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- [détonation] - [bris de verre]
[musique mélancolique]
Juliette ! Jul…
[Adèle pleure, crie]
Adèle. Adèle. C'est fini.
[elle sanglote]
- Les pierres sont encore à l'intérieur ! - Adèle. Adèle !
On reviendra pour les pierres. Mais là, faut qu'on parte.
- On peut pas rester là. OK ? - [sirènes]
T'es avec moi ? Viens, on y va. Maintenant !
- [sirènes approchant] - [musique d'action]
[ils halètent]
- [grincement en écho] - [crépitement]
[respiration en écho]
[elle halète]
- [sirènes] - [Assane] Par les toits, viens !
[crissement]
[chocs métalliques]
- [musique de tension] - [aboiement]
[Esteban] Tu t'en sors ?
- Oh ! Raoul, tu t'en sors ? - [Raoul] Deux secondes, gros.
[aboiement]
[homme] Eh, gros, faut qu'on annule.
- Ça prend trop de temps. - [Esteban] Je sais.
[Esteban] Frère, t'as deux minutes. Sinon, on se casse.
- [Raoul] T'inquiète. - [Esteban] T'es en galère, frérot.
[Esteban tchipe]
[Raoul] Quand j'étais petit, à Noël, mon père m'a offert deux trucs.
Une boîte de magie, et mes crochets, là. Fais-moi confiance.
[Esteban] J'aimerais bien rencontrer ton daron.
[Raoul pouffe] Moi aussi.
[sirènes au loin]
- [déclic] - [Raoul gémit] C'est bon.
[Esteban] Bravo, mon reuf.
[la musique de tension continue]
[Raoul] Ouah… Ouais, c'est sérieux.
- [les portières claquent] - [les moteurs démarrent]
[vrombissement]
[rap : "On Vit On Meurt" d'AXS Music]
♪ Pourtant la vie, c'est sale La vie, ça traumatise ♪
♪ Laisse-moi encore une chance P'têtre que j'en aurais plus ♪
♪ Laisse-moi encore du temps P't'être que j'en aurai plus ♪
[cris de joie]
- [sirènes au loin] - [musique de tension]
[vibreur]
- [Adèle] Hé… - [vibreur]
C'est eux.
[musique sombre]
Qui que tu sois, tu vas payer pour ce que t'as fait à Juliette.
[homme] Diop, si tu cherches un responsable pour Juliette,
c'est Adèle.
Elle devrait pas chasser ce qui n'est pas à elle.
Alors, sa petite chasse au trésor s'arrête ici,
- ou elle sera la prochaine à mourir. - [fin de l'appel]
[Adèle] On peut pas les laisser gagner. Pas après ce qu'ils ont fait à Juliette.
[lui] Elle aurait pas voulu te mettre en danger.
[musique de suspense]
Là, ils sont allés trop loin. La police va s'en occuper.
N'importe quoi ! Les Gardiens corrompent avec leur fric
T'as pas vu que les flics étaient arrivés vite ?
Tu trouves pas ça chelou ? Faut frapper là où ça fait mal.
- Ça suffira pas de leur voler le trésor. - Si. Et Juliette le croyait, elle aussi.
- Si on leur vole le trésor… - On leur prend leur pouvoir, OK.
Mais ils savent qui tu es. Et ce que tu cherches.
Ça va être compliqué.
[musique de tension]
On vient de se retrouver après 25 ans.
Je peux pas te perdre maintenant.
Je m'en prendrai à eux, avec ou sans toi.
- C'est dangereux, Adèle. - Avec ou sans toi.
Il y a que nous qui pouvons y faire quelque chose.
[la musique s'efface]
[sirènes au loin]
OK.
[musique douce]
On va le faire.
Mais on va le faire à ma manière.
Tu fais ce que je te dis.
Si je te demande de rester près de moi, tu restes près de moi.
- OK ? - OK.
Et t'as raison. Juliette mérite qu'on la venge.
[musique mystérieuse]
[Claire] Il est pas rentré de la nuit. Qu'est-ce qu'il trafique en ce moment ?
Si tu le vois, tu lui dis de m'appeler ?
- Je sais, il est grand. - À 20 ans, on dit même "adulte".
Non, il est pas adulte. Nous, on est adultes.
