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J'ai été surpris quand même que l'ensemble des candidats, hormis moi,
puisque moi je n'ai pas voté pour Richard, aient sanctionné Richard comme
ça, après deux, trois jours, où on a fait ensemble tout.
Richard, je n'avais aucune affinité avec lui.
Tony, je n'ai pas beaucoup d'affinité. Linda, on n'a fait pratiquement rien
jusqu'à maintenant, si ce n'est qu'un petit peu de branchage par-ci, par-là,
un petit peu d'eau et beaucoup de bronzage.
Je lui ai dit, franchement, Tony, est-ce que tu voteras contre moi encore ? Il m
'a dit, bah oui, que ce soit toi ou Sylvie ou Julie, c'est pareil. Tony, il
a trop tendance à ne pas laisser parler les filles. Il a tendance à mettre les
filles de côté, croyant que les filles, c'est du bidon, alors que non, on a eu
la première.
Quand les filles veulent parler, oh non, moi, c'est... Non, c'est à vous.
Vous faire ça, après, ça. Non, non.
Parce qu'elles ne peuvent pas passer une ponctuation dans la phrase de Tony.
S'il vous plaît, tout le monde... Tu fais que parler !
Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non,
non,
non,
les choses toute façon tout à l'heure ça finira par ouais par craquer là dedans
ça
veut
dire que j'ai déjà fait Le problème, il est là. Tu n'écoutes pas depuis tout à l
'heure.
Non, mais c'est vrai, Philippe.
On est six, il y a que lui qui parle.
Ça fait une demi-heure qu'on parle tous les quatre, tu n'écoutes pas. En ce
moment, je venais de dire, de m'appeler parce que Philippe vient de donner un
positionnement.
Est-ce qu'on dit espèce de con à un gars comme Tony ? Ça se fait quoi ? C'est une
fille à fort caractère, c'est bien.
Je pense que parfois, le caractère, il faut le ranger, il faut savoir contrôler
ses mots.
Peut-être qu'elle a pris de l'assurance.
Je n'aime pas qu'on écoute ce que je dis, comme je ne fais plus confiance ici
à personne, sauf à Julie.
Là, je trouve qu'il y a moins d'ambiance qu'au départ.
Je ne sais pas, ça vient de qui, mais c'est chiant, c'est lourd.
Parce que là, ça joue stratégique maintenant. Il n'y a plus d'amitié.
Philippe, notamment, n'entend moins.
Chaque fois, j'ouvre la bouche. Mais non, il se prend pour un gros
psychologue. Comme disait Tony, il ne veut pas prendre de responsabilité. Mais
quand les choses sont mal faites,
comme ça, on ne lui dit rien. Mais quand c'est bien, il est là pour apaiser.
D'autres qui se prennent pour le centre du monde, moi, je n'ai pas ma place.
Pour Linda, la tension qui règne dans l'équipe est insupportable. A 25 ans,
cette jeune coiffeuse de reine n'a pas sa langue dans sa poche. Elle dit ce qu
'elle pense et tant pis pour les conséquences.
Dans des situations où je dis je vais jusqu'au bout, même si je sais que ça va
mal finir, je lâche pas.
Sûre d'elle et honnête, Linda est à l'aise avec tout le monde et sait
parfaitement bien cerner ses interlocuteurs. Mais pas question pour
autant de s'effacer devant eux. C'est elle qui mène la danse naturellement.
J'aime bien qu'on me remarque, j'aime bien être là. Donc j'aime bien être
présente, j'ai plutôt un grand four.
Elle aime bien commander aussi. Est-ce que ça sera la chef là-bas, je sais pas.
Mais bon, elle en veut.
Personnage attachant au caractère bien trempé, Linda reste une femme qui aime
séduire. Elle se préoccupe de son apparence. Elle a horreur de paraître
négligée. Et le sport fait partie de son quotidien. Bien dans son temps, elle
mène tout de front avec énergie.
C'est un phénomène, oui, c'est ça.
On n'a peur de rien.
En fait, c'est le garçon qu'on n'a pas eu, c'est le garçon manqué.
Derrière cette image de battante se cache une grande sensibilité. Linda vit
depuis 7 ans avec Stéphane. Ce qu'elle craint le plus dans cette aventure, c
'est l'éloignement. Sa plus grande faiblesse reste sa petite fille, Lisa. C
'est mon petit cœur, quoi.
Ma famille me manque, ma fille me manque.
Linda n'a pas le moral, mais tout le monde est logé à la même enseigne.
Chez les jaunes, l'humeur n'est pas au beau fixe non plus. Ils sont isolés
depuis 4 jours et 4 nuits et ils ont du mal à oublier leur vie en France.
Il y a jour pour jour, un an, j'ai perdu mon frère, accident de moto.
Je me sens mal parce que c'est l'anniversaire de sa mort, mais je me
sens mal aussi parce que...
Là, je suis loin, je ne suis pas auprès de ma famille. Tous les jours, je compte
les jours.
Ma fille, voir sa tête.
Papa ! Ça dure depuis que je suis arrivé sur l'île.
Je pense à ma fille, rien d'exceptionnel.
Mais plus ça va, plus elle me manque, plus ma femme me manque.
Je ne pensais pas du tout...
de ressentir ce genre de sensation.
Moi, j'ai un gros manque aussi familial.
Maintenant, je pense que je suis encore là pour un moment. J'aimerais bien
partir, soit parce qu'on me vire ou parce que... Pas partir comme ça, toute
seule. Mais c'est vrai que j'ai un gros manque aussi de ma famille. Je le
comprends totalement.
De toute façon, nous, le moral, ça fait tac, tac, tac, tac. Et puis, on est
toujours là pour se tenir, donc on verra bien.
Franchement, sur cette île, on ne peut rien envisager du tout. Ce vagalame
général, révèle le malaise qui règne chez les jaunes. Ils ne respectent pas
les règles de sécurité en construisant leur abri en bord de mer, un endroit
dangereux en cas de tempête. Et plus grave encore, nous constatons qu'ils ont
ouvert le kit de secours contenant le téléphone et le talkie-walkie d'urgence.
Cette boîte scellée ne doit être ouverte qu'en cas de danger. Et là, ils l'ont
ouverte par curiosité et ils ne l'ont pas signalé.
se mettant eux-mêmes en danger en cas d'urgence. Il faut savoir qu'on a
enfreint une deuxième règle, c'est qu'on a ouvert le kit de survie.
