All language subtitles for Koh Lanta S05E09 (2005) Pacifique Episode 09 VFF TV SD

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Original subtitles

De quatre semaines, ces quatre femmes et ces quatre hommes vivent une expérience

unique ici à l'île des Pins. Ils ne forment qu'une seule équipe car le

combat est désormais individuel. Et il reste encore 14 jours d'épreuves, de

souffrances pour les huit rescapés du Pacifique avant de pouvoir empocher les

100 000 euros du vainqueur.

Livrés eux-mêmes, isolés, privés de tout sur deux petits îlots au large de la

Nouvelle-Calédonie, ils vont affronter les éléments, déjouer les pièges de la

nature et surtout...

Survivre aux autres, c'est la loi impitoyable de Koh-Lanta.

Au départ, ils étaient 16, à la fin, il n'en restera qu'un.

Sur Kumo, on ne devrait plus parler de jaune, de rouge, puisque la réunion des

tribus a aboli les clivages tribaux. Mais dans la réalité, il n'en est rien.

Les ex-jaunes, juniors, sont bel et bien ligués contre les ex-rouges, les

seniors. Et ils ont réussi un coup de maître, faire basculer de leur côté

Francis, 60 ans, le vétéran de l'aventure. C'est pas plus dur que ça.

Ce détournement de majeur a eu pour conséquence le départ de Jérôme au

dernier conseil. Les ex-seniors sont donc en position difficile car ils sont

en infériorité numérique.

Christine, 35 ans, gérante d'auto-école à Toulon, et Véronique, 37 ans, chef de

publicité venue de Picardie, ont le cœur gros. Leur stratégie s'est effondrée

avec la défection de Francis.

Pierre, 51 ans, graphiste en Lorraine, se trouve maintenant un peu isolé. Et

ceux qui poussent un soupir de soulagement, ce sont les ex-juniors.

Alexis,

28 ans, voyant en région lyonnaise.

Oumba, 22 ans, hôtesse dans la restauration.

Mohamed, 24 ans, chauffeur d'autocar dans les Hauts-de-Seine. Et Clémence, 20

ans, étudiante à Toulouse, peuvent envisager l'avenir avec plus de

sérénité. Grâce au renfort de Francis, ils tiennent la majorité.

Mais peuvent-ils compter sur la fidélité sans faille du roublard retraité ? C'est

4-4 et mon cheval au milieu.

Pas facile à dire. D'autant que les pluies diluviennes qui sévisent depuis

plusieurs jours sur l'île des Pins et l'absence de feu au bivouac émoussent la

combativité de Koumba.

Au matin, encore des trompes d'eau. Le moral de la tribu est par conséquent au

plus bas.

Et le départ de Jérôme est un véritable traumatisme pour les rescapés de son

ancienne tribu des Seigneurs. C'est sûr que le départ de Jérôme nous affecte

tous, je pense.

Après, bon, il faut relativiser. Ça fait partie du jeu.

On commence en plus à se torturer l'esprit de la prochaine ascension.

C'est joué à un vote en fait, donc très déçu quand même par l'attitude de

Francis. Je pensais qu'il serait quand même beaucoup plus solidaire avec les

Rouges, c'est ce qu'il a déclamé haut et fort.

J'espère qu'on ira jusqu'au bout, le plus loin possible et qu'on sera

heureux.

Je suis en colère contre Francis, d'ailleurs j'ai eu du mal à lui parler

ce matin. Je ne trouve pas ça normal du tout.

C'est peut-être moi qui n'ai rien compris au jeu, parce qu'on en est

individuel, mais quand on est un groupe, quand on est soudé, moi ça le reste

jusqu'au bout.

Ah non, moi je suis ni rouge, ni jaune, je suis blanc.

Je joue mon jeu, comme je l'ai toujours dit.

Francis a été filou sur ce coup. Il nous a bien eu, je crois.

Nous, nous sommes peut-être trop sincères.

Merci, bande d'imbéciles.

La vengeance, c'est un plat qui se mâche, je crois.

Même pour Francis.

Non, je l'ai mangé bien cuisiné.

Je l'ai trouvé très bon.

Christine, c'est la rivale numéro 2, on peut dire.

La rivale numéro 2, parce qu'on n'aimait pas trop son rapprochement, ses

messes basses avec Jérôme la nuit.

On ne savait pas ce qu'il se disait.

Malgré l'apparence qu'elle donne, je pense qu'elle n'a pas avalé la pilule.

Non, elle ne l'a pas avalée. Je pense que là, elle n'est pas bien.

L'aventure, elle est tellement diabolique que...

Je ne sais pas trop quoi penser, en fait.

Oui, un petit peu déçue que Francis vote Jérôme. C'est clair

que j'étais quand même assez proche de Jérôme.

Mais bon, j'essaie de ne pas trop y penser parce que c'est vrai que sinon, j

'ai des montées de spines.

Donc, voilà.

C'est quelqu'un qui ne m'a pas déçue.

Quelqu'un avec qui j'ai tout de suite bien accroché.

C'est vrai qu'on a pu rapidement parler de plein de choses, de nos enfants, de

nos professions, de nos loisirs.

C'est vrai que lui n'en met pas non plus beaucoup, donc ça nous a permis un petit

peu de discuter la nuit.

Et puis quelqu'un de volontaire, c'est un gagnant.

J'aime bien les gens comme ça.

Là, j'ai une bonne assistante.

C'est un chef.

Pour toute la tribu des seniors, Jérôme était un ami, un guide et surtout un

chef rassurant. Il a quand même été actif, il a coupé du bois, il a refait

notre cabane dont il n'a même pas pu profiter cette nuit. Donc j'ai trouvé ça

un petit peu injuste vis-à-vis de lui.

Il va nous manquer parce qu'effectivement on était quand même

proche de lui, on avait énormément d'affinités. Maintenant pour nous le jeu

continue et ce n'est pas ça qui va nous faire baisser les bras.

Les ex-rouges ont subi un revers de taille.

Pour les ex-jaunes, cette élimination de Jérôme est une bouffée d'air frais.

Je suis contente que Jérôme soit parti. Il était trop surpris. Je suis trop

contente.

Hier, en allant au conseil, il faisait plein de programmes pour le lendemain.

Ouais, demain je vais faire ci, ouais, demain je vais faire ça, ouais,

demain... Que dalle il avait ? Pour lui, il avait calculé.

Pour lui, il avait calculé qu'il partait, qu'il allait revenir.

C'est vrai que je suis content parce que...

Hier, les jaunes, on a réussi notre pari.

C'était soit Jérôme, soit tous les jaunes.

Donc, c'est Jérôme.

Je vais couper l'herbe sous le pied.

Je préfère que lui parte et là, comme ça, si je pars en trois jours, je

partirai avec le sourire. Je suis très content.

Ça va changer. Elle a commencé à changer.

Même hier soir, elle a commencé à changer. C'est bizarrement, elle a

commencé à changer.

C'est autour du conseil parce que peut-être que Jérôme, il avait trop d

'emprise sur les rouges.

Et puis maintenant, ma foi, les jaunes reprennent le pouvoir, en quelque sorte.

