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Original subtitles

[musique sombre]

[pas de course]

[halètement]

- [déclics] - [boîte à musique]

[homme 1 halète]

[rires inquiétants au loin]

- [carrousel en marche] - [musique de manège]

[halète]

[cacophonie]

[cliquetis]

[grincement]

[halète]

[la musique devient inquiétante]

[halète]

[homme 1] C'est quoi, ce bordel ?

- [notes de tension] - [halète]

- [déclic] - [sonnerie de manège]

[musique menaçante]

[halète]

[vrombissement]

[homme 2] Tu es complètement encerclé.

Tu es comme une petite souris dans une roue de hamster.

[grincement]

[homme 1] C'est quoi, ce truc ?

- [note inquiétante] - [rire machiavélique]

- Il se passe quoi, là ? - [homme 2 continue de rire]

- Qu'est-ce tu fais ? - Je sais que tu as le vertige. [rit]

- [homme 2] Bon voyage ! - Vous avez pas le droit !

Vous faites quoi ? Je déteste ça, moi, oh !

[musique de suspense]

Oh putain, oh putain, oh putain ! Bande de bâtards !

Oh putain de merde !

Hé, je vais vous tuer !

[hurle]

[musique mystérieuse et dynamique]

Bande de bâtards !

[homme 1 hurle]

[continue de hurler]

[homme 1] Putain, j'aime pas ça ! Je le fais pas normalement !

Sympa, le tour de manège ? Police. On a des questions à te poser.

[homme 1] Je te reconnais, toi. T'es Diop. Tu bosses avec les flics ?

[Guédira] Hé. C'est nous qui posons les questions.

[crescendo]

[chocs métalliques]

[Assane] Le vol des musées et de la tour Eiffel, c'est elle.

Elle est obsédée par moi.

Elle utilise mes méthodes, elle a ma signature.

- Elle voulait qu'on vole ensemble. - Et sur les vidéos ?

- Votre visage ? - [Guédira] Justement.

On a trouvé ça branché sur le système de vidéosurveillance.

Je peux vous montrer.

[conversations indistinctes en fond]

Voilà.

[musique de suspense légère]

[Assane] Un deepfake.

Je peux y aller ?

Évidemment.

Sauf qu'on aurait besoin de vous, ici.

On a un nouveau Lupin.

Sans l'original, ça va être compliqué de l'attraper.

- Que je travaille pour la police ? - Oui.

[pouffe]

Je ferai jamais un truc pareil. Mais bonne chance.

- Mon fils m'attend. - Je crois pas, non.

[note sombre]

[la porte claque]

- Raoul. - [Raoul] Papa ?

Qu'est-ce tu fais ? Viens pas ici, ils te cherchent !

T'inquiète pas, ils savent que j'ai rien fait.

- [Raoul] Hein ? - Il est innocent.

On a voulu lui faire porter le chapeau.

- On sait tout, maintenant. - [Assane] Et toi ?

Raconte-moi.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

[Assane] C'est pas moi, ça. C'est plus moi. Je te jure.

Tout ça, même l'évasion, c'est pour tenir ma promesse.

J'te crois pas.

Tu veux que j'me barre ? J'me barre.

- [claquement en écho] - [musique mélancolique]

[respiration tremblante]

- Va te faire foutre ! - [fracas]

- [bris de verre en écho] - [la musique continue]

- [Raoul] Lâche-moi ! - [policier] T'as fait quoi ?

- [Raoul] Pardon ! Tire pas ! - [policière] Lève les mains !

- [Raoul] Pardon. - [policière] Viens là.

[gémit]

- Aïe ! Vous me faites mal ! - [policier] Tais-toi !

- [claquement] - [le moteur démarre]

- [sirènes] - [crissement]

[vrombissement]

[halète]

- [crescendo] - [les sirènes s'effacent]

Ça me saoule. Je suis désolé, papa.

C'est de ma faute.

J'aurais dû te parler. T'expliquer ce qui se passait.

- Je le mérite. - Pour avoir fait une connerie ?

À ton âge, j'en avais fait cent.

