Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Ils sont encore 11, 11 rescapés répartis en deux équipes, les juniors sur Kumo et
les seniors sur Kanawa. D'un côté, les 6 plus jeunes, de l'autre, les 5 plus
âgés. Choc des générations, choc des cultures, 100 000 euros de gains, tout
est réuni pour que ces 11 naufragés volontaires se livrent une lutte
acharnée. Vivraient eux-mêmes isolés, privés de tout, sur deux petits îlots au
large de la Nouvelle-Calédonie. Ils vont affronter les éléments, déjouer les
pièges de la nature et surtout...
Survivre aux autres, c'est la loi impitoyable de Koh-Lanta.
Au départ, ils étaient 16, à la fin, il n'en restera qu'un.
Les juniors en jaune ont perdu pas mal d'épreuves depuis le début. Mais après
quelques jours, ils se sont ressaisis et volent de victoire en victoire. La
puissance de Jérôme, 33 ans, gendarme plongeur en Haute-Savoie, y est pour
beaucoup. Il faut dire que pour lui, il n'y a pas d'alternative.
Les jaunes doivent gagner ou bien il sera éliminé. C'est sa force qui fait sa
personnalité ici. Sans ça, il n'est rien.
Il vient en effet de l'équipe des seniors dont il était le charismatique
leader. Son sort est depuis 4 jours lié à la victoire des jeunes dans les
épreuves. Et heureusement pour lui, les jeunes gagnent. Emmené par Mohamed, 24
ans, chauffeur d'autocar à Colombes dans le 92.
Kumba, 22 ans, hôtesse dans la restauration, venu de Nanterre. Et
Sakon, 23 ans, commercial dans la publicité dans le 77.
Aux côtés de ce trio très solidaire, une étudiante en éducation physique,
Clémence, 20 ans de Toulouse, et Alexis, 28 ans, il exerce la profession de
voyant dans la région lyonnaise.
Leurs adversaires, les Canawas, forment la tribu des seniors.
Ils ne sont pas au mieux de leur forme, ils se disputent depuis le début de l
'aventure. Moi j'ai peut-être la paranoïa, mais je ne suis pas un orateur
né. et sont scindés en deux clans apparemment irréconciliables. D'un côté,
Christine, 35 ans, gérante d'auto-école à Toulon.
Véronique, 37 ans, chef de publicité venue de Picardie.
Thierry, 38 ans, bouché dans la Drôme. Et enfin, Pierre, 51 ans, graphiste en
Lorraine. Et de l'autre côté, un seul rescapé du clan des anciens, Francis, 59
ans, retraité dans le Périgord.
Sur Kanawha, les trois dernières journées ont amené la tribu divisée à
une sorte de paroxysme. Le clan des quatre se révolte contre la pluie, au
point même de parler de grève, d'abandon et d'exiger des aménagements dans la
survie. On ne demande rien de plus qu'une bâche un peu cachée où on puisse
mettre nos affaires au sec.
Les autres ne sont pas d'accord.
Il me fait célébrer, on fait grève. Qui c'est, c'est un grève ? Il se croit où ?
Il se croit au boulot, là ?
Une fois de plus, des propos très vifs sont échangés et l'on assiste à des
scènes à peine croyables. Francis et Eliane sont privées de nourriture par
leur compagnon d'infortune. Ils estiment qu'on n'a plus besoin de manger puisqu
'on va sortir.
La tribu perd l'épreuve d'immunité et le conseil est finalement le bienvenu pour
mettre l'équipe devant ses responsabilités. C'est un moment
difficile pour tous, mais surtout pour Eliane qui est éliminée et quitte la
Nouvelle-Calédonie amère.
Je pense qu'ils savent ce que je pense d'eux.
que ce sont des vacanciers, pas des aventuriers.
Donc bonne chance pour vos vacances, bronzez bien.
Et puis je te souhaite bon courage Francis.
Tu vois, ne perds pas espoir, bats-toi.
L'attitude des seniors depuis quelques jours méritait une mise au point. Mais
en dépit de vivre montrance, ils ne semblent pas particulièrement travaillés
par le remords.
C'est sympa les conseils, mais enfin si on pouvait vite y retourner, ça m
'arrangerait.
De toute façon, qu'elle se soit cassée, c'est tout ce qu'elle m'a arrêté.
C'était énorme.
Moi, je n'ai pas apprécié qu'elle dise qu'on était des vacanciers. Je suis
désolée. On a le moyen de se payer des vacances si on avait envie de se payer
des vacances.
Cette après-midi, elle ne fait que dormir tout son après-midi. Tout à fait,
elle est pareille. Il faut arrêter.
Elle écoutait, on croyait que c'était une jaiju.
Il y a Francis qui s'en va vraiment tout seul là-bas.
Après, on dit que c'est nous.
Oui, la soirée était celle-là.
Non, puis je suis bien là.
J'ai pas froid, il pleut, je suis à l'abri.
J'ai pas... ça va courir.
Mais il a dit, je vous remercie les gars de m'avoir gardé.
Il dit ça à qui ? À moi.
Parce que je lui ai dit alors, Francis, je t'attendais pas à rentrer au camp.
Toi aussi.
Il me fait, non, non, et d'ailleurs, je vous remercie de m'avoir gardé.
Ah, il a pas intérêt de devenir jaune, lui dire.
Non, mais il s'est fait me bourrer le mot par elle.
Vous êtes bien conscients quand même qu'il est pas comme ça, Francis.
Il s'est fait bourrer le mot.
Au petit matin, les dernières paroles d'Eliane résonnent encore aux oreilles
des naufragés de Kanawha.
Lian est en partie.
Déjà, le soir du conseil, je les ai remerciés.
La nuit a passé.
Et le lendemain, tout le monde m'a dit bonjour. Tout le monde m'a parlé.
Donc,
il n'y avait pas de raison
à ce que je fasse la tête.
J'ai dit, bon, c'est bien.
S'ils ne font pas, je fais le mien. Et puis, c'est tout.
Maintenant, je pense quand même que le dernier conseil les a fait énormément
réfléchir. D'ailleurs, ils le disent.
On n'aurait pas dû faire ça, on n'aurait pas dû faire ça.
D'avoir râlé sur la pluie, d'avoir eu l'attitude qu'ils ont eue. C'est vrai
que Denis a eu raison de nous mettre une baffe.
Vous ne voulez quand même pas qu'on vous mette le chauffage central et qu'on vous
donne une maison en dur ?
Avec des chambres pour chacun ? Sur cette nuit, oui, on a fait une connerie.
Ça, c'est sûr. On a fait une bêtise.
Des fois, on a besoin de baffes pour que les idées reviennent claires et nettes.
Et là, on a eu une baffe. Moi, je l'ai eue, une grosse, peut-être plus que les
autres. Ça va, j'ai compris.
Après ce conseil tendu, l'heure est maintenant à la survie car les Canawas
sont très affaiblis. Et les seniors l'ont bien compris, ils ne peuvent
compter. que sur eux-mêmes. La priorité, c'est qu'on mange. On va tous s'y
mettre, on va tous partir au coquillage, d'autres vont partir au bénitier. Moi,
je vais aller voir ces poissons-là, parce que depuis que j'en ai attrapé, je
suis sûr que c'est très facile à attraper.
Et c'est de manger, de manger, de manger.
Tandis que Thierry se livre à la pêche sous-marine, Christine et Véronique
arrachent les bigorneaux incrustés dans la falaise.
Il faut se méfier parce qu'il y a une épine sur le dos.
Mais c'est excellent à manger.
Il fallait s'y mettre aussi.
Putain, il pique, c'est con.
Je me suis planté l'épine du poisson, là.
C'est vraiment mortel, ces trucs-là.
C'est un bon début, d'autant que cette friture s'ajoute au butin des autres. On
est ravis.
T'en es content ? Bénitier et des petits saclins de bigorneau, bulot. De
bigorneau, bulot.
Le soleil est de retour, la chance nous ressourit.
C'est un signe du destin.
Vous voyez comme quoi, quand tout le monde tire dans le même sens, ça va
beaucoup mieux.
Je leur ai fait voir un petit peu où se trouvaient les bons endroits, pour les
bénitiers par exemple.
On les fait manger, donc ils sont contents.
On va se mettre tous autour du feu et manger tous ensemble et on va bien
manger. Celui qui nourrit, principe.
Il ne faut pas le foutre en l'air.
Retournement inattendu sur Kanawha.
Francis, le pari à d'hier, est maintenant choyé par ses anciens
ennemis. Tout le monde a fait un pas vers l'autre. Il n'y a que les imbéciles
qui ne changent pas de nom.
Moi, je ne le trouve absolument pas sincère.
Il ne l'a pas été depuis le début. Vous ne voulez pas qu'il le soit maintenant.
Moi, avec Francis, au jour d'aujourd'hui, je veux dire, on n'est
pas encore un peu sur le ventre, mais ça va peut-être arriver.
On se force un peu, mais à faire un bruit.
Allez, mettons...
50-50 naturel et effort de ma personne.
Le nouveau Francis est arrivé.
Et je suis assez content de moi.
