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[musique de suspense haletante]
[crissement de pneus]
[homme] Identification.
[l'homme siffle]
[vrombissement]
[la musique devient épique]
[la musique s'intensifie, puis s'apaise]
[notes de tension]
[léger soupir]
- [légère musique de tension] - [bips]
[homme 1] Saphir, personne n'a jamais été si près du trésor.
La forteresse est imprenable. Émeraude, gardez votre sang-froid, hein.
[homme 2] Tu parles, mais à l'heure qu'il est, Diop t'échappe toujours.
- Tout est sous contrôle. - [Émeraude] Rubis a raison.
On a assez pris de risques comme ça. Lançons une procédure Varennes.
Non. Ce serait un aveu de faiblesse.
[Rubis] Personne ne veut rester dans l'Histoire
comme ceux qui ont perdu face à un vulgaire voleur.
Il a déjà coûté sa place à Diamant, ça devrait te servir de leçon.
Korvin va déployer ses hommes. D'ici une heure, Diop sera neutralisé.
[Émeraude] T'as 24 heures pour nous en débarrasser.
[crescendo]
[chocs métalliques]
Tout le monde disait que t'allais voler le saphir.
Mais moi, j'y croyais pas.
Donc, pour vérifier moi-même, je suis allé au musée.
[légère musique dramatique]
J'ai cru qu'elle allait te tirer dessus, donc…
j'ai pas réfléchi, je l'ai poussée.
[en écho] Diop, arrête-toi ou je tire ! Arrête-toi, je t'ai dit !
[il gémit]
Pourquoi tu me l'as pas dit tout de suite ?
J'ai essayé de te le dire, papa. T'étais jamais dispo.
C'est pour ça que tu voulais partir à Dakar ? Pour te cacher ?
Ouais, quand j'ai su qu'elle s'était réveillée, j'ai paniqué.
Mais au moment d'embarquer, j'ai fait demi-tour.
Je pouvais pas.
Ils peuvent savoir que c'est lui ?
[Assane] Hé…
J'ai un plan. On va te sortir de là, d'accord ?
[sirènes au loin]
- [sirènes] - [crissement de pneus]
- [la sirène cesse] - [halètent]
[femme] Je comprends pas, j'ai jamais eu de problèmes avec eux.
- Écartez-vous, s'il vous plaît. Police ! - [Guédira] Y a quelqu'un ?
RAS.
[lui] Y a personne.
[il soupire]
Il est chaud. Ils étaient là y a pas longtemps.
Youssef. Regarde.
[musique de suspense douce]
[légère musique de tension]
[chant d'oiseaux]
[brouhaha]
Tu vois quelque chose ?
À 13 h, le balayeur.
Non, c'est pas lui.
[Assane] Ganimard.
Il est là. Assane Diop est là. Envoyez les renforts !
[policière] Reçu, on arrive.
Je t'avais demandé de venir seul.
Elle assure juste mes arrières.
- Depuis quand je suis une menace ? - Toi, je sais pas, mais Raoul…
- Je peux pas te laisser l'arrêter. - Pourquoi tu m'as donné rendez-vous ?
Le trésor des rois de France, je l'ai trouvé.
Ses gardiens sont après moi. Ta boss, Korvin, elle travaille pour eux.
Si Raoul va en prison,
elle va se servir de lui pour nous atteindre. Tu comprends ?
Je te demande de lâcher l'affaire, le temps de mettre Korvin hors-jeu.
- Reste en dehors de mon chemin. - [notes de tension]
Laisse mon fils tranquille.
[sirènes]
[pouffe]
- Super. OK. - [sirènes approchant]
- [vrombissement] - [crissement de pneus]
[Guédira] Pourquoi tu les as appelés ?
- On est flics. - [policier 1] Attention !
[policier 2] Diop, bouge pas. Donne tes mains.
- [la musique devient haletante] - [gémissements]
[policier 1] Je m'étouffe !
- [accalmie] - [policier 2] Sors les clés.