- Lui… - Oh, ça va…
Il est pas rentré de la nuit.
C'est de son âge.
[soupire] Je sais pas, je m'inquiète.
Il fait que des conneries. Je vais appeler Assane.
Pourquoi Assane ?
Il résout les problèmes, Assane ? Il est là quand ça va pas ?
Bah, c'est juste son père.
Excuse-moi, je suis fatigué.
Non, mais ce que je pense, c'est que Raoul a juste besoin d'un cadre, tu vois ?
De stabilité. Avec Assane, c'est pas ça.
[elle] Hmm.
Je peux le prendre à la boutique.
Hmm.
On en parle ce soir ?
- À toute. - À toute.
- [Ben] Bon courage. - Merci !
[la porte s'ouvre]
[la porte se ferme]
[musique douce]
C'est là où tu prépares tous tes coups…
[ricane]
[rit]
C'est des vieux machins.
[pouffe] Ces vieux machins, ils ont ouvert pas mal de portes.
Pas mal, celui-là.
- Il faut le voir porté. - Ouais…
[ils rient]
[la musique douce continue]
[soupire]
[elle inspire]
[soupire]
Juliette m'a jamais parlé d'ici.
Parce qu'elle est jamais venue.
C'était quoi, votre relation ?
C'était compliqué.
[elle] Hmm.
Les Gardiens ne viendront pas nous chercher ici.
On est très peu à connaître cet endroit.
Y a qui d'autre ? Y a Benjamin.
Ton ex. Et ?
Et Raoul.
[crissement des pneus]
[vrombissement]
[rap : "capitaine flamme" de Benjamin Epps]
♪ Ma bite et mon couteau Ma zik fait le grisbi ♪
♪ Avant le renoi se sapait chez Bizzbee… ♪
- [Raoul] Ouah, lourd… - Eh ouais.
[Raoul] Hmm.
- Je t'appelle. - Vas-y, gros.
♪ Fuck, ils ont cancel Gucci, Leur boycott a duré deux semaines ♪
[musique feutrée]
[klaxon]
On va s'blinder, mon frérot.
[Esteban] Allez.
- [vrombissement] - [crissement des pneus]
[le portail grince et se ferme]
[tchipe]
Eh, je sais pas où t'es ni ce que tu fous,
donc t'inquiète pas pour moi. Ciao.
[bip]
Faut voir le bon côté.
S'il te fait des reproches, il est pas en danger.
Je te remercie.
Je suis bien rassuré, là.
Bon, allez. Allons récupérer les pierres chez Juliette et chercher ce trésor.
[soupire] Les pierres toutes seules, elles suffisent pas.
- C'est-à-dire ? - Regarde.
[musique espiègle]
Ah oui, la fameuse couronne.
Pour l'utiliser, il faut les 4 pierres des 4 familles.
Et après, elle fonctionne comme une carte au trésor.
On clipse les pierres dessus, on la dépose à la Chapelle expiatoire…
Ouais. Près de l'ancien tombeau de Louis XVI, évidemment.
Et… Tadam ! [rit]
[pouffe] C'est quoi, ce "tadam" ?
Tu connais pas la suite ?
Non.
C'est Juliette qui connaissait la légende.
[la musique s'efface]
Bon, y a qu'un moyen de le savoir. Elle est où, la couronne ?
C'est un autre "tadam" ? Tu sais pas non plus ?
Elle était dans une des familles, mais a été volée pendant la Révolution.
Pour réapparaître ?
Dans une vente aux enchères à Drouot, début XXe.
- Un des Gardiens a dû la racheter. - Impossible de savoir.
La vente est introuvable, elle a 100 ans, et elle est dans aucun des serveurs.
- [musique espiègle] - [pouffe]
Votre génération est marrante.
Si c'est pas numérique, pour vous, ça n'existe pas ?
Ça fait 200 ans que Drouot compile tout.
Ventes, expertises, sur un registre…
papier. [rit]
T'as forcément le nom de l'acheteur.
- C'est quoi, ton plan ? - C'est quoi, ta taille ?
Ah, non. J'me déguise pas. J'aime pas ça.
Tu peux pas ne pas aimer ça, t'as 50 % de mes gènes.
- J'ai eu du bol à la loterie génétique ? - Non, justement. On y va.