Vous avez quoi mangé ce soir ? Grande évolution.
Grande évolution de Francis, oui. Il est beaucoup plus sympathique. Il n'a pas
changé, mais énormément évolué.
Apparemment, était-il pollué ?
J'ai bronzé.
J'ai pris de la couleur.
On est contents, là.
Petite brochette de poisson.
Pour moi, l'image, c'est qu'on a une grande table où on a festoyé les repas
de famille où des fois, ça se passe bien. Des fois, ça se passe pas très
bien. Avec cette élimination, on a passé un grand coup d'éponge, puis on est prêt
à dresser de nouveau une belle table pour partager, enfin le repas c'est une
image, mais pour partager le quotidien avec ceux qui sont ici.
Repas de réconciliation chez les seigneurs, le partage du poisson à
quelque chose de spirituel quand on sait les moments de crise traversés par la
tribu. Malgré tout, il faut quand même ne pas oublier les 15 jours passés avec
Eliane, parce qu'on nous a fait quand même vivre une petite galère, ça je ne l
'oublie pas moi.
Je l'ai gravé là.
Chez les kumos, pas besoin de réconciliation, seulement d'un bon
repas. Après 16 jours de privation, les jeunes sont affamés.
On est un peu naze, on est un peu crevé.
On ne mange pas beaucoup quand même.
C'est un peu délicat, quoi.
Je suis fatigué.
Ce serait super agréable de prendre une bonne douche, de se laver les cheveux.
Mais bon, on fait avec, on essaie de ne pas trop y penser. On pense plus à la
nourriture qu'à l'hygiène en fait.
C'est super.
Oh là là, j'ai une ébouchée grave déjà.
Voilà ici.
La moindre marche, le moindre mouvement, il est très très très important.
C'est-à-dire qu'il ne faut pas s'épuiser pour rien.
Il faut retrouver la pêche, l'envie.
Ce serait beaucoup plus simple d'être dans son salon que sur son canapé.
Il faut y aller, c'est sûr, mais c'est dur.
Les jeunes l'ont déjà prouvé. Ils savent rassembler leur dernière force pour
chercher à manger.
Il y en a 2 kilos, non ? 3 kilos.
Entre 80 et 100 escargots.
Ces escargots géants, pas loin de 80 grammes pour les plus gros, sont des
bulimes de la forêt sèche du genre Placostylus.
On ne les trouve que sur l'île des Pins. Leur existence est étroitement liée à
celle d'une forêt littorale sèche.
heureusement préservée sur cette île. On a eu le déclic quand on est allé sur l
'île de Ouacha, c'est ça ? Ouais.
On a eu des escargots comme ça à manger et on s'est dit, mais il doit y en avoir
aussi sur notre île, donc on a cherché, on en a trouvé. Bon, certes, ils sont
plus petits, mais ça fait quand même à manger.
On a ramassé plein, plein d'escargots.
On va faire la moumou.
On va les faire précuire là tous, là.
Parce qu'il faut deux cuissons, en fait.
On mange mieux ici, sans souci.
Je me souviens que chez les Rouges, on faisait un repas ici, on en fait deux
déjà.
On va être bonne cuisinière.
Le riz qu'elle nous fait, le manioc, je trouve tout ça meilleur que quand j
'étais chez les Rouges.
Elle a peut-être l'habitude de cuisiner ces matières-là.
C'est quand même des mets qui ne sont pas consommés en Europe.
Vu ses origines, je pense qu'elle a l'habitude.
Gumba, elle fait très très bien à manger, elle connaît les doses
parfaitement, la cuisson est toujours nickel.
Oui, c'est une vraie chef, un chef de cuisine.
Elle n'aime pas qu'on le dise, elle n'aime pas être flattée, elle est trop
humble. C'est pour ça qu'elle fait la gueule à la pâtissière.
Arrête, tu n'as pas à avoir honte de ça, c'est bien.
Gumba, tu touches.
Quand on mange, on ne pense qu'à toi.
C'est bon.
Comba, tu n'en manges pas, tu as les cheveux mouillés.
Très, très forte.
Et puis, quand on est vraiment fatigué, c'est elle qui trouve le courage d'aller
nous servir.
Ça, c'est depuis le début.
C'est elle qui se tape toutes les vaisselles, elle lave toujours la
gamelle. On lui dit, est-ce que tu veux économiser ? Non, je ne veux pas. T
'inquiète, t'inquiète.
T'inquiète, c'est bon.
Comba, elle assure.
C'est un fait !
Grâce au talent de cuisinière de Kumba, le peu de nourriture a bon goût sur
Kumo. De quoi préserver un peu d'entrain avant un jeu de confort essentiel. Il y
a le message ! La tribu qui mène la danse trouve le bon symbole. Attention
aux coïncidences et le perdant se désole.
Au stade où on en est, vu comme tout le monde est crevé, à mon avis, il faut
mettre un truc de réflexion.
Bonjour à tous, c'est déjà votre sixième jeu de confort.
Il va faire appel aujourd'hui à trois qualités majeures. Un, l'observation.
Deux, la rapidité.
Et trois, votre capacité en apnée. La récompense, elle se trouve dans cette
clairière, au pied de l'un des sept totems, lequel c'est à vous de le
savoir. Et pour cela, il va falloir aller chercher un indice qui se trouve
sous l'eau.
L'équipe qui arrivera devant moi en premier remportera ce jeu de confort et
cette récompense qui est pour l'instant mystérieuse. Pour cette épreuve, vous
serez toutes et tous encordés.
Les rouges vous êtes 5, les jaunes vous êtes 6. Pour respecter l'équité chez les
jaunes, il faut choisir simplement celui ou celle qui ne participera pas à cette
épreuve. Du côté des jaunes, Alexis ? C
'est Sakon qui ne participe pas. Venez me rejoindre.
Allez vous mettre en place, allez vous encorder.
3, 2, 1, go !
Courir en cordée, ça n'est jamais facile.
Celui qui mène doit adapter l'allure pour que tout le monde suive en rythme.
A cet exercice, les juniors emmenés par Jérôme sont bien réglés. Sur la longue
plage, ils prennent la tête.
Visiblement, les rouges ont oublié la règle élémentaire.
Courir ensemble.
Il faut maintenant aller en mer pour récupérer la première partie de l'indice
de la tribu, une imposante pièce de bois marquée d'une flèche.
Jérôme s'empare du disque de bois très pesant, il faut maintenant le ramener
sur le rivage.
Les seniors, comme d'habitude, ont du mal en apnée.
Thierry ne met pas la tête sous l'eau.
Bon, je vais la monter comme ça et vous la tenez, d'accord ? Honnêtement, je ne
peux pas.
Elle est tombée, elle est retombée.
On dit que les rouges... Éprouvent les plus grandes difficultés dans l'eau, les
jaunes atteignent la table d'orientation. Il faut positionner le
disque sur la table au symbole. Une seule bonne position possible et la
flèche indique le symbole du totem de la tribu.
Les seniors sortent enfin de l'eau. Pour les juniors qui ont identifié leur
symbole, la spirale, c'est le trajet retour vers la clairière au totem.
Les seniors connaissent maintenant leur symbole. La vague, mais les juniors sont
déjà en train de creuser au pied des totems. La récompense se trouve enfouie
à proximité du totem repéré par leur symbole.
Je vous rappelle qu'il y a 7 totems.
Bravo victoire pour les jaunes !
Allez les
rouges, venez me rejoindre, malheureusement les jaunes sont déjà
arrivés. Ça ne sert à rien d'aller chercher votre totem. La récompense,
elle est ici.
Désolé pour les jaunes. Bon retour sur Canawa.
Les jaunes, quelle série.
Bravo encore à vous pour cette belle victoire.
Voilà la récompense, Clémence. Bravo à vous.
Félicitations à toute l'équipe des jaunes. Vous avez le droit de l'ouvrir.
Attends, je suis trop impatient.
C'est sur nous.
C'est Canawa.
Il faut aller chercher quelque chose.
Chez les Rouges.
Bravo, Koumba.
Effectivement, c'est ça. Vous allez avoir le droit, pendant un court
instant, de visiter le camp des Rouges et de prendre ce que vous voulez, sauf
ce qui vous a été remis, le pactage de départ au moment du naufrage. C'est-à
-dire ce que vous avez également, vous, sur votre campement. On prend tout ce
que vous voulez.
D'accord.
Et Jérôme sera un parfait guide pour retourner chez ses anciens coéquipiers
rouges. Il connaît Kanawha comme sa poche.
A tout à l'heure ! Les
juniors ont gagné un
droit de pillage, ils ont faim, ils manquent de tout, c'est un fait.
Mais cette récompense les embarrasse.
C'est leur conscience qui parle. Ça se fait pas, ils sont comme nous.
Apparemment, ils sont encore plus en galère que nous.
Donc, aller sur l'île pour aller les dépouiller, moi, je suis dégoûté, en
fait. C'est le jeu.
En mon avis, il n'y aura pas 10 000 trucs.
Moi,
personnellement, je ne prends rien. J'ai été éduqué avec la notion de partage, la
notion du respect de l'autre.