Avec le bon vieux Francis.

Allez, top d'un coup, vas-y ! Voilà.

Non, je ne me suis pas senti trahi, parce que Francis est le premier qui a

acté le fait que maintenant, on est dans une période de jeu individuelle. Francis

a vu son intérêt.

À la limite, son intérêt aurait été d'éliminer Mohamed. Il aurait éliminé

Mohamed si ça avait été Jérôme qui avait l'immunité. J'en suis persuadé. Si on

veut caricaturer Francis à pencher jaune hier, il peut très bien repenser rouge

demain si ça l'arrange. La stratégie occupe les esprits, mais elle ne remplit

pas les estomacs.

La météo est capricieuse, impossible de faire du feu avec la loupe. Tout est

humide.

La situation est donc critique sur Kumo. Francis, héroïque jusque-là, voit ses

forces l'abandonner.

C'est la

première

fois que j'ai un petit problème.

C'est-à-dire que j'ai fait de l'effort physique aussi.

À longer, ça va ? Ça va, oui.

Si ça ne va pas, tu veux le dire ? Non, je vais rester couché.

Francis est en train de se reposer, parce que je pense qu'il a fait trop d

'efforts d'un coup.

Et il a eu un petit malaise, donc il est allé se coucher. On lui a coupé une

coco. Je pense que c'était peut-être une hypoglycémie qu'il a fait.

Je vais lui en redonner un, s'il te plaît, Clémence.

Là, je vais essayer d'attraper du poisson cru.

On va essayer de se faire du poisson cru. Et les poissons, tu les as dans les

rochers. Il faut sauver le soldat Francis. Le sanglier du Périgord est mal

en point. Les jeunes ont besoin de sa voix. Ils vont lui trouver du poisson.

Francis, ces derniers jours, il a fait beaucoup d'efforts.

Je pense que c'est le cumul... C'est le cumul... Il n'est pas mort, blessé

seulement.

C'est le cumul de tout qui fait qu'il a eu un petit coup de pompe ce matin.

Mais c'est tout à fait normal, on en a tous.

Et lui, encore plus, parce que c'est le plus âgé d'entre nous.

Super.

Avec Momo et Pierre, on a ramené 5 bénitiers qu'on va partager et qu'on va

manger à la japonaise.

Oui,

j'avais un petit peu d'appréhension au départ de les manger. Après, c'est vrai

que ce n'était pas mauvais.

Mais cru, je ne sais pas si je vais y arriver en fait.

Il faut que tu manges quand même. Oui, je vais essayer de goûter. Mais bon, si

ce n'est pas que ça me rende malade, je prendrai de la noix de coco en plus.

Que ce soit bon ou pas bon, on n'est pas là pour faire du premier choix ou de je

ne sais pas quoi. Moi, je le mange.

Je vais goûter, il n'y a aucun souci, je goûte à tout.

Mais je ne sais pas si je vais réussir à l'apprécier. Maman,

vous venez vous servir ? Des plats, je n'aurais jamais imaginé les manger. Tu

ne manges pas, l'important c'est de manger.

C'est joli.

Il y a Maman ? Bon,

ben bon appétit.

Vous voudriez goûter le blanc alors, ça ? Oui, c'est super bon.

De les mâcher.

Ah oui, des utres.

Moi, ce que je préfère, à la limite, c'est ça, là.

C'est pas trop gluant.

On a tellement faim, et puis... Je vois tout le monde manger de bon cœur, mais

je ne me vois pas non plus... C'est délicieux.

Alors, cette poche...

C'est ça la fin.

C'est ça la fin, voilà.

Ça fait le quatrième jour que nous mangeons des noix de coco et des fruits

de yucca.

Et là, je crois que nos ventes criaient famine et donc on est prêts à faire un

énorme sacrifice et à manger des nouveautés. Et puis finalement, on n'est

pas déçus. Non, franchement, c'est vraiment pas mauvais.

C'est vrai que quand on regarde l'aspect, c'est pas très appétissant.

Au niveau du goût, c'est vraiment bon, ça va.

À Clémence, tout, on a dit. Alors le jus, tu le bois.

C'est des vitamines.

Je déguste.

C'est quoi ça ? C'est des organes reproducteurs ? C'est pas mauvais.

Les huit naufragés en sont réduits à manger les coquillages crus. Ce n'est

pas très digeste, mais c'est mieux que rien avant une épreuve de confort

capitale.

Tirer à U et à DIA nous amènera au moulin. Vous savez quoi ? Tirer à U et à

DIA. U et DIA, c'est les commandements d'un cocher pour... À U, c'est... Non,

non, U et DIA, c'est les deux commandements qu'un cocher pourra faire

avancer ses chevaux. D'accord.

Ça mènera au bougnat. Le bougnat, ça se mange, non ? C'est quoi, le bougnat ? C

'est pas une berge, un bougnat ? Le bougnat, c'est celui qui a les cavavars.

On dit aussi qu'il y a un plat, le bougnat.

Moi, ça me dit quelque chose, le bougnat.

Le bougnat, c'est... Franchement, qui c'est qui a vraiment faim ? Tout le

monde.

Tout le monde, là.

Tout le monde, là, vraiment.

Parce qu'il est encore à fond.

Bonjour.

Alors vous avez sans doute été un petit peu intrigué par votre message et ce

fameux bougna.

C'est la récompense que je vous propose aujourd'hui, mais qui est en fait un

plat à partager avec une famille typique canaque.

La soirée, le repas et la nuit. Mais pour ça, il va falloir gagner ce jeu de

confort et ça ne va pas être évident. Votre objectif, donc, vous serez quatre

de part et d'autre, c'est de tirer sur ces élastiques, aller récupérer.

les quilles que vous voyez là-bas au fond, mais tout va se dérouler en

plusieurs manches. D'accord ? Alors on va tout de suite procéder au tirage au

sort. Le tirage au sort doit déterminer la formation de quatre couples. C'est

donc le hasard qui choisira qui concourt avec qui, garantissant ainsi l'équité de

l'épreuve.

Pour former un couple, il faut tirer deux coquillages identiques en forme et

en couleur. Pour commencer, les candidats s'affrontent par couleur, donc

noir contre blanc.

Avec Alexis.

Véronique sera avec Mohamed.

Christine avec Francis.

Et Clémence avec Pierre.

Mais dans un premier temps, c'est les noirs d'un côté, les blancs de l'autre.

Allez-y. 3, 2, 1, go !

Deux quilles, à une pour l'instant.

Dès la troisième quille, c'est déjà plus dur, il faut de l'influx.

Du côté de Mohamed, on tire du bout des doigts. Francis fait l'effort, mais

Christine et Véronique ne forcent pas beaucoup.

Kimba tire son équipe vers la quille numéro 4.

Sa tonicité fait merveille, elle ne lâche pas un centimètre de terrain.

La quatrième quille est à portée de main.

Doucement, doucement. On la tient, on la tient, on la tient.

Kumba s'arc-boute dans la conquête de l'ultime quille. Elle dirige

parfaitement l'effort de ses équipiers.

