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Bonsoir à tous, soyez les bienvenus aux Philippines dans l'archipel de Palawan.
Je survole actuellement à bord de cet hydravion l'extrême sud de la mer de
Chine.
Ici, dans ce lieu surnommé la dernière frontière tant il est sauvage, d
'immenses monolithes se dressent fièrement vers le ciel.
Ce calcaire noir, tranchant comme une lame, semble interdire l'accès à ces
îlots perdus.
Des impressionnantes falaises de marbre plongent dans la mer émeraude où
évoluent tortues de mer, dauphins, Requins pointe noire, mais aussi des
créatures venues du fond des âges. Nous sommes aux confins de deux mondes. D'un
côté, la mer de Chine, l'Asie énigmatique et éternelle, des rizières
et des bambous. De l'autre, la sauvage Mélanésie. Des tribus aborigènes vivent
ici encore comme à l'aube de l'humanité.
Huit femmes et huit hommes ont quitté leur région, leur famille, leurs amis
pour foncer droit vers l'inconnu. Ils ont parcouru 15 000 kilomètres, survolé
l'Himalaya et le sud de la Chine pour arriver dans cet archipel philippin
préservé.
Ces 16 Français de tous âges et de toutes conditions vont devoir survivre
et s'affronter pour remporter les 100 000 euros de récompense.
Ils devront déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout survivre aux
autres. Telle est la loi impitoyable de Koh Lanta.
Au départ ils étaient 16, à la fin il n'en restera qu'un.
Les Rouges rentrent sur leur campement, marqués par le conseil et les propos
très durs de Mélanie.
Ils ont été surpris par ses paroles et pensaient mieux la connaître. Je ne sais
pas ce qui est arrivé à Mélanie, en tout cas, je ne la connaissais pas sur ce
jour-là, en tout cas.
Elle a dirigé toute sa haine et tout son venin, principalement vers Jade et vers
moi. Mélanie, qui dirige, qui donne les ordres dans l'équipe des Rouges ? Jade
et Patrick.
T'as toujours un truc à dire, par exemple, on fait ci, non, pas comme ça,
comme ça. On a halluciné, on est vraiment tombé des nues, on n'a pas
compris, on ne comprend toujours pas l'attitude de Mélanie.
Ta façon de parler, ta façon d'être.
Si ça ne peut pas être autoritaire, là je ne vois pas. Moi, personnellement, ça
m'a choqué d'entendre ça de Mélanie.
Ce n'est pas top comme départ.
Les battantes sont déstabilisées, déçues pour certains, mais Eric, lui, est
soulagé. Il dispose de trois jours de sursis supplémentaires, car pour ses
coéquipiers, il n'est toujours pas rouge. Mon vote a été pour Eric, pour
lui rappeler ou pour lui dire qu'il soit complètement rouge.
Eric, je vote contre toi, juste pour te rappeler que tu dois être à 100% rouge
maintenant. C'est un ancien jeune, c'est à lui de montrer ses preuves aux
épreuves. S'il y a un prochain conseil, c'est sûr que c'est moi qui saute.
C'est l'aube du 14e jour pour les aventuriers de Koh Lanta.
Déjà, deux semaines de lutte, d'efforts, de privations.
Le physique et le mental sont mis à rude épreuve chaque jour. Et pourtant,
aujourd'hui, les choses vont encore se corser.
Jade est la première levée et c'est elle qui trouve l'étui en bambou échoué sur
la plage.
Au bout du chemin, une bonne surprise vous attend.
Ne perdez pas le nord ou l'Est, ni le feu, qui vous sera très précieux. Amenez
-le. Je pense qu'il doit y avoir un grand parcours à faire avec ce feu.
C'est une espèce de course d'orientation avec le feu.
Ça va être un trek, ça va être une randonnée, comme j'adore les randonnées.
Normalement, ça ne va pas poser de problème.
Comme on doit emporter le feu, à mon avis, on doit emporter des braises pour
qu'ils puissent tenir dans le truc à braise.
Et j'espère que cette braise va permettre de tenir pendant tout le jour,
et qu'on ne perde pas le feu.
Les battangles ont compris, ils partent à l'aventure. Il va falloir affronter la
nature, se débrouiller, s'orienter, sans perdre le feu.
Anxieux, ils se mettent en route.
Les jaunes ont reçu la même missive et elle sonne comme un signe du destin aux
oreilles de Véronique, elle, la passionnariat de la randonnée, la reine
des GR.
Un spécial de la randonnée, c'est Véronique.