Et voilà, je ne peux pas.
Je ne trouve pas ça très sympathique en définitive, mais bon, le jeu le dit, le
jeu le demande, on est là aussi pour jouer un jeu. On va bien voir ce qu'il y
a sur le camp.
Peut-être qu'ils ont, je ne sais pas moi, une cargaison de fruits, une
cargaison de chocolat, je n'en sais rien, ça m'étonnerait beaucoup, mais
enfin, on peut toujours rêver.
Moi, je ne pillerai rien du tout.
Je vais être là pour regarder, malheureusement, mais je ne pillerai
rien du tout. Ça, c'est le cas.
Pourtant... C'est la règle du jeu, il faut aller sur Kanawa.
Vous avez exactement les jaunes, 1 minute 30.
Attention, top c'est parti ! 1 minute 30 pour se servir, c'est bien peu mais c
'est encore trop pour une tribu des juniors qui fait grâce au seigneur de
cette humiliation. A la fin, le butin est volontairement insignifiant.
On a pris des palmes, un masque, un tuba et puis une gaffe.
Ils en ont en double, on en a pris un.
On aurait pu tout prendre si on avait été salopards.
On leur en a laissé et puis voilà.
C'est bien. C'est joli, c'est joli.
Moi je ne regarde pas qu'ils aient pris des palmes.
Bravo, bravo.
Ils auraient pu piller les deux paires de palmes.
C'est bien.
Ils n'ont pas fait les pirates.
Kumba refusait catégoriquement de piller. Elle s'est tournée dans la mer
pendant une minute et demie et n'a pas regardé ce qui se passait.
Ils m'ont tous touchée.
Kumba, la première je crois.
Parce qu'elle a vraiment marqué le fait qu'elle ne voulait pas participer à ce
pillage. Ça m'a vraiment fait chaud au cœur et je trouve cette attitude très
noble.
Il y a des petites choses comme ça, de valeur, qui m'émeuvent.
Les cinq hommes qui avaient voulu prendre des noix de coco, qui les ont
reposées. Ils s'étaient rendus compte que c'était dur ici aussi.
Je me suis dit, je ne peux pas faire ça.
Ils m'ont fait beaucoup de peine et j'ai tout reposé immédiatement et ma
conscience a parlé.
Jérôme non plus, il a fait le tour du propriétaire pour voir les changements
qu'il y avait.
Les conditions sont toujours aussi précaires.
Maintenant, aller leur prendre quoi que ce soit, on ne pouvait pas.
De toute façon, on l'a bien vu, je me suis cantonné à les regarder.
Je pense qu'ils comptaient sur moi pour ne pas le faire.
J'espère ne pas les avoir déçus.
Je pense qu'on est tous dans la même aventure, dans la même souffrance. Et
puis, il y a quand même le respect des uns et des autres, ce qui est génial.
Plus de peur que de mal pour les seniors.
La retenue des jeunes leur a évité le pire.
Les juniors, c'est certain, auraient préféré un gain en nature.
Sandwich aux ruières ou lasagne, bon plat de pâtes. Un supermentier.
Oh non, moi j'ai envie d'un supermentier.
Il nous fait vachement de bien de parler de nourriture, en fait. C'est
incroyable. Ah oui, ça nous fait du bien. On a l'impression qu'on salive. C
'est sensuel.
C'est presque comme un orgasme.
Moi, ce que je rêve, je rêve d'un... Tout souvent, ce qui me passe par la
tête, c'est que je me vois en train de croquer un chocolat au lait avec des
noisettes entières dedans.
C'est des gros chocolats bien épais, là.
Tiens, bien épais, bien...
Il y a de la bonne humeur chez les juniors. L'organisation de la
tribu est excellente et ils le reconnaissent volontiers. L'arrivée de
Jérôme y a contribué.
Personnellement, j'aime bien les bénitiers. Mais par contre, depuis la
venue de Jérôme, on a appris que tout ne se mangeait pas. Alors qu'avant, on
mangeait toute la bête. Et apparemment, il y a des choses pas très comestibles.
Donc là, il a appris à Alexis à trier ce qui était bon et ce qui n'était pas bon.
C'est vrai que pour moi, il représente quand même l'expérience. Et si on lui
demande un conseil, il a la tête sur les épaules.
Et il nous conseillera bien, je pense. Donc je lui fais confiance.
Les juniors ont su faire une place à Jérôme. Ils apprécient unanimement ses
qualités. Jérôme, lui, est moins naïf. Il faut diviser pour rester.
La tactique du gendarme est claire.
Avec Clémence, je lui ai dit, écoute, ouvre un peu les yeux. Rends-toi compte
que je pense qu'elle n'est pas ici d'un milieu comme celui qui transparaît ici.
Moi, j'ai l'impression de descendre dans une cage d'immeuble.
Moi, je vous dis, c'est des gros mots.
D'ailleurs, j'en ai parlé, j'ai dit, putain, mais ça existe ce mot-là ? Elle
me dit, mais attends, arrête, ça fait X temps que je les reprends et j'ai peur d
'être lourde parce que c'est quasiment à toutes les phrases.
C'est quelqu'un qui est plus de mon milieu, si j'ose dire.
Donc j'ai une conversation, j'ai un dialogue avec lui qui est beaucoup plus
construit et on n'est pas dans un dialogue de banlieue.
Moi, Jérôme, c'est un ange, c'est un ange descendu du ciel. On s'entend super
bien avec lui, il est serviable, il est super sympa, il a de la conversation et
c'est super avec lui.
C'est pas du tout profond, on va
discuter.
Puis la cité, puis l'accident de la cité, ça me sort par les oreilles, j'en
peux plus.
Oh là là, une calzène ! Mais une bonne calzène, tu sais pas, pas une calzène où
elle est vide en haut. Bien balèze.
Bien remplie, tu sais, quand ils la ferment, il faut que ça dépende. Comme
un bénitier.
Une calzène, comment ça passe bien.
J'arrive à rigoler avec lui, j'arrive à avoir des bonnes affinités.
J'aurais jamais pensé être lié à un peu d'amitié avec un gendarme.
Moi, personnellement, je pense que Jérôme, il est rouge.
Il restera toujours rouge et jusqu'au bout, il sera rouge.
Quand on mélange du rouge et du jaune, ça fait caca d'eau, surtout dans la
tête. On ne se sent vraiment pas bien.
C'est clair que je pense que là, dans les jours qui vont venir, d'autant plus
si on perd l'immunité, je pense que j'irai voir Koumba, Mohamed et Clémence
pour essayer de...
de faire changer leur vote ou leur point de vue par rapport à Jérôme et essayer
de les convaincre que Jérôme, il mérite de continuer l'aventure. Moi, mes
meilleurs moments, je les ai eus avec les rouges. Je ne vais pas tourner ma
veste. C'est nouveau et c'est arrivé avec Jérôme. L'hypocrisie et le calcul
font leur apparition sur Koumo.
Au contraire, sur Kanawa, c'est l'entente cordiale. L'harmonie règne sur
le campement, du moins en apparence.
Il y a une plénitude qui règne sur le campement.
Depuis hier, il n'y a plus de tension.
C'est super agréable, vraiment.
C'est bien que ça s'améliore.
L'immunité, il faut la gagner absolument.
La nuit a été ponctuée d'averse, mais les seniors sont désormais à peu près au
sec. Il va faire beau.
En revanche, la faim et la fatigue sont de plus en plus difficiles à supporter.
Je suis un petit peu fatigué.
Mais je ne dors pas beaucoup, ça c'est sûr.
Pierre commence à montrer des signes de fatigue, à avoir la tête qui tourne.
Il demande plus souvent des moments de repos. Quand le corps dit stop, je vais
dire, bon, vous m'arrêtez une heure, prendre un peu de noix de coco pour
recharger un peu les batteries.
Autrement, je vais dire, on tombe comme une masse. Comme ça, on se lève, on
tombe, puis c'est fini.
Mais vous voyez, Francis, qui a 10 ans de plus, je crois, elle a plus de pêche
que Pierre.
Non, non, il n'y a pas besoin de lui.
Bon, il n'est pas bien épais comme garçon, il faut reconnaître.
Mais autant, des fois, j'aurais envie de prendre les filles et venir, on va
essayer de chercher quelque chose, on va aller se promener.
Je vais faire pipi dans la forêt, j'ai trouvé un escargot.
Au repas de ce soir, c'est quand même dans la forêt.
Ouais, ils sont sortis les escargots.
Regardez à quoi ça ressemble.
Ils sont tous comme ça.
Par contre, c'est dur à voir, ils sont dans les paillements repoussés.
Parfois, ils n'avaient pas l'air de me suivre quand je leur ai dit j'en ai
trouvé 5 ou 6 en 10 minutes. Si on s'y met tous, on peut se faire une...
Parfois, ils ne bougeaient pas, ils restaient assis.
Vous savez, en 5 minutes, j'en ai trouvé 3.
Alors, si on s'y met tous... Quand j'ai ramené de nouveau 5 ou 6 escargots, il y
a eu peut-être un déclic qui s'est passé chez eux et ils sont enfin décidés à
partir chercher les escargots.