Oui mais nous l'avions dit ce matin, mais on ne savait pas.
On ne savait pas.
Nous l'avions dit ce matin.
Moi je ne savais pas, je n'ai pas entendu.
On a eu cette boîte, on l'a ouverte, sans se concerter, savoir est-ce que c
'est le kit de survie qu'on ne doit pas ouvrir, etc.
Moi personnellement, ce que j'ai compris, c'est que dans cette boîte, il
allait y avoir de l'huile.
Avec laquelle on allait pouvoir se dédigeonner. J'ai pas vu la boîte sous
scellé plastique parce que je devais pas être là. J'ai vu simplement la personne
amener la boîte en disant c'est votre boîte de survie, le kit de survie. C'est
pas moi qui l'ai ouverte. Mais je ne sais plus.
Franchement.
Moi je crois que j'étais en train de me baigner donc j'ai pas trop suivi l
'histoire. Si on était ensemble à la cabane mais je veux dire moi j'ai pas vu
la personne qui a ouvert la boîte.
Franchement. À mon souvenir si je me trompe pas je crois que c'est Moussa.
C'est moi qui l'ai ouvert. Si vous voulez un coupable, moi je l'ai ouvert.
Effectivement, on a regardé ce qu'il y avait dedans.
On a vu la lampe.
Bon, on ne s'en est pas servi.
On a utilisé un peu la lampe pour faire la cuisine, mais enfin bon, ça n'a pas
des conséquences très importantes. Ça n'a pas beaucoup aidé.
La boîte, on l'a refermée, on a juste gardé la lampe de torche.
On ne s'en est pas servi.
Et c'est vrai que du coup, hier, on s'est servi de la lampe de poche, on ne
peut pas le cacher.
Aujourd'hui, vous pourriez dire...
On est des menteurs, ça c'est la première.
Et on a triché si vous voulez.
Mais là on ne nous l'a pas dit encore, donc c'est pas de notre faute.
Décidément pour les jaunes, rien n'est grave, même lorsqu'il s'agit de leur
propre sécurité.
Les machigas n'ont pas le loisir de rebâtir leur abri, il faut maintenant
disputer l'épreuve de confort. Avec courde, pagaie et filtre, les cartons
entre vos mains.
Bonjour les bourreaux. Bonjour les machigas.
Si je vous ai convoqué aujourd'hui, c'est pour disputer votre premier jeu de
confort. C'est une course d'orientation.
A la fois une course de vitesse.
Car l'équipe qui l'emportera est l'équipe qui terminera en première
position.
Vous allez récupérer tout au long du parcours 4 balises.
Comme celle-ci.
4 balises rouges.
4 balises jaunes. C'est extrêmement important de ne pas les manquer, puisqu
'à l'intérieur de chacune, vous trouverez une carte avec le chemin à
suivre pour aller jusqu'à la balise suivante.
C'est clair ? Alors, chaque équipe disposera d'un kit comme celui-ci.
Dans chaque kit, une boussole, une ration de survie et
la première carte, les premières informations.
pour vous permettre de vous rendre jusqu'à la première balise.
Votre embarcation est juste derrière.
Déboro, vous êtes prêts ? Oui.
Et Machiga, vous êtes prêts ? Oui.
Top départ !
En embarquant sur les étroites pirogues nobées, les 14 survivants ne savent pas
ce qui les attend. 25 kilomètres à travers la mangrove et la jungle, 24
heures de marche et d'orientation, il leur faut en fait traverser d'est en
ouest l'île de Bastimientos.
Les deux tribus emprunteront deux itinéraires différents, mais d'une
difficulté égale. Elles partent donc dans deux directions opposées.
Il faut forcer le passage par là. Allez, go ! Allez,
go ! On est dans une impulsion, mais il n'y a pas de rivière au fond.
On devrait normalement remonter une rivière.
Comment ça tournait, Tony, là, sur ta gauche ? Allez,
ramenez, ramenez ! Les rouges sont efficaces, ils manœuvrent bien leur
embarcation. Leur problème, c'est l'orientation. Ils ont beaucoup de mal à
repérer l'embouchure de la rivière, qu'ils doivent pourtant remonter.
Pour les jaunes, c'est le contraire.
Ils ont les plus grandes difficultés à maîtriser la pirogue.
Arrêtez de vous engouiller, on est calme ! On est calme, allez !
Au début, on s'est tous un peu criés dessus dans le bateau, mais je pense que
c'est aussi l'adrénaline de la compétition.
C'est un jeu à gagner, donc on était tous un peu stressés. Ce qui était le
plus éprouvant, c'est d'arriver à se coordonner. On a un travail à faire
quand même au niveau de l'organisation en équipe, de savoir qui fait quoi et
comment. C'est du n'importe quoi, si on se calme, ça va tout de suite.
Impossible d'aller plus loin en pirogue, il faut débarquer. Problème, les jaunes
n'ont pas protégé leur carte.
Elle est maintenant illisible.
Je vais la voir ? Oui.
J'ai demandé s'il avait les affaires.
Isabelle ! Oui, on a une question.
On sait la maison à côté de... Où c'est ? OK.
Il y a l'écho, là.
Les Machigas agissent en ordre dispersé. C'est une erreur. La première balise n
'est pas si facile à trouver. Et très vite, ils renoncent. Donc, il n'y a
aucun souci là-dessus. On se repose. On a le temps.
On a le temps. De toute façon, maintenant, on a le temps. Moi, je vais
aller à mon élure.
Donc, il faut...
Voilà, il faut relativiser Candice, relativiser. Je crois que le manque de
nourriture que l'on a, on le supporte plus ou moins bien tous. On a plus, plus
ou moins, je mets ce que je termine, la diarrhée.
Et Candice, elle a encore plus.
Oui, si, je le dis, c'est la chiasse qu'on a, point final.
Oui, c'est la chiasse.
Donc c'est qu'on va.
Tu dis, voilà, point.
C'est comme ça, de toute façon, on a signé.
On sait à ce qui nous attendait, donc ça ne sert à rien de dire quoi que ce soit,
de toute façon.
Je ne dis pas, on l'exprime différemment. Ça ne sert à rien de
craquer comme ça, ça ne sert à rien de chialer.
La gosse, c'est normal, elle est malade. Non, je ne parle pas de la gosse, je le
dis. La gosse, elle est malade.
