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"Epicerie”
"Bienvenue a Little Italy"
Parlons affaires.
Ce gros batard s'en prend au business de Maurizio.
Tu sais que Maurizio est un mec raisonnable.
Il veut juste lui dire deux mots.
Mais le mec veut rien savoir.
Peut-étre qu'il t'‘écoutera, toi.
Il est en ville le mardi. T'es libre, mardi ?
Ouais, je suis libre mardi.
Content de vous revoir, M. Jones.
Vous me faites ca bien.
Vous avez une demi-heure.
Une heure.
Quoi ?
C'est Tonto en bas. Y a un gars qui veut vous parler.
De quoi il a I'air ?
Sérieux.
- Dis-lui que je monte. - I monte.
Quelqu'un monte. Quelqu'un de sérieux.
Mickey, ouvre l'oeil. On a de la visite.
Allez.
Arrétez I Merde.
Dis au chauffeur de nous attendre derriere. Grouille !
- Qu'est-ce quilya ? - T'en fais pas, chérie.
C'est rien. Dors.
Putain.
Ces fumiers ont bloqué les deux sorties.
Veérifiez la terrasse !
- Police, j'écoute. - J'ai besoin d'aide.
- On essaye de me tuer. - Ne raccrochez pas.
Je vous reprends.
Je vous passe un inspecteur.
Inspecteur Jefferson. J'écoute.
Je vous rappelle.
Relax, mec. J'ai de la bolivienne plein mes valises.
On I'a méme pas coupée. Prends-la. Elle est a toi.
Fais ce numéro.
On se parle plus tard, chéri. D'accord ?
A plus tard.
-Allé ? - C'est Maurizio. Tu vois qui je suis ?
- Tu es de retour. - Oui. Enfin, non.
Juste aujourd'hui.
Donc, on peut dire que c'est ton dernier jour en ville...
et qu'on reverra plus ta grosse gueule d'enfoiré.
Quais.
Passe-moi notre ami commun.
Il veut vous parler.
Fais-lui bien comprendre et laisse-le filer.
T'as compris ?
- Alors, dis-le. - J'ai compris.
Bien.
Putain.
Deux laits, comme toujours ?
Pourquoi tu caches ta cigarette ?
L'immeuble est plein de cafteurs.
Je veux pas que mon vieux sache. J'ai assez de problémes.
Comment c'est arrivé ?
Je suis tombée de vélo.
Dites pas a mon pére pour la cigarette, d'accord ?
- Pourquoi tu nous fais ca ? - Je sais pas...
Les gens perdent la mémoire. Ca doit étre le soleil.
- Faut pas rester au soleil. - Je sais pas comment c'est arrivé.
C'est quoi mon boulot ?
Je garde ce que vous me donnez. Je regarde pas, j'y touche pas.
- Je sais pas la couper. - Essaye de me suivre.
En juin, on te donne de la came cent pour cent pure.
Quand on la reprend en juillet, elle fait plus que 90 pour cent.
On a perdu dix pour cent entre juin et juillet !
Je sais pas. C'est pas mes affaires. Je garde ce que tu me donnes.
- J'en sais pas plus. - J'essaye de t'aider...
mais si tu veux jouer au con...
ca va le déranger.
Il aime pas étre dérangé quand il est dans sa musique.
Je te dis la vérité.
J'espeére, parce que les menteurs, il les renifle.
Ca fait peur.
C'est comme un sixieme sens.
Tu changes de musique ou j'interromps la sienne ?
Je te dis la vérité.
Bon.
Stan.
Désolé. Il dit qu'il a pas coupé la dope.
Bien sur que non.
Rends-moi un service.
Trouve qui c'est d'ici demain.
Midi.
Malky, attends.
J'al pas coupé votre came.
Trouvez vous-mémes I
Qu'est-ce que tu fous la ? Va faire tes devoirs.
- Je les ai finis. - Va aider ta soeur...
a ranger le bordel !
Et arréte de fumer, putain !
Un!
Deux. Respirez a fond.
Expirez a fond.
- Inspirez a fond. - C'est mon tour.
Change la chaine et je t'en colle une.
Les jambes, maintenant. Et vers l'avant.
Pardon, chéri.
Serrez. Relachez.
Bonjour.
Bonjour, mes chéris.
Baisse ca, mon coeur. Maman a mal au crane.
- Elle m'a pris mon tour. - Elle regarde des putains de cartoons.
Ca lui ferait pas de mal de bouger son cul.
C'est pas moi qui ai un gros cul.
Deux... et debout.
Est-ce qu'au lieu de regarder des dessins animés...
tu peux te remuer le cul et ramener a bouffer ?
- Les jambes. Tres bien. - Vas-y, répeéte.
- Margie, j'ai fait une connerie. - C'est pas la premiére.
Mais tu t'en sors toujours, non ?
Je crois que je suis allé trop loin.
La aussi, tu vas trop loin. Je vais étre a la bourre.
Et si tu travaillais a la maison ?
Sentez-le bien. C'est ca. Rentrez le ventre.
-Un... - Maintenant, mon tour!
Merde ! Elle veut me cogner !
- Papa, elle me... - Ferme la putain de porte !
Ne tirez pas !
Putain de salope.
- Mégatron ! - Affermissez tout le corps.
Avec vos quadriceps, vos muscles des cuisses...
- Quelqu'un peut répondre ? - Je suis occupée !
~All ? - Ici Marguerite McCallister...
directrice de I'école Spencer de Wildwood, New Jersey.
M. ou Mme Lando sont-ils la ?
C'est elle-méme.