Oh là, il y en a un bout là.
Il sort, c'est la pluie, il faut sortir. Mais maintenant, on fait ce qu'on veut.
Ça revient du moral.
En fait, c'est comme chez nous, comme il a plu, il sort.
Voilà, en un quart d'heure, 15 escargots.
Si on arrivait à se faire notre petite douzaine d'escargots chacun, ce serait
sympa. Ça va nous porter bonheur pour l'épreuve ici.
En un quart d'heure en plus.
Finalement, le côté pluie n'a pas que des agréments.
On va peut-être finir par prier quelques lèvres pour pouvoir manger des escargots
finalement. C'est le soulagement chez les seniors grâce à cette dégustation de
mollusques caoutchouteux. Ça sent bon !
Chez les jeunes aussi, on aime bien les mollusques, mais pas la mollesse. Et on
le fait savoir à qui de droit. Dans ta vie, tu penses qu'on te dira toujours ce
qu'il faut faire ? Dans ma vie, je suis tout seul.
Mais c'est ça qui est bizarre, c'est que tu t'es construit tout seul, t'as fait
des efforts et tout.
Et là, on a l'impression qu'il faut que ce soit nous qui te dirigeons pour dire
maintenant on va chercher du bois, maintenant il faut aller chercher de l
'eau. Mais je le fais naturellement. Là, parce que vous dites ça parce que je
suis tout le temps allongé, mais c'est pas parce que je suis pas allongé, c'est
parce que je suis un fainéant.
Moi, je vous dis, si vous avez quelque chose à me demander, je le fais. Il n'y
a pas de problème.
Mais c'est vrai que je n'ai pas l'initiative. Il arrive un moment donné,
quand on vit en collectivité, c'est bien aussi que chacun prenne des initiatives.
Moi, je ne te vois pas comme quelqu'un qui ne veut pas faire, mais j'ai l
'impression que tu es malade, que tu n'es pas bien ici. Oui, parce que je ne
parle pas et je reste toujours... Et des fois, tu regardes dans le bus, j'ai l
'impression que tu vas claquer, tu vas caner là. Franchement, j'ai l'impression
que tu vas caner.
Est-ce que toi, tu te sens bien ou est-ce que tu ne te sens pas bien ? Dans
ma tête, je me dis, pour moi, tu n'es pas bien ici.
De toute façon, le seul moment où je me retrouve, moi, c'est dans les jeux. C
'est quand on fait les jeux. Mais ça, ça se voit en plus.
Mais les jeux, tu sais, à Koh Lanta, les jeux, ça prend un quart de notre vie.
Après, les trois, même pas. Et les trois autres quarts qu'on passe, c'est ici, en
collectivité.
Donc le plus important, moi même si en jeu t'étais vraiment naze et que ici t
'étais opérationnelle, là franchement je dirais chapeau.
Mais c'est quand même une vie, enfin... Mais vous avez pas besoin de moi, je
veux dire, je suis tout seul dans mon coin, j'embête personne.
Je me plains pas à quelqu'un. Si tout le monde reste dans son coin et embête
personne, on avance pas quoi. Je vais pas aller faire la même chose que quelqu
'un d'autre, c'est inutile.
Je veux dire, vous allez chercher des crabes à deux, je vais pas vous
accompagner à trois, ça sert à rien.
On a pas besoin d'être 50 pour faire quelque chose, c'est ça que je veux
dire.
C'est ça que vous comprenez pas, c'est...
Moi, je ne fais pas les mêmes choses que les autres. Si j'ai envie de faire
quelque chose, je le fais et personne ne le fait.
Parce que le truc, c'est qu'on te l'a déjà dit deux, trois fois.
Dire quoi ? Le fait d'être un peu plus actif au niveau du camp.
Personne ne me l'a dit.
Denis ne te l'a pas dit ? Denis, on s'en fout, il ne fait pas partie de notre
équipe. C'est notre groupe.
Momo, il te l'a déjà dit.
C'est Alexis qui a fait la réflexion au conseil.
Il m'a dit, ouais, il faudrait bien qu'il aille chercher plus de l'eau et je
l'ai fait.
Si toi on ne te dit rien, tu ne feras rien.
Tu es en train de dire, pour que je fasse les choses, vous pouvez me les
demander. Qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus que les autres ? Il n'y a
rien à faire sur le camp.
Il y a du bois à aller chercher, le bois, je vais le chercher.
Vous allez chercher les cocos, je ne vais pas dire, oui, je viens aussi. Ça
ne sert à rien, c'est ça que je vais dire. Mais les cocos, là, si on est
trois...
Si on prend un sac, on peut en ramener 7-8.
Si tu es là, on peut en ramener 3 de plus. Dans ce cas-là, dis-moi, ça cogne,
viens. Je ne vais pas le dire.
Tu as quand même un cerveau pour te dire que si on est 4, on en ramènera plus que
si on est 3.
Il n'y en a pas tant que ça des cocos, Clémence.
Tu ne sais même pas où est le coin des cocos ? Si, là-bas.
Il est où ? Il est au fond, là-bas. Non, ce n'est pas là-bas.
C'est de l'autre côté de l'île.
Donc ça veut dire que ça fait 17 jours qu'on est là et tu ne sais pas où est le
coin des cocos ? Oui d'accord, je ne sais pas où est le coin des cocos.
Tu y vas, tu me demandes, je viendrai avec vous.
Tu n'as pas la curiosité d'aller voir ? Non, je n'ai pas la curiosité d'aller
voir. C'est un mec depuis que je suis arrivé, il dort.
Donc je voudrais voir quoi ça changerait, ça met à coup pas de pas
cotiller ça.
C'est de la connerie ça.
Je préfère aller faire un tour plutôt que d'entendre des conneries.
Je pensais que cette discussion, ça lui aurait fait du bien, que ça lui aurait
fait réagir. Mais dès qu'on avait fini de parler, 5 000 plus tard, elle est
retournée se coucher. Donc, à mon avis, il n'y aura pas de résultat. Ce sera
pareil demain, après-demain, tant qu'il sera là.
Si mes compagnons ont quelque chose à me demander, je le fais tout de suite. Mais
si j'ai rien à faire, je m'allonge.
Moi, je lui ai tendu la perche à un moment donné. Je lui ai dit, est-ce que
ça ne te vient pas à la tête ?
que si on est quatre, on ramène plus de noix de coco que si on est trois.
Il me dit, si, si, mais il est resté.
Mais on voit qu'elles sont pas bonnes sur l'arbre, là.
Elles sont pas encore mûres.
On va pas faire quelque chose, puisque tout le monde fait quelque chose, donc j
'ai rien à faire, moi.
Si l'attitude de sa conne ne change pas, ça pourrait être une sanction pour lui,
à un moment donné, quoi.
C'est bon ?
Je ne fais pas de mouvement inutile, donc s'il n'y a rien à faire, je reste
allongé.
Entre les deux ? Je m'économise à fond.
Il y a tes pieds, il n'y en a pas ? Ce soir, on va bien manger.
On a trois bénitiers, c'est-à-dire un bénitier pour deux.
Notre coco, c'est notre collation, notre apéritif, pour quatre ans. Et des crabes
aussi ? Et quelques crabes, mais moi, je n'en mangerai pas.
Deux bénitiers.
Le fait de ramener tout ça, ça nous permet d'économiser le riz aussi.
Tant qu'on peut manger autre chose, on va manger autre chose.
Mais ce mec-là, il ne fait rien. Le matin, il dort.
Tout à l'heure, il dormait. Il dort toute la journée.
Alors moi, ces histoires de « je suis un solitaire », c'est de la connerie. C'est
pour faire passer la pilule, mais on le fait à des gamins de 20 ans.
Ça conne !
A intérêt à faire preuve de dynamisme et même plus pour regagner la confiance de
ses camarades, le jeu d'immunité est annoncé.
Vous voulez ? À réfléchir.
Rendez-vous dans la baie d'Oro pour cette épreuve de plongée, un endroit
hors du monde, accessible seulement en bateau. Bonjour à tous ! Bonjour ! Pour
au moins la moitié d'entre vous, c'est une épreuve redoutable qui vous attend.
C'est de l'apnée pure. Votre objectif, amener cette lourde pierre jusqu'au
ponton d'arrivée en vous relayant. Tout se passe.
Sous l'eau, sauf pour le dernier relayeur qui lui aura la mission de
transporter la pierre sur la plateforme d'arrivée.
L'équipe qui réalisera cette opération en premier remportera l'épreuve et
repartira avec le totem symbolisant l'immunité. Pour l'instant, du côté des
rouges, vous êtes 5. Du côté des jaunes, vous êtes 6.
Et pour respecter l'équité chez les jaunes, il faut choisir qui ne disputera
pas cette épreuve.
Thierry Sacon, attention !
Vous êtes les premiers relayeurs, go ! Au départ, deux piètres nageurs, Sakon
pour les juniors, Thierry pour les seniors.