De l'autre côté, Mohamed semble être le seul à tirer.

Très belle victoire de l'équipe des Blancs. Mais ce n'est que la mi-parcours

dans cette épreuve. Et pour gagner le repas, il va falloir aller encore plus

loin. Le tirage au sort a désigné deux couples. D'un côté, Koumba et Alexis. De

l'autre, Pierre et Clémence.

Bonne chance à tous les quatre.

Allez vous mettre en place pour cette deuxième manche.

Attention. 3, 2, 1. Un, go ! Vu la performance de Kumba dans la

première manche et la différence notable de carrure entre Pierre et Alexis, il

faudrait un miracle pour que la paire Clémence-Pierre inquiète le duo Alexis

-Kumba.

Déjà, une quille à leur actif.

Voilà,

c'est bien, vas-y, voilà.

Pousse un peu, pousse.

Voilà, c'est bien. Vas-y, tu es presque.

Deuxième quille pour Kumba.

Leurs adversaires patinent dans le sable. Ce n'est pas une épreuve taillée

pour le gabarit de Pierre et de Clémence.

Ils sont loin de la première quille.

Tu peux, tu peux, Pierre.

Pousse, pousse.

Vas-y, vas-y.

Allez, allez, allez.

Bravo.

Je vomis. J'ai trouvé une pelle.

Bravo, Kumba. Bravo, Alexis. Vous l'avez bien mérité, ce bougna, cette soirée

traditionnelle. La famille Vendégou de la tribu de Gadji vous attend.

Sachez qu'ils sont apparentés au grand chef de l'île des Pins. C'est un honneur

pour vous d'aller partager leur repas.

Bon appétit à tous les deux.

Enchanté, enchanté.

Merci pour cet accueil. Bonjour madame.

Merci, merci.

Pour vous, pour vous souhaiter la bienvenue à

la tribu. Une authentique soirée canaque en perspective pour Alexis et Kumba, une

soirée telle qu'on n'en vit qu'une fois.

Ils sont aux antipodes de leur vie quotidienne, de l'autre côté de la

planète, au cœur même de la vie politique de l'île des Pins, puisqu'ils

sont sur le territoire des Gadjis, la tribu à qui revient par droit coutumier

la responsabilité de la grande chefferie.

Chacune des huit tribus de l'île est spécialisée, pêcheur, cultivateur,

chasseur, etc.

Mais tous dégustent les jours de fête le même bougnat. Au programme, celui de

Marie-Paul, un plat authentique.

Heuristique et goûteux, le régal de l'île d'État.

Pour la préparation du bougnac, il faut d'abord tracer

et gratter le coco.

Vous tenez de cette façon et vous tapez dessus.

Je vais vous faire la démonstration.

C'est plus rapide que nous comme on fait.

Avec les deux mains.

Avec les deux mains.

Vous savez, tous les ingrédients, il y a le cinam. Et il y a les patates douces.

Les patates douces, oui.

La citrouille et la papaye.

C'est la papaye ? Mais elle est énorme.

Parce que nous, en France, quand on nous en amène au supermarché, elles sont

comme ça.

Il faut de tout pour faire un bougna.

Tout ce que produit cette terre généreuse de la Nouvelle-Calédonie.

Le secret de Marie-Paul ?

Elle cultive tous ses légumes, tous ses épices et tous ses fruits elle-même. Et

son neveu, Fidelis, pêche les langoustes.

Une fois les ingrédients émincés,

ils sont mélangés et enfermés dans des feuilles de bananier. La cuisson est

très spéciale. Le bougna est enterré avec des pierres chauffées à blanc. C

'est la cuisson à l'étouffée, poussée jusqu'à l'extrême.

C'est beaucoup de préparation.

Il faut s'y mettre à plusieurs. On comprend pourquoi il faut les

ingrédients, la nourriture. Non, non, c'est un travail impressionnant.

Je n'ai jamais vu autant de travail pour un plat. C'est formidable.

Le bougna est dans la braise. Pendant que les langoustes mijotent au nez des

heureux vainqueurs, sur Kuo, on se serre la ceinture.

J'ai vraiment très faim. J'ai même l'impression que c'est moi qui n'ai plus

faim. dans le groupe.

C'est vrai que j'aurais bien aimé gagner cette épreuve de confort et la partager

avec Véro. C'est quelque chose qui m'aurait fait énormément plaisir.

Donc oui, déçue, mais à la fois contente parce qu'Alexis va partager ce repas

avec Oumba. C'est vrai qu'ils ont mérité de la gagner cette épreuve.

Je suis aujourd'hui, et tout le monde sur le camp est très très très heureux

de cette journée. Je suis très content pour Alexis, je suis très content pour

Koumba, je trouve que c'est très très bien, et moi je suis le plus heureux des

hommes ce soir. Tu vois ? Non mais c'est vrai, ça peut être sympa ! Franchement,

très franchement, Jérôme il est parti, ça explose de joie,

c'est plus de confidence, moi je me rapproche plus de Christine, de

Véronique et de Pierre, c'est un truc de dingue.

Malgré la faim, les naufragés trouvent la force de rester positifs. Dans l

'adversité, la tribu se ressoule. La nuit est tombée sur Kumo.

Alexis et Kumba ne sont pas rentrés au camp. Et pour cause.

C'est l'heure où le Bougna se déguste. Tout juste sorti de son lit de pierre

brûlante, les feuilles de bananier entrouvertes laissent s'échapper la

suave senteur de ce Medellica.

C'est magnifique.

Vous recevez la porchette, faites comme chez vous.

C'est gentil. Bon appétit.

Merci beaucoup.

Ça sent trop bon. Bon appétit tout le

monde. Merci à vous aussi. Bon appétit les enfants.

On va prendre deux kilos d'un coup.

Manger un plat comme ça, c'est presque croquer une légende ou manger un mythe

quelque part, puisque c'est un plat ancestral qui est de génération en

génération.

Quand c'était apparu, ils sont incapables de le dire en définitive.

Donc ça existe depuis peut-être 500 ans, depuis qu'il y a des hommes sur cette

île, peut-être qu'ils mangent ça. Et c'est ça qui est beau, les hommes

partent et la nourriture reste.

C'est un plat qui a été fait avec le cœur.

Ils nous ont raconté aussi un peu leur histoire pendant qu'on était en train de

le préparer.

Et ça c'est important, c'est pas le plat en lui-même qui m'a nourri, c'est l

'histoire aussi du plat qui m'a nourri.

C'était une nourriture qui était riche en esprit quelque part aussi. Donc c'est

mieux que de bouffer un hamburger à la con, ça c'est certain.

Enfin un bon repas après 20 jours de privation.

Alexis et Koumba s'endorment non sans une pensée pour leurs camarades restés

au camp.

Demain quand je vais voir les autres, j'aurai trop honte.

Même en les quittant tout à l'heure dans le jeu, j'avais trop honte. Je n

'arrivais pas à les regarder dans les yeux.

Non, il n'y aura ni envieux, ni jaloux. Il y aura des gens qui partageront un

moment de bonheur avec nous.