[la musique s'efface]
[commissaire-priseur] Nous allons débuter la vente par le lot n° 54
intitulé "Garde champêtre".
Mise en vente à 60 000 €.
- [femme] Bonjour. - [fracas]
[commissaire-priseur] 65 000 € pour monsieur. 80.
[accent étranger] Incroyable. Appelez un responsable.
- Un problème, monsieur ? - Ça.
[claque sa langue]
- Monsieur ? - Vous êtes responsable, madame ?
- Oui. - Oui ? Regardez-moi ça.
[musique espiègle]
"Régardez" ! Y a rien qui vous "pertibe" ? Rien qui vous choque ?
C'est cassé ! Voyez-vous, non ? C'est cassé.
C'est un scandale ! Une maison sérieuse comme ça ?
Les grands bâtiments, les moulures, pour arnaquer les gens ?
[rire gêné] Monsieur, je ne comprends pas.
J'ai acheté cela, ici même !
Pour un prix vraiment déraisonnable. Que je vais taire ici par "pideur",
car vous voyez, les gens de mon rang, on laisse tomber la vantardise.
On "né" dévoile pas son pouvoir d'achat.
Même s'il est grand, "lé" gentleman sait se contenir.
Quand même. Doucement.
Mais… Mais…
[pas]
- 300 000 euros ! Voilà… - [clameurs]
300 000 euros, pour monsieur.
[Assane] 300 000 euros dépensés ici, c'est cassé.
- Qu'est-ce que vous dites "dé" cela ? - [coup de canne]
- C'est fort perturbant. - Beh oui.
Mais cette pièce n'a jamais été mise en vente ici.
Donc, je mens !
- Monsieur, je n'ai jamais dit ça. - [Assane] Donc, je suis un "fabilatère".
- Monsieur… - Est-ce… C'est une maison sérieuse ?
- Évidemment. Oui. - Sérieuse ?
Donc, allons voir dans vos archives
pour voir qui est le fabulateur. Les fouines écoutent,
et peuvent me poser des questions sur ma statuette, voire sur…
la spoliation de l'art de nos ancêtres. Ah oui ! Je l'ai dit tout fort.
Comme ça, tout le monde entend ce qui se passe réellement ici.
- Je vous en prie. - Je vous en prie, moi-même.
J'ai entendu "spoliation" ? Je me permets d'intervenir.
Ernestine Labulle, étudiante en histoire de l'art,
membre du collectif Rendre à l'Afrique ce qui appartient à l'Afrique,
spécialisé en la restitution des œuvres d'art.
- J'ai cru entendre "spoliation"… - Non. Je disais à monsieur…
Que nous allons aux archives. Fissa, fissa…
- [responsable] Exactement. Fissa, fissa. - … rapido.
- [ensemble] Rapido. - [elle] Suivez-moi.
[musique de suspense]
- [ensemble] Allons-y. - [Assane] Je, je… Allons-y.
- [bip d'accès] - [déclic]
[elle] Quelle date, cette vente ?
Euh… 2021.
- [elle] Deux mille vingt… - Vingt-trois !
[elle] 2023.
Euh, 2023…
[grincement]
- [la porte claque] - [musique de tension]
[responsable] 17, 13, 14, 15…
Ça, non…
[Assane] Oui, oui, voilà. C'est là.
Non, non, pardon. Euh… 21. 2021, excusez-moi.
- 21, 21, 21. - 2021.
Quelle année. Quelle soirée. [pouffe] Victoire du Sénégal à la CAN,
Coupe d'Afrique des Nations. Oh ! Quelle victoire.
Abdou Diallo, quel but. Abdou Diallo… [rit]
Euh… sur l'aile droite.
Bien en hauteur, ce tir. Quelle exécution, un peu plus en avant, comme ça, il…
il s'avançait, comme ça, vers la surface, et puis…
"Lé" petit drible, à droite. Non, hop, comme ça…
Un peu, un petit peu sur la gauche.
Il s'avance vraiment dans la surface avant de tirer très fort,
un peu vers le bas.
But ! Voilà, juste là. Abdou Diallo, quel homme.
On s'en rappellera, c'était "sipère". Quelle exécution, magnifique.
Et quel mois ?
Euh… février.
Février.
Février.