C'est normal, avec de la chaleur comme ça, elle est tuée, c'est normal.
Mais ça ne sert à rien toujours de râler, de la ramener. Il y a des choses
qu'on ne raisonne pas.
Qu'on ne raisonne pas.
Excusez-moi, c'est tout en même temps.
Franchement, c'est très, très dur et moi, j'arrête. Je savais en venant que
psychologiquement, je n'étais peut-être pas assez forte.
Eh bien, je ne suis pas forcément... Enfin, si, physiquement aussi, parce que
je suis malade.
Mais psychologiquement, je ne suis pas assez forte.
Et j'arrête le jeu.
Voilà. Je veux rentrer chez moi.
Elle veut avoir la paix. Elle veut la paix. Elle ne veut personne autour d
'elle. Pourtant, Candice ne se détourne pas toujours des objectifs. On peut même
dire qu'elle les recherche.
J'adore poser devant les objectifs, on joue un rôle, on est une autre
personnalité, on s'amuse et c'est très agréable.
Mannequin à 16 ans, aujourd'hui étudiante en communication, Candice le
dit elle-même, il y a...
Deux femmes qui sommeillent en elle. Je pense que l'expression femme-enfant me
correspond plutôt bien.
J'ai 23 ans, mais je me sens assez gamine, pas tout le temps, mais j'ai ma
joie de vivre, je suis assez naturelle et j'aime bien être comme ça et je
resterai comme ça. Plus femme qu'enfant quand elle danse dans les discothèques
surchauffées, mais à l'inverse, plus enfant que femme quand elle trouve
refuge dans les bras de sa maman.
Candice a du mal à choisir sa voie. Au départ, quand j'ai commencé les
animations, ça m'amusait. Maintenant, je considère réellement les... comme un
travail. Je préfère faire des animations qu'être serveuse dans un restaurant.
Quand elle est fatiguée, elle risque de craquer complètement, de pleurer.
Mais seulement, il suffit d'un petit câlin et puis tout repart, toute la
machine repart. Étudiante studieuse ou mannequin sexy, jeune fille sage ou
fille de la nuit, Candice n'en finit pas d'hésiter entre ses deux visages. C'est
bien là sa difficulté de vivre.
Je suis à la fois forte et fragile et je suis très sensible.
Donc, quelquefois, quand je suis un peu fatiguée, un peu surmenée, je pleure,
mais c'est pas grave.
Et je remonte tout de suite.
Non, elle veut pas personne, même pas nous.
Mais oui, il faut aller rester tranquille, putain.
Le médecin nous attend au prochain point. Il va faire un check, tu sais,
comme les médecins dans l'indignité. Je peux te porter sur mes épaules. Non,
tout droit, il faut qu'on aille sur l'est. Toujours tout droit par là-bas. C
'est parti.
Le médecin est très rapidement sur les lieux, mais l'examen médical ne révèle
rien de sérieux chez Candice.
En revanche, son moral est au plus bas. L'épreuve sera longue, il n'est pas
prudent de la laisser partir pour 24 heures dans la jungle dans cet état.
Elle est donc évacuée vers l'infirmerie.
Loin des drames qui secouent l'équipe jaune, les bourreaux avancent
sérieusement. Sous l'impulsion de Tony, ils sont déjà dans la forêt.
Pourquoi on n'irait pas voir à droite ? Ça, c'est deux ponts. Un pont, deux
ponts. Tu as un pont, deux ponts. Et tu as un arbre et un arbre.
Philippe, il va.
Tu l'as ? Philippe, tu l'as ?
Et mettez-vous au sec, on regarde le deuxième plan tout de suite.
Arrivée sur meilleure balise, 60 mètres à droite. C'est Antoine qui a la main.
Antoine a des talents dans l'orientation, toi tu as des talents
dans le canoë, donc autant les exploiter.
Il n'y a personne qui tire la patte, tout le monde suit.
Avant de venir, j'étais sur les nerfs, je partais au quart de tour, et là je
suis bien. Il me faut de l'écoutation, il me faut que je me défonce. Là je
commençais un petit peu à partir en live.
Surtout qu'il y a un petit peu d'énervement. Moi aussi, ça m'arrive de
m'énerver.
Mais je suis là pour rassurer, pour tempérer la fougue de chacun.
On est tous un peu plus ou moins fatigués, mais on va tous dans le même
sens. On a tous la rage pour y arriver et ça va bien.
Allez les filles, on veut travailler les jambes et le fessier.
C'est maintenant, on pousse sur le talon.
T'as vu l'endurance des petits gabarits ? C'est formidable.
C'est assez inhabituel pour être souligné.
Les rouges avancent dans la bonne humeur.
Les jaunes ont perdu la jolie Candice, mais c'est la règle. Les faibles sont
vite oubliés. Les Machigas repartent dans la jungle avec un moral tout neuf.
Là, ça va bien. Au début du jeu, c'est un peu parti en couille. On l'a tous
senti.
Mais là, ça repart bien.
Puis voilà.
L'ambiance est bonne.
Viens ici, s'il te plaît.
Pas près de l'eau, pas près de l'eau. Vous me dites Isabelle, on s'adresse à
toi, et gentiment, et j'arrive.
Après cascade, suivre chemin nord, suivre nord-ouest 5 km de plage. Donc il
faut continuer notre chemin.
Attendez, on se lave.
Vous allez dans l'eau ou pas ? Oui, je viens.
C'est un gros plan.
Les jaunes profitent largement des beautés du paysage, peut-être d'ailleurs
un peu trop.
Les rouges sont déjà sur plage à l'arga.
Ils ont trouvé leur deuxième balise et se dirigent sans flâner vers la
troisième.
Les gars, vous priez pour moi ? Que I don't know if the fish is dangerous
here.
Si tu n'as pas entendu, tu m'appelles.
On va chercher la quatrième balise. On va
quand même se rapprocher maximum.
On a vu la dangerosité du circuit en forêt, avec la nuit qui tombe, les
arbres, beaucoup plus sombres. Il ne faut pas s'engager la date de nuit.
Tant qu'on peut marcher, on y va.
Les deux tribus se croisent au beau milieu des 5 km de plage. Les Machigas
ont donc à cet instant précis 5 km de retard sur les boraux, soit environ 3
quarts d'heure d'effort.
Demi-tour, 5 km de plage.
