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Bonsoir, bienvenue au Panama pour cette troisième édition de Koh Lanta. Derrière
moi, 16 Français, 8 femmes, 8 hommes, tous volontaires pour vivre une
expérience humaine absolument hors du commun.
Ils ont tout laissé derrière eux, leur famille, leurs amis, leur travail, tout
ça pour affronter l'inconnu. Pour l'instant, ils sont encore 16.
Dans 40 jours, il n'en restera qu'un. Et d'ici quelques minutes, ils se
retrouveront. là, dans la mer des Caraïbes, avant de rejoindre leur île.
Bocas del Toro, l'aventure commence ici, au fin fond de la lagune de Chiriqui.
Pour ces 8 femmes et ces 8 hommes, le dépaysement est total.
Ils vont être coupés du monde, isolés, contraints d'arracher à la jungle
hostile leur nourriture quotidienne. Tous sont volontaires et tous sont
animés du même enthousiasme. Leur objectif, être le dernier survivant et
empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs de cette aventure hors du
commun.
Je vous propose cette année une nouveauté, puisque vous allez composer
vos tribus. Pour cela, j'appelle les deux vétérans.
Sophie, Antoine.
Sophie, pour l'instant, vous êtes la seule représentante de l'équipe jaune.
Antoine, le leader de l'équipe rouge.
Sophie, vous allez choisir dans un premier temps un homme.
Moussa.
Antoine, à vous de choisir cette fois-ci une femme.
Instant crucial de l'aventure, la responsabilité de Sophie et d'Antoine
est énorme. Les sept Français qu'ils choisissent, en se fiant à leur seule
intuition, vont devoir lutter ensemble, construire un abri, trouver de l'eau, se
serrer les coudes dans l'adversité et surtout, ils vont devoir survivre aux
autres. Lourde tâche pour Antoine et Sophie, il faut composer une équipe
équilibrée. capables d'affronter l'équipe adverse tous les trois jours
dans une épreuve d'immunité. La tribu perdante doit se rendre au conseil et
elle élimine alors l'un de ses membres.
Ainsi, un à un, les candidats seront contraints de partir.
Les jaunes, voici votre drapeau.
Désormais, vous vous appelez les Machigas et votre destination, c'est
cette île.
Les rouges, vous vous appelez les Boros et votre direction, c'est cette île, là.
C'est parti !
Les deux tribus de huit aventuriers sont maintenant au complet.
Portant les couleurs rouges, la tribu Boro est composée de Julie, 22 ans. Elle
habite la Garenne-Colombe, en région parisienne. Elle est intérimaire dans la
restauration.
Linda, 25 ans, coiffeuse et maman d'une petite fille.
Elle vient de Rennes, dans l'île Évilaine.
Sylvie, 26 ans, secrétaire, bretonne d'origine.
Elle vit en famille dans la région de Bordeaux.
Alexandra, 27 ans, ex-danseuse de revue, reconvertie aujourd'hui dans les
affaires, elle travaille à Paris.
Antoine, petit Tony, le vétéran de l'aventure, 58 ans, 3 enfants, retraité
de la gendarmerie, il vient du Béarn.
Philippe, 43 ans, 3 enfants, sa réussite en affaires lui permet aujourd'hui de
vivre de ses rentes dans sa région natale du Dauphiné.
Richard, 32 ans, le seul agriculteur du groupe. Avec sa femme, il élève des
chèvres dans l'Indre-et-Loire.
Et enfin, Moundir, 29 ans, moniteur de sport, basketeur. Ce célibataire vit en
famille dans le 20e arrondissement de Paris.
La tribu qui porte les couleurs jaunes s'installe en face, à Machiga. Elle est
composée de Sophie, 40 ans, disque de jockey. Elle vit dans un petit village
des Alpes-Maritimes.
Isabelle, 40 ans, mère de deux enfants, elle habite dans l'Ain où elle vient de
se lancer dans la brocante.
Candice, la benjamine de l'équipe, 23 ans, étudiante en communication dans la
région parisienne.
Quatrième et dernière femme de l'équipe jaune, Valérie, 32 ans, hôtesse de l
'air, maman d'un petit garçon, elle vit en Seine-et-Marne.
Ces quatre femmes sont bien entendu accompagnées par quatre hommes.
Ancien boxeur, aujourd'hui couvreur zingueur à la tête d'une petite
entreprise.
Sébastien, 29 ans, amateur de sport de combat extrême. Il tient avec son père
une librairie en région parisienne.
Moussa, 22 ans, lui aussi à son compte. Il dirige un vidéoclub et lui aussi
spécialiste des sports de combat. Il travaille en région parisienne.
Enfin... Le Benjamin de l'équipe des Machigas, venu du Val d'Oise, Alexandre,
22 ans, étudiant dans une école de commerce.
Bonne chance à vous !
Les boraux sont bien organisés et les courants marins légèrement favorables.
Ce sont eux qui accostent les premiers sur leur territoire.
Il y a des mains de cocot partout.
Pour faire le feu, ça va être bien.
L'équipe n'est formée que depuis deux heures et déjà, une certaine confusion
règne sous les cocotiers.
Il me paraît qu'on a un point où on doit se mettre.
On partage en deux.
Moi, je vais de l'autre côté. Et nous, on va de l'autre côté. Il y en a d
'autres sur l'autre côté. Sitôt débarqués, les Rouges se lancent à la
recherche de l'emplacement du camp, symbolisé par un foulard rouge.
C'est là-bas.
C'est chaud ici.
J'ai cru que c'était le foulard, mais non, calmez-vous. En fait, c'était une
feuille rouge.
La feuille était rouge ! Ça m'en passait pour un abruti.
En plus, on est tous allés dans la même direction.
C'est à cause de Tarzan.
Dès l'arrivée sur la plage, il n'y a eu aucune communication.
Déjà, rien qu'en ramant, on avait du mal à se coordonner.
C'était les prémices de cette désorganisation qui était flagrante,
arrivée sur la plage.
On cherche sans chercher en fait parce qu'on a fait les imbéciles d'ailleurs
moi on cherche un foulard rouge sans savoir qu'en fait on a une malle avec
tous les indices qui sont à l'intérieur il n'y a pas plus simple je crois qu'un
gamin de 8 ans
L'aurait trouvé.
Par où vous allez ? Vous êtes où ? Ils sont là-bas. OK. Ils sont là-bas. OK, c
'est bon. Les Rouges semblent perdus sur leur île pourtant bien petite.
Les Machigas, eux, n'ont pas encore eu l'occasion de se disputer. Ils sont
toujours en mer et ont besoin de toutes les énergies pour pousser le radeau.
Contrairement aux rouges, les jaunes, eux, ont la présence d'esprit d'ouvrir
aussitôt la malle contenant le kit de survie. Rien à manger à l'intérieur,
mais le strict minimum pour survivre. De la ficelle, une casserole, une pharmacie
et une radio d'urgence.
Première impérative pour les machigas, trouver l'emplacement pour construire l
'abri. La nuit tombe vite et la pluie sous ces latitudes peut arriver sans
prévenir. La position où il y a le tissu jaune.
Le tissu jaune, il est là-haut, il faut qu'on le plante là-haut. C'est vrai, c
'est vrai. Il faut qu'on soit sûr de l'endroit.
Il se couche. Il couche là-bas, le soleil. Donc on est bien à l'est, tu
vois. Allô ? Allô ? On n'a pas le choix. On va s'installer là.
Au niveau de l'orientation, impeccable. Bravo.
Sophie, bravo.
Il n'y a pas de chef là.
Là, tout le monde donne des ordres parce qu'on a tous envie d'avoir quelque
chose, mais nous, on est tous pareils, on galère.
Les travaux de construction commencent rapidement chez les jaunes. Il y a de l
'organisation dans cette équipe et de la bonne humeur en plus.
On peut planter le bâton, il se tient tout seul le bâton.