Il me semble que c'était février, ou alors…
Ah !
L'automne.
Septembre, peut-être.
Septembre.
[Assane] Septembre, sûrement septembre… ou fin de l'été…
Fin de l'été. Essayez septembre.
- [elle] Très bien. - Voilà. C'est ça, hein ?
[clic photo]
Non ?
Ah ! Mais ça me revient !
En fait, "cé" n'était pas "Une fois, deux fois, trois fois".
Ça sonnait comme "Going once, going twice…
"Sold". Mais…
Christie's !
C'était chez Christie's !
- Christie's ! - Ah, je suis désolé, madame.
Désolé pour le désagrément.
J'ai été victime de la perfidie anglo-saxonne, oh !
Vous faites un travail formidable, madame. Je suis vraiment désolé.
Vive la France ! Je vais régler ça de ce pas.
Oh, oh ! La guerre de Cent Ans va recommencer !
[claquement en écho]
[notes espiègles]
- [Adèle soupire] - [la musique cesse]
- Alors, fais voir ? - Regarde.
L'acheteur de la couronne, c'est une fondation.
Mais y a pas de nom, pas d'adresse.
- Les Gardiens. - Sauf que du coup, c'est une impasse.
Attends.
On a, du coup, l'adresse du lot livré.
[elle] Les pattes de mouche, là ? Ça dit quoi ?
Ça dit : "Hôtel des Invalides, salle de la Maison du Roi."
- [notes espiègles] - "Tadam" !
Bien joué quand même.
[elle pouffe]
[crescendo]
[Assane] Benjamin !
- Benjamin ! - Que veux-tu que je te dise ?
Fais pas ça !
On n'a plus de piste. Pourquoi je resterais ?
[ado] Salut, les garçons.
- [Assane] Salut. - J'ai pensé à votre chasse au trésor.
- [Ben] Ah ouais ? Super. - [Juliette] Ouais.
Vous savez, Charmerace m'aime bien.
Je suis passée le voir, et j'ai vu la collection de son père.
[musique douce et espiègle]
J'ai trouvé un truc qui mène à votre trésor.
[Ben] Je vais rater mon train.
[Ben soupire]
- C'est bidon, je suis sûr. - Y a les travaux de soubassement
par l'atelier d'Ange de Sartine, élève de Vauban,
maître constructeur de Louis XVI.
- Une commande secrète. - Pour construire des souterrains ?
- [Assane] La cachette du trésor ? - Ouais.
- Ça dit où le trouver ? - À Paris.
Il est à vous à une condition. Je fais partie de l'aventure.
[Ben soupire]
- Benjamin. [soupire] - [son de cloche]
- On remonte tous à Paris avec toi. - [Ben pouffe]
[crescendo]
[la musique s'efface]
[soupire]
[gémit]
[Korvin] On les attend aux Invalides.
[musique de tension]
Kapoor et Diop, ce sera bientôt plus un problème.
Si je dois les abattre moi-même, je le ferai.
Ils nous ont laissé un faux diamant.
S'ils ont le vrai, ils vont forcément venir chercher la couronne.
- [homme] Diop sait où elle est. - Oui, monsieur.
- Je serai sur place avec mes hommes. - J'espère bien.
- La couronne sera bien gardée. - [claquement]
- Vous savez… - Quittez pas.
[musique sombre]
[claquement]
- [cliquetis de stores] - [Korvin] C'est rien.
Vous n'entendrez plus parler ni du père ni de la fille.
Une balle perdue est très vite arrivée.
- Vous inquiétez pas. - [crescendo]
[Assane] En la mettant aux Invalides, les Gardiens savaient ce qu'ils faisaient.
- Y a des militaires partout, là-bas. - Ils l'ont cachée là. [soupire]
La Maison du Roi.
Dans une vitrine scellée protégée par une alarme
impossible à craquer. Attends, mais on fait comment ?
On débarque aux Invalides incognito, on descelle les vitrines discrètement,
et on repart avec la couronne sans alerter personne ?
- C'est impossible. - [rit] Impossible n'est pas Lupin.
Et encore moins Diop.
Pourquoi le faire discrètement ? Faisons-le avec panache.
[explosion]
[musique de suspense]
[Korvin] Agents : à vos postes. Soyez vigilants.