[la musique s'efface]
Donc, là, tu choisis ta caméra…
- et là, tu peux la faire pivoter. - [bip d'erreur]
- [erreur] - [elle pouffe]
- [Ben] Pourquoi ça marche pas ? - [erreur]
- [soupire] - [Claire] Ah ! Alors ?
Guédira lâchera pas. Korvin, encore moins.
- On fait quoi ? - Le trésor. On leur enlève leur pouvoir.
- On désactive tout. - [Adèle soupire]
[Claire] Attends, je… Je comprends pas.
Ton fils est recherché par la police, et toi, tu prends encore plus de risques ?
On n'a pas le choix, Claire. Faut leur voler.
On a besoin de ce trésor. C'est notre seule carte pour sauver Raoul.
Tu sais quoi ? Débrouillez-vous, parce que…
- [musique sombre] - [pas s'éloignant]
[soupire]
Désolé. À cause de moi, c'est le bordel.
Non, mais t'excuse pas. C'est de ma faute aussi.
[Juliette] Moi, ça me va.
On vole le trésor et on disparaît à l'autre bout de la planète.
[Ben] Attendez. J'ai vraiment l'impression que c'est impossible de le voler.
C'est qu'une impression.
- [pouffe] - [la musique cesse]
- [chant d'oiseaux] - [soupire]
Ça fait 20 minutes. Tu foutais quoi ?
Attends, je connais ce sourire.
- Youssef, t'as fait quoi ? - Pète pas les plombs.
Promis ?
Oui, promis.
[Korvin] Comment c'est possible de rater Diop ?
Korvin est sur écoute ? T'es malade !
- T'avais promis. T'as perdu. - [policier] Il a disparu.
[la portière s'ouvre]
Si on te chope, t'es radié. C'est ça que tu veux ?
Écoute-moi. Si on a la preuve que Korvin est ripou, on la neutralise.
Et avec Korvin hors-jeu, je peux convaincre Assane de nous livrer son fils.
Qu'est-ce t'en penses ?
[musique mélancolique]
Le trésor des rois de France.
Ouais, on y est.
Vous voyez ce sigle, sur les parois du coffre ?
- C'est celui de Varennes. - Comme dans la fuite de Louis XVI ?
Exactement. C'est le même esprit. C'est une société de sécurité
spécialisée dans l'exfiltration des fortunes des ultra-riches,
en cas de menace imminente.
Les Gardiens, croyant que leur trésor est en danger,
sortiront le trésor.
Fais-nous rêver. Comment tu comptes leur faire croire ça ?
- [musique de suspense] - On fait monter la Seine.
[Ben pouffe]
Le trésor est constitué pour moitié de tableaux rares.
Pour la conservation,
un système de ventilation fonctionne en permanence.
Ce qui veut dire que le coffre n'est pas étanche.
- En cas d'inondation, l'eau s'infiltre. - Exactement.
- Et je vais avoir besoin de toi, Ben. - OK.
[Raoul] Je peux vous aider.
Non, tu vas devoir rester ici.
Tu m'en crois pas capable ?
Ça n'a rien à voir, Raoul. Les flics te cherchent.
- T'es trop exposé. - OK, c'est bon.
[note de tension]
OK, mais moi, je suis restée bloquée à l'étape "on fait monter la Seine".
[Assane] Oui, regarde.
La Seine s'écoule dans ce sens-là, avec deux barrages pour réguler.
Celui de Chatou, en aval. Ablon-sur-Seine, en amont.
Et comme pour remplir une baignoire, tu ouvres en amont et tu fermes en aval.
Et là, le niveau de la Seine va monter à raison de 2 000 m³ par seconde.
Les sous-sols seront inondés en moins d'une heure.
[Ben] OK, on fait monter la Seine.
Les Gardiens sortiront vite le trésor pour le sauver.
[Assane] C'est le but. Faut les obliger à réagir dans l'urgence.
Et on n'a qu'à taper le trésor sur le trajet.
- Une attaque de la diligence, quoi. - Tu crois pas si bien dire.
Oui, on s'active !
- J'arrive… - Alors, bon sang ?
Bonjour, contrôleur divisionnaire Rousseau, douanes françaises.
- Les douanes ? - Oui.