[Raoul soupire]

Je te connais, Raoul. C'est pas toi, ça.

Je vais te sortir de là.

OK ?

[musique sombre]

Papa !

[soupire]

Faut que j'te dise un truc.

Je sais.

- Hein ? - [Assane soupire]

J'ai pas été là quand t'avais besoin de moi.

C'est vrai.

Mais ça va changer.

Je suis là, maintenant. Et pour de bon.

On va le faire, notre voyage.

Ça va aller.

[pas s'éloignant]

[crescendo]

- C'était pas volontaire ! - [Korvin] Pas volontaire ?

Après Belkacem, c'est tolérance zéro pour les violences sur mes hommes.

[Assane soupire]

Et si je chope Kapoor ?

[claque ses lèvres] Le collègue retirera sa plainte.

Qu'est-ce qu'on attend ?

[Guédira] Attends.

[brouhaha de bureau]

[ricane]

Ils ont l'air ravis, tes copains.

[Guédira] Comme moi, ils pensent qu'on n'a pas besoin de toi.

- Ah ouais ? Tu penses ça, toi ? - Tu sais combien d'affaires on résout ?

- Un chiffre exorbitant ? - Beaucoup.

Trafic de drogues, recels, braquages…

Arrêter les criminels, on sait faire. On a les meilleurs outils. La pointe.

[femme 1] Kapoor est à la pointe.

Elle a piraté la base de données des empreintes génétiques au Royaume-Uni.

Et son codage de deepfake, c'est de l'art. D'où elle sort, cette fille ?

[Guédira] J'aimerais le savoir.

Sa famille à Londres refuse de nous répondre.

Elle a fait une erreur : une brèche dans son algorithme.

Un peu de reverse engineering et on peut convertir le code en langage assembleur.

Quand je te dis qu'on est à la pointe, je rigole pas.

Merci, bravo.

T'as rien capté de ce qu'elle a dit.

Elle a dit qu'Adèle avait fait une erreur. C'est pas son genre.

[musique de suspense]

Eh, attends.

Vous l'avez retrouvée où exactement, la clé du deepfake ?

À la tour Eiffel, dans la centrale technique.

- Branchée sur le réseau. - [pouffe] Elle l'a laissée exprès.

- Hé ! Lancez pas le… - [femme 1] Merde !

[voix d'Assane] Salut ! C'est encore moi !

[femme 1] Elle a tout bloqué.

Eh ouais, vous m'avez ouvert la porte de votre réseau.

- Fallait faire attention, les gars. - [femme 2] Ça marche pas…

Maintenant, je suis plus près que jamais du trésor.

- Un coup et il sera à moi. - [Guédira] Non !

Assane, il est encore temps pour toi de me rejoindre.

Je suis sûre que tu peux le faire.

Mais pour ça, va falloir élever le niveau.

- [homme] J'ai rien du tout. - T'es sûr que t'as pas besoin de moi ?

- [la musique cesse] - [la porte s'ouvre]

[tonalité d'appel]

[répondeur] C'est Raoul, laissez un message.

[bip]

Raoul, s'il te plaît, laisse-moi un vocal. Je suis morte d'inquiétude.

- [écran verrouillé] - [elle soupire]

[Ben soupire]

Il a 20 ans. S'il découchait pas, c'est ça qui serait inquiétant.

Raoul me ment pour soi-disant sortir avec ses potes…

Assane s'évade de prison alors qu'il nous a baratinés

sur "J'arrête Lupin"…

- Et toi… - Quoi, moi ?

À quoi tu joues ?

Il te sonne, tu rappliques comme un petit chien ?

Tu peux pas t'empêcher, hein ? Ça t'amuse, peut-être ?

Moi, ça m'amuse pas.

- J'en peux plus de passer après Assane. - [soupire]

Je voulais te préserver.

Me préserver ?

Alors, écoute-moi bien, Ben.

J'ai pas du tout besoin d'être préservée.

Et s'il y a un truc dont j'ai horreur, et tu le sais bien,

c'est qu'on me mente.