Les jaunes en ont pris leur partie. Ils sont en retard à cause principalement de
l'abandon de Candice. La perspective des 5 km en sens inverse ne les réjouit pas
outre mesure, mais quelque chose a changé en eux. Ils semblent maintenant
vivre pleinement l'aventure, leur aventure.
Il est 19h, la nuit tombe brutalement sous les tropiques.
Dans quelques minutes, il ne sera plus possible de progresser dans la forêt en
toute sécurité.
Alors j'ai pas envie que le groupe de 6 soit 6 Alexandras de la même année.
Les deux tribus ont mis beaucoup de temps pour faire les 15 premiers
kilomètres du parcours.
Il en reste environ 10 à couvrir en pleine forêt. De nuit, ce n'est pas
prudent, alors il faut organiser un bivouac sans délai. Des indiens Guayamis
vivant à proximité se chargent d'organiser le campement.
Comme t'as jamais vu, c'est sûr.
Surtout qu'il l'a bien... Mais bon, c'est pas grave, ça va pas m'empêcher de
la remanger, à mon avis, donc c'est pratique.
Magnifique. Muchas gracias.
Muchas gracias.
Comme t'as vu... Regarde, regarde le destin qu'il nous fallait.
Alors franchement, ouais... Oh,
mais il apprend le français ! Ah, mais il apprend le français !
Alors ?
15 km dans les jambes, après 5 jours sans manger grand chose, le moins que l
'on puisse dire, c'est que les aventuriers sont fatigués. En se
couchant, la tension monte chez les rouges, l'humidité est très pénible à
supporter, ils ont froid, ils sont épuisés.
Les nerfs sont à vivre.
On s'est tapé 25 kilomètres.
On arrive, on dort dans la jungle, sur des hamacs.
Elle s'est pris la tête avec Sylvie pour des pacotis.
Moi, je me suis pris la tête avec elle parce qu'elle commençait à me saouler.
Les jaunes rejoignent leur bivouac une heure plus tard et se couchent sans
attendre la cuisson de la poule.
Moi, je suis KO, je dors.
Allez, bonsoir, bonne nuit.
La course a été interrompue par la nuit.
Les deux équipes sont maintenant prêtes à repartir. Bien évidemment, les écarts
constatés la veille au soir sont comptabilisés.
Les jaunes ont donc le temps de manger la poule. Le bonheur, quoi. Ça, c'est un
bon réconfort, ça.
Ça donne envie de repartir.
Je pense que la nuit, elle devait pas être prévue au départ, comme on était
vraiment à la bourre par rapport au parcours du combattant qui nous ont fait
faire.
Mais c'est original.
Il y a des bruits bizarres ici.
Des cris, au départ on n'avait pas à l'aise, on avait un peu peur. Mais enfin
moi j'avais la trouille au départ.
Puis après on s'est endormi d'un coup et puis ça s'est fait.
Grâce à l'avance engrangée la veille, les Boros partent donc trois quarts d
'heure plus tôt que les Machigas.
Les filles se sont pris la tête entre elles hier soir, ce matin.
Elles viennent de se rabibocher en face des gonzesses. Donc voilà, il y a des
personnes qui se découvrent.
Yes ! Malgré leurs différends, les Rouges restent concentrés sur l'épreuve
et trouvent leur quatrième balise au moment même où les Jaunes se mettent en
marche pour respecter l'écart entre les deux équipes.
Ah, regardez-moi ça ! On parle depuis 20 minutes !
Cette marche en forêt, aussi dure soit-elle, redonne aux jaunes un moral
de conquérant et ils trouvent très rapidement leur dernière balise.
C'est qui qui a la carte ? C'est moi.
Le tronc est là.
Attends, la rivière, elle est quoi que ça ?
Après Petit Pont, suivez le sentier jusqu'à la sortie de la forêt. Il y a de
la nourriture à emporter.
L'arrivée est en vue pour les Machigas, mais attention, c'est une course de
vitesse. Sur leur lancée, les Rouges, qui possèdent encore une demi-heure d
'avance, ressortent déjà de la forêt et raflent au passage le premier bonus de
ce jeu de confort.
Tu crois que ça suit comme un chien, ça ? Ouais.
Allez, Bab ! Et comment on le baptise ? Porcinet !
L'épreuve se termine comme elle a commencé, sur l'eau. Et au vu des
qualités de navigateur des deux tribus, tout est encore possible.
Malgré la demi-heure d'avance des rouges, les jaunes qui sont sept peuvent
encore refaire leur retard.
C'est le tronçon final de cette expérience inédite. Encore quelques
minutes de pirogue et ce sera enfin l'arrivée.
Allez, encore quelques coups de pagaie. Je vous attends.
Allez, venez me rejoindre.
Franchement, j'ai envie de vous dire bravo ce matin.
Parce que vous avez réalisé quelque chose de grand.
Et votre première récompense, c'est ce petit cochon.
Comment ça s'est passé ? Julie, est-ce qu'un jour dans votre vie, vous
imaginiez vivre pareille aventure ? Non, c'est clair.
Ça me motive de faire des aventures comme ça, parce que de rester au camp,
je m'ennuie, donc voilà, c'est bien.
Linda ? Ça fatigue, ça fatigue.
Arrête de chier.
C'est bon, on a gagné.
On a une super équipe de filles. Elles ne marchent pas, elles volent.
Je vous garantis, devant, on est mis devant, parce que comme ça, elles
règlent la cadence.
Elles sont en train d'en faire.
Les jaunes, venez me rejoindre.
Bonjour les Machigas.
Bonjour.
Les Rouges l'emportent.
Ça s'est joué à moins de 10 minutes. Comme ils sont passés à la dernière
balise avant vous, ils ont récupéré la récompense.
Comment vous l'appelez ? Vous le tuez quand ? Alors, les Rouges, vous avez
gagné. Je vais vous remettre ce sac de riz. 3 livres de riz pour vous.
Linda, ça va sécher vos larmes. C'est pour toute votre équipe. Bravo.
Les Machigas, vous méritez aussi deux livres de riz. Merci.
Valérie, voilà, pour toute l'équipe. Merci.
Alors, vous avez besoin maintenant de vous reposer, de retourner sur vos îles,
car l'aventure continue.
À très bientôt.
Les Rouges sont épuisés, ils ont du mal à savourer leur victoire.
Ils regagnent leur île avec du riz et de la viande.
Une simple promesse de festin, car souvenez-vous, ils n'ont toujours pas le
feu.