On nous a signalé un migrant remontant la Seine dans une embarcation.
"Une flottille." Il aurait trouvé refuge chez vous.
- Chez nous ? - Oui. Ici, dans ce bel édifice.
- On a vu aucun migrant. - S'il était là, on l'aurait vu.
"Au clair de la lune, dans la forêt endormie,
"les ombres félines se dessinent comme par magie."
Si vous n'avez rien vu, c'est que vous n'avez pas bien regardé.
C'est regrettable.
En plus, au moins, on l'aurait entendu.
- Oui. - Oh, le migrant sait se faire discret.
Il est malin comme un singe, muet comme une carpe,
se faufile dans les interstices,
trouve des petits espaces menus et dupe les étourdis
que je vois devant moi.
C'est malheureux. Vous n'avez pas fait votre travail.
Mais Rousseau n'est pas une balance. Je vous donne une seconde chance.
Et comment on peut vous aider pour choper ce sans-papiers ?
- Ouais, on va le… - Hmm.
Y a quoi derrière cette porte ?
- La salle des serveurs. - Merci, je sais lire.
- Je suis contrôleur divisionnaire ! - Oui.
Je suis diplômé !
- Pardon. - Mais qu'y a-t-il vraiment derrière ?
[notes espiègles]
- Le migrant ! - [homme 1] Pardon.
Vérifiez s'il y a pas le migrant dans les interstices !
Enfin ! Vérifiez tous les interstices !
- [verrou] - Et enfermés.
- [homme 1] Hé, ho ! La porte ! - [homme 2] M. Rousseau ! C'est fermé !
Ouvrez-nous ! Y a vraiment personne là-dedans !
[Assane] Ben.
J'ai pris le contrôle du barrage. T'en es où ?
[Ben] Une petite minute. [gémit]
[grincement de chaussures]
- [Ben halète] - Ça va ? T'as l'air essoufflé.
[gémit] Le coup du douanier a pas aussi bien marché que prévu.
J'ai dû changer de personnage en cours de route.
- Le marchand de sable ? - [Ben halète]
Bingo.
[Ben halète]
C'est bon. On est fous, on fait monter la Seine.
À trois. Un, deux, trois.
[musique de suspense]
- [fracas métallique] - [alarme]
[l'alarme continue]
[vrombissement]
[le tempo s'accélère]
[alarme]
[notes mystérieuses]
[alarme en continu]
Un double incident technique a touché les deux barrages qui encerclent Paris.
Conséquence : le niveau de la Seine est monté en très peu de temps.
Pour l'instant, seules les parties souterraines de Paris sont touchées.
Les lignes de métro 4 et 8 sont fermées jusqu'à nouvel ordre.
Les touristes ont dû être évacués des catacombes
dont certaines galeries sont immergées.
Les autorités gèrent la crise.
Nous vous tenons au courant de l'avancée des événements.
[bips]
[Émeraude] Saphir, où en sommes-nous ?
[Rubis] Lançons la procédure Varennes avant qu'il ne soit trop tard.
Non, c'est une erreur. Sortir le trésor, c'est ce que veut Diop.
[Émeraude] C'est notre seul recours face à la situation.
[musique de tension]
[soupire] Comme vous voulez.
[soupire]
- [bip] - [déverrouillé]
[notes de suspense]
[bips]
[bips de touches]
- J'ai rentré mon code. - [Rubis] Moi aussi.
- [Émeraude] Moi aussi. - [bip]
- [alarme haletante continue] - [écoulement d'eau]
[le moteur démarre]
- [lui] Vous avez vu ? - [Korvin] La crue de la Seine ?
- Diop, évidemment. - Oui.
On a besoin de vous pour la procédure Varennes.
- Pour sécuriser le trésor ? - Oui. Mais surtout pour éliminer Diop.
Il va intervenir pendant le trajet. Venez tout de suite.
[fin de l'appel]
[Korvin] Je m'absente. Je suis joignable sur le portable.
[musique de suspense sombre]
[déverrouillage]
- [alarme continue] - [vrombissement]
[homme] Identification.
C'est bon, vas-y, ouvre.