Là, on a un instant de bonheur. Il n'y a pas de raison qu'ils n'en profitent pas

par la poésie et les mots que je m'acharnerais à transmettre.

Il est 5h du matin, l'heure du lever canaque.

Les meilleures choses ont une fin.

Oumba et Alexis doivent quitter la case traditionnelle de Marie-Paul pour

retourner sur Kumo.

C'est beau,

chapeau, c'est joli.

Elle devait être jolie dedans.

Kumba a reçu en cadeau une robe traditionnelle. Ce vêtement, aussi

chaste que saillant, fut imposé aux femmes kanaks par les missionnaires

catholiques peu portées sur la semi-nudité du costume tribal.

Cette robe missionnaire est portée aujourd'hui par la plupart des femmes de

l'île des Pins.

Franchement, elle est belle la robe. Elle est magnifique.

Franchement, c'est une soirée que je n'oublierai jamais de toute ma vie.

Parce que c'était vraiment très chaleureux et très chose à cuire.

On a vraiment participé à la vie, à la coutume du lieu.

On s'est dépaysé les papys et l'esprit. C'était vraiment génial.

Le récit de Kumba et Alexis fait saliver le reste de la tribu.

Hélas, il n'y a rien à partager, sinon peut-être une information glanée par

Kumba en tressant des palmes. Selon Maya, il y aurait des fites sauvages sur

Kumo.

On l'avait déjà repéré, sauf que les figues étaient toutes petites et toutes

vertes. Et puis là, en repassant, on a vu qu'en fait, elles mûrissent et

grossissent beaucoup plus vite que ce que je pensais.

Là, on va en avoir pour plusieurs jours.

C'est une excellente nouvelle.

Ce n'est pas la figue de chez nous.

Ce n'est pas ce goût sucré.

C'est bon, ça a bon goût.

Bouge pas, bouge pas, bouge pas.

Tiens, tiens, tiens. Je tiens, je tiens.

Tu baisses l'arbre ou pas ? Oh putain, je tiens.

Bien que la feuille ne ressemble pas à celle de notre figuier commun, ce grand

arbre à la végétation vernissée est bel et bien un figuier tropical.

Et l'alternance de pluie et de soleil des derniers jours a accéléré le

mûrissement des fruits.

Je me rappelle, ça me donnait la chaise.

Ça te fait ça ? C'est un petit bonheur.

Ah mais ça m'a redonné un goût, ça se touche, il y a deux goûts. Tu vois, ça

nous ouvre dans la bouche, ça redonne du pep.

On les compte, on se les partage.

C'est bon, c'est bon.

Elles sont bonnes, elles ont plus de goût. 56.

Puis une enfant.

Puis on est puce après.

7 x 8, c'est 56. 7 x 8, 7.

Donc ça en fait 7 par personne.

Tu en veux du pourri, Christine ? Bois une verte et puis ça ira.

Des filles dans leur état, c'est inespéré. Ce délicieux dessert tombe à

pic car l'épreuve d'immunité est annoncée.

La

victoire

ne se tient qu'à deux fils.

Pomme de singe.

L'épreuve est installée en mer.

Heureusement, une éclaircie durable sur la baie de Gadji permet à tous de

profiter de ce lagon exceptionnel.

Bonjour à tous.

Bonjour.

Mohamed, ce totem ne vous appartient plus. Tout repart à zéro, même si vous

venez de remporter consécutivement deux épreuves d'immunité.

Et je crois que je n'ai pas besoin de vous faire un dessin. Les hommes forts

sont souvent menacés dans Koh Lanta. Alors, l'épreuve d'aujourd'hui.

Deux cordes ont été tendues.

Entre ces deux rochers, elle forme un pont suspendu.

Vous allez devoir tenir le plus longtemps possible sur ce pont de singe.

Et à l'arrivée, celui ou celle qui reste seul en équilibre remporte l'immunité et

devient intouchable au prochain conseil. Allez vous mettre en place.

Christine, Pierre, Clémence, Véronique, Alexis, Mohamed, Koumba et Francis,

mettez-vous en place.

Attention ! 3, 2, 1, top départ !

Dans cette configuration de pont de singe, la corde supérieure est capitale

pour l'équilibre. Car puisque la corde inférieure est toujours tendue, du fait

du poids des concurrents, le pont est stable si la corde supérieure reste dans

le même plan vertical.

Vous tenez tous parfaitement votre rang pour l'instant.

Huit aventuriers encore présents pour la victoire.

Mais tout ça va se compliquer.

la corde supérieure va être légèrement détendue.

En se détendant, la corde supérieure quitte l'axe de gravité du système,

créant le déséquilibre de l'ensemble.

Et oui, vous êtes très fort pour l'instant, aucun échec.

La corde va se détendre un petit peu plus.

Plus la corde est détendue, plus instable est le

pont. A noter Francis, toujours très malin, qui se tient à l'extrémité du

pont, là où le ballon de la corde supérieure est le moins important.

N'entendez pas, n'entendez pas ! Putain ! Oh putain !

Terminé pour Alexis et pour Véronique.

Ça tient toujours ? Vous avez le droit de remonter si vous le pouvez.

On peut se tenir de toutes les façons possibles sur un pont de singe.

Certaines positions sont plus inconfortables que d'autres.

Dans cette épreuve, seuls les pieds et les mains doivent être en contact avec

les cordes, à l'exclusion de toute autre partie du corps.

Francis et Pierre,

suspendus par la pliure de la jambe, doivent donc se rétablir au plus vite.

Si vous ne tenez plus, Pierre, vous lâchez.

Non, je suis coincé, je ne peux pas lâcher.

Vous êtes sur les jambes, Koumba. Ça ne va pas, les pieds.

Arrête. C'est bon, là ? Non.

Christine, c'est terminé. Oh, merde.

Pierre, malheureusement, ça va être une disqualification si vous ne retrouvez

pas une position normale.

Je vous donne 10 secondes.

Allez, battez-vous. Voilà, encore.

Clémence, c'est terminé. OK, Pierre, là, c'est bon.

Parfait.

Francis,

c'est terminé.

La victoire va se jouer entre Kumba, Mohamed et Pierre.

Pierre, c'est terminé.

La victoire pour Mohamed. Bravo !

Je me pose vraiment la question de savoir si Mohamed est invincible. En

tout cas, c'est sa troisième victoire d'affilée dans une épreuve d'immunité.

Il a tout gagné depuis la réunification.

Et le totem, il repart avec vous, Mohamed. Bravo.

Je vous retrouve rapidement au conseil.

Et l'un de vous sept, malheureusement.

terminera son aventure juste après le vote.

Après cette troisième victoire du jamais vu dans Koh-Lanta, Mohamed est à nouveau

titulaire de l'immunité. Tous les anciens rouges sont donc menacés au

Conseil. Que ce soit Vérot, Pierre ou moi, on pense qu'on est les trois sur la

sept. À mon avis, on va y passer tous les uns après les autres,

malheureusement. Je ne vais pas m'être demandé ça, je le sais, il n'y a pas

photo.

Les anciens seigneurs sont déboussolés, mais ce n'est pas le moment de flancher.