Pour l'instant, les organismes sont fatigués.
Place à la détente.
Quand j'ai vu le cochon déjà, j'ai attrapé un coup de boule. Je me suis
dit, vas-y, c'est bon, un cochon, faire quoi ? Je n'en mange pas. Au moins qu'il
y ait un truc que tout le monde va pouvoir manger. Un porc, je ne sais pas
si c'est ça, je pense cru.
Je ne suis pas un cannibale.
Les gars, j'aurais préféré les deux sacs de riz, on leur donne le cochon.
Le cochon, il y a 5-6 kilos de viande. C'est clair que toi, tu ne vas pas
pouvoir en manger.
On se débrouillera.
Le gain d'un porcelet divise les boraux. Car Moundir, qui est musulman, ne
consomme pas cette viande.
Les jaunes n'ont pas gagné la moindre viande, mais ils sont chanceux.
Ils n'ont même pas besoin de pièges pour attraper du gibier.
Ce gibier inattendu renforce la bonne ambiance qui règne chez les jaunes.
Après la volaille rôtie, au programme...
Les jeux de plages.
Pour les filles, bain de soleil.
Je vous prends tous.
Pour les garçons, bagarre virile sur le sable.
Même simulé, ses combats sont impressionnants. Sébastien est un bel
athlète, il domine facilement Michel et Alexandre. Avec Moussa, presque 2 mètres
pour 90 kilos, c'est une toute autre affaire.
Mais les arts martiaux ne doivent pas faire oublier les enjeux de l'aventure.
L'épreuve d'immunité est annoncée.
Les Machigas, on se retrouve pour cette épreuve d'immunité, la deuxième de l
'aventure.
Moussa, je vais vous demander de me rendre le totem.
Merci beaucoup.
Il est remis en jeu.
Mais pour l'instant, vous êtes si rouge face à cette jaune.
Un Machiga ne participera pas à ce jeu.
Voilà 7 oursins.
A l'intérieur, soit une poudre blanche, soit une poudre noire.
Celui ou celle qui découvrira de la poudre noire ne participera pas au jeu.
Moussa, à vous d'en choisir un.
Vous tendez la main et vous écrasez l'oursin.
C'est une poudre blanche, vous participerez au jeu.
Michel, même chose.
Poudre blanche, également dans l'épreuve.
Isabelle.
Poudre noire.
C'est vous qui serez là en observatrice à visée.
L'épreuve du jour.
Vous avez devant vous deux parcours identiques. L'équipe qui gagnera sera
celle qui, la première, se retrouvera en intégralité sur la dernière plateforme.
Attention, elle est beaucoup plus petite que les autres.
Attention, temps de départ !
Première difficulté de cette épreuve entièrement nautique, chaque équipe doit
se hisser au complet sur la première plateforme.
Il faut maintenant installer le tronc d'arbre qui servira de pont pour
atteindre la plateforme suivante.
C'est maintenant une question d'équilibre. Le rondin de bois a une
section d'environ 20 centimètres à peine.
Julie, qui a fait de la gymnastique à haut niveau, survole la difficulté.
L'exercice n'est pas facile, les rondins sont flexibles et les chutes se
multiplient.
Les jaunes perfectionnent la technique de traversée en se tenant par la main.
Ils arrivent les premiers sur la troisième plateforme.
Vous pouvez continuer quand quelqu'un est dans l'eau.
Les Rouges adoptent maintenant la même technique et refont leur retard grâce
essentiellement à Julie.
Les minutes passent, les deux équipes sont encore au coude à coude. Les chutes
sont nombreuses et au moment de partir à l'assaut de la dernière plateforme, les
deux tribus sont quasiment à égalité.
Ultime difficulté, il faut se maintenir au complet au moins 5 secondes sur cette
dernière plateforme. Cela fait 6 personnes sur un demi-mètre carré.
Les jaunes touchent au but. Seule Sophie n'a pas encore les pieds sur la
plateforme. Mais la règle est formelle, il faut tenir la position au moins 5
secondes.
Après cet échec, les jaunes adoptent une méthode plus efficace.
Sébastien et Moussa en équilibre forment un berceau où leurs compagnons viennent
se glisser.
Les rouges vont lentement mais sûrement, il ne reste plus que Philippe dans l
'eau.
Les jaunes, la conséquence de tout ça, c'est à la fois simple et terrible, c
'est que je vais vous retrouver demain soir au conseil. C'est un moment
difficile qu'ont déjà vécu les rouges.
C'est maintenant à votre tour.
Je vous souhaite un bon retour sur votre bivouac.
A très bientôt.
Les rouges, ce totem, vous l'avez vu partir chez les jaunes lors de la
première épreuve.
Cette fois-ci, il va en gagner votre île.
Et je pense, les garçons, les filles, que vous serez tous d'accord, Que je le
remette à Julie, qui vous a vraiment mis sur les bons rails.
Julie, bravo, félicitations pour ce que vous avez fait. Merci beaucoup.
A très bientôt.
Au revoir.
Les Boros sont contents certes, mais ils ne laissent pas éclater leur joie. C'est
le feu qu'ils attendaient.
Et certains font même ouvertement la tête.
C'est pas un fantasme d'avoir un feu et d'être autour d'un feu à discuter. Ils
vivent des vachement bons moments que nous on ne les vit pas et ça prend de
merde. Mais je pense qu'on les vit différemment. On est des soirs et tout,
on ne peut pas coucher à 6h30.
Qui te dit... C'est avec un regard.
5 secondes de communication avec les jaunes et toi tu es persuadé qu'ils
vivent des moments extraordinaires.
Qui te dit Sylvie, arrêtez de fantasmer.
Tous les jours sur les jeux vous êtes en train de dire putain c'est l'épreuve de
confort, putain on va rentrer avec des chips, on va rentrer avec des polinos.
Mais arrêtez de fantasmer. J'ai jamais dit ça.
Arrête Phil s'il te plaît. Je sais pas qui le dit.
Tous les jours, de tous les instants je cherche une solution pour faire du feu.
On est comme toi.
Je n'ai jamais jeté la pierre à qui que ce soit.
Là, tu vois, j'ai un peu le sang qui monte, là. C'est lui.
De leur côté, les jaunes sont en pleine déconfiture. Ils viennent de perdre l
'immunité et plus grave, Sophie est blessée au pied. Vous avez quoi par
chaussure ? C'est celle-là, elle est noire.