Thierry plonge la tête sous l'eau, ce qui est un progrès indéniable, mais il
la ressort quatre secondes plus tard.
Sakon, de son côté, se surpasse. Il empoigne la pierre et marche vaillamment
sur le fond de la baie d'Oro.
Ils se marchent, je ne sais pas où.
Vous venez me rejoindre, Thierry Sacorne. En place, les deuxièmes
relayeurs.
Clémence et Véronique doivent reprendre la pierre là où l'ont abandonné les
premiers relayeurs. Différence de technique notoire entre les deux
concurrentes, Clémence marche à grandes enjambées sur le fond, tandis que
Véronique traîne tant bien que mal le boulet sur le sable.
Résultat, la bouée jaune avance beaucoup plus vite que la bouée rouge.
Ok Francis, Alexis, top départ !
L
'insuffisance des seniors en apnée est criante, Alexis galope et Francis stagne
malgré son courage.
Pierre, Mohamed, top départ pour la plongée.
Mohamed n'est pas très à l'aise, il lâche le lest très vite.
Pierre en revanche se donne à fond, la bouée des rouges progresse à toute
vitesse.
Christine, Jérôme, je vous rappelle que vous devez, puisque vous êtes les
derniers relayeurs de votre équipe, amener par tous les moyens votre pierre
jusqu'au ponton d'arrivée. C'est la pierre qui sera hissée la première qui
permettra à son équipe de l'emporter et de repartir avec le totem. Vous êtes
prêts ? Ok pour rejoindre les bouées.
Attention, Christine, Jérôme, top départ.
Match final entre la sirène des Rouges, Christine, et le poséidon jaune, Jérôme.
Deux très bons amis en bagarre pour l'immunité.
Christine fait de son mieux, mais la distance à parcourir est presque deux
fois plus grande.
Contre Jérôme, elle n'a aucune chance.
Allez, jusqu'au bout, encore quelques centimètres. Il faut maintenant la
mettre sur le ponton.
OK, victoire pour les jaunes.
Bravo.
Les rouges, c'est vrai que vous avez perdu, mais j'ai quand même envie de
vous dire bravo parce que vous vous êtes transcendés avec une mention spéciale
pour vous, Pierre, et pour vous, Christine, qui avez fourni un travail
considérable. C'est ça de vrais aventuriers et je suis ravi vraiment de
votre changement d'état d'esprit.
Malheureusement, ça n'a pas suffi. Pour vous, les jaunes, encore une victoire.
une immunité, je vais tout simplement vous redonner ce totem. Sakon, ce totem
vous revient. Bravo Sakon.
Bravo.
Eh les juniors ! Bon retour sur Kanawa, bon retour sur Kumo et à très vite.
On est là très déçus parce qu'on sait qu'on a le conseil qui nous attend et c
'est pas très rigolo.
Il y a deux comptes forts, on a perdu, et deux immunités, ça fait quatre jeux d
'affilée perdus.
Ça en met un coup moral, c'est normal ça.
Quand on a lu le texte, on a compris que ça serait encore un jeu d'apnée.
Mais bon, on sait que c'est pas notre point fort, c'est plutôt notre point
faible. Donc on est parti déjà un peu... Non, non, on est parti positif.
Moi, je suis parti positif.
Hier, on avait à soulever une planche, un jeu de confort, une planche sur 20
mètres. Et là, on avait à soulever un caillou sur 60 mètres. Je veux dire, à
chaque fois qu'il y a une épreuve de ce style, ça ne me fout qu'à faire. Parce
que ce n'est pas là que je vais pouvoir m'amuser.
Thierry ne s'est pas trop investi.
Et ça m'a un petit peu embêtée quand même.
Même les petits conseils qu'on a pu lui donner avant, en disant de ne pas
plonger tout de suite, se mettre déjà dans l'eau, puis après mettre la tête.
Bon, il est plongé d'un coup, il est remonté dix mois d'après.
Il a poussé la pierre de, je ne sais pas, deux centimètres et demi. C'est
vrai que pour l'équipe, c'est pénalisant.
Je ne suis pas maître nageur ou plongeur comme les Jérômes.
J'ai dû faire, je ne sais pas moi, 3 mètres à peu près sous l'eau.
Mais j'ai forcé pour les faire.
Que d'habitude, j'aurais peut-être fait 50 centimètres. Moi, je ne suis pas
excessivement forte en apnée, mais j'essaie d'y aller.
Bien sûr, j'essaie quand même. C'est évident. J'essaie de faire le mieux, le
mieux que je peux.
Mais ce n'est pas évident. Ce n'est pas évident.
Sur les dernières épreuves, il était un peu en retrait. Parce que ce n'était pas
son élément. C'est vrai que l'eau, l'apnée, ce n'est pas son élément. On l
'a senti peut-être un petit poil démotivé.
Comme toujours,
la perspective du conseil sème le trouble dans la tribu perdante et
Thierry, pour la première fois, est ouvertement critiqué.
Chez les juniors, pendant que les autres s'activent à la préparation du repas, sa
conne remâche sa rancœur. Tout à l'heure, ils sont tous mis contre moi, j
'étais limite énervé.
Je suis quelqu'un qui dit tout de suite ce qu'il pense et je me suis battu
contre tous.
Je ne pense pas que les autres puissent me donner des conseils parce que dans ma
vie privée, je n'ai besoin de personne.
Je pense qu'ici, professionnellement, c'est moi qui ai réussi le mieux. Je ne
pense pas que j'ai des conseils à recevoir d'eux. Parce que là, dis-moi,
ça cogne, viens.
Tu as quand même le cerveau pour te dire que si on est quatre, on en ramènera
plus que si on est trois.
J'ai la clémence de garder sa affection pour elle.
Parce que si elle ne me comprend pas, il vaut mieux pas qu'elle en rajoute. C'est
ça que je veux dire.
Je ne pense pas que je pourrais être violent physiquement avec Clémence,
parce que c'est une personne assez douce et assez gentille.
Mais c'est déjà la plus jeune d'entre nous et je pense que c'est la moins
mature du groupe.
Sur le camp, je pense que je suis actif. Peut-être que je devrais faire semblant
de le faire devant eux, mais ce n'est pas du tout ma personnalité. J'espère
évoluer, mais il est hors de question que je change ma personnalité pour eux.
Spectacle nocturne habituel sur Kumo, Sakon est un peu seul.
Pour les deux tribus, la nuit est calme et au matin, dès l'aube, c'est le grand
ménage chez les seniors.
Tu vas m'aider, s'il te plaît ? Non, je peux pas t'aider.
J'ai pas appris ça.
J'ai un mal ici. Ah, tu fais vraiment pas ? Tu veux vraiment pas la retourner,
la retourner la main, s'il te plaît ? Arrête de râler ! Qu'est-ce que c'est
que ça ?
Ce matin, je voulais nettoyer la malle parce qu'il y avait plein de sable. C
'était mal rangé à l'intérieur, donc il faut faire un petit tri de temps en
temps. Donc j'ai demandé à Thierry de m'aider uniquement pour la retourner
parce qu'elle est assez lourde pour enlever le sable qu'il y avait dedans.
Et bon, ça ne lui a pas plu apparemment.
Je n'avais pas envie de le faire. J'avais mon linge dans les mains. J
'étais parti pour faire ma lessive.
Puis elle, elle venait pour retourner à la caisse. C'est un truc que je n'avais
pas envie de le faire. Je l'ai fait, mais je n'avais pas envie de le faire.
Pourtant, il y en avait pour 30 secondes.
Et bon, il ne m'a pas tellement bien répondu, je n'ai pas apprécié. Tu me
parles autrement.
Allez, dépêche-toi, il faut que ça fasse.
Je ne suis pas ta femme.
Allez, c'est bon.
Pour moi, tu n'es pas ma femme. Moi aussi, je ne serai jamais mariée avec
un... Allez, allez, allez. Alors, pareil, non, pas dans ce sens-là, ça va
tomber dans le couvercle, réfléchis.
Allez, dépêche-toi.
Thierry, il faut que ce soit quand lui a envie et l'heure et la minute où lui a
envie. Si ça déroge de ce qu'il a décidé, ben voilà la réaction.
Non, non, mais ça, c'est comme dans la vie courante, je veux dire, il n'y a
rien. Dans mon métier, je pars pour des os et une cuisse de boeuf et qu'on m
'appelle pour aller servir les clients, tu vas voir les boules, ça me fait
râler. Quelle râleur, c'est pas possible.
A mon avis, il doit parler comme ça aux femmes qui l'entourent. Je pense qu'il
est mort. Il est comme ça dans la vie en fait.
Tiens, enlève. Allez, enlève-le. Allez, vite.
Arrête parce que tu m'énerves. C'est pas mieux, j'aime les femmes et tout ce que
je peux leur faire pour leur être agréable, je le ferai.
Là, notamment, soulever une caisse pour enlever une poignée de grains de sable
qu'il y avait au fond, qui est là depuis 20 jours, on s'en pouvait attendre.
Là,
je trouve qu'il a exagéré un petit peu, parce que quand il nous demande de l
'aider, on le fait.
Et là, je n'ai pas trouvé ça du tout sympa.