Maintenant, si c'est une épreuve où il faut marcher, effectivement, là, je peux
faire mes preuves.
Enfin, à voir quoi. Moi, j'imagine mal ce que ça peut être, en fait.
Donc j'attends, j'attends de voir.
Véronique est sur les dents. Pour la première fois, ce profil pour elle, l
'occasion de se racheter, de se faire pardonner toutes ses fautes auprès de
ses compagnons. Elle va enfin leur être utile. C'est donc avec une extrême
minutie que la dame se prépare, non sans hésitation.
Avec quoi tu vas marcher ? Moi, j'avais l'intention de prendre mes chaussures de
randonnée. Tu sais qu'elles vont être lourdes parce qu'on va traverser de l
'eau. Vu qu'on a du champ, on va traverser de l'eau, ça c'est sûr.
Je ne sais pas comment tu le sens.
Laissez-la faire.
Prends tes chaussures de rando.
Laissez-la faire.
Véro sur le camp, il n'y a pas grand changement.
On a toujours besoin de la réconforter, de l'assister.
Chacun commence forcément à perdre plus ou moins patience. Bon Dieu, mais
attends, il faut les ouvrir.
La prochaine fois que tu viens à Koh Lanta, tu me téléphones, je te dirai
comment t'habiller.
Bon, c'est bon là ?
Quand on voit qu'on part sur une épreuve et qu'il y a la Véro qui n'a pas encore
attaché ses chaussures, qui nous demande comment les attacher, comment les
resserrer, qui veut prendre ses pompes de rando et qui ne veut pas mettre les
autres, on a envie de lui dire, attends, Véro, tu vas au plus pratique, c'est une
épreuve et puis point barre.
Si on l'avait laissé faire, peut-être qu'elle aurait déjà abandonné. Il y a
des jours où elle était démoralisée.
Donc, moi, à chaque fois, j'essaye de l'encourager pour attendre le jour
prochain qui sera peut-être meilleur.
Tout le monde est prêt ?
Véronique est fin prête pour prouver de quoi elle est capable.
Elle espère changer l'image. Sur cette bonne résolution, les Guntaos se mettent
en route. Ils vont suivre le même chemin que les Rouges, partis avant eux.
Bonjour les jaunes.
Voici au départ d'un très long périple sur cette presqu'île de Bébé-Laden que
vous allez traverser d'ouest en est. Je vais donc vous remettre une carte et une
boussole. Faites-en bon usage. Le feu est indispensable pour votre périple,
mais aussi et surtout pour les deux épreuves que vous allez devoir disputer.
Sur ces épreuves, l'objectif, c'est de récupérer un maximum d'amulettes comme
celle-ci.
L'équipe qui rapportera le plus d'amulettes, Véronique remportera l
'épreuve et repartira, croyez-moi, avec une jolie récompense.
Véronique, je me tourne vers vous.
Pour une fois, c'est une discipline de prédilection.
Marcher, la randonnée, alors certes, ce ne sont pas les collines des Flandres,
mais je pense que cette fois-ci, toute votre équipe compte sur vous.
Bonne chance.
Si vous voulez battre les Rouges, il faudra avoir plus d'amulettes qu'eux.
Allez-y.
C'est parti pour les Guntao. Ils s'élancent à l'assaut de cette presqu
'île de Bebeladen, une terre paradisiaque en apparence où la nature s
'épanouit généreusement et vertement. Mais la végétation dense ne facilite pas
le travail d'orientation des naufragés.
Balise de départ, direction nord-est. On est déjà parti de la balise de départ.
Maintenant, il faut aller aux cascades.
Non, non, il faut la mettre sur le chemin.
Mets-toi bien sur le chemin au milieu.
Là, tu mets ta carte au nord.
Elle est au nord, la carte ? 32°.
Ok, donc c'est par là-bas.
Direction Nord-Nord-Est, il y a une cascade.
De toute façon, une petite descente en rappel.
Effectivement, ça glisse.
C'est sûr, les pentes de ces reliefs calcaires, lessivées par les pluies,
sont plus raides que les douces collines des Flandres.
Véronique s'en rend vite compte, ce qui handicape une nouvelle fois ses
coéquipiers. Attention, ça descend.
Ça va ou pas ? Oui, oui, tout va bien.
Disons que je découvre la randonnée pédestre aux Philippines.
Ça me change effectivement de mes collines de Flandre.
Et voire même des Pyrénées.
Pendant que les Guntao progressent à pas lent mais sûr, les rouges, eux, ne
traînent pas. Ils sont partis un peu plus tôt que les jaunes et sont donc
déjà plus loin dans la forêt.