À l'extérieur ou pas ? Non, là, non.
Laissez poser votre jambe. Ah, pardon. J'excuse.
Le talon, c'est à vif. T'as la chair à vif.
Ça veut dire que si tu continues à marcher dans l'eau, ton pied va macérer.
Quand ça va dans l'eau, ça sert à rien.
Bruno, viens voir, il y a un petit problème.
C'est impossible dans cet état de retourner sur le campement. Ça va être
Manuel à filmer.
Il faut toujours écouter le docteur. Donc j'arrête.
J'aurais aimé aller plus loin, mais... C'est pas la peine.
Je suis déçue. Si vous venez à Koh Lanta, c'est pour aller le plus loin
possible.
Et... Je me suis battue jusqu'au bout.
Après, stop.
Il fallait bien qu'à un moment donné, elle se fasse éliminer.
Vous pouvez y aller.
Merci.
Après celle de Candice, la défaillance de Sophie est une véritable tuile pour
les Machigas.
Cette équipe a déjà du mal à trouver ses repères dans l'aventure et ils doivent
pour la première fois affronter le conseil.
C'en est trop pour Sébastien. Je pars.
Je le dis haut et fort. On en a discuté, vous êtes maintenant au courant, je m'en
vais. Je l'ai dit, je m'en vais. Ma fille me manque. C'est tout.
Qu'est-ce que vous voulez faire ? C'est comme ça, c'est comme ça. Je m'en fous,
moi. C'est pas du tout pour une dispute.
C'est l'amour d'un père pour ses enfants et sa femme.
Qu'est-ce que vous voulez dire à ça ? Après, les gens pensent ce qu'ils
veulent.
Ma fille, ça peut être une excuse.
Je m'en fous.
Ce qu'il pense, mais alors ça me passe à des kilomètres. C'est un coup de
théâtre, car Sébastien a tout à fait le profil d'un gagnant. Ancien boxeur
talentueux et reconnu, il mise beaucoup sur cette force physique pour se
démarquer. Il sait se motiver et affirme tenir ses objectifs.
Je suis persuadé que je peux aller au bout.
J'ai vu l'émission, je vais gagner.
Sous sa bouille sympathique, Sébastien cache un côté individualiste. A 29 ans,
il clame haut et fort ne rien devoir à personne.
et ne rien attendre des autres.
Dans ce jeu, il le dit, ce n'est pas l'aventure humaine qu'il est venu
chercher. Forcément, il y aura des trahisons, on sera déçu, mais c'est le
jeu, on le sait dès le départ.
Aujourd'hui libraire dans le Val d'Oise, Sébastien revendique ce côté sportif
intello. Passionné par le théâtre, il aime jouer sur les contrastes. Sur
scène, il privilégie les rôles de méchant comme pour mieux faire ressortir
côté ville l'image d'un homme profond et authentique.
Il faut passer à sa gueule d'ange.
Ah non, non, non.
Il est surprenant des fois. C'est un vrai dur qui sait être tendre quand il
veut. Mais il aime bien aussi provoquer les gens, voir jusqu'où il peut aller,
toucher la pointe sensible.
Papa d'une petite Maeva de deux ans. il s'est recentré à l'heure actuelle sur l
'essentiel, sa famille et ses amis. Et il a laissé de côté son tempérament
impulsif et bagarreur. Il a été très impulsif, très coléré à une époque.
Il s'est calmé depuis quelques années. Heureusement, il a pris sur lui depuis
sa fille.
Je pense que parfois, si on cherche un peu trop, il peut repartir, il peut
redémarrer très vite.
Je suis pas un lâche. Le premier qui dit que je suis un lâche, je le tue.
Définitive ou pas, la décision de Sébastien sème le trouble chez les
Machigas qui, dans la même journée, ont déjà perdu deux filles.
Pour les Rouges, c'est tout le contraire.
Hélène, la remplaçante d'Alexandra, partie l'avant-veille à cause de piqûres
de moustiques, arrive sur l'île Boro.
Je préfère ne pas penser à la façon dont ça se serait passé si je n'avais pas
apporté le feu. Ils n'avaient pas tellement compris que j'étais une
nouvelle candidate.
Qu'est-ce qui nous vaut ? C'est parce qu'on a gagné le poste.
Non,
c'est parce que vous avez gagné une candidate.
Ah, t'es avec nous ? Et il y a un feu.
Et il y a un feu et une nouvelle candidate.
Pourquoi ? Bon, elle est en classement.
Ah d'accord.
Ah bonjour. Salut, comment tu t'appelles ?
Hélène, Tony et Philippe. Bonjour Philippe. Donc Hélène vous a fait du feu
? Oui.
Attise-moi vite ce feu là.
Drôle de surprise on va dire.
Drôle de surprise. On n'était pas prévenu non plus qu'Alexandra serait
remplacée ? A priori.
Hélène elle est née dans le feu ? On dirait presque.
Tu es Lucifer.
C'est lui ? Comment il s'appelle ? Hélène.
Et tu le fais faire la bise ? Oui, c'est le seul.
J'espère que c'est un bon accueil et que ça a été franc. En tout cas, premier
accueil, c'est plutôt positif.
Visiblement pour les Boraux, le principal attrait d'Hélène, c'est le feu
et uniquement le feu. Le premier repas chaud de l'aventure se prépare dans une
bonne humeur de façade.
Je suis capable de couper une brindille, Philippe.
Non, mais je crois que tu parlais de celui-là. Celui-ci, je crois que ça
vient. Ah oui, non, non. Non, ça, ça va encore.
On met une poignée de riz par personne. On essaie.
C'est ce que je dis. D'accord. On résume. Je suis en train de dire. On
résume. Tu regardes s'il y a assez d'eau.
On ne peut pas baisser le volume trop.
C'est génial.
Et maintenant, on laisse refroidir.
Bon appétit.
Bon appétit.
Le confort des rouges s'est considérablement amélioré avec l'arrivée
d'Hélène et donc du feu.
Pourtant, paradoxalement, ce renfort inespéré ne fait pas l'unanimité.
J'ai pas fait trop d'efforts pour aller vers Hélène jusqu'à présent. Je suis
consciente que je suis pas très sympathique.
Je ne dois pas lui être très sympathique. Je ne lui ai pas parlé, je
crois, depuis qu'elle est arrivée.
Très, très peu.