L'aventure est encore longue, sans feu, tout le monde souffre. Eh oui, noix de

coco sans noix.

Profitant d'un rayon de soleil, Clémence et Francis se précipitent sur la loupe.

Ça ne peut que marcher. Je coupe un bout de papier.

Tout à l'heure avec Francis, on a essayé de faire du feu et vu qu'on était un peu

en manque de papier, j'ai fait des concessions sur le courrier qu'on avait

gagné précédemment.

Il y a des lettres de ma mère, de ma sœur.

Au départ, Francis, il voulait que je déchire le petit dessin de ma nièce.

Il voulait que je déchire ça parce que le papier, il est mieux.

Je lui dis, bon, non, ça, je tiens.

Là, le soleil, il est bon pour la journée. Alors là, on est tranquille.

Maintenant, on attend.

Ça ne peut pas être une meilleure concentration, ça.

Là, il tape pourtant.

Oh, c'est pas vrai, il aurait démarré, là, déjà.

Sois patient.

Et toi, regarde.

Ça sent bon ou que ça sent mauvais ? Ah, la fumée, déjà, là.

La journée pourrait y arriver. Elle va y arriver, quand même.

Il fume et il ne prend pas.

C'est l'humidité du papier, peut-être encore.

Ça n'arrive pas à démarrer, c'est enfoiré.

Avec les nuages, ça y est, c'est la merde.

Malheureusement, le feu n'est pas arrivé grâce à mes lettres. Clémence a sacrifié

les lettres de sa famille pour aider Francis.

Les jeunes soignent leur relation avec le vétéran, dont la voix au conseil est

particulièrement précieuse.

Depuis que Jérôme est parti, ça a libéré l'ambiance.

Tout le monde est plus naturel.

Moi, je pense qu'il y en a trois qui commencent à comprendre qu'ils sont dans

un mauvais pas.

S'ils pouvaient faire changer la tendance, alors on charme.

Moi, je pense que j'avais envie de te connaître. Je n'ai pas eu le temps de te

connaître au début.

Il y a eu cette barrière.

C'était le côté humain que j'ai vu. C'est cette barrière.

Christine n'a fait que ça, tenter de me faire barrage, aidée de Pierre et de

Véronique. C'est son jeu, à moins de me défendre. C'est Christine qui nous a dit

qu'au prochain conseil, si Francis n'avait pas l'immunité, il voterait tous

les trois contre Francis.

Et que ça lui ferait très plaisir de sortir après Francis.

Qu'elle le méritait.

Ils sont en train de pilonner, pilonner, pilonner.

Christine est démoniaque.

J'aime pas cette attitude-là.

L'année, elle vient me caresser le dos et puis il part derrière.

Non, non, moi, ça, ça, j'aime pas.

Chacun fait selon ce que son cœur lui dit.

Pas d'influence à avoir envers les uns et envers les autres. Christine est

fausse.

Si tout va bien, bientôt plus de défauts que de qualités à mes yeux.

J'ai envie qu'on me prenne comme je suis, donc je n'ai pas envie d'aller de

l'avant. Je pense que s'ils m'ont apprécié, s'ils ont envie de me garder,

ils vont tromper quelqu'un d'autre. Après, je ne vais pas... On ne force pas

les gens.

Et puis, je n'ai pas envie d'être hypocrite.

Hypocrite ? Certainement pas.

Mais chacun le sait, pour rester sur Kumo, il faut avoir des alliés.

Christine a des plans ou essaie de nous amadouer ou de nous séduire.

Et je pense qu'elle ne le fait pas parce qu'elle me trouve sympa. C'est vrai qu

'on a pas mal sympathisé avec Mohamed, Ocumba et Clémence et Alexis. C'est vrai

que c'est des jeunes qui sont dans le besoin et ce serait bien que ce soit eux

qui gagnent. Sa stratégie c'est de vouloir aller le plus loin possible,

elle s'en fout.

Elle s'en fout des autres. Elle utilise des Bénets comme Pierre et puis sa

grande copine Véronique. Elle les utilise, elle a raison. On a expliqué à

Mohamed et Climence qu'on voulait aller le plus loin possible, qu'on était

conscients que s'ils restaient tous les quatre, ils allaient nous éliminer, nous

les rouges, les uns après les autres.

mais que si on pouvait encore rester quelques jours avec eux.

Mohamed est quelqu'un que je n'aurais sans doute jamais rencontré dans ma vie

professionnelle, dans ma vie privée.

Je suis très heureux que Koh Lanta ait permis de rencontrer des gens communs.

Pierre, c'est quelqu'un de très diplomate, très droit.

Mon aventure humaine, elle est aboutie, elle est finalisée en rencontrant des

hommes comme ça.

Pierre m'a dit que j'étais un bon battant.

Et ça, franchement, je sens que ce n'est pas stratégique. Je sens que ça vient du

cœur. Ça fait plaisir.

De toute façon, moi, c'est mon quotidien, c'est ça. C'est discuter, c

'est savoir ce que je pense de ci, ce que je pense de ça.

Le rôle des parents par rapport aux enfants.

Voilà, donc tout ça, c'est vrai que j'ai une longueur d'avance par rapport à eux

et par rapport aux enfants. Donc je leur fais part un peu de ma petite

expérience. C'est-à-dire que moi, je me sens à la limite plus proche de Mohamed

qu'à près de 30 ans de moins que moi, que de Francis qu'à 9 ans de plus.

Oui, tout simplement.

On écoute Francis, c'est-à-dire que c'est un monologue alors qu'avec

Mohamed, on dialogue.

Malgré son âge, Pierre, il fait jeune dans sa tête. Il n'a pas la même

mentalité que Francis.

On discute ferme sur la plage de Coumeau. Pierre cherche son salut dans

une alliance avec Mohamed.

De son côté, Francis... Obsédé par le feu, trouve quand même le temps de

partir à la recherche du repas du soir.

Francis a

capturé une belle pièce. Il sait vaguement qu'il faut attendrir la

pieuvre en la tapant contre les rochers.

Pour un poulpe de cette taille, il faut le faire pendant près d'une demi-heure.

Et Francis se décourage vite.

Je l'ai aperçu passer là, le poulpe. Et alors avec mon t-shirt, j'ai couru

devant. Et mon t-shirt, je le mets devant.

Elle s'est bloquée. Et puis j'ai appelé Alex.

Il est allé me chercher la grande machette.

C'est tout.

Alors est-ce que tu crois que c'est mangeable cru ça ? On va se l'essayer de

toute façon. Elle colle encore.

J'en prépare régulièrement chez moi du poule, mais je le fais cuire quand même.

Je le fais frire dans de l'huile d'olive. Et ensuite, je rajoute de l'ail

et du persil. Et je le sers à l'apéritif.

Je ne servirais pas ça cru à mes invités quand même.

Le problème, c'est que c'est vachement brûlant. C'est quand même

impressionnant, un poule. Je n'ai jamais vu ça.

Et cette tête-là.

C'est un petit peu sympa.

Du poulpe cru, au Japon ou en Amérique du Sud, c'est un mets de choix.

Préalablement attendri, bien sûr, et mariné avec du citron et des épices.