Il va forcément se dissimuler dans la foule.
[la musique s'intensifie]
C'est Diop. Agrandissez la caméra 3.
[la musique s'apaise]
Qu'est-ce qu'il fout dans cette tenue ? Je rêve, il se cache même pas.
À toutes les unités : il est déguisé en Napoléon !
[musique de tension]
Je pense plutôt que c'est le général Dumas.
Par rapport au costume, vous voyez, c'est…
Alors…
[Korvin] Gardez-le en visuel, mais n'intervenez pas.
Je veux le prendre la main dans le sac.
Ici le sergent Plumecoq, vous me recevez ?
- [Korvin] Oui. - Je chouffe.
- Suivez-le. - [larsen]
- Il se passe quoi ? - Euh… Je sais pas.
[brouhaha]
J'ai perdu la cible de vue.
- [homme] Repasse sur le canal 2. - [Korvin] Y a plus d'écran.
- [grésillement] - OK, c'est bon.
[elle] Il est où ?
- [musique de suspense] - [tapotement de clavier]
Il est là, caméra 5 ! Faites un zoom.
- Chopez-le dans la salle des couronnes. - [policier 1] Bien reçu.
[la musique s'apaise]
[musique d'action]
[Korvin] Quoi ? Mais y en a deux ?
Euh… Commissaire, y en a un autre, juste là.
[policière 1] Un autre vient de passer.
Et y en a un autre là, aussi.
[femme] Ouah, le costume, trop bien.
[policier 2] Il va au premier étage.
- [Korvin] Combien y en a ? - Je comprends pas, d'autres descendent.
C'est quoi, ce bordel ?
- [policier 3] Y en a partout ! - [propos indistincts]
[policière 2] J'en ai compté 15.
[Korvin] Diop utilise des sosies pour faire diversion.
Trouvez le bon et le lâchez pas !
OK, OK, bien reçu, je le suis.
- Georges, du mouvement de votre côté ? - RAS, cheffe.
[Korvin] Il est en train de nous enfumer.
Vérifiez les identités.
On arrête de jouer.
[policier 4] Bouge plus !
[policier 2] Je le vois au premier étage.
[policier 3] Dans la cour.
[propos indistincts]
- [policière 3] Dans la salle du tombeau. - [Korvin] Retrouvez-moi le bon !
- [policier 5] Arrêtez. - Oui ?
[la musique s'intensifie]
[policier 6] Je l'ai ! C'est lui !
Commissaire, on l'a cerné.
- [tirs] - [cris]
[clameurs]
[policière 4] Détonation au niveau du tombeau !
Mais c'est pas possible.
- [tir] - [cris]
- [cris de panique] - [tir]
Qu'est-ce qui se passe ?
- [policier 6] Des tirs de canons ! - [alarme en continu]
Faites évacuer les lieux.
- [policier 7] Tout va bien. - [musique haletante]
- [tirs] - [cris]
- [hurlements] - [alarme en continu]
Georges, restez dans la salle des couronnes.
OK, commissaire.
[Korvin] C'est la priorité. N'hésitez pas à faire usage de votre arme.
[la porte se ferme]
[policier 8] Vers les sorties.
- [brouhaha] - [tir]
[femme] On avance !
- [tirs] - [cris de panique]
[policière 4] De nouvelles détonations à la salle des couronnes.
- Georges, toujours rien de votre côté ? - [les tirs continuent]
[musique de tension]
- [tirs] - Georges ? Georges, vous m'entendez ?
[notes de suspense]
Georges ?
- [la tension monte] - [tirs]
- Mais c'est une boucle ! - [tir]
[musique haletante]
- [tir] - [cris]
- [hurlements] - [tirs]
[la musique s'intensifie]
[alarme en continu]
- Qu'est-ce que vous foutez là ? - [Georges] Bah…
[la musique culmine, puis s'apaise]
- [elle s'exclame] - [alarme en continu]
Comment ils ont fait ça ?
- J'ai fait ce que vous m'avez dit. - [crescendo]
Bonjour, professeur.
[s'exclame] Bonjour.
- Merci de nous recevoir. - Bonjour.
Il est rare de voir des jeunes gens à l'association des Amis du général Dumas.
Oui. Ma fille a développé une véritable passion pour lui.