Mme Lando, quand votre mari a inscrit Mathilda chez nous...
Il nous a parle de "problemes”.
Vous savez que nous sommes fieres de faire d'enfants troublées...
de jeunes filles saines et productives.
Mais si elles sont absentes, on ne peut pas faire grand-chose.
Mathilda est partie sans autorisation depuis presque deux semaines.
Je sais que votre mari a payé un an d'avance...
mais si vous vous référez au reglement que nous vous avons envoye...
vous verrez que, sans motif valable d'absence prolongée...
vous perdrez les frais de scolarité payeés.
Elle est décéedée.
Dis a cette petite garce de faire un peu de boulot.
Nettoie ! J'en ai marre de ce bordel !
Magne-toi I!
D'ou me vient ce sentiment
Quand I'horizon semble s'‘obscurcir
Que rien de mauvais ne peut arriver
J'ai vécu un jour des plus insolites
L'amour m'a fait voir les choses
D'une facon differente
La vie est toujours dure, ou c'est juste quand on est méme ?
Elle est toujours comme ca.
Garde-le.
Je vais chez I'épicier. Vous voulez du lait ?
Un litre ou deux ? Deux, c'est ca ?
J'adore ces moments de calme avant la tempéte.
Ca me rappelle Beethoven.
Tu entends ?
C'est comme quand tu mets I'oreille sur I'nerbe...
tu I'entends pousser.
T'entends les insectes.
- Tu aimes Beethoven ? - Je peux pas dire.
Je vais t'en jouer.
Papa !
Tu ferais mieux de rester ici.
On avait dit midi.
J'al midi une.
Tol, t'aimes pas Beethoven.
Tu sais pas ce que tu perds.
Des ouvertures comme ca, ca me donne la péche.
C'est puissant.
Mais c'est vrai qu'apres ses ouvertures...
Il peut vraiment devenir chiant.
C'est pour ca que je zappe.
Dépouillez I'appart.
Toi, t'es un fan de Mozart. Moi aussi.
J'adore Mozart !
II était autrichien, tu sais.
Mais pour ce genre de boulot, c'est trop léger.
Alors j'ai choisi plutét la grosse artillerie.
- Cool. - Putain, qu'est-ce que tu branles ?
Ferme ta grande gueule.
Ecoute Brahms. Il est bon, lui aussi.
- Qu'est ce que tu connais en musique ? - Arréte, mec I
- T'as regardé dans le matelas ? - Non.
Oh I Merde !
ll est mort.
Putain, regarde ce que t'as fait.
Stan, cava ?
Qu'est-ce que tu fous ?
- Il est mort ! - Il a abimé mon costume.
Je sais, mais il est mort.
C'est de la barbaque. Oublie. Calme-toi.
Je suis calme.
Tu bouges pas, d'accord ?
Benny I
Putain de con, Benny ! C'est Malky et Stan !
Du calme, okay ?
Viens.
Viens. On va se fumer une clope.
Benny, on sort I
Tire pas, Benny !
Entre I
T'es con ou quoi, Benny I!
Un costard tout neuf... T'as du feu ?
Calme-toi.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Tout va bien, madame. Brigade des Stups.
Laissez ces pauvres gens tranquilles.
- Ca va. Allez, calme-toi. - Je suis calme.
Pourquoi vous ne les laissez pas tranquilles ?
Il vous a dit de rentrer.
On ferait mieux d'aller a l'intérieur, Stan.
Fouille la cuisine, Benny. Trouve la dope !
Regarde ce que t'as fait ! T'as tué un gosse de 4 ans.
T'avais besoin de faire ca ?
Je vous en supplie, ouvrez.
Y a trois gamins, Benny.
Je crois que Stan a tué la grande.
Ce connard de Willy a flingué le petit.
Il manque la troisiéme. Trouvez-la.
Merde, on a manque la petite.
Je vais chercher le putain de gardien.
- Tu ne me reconnais pas ? - Moi, Grimlock. Connaitre toi.
Merde.
- J'ai trouvé la came ! - Bingo !
- lls I'ont trouvée. - Je sais.
La voila.
Y a des flics dehors. Tirons-nous.
C'est les flics. On file, tu restes.
Je leur dis quoi ?
Dis-leur...
gu'on faisait notre boulot.
- Comment tu t'appelles ? - Mathilda.
- Désolé pour ton pére. - S'ils l'avaient pas tué...
je l'aurais strement fait un jour ou l'autre.
Ta mere, elle...
C'est pas ma mere.
Ma soeur voulait maigrir. Elle doit étre belle maintenant.
C'est méme pas ma soeur, c'est ma demi-soeur.
Pas la meilleure moitie, en plus.
Si tu les détestais, pourquoi tu pleures ?
lls ont tué mon frere.
Qu'est-ce qu'il avait fait ? Il avait 4 ans.
ll pleurait jamais.
Il s'asseyait a c6té de moi et me faisait des calins.
J'étais plus une mere pour lui que cette truie.
Dis pas de mal des cochons. lls sont meilleurs que les gens.
Oui, mais ils puent.
Pas vrai.
D'ailleurs, j'en ai un dans ma cuisine...
qui est tres propre...
- et qui sent trés bon. - Vous avez pas de cochon.
Mais si.
J'étais dans ta cuisine et j'en ai pas vu.
Bouge pas. Je vais le chercher.
Piggy, ou tu es ?
Ah, te voila !
Salut, Mathilda.
Salut, Piggy.
Comment tu vas ?
Pas terrible aujourd'hui.