Si, regarde, ça, ça nous fait un mur. On gagne un mur déjà.
Michel, qui est dans le bâtiment, prend volontiers les choses en main. On
replante un ici, on plante le Y et puis on vient foncer dedans là.
On va déjà faire les trois côtés ou quatre côtés.
Ensuite, on fera le toit pour être à l'abri.
Il faudra faire les panneaux sur les côtés.
Tout en s'aidant de tout ce qu'on va trouver.
En espérant que ça soit étanche.
Merci.
Comme ça, tout l'ensemble tient bien.
Et là, ça ne risque plus rien.
Le temps passe et les rouges, les boraux, sont toujours divisés sur l
'emplacement du camp.
Bien sûr c'est le camp, on n'a même pas lu la légende.
Mais j'ai lu ça, on sait que c'est le camp, mais il doit y avoir quelque chose
qui le matérialise.
Il y a eu un petit moment qu'on tournait en rond et que l'on n'arrivait pas à
trouver ce fameux camp. Je voyais le temps qui passait, on s'est vite rendu
compte qu'on était complètement désorganisés, la valise n'avait pas été
ouverte, le plan n'avait pas été trouvé.
Donc à un moment j'ai dit, allez on se pose.
Ils ont répondu comme moi.
Et ça va apporter quoi de trouver un autre ? Mais je sais pas, pour
effectivement marquer exactement l'emplacement du... On a notre drapeau à
planter, c'est tout ? Tu veux trouver un autre drapeau ? Le drapeau qui est
planté, c'est le drapeau des bons ? Il est pas bon, Richard, ouais. Il s
'emballe trop vite.
Il faut que je reprenne le dessus.
Voilà ce que j'ai trouvé, là.
On va le laisser pour montrer au client.
La nuit approche, il faut prendre des dispositions d'urgence pour y faire
face. Antoine en est conscient, cet ancien sous-officier de gendarmerie a
fait une partie de sa carrière aux Antilles. Il sait donc les risques
encourus par les naufragés s'ils ne construisent pas très vite un abri digne
de ce nom.
Et bâtir, Antoine sait ce que cela veut dire. Sa grande maison du Béarn, il l
'entretient lui-même. 58 ans, dont 35 dans la gendarmerie, cela forge un
caractère. Ceinture noire de judo, maître nageur-sauveteur, parachutiste,
Antoine n'en finit pas de collectionner les médailles. Mais pour sa jeune
épouse, Il s'est oublié l'uniforme. Il a composé une chanson. Montre une sur
notre rencontre.
Quelle est la femme qui va vous dire qu'on lui a créé une chanson ? Pas
beaucoup.
Papa à l'âge ou d'autres son grand-père, sportif jusqu'à l'obsession.
Le mot vieillir ne fait pas partie du vocabulaire de Tony. J'appréhende un
petit peu le moment où, évidemment, on disparaît et qu'à ce moment-là, quelque
part, dans la mémoire des gens qu'on a aimés, on n'occupe plus qu'une toute
petite place parce qu'au fil des années, tout s'estompe. Laisser une trace, être
un exemple pour les autres et surtout pour ses enfants, voilà sa vie. On doit,
en permanence, pour un enfant, être un repère, être un modèle.
Parfois, je n'y réussis pas, mais je fais le maximum dans ce sens-là.
Parfois, il peut être cool quand il est bien détendu.
Et parfois, il peut être... Quand il s'est énervé contre quelqu'un, il s'est
énervé contre tout le monde.
J'ai horreur du travail mal fait, du travail qui n'est pas fait complètement.
Et ça peut m'agacer. Je deviens, à ce moment-là, pas très agréable.
Elle te dit d'accord, tu dois l'accrocher à ta ceinture.
Non, non, non.
Regarde, c'est elle qui me tient.
Vas-y, c'est bon.
Moi, pour moi, je trouve que c'est dangereux.
Tony,
il est plus âgé déjà, donc c'est pas le même esprit. Mais bon, il est super
utile au groupe. Il monte aux arbres, il va chercher la coco.
La cabane, il a plein d'idées.
C'est un petit papy cool.
T'as une gaze, un chapeau.
Il est cool.
C'est un professionnel, Tony.
Il a toujours le sourire, il rend service.
Les boraux ont quelque chose à se mettre sous la dent. C'est important au moment
d'affronter la première nuit de leur aventure.
Déjà, c'est vrai qu'on aurait préféré avoir un feu parce que ça a pris
beaucoup. Mouiller, c'est une chose, mais mouiller à l'eau de mer, c'est
pire. Et c'est le cas.
C'est vrai qu'on n'a même pas trouvé l'eau.
On n'a pas cherché non plus. Non, on n'a pas cherché, on était pris par le temps.
Sous l'impulsion d'Antoine, les boraux se sont mis à l'abri pour la nuit.
Les machigas, en revanche, prennent un pari très risqué.
Ils s'endorment sur la plage sans même s'inquiéter d'une possible marée haute.
On a abandonné notre campement parce que je pense qu'on n'a pas identifié tous
les insectes, les crabes, les termites, tout ce qu'il y avait sur place.
Le sol était assez humide.
Aucun d'entre nous a senti l'envie de coucher là-bas. Mais non, on profite des
étoiles. C'est sublime.
En fait, on est mieux là pour le moment, je crois, pour la première nuit que là
-bas. Tout n'est pas encore prêt là-bas.
Première nuit, première alerte pour les naufragés.
Ils ont dormi avec leurs vêtements mouillés, obligés de se serrer les uns
contre les autres pour résister au froid.
Ça caille trop.
On n'a pas dormi, c'était terrible parce qu'on est humide, trempé et voilà, on
est glacé.
Horrible. Non, sale nuit, horrible, interminable. Mais pas le temps de se
plaindre. L'aventure continue. Le problème du jour, c'est l'eau. Les
gourdes de départ sont maintenant vides. Il faut impérativement trouver le point
d'eau.
Regardez en même temps si vous voyez des trucs à manger, parce que pour l'instant
c'est maigre. Je pense qu'on va trouver plus de choses à manger du côté de la
source.
Les femmes de la tribu Boro découvrent le puits, un simple trou dans le sol
comme en font les Indiens nobés.
Pour que cette eau soit potable, sinon goûteuse, ils doivent la traiter avec ce
filtre céramique sophistiqué fourni dans le kit de survie.
Putain, on ne peut même pas aller au fond.
Je sens. Tu sens ? Elle est laiteuse.
Je ne bois pas ça.
Je vais me laver avec ça à la limite, mais je ne bois pas ça. Un petit choc en
fait.
On s'attendait à pouvoir rincer les habits qui sont pleins de sel.
Puis en fait, il y a très peu d'eau et pour l'instant, c'est pour boire.
Il faudra vraiment avoir très soif pour la boire. Attends, elle est déjà plus
belle quand elle sort là que quand elle est là-bas. De toute façon, elle est
filtrée. Déjà, moi, je suis hyper maintenant angoissée parce que je trouve
qu'il n'y a rien à manger, à part la noix de coco.
Il n'y a pas un fruitier, un fruit, il n'y a rien.
Et l'eau, c'est une galère. Et franchement, je ne sais pas comment on
va faire.
Les boros, et principalement les femmes, sont surpris par les conditions de vie
très sommaires qu'ils vont devoir affronter.
À moins de 2 km de là, les machiganes ne sont pas mieux lotis. Ça, c'est pas la
peine, parce que c'est pas comestible.
On a voulu s'endormir sur la plage et en plein milieu de la nuit, il n'y a plus.
Alors vite, en courant, on a retrouvé notre maison.
On était bien contents de la retrouver.
Alors voilà notre confort.
On met la tête sur les gilets de sauvetage.
C'est quand même bien parce que ça amortit.
Mais le sol est dur.
Au moins, on n'est pas au contact du sol déjà avec le radeau.