Si t'arrives pas à comprendre ça, on fait fausse route.

[musique de tension]

Tu comprends, ça ?

[vibreur]

[vibreur]

[Ben inspire]

[le portable continue de vibrer]

[il inspire profondément]

[bip]

[elle respire profondément]

Assane s'est innocenté. Maintenant, il peut changer de vie.

Et moi aussi.

[inspire profondément, soupire]

Je te mentirai plus.

- C'est promis. - [musique douce]

C'est promis.

[inspire profondément] Tu sais pas mentir, de toute façon.

[petit rire]

[pouffe]

[crescendo]

[soupire]

[la musique douce continue]

Pourquoi vous voulez absolument aller à cette soirée ?

[Ben] On peut pas rater cette fête !

- [Ben siffle] - [soupire]

[Ben sifflote gaîment]

Pourquoi tu siffles ?

- [rire gêné] - Tu siffles quand tu mens.

On voulait aller à la soirée car… Charmerace, c'est un connard, c'est tout.

Il a passé trois ans à humilier Benjamin au lycée.

- OK, et ? - [Assane] Et…

Alors, ce soir, vengeance. On bouffe et on boit à l'œil.

[pouffe] Vengeance.

[Ben expire]

[la musique s'efface]

- [musique dynamique] - [conversations indistinctes]

- [verres s'entrechoquent] - [rires]

[cris de joie]

[acclamations]

- Attends, Ben, il est où, Assane ? - T'inquiète. Viens.

[les cris continuent]

[musique feutrée]

[la porte grince]

[Assane halète]

- [musique de suspense] - [tic-tac]

[Assane] "Du trésor des Rois de la France, onque ne vit pareil ravissement…"

[musique douce et mystérieuse]

Ouah…

[la porte s'ouvre]

- [déclic] - [il s'exclame]

[rires au loin]

Il y a une alarme silencieuse.

- [brouhaha au loin] - [tic-tac]

Viens avec moi.

[musique mystérieuse]

[crescendo]

- [clapotis] - [pas approchant]

[circulation au loin]

[cris d'enfants au loin]

Quand l'eau est comme ça, c'est que la journée va être belle.

J'espère que vous avez raison.

- Madame ? - Kapoor.

Maya Kapoor.

Première fois à Paris, Miss Kapoor ?

Je suis ici pour ma fille, Adèle.

Mais, vous le savez déjà, Monsieur… Lupin ?

[clapotis]

[musique douce et mystérieuse]

Assane, je préfère.

Quand j'ai reçu son message sur mon portable,

je me doutais que ce n'était pas Adèle qui me donnait rendez-vous.

[il pouffe]

Votre fille aussi a l'esprit vif.

- C'est dans les gènes. - Ah !

Quoi ? J'ai dit une bêtise ?

On l'a adoptée quand elle avait deux ans. Rien à voir avec les gènes.

Elle a toujours été comme ça, Adèle.

Brillante, curieuse… et décidée de tester les limites.

Elle a toujours eu cette passion pour Lupin ?

- Et pour… - Pour vous ?

Non. C'est récent. Peut-être un an.

C'est arrivé d'un coup, comme ça ?

Oui. C'est étrange. Et ça a pris toute la place.

Elle s'est éloignée de ses amis, elle a arrêté ses études.

La seule chose qui comptait, c'était Lupin.

Et vos exploits.

[la musique continue]

Et puis, il y a eu cet incendie chez elle.

Vous n'avez pas cru à sa mort ?

Non.

Le lendemain, j'ai trouvé ça. Sur le rebord de la fenêtre.

C'était Adèle qui me disait que tout allait bien.

Je l'ai vue hier.

Je vous rassure, elle est en pleine forme.

[soupire]

Ce collier, là… Vous savez d'où il vient ?

Aucune idée. C'est important ?

[la musique s'efface]

Peut-être, oui.

La mère d'Adèle voulait pas vous répondre.

Alors, je lui ai envoyé un petit message. Signé Adèle.

Je suis chargé de l'enquête.

Quand t'as des infos sur Adèle, tu me les donnes.