Oui. Oui, oui. L'histoire de ce général qui a été invisibilisé par son empereur…
C'est passionnant.
Et… Je ne sais pas si vous avez lu mon ouvrage.
[ensemble] Si. Oui. Bien sûr. Bien sûr. [rires gênés]
Parce que… Il a été tellement blanchi par l'histoire
qu'au final, personne ne peut dire quelle était sa réelle couleur de peau.
C'est très bien, ça.
- Comment ça ? - On est un peu tous le général Dumas.
- [Assane pouffe] - Je voudrais organiser un événement.
- Une sorte de happening. - Un quoi ?
- On va vous expliquer. - Une sorte de spectacle imprévu.
Pourquoi les réseaux sociaux se préoccuperaient du général Dumas ?
Il faut que ça change.
- Vous aimez les concours de sosies ? - Oui ?
Et les déguisements ? C'est chouette, non ?
[rit]
[musique de suspense]
[bip continu]
[Assane] Un rassemblement pour lui rendre hommage.
[Adèle] Pour ça, on a besoin de beaucoup de participants.
- Il se passe quoi ? - Euh… Je sais pas.
C'est bon. J’ai accédé au circuit vidéo. J'ai accès à toutes les caméras.
Ça grouille de flics. Y en a partout.
Fais gaffe, y a deux flics derrière toi.
[brouhaha]
- [policier] Là-bas ! - OK, parfait, c'est bon. Tu les as semés.
Devant toi, devant toi.
[la musique s'intensifie]
[Adèle] Y en a deux dans ton dos. T'es cerné, là.
- Je lance les canons ? - C'est maintenant.
[elle] C'est parti.
[tirs]
[tirs feutrés]
[cris de panique]
[alarme en continu]
[l'alarme cesse]
- [tir] - [cris]
[alarme]
[Korvin] Faites évacuer les lieux.
[Adèle] Assane. La salle des couronnes est en train d'être évacuée. Dépêche-toi.
Voilà, merci beaucoup. Sur votre droite, merci, merci.
Oui, allez-y. Voilà. Merci.
- Y a plus personne ? Super. - Non.
Je prépare la boucle.
[la musique de suspense continue]
[Adèle] La boucle est prête. Je le fais sortir.
- Georges, vous me recevez ? - Affirmatif.
Diop arrive vers vous. Couloir de droite.
- [voix de Korvin] Empêchez-le d'entrer. - OK.
OK Assane, ça a marché.
La voie est libre.
[alarme en continu]
C'est bon ? T'es devant ?
Te trompe pas, prends la bonne.
[tout bas] Ouais.
- Prête ? - J'espère que t'as le sens du rythme.
- Envoie la musique. - Trois…
deux, un…
- [coup] - [tir]
[tintement]
- [coup] - [tir]
- [coup] - [tir]
- [tirs] - [cris]
[halète]
- [tir] - [tousse]
[halète]
[Adèle] On débarque aux Invalides incognito…
- discrètement… - [tir]
… et on repart sans alerter personne ? C'est impossible.
Pourquoi le faire discrètement ? Faisons-le avec panache.
- [coup] - [tir]
[tirs]
[cliquetis]
[coups et tirs simultanés]
- [cliquetis métallique] - [la musique de suspense continue]
[tirs feutrés]
- Mais c'est une boucle ! - Oh, putain…
[musique haletante]
[tir]
[la musique s'intensifie, puis s'apaise]
- [alarme en continu] - [tirs feutrés]
- [note mystérieuse] - [alarme en continu]
[clameurs]
[musique épique]
Comment ils ont fait ça ?
[la musique s'apaise]
[tir en écho]
[Adèle] Putain.
- [Assane] Tu fais quoi ? - Et toi ?
- J'ai pas le temps. - Va falloir en trouver.
[sirènes au loin]
Je te la fais courte, mais Adèle est ma fille.
J'ai entendu la commissaire en parler avec quelqu'un.
- Comment elle le sait ? - Elle travaille pour eux.
- C'est qui, "eux" ? - Je veux pas t'exposer.
Assane, tu peux plus me tenir à l'écart, parle-moi.
La copycat, c'était ta fille. Tu te rends compte ?
T'aurais pu me parler, je pensais qu'on avait un lien.