C'est déjà une bonne idée de l'avoir mis en premier.
Je pense que ça aurait été une priorité qu'on se nourrisse correctement.
Tout à l'heure, à portée de main. Sans grande difficulté, peut-être que la
pêche va leur poser des problèmes.
Mais pour l'instant, je pense qu'avec les fruits, on peut quand même arriver
à...
Ce n'est pas l'enthousiasme qui manque
à Machiga, c'est le discernement. Dans la jungle du Panama, tout ce qui pousse
n'est pas forcément comestible, loin de là. Les aventuriers négligent les
précautions les plus élémentaires et par conséquent goûtent tout ce qui leur
tombe sous la main.
C'est un oignon ? Ouais.
Il a l'air un peu suspect, là. Tu sais, c'est bon. C'est pas très amer que ça.
Je me le mets dans la poche. Je me mets l'oignon dans la poche. Le soleil est
déjà haut. Pour les Machigas, il est indispensable de s'organiser.
Premier objectif, le point d'eau.
Des bananes ! Des bananes !
Les Machigas ont enfin leur point d'eau. C'est bien là l'essentiel. La bonne
humeur règne et le groupe est soudé. Mais la prudence n'est visiblement pas
leur principal souci.
Sur l'île des Rouges, l'installation va grand train sous l'impulsion des
vétérans que sont Antoine, Philippe et Richard.
Les autres sont visiblement moins concernés par les travaux d'utilité
générale.
Il y a des gens qui sont tous doués à faire certaines choses, comme Tony.
Il s'y connaît plus ou moins, comme lui, il a l'habitude de vivre en camping et
tout. Il a été gendarme, on sait ce que c'est.
Il y en a qui viennent de métropole, voilà, camping, fabriquer une cabane.
Maintenant, s'il y a des mauvaises gens qui disent « Ouais, moi je travaille
plus que d'autres machins », attendez.
On n'est pas dans une SARL. Si maintenant, il y en a qui veulent se
reposer, ce n'est pas un péché.
Ce n'est pas facile, on ne mange pas. Ce n'est pas un problème pour moi la
bouffe, mais pour les filles, il y en a qui ne mangent pas.
C'est peut-être dur pour elles, elles n'ont pas ce qu'elles veulent.
Moi, je le conçois tout à fait.
T'en es blanc, hein ? Regarde, elle dit qu'elle est blanche, elle veut briser.
Ouais, t'exagères.
Non.
Franchement, on n'a rien d'autre à faire que taper la bronzette. La gamme, elle n
'est même pas punie.
On ne va jamais avoir assez de picelles.
Et regarde ce que je prends là. J'étais un petit fou, c'est tout.
J'ai effectivement le sentiment de travailler plus que les autres parce que
j'ai peut-être, même je le pense quand même, c'est pas trop se vanter, j'ai des
connaissances qui sont en bricolage un peu plus élaborées que les autres
membres de l'équipe.
Hormis Richard qui touche aussi. Quant aux filles, elles vont aussi se faire
bronzer sur la plage pendant que nous on continue à travailler.
C'est comme on retourne.
Retournez, t'as la tresque à l'envers.
J'ai le soleil dans la gueule.
Oh, il y a des branches, là.
J'aime ça.
Une belle fille comme toi, toute seule.
T'as pas honte ? Et toi, alors ? Moi, je t'attendais, justement.
Je la trouve mignonne.
Je la trouve mignonne.
Surtout moi qui viens du Maghreb.
On a le sang chaud, donc...
C'est un bon morceau de corde. Toi, je te donne tout ce que tu veux.
La lune, si tu veux, je te la donne.
Il y a plein de choses que je voudrais en ce moment.
De l'eau, de la bouffe.
J'aime bien titiller les filles pour voir jusqu'où elles peuvent aller.
Mais ça reste toujours dans le jeu de la séduction.
Voilà, maintenant, on te va t'ébrouiller.
Ton pas.
T'as fait ton choix ? Quelle question ? Je n'ai pas le choix à faire, d'abord.
Pourquoi ?
Moundir s'enflamme facilement, mais les feux de l'amour font rarement bouillir
la marmite.
Faire du feu ?
est maintenant la priorité des naufragés. Pour y parvenir, les
aventuriers ont à leur disposition deux morceaux de balsa, un bois très
combustible, un silex, plus la machette.
Dans ces climats très humides, c'est la seule méthode connue pour faire du feu
sans allumettes ni briquets, et encore avec grand peine.
Nous avons cherché longtemps avant de trouver le seigneur Garcia Lopez, un
indien Guayami, capable de faire jaillir une flamme en utilisant cette technique
rustique.
Ça ne prend pas, on ne sait pas pourquoi. Pourtant, on a eu des superbes
étincelles.
Quand on n'a pas de feu, on ne peut pas faire cuire rien.
Donc on ne mange pas.
Certes, les boraux font des étincelles, mais force est de constater qu'ils n'ont
pas l'habileté ancestrale d'un Indien, le balsa ne prend pas.
Pas plus qu'ils ne s'enflamment chez les machigas. Le feu...
est décidément un problème pour les deux équipes.
Honnêtement, j'en prends un coup au moral. Mais ce n'est pas grave. Cette
partie remise, demain, je vais l'allumer. Demain, je l'aurai, ce feu.
Voilà, on aura chaud. Ça me rend fou.
Les Machigas sont déçus et c'est bien normal.
Sur leur île, Les rouges se sont vite lassés de taper sur la pierre, d'autant
que d'autres problèmes surgissent.
Non mais là, je ne suis pas capable de bouger.
Je me suis gavé une noix de coco ce matin et là ça ne passe pas du tout. J
'essaye de ne pas me faire vomir pour garder le peu de nourriture qu'on n'a
pas déjà dans le ventre. Mais là je lutte, vraiment je ne me sens pas bien.
Depuis deux jours, j'aurais resté à faire du farienne sur la plage. C'est
clair. Aujourd'hui, j'aurais les boyaux qui me tordraient le ventre.
Je serais mal psychologiquement.
Déjà, le rire dans l'estomac, les acidités, je ne te dis pas. Je suis
forcée à vomir.
Obligée.
J'avais des remontées, il fallait que je crache. Parce que comme je n'ai pas
mangé, je vomissais de la bile.
Et j'ai vomi la petite truc de noix de coco. Donc en fait, je suis écœurée. Je
ne peux plus en manger maintenant. Parce que tu ne manges pas et tu ne bois pas.
C'est surhumain.
On va tous mourir. C'est inhumain, je veux dire. On n'aura pas besoin d'aller
au conseil.
Franchement, j'étais impatiente de voir les épreuves et surtout, on m'a gagné
des choses.
J'aurais une moustiquaire sèche.
En fait, la jungle de l'île des Rouges est riche en plantes comestibles. Mais
ce climat chaud et humide est également propice à la prolifération d'un insecte
particulièrement virulent qui sévit dans toute la zone caraïbe.
Les chitras, c'est un petit moustique, il est très difficile de s'en protéger
et sa piqûre est dans certains cas extrêmement urtiquante.
Alexandra ne s'attendait certainement pas à affronter ce problème.
Sur cette île, Alexandra est loin, très loin de son univers.
Ancienne danseuse, aujourd'hui reconvertie dans le négoce de vin, elle
a l'habitude de fréquenter les beaux quartiers et de dîner avec la jet set
parisienne. En participant à cette aventure, elle se lance un défi
personnel, mais veut aussi prouver qu'elle n'est pas cette jeune fille
superficielle.
J'avais besoin d'aventure et changer de mon quotidien, de mon confort.
Et je voulais voir l'opposé.
Oubliez le cliché de la blonde un peu snob.
Alexandra cherche surtout à se construire.
Sportive et dynamique, la vie lui a appris à retrousser ses manches.
elle ne se laisse pas facilement déstabiliser.
Elle est têtue, un peu obstinée.