J'ai ça, si tu veux.

Tu l'as lu ?

La justice d'Arsène Lupin, de Boileau-Narcejac.

Je lis pas quand c'est pas Maurice Leblanc.

Mais moi, si. On a du temps en prison, tu sais.

Ça raconte comment des gens volent les méthodes de Lupin.

- Le livre idéal pour un copycat, quoi. - Exactement.

Et ça m'a fait penser à un truc.

[musique de suspense]

Pour voler mes coups et mes méthodes, Adèle a aussi pris mes outils.

- Tes outils ? - Ouais, mes outils.

[rit] Tu vas voir. Je vais t'expliquer.

[musique mystérieuse]

[la porte s'ouvre]

[brouhaha au loin]

[claquement en écho]

[Assane] J'y ai pensé avec le livre.

Si Adèle me vole tout, elle doit aussi me voler mes fournisseurs.

T'as besoin de drones, grappins magnétiques,

cartes d'accès sécurisées, ce genre de choses.

- Petite robe de soirée wingsuit ? - Exactement.

Et le meilleur de tous, c'est Wagner. Je suis sûr qu'Adèle est passée par lui.

Mais il change d'adresse à chaque fois, pour rester sous les radars.

- [pluie] - [Guédira inspire profondément]

- [Guédira] Ce gars sait où est Wagner ? - Mh-hmm. C'est son homme de confiance.

OK. Tu sais, j'ai fait une promesse à Sofia.

Je te pardonnerai pas, ce coup-là. Ne me la fais pas à l'envers, s'te plaît.

[Guédira pouffe]

Allez, on va le choper.

[note espiègle]

[Guédira] Police ! On a des questions à vous poser.

- Viens là ! - Pourquoi vous faites toujours ça ?

[Guédira] Tu fais quoi ?

- [Assane] Pourquoi tu cours ? - Il part !

Calme-toi.

- Vas-y, je t'écoute. - On peut s'amuser, non ?

OK. On fait quoi, maintenant ?

[musique légère et espiègle]

[rire machiavélique en écho]

[le rire continue]

[choc métallique]

- [Guédira] Où est Wagner ? - Il parle pas à la police.

Exactement. Je sais ce que c'est, l'honneur.

- Évidemment. - Dans 2 h, je suis sorti. Vous avez rien.

- T'es sûr ? - Ouais, je suis sûr.

- Tu veux quoi ? - T'es sûr ?

Ouais !

- [musique espiègle] - [Assane] Et ça, c'est quoi ?

- C'est pas à moi ! - C'est ça. 2 h, c'est optimiste.

- Tu viens de le mettre ! - Tu fais quoi ?

T'as pris ça dans mes saisies ? C'est illégal, ce que tu fais !

- T'as conscience que je suis pas flic ? - Hé, c'est pas à moi !

Ferme ta gueule, toi ! T'as compris ?

- Tu comprends pas ? - OK.

- Tu vas fermer ta gueule ? - C'est bon.

[notes de suspense]

Je vais vous dire où est Wagner. Pas besoin de s'énerver comme ça.

Ben alors, on t'écoute.

[la musique cesse]

Bien sûr qu'il m'a prévenue ! Ça t'arracherait la gueule de m'appeler ?

- Claire, tu peux m'en vouloir, mais là… - Tais-toi.

J'ai failli mourir à la tour Eiffel. Hein ?

Et tu m'as même pas demandé si j'allais bien !

C'est pas ça, Claire !

- Je veux tout remettre en ordre. - Mais c'est ton désordre, Assane !

C'est toi, le chaos ! Tu te rends pas compte ?

Alors, c'est quoi, ta solution, hein ?

- Je travaille pour la police. - C'est nouveau !

Oui. Et en échange, ils libèrent Raoul, sans aucune poursuite.

- Vraiment ? - Oui.

- [musique de tension] - [elle halète]

- Je fais ce que je peux. Je suis là. - Je te crois plus.

- Je te crois plus, Assane ! - Claire. Claire, je suis là.

- [elle pleure] - Je suis revenu.