Tous suivent les directions données par Eric et Simon. Mais cette marche rapide
n'empêche pas la discorde, loin de là.
De toute façon, je vous dirais non reste, que ce soit là ou...
Le plat, on n'est pas sûr, on ne va pas chercher le plat.
Non, il faut suivre la boussole et ne pas dire je pense que c'est là, je pense
que c'est là. Est-ce qu'André Nord reste à 30 degrés ? Tu l'as fait ? C'est un
peu la bagarre pour les directions, donc je laisse faire.
Non,
non, non, on reste.
Ouais, c'est même plus là-bas.
On va aller en face, là. C'est vers là. C'est vers là ? Ouais, donc on continue
le chemin.
Soit on descend là, soit on continue.
Je descendrais.
Je sais pas, c'est toi qui es la pierre, tu es la boussole.
Le problème, c'est que c'est pas marqué les mètres.
Le problème, c'est que tu te réalignes pas.
Y a ni les minutes ni les mètres, c'est ça qui est chiant.
Moi, je descendrais.
On va pas redescendre, là, pour remonter.
Là, l'eau, elle vient de là-haut, donc on va aller voir là-haut. Bien sûr que
non, y a marqué à la cascade, prendre nos restes, 30 degrés.
Moi, je suis direction comme donne, donc voilà.
Il va pas, c'est que le groupe est complètement éclaté, tout le monde part
dans tous les sens, là.
Vous redescendez ! Tout le monde est de bonne foi, tout le monde veut bien
faire, mais tout le monde veut trop bien faire.
Et donc tout le monde a l'impression que donnant son avis, ça ira mieux. Et le
résultat, c'est l'embrouille.
Même loin de leur camp, les rouges sont rattrapés par leur vieux démon. Une fois
de plus, ils ne parviennent pas à s'organiser, à se gendarmer pour n
'écouter qu'une seule voix.
C'est la cacophonie généralisée. C'est là-bas, il n'y a qu'à aller là-bas, à ne
pas chercher midi à 14h.
Les jaunes n'ont pas de problème d'orientation, mais plutôt de cadence.
Véronique est à la traîne.
Véro, ça donne quoi ? C'est bon, vous inquiétez pas.
Bon, ma Véro, elle suit, elle ferme la marche.
Véro, elle va être séchée. Aujourd'hui, il faut qu'elle en chie.
Je suis quand même dans un état que je ne suis pas au top de ma forme physique.
Comme les autres, je pense. Mais c'est vrai que moi, j'ai l'habitude de faire
des ascensions.
Je sais comment je peux être. Et là, je ne suis pas au top de ma forme.
Dès qu'elle est là, on repart. Allez, souffle bien.
Souffle.
On repart tenter. On y va.
On sortit par le nord-est. On va aller au milieu de la rizière et puis on
traverse. Voilà les battants grassurés. Ils sont sur la bonne route.
Ces quelques paysans qui vivent retirés du monde, sur cette pointe de Bébé
-Laden, ont dû être pour le moins surpris de croiser cet étrange équipage
à la direction bicéphale. Eric et Simon se partagent la boussole. Patrick, lui,
reste soigneusement en retrait, à l'affût.
Là, t'as des palmiers, là, en face, là.
Là ? Et moi, mais il faut sortir mon reste.
Je me mets pas les cartes, je les laisse faire.
Apparemment, ils sont professionnels, donc...
Je les laisse faire, mais ça m'amuse bien, c'est tout.
S'ils me demandent, je leur donnerai mon avis, mais ils ont l'air sûrs d'eux, moi
je suis, c'est pas un problème. Une fois qu'on traverse, on sort par le nord-est.
Je pense que ça doit être direction là. C'est vers là-bas, c'est l'angle.
Il faut viser cet arbre énorme, je pense.
Il y a beaucoup d'hésitation, mais comme ce n'est pas une course de rapidité, ce
n'est pas très grave.
Je pense qu'on est à peu près sur le bon chemin.
C'est là, il y a le chemin, donc c'est forcément là.
Les copains ? Voilà, c'est Simon qui a la boussole, c'est lui qui fait la
boussole. Donc les autres suivent. Moi je suis dans le cas des autres, je suis.
Simon ! Il est marqué traversé au milieu.
On est à peu près au milieu là.
On traverse ! Ce que je te dis, le pic il est plein de fer, non reste.
Simon et Eric sont catégoriques. L'Est, c'est par là. Ça tombe mal, de ce côté
-ci, la pente devient plus abrupte. Les mollets vont chauffer, mais les
aventuriers sont motivés. Au bout du chemin, les attend une heureuse
surprise.