- [tremblement] - [musique épique]
[sifflement de camion]
Diop pense mener le jeu. Il se trompe. À nous de lui tendre un piège. Hmm ?
Coffres blindés, cabine verrouillée de l’intérieur.
[rit] La tâche va être un peu plus compliquée pour lui.
Par contre, dès qu'il tentera quelque chose…
Il va s'exposer. Et là, on l'accueille.
- Et adieu Assane Diop. - [la musique s'efface]
[Assane] Ben, où est la moto ? Je la vois pas.
- [Ben] Sous le pont. Elle est rouge. - Sous le pont ?
Oui. Je voulais être discret. Tu la vois pas ?
- Ouais, si, ça y est, je la vois. - Cool.
Tu sais qu'on peut pas garer une moto sous un pont ?
- Tu plaisantes ? - La fourrière est en train de l'emmener.
Merde. Euh… Je te trouve une solution. Je te rappelle.
Non. Laisse tomber, je vais me débrouiller.
[musique espiègle]
J'avais pas le droit. Excusez-moi.
Je le referai plus. Vous pouvez la redescendre ?
Ça, faut voir avec l'agent.
- [sabots approchant] - [ébrouement]
[Assane] Ah, bah, voilà. Bonjour.
Merci.
- [Sofia] Bonjour. - Bonjour.
- [Guédira] Bonjour, Claire. - Raoul. Vous savez où il est ?
Non. Il est pas là.
- Je peux vérifier ? - [la musique cesse]
- C'est pour lui, ça ? - Non.
Vous voulez une vie de cavale pour votre fils ?
- [inspire profondément] - Écoutez-moi, Claire.
On a la preuve que Korvin est corrompue. On peut la faire tomber.
- [Charmerace] Aidez-nous. - [Korvin] Pour le trésor ?
[Charmerace] Pour éliminer Diop.
Sans Korvin, votre fils risque rien. Il aura même plus besoin de se cacher.
Et on fera tout pour réduire sa peine. Faites-moi confiance.
Il est pas là.
- [Guédira] OK. - On y va ?
- [lui] Ouais. - [musique de tension]
Je vous laisse mon numéro personnel. Si vous changez d'avis.
Merci.
- [soupire] - [la musique s'efface]
- Me fais pas la gueule. - [Raoul] Je fais pas la gueule.
T'as envie d'aider, mais comprends Assane. Il veut juste te protéger.
J'ai besoin qu'on me protège ? J'ai pas 12 ans.
Trois semaines qu'il sait que t'existes, et tu fais déjà des trucs importants.
Vu comment j'ai débarqué, il a pas eu le choix.
- Mais même pas, c'est juste… - Attends ! J'écoute.
[notes sombres]
OK, j'envoie le drone.
On reste en contact durant tout le trajet. Merci.
Mes hommes sont en place.
Bien, on lance le convoi ! Et Korvin…
Je compte sur vous.
Dans le camion, je veux être aux premières loges.
Il nous aura pas une seconde fois. Diop est à moi.
Hmm.
[soupire]
[siffle]
[le moteur démarre]
[musique de suspense]
- [vrombissement] - [la musique s'intensifie]
- [la musique s'apaise] - [claquement]
[il soupire]
[Charmerace soupire]
[la musique s'efface]
[vrombissement]
[chanson pop-rock : "L'aventure, c'est l'aventure" de Johnny Hallyday]
[Korvin] C'est quoi, ça, encore ?
[Charmerace] Non ! Diop !
[Korvin] Pourquoi il est à cheval ?
[crissement de freins]
♪ L'aventure, c'est l'aventure ♪
♪ L'aventure, c'est l'aventure ♪
♪ Elle est là, qui vous attend un soir ♪
[ébrouement]
♪ Pas de pitié ♪
- Bon, on fait quoi, là ? - On l'écrase.
♪ … et oublier ♪
- [hennissement] - ♪ L'aventure, c'est l'aventure ♪
Toutes les motos, suivez-le ! Je gère le camion.
[policier 1] Les motards, on poursuit Diop !