Il y a des façons de parler aux gens. Je trouve que ce n'est pas bien, on n'est
pas des chiens.
On a un respect à avoir l'un envers l'autre, toute l'équipe.
Véronique est habituée en effet à un langage plus châtié. Elle vit en famille
dans la campagne Picard et profite avec plaisir de son foyer cossu et de son
vaste domaine. A 37 ans, Véronique est une parfaite maîtresse de maison,
doublée d'une femme active, toujours débordée. Je vais à la course tous les
matins, donc je perds du temps à ouvrir le foyer et je dois commencer mon
travail.
Responsable commercial dans l'agence de publicité de son mari, Véronique,
toujours en ébullition, fait l'admiration de ses collègues.
Véronique, c'est l'archétype de la femme actuelle parce qu'elle est à la fois
maman... Elle est à la fois épouse, elle se donne à fond dans sa profession.
J'ai démarré secrétaire où je répondais au téléphone, je ne bougeais pas de mon
bureau. Puis d'année en année, je suis allée voir les clients et j'ai fait la
relation avec le studio de création.
Hyperactive, sociable et féminine, Véronique est toujours élégante. La
communication passe aussi par là.
J'aime bien les chaussures fines à talons. Ça c'est vraiment le modèle
adapté. Mais la grande passion de sa vie, c'est son fils unique, Julien, avec
qui elle entretient une relation fusionnelle.
Ils
se
regardent, ils se sont compris, ils sont coquins ensemble, dans le regard, dans
les propos.
Avec tout cet amour, Véronique est consciente de vivre dans un cocon
douillet. Elle veut donc s'exposer et vivre une grande aventure.
Ça ne me fera pas de mal de changer un petit peu de contexte.
Il a l'air très nerveux.
Thierry est très nerveux depuis...
Depuis 2-3 jours à peu près. Il s'isole un peu, alors que d'habitude il aurait
été avec nous.
Thierry aurait été avec nous d'habitude.
On ne sait pas s'il n'ose pas s'arrêter à côté de Pierre, il n'ose pas s'arrêter
à côté de nous.
Ça commence à me gonfler.
J'aurais préféré qu'elle me laisse repartir et qu'elle aille bouder dans
son coin et dire que j'avais vexé, qu'elle pète un coup et qu'on aurait une
explication tout de suite.
Thierry laisse à ses collègues de compter.
Il a l'air de s'isoler.
Ce serait bon s'il vint tourner.
Malgré une unité de façade, il y a pas mal d'incidents et de mauvaise humeur
chez les seniors.
Chez les jeunes, Sakon, marqué par les violentes critiques de la veille, a
décidé de sortir de sa léthargie. Je me suis levé deux fois cette nuit pour
rallumer le feu parce qu'il s'était éteint. Et puis là, ce matin, je me suis
réveillé automatiquement.
Et puis ça me fait du bien d'être tout seul près du feu, près de la chaleur.
Je suis perdu dans mes pensées, je réfléchis un petit peu à ma famille, je
pense un petit peu à ma vie.
Ça me fait du bien de penser à ça.
Je pense qu'à mon retour, tout ce que j'aurais appris ici de moi
-même va porter ses fruits sur mon entourage.
J'espère devenir un homme meilleur.
Je pense que si je ne serais pas venu ici, je serais resté dans mon caractère
toute ma vie, je crois.
Et le fait d'être venu ici m'a ouvert les yeux sur plein de choses.
C'est la première fois que je le vois se lever tôt comme ça.
Maintenant, j'espère qu'il ne va pas partir à 200 à l'heure et qu'il est en
cours de route.
Il faut qu'il parte et qu'il maintienne l'allure parce qu'on a tout ça naturel.
Il faut lutter contre le naturel, surtout si c'est un naturel feignant,
pour qu'il ne revienne pas.
Les discussions qu'on a eues hier à propos de sa mollesse et de sa
léthargie, ma foi, ont porté leurs fruits.
Apparemment, c'est bien.
Pendant 18 jours, il a fait un peu du chichi et que c'était un peu du cinéma.
Quand il disait qu'il avait la tête qui tournait et qu'il était incapable de
rien.
de faire quelque chose parce qu'il était fatigué.
Là, juste après la discussion, d'un coup, il se sent un regain d'énergie.
Donc s'il change vraiment, les pensées, il faut voir sur le long terme.
On le verra aussi de notre œil.
Ils sont tous partis.
Ils abandonnent.
Il n'y a plus de crabes, ils sont tous partis.
Sur le chemin du retour, j'ai en profité pour ramasser du bois comme je suis un
peu loin du camp.
Je vais pas aller comme un grand frère.
Il l'a bien pris, la preuve.
Ça va durer.
Il n'a pas intérêt à caler.
Maintenant, je fais en sorte qu'il voit que je ne suis pas inactif. Parce que d
'habitude, tout ce que je fais, je le fais seul et il n'y a personne pour le
voir. Je les supporte de moins en moins, je m'aperçois.
Quand on est en groupe, j'essaie de faire de mon mieux pour qu'il y ait une
bonne entente. C'est très dangereux pour moi de me mettre à l'écart du groupe
parce qu'il risque de m'éliminer au prochain conseil.
Et justement, il va falloir que je me batte très fort pour ne pas qu'on aille
au conseil.
Il faut que je tienne jusqu'à la réunification parce qu'à la
réunification, après, ce sera chacun pour soi. Et c'est là où je pourrais
démontrer mes capacités individuelles aux épreuves. Donc c'est pour ça que si
j'arrive à passer la réunification, je ne m'inquièterai plus.
Sakon attend son heure, imitant en cela les nombreuses araignées qui vivent sur
Kumo. Comme elle, il a aussi tendance à attendre que la nourriture lui tombe
toute prête dans le bec. Mais la comparaison s'arrête là, car Sakon est
loin d'avoir la dextérité de ses arthropodes dans la construction des
pièges, des toiles ou des nids. Il y a des centaines de variétés d'araignées
dont plusieurs vivent exclusivement en Nouvelle-Calédonie. Et certaines sont
pourvues d'un venin paralysant extrêmement actif.
Jérôme, ce matin, en fait la douloureuse expérience.
Je me suis fait piquer en me mettant mon maillot de bain. Il y avait une araignée
dans le maillot de bain apparemment. Elle m'a piqué à la fesse.
Et depuis, j'ai très mal aux adducteurs. Enfin, un adducteur.
Et ça m'empêche un peu de marcher. Je boite en marchant.
Jérôme, ça te lance ? Ça commence à être lancinant.
C'est comme ça. Si ça se trouve, faut que tu ne sais pas ce que c'est.
C'est vrai qu'il a commencé à boiter. C'était un petit peu inquiétant.
Et du coup, on a pris la décision d'appeler le médecin. Le tout bip pour
le camp des rouges. Des jaunes.
Des jaunes, merde.
Jérôme est quand même un grand gaillard, c'est un costaud. Donc si je pense qu'il
a fait appel au médecin, c'est qu'il a dû avoir très très mal.
Pour le camp Coumeau, s'il vous plaît, nous avons une urgence médicale.
On passe le médecin.
Ok, merci.
Oui, Sandra, je te presse, Jérôme.
J'ai été piqué par une araignée.
L'identification, je n'ai pas pu l'identifier.
Dominante au noir.
Et j'ai une grosse inflammation au niveau de l'aine droite.
Et la piqûre, elle date de quand en fait ? Il y a à peu près 20 minutes.
Et puis, patientez de toute manière. Il n'y a pas d'araignée méchante ou
dangereuse.
C'est quand même que je viens de jeter un oeil, voir un petit peu à quoi ça
ressemble, et puis on verra ce qu'on fait à ce moment-là, d'accord ? C'est
bien reçu.
Jérôme, qu'est-ce qu'elle a dit, là ? Elle veut venir.
Elle vient, donc.
Incroyable, une petite bestiole comme ça, que ça puisse faire aussi mal.
Jérôme, prépare-toi, on fait ça.
Là, voilà.
Bonjour Jérôme.
C'est mon maillot blanc qui a été tendu là-haut en me changeant. Il devait y en
avoir une à l'intérieur.
Je l'ai mis, j'ai senti une piqûre à la tête.
Je n'en sais rien.
Depuis, j'ai mal.
Par ici.
Par là, je pense.
Bon, ça va.
Localement, c'est pas très gros. J'ai emmené de la glace, on va mettre de la
glace dessus. Vous pouvez vous retourner deux minutes quand je regarde ? Vous m
'avez dit que ça faisait mal jusque dans le ventre.
Jusque... En fait, l'aine. Jusqu'à l'aine.
Ouais, il n'y a pas eu de sensation, de tête qui tourne ? Non, non, ça, j'ai pas
eu. D'accord.
Ça fait mal, ça fait une grosse réaction locale, mais vous risquez rien. Eh bien,
ça doit être ça.
Qu'est-ce qu'on te fait, là ? Prends attention.
Prends ton sculpte ? Ouais. Tu te dis, ben, quand une main propre, elle te
touche. Ah ouais.