- C'est quoi ton nom ? - Léon.
C'est joli.
T'as de la famille ? Quelque part ou aller ?
Je vais chercher du lait.
Oh, la vache!
Touche pas, s'il te plait.
Tu fais quoi comme métier ?
Nettoyeur.
T'es tueur ?
Cool.
- Tu nettoies n'importe qui ? - Ni femmes ni enfants. C'est la régle.
Ca couterait combien pour buter ces salauds...
qui ont tué mon frere ?
5 000 dollars par téte.
Et si je travaillais pour tol...
et en échange, tu m'apprends a nettoyer ?
Qu'est-ce que t'en dis ?
Je ferai le ménage et les courses.
Je ferai méme ta lessive.
- Marché conclu ? - Non.
Qu'est-ce que je peux faire ? J'ai nulle part ou aller.
T'as eu une dure journée.
Va te coucher. On verra demain.
T'as été vraiment super avec moi, Léon...
et c'est pas souvent comme ca.
Tu sais ?
Bonne nuit.
T'as bien dormi ?
Tant mieux.
- Tu pars apres le petit-dé;. - J'irai ou ?
C'est pas mon probleme.
Lis ca.
Tu sais pas lire.
J'apprends, mais j'ai eu beaucoup de travail...
J'al pris du retard.
Ca dit quoi ?
J'ai decidé de devenir nettoyeuse.
Tu veux étre nettoyeuse ? Tiens.
C'est mon cadeau d'adieu. Va nettoyer, mais pas avec moi.
- Je travaille seul, pigé ? - Bonnie et Clyde étaient deux.
Thelma et Louise aussi. C'étaient les meilleurs.
Mathilda, pourquoi tu me fais ce coup-la ?
J'ai été gentil avec toi.
Je t'ai sauvé la vie hier quand t'étais devant ma porte.
Exactement. Maintenant, t'en es responsable.
Si tu m'as sauvé la vie, tu dois avoir eu une bonne raison.
Si tu me jettes dehors, ca sera comme si t'avais pas ouvert...
comme Si tu m'avais laissée crever sur le paillasson.
Mais tu as ouvert. Donc...
Si tu m'aides pas, je vais mourir ce soir. Je le sens.
Je veux pas mourir ce soir.
T'es juste une petite fille.
Le prends pas mal, mais je crois pas que tu y arriverais.
Désolé.
Qu'est-ce que t'en dis ?
Refais jamais ca ou je te tords le coup.
Comopris ?
Je travaille pas comme ca. C'est pas professionnel.
Y a des regles.
Et arréte de dire "okay" tout le temps.
Bien.
Vous voulez en jouer ici ?
Monsieur, je dois en jouer...
parce que j'ai une audition a Juilliard dans un mois...
et je dois m'entrainer.
Bon, mais pas apres 10 heures.
- Promis. - Cava.
Je vous mets au bout du couloir...
pour que ¢a ne déerange personne.
Tenez, remplissez ca.
Je peux les remplir, papa ? Tu sais que j'adore ca.
Merci, papa. Je les raméne dans une minute.
Quatrieme étage I!
Merci, monsieur !
Vous avez de la chance d'avoir une fille si précoce.
J'ai un gamin de 17 ans qui ne fait rien de la journée.
Je peux laisser ma plante la le temps de monter mes affaires ?
Allez-y.
Je mets le nom d'une pétasse de ma classe que je déteste.
Siy a du grabuge, elle aura des emmerdes.
- Terminé ! - Tu as quel age ?
- 18 ans -18 ans ?
- Tu veux voir mon permis ? - Non.
- Tu fais un peu plus jeune. - Merci.
Je veux que tu m'apprennes a étre comme toi.
Je veux étre forte et intelligente comme toi.
Je sais que je suis pas encore forte...
mais je peux apprendre les bases, la théorie.
Qu'est-ce que t'en dis ? Juste la théorie.
J'en ail besoin.
J'ai besoin de me remettre les idées en place.
Et moi, j'ai...
J'ai solf.
Bouge pas. Je t'apporte un verre.
Quand tu m'as dit de la sortir pour toi...
jai cru que j'entendais mal.
Je me suis dit : "Léon est un pro. Ca, c'est pour les débutants".
Je veux garder la forme.
Sar. Toujours rester au top niveau.
C'est comme moi. Je dois toujours savoir ou tout se trouve.
Je bouge jamais. Sauf pour aller de la a la.
C'est dangereux de changer. Tu sais ?
Verifie.
- Assure-toi que c'est ce que tu veux. - Je te fais confiance.
Une chose a rien a voir avec l'autre. Oublie jamais ca.
D'accord.
On commence avec le fusil a lunette...
parce que c'est la seule arme qui te permet de rester loin.
Plus tu seras pro...
plus tu te rapprocheras du client.
Le couteau, par exemple, t'apprends toujours en dernier.
Position.
Enléve-le qu'a la derniére minute. Ca refléte la lumiére.
Tu te fais repérer a un kilométre.
Et habille-toi toujours discret.
Jamais plus clair que le sol, compris ?
Entraine-toi. C'est comme ca qu'on apprend.
Je vise qui ?
Qui tu veux.
Je vous parle tout de suite. Donnez-moi quelques minutes. Merci.
Vous, filez. Je ne veux pas vous Voir.
- Tout le monde en position ? - Ca doit faire naturel.
- Ni femmes ni enfants, hein ? - Oui.
Le jogger en jaune et orange ?
Bien calme.
Le quitte pas des yeux.
Bien détendue.
Suis son mouvement.