[sirènes]
♪ L'aventure, c'est l'aventure ♪
♪ C'est mon soleil de minuit ♪
[policier 2] Suspect à cheval, suivons-le !
- ♪ Magnifique ♪ - ♪ C'est l'aventure ♪
- ♪ Fantastique ♪ - ♪ C'est l'aventure ♪
- ♪ Érotique ♪ - ♪ C'est l'aventure ♪
- ♪ Politique ♪ - ♪ C'est l'aventure ♪
- ♪ L'aventure ♪ - ♪ C'est l'aventure ♪
♪ Elle est là ♪
♪ Elle va au-delà du bien, du mal ♪
♪ Je connais sa loi sans lendemain ♪
♪ Ça m'est égal, demain est loin ♪
[femme] Ça va pas ?
- [policier] Dégagez ! Police ! - [femme] Vous faites quoi, là ?
[sirènes]
[hennissement]
[policier] Doucement !
[sirènes]
- ♪ L'aventure… ♪ - Merci.
♪ … c'est l'aventure ♪
♪ Elle est pareille à l'amour ♪
♪ Elle est en moi pour toujours ♪
♪ Elle est là ♪
♪ Elle est là ♪
♪ Elle est là ♪
♪ Quand tu… ♪
[vrombissement de motos]
[policier 1] Suspect cerné rue Soufflot.
[policier 2] Diop, rends-toi, t'es cerné !
Préparez-vous à intervenir, vite.
[propos indistincts à la radio]
- [coup de sirène] - [agent] Diop, rends-toi !
- Il est cuit. - [note de tension]
- [note grave à la guitare] - [hennissement]
[policier 1] Arrêtez-le !
[policier 2] Arrêtez-vous !
[propos indistincts]
- [la musique s'intensifie] - [note de suspense]
- [musique héroïque] - [acclamations]
[la musique s'apaise]
[halète]
- [coups étouffés] - [cris étouffés]
[le chien grogne, aboie]
[une femme gémit]
[halète]
[vrombissement]
[sonnerie et vibreur]
- Oui ? - Diop est encore une fois dans la nature.
Rassurez-vous, le trésor est sécurisé.
Diop est loin, il pourra pas nous rattraper.
- [la porte s'ouvre] - C'est pas le…
[la porte claque]
Qu'est-ce… ? On est en train… de se parler.
C'est pas moi dans le camion !
[notes légères]
- [spray] - [il gémit]
- [musique enjouée] - [lui] Oh, non, non, non…
[Juliette] Ils déclenchent l'opération Varennes.
Le convoi sera forcément ultra-sécurisé. T'as prévu quoi ?
J'ai prévu ça.
- [Ben] Ouah ! - [Adèle rit]
[expire]
[soupire]
[Assane] L'explosion des perceptions.
Je les surprends, je les attire, et toi, Juliette…
tu t'empares du camion.
[crescendo]
[Assane] Tu chopes Korvin à la sortie du commissariat…
[bips]
… et tu lui fais le coup du marchand de sable.
[Juliette toussote] Besoin d'aide ?
- [spray] - Une fois Korvin neutralisée,
tu prends son identité pour pénétrer dans la forteresse,
et tromper la vigilance de Charmerace.
[Charmerace] Diop pense mener le jeu. Dès qu'il tentera quelque chose…
- Il va s'exposer. Et là, on l'accueille. - Et adieu Assane Diop.
[musique malicieuse]
Adèle, toi, tu suis le camion dès qu'il quitte la forteresse.
[Juliette] Adèle, c'est bon. Le convoi va partir.
On reste en contact durant tout le trajet.
OK, j'envoie le drone.
- [la musique malicieuse continue] - [lui] On a encore le GPS.
Envoyez tous vos hommes à ses trousses. Maintenant !
Juliette prend le contrôle du camion, et le drone le fait disparaître.
[vrombissement du drone]
Et hop, on éteint tout.
AUCUN SIGNAL
Non !
[grésillement]
- On va le retrouver. Donnez-moi 24 h. - [Émeraude] C'est fini, Saphir.
- On reprend les choses en main. - Non, non.
Une dernière chance, je vous en prie.