- [léger sanglot] - Écoute-moi. Je suis là.

- [pleure] - Je suis là, Claire.

Je suis revenu.

[musique mélancolique]

[léger soupir]

[elle respire profondément]

[claque ses lèvres]

Ah, vous êtes là.

J'ai eu ton message.

[la musique s'intensifie]

[tout bas] Bon.

Allez. Salut.

[inspire]

[la musique s'efface]

[crescendo]

- [Guédira] C'est Wagner ? - [Assane] Mh-hmm.

Bah, rien d'impressionnant, ce mec.

C'est du solide. On le fera pas parler en planquant des saisies dans sa bagnole.

Va falloir être malins.

Très malins.

[Guédira] On a trouvé ton atelier. Tes outils, tes commandes.

Ce qui m'intéresse, c'est les infos sur une de tes clientes. Adèle Kapoor.

J'ai rien à vous dire.

[Guédira pouffe]

Ça commence toujours comme ça.

Après, dès qu'on insiste, qu'on parle prison,

on peut plus vous arrêter.

- Passe aux aveux. - [homme] Ne m'empêchez pas !

Il y aura des répercussions !

- Je dois voir mon client, M. Wagner ! - Ce serait son client.

Oui ! C'est mon client ! M. Wagner est mon client.

Me Péchard, avocat au barreau de Paris.

C'est pas seulement mon client. Cet homme, c'est l'innocence bafouée !

La démocratie en danger, en quête de justice !

Le peuple français qui se bat pour un pays juste !

- C'est votre avocat ? - [Assane] Oui !

Depuis maintenant des années !

M. Wagner, ne suis-je pas votre avocat ? Ne suis-je pas votre parachute personnel ?

- Oui, oui. Oui, c'est… C'est mon avocat. - [Assane] Voilà !

On passe aux choses sérieuses ?

Je vais vous dire, M. Guébira, vous êtes dans de beaux draps !

Verre ébréché pour mon client.

Préjudice ! Verre ébréché.

- Oui ! - Eh.

Et cette pièce d'interrogatoire

est trop petite, trop étroite, de deux mètres carrés !

Préjudice, M. Guédira ! Doublement ! Où est la ventilation ?

Où est la ventilation

pour les pauvres petits poumons défaillants de mon client ?

Ce qui fait…

Préjudice ?

Préjudice ! Préjudice !

- Vous l'avez dit ! - Écoutez.

- Je vous laisse trois minutes… - Six !

J'ai besoin de six, M. Guédira !

- Bien. - [Assane] Voilà !

[grincement]

Dites à votre client de nous parler.

Je n'ai aucun conseil à recevoir de vous, M. Guébira !

Aucun conseil ! Croyez-moi, j'ai roulé ma bosse.

C'est pas mon premier barbecue. Ne me dites pas ce que je dois faire !

Je ferai ce que j'entends en tant que professionnel !

Quant à vous, retournez à votre paperasse !

Vous dérangez les gens, M. Guébira ! Je travaille !

[la porte claque]

Comment ça va ?

Vous êtes qui ?

C'est Adèle qui m'envoie.

Je parlerai pas.

Je suis là pour m'en assurer.

- [musique de suspense] - Je vais vous sortir de là.

[des personnes toussent]

- [musique de tension] - [alarme en continu]

[masque à oxygène]

- [Assane] En avant ! Tout droit ! - [Wagner] Qu'est-ce que vous faites ?

[Assane] Vite !

[masque à oxygène]

- [Wagner] On va où, là ? - Non, par ici ! Venez.

- [masque à oxygène] - [Assane] On se baisse…

[Wagner] Merde !

- [Assane] Chut ! Chut ! - [Wagner grogne]

- [Assane] Hop ! Attends, attends. - [Wagner] Oh !

- [l'alarme continue] - [Assane] On y va ! On y va.

Vite, allez !

[musique de suspense]

[Wagner gémit, grogne]

[Wagner grogne et tousse]

[Assane] Allez, allez, plus vite. La voiture bleue.

- Celle qui s'allume. À l'arrière. - [Wagner] Oui ! Ça va !

