groupe.

Moussa ? Avant de venir, j'étais un peu énervé.

Fatigué.

Mais je ne vous imagine pas nerveux, Moussa.

Je ne suis pas nerveux. Vous exprimez, vous êtes très calme. Je ne suis pas

nerveux, moi. Je sais en qui c'est.

Mais quand il y a des choses qui m'énervent, je les garde pour moi.

Et dès que je fais quelque chose, on est là pour me

dire, ce n'est pas comme ça qu'il faut le faire, ce n'est pas ci, ce n'est pas

ça. Et ça, ça m'agace.

Isabelle. Est-ce que vous pouvez comprendre aussi sa différence ? Moussa,

à Paris, au quotidien, c'est sûrement un garçon super.

Maintenant, à vivre au camp, c'est devenu pénible parce qu'il n'y a pas

cette écoute, parce qu'il n'y a plus tellement de dialogue et qu'en plus, on

ne peut rien lui dire parce qu'il part vite.

Vite, vite, vite.

Moi, je me suis trouvée devant un mur et impossible justement de me faire

comprendre et un peu désarçonner.

Le mur, je crois qu'il s'est effondré.

Et le mur, il va essayer de faire des efforts.

Isabelle, il ne faut pas que tu l'enveuilles trop parce qu'il a un

caractère de cochon. C'est un cancer.

Et il veut que tu le pardonnes.

Les matchs, les gars, je vous le dis ce soir.

Isabelle, Seb, Valérie, je suis désolé si j'ai flanché un moment.

C'est que je ne m'en rendais pas compte et j'étais fatigué, j'étais énervé.

Donc j'espère dans le futur ne pas vous décevoir et donner

à 200% autant au campement que dans les activités.

Valérie, comment justement vous pouvez faire un pas dans la direction de Moussa

qui lui permettrait peut-être derrière d'en faire deux dans la vôtre ?

C'est super que ce soir, il se rende compte des choses. On a essayé jusqu'à

il y a un quart d'heure de lui faire comprendre les choses et il avait l'air

de ne pas vouloir. Mais c'est bien de changer d'avis comme ça, c'est bien.

En tout cas, j'espère que cette discussion vous aura permis toutes et

tous de vider un petit peu votre sac, de repartir sur de bonnes bases.

Et maintenant, c'est comme ça que ça se passe toujours au Conseil.

On doit passer au vote.

C'est en tout cas ce que l'on fait habituellement.

Mais la situation est exceptionnelle ce soir.

Vous avez été décimé plusieurs fois le départ de Michel.

Le départ de Richard, qui ne reviendra pas, c'est une certitude.

Sa blessure n'est pas grave, mais il doit rester en observation.

Et il repartira ensuite à Paris.

D'accord ? Donc exceptionnellement ce soir, j'ai décidé d'annuler le vote.

Il n'y aura pas de vote.

Vous allez repartir à 4 sur votre campement.

Richard n'est pas éliminé.

Comme Michel, il est obligé de quitter l'aventure pour des raisons médicales.

Le médecin est formel, il ne peut absolument pas revenir.

D'accord ? A très bientôt.

Allez.

Ok, allez.

T'as dit à Denis, hein.

Je serai pas en train de... Ouais, bah, réponds.

À situation exceptionnelle, conseil exceptionnel. L'un des quatre machigas

encore en lice a sans doute sauvé sa peau ce soir.

Valérie, Isabelle, Sébastien et Moussa rentrent donc ensemble sur leur

campement. Une nouvelle chance s'offre à eux de retrouver la cohésion et la

sérénité nécessaires pour aller au bout de l'aventure.

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