Tu n'as aucun moyen de le retrouver. Adieu, Saphir.
- [fin de l'appel] - [soupire]
[halète]
[musique sombre]
[elle soupire]
- On peut filer au point de rendez-vous. - Je te suis.
- [homme] Chopez-les ! - Hé ! La touche pas !
- [Raoul] Lâche-moi ! Adèle ! - [lui] Bouge pas !
- [Raoul] Adèle ! - [Adèle] Lâche-moi !
[la musique s'efface]
[grincement des freins]
[le moteur s'arrête]
[Claire] Y a quelqu'un ?
[musique de suspense]
[moto approchant]
[Claire] Hé ! [rit] Sympa, ta tenue.
- [Ben] Je suis très costume, tu sais. - [glousse] Il te va très bien, celui-là.
Ah oui, ça te plaît ? Je peux le garder, si tu veux.
- Je vais y réfléchir. - Ça va ?
- [klaxon de camion] - [Claire] Ouah !
[notes mystérieuses]
[sifflement de camion]
[gémit d'effort]
[Claire] Mais c'est quoi, ce camion ?
- C'est toi qui conduis ça ? - [Juliette] Oui ! Ça t'épate, hein ?
- Je suis très impressionnée. Bien joué. - [rires]
- T'as tellement géré ! - Mission Varennes…
- Bravo. - … terminée !
[Ben soupire]
- [hennissement] - [cheval approchant]
[la musique s'efface]
- [ébrouement] - [petits rires du groupe]
[Claire] Et toi, pourquoi tu viens sur un canasson ?
- [Assane] Demande à Ben. - [Ben] T'es le meilleur.
[rires]
- [Assane] Et les enfants ? - Ils devraient être là. Ils étaient près.
Tu crois que Belkacem et Guédira les auraient chopés ?
- [Assane] Non. Ouais. - [Juliette] Ils vont arriver.
- [vibreur] - [Assane] Ah.
- C'est Adèle. - [Claire] Ah.
[rire machiavélique]
Diop, Juliette, la petite Claire, et Férel, l'éternel bras droit.
Alors, mais toute la petite famille est réunie !
Tu vois, Assane, je t'avais dit que c'était pas terminé.
Tu touches à Adèle, je te tue de mes mains !
Dis donc ! Non, Juliette,
c'est pas comme ça qu'on parle à son papa.
- Qu'est-ce que tu veux ? - [soupire] Toujours aussi pressé, Assane.
Tu profites pas de l'instant présent. C'est malheureux.
Bon, bah, alors, passons aux instructions.
Si tu veux revoir tes enfants vivants, tu vas devoir m'apporter le trésor.
[musique de tension]
Où ça ?
Tu me retrouveras à l'endroit où Arsène Ier a pris son premier envol.
OK.
Et puis, évidemment, tu préviens pas la police.
Tu viens seul, sans arme, sinon… Hein, tu connais la chanson.
- [petit rire] - [fin de l'appel]
[Assane soupire]
[Claire] Comment il a fait ?
Tu… T'es pas censé l'avoir envoyé en Malaisie, toi ?
[Juliette] Où est-ce qu'Arsène Ier a pris son premier envol ?
[Assane] Pas loin d'ici.
- [Claire] Assane ! - [Ben] Tu fais quoi ?
- [Assane] J'y vais seul. - [Claire] Non, c'est hors de question !
Attends, t'as besoin de nous, Assane.
- [claquement] - [le moteur démarre]
- [Ben] Assane… Arrête ! - [Claire] Hé, oh ! Mais t'es malade !
- Assane ! - [vrombissement]
[Claire] C'est bon, allez.
- Merde ! Il m'a piqué les clés ! - [Ben] Putain…
- Les clés du scoot aussi. - [Claire] Allez, là…
- [Ben soupire] - [Juliette] Oh, putain…
[vrombissement]
"Arsène Ier prend son envol", c'est une référence à Maurice Leblanc ?
[Ben] Oui, mais je l'ai pas.
[Juliette] C'est dans un des bouquins, mais lequel ?
[musique mystérieuse lente]
- [Claire] Attendez. - [Ben] Quoi ?