Quand elle a décidé quelque chose, même si le bon Dieu n'a rien à faire, il faut
aller jusqu'au bout. Un père absent, une mère très protectrice, Alexandra a
besoin d'être entourée. À 27 ans, elle reste aussi obsédée par la jalousie que
sa personnalité peut provoquer. Et par conséquent, elle préfère la compagnie d
'hommes. Mes meilleurs amis sont des hommes.
Et je connais les hommes comme si j'étais un garçon. J'ai un côté mec en
moi hallucinant.
Son rêve est de se faire une place dans le milieu artistique.
Ambitieuse, elle joue avec subtilité de son côté, jeune bourgeoise bohème.
Elle a tout, c'est une femme qui est belle, qui est intelligente, qui réussit
bien. Attachante pour les uns, agaçante pour les autres, Alexandra est
finalement une femme pleine de contradictions et elle se cherche
encore. Mon personnage est compliqué.
La nuit enveloppe les campements, les rouges n'ont toujours pas de feu malgré
une ultime tentative nocturne.
Il faut donc se préparer à dormir encore avec des vêtements mouillés en guise de
couverture. Alexandra décide de les enlever et se couche drapée dans un
pareo. Comble de malchance, une petite pluie fine recommence à tomber. La
galère s'installe, les organismes souffrent déjà.
La nuit a été terrible, la pluie, l'humidité et surtout les moustiques ont
durement touché le moral de la tribu Boro. J'ai dormi presque à genoux ou
debout dans la tente pour éviter de me mouiller complètement.
Ce que je veux dire par là, c'est que la dimension, on ne va pas parler de
souffrance pour le moment, mais il y a une véritable difficulté physique.
On a la tête dans le sable, la pluie dans la figure, le sweat trempé.
Non, c'est pas évident, mais on change de place, on se met là.
C'est pas évident, mais c'est collant.
C'est de l'aventure.
La cabane n'est pas vraiment hyper étanche. Et comme j'étais au milieu, à
chaque fois que j'ai trop d'eau, je me prenais partout.
Et d'ailleurs, je ne suis toujours pas sèche.
Et voilà, donc ça fait deux nuits que je ne dors pas. Je ne mange pas et je ne
bois pas. C'est cool.
Mais je supporte, c'est ce qui m'a... Parce que je supporte pas ces moustiques
et ces pétures, voilà.
C'est tout ça, c'est... C'est les bras, c'est le ventre.
Je suis la seule à être autant attaquée, je ne comprends pas pourquoi, d
'ailleurs.
Je ne peux plus supporter.
Ça me gratte trop, je ne peux plus.
Alexandra est à bout de nerfs.
Les dizaines de piqûres de Chitra sont un véritable supplice. Et sa douleur n
'est pas exagérée. Le médecin, d'ailleurs, est déjà en route.
Pourtant, ses compagnons ne débordent pas de compassion.
Ils ont même la dent dure.
Aujourd'hui, Alex s'était mangé par le moustique. Moi, hier, j'étais malade.
C'est vrai que la roue tourne. Tout le monde va passer. Tout le monde va
être...
Plus ou moins, il va y avoir quelque chose.
Il faut se prendre sur soi.
Hier, je ne parlais pas, j'étais isolée. J'ai fait chier personne.
Je ne peux plus supporter.
Je ne sais plus comment faire.
Alexandra est très superficielle.
Je vais finir folle, ça fait trop mal.
Intuitivement, je pense que...
Il y a une part de comédie. Je ne peux plus, je n'en peux plus. C'est encore
piqué à nouveau.
Je n'en peux plus. Non, à l'intérieur, c'est pire. Ils viennent tous me voir,
je te jure. Ça pique de partout.
Mais oui, ça te pique, mais n'y pense pas.
Alexandra s'est fait peut-être aussi une fausse idée du jeu, je pense. Elle
voyait quelque chose de beaucoup plus paradisiaque, plus les vacances.
Gratte pas, Alex.
Elle aurait pu l'éviter, quoi.
Parce qu'elle a dormi en petite culotte, en pareo, les jambes à l'air, les
manches courtes, quoi. Ce qui est visible, c'est bouffé.
Moi, j'ai que mes pieds qui sont visibles, et je me fais bouffer les
pieds. Je suis désolée, hein.
J'ai pas fait exprès.
C'est le jeu, Alex.
Je suis d'accord, mais je dis que c'est le jeu. C'est ce que je fais, mais je ne
peux pas m'empêcher de souffrir.
C'est quelque chose que je ressens. D'accord, à ce moment-là, tu prends une
décision. On ne peut pas la prendre à ta place, quoi qu'il arrive. Je ne demande
rien, je demande simplement ce qu'elle me demande des cachets.
Pour moi, c'est du tchatchi, tout ça.
Elle a mal, certes.
Mais voilà, des fois, elle est super bien. Alors, il faut arrêter. C'est bon.
Elle ne s'est pas fait piquer par un scorpion.
D'accord, scorpion, pas de problème. Elle ne s'est pas défendue avec un
crocodile, machin. C'est des piqûres de moustiques.
Les bourreaux n'ont manifestement pas conscience de la gravité de l'état d
'Alexandra. Pour eux, ce sont de simples piqûres. Le docteur préfère pourtant
ausculter Alexandra.
Là, c'est pareil en haut.
Le dos, c'est le seul endroit où ils n'arrivent pas à te piquer.
Parce qu'elle a été recouverte.
Alex, c'est à deux doigts qu'elle part.
Parce qu'elle a son mode de vie. Elle n'a pas du tout le même mode de vie que
nous. Et je pense que si elle se refait manger cette nuit ou cet après-midi, qu
'elle a la même chose, je pense qu'elle pourrait craquer.
C'est pas que l'extérieur, c'est aussi à l'intérieur.
Et t'es la seule à être piquée autant ? Ouais.
Enfin, tout le monde est piqué, mais pas comme ça.
Moi, c'est tout le corps. Mon équipe me soutient moyennement, on va dire.
Certaines personnes, oui.
Bon, éventuellement une, Tony, qui me motive à fond. Il me dit, laisse pas
tomber, même si t'as ça, ça va passer et tout. Mais bon, bref, si tu peux pas, tu
peux pas. De toute façon, t'auras fait le maximum.
Puis les autres, oui, voilà. Mais bon, c'est pas plus qu'autre chose.
Limite.
Je pense qu'il y en a certains qu'il faudrait que je dégage. Ça les arrange.
Le problème, c'est que les moustiques, ils vont pas s'en aller du jour au
lendemain.
Faites vite parce que là, il faut que je bouge, ça me gratte.
Ces conditions de vie très dures ne favorisent pas la bonne entente chez les
boraux. Maladie, insectes, pluie minent le moral des aventuriers.
Chez les jaunes aussi, cela ne va pas très fort.
Certes, ils n'ont pas le problème des moustiques.
Mais la pluie et l'humidité sont aussi de la partie. La carte, tu la mets dans
la boîte.
Cette nuit, la pluie, elle est tombée. On n'a pas dormi du tout. On était tout
trempé, tout mouillé.
Et là, on essaie de reconstruire la cabane. Si ça, ça prend long, c'est
cuit.
Et puis là, on ne peut pas faire sécher les fringues. On n'a pas dormi du tout.
Ça veut dire que là, ça fait trois jours. Ça fait deux jours qu'on ne dort
pas.
Mais bon, là, on va faire un toit super étanche.
On va faire un duplex. On va faire un duplex, oui.
Celui-là, on le met ici.
Voilà,
on l'attache au bout en haut. Il faut que ça fasse deux pentes.
Mais il faut changer celui-ci. Celui-ci, il faut qu'il soit beaucoup plus grand
comme il est cintré.
Quand il pleut doucement, on ne prend pas l'eau. Mais quand il pleut très
fort, on prend comme hier soir.