Imagine que tu cours avec lui.
Anticipe son prochain mouvement.
Prends une grande respiration et bloque-la.
Maintenant.
Nom de Dieu !
- Ca va. Je n'ai rien. - A terre I C'est venu d'ou ?
En un coup. Pas mal, hein ?
-Quiatiré ? - Vous m'étouffez !
On essaye avec de vraies balles maintenant ?
Pas aujourd'hui. On remballe.
Comme ca.
- Non, merci. - Pas de discussion.
"Il semblait...
a Socrate..."
Laisse-moi faire.
Léon, on travaille tout le temps.
Faut faire une pause. Jouons a un jeu.
- Quel jeu ? - J'en ai un super.
Ca fait réfléchir et ca aide la mémoire. C'est ce qu'il te faut.
Comme une vierge
Touchée pour la premiere fois
- C'est qui ? - Je sais pas.
Joyeux anniversaire
Joyeux anniversaire, monsieur le président
Je sais pas.
Moustache.
Je chante sous la pluie
Simplement sous la pluie
Quel beau...
Gene Kelly ?
Bien.
A tol.
Okay, pelerins.
Clint Eastwood ?
- Je donne ma langue au chat. - John Wayne.
J'allais le dire. Je te jure.
Vraiment brillant, Léon.
C'est fou.
- Tu I'aimes ta plante, hein ? - C'est ma meilleure amie.
Toujours contente. Pas de questions.
Elle est comme moi, tu vois.
Sans racines.
Si tu I'aimes vraiment, plante-la dans un parc pour qu'elle prenne racine.
Tu devrais m'arroser moi si tu veux que je pousse.
T'as raison.
Attends !
Faut qu'ils sautent carrément dans l'assiette.
Ca fait un bail, Léon.
Tu m'as manque.
- Et t'as raté de bons coups. - Je m'entrainais.
Faut s'entrainer, mais pas trop.
L'entrainement, ca paye pas autant que le travail.
Tony...
I'argent que je gagne, que tu gardes pour moi...
T'as besoin d'argent ?
Je voulais juste savoir.
Je travaille depuis longtemps...
et je fais rien avec mon argent.
Je me disais que je pourrais peut-étre m'en servir.
T'as trouvé une nana.
Fais gaffe avec les femmes.
Tu te souviens quand t'es arrivé dans ce pays ?
Que je t'ai pris sous mon aile. T'étais plutot vert...
et t'étais déja dans la merde a cause d'une femme.
- Qublie pas ¢a, Léon. - Parfois, j'aimerais bien.
A propos de mon fric...
Je pourrais peut-étre en donner...
un peu...
a quelqu'un.
Tu sais, pour aider.
C'est ton fric. Je fais que le garder, comme une banque.
Sauf que c'est mieux parce que les banques, elles se font braquer.
Personne braque le vieux Tony.
Et puis, avec une banque...
y a plein de formulaires et de conneries comme ca.
Mais chez moi, y a rien a lire ni écrire. C'est tout la-haut.
Je sais lire maintenant.
C'est bien, Léon.
Ton fric est ici.
Quand tu le veux, tu me demandes.
- Prends mille. - C'est bon. J'en ai pas besoin.
- Prends. Va t'amuser. - Merci.
Bon. Maintenant, parlons affaires.
Bouge pas. Je vais chercher le dossier.
Manolo, un verre de lait pour mon ami Léon.
Ecoute, Mathilda, tu dois faire attention.
Tu peux pas parler a n'importe qui dans la rue.
Tu vas pas m'en chier une pendule, Léon ?
Je fumais juste une clope, putain.
Arréte de parler comme ca.
Tu peux pas parler aux gens comme ca tout le temps.
Je veux que tu parles correctement.
Et arréte de fumer. Ca va te tuer.
Celui-1a, tu lui parles pas. Il a une sale gueule.
J'aurai fini dans cing minutes. Reste ici ou je te vois.
Léon, je crois que je suis amoureuse de toi.
C'est la premiere fois, tu sais.
Alors comment tu sais puisque t'as jamais été amoureuse ?
Parce que je le sens.
Ouca?
Dans mon ventre.
ll est tout chaud.
J'ai toujours eu un noeud 13, mais il est parti.
Je suis content que t'aies plus mal a I'estomac.
Mais ca veut rien dire.
Je suis en retard pour le boulot. Je déteste ca.
Ce violon, ca progresse ?
- Ca va aujourd'hui ? - J'en ai marre des exercices.
Je comprends.
Mais tout va bien.
Personne ne s'est plaint.
Je mets un bout de tissu sur les cordes pour le bruit.
C'est pas béte du tout.
- Tout le monde n'aime pas la musique. - Je sais.
I fait quoi, ton pere ?
- Compositeur. - C'est formidable.
Sauf que c'est pas vraiment mon pere.
C'est mon amant.
Je vais faire un tour.
- Tu fais quoi samedi soir ? - On mange ensemble ?
-Tuvasou? - Voir des amis au 6J.
Vas-y. Alors, samedi ?
- Vers 20 heures. - Je sais pas.
T'as prevu quelque chose ?
"Lieu d'un crime. Entrée interdite"
Je t'y retrouve ?
On sait que vous étes occupé. Ce sera bref.
Dites-nous point par point comment ca s'est passé.
Il était Ia. Il a voulu prendre son flingue.
Boum, on I'a abattu.
- Ou étaient les enfants ? - J'en sais rien !
lls auraient d(i étre a I'école, Vous croyez pas ?
Votre rapport dit que vous étiez le premier sur les lieux.