- [Assane] Le grand saut, super. - Mais merde !

- [la musique continue] - [le moteur démarre]

- [crissement] - [vrombissement]

- [crissement des pneus] - [gémit]

[crissement]

- [Wagner gémit] - [vrombissement]

Ils ont ton gars, là, le revendeur.

- Il aurait pas parlé. - Comment ils t'ont retrouvé ?

Hein ? Il leur a tout dit.

Ils savent que tu bosses pour Diop et pour la nouvelle.

Ton gars, il sait quoi du coup d'Adèle ?

- Rien du tout. - Rien du tout, t'es sûr ?

- Oui. - Il t'a rien vu fabriquer pour elle ?

Non. Je sais pas. Enfin, peut-être, mais…

- [crissement] - [la musique s'intensifie]

[Wagner] Ah, bordel !

Un rossignol comme ça ouvre n'importe quel caisson sécurisé.

Pas n'importe lequel. Elle est venue pour celui-là. Et pas un autre.

Il sait pour quoi c'est, lui !

- [crissement des pneus] - [gémit]

Mais non, mais non, il sait rien. Il sait rien.

J'ai jamais parlé d'Everlin avec lui. Y a aucun moyen qu'il sache.

Everlin ? Les flics sont au courant, mon vieux.

- Elle va braquer la boutique ? - Non. [ricane]

Ce qui l'intéresse, c'est ce qui va sortir du coffre.

[halète] Elle va le braquer pendant le transfert.

- Mais ça, vous devez le savoir, non ? - [voix normale] Maintenant, oui.

- Hein ? - Merci, mon gars.

- [crissement] - [vrombissement]

- [crissement] - [frein à main]

[musique espiègle]

[Wagner halète]

- [Wagner soupire] - [crescendo]

- [Assane] On y va ! - [Wagner] On va où ?

- [Assane] Vite, allez ! - [alarme en continu]

- [Assane] Non, par ici ! Venez ! - [musique mystérieuse]

[Guédira] C'est bon, les gars. Bien joué. [applaudit]

[souffle]

[la musique s'efface]

[la portière s'ouvre]

Fumier, va !

- Aïe, vous me faites mal ! - [claquement]

- Alors ? - Je sais où Adèle va frapper.

- [soupire] - On la tient.

[Guédira soupire]

[musique de tension]

- [une porte s'ouvre] - [un homme hurle]

[hurle] Aïe, putain !

Mais j'ai rien fait, je vous dis, bordel !

- Va t'asseoir ! - [crie]

[l'homme gémit]

[hurle]

Putain, mais j'ai trop mal, j'vous dis !

[grogne]

- [Raoul] Allonge-toi. - [en pleurant] J'peux pas.

[haut-le-cœur]

- [tousse] - [Raoul] Hé !

[l'homme gémit]

Hé, il va vraiment pas bien, là !

[l'homme continue de gémir]

Hé, il faut qu'il aille à l'infirmerie !

- [grogne] - Il arrive plus à respirer ! Allô !

[l'homme se tait]

Un braquage dans notre bijouterie ? Mais non, pas encore !

[soupire] Non, son visage me dit rien du tout.

C'est celui que je crois ? Si c'est lui, il est déjà venu nous rendre visite.

Vous comprenez ?

C'est toujours un plaisir de vous voir, M. Imbert.

- Vous conservez un bijou en particulier ? - Ils sont tous particuliers.

Vous le savez.

Dans le coffre. Une pièce rare.

[inspire]

Nous avons récemment retaillé un diamant exceptionnel.

Un diamant ?

- Celui de François Ier ? - [musique de tension]

[claque ses lèvres] Ça, c'était confidentiel.

- Elle le veut. - Ça vient du trésor des rois de France ?

C'est une des pierres qui permet d'accéder au trésor.

Il lui faut.

Le diamant va être transféré aujourd'hui.

Pardon ?

Il doit être dévoilé sur scène, dans un spectacle. À l'Opéra-Comique.

- On va annuler. - [Assane] Surtout pas.