Tu penses à un truc ?
[Claire] Y a un autre spécialiste de Lupin.
Guédira ? T'es sûre de vouloir faire ça ?
[Claire] T'as une meilleure idée ?
- [il soupire] - [tonalité d'appel]
[vrombissement de moteur]
[Claire] Ah, le voilà.
- [crissement de pneus] - [Guédira] Montez.
[musique de suspense]
[vrombissement]
[Guédira] C'est dans Les Dents du tigre.
Dans "Arsène Ier", Lupin réquisitionne un avion
pour sauver une femme kidnappée.
- C'est ça, c'est sûr. - [Claire] Et l'avion décolle d'où ?
[lui] Du parc de Saint-Cloud.
[la musique s'intensifie]
- [la musique s'apaise] - [le moteur s'arrête]
[Assane] D'abord, mes enfants.
[musique de tension]
[crescendo inquiétant]
- [accalmie] - [notes dramatiques]
[halète]
[Assane] Mes enfants ou je repars.
Fais baisser ce flingue.
[la musique de tension continue]
[Pellegrini] Va rejoindre ton papa, ma belle.
Allez, va, va.
[Pellegrini ricane]
[le moteur du camion démarre]
[Pellegrini] Stop !
- Tourne-toi, ma belle, tourne-toi. - [musique inquiétante]
- [respiration saccadée] - [note grave]
Si tu t'avances, je la pulvérise.
Adèle, je vais te sortir de là, promis.
- [gémit doucement] - Raoul est pas avec toi ?
Où est Raoul ?
- Pas très loin. - Hubert, t'as gagné.
T'as le trésor. Que veux-tu de plus ?
Moi ? Rien de plus. J'ai jamais été aussi comblé. [ricane]
[portières]
[la musique s'intensifie]
Salut, papa.
Raoul ?
Qu'est-ce qui se passe ?
[pouffe]
Tu vois, c'est ça, ton problème.
Même juste devant tes yeux, tu refuses de voir.
- Voir quoi ? - Je sais pas. À ton avis ?
Que j'ai changé, peut-être.
Non ?
- Raoul, qu'est-ce que tu racontes ? - Si je te dis que t'as perdu,
que je viens de te voler le trésor des rois de France ?
[pouffe]
Il te fait dire ça ?
Pff.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ? - [ricane]
T'es ridicule, tu comprends rien. Il est pas venu me voir.
- Je suis allé le chercher. - [crescendo]
[brouhaha au loin]
- [Pellegrini] Dégage. - [sifflement au loin]
Alors, Assane, tu t'es enfin décidé à me tendre la main ?
[Raoul] C'est pas Assane.
- C'est Raoul. - Raoul…
- Que me vaut cet honneur ? - Je veux une info.
Je t'écoute.
Mon père,
il fait quoi avec votre fille ? Et la petite avec eux, c'est qui ?
Oh, mais c'est pas une petite info que tu me demandes, là.
Tu sais ce qui m'a le plus tué dans cette histoire ?
C'est pas que tu m'aies menti pour le Sénégal.
Ni que tu m'aies dit que tu raccrochais alors que tu préparais un coup énorme.
[musique de tension]
Ce qui m'a vraiment buté, c'est que je t'avais jamais vu aussi heureux.
[rires]
[Raoul] Pas avec maman et moi, en tout cas.
Ton père a une deuxième famille. Et la "gamine"… c'est ta sœur.
- [percussions de suspense] - [rires étouffés]
- C'est quoi, ces conneries ? - [Pellegrini ricane]
Cette info était gratuite.
Pour toutes les autres, tu m'apportes 10 000 euros en main propre.
[Raoul] J'ai eu besoin de comprendre. Donc, je suis parti. Sans réfléchir.
Je savais pas ce que je cherchais.
[annonce de vol]
Je préférais pas le savoir, je sais pas.
- [hôtesse] Bonjour. - Bonjour.
Merci. Bon voyage.
[la musique s'intensifie]
[réacteurs]
[la musique devient inquiétante]
- [Raoul] Et puis finalement… - [la musique s'apaise]
… il était beaucoup plus sympa que prévu, Hubert.