Pas d'humides, il y a des moucherons partout, on bouffe avec les doigts, la

pièvre a encore les yeux qui clignotent. Ce soir, il faut l'admettre, l

'invertébré est un peu coriace.

Il faut bien le mâcher par contre, surtout.

Ah oui ? Ah oui, parce que tu risques de t'étrangler sinon.

On va être malade, je pense.

Mais pour tous, c'est une nouvelle victoire dans la survie. Du coup, la

bonne humeur s'installe.

Peut-être que ça nous rapproche en fait, cette difficulté-là fait qu'en réalité,

l'équipe est assez soudée face à cette adversité.

Il en a la preuve.

Bravo.

À

vie

de tempête sur l'île des Pins. Dès le milieu de la nuit, une pluie d'or en

ciel s'abat à nouveau sur Coumeau. La région et l'époque sont celles des

cyclones. L'île de Kumo emporte d'ailleurs encore les stigmates, les

arbres abattus, les coraux détruits témoignent de la violence du passage du

tristement célèbre cyclone Erika en mars 2003.

Ce n'est pas encore un cyclone, mais une violente tempête tropicale. En tout cas,

ça mouille !

On est un peu prisonnier de la météo.

Et puis l'humidité, c'est vrai qu'on est trempé.

Ça, ça ajoute la fatigue, le manque de nourriture. Ça joue sur le moral et c

'est de plus en plus difficile.

On est obligé d'attendre que ça passe parce qu'on ne peut pas se sécher.

On essaie des fois de faire un peu de lessive en espérant que ça sèche. Et

puis total, finalement, il y a plein de fringues qui sont étalées dehors et qui

ont fait la pluie.

Donc là, c'est vraiment très difficile, on ne peut rien faire en fait.

Un orage terrible pendant la nuit, suivi d'un véritable déluge matinal, c'en est

trop. La bonne humeur de Koumba s'est envolée avec les bourrasques et elle est

ce matin au bout du rouleau.

Koumba, elle en a un petit peu ras-le-bol du jeu.

Mais je respecte, si elle me dit de voter contre elle, je le ferai. Mais

vraiment, ça sera dur, mais bon.

On en a marre du jeu, on en a marre du jeu.

Mais j'ai gagné. Pour moi, si Momo gagne, je gagne.

C'est la même chose.

Parce que lui, Momo, il est là pour gagner. Moi, je ne suis pas venu à Koh

Lanta pour gagner.

Si je dois sortir aujourd'hui, je sors sur aujourd'hui.

Moi, j'ai un tempérament assez compétiteur et tout. Et c'est vrai que j

'ai du mal à comprendre le fait qu'elle veuille partir alors qu'elle a encore

des ressources. Et je suis sûre qu'elle a les ressources pour gagner le jeu.

Kumba ne se sent pas à l'aise depuis que l'aventure est individuelle. Elle pense

plus aux autres qu'à elle-même.

Cette partie du jeu, tu vois, pour moi, c'est pour ceux qui veulent gagner, qu

'on l'entend. Ceux qui veulent gagner, cette partie-là, leur correspond. Moi,

je ne veux pas gagner.

Tu n'en sais rien, au final.

Non, mais je ne veux pas.

Je ne veux pas.

Voilà, moi, pour l'aventure même, je ne suis pas venue pour gagner.

Franchement, l'argent, ça me fait peur.

J'avais dit, même il y a deux semaines à Alexis, je lui ai dit, quand on a trop d

'argent, on a trop de problèmes.

Je suis bien comme ça.

Un tiers vaut mieux que deux, tu l'auras, comme dirait Jean de La

Fontaine dans sa salle.

Vous avez envie d'aller le plus loin possible tous ensemble.

Maintenant, ça m'étonne que Kubo se décourage. Moi, je mérite aussi d'aller

loin.

La situation évolue d'heure en heure sur Kubo. Le vent a tourné en faveur des

juniors. Il est temps pour Pierre de changer d'alliance.

Je mets toutes les chances de mon côté.

Apprendre à connaître ses adversaires dans les compétitions, c'est déjà un

atout. C'est vrai que Mohamed est quelqu'un que j'apprécie.

À la limite, tu sais, si tu as besoin d'un conseil, n'hésite pas, tu m

'appelles. Je ne me rapproche pas d'eux. Ce sont des gens qui sont intéressants.

J'ai discuté avec Mohamed hier de choses personnelles.

Il en était content, j'en étais content.

Moi, mon aventure, elle est humaine aussi ici.

Aujourd'hui, quelle stratégie je peux mettre en œuvre pour sauver ma peau ?

Disons que Pierre, on a le même métier tous les deux. Et notre métier, c'est de

séduire. J'ai senti Pierre plus proche des jeunes que de nous les rouges.

Mais bon, ça peut être tout à fait naturel. Mais oui, ça m'a effleuré l

'esprit, on va dire, que Pierre essaie de se rapprocher des jaunes.

C'est vrai qu'à un moment donné, avec Véronique, quand on est allé se

promener, on a un petit peu supposé, quand on a vu que Pierre se rapprochait

énormément d'Alexis, de Mohamed, qu'il y aurait peut-être une négociation sur un

des départs des rouges. Donc pas lui, mais moi Véro.

Pierre s'est rapproché de nous, en tout cas il se montre très communicatif et

très avenant, donc il n'y a aucune raison de le rejeter. Maintenant, ce n

'est pas parce que c'est un ancien rouge que dès qu'il nous parle...

on va penser qu'il fait ça par stratégie, quoi.

Le fait est qu'on vit ensemble 24 heures sur 24 et qu'il faut bien se parler.

Quand Pierre me parle, je sens qu'il me parle avec sincérité, non pas par

stratégie. C'est un relationnel assez fort qu'on a instauré tous les deux.

Et je le dis, je le fais sans aucune arrière-pensée, en disant, attends, tu

me renvoies l'ascenseur et tout.

Suspicion, séduction, proposition en tout genre, avec même un zeste d

'hypocrisie. Tout est permis sur Kumo en ce jour de conseil, mais les tractations

sont brutalement interrompues. Un requin de grande taille est signalé dans la

baie.

La présence de ce grand prédateur n'est pas surprenante. Avec les fortes pluies

de la nuit, le ruissellement entraîne une grande quantité de nourriture près

des côtes. Donc, beaucoup de poissons. Les requins qui s'en nourrissent se

rapprochent alors des plages.

Ce spécimen est probablement un requin guitare. Et à cette taille-là, pas loin

de 3 mètres, tous les requins sont dangereux.

Il y a un requin qui est venu se promener dans les parages.

Je me sens capable d'aller la reposer. Il n'y a aucun problème là-dessus. Il n

'y a pas de problème.

Pas parce qu'il s'appelle requin. Moi, je m'appelle Francis.

On est deux.

Mais les naufragés ont faim.

Pourquoi pas un requin au déjeuner ? On était partis à l'arracher.

On a couru avec les pointes et tout. Mais on ne l'aurait pas eu. On ne l

'aurait jamais eu.

Mais là, je viens de poser un appât.