Le diagnostic, c'est une piqûre d'araignée locale.
Il n'y a pas d'araignée méchante ou mortelle ici, donc il n'y a pas d
'inquiétude à avoir. Par contre, ça fait une réaction allergique très importante.
Comme une piqûre de guêpe, mais fois 5 ou fois 10.
Nous, ce qui nous préoccupe le plus, c'est les serpents.
Mais les araignées, jusqu'ici, on ne les a jamais craintes.
Mais c'est vrai que maintenant, à l'avenir, il faudra les craindre. Parce
que Jérôme, c'est vrai qu'il a commencé à boiter après une piqûre. C'est vrai
que ça pourrait être inquiétant.
Jérôme est solide. Ce n'est pas une araignée, si grosse soit-elle, qui va l
'abattre. Un peu de repos est toutefois nécessaire.
Sur Kanawa, Thierry veut se faire pardonner son accès de mauvaise humeur
du matin.
Malgré la fatigue, il s'active pour ramener à manger.
Il y a ces fruits rouges là, il faudrait trouver ce que c'est.
Je leur ai dit je vais voir ces fruits rouges.
Personne n'a dit on va avec toi, tout le monde s'en fout des fruits rouges.
Pas méchant, c'est ce que je vais dire, mais c'est des gags petits.
Ils n'ont pas l'ambition de voir plus grand, d'aller plus haut.
C'est triste, c'est triste.
Il y en a plein là.
Je goûte, sans conviction.
Ça doit être ça, c'est sucré.
C'est excellent.
Je vais goûter un autre.
Ça a un goût légèrement de pomme.
Il n'y a qu'un noyau à l'intérieur.
Je vais goûter, il faut que je goûte.
C'est vachement bon. On va peut-être aller chercher les collègues si ils
veulent en manger.
Non, d'abord, je vais en manger quelques-uns.
Ça me fait plaisir.
C'est dommage, ils étaient juste à côté de nous du cartement et on se serait
donné la peine, on les aurait trouvés bien avant.
Alors moi, ça me gêne un peu, les gens comme ça.
Moi, je préfère les gens qui sont un peu fous, qui disent, ouais, viens, on va
voir, viens, on essaye, viens, après tout, on goûte.
Ça en ramène cinq. Il faut leur faire goûter, puis ils viendront boire après.
En fait, ce qui se passe en moi, c'est que je viens de réaliser l'aventure.
En fait, jusqu'à présent, je crois que Koh Lanta, je l'ai pris comme un jeu.
Un jeu où le but, c'est de durer le plus longtemps possible, en se ménageant, en
menant sa petite vie.
Mais je viens de réaliser que maintenant, c'est un jeu où il faut
manger pour survivre. Il faut à tout prix trouver du bois pour se chauffer et
de la nourriture pour manger. Sinon, on va clamser avant même la fin du jeu. C
'est un petit peu abîmé, mais c'est bon, on les ramasse. C'est des arbouzes ? Je
ne sais pas. On dirait de l'arbouze. Il s'est vert, ça rouge, et c'est bon quand
ça a des couleurs orange, marron. Je vous montre où c'est ? J'arrive pas à
faire passer ce message.
à mes collègues.
Je pense qu'ils en sont donc encore au stade et j'ai beau m'y prendre de
plusieurs manières, de plusieurs façons, essayer de les diriger vers des choses
plus intéressantes, mais j'ai l'impression qu'ils persistent.
Alors c'est délicat parce que malgré tout, j'ai envie de rester sur cette
île. Je ne voudrais pas que ce soir, ce soit moi qui saute pour mes idées
nouvelles.
Non, aucun.
Aucun.
Aucun.
Ah oui, en fait, il y a un gros noyau.
C'est bien qu'on découvre d'autres saveurs.
Ces petits fruits, c'est vraiment délicieux. C'est ce qui nous manque, un
petit dessert sucré.
Ici, c'est vraiment les seniors. Je pense que ce mot va bien.
Même si au début, je n'aimais pas du tout ce mot parce que je ne me sentais
pas du tout senior.
Mais le mot va effectivement très bien au camp.
C'est les seniors, troisième âge.
Les quelques fruits de Thierry sont les bienvenus, mais ils ne font pas oublier
l'événement essentiel de la journée.
Le conseil de ce soir. J'appréhende un peu, ça m'inquiète un peu, je ne suis
pas bien à l'aise. Il y a un choix à faire qui va être difficile ce soir.
Plus les heures passent, plus j'y pense et moins j'ai envie de voter Francis.
Là, ça fait un peu jute chaussette, mais ce n'est pas grave.
Une douille, une petite ampoule.
Francis est malgré tout quelqu'un de très entreprenant. Il veut faire des
trucs. Il sort le groupe de sa léthargie.
Et ça, ça me plaît parce que c'est ce qu'on a besoin.
Alors si on se prive de Francis, j'ai peur qu'on retombe complètement à
léthargie.
Il se trouve que Francis, on a appris à le connaître.
Il est ce qu'il est, Francis, mais c'est quelqu'un qui n'est pas désagréable, qui
fait tout ce qu'il peut, aussi bien en survie que dans les épreuves.
Avec Francis, on en a parlé clairement, franchement.
Il n'y a pas de raison qu'on reste sur des rancœurs antérieurs.
Si ça avait été pire, tu ne serais pas là en train de parler.
On aurait voté tous pour toi et tu serais parti.
Non, pas pour moi, contre.
Qui ne sait pas moi, je pense que Pierre est en mauvaise posture.
Si ce n'est pas Francis, j'opterais pour Pierre.
Pierre qui a besoin de plus de repos, qui a besoin de plus certainement de s
'asseoir, de se coucher, de s'allonger, de faire des siestes et qui de ce fait
bloque un peu le groupe j'irais parce qu'il attire avec lui les autres à faire
la sieste.
Mais c'est vrai que Pierre, il est un petit peu fatigué. Il a énormément
besoin d'affectifs.
Pierre, je pense que c'est vraiment un cumul de fatigue, de manque de
nourriture, de manque de peps. Je pense que c'est ça qui fait qu'aujourd'hui, il
est dans cet état-là.
Koh Lanta, cette aventure est vraiment extrême et bien plus dure que je ne
pensais. Quand on regarde ça dans un fauteuil avec un petit verre de vin et
trois olives à côté de soi, ce n'est pas du tout pareil que de vivre.
vivre cette aventure, vivre quoi ? C'est très dur.
C'est très dur à tout point de vue.
Prise de conscience, déclic chez les Rouges. Ils semblent avoir repris l
'aventure par le bon bout et il était temps. La survie s'organise, Thierry est
de plus en plus actif sur le camp.
Francis, miraculé du dernier conseil, paraît avoir trouvé sa place dans la
tribu et ses relations sont d'ailleurs moins tumultueuses avec Christine.
Et Pierre, quant à lui, semble s'être découvert un esprit d'aventurier. Et
pourtant, malgré cela, ils viennent une nouvelle fois au conseil. Ils sont
actuellement dans une spirale de défaites et pour eux, il est urgent de
réagir, d'autant qu'ils repartiront. Ce soir, après le vote, à 4 sur Canawa.
Ça va mieux pour la tribu des seniors.
On est ravis.
Ils sont à nouveau à fond dans l'aventure, mais les difficiles
conditions de vie pèsent lourdement sur leur performance.
Ils perdent le jeu de confort, l'occasion pour Jérôme de remettre un
pied sur Canawa.
mais pour piller son ancien camp, ce dont il s'abstient, comme s'abstient
également la plupart des kumos.
Beau geste des jaunes, salué comme il se doit.
Des choses comme ça, ça me touche énormément.
Avant l'épreuve d'immunité, la tension monte d'un cran, Thierry se dispute avec
Véronique. Arrête de râler ! L'épreuve se déroule entièrement sous l'eau, les
jeunes gagnent facilement, malgré l'acharnement de Christine et de Pierre.
Encore une défaite pour les seniors, dont l'effectif fond de façon
inquiétante.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Quel changement d'état d'esprit depuis votre dernière venue ici même au
Conseil ? Dans les jeux, dans la survie, c'est une autre aventure qui a débuté ?
C'est une autre aventure avec un nouvel état d'esprit.
Vous avez conscience d'avoir fait fausse route et maintenant d'être dans le vrai
? C'est-à-dire que l'erreur...
Ce que j'ai fait, mais qu'on a fait, c'est que le corps a pris le pas sur l
'esprit, ce qui ne doit jamais être.
Et ça nous a fait dire des choses qui, rétrospectivement, bien évidemment, nous
ont plongé dans l'erreur.
Mais maintenant, on le sait. C'est vrai qu'on a fait une erreur. Vous avez fait
votre autocritique aussi, vous, Francis ? Ah ben oui, évidemment.
Pourquoi il y a pu y avoir ce rapprochement ? Déjà, le groupe était un
peu plus restreint.
Et puis moi, je voulais ma survie.
Ma survie au sein du groupe.
Donc j'ai fait un pas. J'en avais fait quelques-uns auparavant, mais là, bon,
je dis, allez, je vais faire un grand pas.