Je ne pensais pas prendre la flotte tous les jours. On pensait arriver sur une
île déserte, le soleil, manger des mangues, galérer sur des trucs. Mais pas
voir cette pluie comme ça.
Le facteur est passé.
Ah oui, c'est une convoque.
Au sommet de vos forces, vous garderez la flamme. Oui, tout simple, c'est le
feu. On va bouffer les rouges.
Il faut l'arracher le jour.
Les rouges, les boraux sont affaiblis.
La participation d'Alexandra est incertaine. Des tensions persistent dans
le groupe.
Rien de bon avant d'affronter dans la première épreuve d'immunité des Machigas
plutôt affûtés physiquement.
C'est impossible qu'on m'arrête là. Je veux vraiment au moins, même si ce n'est
pas difficile, faire gagner mon équipe. Au moins une première épreuve. Je ne
comprends pas.
Il y a trois minutes, elle était en train de se tordre partout. Maintenant,
elle dit que ça va mieux.
On verra l'épreuve de toute façon. Si elle n'est pas à 100%, c'est clair que c
'est...
Il y en a qui vont taper à la porte.
C'est parti, on va les avoir les jaunes.
Bonjour à tous.
Bonjour.
C'est la première fois que vous vous retrouvez depuis le naufrage.
Les conditions climatiques sont difficiles.
Vous n'êtes pas encore acclimatés.
Et pourtant, les choses sérieuses commencent. Avec la première épreuve d
'immunité, l'épreuve des flambeaux, un parcours difficile.
Il va falloir être performant physiquement et psychologiquement.
La première équipe qui posera le porte-flambeau et qui embrasera la vase
remportera cette épreuve d'immunité.
Je vous laisse maintenant deux minutes pour élaborer votre stratégie, la
tactique à mettre en place.
Est-ce que c'est tout le monde qui est sur le bateau ? Non, c'est pas
nécessaire que tout le monde soit sur le bateau. En plus, on va aller, on descend
tous en direction du porte-flambeau. On met le porte-flambeau dans le bateau et
on file là-bas. C'est clair ? On monte tous sur le bateau. Attention ! 3, 2,
1, go !
Première vraie difficulté de l'épreuve, soulever et transporter ce lourd porte
-flambeau. Il est lesté, il pèse près de 100 kg.
Il faut maintenant récupérer les deux premiers flambeaux du parcours avant d
'installer le porte-flambeau sur les pirogues.
Les quatre flambeaux suivants sont alignés le long d'un parcours aquatique.
Chaque équipe doit impérativement les récupérer tous sous peine d'être
disqualifiée. Les deux équipes sont au coude à coude, mais le plus dur est
devant eux. Pour se saisir des flambeaux, il faut manœuvrer des
pirogues indiennes traditionnelles.
Mundir prend la décision de monter sur l'avant de la pirogue.
Mais l'initiative est malheureuse. Il n'a pas vraiment le gabarit d'un indien
nobé.
Conséquence, l'embarcation s'enfonce et prend l'eau.
Rapidement. C'est un véritable naufrage.
Ce contre-temps des Rouges est une aubaine pour les Machigas. Ils
flottent encore et pagaient énergiquement vers le rivage.
Les trois jours de privation ont sérieusement entamé les réserves
énergétiques des naufragés. En sortant de l'eau, les jaunes sont épuisés. Ils
ont du mal à enchaîner avec le parcours terrestre.
Sur saut d'orgueil pour les rouges, ils débarquent à leur tour et se ruent à l
'assaut de la colline, au point de revenir sur les talons des jaunes.
Mais leurs efforts sont vains, les Machigas trouvent des ressources dans
les derniers mètres et ils se présentent en tête au sommet.
rejoindre.
Manque d'organisation, notamment dans l'eau, votre embarcation qui coule, vous
vous retrouvez tous à l'eau et vous perdez de précieuses minutes.
Vous connaissez la sanction, vous perdez cette première épreuve d'immunité et
quoi qu'il arrive, vous allez me retrouver demain au conseil. A cette
occasion-là, vous allez voter tous à bulletin secret l'élimination d'un
membre de votre tribu.
Pour l'instant, vous êtes encore 8.
Demain, vous ne serez plus que 7.
À vous de retrouver le parole.
Et à très bientôt.
Les jaunes, venez me rejoindre.
Félicitations.
Ça fait une victoire. Une belle victoire.
Candice.
Le totem, symbole de votre immunité.
Bon les matchs, les gars, je vous réserve une autre surprise.
Je crois que ça va vous faire du bien et ça va vous permettre d'être un tout
petit peu plus confort sur votre campement.
Moussa, voilà cette torche.
Bravo !
Votre bivouac vous attend.
Gardez le sourire et surtout, ne perdez pas le feu. À très bientôt.
L'attention de cette première épreuve d'immunité a été énorme. Les boros
sont sérieusement atteints par ce revers cuisant et les accusations fusent, avec
plus ou moins de bonne foi.
On a dit au départ, deux devant, deux derrière. On se retrouve à trois
derrière, un devant.
Normal, ça bascule. On a fait une erreur qui est très importante. On a mis le
plus lourd devant.
Comment ça se fait que t'étais pas derrière moi, Tony ? Non, mais oh,
Philippe. C'est toi qui m'as dit, descends, descends, dépêche-toi. Il
était plein, déjà.
Putain, casse les pieds, putain.
On est à égalité de jeu. On a dit une défaite, c'est genre la prochaine.
Les moustiques, la mise qui est blessée, machin.
Les rameurs sont obligés de descendre.
Lorsqu'on perd, ils sont tous... On dirait qu'ils sont joyeux, quoi.
En fait, on aurait dû ceci. Et ça, ça m'a monté. Non, on perd, on est bidon.
On est bidon, on est bidon, c'est tout. Il ne faut pas forcer les choses dans la
vie. Je lui dirais, tiens, elle est là, elle n'a qu'à écouter.
Elle m'en bat les couilles de toute façon.
Quand on est blessé, on est blessé. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas être
opérationnel, mais on est blessé, on est blessé, c'est tout.
Moi, vous savez, je suis un émotif.
Moi, je n'aime pas perdre comme ça.
Il y a une façon de perdre, mais n'hésitez pas plus fort en face.
N'hésitez pas plus fort. Et c'est ça qui me prend. Je n'aime pas quand on triche
avec soi-même. On est dans un groupe collectif, on doit penser ensemble.
Mais lorsqu'on est blessé, on doit sortir.
J'ai fait le maximum, mais je n'étais pas un poids du tout, au moins pas plus
qu'une autre. On est tous en même temps.
On a tous fait les choses en même temps. C'est un problème non pas de force, mais
de stratégie, effectivement.
Ce n'est pas moi qui fais stratégie et je respectais ce qu'on m'a dit de faire.
Je ne pouvais pas mieux faire.
L'avis du docteur est formel.
Malgré son courage, qui lui a permis d'aider son équipe dans cette première
épreuve, Alexandra ne peut courir le risque de se faire piquer une nouvelle
fois par les chitras.
Et par conséquent, elle doit quitter ses compagnons et passer une nuit au moins à
l'infirmerie.
Elle nageait comme Pocahontas, j'ai même pas l'impression qu'elle se fatiguait.
Moi je pagaillais, je pagaillais avec toi, t'étais genre avec moi devant.
Je la voyais, je voulais lui mettre un coup de pagaille.
Je lui ai dit mais vas-y, nage un peu.
On a surtout aussi été très mal organisé, il faut qu'on l'admette. On n
'a pas respecté ce qu'on avait dit au départ.
Ouf ! Ouf, mon Dieu, ça ne suffit, je ne peux même pas croiser dans la rue.
Je ne peux même pas la croiser, ce n'est pas possible.
Mondire est un garçon de 29 ans, célibataire.
Il faisait en même temps un petit peu de cours.
Alexandra a dit à plusieurs reprises, laisse-moi tranquille, tu ne m
'intéresses pas, ou un truc de ce genre-là.