Elle, elle vient d'arriver.
Nous, on a déjà vécu des choses difficiles. Je crois qu'elle ne se rend
pas encore bien compte de ce que nous, on a vécu durant tous ces jours.
Mais pour moi, je la trouve un peu trop à l'aise.
Très, très sympathique. Ça prend forme.
On peut faire cuire à manger, même si... Il est essentiel de conserver le feu.
Quand on a mangé hier, quand on s'est servi, que ça, qu'est-ce qu'on mange
demain matin ? Il y a des petites réflexions, nous, on a l'air de
débarquer de la planète, parce que nous, on est à la dure depuis, on mange rien.
Nous, ce qu'on a mangé hier, c'est un festin.
Je me suis fait une opinion très rapidement.
Les filles ont un esprit de clan que je n'ai pas.
Je préfère être active et être avec des personnes avec qui je suis bien et qui
sont sincères.
Je sais que Tony est quelqu'un de bien.
Et ça marche en plus ! Même sous la pluie, rien ne nous arrête.
Voilà, c'est un peu la galère parce qu'on arrive au bout.
Et puis alors, je vais vous dire quelque chose.
J'ai trouvé d'emblée une différence d'état d'esprit avec Hélène par rapport
à d'autres.
Autrement dit, c'est moi qui pars la prochaine fois vu que si je ne suis pas
intégrée dans le groupe, c'est gentil ce qu'il vient de dire.
C'est mon arrêt de mort.
Moi, je la trouve très sympathique, Hélène.
Je trouve...
C'est vrai que c'est pas évident d'arriver dans un groupe déjà formé d
'une semaine et se dire, oulala, dans quoi je suis arrivée.
Hélène n'a pas choisi, c'est pas de sa faute. C'est comme ça, c'est le jeu et
puis voilà.
Malgré leurs deux victoires consécutives, malgré le renfort d
'Hélène, malgré aussi le cadeau inespéré du feu, les rouges sont toujours
divisés. Les jaunes, eux, doivent se rendre au conseil. Sophie, pas plus que
Candice, n'est revenue sur le campement et la nuit n'a pas éclairci la
situation. Le dernier repas en famille.
Étant donné qu'on est une équipe qui nous entendons tous très bien.
Donc évidemment, vont partir des gens qui sont en difficulté.
Suivant si Sophie revient ou si Candice revient.
Ou si elles ne reviennent pas. Enfin, on va voir. C'est dans ces trois personnes
-là avec Sébastien qui risquent de partir.
L'épreuve d'hier, enfin le trek, je parle du trek, je ne parle pas du jeu d
'immunité, a donné un peu confiance. Puis surtout, je ne voyais pas partir en
les laissant comme ça. On en a encore bavé et ça nous a encore plus soudés.
J'ai pris sur moi-même, je fais un effort, un gros effort.
Ce n'est pas qui a envie de partir, qui a envie de rester. Il y en a qui
aimeraient rester peut-être.
Mais qu'ils ne sont pas assez forts pour rester.
Comme Candice, elle n'est pas assez résistante. Avec Candice, on se disait,
on ne va pas tenir.
Je ne voulais pas me faire éliminer le premier tour, parce que j'allais avoir l
'air d'un gros blaireau.
Mais je me disais, au deuxième tour, je vais demander à ce qu'on m'élimine,
parce que je ne tiendrai pas.
Mon scénario, il est clair.
Dans un premier temps, c'est Sophie.
Par respect pour ses pieds.
Sophie n'a pas un grand amour entre elle et moi.
Depuis le début, je veux dire, je trouve qu'elle veut donner beaucoup d'ordre,
mais sur les ordres qu'elle donne, elle n'exécute pas beaucoup.
Je ne dis rien, moi, ça ne me gêne pas, je m'en fous.
Mais c'est pour ça que je préférais que Sébastien reste et que Sophie parte. Et
ça lui ferait du bien, en plus, elle est blessée.
Mais c'est vrai que s'ils veulent rester tous,
on va... Eh bien, je ne sais pas.
Ça va être difficile, c'est clair. Il faut partir maintenant.
Pour les Machigas, c'est le premier conseil. Ils semblent détendus, mais les
non-dits sont nombreux.
Sébastien n'a plus très envie de partir.
Sophie est toujours à l'infirmerie.
Alexandre se pose de multiples questions.
De plus, les Machigas ne savent pas si Sophie et Candice sont aptes ou non à
revenir dans l'aventure. Une incertitude de courte durée, à mi-chemin du conseil,
Sophie les attend pour reprendre sa place dans l'équipe.
C'est dû aux chaussures et à l'humidité.
Ah, t'es encore bandée ? Ouais, ouais, il m'a bandée.
Comment veux-tu faire une épreuve ici ? Non, non, mais là, après, ça dégage.
Ça, ça dégage. Oui, là, il est en train d'être soigné. C'est parce qu'il va bien
encore du produit.
Demain, il y a une épreuve. C'est ce que j'explique. La deuxième peau est
revenue. Il ne manque plus que la peau que l'on voit sur soi, puisqu'on a une
épaisseur de peau.
Il y a un mec en pleine forme et une nana qui est à moitié en pleine forme.
Oui, mais qui a la volonté.
Oui, mais la volonté, elle ne sert à rien si elle n'est pas capable. Une
chose certaine.
N'ayez aucun regret quand vous mettrez le nom sur le papier. Ou alors c'est la
grosse hypocrisie et ça c'est pas bon. Mais c'est soit l'équipe, soit l'intérêt
personnel. C'est à vous de choisir. Là on pourra appeler un vote secret parce
qu'on dit rien, on vote. Et puis on verra qui sortira.
En votre âme et conscience.
Le soir tombe sur Rancho Riff. Cette discussion à cœur ouvert n'a pas
éclairci la situation.
Loin sans faux, Sébastien, Sophie, Michel et tous les autres sont inquiets.
Seul le vote à bulletin secret tranchera.
Perdition qui chemine dans la jungle en direction de son premier conseil.
Koh-Lanta n'a jamais été aussi rude et l'infirmerie ne désemplit pas.
Hier, les jaunes, pourtant plus forts physiquement, ont subi la loi des
rouges. Voilà pourquoi ils se retrouvent dans la jungle à l'issue du vote à
bulletin secret. C'est la règle.
devront éliminer un membre de leur tribu.
Bonsoir Sophie.