- Vous n'avez pas vu d'enfants ? - La porte était défoncée.
Que s'est-il passé ? Avez vous suivi le réglement ?
J'ai perdu un des mes hommes. Qu'est-ce que vous me voulez ?
De la coopération.
J'ai pas de temps pour vos petites conneries.
Vous voulez que je coopere. Appelez mon service. Bureau 4602.
Les enfants a I'école.
Hé I Ma balle !
Rendez-la-moi. Ou vous allez ?
Ou vous allez, merde ? C'est ma balle.
Suivez la voiture bleue.
Je mets la musique a fond et je grille les feux, c'est ca ?
Non, tu roules doucement.
Prends les 100 dollars et ferme ta gueule.
"1, Rue du Centre" "Brigade des Stupéfiants"
Je ne veux pas te combattre, mais tu ne me laisses pas le choix.
Tu viens de me donner une idée de génie.
"Hotel National”
- Une idée géante ! - Notre Journal du spectacle reprend.
Toutes les nouvelles du spectacle en 30 minutes.
Je suis Bianca Ferrare.
C'est un cadeau pour toi.
Tu veux que je l'ouvre ? D'accord.
Elle te plait ? Chouette, hein ?
M. McGuffin ?
Je peux vous dire un mot.
Tiens. C'est pour un contrat. 20 000, c'estca ?
ll s'appelle Norman Stansfield, bureau 4602
de la Brigade des Stups, au 26 Federal Plaza.
- Je n'en veux pas. - Pourquoi ?
- C'est trop personnel. - Bon...
Tu me loues tes armes pour aujourd'hui ?
Je ne les préte jamais.
Tu as toujours ton revolver. Sers-t'en.
Mais sois sympa. Ni tire pas par la fenétre. D'accord ?
Pourquoi es-tu si méchant ?
Tu massacres des gens qui ne sont rien pour toi.
Mais tu refuses de tuer les salauds qui ont assassiné ma famille ?
La vengeance laisse toujours un godt amer. Crois-moi.
- Mieux vaut oublier. - Qublier ?
Apres avoir vu la trace du corps de mon frére sur le sol...
tu veux que j'oublie ?
Je veux buter ces enfoirés.
Je vais leur éclater la téte.
Plus rien n'est pareil une fois qu'on a tué quelqu'un.
Ta vie change a jamais.
Tu ne dois dormir que d'un oell tout le reste de ta vie.
Rien a foutre de dormir, Léon.
Je veux l'amour ou la mort.
C'est tout.
L'amour ou la mort.
Lache-moi un peu, Mathilda. J'en ai assez de tes petits jeux.
C'est vraiment un jeu super, Léon.
Il rend les gens plus gentils. Ill les fait réfléchir.
C'est le genre de jeu que tu aimes.
Si je gagne, je reste avec toi a vie.
Et si tu perds ?
Tu feras tes courses seul, comme avant.
Tu vas perdre, Mathilda.
Il'y a une balle dans la chambre. Je lai entendue.
Et alors ?
Qu'est-ce que ca te fait si je prends une balle dans la téte ?
Rien.
J'espere que tu ne mens pas, Léon.
J'espére vraiment qu'au fond de toi, il n'y a pas d'amour.
Parce que si tu ressens quelque chose pour moi...
dans quelques minutes, tu regretteras de n'avoir rien dit.
Je t'aime, Léon.
J'al gagne.
J'ai été blessé.
J'al besoin d'aide.
Je sais qu'elle est jeune, mais elle apprend vite.
Il faut éduquer les enfants.
Je sais. C'est moi qui t'ai appris ca. Mais il n'y a pas de limite d'age ?
- Elle a 18 ans. - raiment ?
Je peux boire quelque chose, Tony ?
Bien sur. Manolo, un verre de lait pour Léon.
Joli tatouage.
Manolo, deux verres de lait.
- C'est pour quoi faire ? - Il ne faut pas attraper froid.
D'abord, il faut trouver la chaine.
On ne peut pas la voir, mais on peut la sentir. Ici.
- Je sonne, tu discutes. - Je raconte quoi ?
Ce que tu veux.
- Oui ? - Bonjour.
C'est Susan.
Désolé. Tu as du te tromper, petite.
Je ne connais pas de Susan.
Recule un peu. Je ne vois rien.
L'ampoule a grillé.
Je suis dans le noir.
Monsieur, j'ai peur.
D'accord. D'accord.
Putain ! Vous faites quoi ?
QOuvre.
Si le canon sort de te bouche, je tire.
Ici, ca va. Lache. Lache.
Pousse-tol. Allez.
Du calme. Du calme.
Doucement. Vous voulez que...
Vas-y. A toi.
Au secours. Ne me faites pas mal.
Monsieur ? Monsieur ?
Monsieur ? Ce n'est pas ma drogue.
Ecoutez, je...
Un peu plus a gauche.
Avant... S'il vous plait...
Bon, la deuxieme, juste pour &tre sure.
Non, tire plus haut pour la deuxieme.
Vise le coeur et les poumons.
Ici. Dans cette zone. Tu vois ?
Le premier coup pour I'immobiliser.
- Le deuxieme pour l'achever. - Putain...
- Vous foutez quoi ? - Jamais dans le visage.
Si le client n'est pas identifiable, on ne te paie pas.
Sinon tu pourrais tuer n'importe qui et faire croire que tu as rempli le contrat.
- Compris ? - Oui. Jamais dans le visage.
- Bon. Range tes outils. - Mais vous foutez quoi ?