Le poulpe qui nous restait, je l'ai accroché sur l'hameçon.

J'ai accroché à l'arbre là-haut le fil de pêche, en sachant que là c'est marée

basse. Quand la marée va monter, elle va monter jusqu'à là à peu près.

Et on espère que ça va marrer.

Capturer un tel animal sur une ligne de 30 centièmes, on voit bien que Mohamed

est un citadin.

Francis, qui lui est chasseur, n'insiste pas et se rabat sur des proies plus

accessibles.

Ce soir, on va manger du sushi. Ça fait plaisir.

Ça va être froid, mais ça va être bon.

Francis est d'une nature optimiste. Le sushi de raie n'est pas des plus

courants, mais sans feu, pas moyen de faire autrement.

Il faut manger cru.

J'aime bien cuisiner de poisson.

Je sais de quoi il retourne quand j'ai des poissons entre les mains. En France,

je mange à base d'hamburgers, steaks, poulets. Je ne mange pas de langoustes,

crabes.

Moi j'ai l'impression d'être devenue folle en mangeant ça.

En tout cas, ça fait plaisir de te voir manger avec un tel appétit. Clémence,

écoute, c'est un bonheur.

Là, je ne me force même pas. Au dernier, je me suis forcée.

J'avoue.

C'est un plaisir de manger à côté de toi.

Je ne suis pas très propre, par contre.

On régresse sur Kumo.

On n'est pas loin de l'âge de pierre. Mais même cru, ce repas redonne des

forces. Et c'est grâce à Francis.

C'est lui qui nourrit la tribu. Il a maintenant un rôle central dans l

'équipe. Ni vraiment rouge.

Et pas encore jaune, son vote demeure un mystère. Il va béner très vite et autant

faire se peut ceux qui sont plus forts que lui. Il n'a pas acté quoi que ce

soit, ni pactisé avec qui que ce soit. De toute façon, j'en ai parlé à Mohamed,

je lui ai dit, tu sais, tu es sur la serrette.

que Jérôme l'a été, si Francis trouve qu'il y a une faille, il n'hésitera pas

à te mettre en jeu, parce que lui, son but, c'est d'aller le plus loin

possible. Moi, je trouve qu'il faut être très très prudent, parce que Francis a

joué avec nous lors d'un vote, mais rien ne dit qu'il va jouer avec nous jusqu'à

la fin.

Coup de déprime sur Kumo. Les conditions climatiques sont exécrables, des pluies

torrentielles s'abattent depuis plusieurs jours et les naufragés de Koh

Lanta sont au bord de l'épuisement. Ils n'ont plus de feu depuis près d'une

semaine, ils mangent mal, ils dorment peu et pourtant l'aventure continue à un

rythme élevé. Ce soir au conseil, Mohamed est intouchable pour la

troisième fois. Les anciens rouges, plus que jamais minoritaires, sont menacés

tout comme Kumba qui pourrait payer ce soir ses baisses de morale de plus en

plus fréquentes.

Pour les ex-Rouges, les seniors, c'est simple. Francis a trahi et Jérôme est

parti. Pas si simple pourtant.

Francis avait bien des raisons de se méfier des intentions de ses ex

-camarades. Merci, bande d'imbéciles. En tout cas, c'est une aubaine pour les

juniors qui se sortent d'une situation désespérée. Avec le moral, revient la

forme. Ouba et Alexis gagnent une inoubliable récompense locale. Et

Mohamed, une fois de plus, s'empare de l'immunité.

Pas de chance pour les rouges restants qui sont tous menacés. Mais les

survivants oublieraient presque l'enjeu du conseil tant qu'ils souffrent dans la

survie. Tout est humide, je ne sais pas comment on va faire.

C'est dur sur Kumo, sans feu et sous les orages nocturnes, c'est presque

impossible. Voilà six jours que leur feu s'est éteint, six jours qu'ils mangent

cru le produit de leur pêche. Dans ces conditions difficiles, ils ont fait la

preuve de leur courage et de leur ténacité.

Bonsoir à tous.

Bonsoir. Vous avez vécu une journée terrible.

D'abord l'orage, ensuite des pluies diluviennes et puis surtout très très

peu de soleil.

Alexis, comment ça va ? Ça va pas fort.

Ça va pas fort parce qu'on n'a pas de feu et d'ailleurs ce soir, au nom de mon

groupe, j'aimerais faire une requête.

On aimerait savoir s'il est possible de ramener un flambeau sur d'autres camps

parce que depuis une semaine nous n'avons plus de feu.

Et nous avons par tous les moyens essayé d'en faire. Vous nous avez même fourni

une loupe pour en obtenir. C'est vrai.

Pendant trois jours, nous avons essayé. Mais comme vous le savez, les conditions

météo sont très instables actuellement.

Et de soleil, nous n'en avons pas suffisamment pour réellement parvenir à

faire du feu avec une loupe.

Alors, je trouve que vous dressez un tableau bien noir de la situation.

Vous n'avez pas l'air quand même de complètement dépérir. Mais c'est vrai

que ça fait six jours que vous n'avez pas de feu.

Ça fait six jours que vous essayez de pêcher, que vous essayez de trouver des

solutions de substitution.

Et surtout que vous essayez de faire du feu avec cette loupe que je vous ai

fournie qui fonctionne très bien. Et pour cela, il faut encore qu'il y ait du

soleil. Donc effectivement, ce soir, j'ai décidé de vous donner le feu à tous

par l'intermédiaire d'Alexis.

Il va falloir faire très attention, ne pas le perdre.

Ne pas laisser cette bougie s'éteindre. Et surtout, ce que je vais vous demander

à toutes et à tous, c'est dès demain matin de faire un toit au-dessus du feu.

Ce n'est pas compliqué.

Quatre bâtons, des branchages pour protéger votre feu.

Merci beaucoup.

Christine,

vous avez, avec cette longue période sans repas consistant, est-ce que ça

vous a appris des choses sur vous-même ? Oui, on repousse ses limites. C'est vrai

qu'on arrive à...

à ingurgiter des choses que j'étais vraiment loin d'imaginer que je pourrais

manger à la maison.

Vous avez maintenant le feu.

Grâce à Francis, vous avez des raies, vous avez des baies, vous avez du

manioc. Donc effectivement, je pense que vous avez de quoi vraiment retrouver la

pêche. Parlons maintenant un peu de l'ambiance.

J'ai l'impression, et je vous regarde toutes et tous, que ça va beaucoup

mieux. Pourquoi, Koumba ?

Moi, personnellement, je vais beaucoup mieux, je respire mieux depuis que

Jérôme est parti.

Je vais plus facilement vers les ex-Rouge, c'est-à-dire Christine et

Véronique, qu'avant.

Avant, Jérôme était avec eux, j'avais l'impression qu'il est monté et je n

'osais pas y aller avec eux.

Christine, est-ce que clairement, dans le groupe, dans son ensemble, ça va

mieux depuis que Jérôme n'est plus là ? Oui, on sent que les jeunes sont

beaucoup plus avenants envers nous.

Et nous, on a aussi un petit peu plus de temps pour les connaître.