Bonsoir. Déposez votre flambeau.
Bonsoir Michel. Bonsoir Alexandre.
Avant d'aborder Ce conseil, votre premier
conseil, j'ai une information importante à vous communiquer. Et c'est
malheureusement une mauvaise nouvelle.
Candice, qui faisait partie de votre équipe, ne reviendra pas.
Pour elle, l'aventure est terminée.
Tout simplement parce que psychologiquement, elle était trop
diminuée pour continuer.
C'est sa décision. C'est elle qui a décidé d'arrêter.
Mais avant de partir, avant de quitter le Panama,
Elle a tenu à vous transmettre un dernier message.
Voilà, vous allez pouvoir le découvrir. Valérie, vous allez tenir cet écran.
Alors, je vous envoie un petit
message à tous.
Je suis extrêmement contente de vous avoir rencontré. Vous êtes tous des gens
formidables.
J'espère qu'on se reverra tous sur Paris et j'en suis sûre d'ailleurs.
Comme vous pouvez le constater, surtout psychologiquement et peut
-être physiquement aussi, je préfère quitter l'aventure.
Mais je pense à vous très fort et je sais que vous êtes les meilleurs et que
vous allez gagner.
Je vous embrasse tous.
Alors maintenant vous n'êtes plus que 7 et bientôt vous ne serez plus que 6 car
vous connaissez l'enjeu du conseil, vous allez tous voter à bulletin secret et
celui ou celle qui recueillera le plus de suffrages malheureusement sera obligé
de quitter l'aventure.
Bon, on va revenir sur le jeu d'hier.
Michel, est-ce qu'il y a eu une prise de conscience à l'issue de ce jeu ? Est-ce
que votre équipe s'est ressoudée ou au contraire il y a eu quelques
tiraillements pour expliquer cette défaite ?
Non, non, non, il n'y en a pas eu. Au contraire, on a été content que ce soit
les Rouges qui aient gagné. Comment vous pouvez me dire ça, Michel ? Comment vous
pouvez me dire que vous êtes content que les Rouges gagnent ? C'est une
compétition. Quand vous étiez sur un ring de boxe, à aucun moment vous n'avez
dit « je suis content que mon adversaire m'aie mis en haut ». Ah non, tout à
fait. Bon, c'est pareil là. Mais là, je veux dire, content, c'est... Non, vous
ne pouvez pas me dire ça.
Parlez avec votre cœur, mais n'essayez pas de faire du politiquement correct.
Ça ne marche pas.
On n'était pas contents du tout.
On n'était pas contents du tout parce qu'on devait gagner cette épreuve. On l
'a perdue de très peu et on a fait semblant d'être contents.
Moussa, j'ai deux ou trois questions à vous poser.
On va revenir un tout petit peu en arrière.
Souvenez-vous ce moment où vous avez décidé d'ouvrir le kit de survie.
Là, je vous accorde le bénéfice du doute.
Vous cherchiez des crèmes, vous avez ouvert le kit.
Jusqu'à là, pas de problème.
Où le bas blesse, où je suis un peu plus chagriné, c'est quand j'apprends que
vous avez utilisé la lampe de poche, ce qui était formellement interdit.
Pourquoi avoir transgressé le règlement ? On s'en est servi vraiment une minute.
C'était en fait, on venait de... Qu'est-ce que vous avez fait avec cette
lampe ? A quoi elle vous a servi ? A quoi elle m'a servi ? Juste à aller
chercher les affaires, donc les chaussures sur la plage. Valérie ?
Vous saviez à ce moment-là qu'il ne fallait pas toucher cette lampe ? Tout à
fait, mais je ne peux pas prendre Moussa et la sonner.
C'est vrai que ce n'est pas facile, Isabelle. Moi, j'étais tout à fait dans
le sens de Valérie. Valérie me dit, essaye-toi de lui dire, puisque moi, je
n'arrive pas.
On lui a dit, mais Moussa, c'est Moussa.
En tout cas, cette lampe a servi une minute, mais elle a servi à tout.
En fait, on s'en est servi aussi pour tuer les crabes, pour faire la cuisine
pour tout le monde.
Moi, ce que je voulais simplement vous dire ce soir, Concernant cet épisode et
cet événement, c'est qu'on va passer outre. La lampe, elle est rangée dans le
kit de survie, vous le connaissez maintenant.
Mais si d'aventure, une pareille action se reproduisait, on serait obligé de
prendre des sanctions.
D'accord ? Maintenant, il va falloir passer au vote.
C'est le moment crucial du Conseil.
Vous allez tous voter à bulletin secret.
Sophie ?
Chef de groupe et le premier à voter, c'est un honneur.
Je vote contre Michel parce que je n'ai vraiment aucune affinité avec lui.
Isabelle, c'est à votre tour.
Sébastien ?
Sophie
?
par respect pour ses pieds.
Je vote pour Sébastien en pensant très fort à sa femme.
Michel ?
Voilà,
vous avez tous voté. Dans quelques instants, nous allons pouvoir procéder
au dépouillement.
Vous êtes sept aventuriers, il y a donc sept bulletins dans cette urne. Ce qui
est sûr, c'est qu'à l'issue du dépouillement, vous ne serez plus que
six à composer la tribu des Machigas.
Sophie.
Sébastien.
Michel. Trois bulletins.
Un contre Sophie, un contre Sébastien, un contre Michel. Il en reste quatre.
Sébastien.
Sébastien.
Trois votes contre Sébastien, un contre Sophie toujours et un contre Michel.
Il reste deux bulletins.
Sébastien.
Sébastien. Je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller récupérer
votre flambeau et de venir à côté de moi.
Sébastien, la tribu a voté.
Vous êtes contraints de quitter l'aventure.
Vous avez encore le droit de leur adresser la parole une dernière fois.
Surtout, battez-vous, gagnez les épreuves.
Sébastien pourtant avait changé d'avis, mais trop tard.
C'est la loi de l'aventure, la moindre faiblesse entraîne l'impitoyable
sanction. Vous avez peut-être été naïf.
J'ai peut-être trop cru à une belle unité. Est-ce que Sophie n'a pas à
manigancer certains troupes ? Au départ, ils étaient 16. Ce soir, ils restent 13
survivants. Les Machigas ont perdu deux membres de leur tribu au cours des trois
dernières journées. Les faibles, on s'en rend compte, n'ont pas leur place dans
Koh Lanta.
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