- On change rien. - Assane.

On se sert du diamant comme appât, elle va penser qu'elle a la main,

et on la chope.

Merci, M. Imbert.

[Raoul] Hé ! Il a besoin d'aide !

- [coups] - Il respire plus ! Il faut l'aider !

- [l'homme gémit] - Putain…

- [l'homme gémit, tousse] - Tiens bon, gros.

Putain, tu fais quoi, là ?

- Je te sors d'ici, on va à l'infirmerie. - [gémit]

[l'homme tousse]

[l'homme tousse, grogne]

[l'homme a les haut-le-cœur]

[l'homme gémit]

[l'homme halète]

Vas-y, viens ! C'est bon. Viens !

Wesh, tu viens de faire quoi ?

- Mais t'as rien, en fait ? - Yo…

Désolé, c'est plus facile de se barrer depuis l'infirmerie.

T'es un bon ! Viens avec moi !

- Hein ? Non ! - Viens, gros ! Viens !

Non, je reste là.

- Tu veux faire des thunes ? Viens. - Je veux pas de problème, je reste.

- T'es sûr ? - Ouais.

Moi, c'est Esteban.

Si tu changes d'avis, je traîne au Troca avec mes gars. Force, merci.

[pas de course]

- [musique de tension] - C'est sécurisé, tout ça ?

Ouais. On a créé un réseau fermé avec les ordis pas infectés.

Lui, c'est le motard qui va transférer le diamant jusqu'à la salle.

Vous pouvez agrandir la carte ?

Le point de départ, Place Vendôme. Le théâtre où sera présenté le diamant.

Des voitures tout autour bloquent le périmètre.

Ça va pas la décourager.

On a mis les bouchées doubles. On a fermé des rues, elle s'échappera pas.

Travaux, camions de déménagement. On a mis le paquet.

- T'es rassuré ? - [Assane] Hmm.

Je vais me mettre en place.

[la porte s'ouvre]

[coups de klaxon]

[tintement]

[musique de suspense]

Place Vendôme, ça démarre.

[vrombissement]

[bip continu]

Avis à toutes les unités. Tenez-vous prêts.

- Vous savez qu'on peut pas se planter ? - Oui, commissaire.

Si on perd le diamant, je vais avoir de gros problèmes. Et vous aussi.

- [la musique continue] - [déclic]

- Tout le monde au rapport. - [policier] Checkpoint 1 en position.

- Checkpoint 2 en position. - Checkpoint 4 en place.

Checkpoint 3 ?

Assane ?

[crissement]

- [Guédira] Tu m'entends ? - J'y arrive.

- En place rue Cambon… - OK.

- Tu la bloques quand tu la vois. - Compte sur moi.

[crissement des pneus]

[vrombissement]

- Checkpoint 2. Le motard vient de passer. - Où est-ce qu'elle est ?

[il soupire]

[la musique s'efface]

[vrombissement]

[crissement des pneus]

- Checkpoint 2, elle est là ! - Go, go, go !

- [musique d'action] - [policier 1] On l'a pris en chasse.

[sirènes]

[bips]

[bip]

[les sirènes continuent]

[klaxons]

- [policier 1] Non, non ! - [les sirènes continuent]

[klaxons]

- [policier 1] Elle est passée ! - Plan B !

- [policier 2] OK. - Elle va le rattraper ?

- [vrombissement] - [musique d'action]

[klaxon du bus]

[sirènes]

- [la musique d'action continue] - [crissement]

[passant] Oh, ça va pas ou quoi ?

[silence]

[policier 3] Bouge pas ! Bouge pas.

- [policier 3] Arrête-toi ! - [passant] Hé !

- [la musique s'intensifie] - [cris]

[policier 2] Échec. Elle s'est arrachée.

[la musique s'apaise]

Y a peut-être encore une carte à jouer. Assane, elle fonce sur toi, là.

Assane ?

[soupire]

Assane, réponds. C'est maintenant.

Assane ? Assane, réponds, s'te plaît.

[notes de tension]

- [vrombissement] - [musique d'action]

[sirènes]

[policière] Vers Concorde. Faut les prendre en tenaille.