C'est quoi, bordel ? Monsieur !
Putain, qu'est-ce que...
Si tu utilises beaucoup le silencieux, place un morceau de tissu dessus...
autrement la chaleur pourrait briler l'intérieur.
Un morceau de tissu noir et humide.
Tu fais quoi ?
On avait dit : "Ni femmes ni enfants".
Tu crois que seuls les camés mourront ?
Maintenant, c'est nettoye.
Fichons le camp.
Je croyais qu'on n'avait pas le droit de boire.
Je sais, mais on fait une exception pour ta premiere fois.
Si on fait une exception pour un travail bien fait,
pourquoi ne pas s'embrasser, comme dans les films ?
Non.
Si.
- Tu fais quoi ? - Je vais t'embrasser.
Mathilda, arréte, s'il te plait.
Allez. Juste un baiser.
Arréte. Tout le monde nous regarde.
Va t'asseorr.
Bon appétit.
- Tu me crois pas, hein ? - De quoi tu parles ?
Quand je dis que je suis amoureuse de toi.
Mathilda, ne recommence pas. Change de sujet.
D'accord. Désolée.
Tu avais quel age pour ton premier contrat ?
19 ans.
Je t'ai battu.
- Tu fais quoi ? - Il ne faut pas prendre froid.
- Il n'y a pas de sonnette. - Frappe a la porte.
- Oui ? - Bonjour.
Je cherche l'appartement de M. Reuben...
mais il fait noir dans le couloir et j'ai peur.
Un instant.
Tu en veux encore ? Montre ta sale gueule.
Tu crois m'avoir aussi facilement ?
Je t‘emmerde. Connard.
Quand c'est comme ¢a, ca finit toujours mal.
Il faut faire vite, sinon on devra écouter ses conneries toute la journée.
Enfoiré I Montre ta sale gueule, pédale !
- Allez, le chewing-gum. - Hé.
Tu connais le coup de la goupille 7?
Vas-y, je t'attends. Montre-moi ce que c'est, connard.
Voila le coup de la goupille.
Retourne a la boutique, Mario. On finira plus tard.
Qu'est-ce que t'as, Léon ? Déja fini ?
C'est meilleur que les gens, hein ?
C'est moi qui te l'ai dit.
T'as un probleme ?
Prends une chaise. Assieds-toi.
Je pensais.
Si quelque chose m'arrive un jour--
ll va rien t'arriver, Léon.
T'es indestructible. Les balles te glissent dessus.
Tony, j'ai pensé a mon fric.
Tu te souviens de la petite avec moi l'autre jour ?
Elle s'appelle Mathilda.
Si quelque chose m'arrive...
je voudrais que tu...
lui donnes...
mes economies.
Compte sur moi, Léon.
Merci, Tony.
Je ne serai pas long.
- J'ai fait une bétise ? - Non.
Ce contrat est trop dangereux.
Je n'ai droit qu'aux restes, c'est ca ?
Mathilda, depuis que je t'ai rencontrée, tout a changé.
J'ai juste besoin d'étre un peu seul.
Tu dois grandir un peu.
J'ai fini de grandir, Leon.
Je vielllis.
Pour moi, c'est le contraire. Je suis assez age.
Mais j'ai besoin de temps pour grandir.
Merde.
Allez I Allez! Ca joue !
- Joli tir. - Allez.
T'es nouvelle, hein ? Cinquiéme étage, c'est ca ?
- Tu peux pas t'asseoir ici. - Pourquoi ?
Rien n'est gratuit. C'est comme un parcmetre.
Quand tu t'arrétes, tu paies. C'est la loi.
- Seulement a la télé. - T'as dit quoi ?
- Laisse tomber. Ca colte combien ? - Dix dollars...
par mois.
Tu as la monnaie ?
Oublie ca. Je te regle un an d'avance.
Je paie pour toute l'année, d'accord ?
D'accord, un an.
Si je paie, je suis obligée de vous supporter ?
Non.
Alors allez jouer ailleurs.
J'ai besoin de réfléchir.
"Attendez votre escorte ici"
Reléve-toi. T'aimes pas ton job ?
Un déjeuner.
-Tuvas ou? - Livraison pour le bureau 4602.
Signe ca.
Fails voir ta main.
- Bon week-end, les filles. - Merci.
Je vais aux toilettes.
"Messieurs"
Une livraison ?
Laisse-moil deviner.
Du chinois ?
Du thailandais ?
J'y suis.
De la bouffe italienne.
C'est quoi ton nom, mon ange ?
Tu vas poser le paquet par terre.
Bien.
Maintenant, dis-moi tout ce que tu sais sur la bouffe italienne.
Et oublie pas le nom du chef qui a préparé mon déjeuner.
Personne m'a envoyée. Je suis a mon compte.
Alors c'est quelque chose de...
personnel, c'est ca ?
Quelle crasse de merde...
J'al encore pu faire ?
T'as tué mon frere.
Je suis désolé.
Et tu veux le rejoindre ?
C'est toujours pareil.
C'est quand on commence a avoir peur de la mort...
qu'on apprend a apprécier la vie.
Tu aimes la vie, ma chérie ?
C'est bien.
Parce que j'ai aucun plaisir...
a prendre la vie...
d'une personne qui en a rien a foutre.
Stan, je te cherche partout.
- Je suis allé en haut... - Quoi ? Je suis occupé.
C'est Malky. Il est mort.
Malky traitait une affaire avec le Chinois.
Mais ils ont rien a voir avec ca.
lls m'ont dit que c'était un gars de l'extérieur. Un pro.