Alors je suis arrivé, j'ai fait un petit repas que j'ai baptisé la Seine.
Oh là là ! Et j'avais amené des béniquiers, je les ai fait cuire à ma
façon, et je leur en ai fait cadeau.
Et donc depuis, tout baigne. Christine !
Alors Francis a fait un pas en avant et vous avez fait également un pas pour
vous rapprocher de lui. Oui, bien sûr, on a appris à se connaître. C'est vrai
qu'on a un nouveau Francis qui est rentré dans l'équipe.
Je le tutoie maintenant.
C'est vrai que par respect, je le voyais au début.
Voilà, et puis j'espère qu'il va apprendre aussi à me connaître
davantage. C'est vrai que sur le camp, je veux dire, on a aplani les tensions.
Chacun a fait un pas l'un vers l'autre.
Maintenant, c'est vrai que c'est dans les jeux où ça cloche. Il n'y a pas
photo, puisqu'on en est à notre troisième conseil. Vous avez marre de
perdre, quoi.
Évidemment. Donc, il faut être à fond dans les jeux pour encore donner un
petit coup de niaque, pour que ça aille encore mieux, et puis nous redonner un
petit coup de morale. Parce que chaque fois qu'on perd un jeu, c'est vrai qu'on
analyse et puis on essaye de repartir de plus belle.
mais la défaite, ça reste toujours la défaite.
Thierry, si on revient sur le dernier jeu, là, on vous a senti un petit peu
défaitiste. Même si, on va le répéter une nouvelle fois, le milieu aquatique n
'est pas celui que vous préférez.
Tout à fait, ça fait plusieurs jeux d'affilée où ça se passe en milieu
aquatique. Dans ces milieux-là, je ne suis pas du tout à l'aise, encore moins
en apnée, chose que vraiment, je ne pratique pas du tout.
En revanche, en survie, là, vous vous êtes transcendé.
Oui, oui, c'est peut-être... Pourquoi pas Pluton ?
Pourquoi avoir attendu, encore une fois, pratiquement deux semaines d'aventure ?
Tout à fait. C'est une question que je me suis souvent posée.
Et je crois qu'avant ces deux semaines, je n'avais pas l'âme.
Je n'avais pas l'âme d'un survivant.
J'étais plutôt là en colonie de vacances, en vacancier, comme disait
Eliane la semaine dernière.
Et puis, ça m'a intrigué quand même sur ce plan de l'île. C'est ces baies qu'on
n'avait jamais trouvées. On pensait les avoir trouvées avec cuillère par des
petites plantes, qui en fait, ce n'était pas ça du tout.
Et ça m'a intrigué. Et cet après-midi-là, tout le monde faisait la
sieste. Je n'avais pas sommeil, je n'avais pas envie de dormir. J'ai décidé
de partir à la chasse ACB.
Chose que j'ai trouvée assez rapidement parce qu'elles étaient à côté du camp.
Maintenant que je les ai trouvées, je suis content parce qu'en plus, elles
sont très bonnes.
Et la prime de la découverte dans ces cas-là, c'est d'en manger quelques-unes
seules à côté de l'arbre ?
Disons que j'ai découvert ces fruits, je voulais être sûr que ça soit ça, parce
que c'est la première fois, il faut dire aussi.
Après, là, vous étiez sûr. On en mangeait une dizaine, vous étiez certain
que c'était bon.
Mais Denis, je vous assure que la première fois que j'ai trouvé des
plantes vertes avec des petites boules rouges, je les ai mangées, les boules, j
'ai mangé les feuilles, j'ai mangé la racine. Pour m'entendre dire deux jours
après, il ne faut surtout plus les manger, ces plantes.
Donc, j'ai goûté pour ne pas empoisonner mes collègues.
Sur ces baies, j'ai fait pareil, sauf qu'elles étaient bonnes, alors j'ai
goûté et regouté.
Ce sont des ranawas.
Et encore une fois, Pierre, la survie, c'est ça aussi.
C'est d'aller au bout et d'essayer de récupérer tout ce qu'il est possible de
récupérer sur votre île. Tout à fait. Mais intellectuellement, quand on
cherche un fruit, on ne le cherche pas sur le tronc. Et là, c'est vrai que ce
sont des fruits qui poussent sur le tronc. C'est vrai qu'il faut faire la
démarche de casser un peu les barrières qu'on a par rapport aux référents.
Qu'on peut avoir en France, les cerises, c'est au bout des feuilles. Là, on a dit
que sur le tronc... Oui, mais on n'est pas en métropole. C'est ça, Koh-Lanta,
aussi. On est au bout du monde. C'est une découverte supplémentaire.
Mais là, tous autant que vous êtes, Pierre, Thierry, Véronique, Christine,
Francis, j'ai face à moi des aventuriers, des gens qui vivent Koh
-Lanta à 100 à l'heure.
C'est le plus beau compliment que vous puissiez nous faire ce soir.
Mais c'est un déclic, Pierre !
Non, c'est une prise de conscience. C'est une prise de conscience que l
'aventure, elle est à vivre à 100%, à 200%. Mais bon, force est de constater
qu'aujourd'hui, à partir du moment où il y a quand même des personnes qui ne sont
plus là et qui ont peut-être, elles, généré aussi des choses, elles ne sont
plus là. Là, maintenant, on est un groupe, on est unis. Ce qui s'est passé
avant, ça devait peut-être se passer comme ça pour qu'on en arrive à ce
niveau-là.
Alors, il y a un événement aussi qui vous a sans doute marqué au cours de ces
dernières journées, c'est l'arrivée sur votre campement de l'équipe des Jaunes.
Jeu de confort, la récompense, venir sur votre campement pour récupérer ce qu'ils
souhaitaient. Belle leçon des Jaunes, Thierry ? Très belle leçon, très très
noble, très beau, très bien. Venant de la part de Jaunes en plus, qui auraient
pu vandaliser, piller, c'était très beau.
J'ai entendu qu'ils étaient de Paris, de banlieue parisienne.
Du fond de ma province, moi quand j'entends parler de banlieue parisienne,
c'est toujours un peu des cas difficiles.
Et j'étais fier de voir que des jeunes justement de banlieue, j'imagine,
difficiles, c'est peut-être pas qu'Extrapole là, mais ont eu un geste
très noble.
Personnellement, j'aurais eu 20 ans, j'aurais pillé.
J'aurais pris tout le kit, j'aurais tout pris, j'aurais pas hésité.
Francis, même chose ? J'étais très très ému.
L'attitude de Koumba qui se tourne vers la mer, qui ne bouge même pas.
Après la remise des cinq hommes, le geste, il prend et puis il se dit non,
je ne suis pas un voleur. Il repose et il crève à la fin, il l'a dit.
Ça fait quelque chose, ça fait quelque chose au trip.
Bon, il est temps de passer au vote.
Vous êtes maintenant cinq et à l'issue de ce vote, vous ne serez plus que
quatre. Pierre, allez voter.
Thierry.
Francis, je vote pour toi, mais sans aucune conviction. En fait, tu as
drôlement bien changé et je t'apprécie maintenant.
Mais là, il en faut un, alors.
Véronique, allez voter.
Bon retour.
Christine.
Francis ?
Thierry,
ne m'en veux pas.
C'est peut-être ça qui me sauve.
Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et très vite je procède
au dépouillement.
Thierry Francis
Thierry
Thierry
Thierry
Thierry, prenez votre sac, récupérez votre flambeau et venez me rejoindre.
Thierry, ils ont voté contre vous et leur sentence est irrévocable.
Thierry, c'est la dernière fois que vous pouvez vous exprimer devant eux.
Je vous souhaite un bon courage, une bonne chance pour la suite et puis à
bientôt. Au revoir.
C'est une surprise de taille, Thierry quitte l'aventure poussé dehors par ses
alliés du premier jour.
Le moindre écart de conduite se paye cash chez les seniors.
La semaine prochaine, les deux tribus éprouvées sont au milieu de leur
aventure. Après 20 jours de galère, c'est la réunion des équipes.
Place à la stratégie individuelle. Je commence à craquer, je ne les supporte
plus. Les naufragés abordent la dernière ligne droite de l'aventure. Qu'est-ce qu
'il se passe là ? Encore des drames, toujours des pleurs.
mais beaucoup d'amitié et de dépassement de soi.
Les personnalités s'affirment, les illusions s'effondrent. En Nouvelle
-Calédonie, l'aventure prend un nouveau départ.
Vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.
Une faiblesse affirmée dans les derniers Jeux.
Et je sais que c'est un service que je lui rends.
Je vote Thierry.
Je t'ai senti moins compétitif dans les épreuves.
Je vote contre Thierry ce soir parce qu'il n'a pas au moins essayé de se
dépasser lors des dernières épreuves. Je pense que Véronique est peut-être plus
susceptible du fait de ses carences de nourriture, de cette fatigue de dormir
mal la nuit. Elle est peut-être plus susceptible, ce qui fait qu'elle a peut
-être pris la mouche quand on s'est accrochés, alors qu'elle n'avait
vraiment rien d'agressif, rien de méchant de ma part.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.