Pierre, je vous sens, par exemple, depuis quelques temps, beaucoup plus

proche des jaunes, notamment de Mohamed et Koumba.

Je ne les connaissais pas et j'apprends à les connaître. Pour moi, je l'ai dit

dès le début, Koh Lanta, c'est une aventure humaine. Je peux vous assurer

que depuis que j'ai rencontré les jaunes, il y a de belles perspectives

humaines qui sont à venir.

Véronique, est-ce que vous pensez...

que le comportement de Pierre est totalement désintéressé en ce qui

concerne la stratégie ? Je pense que oui. Je pense qu'il est neutre par

rapport aux relations qu'il a avec les jaunes maintenant.

Pour l'instant, c'est le début, donc je ne sais pas.

Mais je pense qu'il est neutre, oui.

Christine, stratégie ou pas du côté de Pierre ? J'espère que non. J'espère que

ce n'est pas stratégie.

Je ne pense pas.

Francis, stratégie ou pas ? Moi, je pense qu'il y a un petit peu de

stratégie malgré tout.

Ce qui est normal.

Bien sûr. Ce qui est tout à fait normal.

Mohamed, il y a de la stratégie ? Non, moi, personnellement, tout ce que Pierre

m'a dit jusqu'ici, c'est qu'il n'y a aucune stratégie dans ce qu'il fait.

Non, aucune, pas du tout.

Moi, je ne sais pas parce que je vais envers quelqu'un que derrière, j'ai une

arrière-pensée.

Je ne fais pas de la lèche quand je parle avec Pierre-Paul Jacques. Je

dissocie les deux.

C'est peut-être pour ça que je suis bien.

Francis, et vous, comment vous situez-vous à l'intérieur de ce groupe ?

Moi, je navigue à l'intérieur de ce groupe.

Est-ce que, clairement, vous faites payer aujourd'hui au rouge ces 15 jours

passés sous la grotte avec Eliane ? Alors, clairement, oui, je le fais

payer.

Christine ?

Des regrets ? Non, non, je ne regrette pas. Ce qui est arrivé est arrivé.

Et puis, non, je ne regrette rien.

Véronique, des regrets par rapport à ce début d'aventure concernant Francis et

Liane ? Écoutez, moi, je n'ai pas pris ça comme une mise à l'écart. Je pensais

qu'ils s'étaient mis à l'écart eux-mêmes.

Et d'ailleurs, lorsqu'Eliane est partie et que Francis est revenu, on était bien

avec lui.

Moi, j'ai pensé qu'il s'était laissé un petit peu pollué par Eliane.

Moi, je n'ai pas demandé à être rejeté dès le premier jour. Je n'ai pas demandé

ça.

Dès le premier jour, j'ai été mis de côté, ainsi que Sylvie et Eliane.

Pierre ne m'a, pour ainsi dire, jamais parlé.

Il ne m'a jamais parlé. Je ne lui ai pourtant jamais rien fait.

Les valeurs humaines, elles ne sont pas un peu bafouées par ce qui se passe ?

Non, ce n'est pas une question de valeurs humaines.

C'est une question d'éducation.

Comment ça, d'éducation ? On n'a pas la même éducation, on n'a pas les mêmes

pôles d'intérêt.

Mais c'est vrai que... Vous avez la même éducation que Mohamed ? Non, mais oui,

écoutez, il y a des affinités qui ne se font rien et qui ne se font pas. Et c

'est vrai qu'auprès de Francis, je veux dire, je n'y ai pas été parce que je ne

trouvais pas auprès de lui quelque chose de rassurant. Je trouvais quelqu'un qui

parlait haut, qui avait un verbe fort, une faconde, mais je veux dire, ça se

limitait à ça. Et moi, je ne cherchais pas du tout ça au début de l'aventure. D

'autant que vous êtes exactement avec les mêmes caractéristiques. C'est-à-dire

que vous parlez plutôt fort et vous avez aussi une belle faconde. Non, non, non.

Je ne raconte pas mes histoires de chasse de tradition. Je ne suis ni

chasseur, ni traditionnel. On va passer au vote.

Comme lors du précédent conseil, Mohamed, vous êtes titulaire de l

'immunité. Vous êtes par conséquent intouchable.

Personne ne peut voter contre lui. En revanche, vous, vous votez comme tous

les autres. Vous êtes 8.

Et tout à l'heure, vous repartirez sur Kumho à 7.

Kumba, vous êtes la première à aller voter.

Mohamed, à vous.

Je vote contre Christine.

Parce que vos apparences, c'est quelqu'un de bien.

Alexis.

Christine, c'est à votre tour.

Alors, je vote Francis.

Tu nous as prouvé que tu étais un fin stratège.

Je t'ai fait confiance. Je n'aurais pas dû.

Au revoir, Francis.

Burnick.

Francis, c'est à vous.

Allez, Pierre, pour conclure.

Je vote contre Francis.

C'est un petit monsieur à l'esprit étriqué, trop étriqué pour une si grande

et belle aventure.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais tout de suite chercher l'urne.

Francis.

Francis. Ça fait deux voix contre vous, Francis.

Christine.

Christine.

Christine.

Ça fait trois voix contre vous, Christine.

Deux contre vous, Francis.

Francis.

Il reste deux bulletins.

Christine ! Christine !

Cinq voix contre vous, Christine.

Vous l'avez compris, l'aventure s'arrête là.

Récupérez votre flambeau, n'oubliez pas votre sac et venez me rejoindre.

Christine,

ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

J'ai vraiment été très ravie de participer à cette aventure avec vous.

Je suis ravie que vous ayez le feu ce soir pour manger et vous réchauffer.

Gros bisous à tout le monde, à bientôt.

Christine

rejoint donc

Jérôme à la résidence des candidats. Le jury final prend fort.

La semaine prochaine, place à la stratégie. Les 100 000 euros sont en vue

et les places sont chères sur Kumo.

Moi, je m'en fous.

Malheur aux faibles, la moindre défaillance peut coûter cher à ce stade

de l'aventure.

Encore trois journées de survie, deux épreuves intenses et une élimination au

conseil. De la tension, de l'émotion et aussi des moments de joie et de partage

dans le cadre unique de la Nouvelle-Calédonie.

Vendredi prochain, à la même heure, sur TF1. On devient fou quand on est

survivant.

Christine, je vais être contre toi pour deux raisons. La première, parce que...

C'est une ancienne ruche. Et la deuxième parce que tes enfants te manquent trop

et c'est mieux pour toi que tu t'en ailles maintenant.

Christine, je vote contre toi ce soir et je te souhaite un excellent retour

auprès de ton mari et de tes enfants.

Tu es la personne la plus menaçante et la plus dangereuse pour les jeunes et c

'est pour ça que je vote contre toi ce soir.

Christine, je vote contre toi.

Tu as fait un très beau parcours. Ce que Francis a dit, c'est vrai que je pensais

que...

Je ne pensais pas qu'il aurait un vote pour moi. Je pensais qu'il aurait un

vote pour Pierre.

Donc c'est vrai que... Oui, déçu, parce que... Parce que oui, j'ai été naïve, en

fait.

Voilà.

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