Hyper rapide. Il est sorti de nulle part.
Boum, il descend le Chinois en deux secondes.
Mollo, mec. Je suis flic.
Puis il se retourne et il lui dit un truc comme...
Ni femmes ni enfants.
Je crois que c'était personnel.
La mort est capricieuse aujourd'hui.
Tu m'entends, Blood ?
Ouais, je t'entends. Calme-toi, mec.
Emmeéene-la dans mon bureau.
D'accord.
Putain de merde.
"Léon, mon amour.
Je sais ou trouver les types qui ont tué mon frere.
Leur patron est Norman Stansfield de la Brigade des Stups, bureau 4602.
Je vais me les faire.
Si ¢a se passe mal, Je te laisse 20 000 $ sur la table.
C'est un contrat. 5 000 par téte, c'est ga ?
Je sais que je me sentirai mieux apres.
Je t'aime.”
Attendez. Je serai pas long.
Je peux pas rester garé devant un immeuble fédéral !
"Mol le boss. Toi pas.”
Il fera exactement ce que j'ai dit.
Un "neuf millimetres".
Des balles.
Un autre "neuf millimetres".
Tu comptais faire quoi avec ton artillerie ?
Elle voulait peut-étre flinguer tout I'immeuble.
Putain !
C'est quoi ? Le déjeuner.
Attention, Blood. C'est peut-étre empoisonné.
Y a pas d'anchois dessus.
C'est ca votre "Je serai pas long". Ca fait dix minutes !
J'ai fait de mon mieux.
Ca te plait ?
Oui.
Alors dis-le.
Ca me plait.
Tu n'as pas soif ?
Tu sais, pour une fille, la premiére fois, c'est trés important.
Le reste de ta vie sexuelle en depend.
J'ai lu ca dans un des magazines de ma soeur.
Mes copines m'ont dit qu'elles ont détesté leur premiere fois.
Parce qu'elles n'étaient pas amoureuses.
Elles I'ont fait pour pouvoir s'en vanter.
Aprés, ca a commence a leur plaire, comme la cigarette.
Est-ce que ma premiere fois va me plaire ?
Mathilda, non.
Pourquoi pas ?
Je ne peux pas.
- Tu en aimes une autre ? - Non.
Enfin...
lly a eu quelqu'un, il y a longtemps.
Avant que je vienne aux Etats-Unis.
Son pére ne voulait pas qu'elle me fréquente.
Elle venait d'une famille tres respectable.
La mienne était...
tu sais...
pas si respectable.
Son pére était furieux a chaque fois qu'elle sortait me voir.
Mais elle sortait en douce pour te retrouver, hein ?
- Oui. - Tu vois, rien n'aréte I'amour, Léon.
ll I'a tuée.
Une balle dans la téte.
Il a été emprisonné deux jours avant d'étre relaché.
On a dit que c'était un accident.
Alors...
une nuit, je l'ai attendu.
A 150 metres, avec une lunette.
Lul aussi a eu un accident.
Le soir méme, j'ai pris le bateau pour les Etats-Unis...
pour y retrouver mon pére qui travaillait pour Tony.
J'avais 19 ans.
Depuis, je n'ai jamais quitté la ville...
et je n'ai pas eu d'autre petite amie.
Tu vois, Mathilda...
je ne serais pas un bon amant.
D'accord.
Tu peux me rendre un service ?
Lequel ?
J'en ai marre de te voir dormir sur ta chaise.
On va partager le lit.
Je ne crois pas que ce soit une bonne idee.
Tout va bien.
Mets tes jambes sur le lit. Voila. C'est bien.
Allonge ta téte. C'est bien. Détends-toi.
Bonne nuit, Léon.
Bonne nuit.
Moi d'abord I
Manolo, emmeéne les gosses a la cuisine.
J'ai beaucoup de respect pour ton business, Tony.
Quand tu as tué pour nous dans le passé...
on a toujours éte satisfaits.
C'est pour ca que c'est trés dur aujourd'hui pour moi.
Excuse mon humeur.
Un de mes hommes s'est fait buter dans ton secteur.
Les chinetoques m'ont dit que le tueur...
etait du genre... italien, justement.
Alors on s'est dit que Tony saurait quelque chose.
Attends. C'est pas fini.
Tu vas rigoler.
Quelques heures plus tard, une gosse de 12 ans vient a la brigade...
armée jusqu'aux dents, avec la ferme intention de m'expédier a la morgue.
Tu sais qui est venu la chercher dans mon immeuble ?
Le méme...
tueur italien.
Je meurs d'envie de le rencontrer.
Relax. Tout va bien. Bien dormi ?
Je dors jamais vraiment. Je dors que d'un oeil.
Ah, oul. J'oubliais.
J'ai jamais vu quelqu'un ronfler si fort avec un oeil ouvert.
- Je ronfle ? - Comme un bébé.
Je vais chercher du lait pour le petit-déj. Je serai pas longue.
Oublie pas le code quand tu reviens.
Deux coups, un coup et deux coups. C'estca?
C'est ca.
Comptez ca. Je vais prendre du lait.
A partir de maintenant, plus un bruit.
Tu me réponds en faisant oui ou non de la téte.
ll est seul ?
ll t'attend 7?
T'as les clefs de I'appartement ?
Vous avez un code pour qu'il sache que c'est toi ?
Equipe Alpha.
- Préts a intervenir. - Faites attention.
Qu'est-ce qulilya ? Bouge, merde !
Putain.
Equipe Alpha. On a des blessés.
Je vous avais prévenus.