[cris des passants]

[la musique s'apaise]

[crissement]

[musique sombre]

Guédira ? Je suis devant le véhicule de Diop.

Y a personne.

- Aucune trace de lui. - [Guédira soupire]

[bip de talkie-walkie]

[légers coups répétés]

- [Guédira] Il se passe quoi ? - [les coups continuent]

- [bip] - Ça va pas vous plaire.

[vrombissement]

Le motard avec le diamant, c'est Diop.

- [vrombissement] - [crissement]

[musique de suspense]

- [vrombissement] - [crissement]

[femme] Oh ! Non, mais ça va pas, non ?

[la musique s'intensifie]

[un passant râle]

[une femme crie]

[la musique d'action continue]

- [fracas] - [raclement]

[grognements]

[la musique s'intensifie]

[la musique s'apaise]

[homme] Oh !

[bip de fermeture]

[vrombissement]

[musique de suspense]

[cris indistincts]

[musique d'action]

[annonce] Champs-Élysées - Clémenceau.

[cris]

- [vrombissement] - [la musique cesse]

[musique douce et mystérieuse]

Merde ! [halète]

T'es rapide, mais t'es pas maline.

[musique espiègle]

[conversations indistinctes]

[pouffe] Je veux le diamant.

On n'a pas toujours ce qu'on veut, dans la vie.

Tu l'auras pas, ce diamant. Tu vas avoir deux bracelets scintillants.

Oh non, me dis pas que t'es avec les flics ?

Tu t'es donné du mal à me faire venir jusqu'ici.

J'ai une question à te poser. Le collier, là, que t'as autour du cou…

tu l'as eu où ?

[musique mélancolique]

- De ma mère. - Faux. Je l'ai vue hier, ta mère.

Elle sait pas d'où il vient.

Je parle pas de ma mère adoptive.

[la musique s'efface]

Je te parle de ma mère biologique.

[rit]

[rires en écho]

[elle rit]

[musique douce au piano]

[propos indistincts au loin]

[elle] Viens. Chut !

- Quoi ? Tu crois qu'il y a… - Chut. Tais-toi.

[garçon 1] Y a quelqu'un ?

- [porte verrouillée] - [elle] Mince.

[lui] Peut-être là.

- [ado 2] On descend. - [ado 1] On va voir.

- [ado 2] Viens, laisse tomber. - [elle] Chut.

- [la musique continue] - [elle pouffe doucement]

[elle] Il est beau. [pouffe]

Tu peux le garder. Il est pour toi.

[elle] Hmm.

[Assane] Alors ? Il te plaît ?

[acquiesce]

Il me plaît.

[la musique s'efface]

T'es une Pellegrini ?

[halète, rit]

[musique espiègle]

- [musique de suspense] - [vrombissement]

- [tintement] - [la musique s'apaise]

[elle gémit, soupire]

[Guédira] Assane !

[la musique s'efface]

[soupire]

[Guédira] Ne bouge pas !

[musique de tension]

[gémit]

[halète]

Embarquez-la.

[cliquetis des menottes]

[pouffe]

[musique sombre]

[crescendo]

[grincement]

- Je peux sortir ? - [gardien] T'es libre.

[la porte claque]

[Assane] Ça va ?

C'est fini.

[Raoul soupire]

- [Raoul] À bientôt ? - Oui.

Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

- [bips de touches] - [tonalité d'appel]

[vibreur]

[bip de touche]

Bonjour, Assane.

Je me demandais quand t'allais appeler.

Juliette, je voulais te prévenir. Les flics ont arrêté ta fille.

Non.

Non, tu te trompes.

Non, les flics ont pas arrêté ma fille.

Assane, c'est notre fille qu'ils ont arrêtée.

[musique sombre]

[crescendo]

[Assane] Alors ? Il te plaît ?

[acquiesce]

Il me plaît.

Mais moins que toi.

[elle gémit]

[la musique s'intensifie]

[la musique s'efface]

[musique rythmée]

[fin de la musique]

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