Et ça, son orgueil en a pris un coup.
Et à partir de ce moment-là, tout ce que faisait Alex était négatif.
C'est une constante, les absents ont toujours tort.
Alexandra n'a pas en fait de responsabilité directe dans le naufrage
des routes.
Très vite, les nécessités de la survie réapparaissent. La cabane n'est pas
étanche, alors il faut l'améliorer.
Non, non, non, non, pour l'arbre. Chacun son d'un bout.
Tony et Charles se sentent plus, quoi.
Donc j'écoute ses conseils et tout, mais je mets une réserve sur les deux parce
que je ne sens pas très bien avec eux.
Tony. Je t'ai mis, là, toi, comme ça. Ici ? Là, un peu plus d'un pied.
C'est bon, c'est bon, c'est bon.
C'est bon, tu n'as pas à peine de croiser beaucoup.
C'est un gendarme, moi je suis un sportif.
Voilà, même s'il est à la retraite, il a quand même ce côté très strict. C'est
bien, de temps en temps, parce qu'il montre des choses, c'est super.
Mais je crois qu'il mélange tout, lui. Il croit que tout ici, c'est une
caserne. Ici, on n'est pas dans une caserne.
Moi, je veux bien écouter, machin, mais après, stop.
Tu n'as jamais fait de camping, toi ? Je vis dans la cité.
Non, mais ça se voit.
Non, mais écoute, quand on connaît... En sport, tu connais, vachement. Ah oui ?
Eh bien, voilà.
Là, tu vas m'en apprendre, mais pas pour ça, toi.
Je te dis, avec un petit piqué, tu vas faire. Je n'ai pas dit que tu avais
tort. Je suis en train de te dire pourquoi de... On confie la construction
de la baraque à Amandir.
Je ne vous dis pas, un premier coup de barre, il s'écroule. Très certainement,
il aura fait de son mieux.
Bon, il ne sait pas, il ne sait pas quoi. Alors, c'est certain qu'on est un
peu utilisé dans ce cadre-là.
Alors, ceux qui connaissent le plus, travaillent le plus.
C'est comme ça. Mets-lui du biais un peu, mets-lui du biais.
Du biais. C'est quoi du biais ? Du biais. Du biais. Du biais.
Ah, ça me bouffe, ça m'énerve. Ça m'énerve ! Ça m'énerve. Le sable est
mouillé, là.
Pas de soleil. Les filles pourraient faire un petit effort. On leur demande
pas de faire la cabane, ça c'est plus pour les mecs. Mais bon, elles vont pas
chercher d'eau.
L'après-midi, quand il y a moyen, quand il y a du soleil, c'est farienne, ça c
'est la plage.
Il y a deux gars qui sont sympas pour faire un bon abri. La tribu des Rouges
est bien mal en point. Une équipière à l'infirmerie, un leader contesté et
toujours autant de moustiques.
Pour les jaunes, les motifs de satisfaction sont nombreux.
Pas de conseils et un repas chaud en perspective.
Pourtant, les ennuis continuent, la cabane s'est écroulée.
Et il faut la reconstruire.
Regardez le bois, la pluie est tombée, le bois a sauté.
Parce qu'il y a eu une surcharge de poids, et avec le poids et la pluie qui
tombent, ça a cédé, ça a cassé, et d'un coup sec, et tout est tombé. En plus on
s'enfonce dans le sol, regarde.
Ah non, là c'est pas possible.
C'est un mal pour un bien en fait, qu'elle ait craqué tout de suite.
Il n'y a eu personne en dessous, au moins, il n'y a pas eu de blessés.
Et puis que ça ne nous arrive pas à 3h du matin, qu'on panique, il pleut, on ne
sait pas où se mettre.
C'est de la gadoue les jambes ! On est bien là-bas ! Mais peut-être que sur la
plage, le problème c'est le vent.
Ah merde, tant pis, on ne va pas tenir comme ça, on ne tiendra pas.
On ne peut pas, on va tomber malade. Là, il faut faire un truc rapido. On accuse
de coups en fait, parce qu'on y a passé pas mal de temps à faire celle-là.
Et puis, pour trouver du bon bois, ce n'est pas évident parce qu'on avait déjà
essayé de chercher, mais comme le bois est assez humide, il casse facilement.
On quitte cette boue définitivement. Un, deux, trois.
Attention à la tête, Isabelle.
Oh putain, regarde les crabes.
Il y en a plein à la plage. On va aller prendre Manon. Ce n'est pas un
récipient, vous les ramassez à la main.
On va lui couper sa pâte. Non, laisse-la, on la suce. Ça se mangerait
même cru, ça me donne envie.
C'est bon là.
Ils sont forts, hein ? Ils sont forts, ils sentent quoi ? L'iode ? Ils sont
forts au niveau du crabe, quoi. On fait un élevage. J'ai bien mangé.
C'est bon, c'est bon.
Ouais, c'est bon, ça sent bon le crabe. C'est pas mauvais.
T'as un peu de jus dedans, ça fait un petit truc apéritif.
Franchement, c'est bon. On garde le goût, même sur la lèvre.
Allez, on y va ? On pose ? On pose, on pose. Faut faire quoi ?
C'est pour ce soir.
Les Machigans ont bien compris la leçon des premiers jours. Ils ne veulent
absolument pas passer une nuit de plus à la belle étoile. Ils se remettent donc à
l'ouvrage tant que la lumière du jour le permet.
Négligeant les consignes de sécurité, ils choisissent délibérément de s
'installer à quelques mètres de la plage, ce qui est dangereux en cas de
tempête.
On a de la gueule ?
Pour cette fois, les Machigas ont échappé au pire. Pas de tempête et pas d
'averse nocturne. Grasse matinée donc pour tout le monde et réveil ensoleillé.
Pour les Rouges, le problème est bien différent. Ce soir, ils vont au conseil
et l'ambiance s'en ressent.
Trois jours, trois jours de pluie. Plus les nuits.
C'est beaucoup. Il y a un petit moral qui tombe. Il faut ajouter à ça le fait
qu'on a hier perdu, etc.
Il faut attendre un petit peu pour savoir comment on va pouvoir faire face.
C'est tout minuscule, tout petit, mais ça déchire.
C'est la loi du jeu.
C'est comme ça.
Ça vient sur les mains. J'espère qu'il ne va pas faire comme Alex.
Si on en perd deux d'un coup, plus le conseil ce soir, on en perd trois d'un
coup, c'est bon.
Tout va bien.
Tu vois, si je pouvais garder ce rythme-là pendant
au moins dix minutes, un quart d'heure, je suis persuadé qu'on arrivera à nos
fins.
J'ai vomi.
C'est la noix de coco. Je crois que l'organisme, mon estomac en l
'occurrence, il me dit qu'il ne veut plus de noix de coco.
J'aimerais bien en manger encore parce qu'il n'a que ça à manger, mais je ne
peux plus.
Cela fait maintenant quatre jours que les Boros ne mangent que des noix de
coco vertes et boivent essentiellement le lait de coco.
De toute façon, on va voir dans les fruits à peine.
D'ailleurs, ça veut pas dire qu'il est encore là.
Il n'est pas si vert que ça.
Qu'est-ce que tu veux qu'elle rende ? Elle n'a rien dit, toi.
Ça va être dur et de plus en plus dur.
Décidément, les Rouges sont en grande difficulté. La journée avance, l'heure
du conseil approche et bientôt, ils devront faire leur choix.
Ce soir, l'un d'entre eux partira.
On n'a pas trop d'état d'âme vis-à-vis de ce soir, vis-à-vis du conseil ce
soir. On suppose tous qu'Alexandra sera là ce soir, qu'elle sera là avec nous et
qu'elle sera mise au banc des accusés, on va dire, ce soir.
Je voterai pour Alexandra.
Dans la logique du jeu, celui qui est faible, il sort.