- Envoie tout le monde. - Comment "tout le monde" ?
Tout le monde !
"Unités d'Urgence”
Prends ca.
Va voir.
- Bouge pas. - Tu vois quelque chose ?
C'est lui. Il a son flingue sur moi.
Personne bouge.
- Lachez la petite. - Du calme, mec !
D'accord, elle arrive. Relache-la.
Prends la hache la-bas. Vas-y !
Tu viens avec nous.
Putain, il I'a descendu.
Fils de pute !
Repliez-vous !
- Coupe l'eau, bordel ! - Cay est.
Viens I!
On est mal. Envoyez les lynx.
J'ai rien compris. Je les ai pas vus venir, juré !
Quand je suis revenue de chez I'épicier, ils étaient partout.
T'approches pas de la fenétre.
Viens ICI.
Des tireurs d'élite.
Délogez-moi cet enfoiré de son trou.
- Comment on va sortir ? - Laisse-moi faire. On s'en va.
Mais tu passeras pas. C'est juste assez grand pour moi.
- Pas de discussion, on a dit. - Non, je te laisserai pas...
- J'y vais pas ! - Ecoute-moi.
On a aucune chance ensemble. Mais seul, je peux y arriver.
Fais-moi confiance. Je suis en pleine forme.
J'al beaucoup d'argent chez Tony.
On ira le chercher et on partira que toi et moi.
Vas-y.
Tu dis ca pour me rassurer.
- Je veux pas te perdre. - Tu vas pas me perdre.
Tu m'as donne le gout de la vie.
Je veux étre heureux, dormir dans un lit, avoir des racines.
Tu seras plus jamais seule.
Je t'en prie, sauve-toi, mon coeur.
Calme-toi. Vas-y.
Je te retrouve chez Tony dans une heure. Je vais tous les nettoyer.
Je t'aime, Mathilda.
Moi aussi, Léon.
Qu'est-ce que vous foutez ? J'ai dit le type, pas l'immeuble.
Y en a un qui respire I
Prévenez le médecin !
Dégagez le couloir ! Poussez-vous !
- On a un blessé. Laissez passer. - Prenez l'escalier.
Allez I Dépéchez-vous !
Sortez ce gars d'ici I!
- Ramenez votre équipe ! -Je lai!
On a deux hommes qui descendent. Magnez-vous !
Cava? Service médical, vite !
Bougez-vous le cul, putain !
Equipe numéro un, quelle est la situation dans l'appart ?
On voit rien. Y a trop de fumée. Laissez-nous le temps.
Vous avez cing minutes.
Vous étes 200 et vous trouvez pas un mec avec une gamine ?
Vous avez la fille ?
Comment tu te sens ? Enléve ton masque, vite.
Fais-moi voir. C'est profond. Et l'autre...
T'es du troisieme district ?
Ouvrons un peu sa manche.
C'est bon. Pose-le. Fais voir l'autre.
Reste ici deux minutes. Je reviens tout de suite.
Je peux remettre mon masque ? Je respire mieux avec.
Ca va aller. Tiens bon.
Allez, sortez ! Tout le monde dehors !
Laissez-le passer.
Qu'est-ce que tu fais la ? Allez, dégage.
A ton service.
C'est de la part de...
Mathilda.
Oh, merde.
Sortez d'ici.
Léon m'a demandé de t'aider...
s'il lui arrivait quelque chose, et je crois que c'est arrive.
Il a mis un peu d'argent de cbté pour toi.
Alors ce que je te propose...
comme t'es encore bien jeune...
je te garde ton argent pour quand tu seras plus grande.
Comme une banque, tu sais, sauf...
que c'est mieux parce que les banques se font toujours braquer.
Personne braque le vieux Tony.
Mais c'est ton fric. En attendant...
t'auras juste a venir ici de temps en temps...
je te donnerai de quoi t'amuser un peu.
Tiens.
- Voila déja 100 dollars. - Vous auriez pas un job, plutét ?
Qu'est-ce que tu sais faire ?
Je sais nettoyer.
J'ai pas de travail pour une gosse de 12 ans...
alors sors-toi ca de ta téte de bourrique !
C'est fini I On joue plus !
Léon est mort !
Tu m'entends ?
Tu crois que j'ai pas mal, Moi aussi.
Mais il est mort.
Tu oublies toute cette folie et tu rameénes tes fesses a I'école.
Ramasse ton pognon et fous-moi le camp.
Et que je te voie pas avant le mois prochain...
sinon je vais plus étre aussi sympa que ca.
"L'lle Roosevelt"
"Ecole Spencer”
Mes parents...
sont morts...
en voiture il y a quatre semaines.
C'était horrible.
Nous n'avons pas eu le temps de faire connaissance quand tu es arrivée...
mais je veux que tu saches gue je n‘abandonne pas une enfant...
quelles que soient sa situation et ses erreurs.
Alors je vais t'aider et tout faire pour t'accueillir de nouveau.
Mais a une condition :
Que tu arrétes de me mentir, Mathilda.
Saisis cette chance...
et fais-moi confiance.
Dis-moi ce qu'il t'est arrive.
Ma famille a été tuée par des agents des Stups...
pour une histoire de drogue.
Je suis partie avec le plus génial des gars.
C'était un tueur, le meilleur en ville, mais il est mort ce matin.
Si vous m'aidez pas, je serai morte d'ici ce soir.
- Vous la connaissez ? - Jamais vue.
Je crois qu'on sera bien ici, Léon.
Traduction et sous-titres : Captions, Inc. Los Angeles
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