- Je suis ton ami ! - On est amis, mais t'es aussi flic.
Et avec Belkacem, comment t'aurais réagi ?
[Guédira] Pas bien. Ouais, c'est vrai, t'as raison.
Tu fais quoi avec ça ? C'est quoi, ce délire ?
Tu rattrapes le temps perdu en volant ?
Je la protège. S'ils nous trouvent, on est morts.
Qui, "ils" ? Assane, tu parles de qui avec ce "ils" ?
Les Gardiens du trésor des rois de France.
[Assane] Il existe, c'est vrai.
Et ces gardiens sont très puissants. T'as pas idée.
- Si, c'est eux qui tiennent ma boss. - Je dois la mettre à l'abri.
Assane, j'ai besoin de savoir un truc. Sofia s'est réveillée.
- Elle va bien ? - Ça va.
Qui l'a poussée ?
J'étais toute seule pour le vol, je te jure. J'ai rien vu.
Elle te dit la vérité. Elle sait pas.
Faut qu'on y aille, là.
Faut qu'on y aille maintenant, ils arrivent. Tu permets ?
On est amis ?
Ouais, on est amis. Allez. Allez-y.
[la porte s'ouvre et grince]
[la porte se ferme]
[crescendo en écho]
[musique douce et mélancolique]
Faut aller récupérer les pierres et les assembler à cette couronne.
[Adèle soupire]
Ça va me faire bizarre de retourner chez elle.
- Je comprends. - Hmm.
Elle serait fière de toi.
[vibreur]
[la musique s'efface]
Allô ?
Quoi ?
OK, j'arrive.
[bip de fin d'appel]
T'inquiète, vas-y.
- On se retrouve chez Juliette ? - Très bien.
[la porte se ferme]
[la musique mélancolique reprend]
Elle est pour toi, maman.
[crescendo]
[Assane] Alors, c'est là ?
[Ben] L'entrée du trésor est dans la préfecture de police…
Super.
Le carnet est formel, hein.
L'entrée est ici. Regardez.
À l'emplacement actuel du bureau du commissaire.
À mon avis, c'est pas un hasard. Mais ça change rien à nos problèmes.
On cherche l'accès au trésor des rois de France.
Ça mérite quelques petits sacrifices, non ?
[musique douce et mystérieuse]
On la joue comment, alors ?
- Un bon vieil outrage à agent ? - [elle pouffe]
L'idée est bonne,
mais… je pense qu'on peut s'amuser un peu plus.
Vous voyez le fourgon, là-bas ?
[notes de suspense]
[crescendo]
Ça va pas bien dans vos têtes ?
Y a des endroits pour faire ça.
Un fourgon tout neuf ?
Vous avez vu le prix des chambres d'hôtel sur Paris ?
Mlle Pellegrini, allez vous habiller dans le bureau d'à côté.
Accompagnez-la.
- [agent] Jeune homme. - [la porte s'ouvre]
- Toi, tu t'habilles ici. - [la porte se ferme]
Je pourrais avoir un peu d'intimité ?
T'es pudique, toi, maintenant ?
[musique de suspense douce]
Bon…
Je te préviens, tu touches à rien !
- [la porte s'ouvre et se ferme] - [la musique devient rythmée]
[sonne creux]
[la musique s'intensifie]
[grincement]
Bah voilà. [halète] C'était pas si compliqué.
[crescendo]
C'était dans son armoire, il veut pas m'expliquer.
- Pourquoi tu fouilles, aussi ? - Hé, Raoul, s'il te plaît.
Sur un autre ton, d'accord ? Qu'est-ce que t'as à dire de ça ?
- Qu'elle a pas à fouiller ! - Raoul, dans quoi tu t'es mis, là ?
[soupire]
Parle-nous ! Peu importe ce que t'as fait.
On veut juste que tu nous dises la vérité.
- Depuis quand on dit la vérité ? - [elle s'exclame]
Vous allez me faire la morale, sérieux ?
Combien de temps vous m'avez fait croire que papa était un aventurier ?
- [bafouille] C'était pour te protéger. - Ah bon ?
Pff. Tu protèges qui en ce moment, toi ?
Vas-y ?
[inspire]
Et toi ?
- C'est important, la vérité. - Oui.