Faible et dans l'esprit et dans la pratique.
Je ne sais pas si elle va revenir pour le conseil. Non, elle ne viendra pas.
Moi, mon navire ne viendra pas.
Si ça va mieux, elle se fera rester et puis on verra. Mais si elle ne va pas
mieux, elle nous demandera de l'éliminer.
Maintenant, je pense que même si elle ne me demande pas de l'éliminer, je vais l
'éliminer, je vais être honnête.
Parce que je la sens fatiguée, même par rapport à ça, je la sens affaiblie, même
mentalement, ce n'est pas que physique.
Il n'y a pas de raison d'éliminer quelqu'un qui a un problème de santé, si
en 24 heures il récupère.
S'il récupère en 24 heures, il est comme tout le monde, comme nous, comme tout le
monde, très vite.
Alors pourquoi l'éliminer ? Moi je sais que ce soir, il y a mon nom qui est
inscrit, au moins une fois.
Ceux qui ont voté pour moi, c'est ou Alexandra, ou Tony.
Ou Richard ? Si ce n'avait pas été le problème d'Alexandra, oui, j'aurais
énormément appréhendé parce que je pense que je serais peut-être le deuxième sur
la liste.
Richard, il est seul, il part tout seul.
Il est dans son monde, je ne sais pas.
Moi, je me sens à l'opposé de lui, c'est clair.
Richard ? Je pense que de toute manière, il voit en moi une personne différente
qui s'intègre moins facilement au groupe, c'est certain.
Mais t'as un humour, comment t'as réussi à te marier ? Du feu dans le
congélateur. Je voterai contre Linda.
Linda a beaucoup de paroles, je trouve.
Peu d'action.
Et donc, un caractère très virulent.
Donc au départ, je pense que tout va bien. Avec le temps qui passe, je pense
qu'elle sera beaucoup plus virulente.
C'est le départ pour le premier conseil de l'aventure.
Les Rouges ont du mal à se déterminer. Pour beaucoup d'entre eux, l'état de
santé d'Alexandra sera capital pour le vote.
Antoine, malgré ses efforts fournis pour le groupe, peut payer cher son attitude
un peu autoritaire.
Richard le reconnaît lui-même. Il s'est un peu isolé de ses compagnons. Quant
aux femmes de la tribu, elles n'ont guère participé à l'aménagement du camp.
Et Sylvie montre même des signes de fatigue inquiétant. Ils quittent l'île
avec leurs affaires à la main, car l'un d'entre eux...
ne reviendra jamais sur l'île des Boreaux.
Allez.
Simplement, moi, j'ai un seul conseil à donner.
C'est ce que je pense, c'est que j'ai été très choquée de la réaction de lui
me dire et qu'à mon avis, il a réagi envers moi et il réagira envers les
autres pareil.
Nous voici à présent sur le site du Conseil, au milieu de la lagune de Bocas
del Toro. Le Conseil est un passage obligé de l'aventure, mais surtout
redouté des deux tribus. Ce soir, malheur au perdant, les Rouges qui
affrontent pour la première fois ce rituel de l'élimination.
Bonsoir Antoine.
Bonsoir Denis.
Déposez votre flambeau, installez-vous.
Bonsoir Richard.
Bonsoir Denis.
Même opération, bonsoir Moundir.
Bonsoir Linda.
Bonsoir.
Bonsoir Sylvie.
Bonsoir Philippe. Bonsoir.
Bonsoir Julie.
Bonsoir. Et enfin, bonsoir Alexandra.
Bonsoir.
L'instant est solennel, c'est la première fois que vous vous rendez au
conseil, la conséquence de votre défaite dans l'épreuve d'immunité. Ce soir, vous
allez rapidement vous en rendre compte, la situation est un petit peu
particulière. Vous le savez, Alexandra souffre d'œdème aux deux jambes à la
suite de nombreuses piqûres de moustiques. Elle a passé une nuit en
observation et le docteur estime aujourd'hui qu'elle est dans l
'incapacité de continuer l'aventure.
Je vais vous demander de me rejoindre.
Vous le savez, il ne s'agit absolument pas d'une élimination, mais votre santé
prime. Et on ne peut prendre aucun risque avec cette santé.
Alors avant de nous quitter, je pense que vous avez envie peut-être de leur
dire quelques mots.
Je sais que vous avez eu une altercation, que ça a été un petit peu
tendu en fin de jeu avec Moundir.
Vraiment, tout ce que je peux dire, c'est bon courage parce que je sais que
c'est très difficile.
J'aurais voulu continuer l'aventure avec vous, mais ce n'est pas possible.
Quand j'ai eu cette histoire de moustique, effectivement, on a peut-être
dû penser que j'exagérais. Pas du tout.
Tout le monde est piqué, vous l'êtes comme moi.
Simplement, j'ai une nature qui fait que je suis devenue allergique et que c'est
insupportable. Ça, ce n'est pas moi qui le décide. Ça ne me fait pas plus
plaisir.
Le médecin m'a demandé d'arrêter avant de faire le jeu et j'ai voulu absolument
continuer l'épreuve parce que je ne voulais pas qu'il y ait une défaillance
et je me suis dit qu'éventuellement une force en plus serait nécessaire.
Et puis apparemment, ils m'ont dit à penser que c'était moi la fautive que
vous ayez perdu l'épreuve. Donc c'est ça qui m'a vexée et surtout la façon dont
il l'a dit.
Vraiment, encore je leur dis bon courage parce que c'est très très dur. Et voilà,
c'est tout ce que j'ai à dire. Alexandra, je vais vous demander d'aller
chercher votre flambeau et de me rejoindre.
Alexandra, vous allez partir avec ce flambeau allumé. C'est simplement le
sort qui s'est acharné contre vous.
Au revoir, Alexandra.
Bon, vous êtes désormais sept.
Et d'ici quelques minutes, vous ne serez plus que six.
C'est la loi de Koh-Lanta. Vous avez perdu l'épreuve d'immunité. Vous êtes là
au Conseil. Vous allez voter à bulletin secret l'élimination d'un membre de
votre équipe.
Alors, j'aimerais auparavant...
Que l'on revienne sur ces quatre premières journées, notamment sur le jeu
Moundir.
Vous avez entendu tout à l'heure ce qu'a dit Alexandra.
Aujourd'hui, vous n'avez pas envie de faire un peu votre autocritique ? Vous
avez été sévère avec Alexandra.
Très sévère ? Trop sévère ? Non, je n'ai pas été trop sévère, j'ai été juste.
Moi, quand j'ai besoin de dire quelque chose, je le dis. Elle aurait été en
face, je l'aurais dit pareil.
Je pense qu'il y a eu trop de cinéma à mon goût pour... Mais qu'est-ce que vous
lui reprochez aujourd'hui ? Je lui reproche le fait qu'elle ne soit pas
battue. Tout le monde est piqué, tout le monde a mal, moi j'ai... Mais vous êtes
d'accord qu'Alexandra n'y est pour rien puisqu'elle n'était pas sur l
'embarcation ? D'accord, on est d'accord. Donc vous êtes injuste ? Je
suis juste, pas injuste.
Philippe ?
Ancien chef d'entreprise, vous avez l'habitude de diriger des gens.
Votre avis m'intéresse.
Très objectivement, hier soir, on n'a pas rapporté la faute sur Alexandra.
Loin de là, on a tous fait notre autocritique. Ce qui s'est passé juste
après l'épreuve montre quand même qu'Alexandra était une victime facile à
désigner. C'est le coup de sang de Moon. C'est pas grave.
C'est le coup de sang de Moon. Et ça, c'est propre à Moon. Mais Moon, il va
mûrir. C'est ce que je lui disais à l'instant.
Il va mûrir tout ça, c'est tout.
Antoine, c'est vous qui avez formé cette équipe.