Il m'a tout raconté. Il te connaît bien.
Juliette, Adèle, le trésor, les Gardiens, son exclusion.
- [la musique s'efface] - [Pellegrini] Alors ?
- Ça valait le voyage ? - [musique mélancolique]
Je sais pas.
Ça, je m'en tape. C'est plus important.
Si tu savais comme ça m'a fait du bien
d'avoir enfin quelqu'un qui me dit la vérité.
Sans détour. Sans filtre.
Ce que t'as jamais été capable de faire.
[Pellegrini] Assane, j'ai beaucoup d'affection pour ton fils.
Hmm. Grâce à lui, nous sommes quittes.
Une nouvelle génération est en train de prendre le relais, on dirait. Hein ?
[ricane] Tiens.
[la musique mélancolique continue]
Je t'attends dans l'hélico.
[Pellegrini] Hmm.
[claquement de canne s'éloignant]
- Qu'est-ce que t'as fait, Raoul ? - Quoi ?
Tu devrais être content, je prends mon envol.
Faut croire que j'avais ça dans le sang.
Je suis désolé, mon fils.
J'aurais dû mieux m'occuper de toi. C'est vrai.
- C'est pas trop tard. - Bien sûr que c'est trop tard.
T'inquiète. Je me suis jamais senti autant à ma place.
Non. C'est pas toi, ça.
T'as dit quoi, là ?
- C'est pas toi… - Tu me connais pas, toi !
Tu sais pas qui je suis. T'as pas le droit de dire ça.
[musique dramatique]
[Assane soupire]
OK.
D'accord, Raoul.
Demande-moi ce que tu veux, je le ferai.
- Le roi des promesses en l'air. - Vas-y, teste-moi.
- Tu me connais pas non plus. - [rit jaune]
OK, je vais te laisser une dernière chance.
Tu dois faire un choix.
- OK. - Simple.
Tu vois ces boutons ?
- Si j'appuie sur le rouge… - Non !
- Oups. - [gémit]
[bips de compte à rebours]
- [Adèle gémit] - Raoul, qu'est-ce que t'as fait ?
Allez, choisis, maintenant. Ton fils ou ta fille.
Tu crève ici avec elle ou tu montes avec moi dans l'hélico.
Ensemble, on sera la meilleure version de Lupin.
Pellegrini, on le balancera. Rien à foutre de lui.
- C'est toi qui comptes. - Raoul, tu t'entends ?
C'est de la folie.
T'as toujours eu du mal, hein ? À faire un choix.
Maman ou Juliette, moi ou Adèle…
Assane ou Lupin.
Ce que tu me demandes, c'est impossible. Je vous aime tous les deux.
Qu'est-ce tu veux que je fasse ? J'ai fait plein d'erreurs.
Tu les connais toutes. T'as tous mes secrets, toute ma vie !
On peut réparer ensemble. Mais arrête ça, Raoul.
Je t'en supplie.
- C'est pas ça que je t'ai demandé. - [compte à rebours]
- [Adèle gémit] - Non ! Je suis là, Adèle ! Je suis là !
[le bip accélère, puis cesse]
- [la musique s'efface] - [Raoul] Si tu me connaissais vraiment,
bah, t'aurais su que j'étais incapable de faire ça.
Mais c'est bien.
T'as fait un choix, au moins.
Adieu, Assane.
- [Adèle pleure] - [musique dramatique]
[sirènes approchant]
[crissement]
[Sofia] Raoul Diop, arrête-toi !
- [Guédira] Raoul, fais pas le con ! - Deuxième fois ! Arrête-toi ou je tire !
[la musique s'intensifie]
[tir en écho]
[Guédira et Claire] Non !
[l'hélicoptère démarre]
[Pellegrini] Allez, on dégage.
- [musique mélancolique] - [Claire] Assane !
- [Juliette] Assane ! - [pleurs au loin]
[propos indistincts]
[propos inaudibles]
- [cris indistincts] - [vrombissement de l'hélicoptère]
[cris indistincts]
[cris indistincts]
[la musique s'efface]
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