Oui ? T'as rien à me dire ? Où est ton passeport ?
- [il se racle la gorge] - Vas-y, réponds !
Où est ton passeport ?
- OK. - [Raoul] OK.
- [Assane] OK. - OK.
- [elle] C'est pas le moment ! Reviens ! - Raoul. Raoul, attends !
- Hé, Raoul ! Raoul ! - Lâche-moi ! C'est bon, là !
- Raoul ! - Vous me saoulez, y a que des mythos !
Que des mythos dans cette famille !
- Je suis désolé, d'accord ? - Pff.
Excuse-moi. Navré pour le voyage, mais je t'assure, j'ai une bonne raison.
Mais oui, comme d'habitude.
T'as toujours une bonne raison, c'est toujours la même chose.
Arrête un moment ! Tu te mens à toi-même, t'es un voleur.
Et moi aussi, maintenant.
Et un bon. T'as vu l'argent que je me suis fait ?
Raoul, c'est pas un chemin à suivre.
Pourquoi pas ?
- Non. - Et faire ça ensemble.
- Non ! - Mais pourquoi ?
- On peut être Lupin tous les deux ! - C'est terminé, tu comprends ? Fini !
Jure-moi que t'es pas sur un nouveau coup.
Regarde-moi dans les yeux et jure-moi.
- [soupire] - Voilà.
Papa, prends-moi avec toi.
S'te plaît. J'en suis capable. Regarde l'argent que j'ai.
Je peux pas faire ça, Raoul. Je peux pas.
Je m'en voudrais de te condamner à cette vie-là.
Mais c'est moi qui veux, c'est moi qui choisis.
[Raoul claque sa langue] Putain…
[musique mélancolique]
- [soupire] - J'ai fait souffrir ta mère. T'étais là.
- Tu l'as vu. - C'est tes erreurs, ça !
- C'est pas… - Justement !
J'étais pas là à cause de cette vie-là.
[Assane soupire]
Prends pas la relève, s'il te plaît.
Mais je fais quoi, alors ?
Je te fais confiance, mon fils.
Et t'as raison. C'est à toi de choisir.
Ça me saoule.
[Raoul soupire]
Je vais prendre l'air.
[la porte s'ouvre]
[la porte claque]
Ça va ?
- [Assane respire profondément] - Qu'est-ce qu'on va faire de tout ça ?
Je sais pas.
On peut le donner à une assoce.
Qu'est-ce que t'as, Assane ?
Quoi ?
T'es changé.
C'est la première fois que je te vois assumer ton rôle de père.
De pas jouer au poto, au mec cool.
- Non, t'as fait le daron, là. - [ricane]
[Assane] Ouais. Allez. [inspire]
C'est gentil, j'y vais.
- [musique sombre] - [cris de mouettes]
[sirènes au loin]
[grincement]
[la musique sombre continue]
[la musique s'efface]
[Juliette] T'enlèves ce livre, et là…
- [déclic] - [Juliette] Tadam ! Hmm ? Hé, hé !
[Juliette] Merci.
Il fallait trouver des subterfuges, avec ton grand-père.
[crescendo]
[déclic]
[petit rire]
[inspire profondément]
[musique de tension]
[homme 1] Saphir,
rubis, émeraude.
Il manque plus que le diamant. Elle est là !
- Faut la choper ! - [gémissement]
[homme 1] Faut pas qu'elle s'échappe !
[note haletante]
[halètement]
[homme 1] Elle est où ?
[la musique haletante reprend]
[halète]
[gémit]
[homme 2] Dans le salon !
[elle halète]
[elle halète]
[la musique s'intensifie]
[elle gémit]
- [la musique s'apaise] - [il gémit]
[elle tousse]
[tousse]
- [musique de tension] - [elle continue de tousser]
- [elle halète] - Ça va ?
Ils savent où sont les pierres.
- [elle tousse] - Faut que t'y ailles.
Oh ! Ouvre, oh !
- Assane ! - Je te rejoins.
- Tu fais quoi ? - Adèle, vas-y !
- [musique d'action] - [gémissements]
- [grognement] - [tir]
[la musique s'intensifie]
- [craquement] - [hurlement]
- [décharge électrique] - [hurle]
[fracas]
[crescendo]
[la musique s'efface]
[musique sombre]
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