Vous pensez quoi de ces explications, de cette sévérité de Moundir envers
Alexandra ? J'ai trouvé toujours dur que Moundir soit quand même aussi sévère
par rapport à Alexandra, par rapport au comportement qu'elle a eu.
Est-ce qu'il n'y a pas un clivage entre ceux qui vivent du côté des champs et
ceux qui vivent du côté des villes ?
On peut dire sans se tromper qu'il y a déjà deux clans.
Alors c'est quoi ces deux clans ? Il y a le clan de ceux qui étaient à même de
faire quelque chose peut-être mieux parce qu'ils savaient le faire.
Donc c'est eux qui ont pris ça en main.
Donnez-moi des noms, Antoine. Je vais le faire. Je vais essayer de comprendre.
Je vais le faire.
Par exemple, il est apparu tout de suite qu'en ce qui concerne les compétences,
par exemple pour faire une cabane,
C'était plutôt, excusez-moi de mettre en avant, moi-même et Richard qui allions
faire l'essentiel du travail.
Évidemment, on était aidés par les autres. On aurait été aidés pour amener
des feuillages, pour faire tout ce qu'on veut. Mais bon, ça c'est notre boulot
parce que moi personnellement, je suis quelqu'un qui touche un peu à tout ça.
Et puis lui, milieu agricole, il connaît.
Comment demander par exemple aux filles, je pose un exemple.
Tiens, c'est vous qui fabriquez la cabane. Pourquoi pas ? Croyez-vous que
je vais confier la construction d'une cabane à des filles ?
Non, non, non.
Elles vont faire les gros yeux. Elles vont faire les gros yeux, mais elles
sont tout à fait d'accord avec ce principe-là. C'est qu'on emploie les
compétences là où elles sont.
Moi, je suis capable d'aller chercher de l'eau, mais les filles aussi.
Donc, ce sont plutôt les filles qui vont chercher de l'eau, parce que moi, à ce
moment-là, je pourrais faire autre chose que elles ne pourront pas faire. Alors,
Julie, de quoi êtes-vous capable ? Est-ce que vous êtes capable de
fabriquer une cabane ? Oui, je pense être capable. Le problème, c'est que
maintenant... Vous n'êtes pas d'accord avec Antoine ? Non, je ne suis pas d
'accord, je vais le dire, je suis honnête, de toute façon, c'est clair.
Moi, je suis sûre de savoir faire mieux.
Vous voyez qu'on se met en retrait.
Maintenant, après, si ce n'est pas bien fait, on va leur dire. Si c'est bien
fait, on va leur dire. Pour l'instant, on se retient, mais au fur et à mesure
du temps, si je suis encore là pour le dire, si on est encore là, les bouches
vont s'ouvrir.
Sylvie ? Un petit peu machiste dans ses propos, peut-être, mais je ne me sens
pas dévalorisée.
Richard, est-ce que vous n'avez pas envie aujourd'hui ?
D'avoir un peu plus de reconnaissance de la part des autres ? Non, moi, je n'ai
pas besoin de reconnaissance. Moi, de toute manière, il faut que je sois
actif. Sinon, je m'ennuie. L'ennui est la pire des choses pour moi. Moi, j'ai
besoin de bouger, de faire de mes mains. Je ne suis pas dans le relationnel, moi.
J'ai du mal avec le relationnel. Par contre, dans le manuel, oui.
Et quand je vois du travail, quand je vois quelque chose à faire, je suis tout
ce qui est plus heureux à exécuter ce travail.
Donc la cabane, pour l'instant, elle est bien.
ça ne tiendrait qu'à moi, je referais le toit. Je veux dire, j'aime bien, je suis
assez perfectionniste dans ce que je fais et j'aime bien les choses bien
faites. Sylvie, vous n'avez pas envie aujourd'hui d'être un peu reconnaissant
? Je le dis dès le départ qu'ils étaient très forts et je le dis personnellement,
je crois à Tony et à Richard aussi, que vraiment, chapeau, parce que c'est la
structure et tout.
Je leur ai tiré mon chapeau personnellement, certainement pas devant
les caméras, ça n'a pas dû se voir, mais je pense qu'ils s'en souviennent.
L'heure est grave.
Vous allez tous voter en votre âme et conscience.
Et dans quelques minutes, vous ne serez plus que six.
Antoine, c'est vous qui allez avoir la lourde responsabilité d'ouvrir le vote
et de donner le nom de la personne que vous souhaitez voir partir.
Je vote Linda parce que j'estime qu'aujourd'hui, n'ayant pas le choix et
pris un peu de cours, parmi l'effectif du groupe, c'est pour moi celle qui m
'apparaît la plus faible.
C'est dans ma décision, je décide d'éliminer Linda de notre équipe.
Boundir, à vous d'aller voter.
Faites le bon choix.
Richard, désolé, mais je vais te montrer que même si on a des gros muscles, on
peut avoir aussi de la tête.
Merci pour ta participation.
C'est un honneur, Linda.
À vous d'en profiter.
Sylvie.
Richard. Allez-y.
Je vote contre Linda parce que je trouve qu'elle est très impulsive et qu'elle a
du mal à se contenir.
Malgré tout, je tiendrais quand même à rajouter que c'est peut-être elle qui a
le plus dévoilé son caractère.
Dommage, mon grand regret.
Il en reste deux, Philippe, Julie, c'est à vous Philippe.
Et on va terminer ce premier vote de Koh-Lanta avec la plus jeune, Julie.
Une personne très gentille, j'en suis sûre, mais un peu trop solitaire à mon
goût.
C
'est
jamais facile de voter l'élimination d'un membre d'une équipe.
Ça fait que quatre jours que vous êtes ensemble et vous allez voir, ce sera de
plus en plus difficile.
Je vais maintenant procéder au dépouillement.
Linda. Richard.
Richard.
Quatre bulletins ont été dépouillés.
Deux votes contre Richard, deux votes contre Linda.
Il en reste au total trois.
Richard.
Richard.
Richard, Richard, vous êtes contraint de quitter l'aventure. Je vais vous
demander de prendre votre sac parce que vous ne retournerez pas sur votre
campement, d'aller chercher votre flambeau et de me rejoindre.
Richard, c'est la décision de vos équipiers, de votre tribu.
Vous êtes le premier éliminé de la tribu Boro.
La sentence est inéluctable.
Avant de quitter l'aventure, est-ce que vous avez quelque chose à leur dire, un
message à leur transmettre ? Que j'aurais peut-être aimé mieux les
connaître avant tout, me faire connaître également.
Ça n'a pas été le cas.
Je tiens également à leur souhaiter bon courage, parce que du courage, ils vont
en avoir besoin, parce que c'est vraiment très dur sur Koh-Lanta.
Et puis, Tony, bonne chance.
Plus particulièrement à toi.
Bon courage à tous.
La loi de l'aventure est dure et ils le savent. Un Boro devait partir ce soir et
c'est Richard.
Les membres de sa tribu en ont décidé ainsi.
Je vote Richard car c'est simplement la personne avec qui j'ai le moins d
'affinité dans le groupe.
Donc voilà, je vote Richard parce qu'il faut en éliminer un.
C'est avec lequel j'ai le moins d'affinités.
Richard, il n'est pas intégrable socialement dans le groupe.
Il n'empêche qu'il a des côtés charmants.
Mais j'estime aujourd'hui qu'il n'est pas intégrable en regard des autres
membres du groupe. Je ne suis pas triste de quitter Lille parce que je ne me
sentais pas bien dans cette équipe.
Je ne me sentais pas bien dans cette équipe. Moi, pour former une équipe, il
me faut des gens que je sente en confiance.
Et là, la confiance ne règne pas du tout dans cette équipe. Au départ, ils
étaient 16.
Ce soir, il ne reste plus que 14 naufragés volontaires au Panama.
Mais la loi de l'aventure est impitoyable. Au prochain épisode, un
autre aventurier quittera l'une des îles.
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