Cette halte est bienvenue, d'autant que le panorama est stupéfiant. Mais les
rouges apprécient encore plus les quelques fruits qui accompagnent la
seconde partie de la carte.
Cette carte qui leur rappelle qu'il faut repartir, car les Guntao sont sur leur
pas.
Ils découvrent à leur tour les rizières.
Des rizières du bout du monde qui fleurent l'essence même de l'Asie. La
civilisation du riz est partout et cette graminée est cultivée avec soin depuis
des générations. De vert tendre à jaune mûr, ces damiers irrigués et inondés
permettent la croissance de cet aliment essentiel. Et le bonheur lassif des
buffles d'eau ou carabao, fidèles collaborateurs des hommes.
Les grains, après avoir été séchés et sortis de leur gang, deviendront la
nourriture de base des populations locales.
Mais les jaunes n'ont pas le temps de se laisser gagner par la poésie et la
sérénité des lieux. Ils sont tout à leur affaire, à savoir quelle est la bonne
direction. Et là, les avis divergent.
C'est pas le nord-nord-est, là ? Rien à voir.
Adrien, qu'est-ce que tu fais ? Rien à voir.
On ne suit plus la place, là ? Le nord-est, c'est le chemin qui est là
-bas, juste en face de toi, la diagonale.
Moi, c'est mon bête.
On va faire un petit détour, on va aller se rendre à cet arbre là-bas qui doit
nous donner, je pense, le chemin.
Elle doit aller là, on ne va pas faire le tour par là-bas. Tu veux passer où ?
On va passer dans l'arbre. Là, il y a une ligne droite, il y a un chemin.
On suit la carte.
Oui, on suit la carte, on ne suit personne d'autre.
Ça me saoule.
Cette équipe, c'est ça.
On perd trop de temps à se prendre la tête.
Mais voilà, forcément, quand il y a des avis divergents, chacun défend son truc.
Et puis, du coup, on n'avance pas, on se retrouve bloqué. Le cours d'eau est là
-bas, donc il faut le traverser, le cours d'eau. Si on ne traverse pas le
cours d'eau, c'est qu'on n'est pas bon. Il y a marqué « Grande montée vers le
nord ». Le nord, il est par là-bas.
La montée, elle est là-bas.
Je ne sais pas pourquoi on n'est sortis pas du tout au nord-est.
Ce n'est pas ça le problème. Ils te disent qu'ils sortent par le nord-est.
On est sortis par le nord-est et maintenant, il faut qu'on aille au Grand
Palmier et traverser le cours d'eau. On ne cherche pas une direction, on cherche
le Palmier et le cours d'eau.
On s'en fout du nord-est. On suit le guide.
Adrien est exaspéré. Il perd patience.
S'il y a bien une chose qu'il sait faire, c'est s'orienter. Là, on attaque
le nord.
Il n'est pas savoyard pour rien.
Lévier en montagne, ça le connaît.
Malgré ses 55 ans, Adrien est infatigable. Toujours prêt à en découdre
avec ses deux fils pour l'amour de la compétition.
Ouais, je suis un meneur, je suis un rassembleur. Mais une fois que j'ai
rassemblé, j'aime bien que ce soit moi qui domine. Et puis aujourd'hui, je suis
en forme, je suis devant. Il n'arrive pas à me suivre.
Vélo, ski, randonnée en montagne, Adrien, le Savoyard n'a pas l'intention
de lever le pied.
Fier de sa forme et sûr de lui, il est un tantinet narcissique. J'aimerais pas
être quelqu'un d'autre.
Je me plais bien, je m'aime. La nature m'a bien gâté. Adrien n'a pas sa langue
dans la poche. Goyeur, blagueur et organisateur dans l'âme. Dans un groupe,
il aime être vu et entendu.
Il aime bien être entouré de femmes et d'hommes.
Et il aime bien être le son d'intérêt.
Votre été de la SNCF, Adrien a troqué le costume cravate du cadre pour le bleu du
bricoleur. Avec un certain succès. Mon épouse m'appelle McGover.
Parce que j'arrive toujours à bricoler avec pas grand chose.
Poncer, percer, clouer, c'est l'univers d'Adrien. Qu'il n'échangerait pour rien
au monde avec celui de son épouse.
Je ne sais pas faire à mon manger.
Je déteste aller faire les courses.
Moi, je fais ce qui est à l'homme et ma femme à la femme. Je fais tout.
Adrien est exigeant avec les siens, comme il l'est avec lui-même. Et quand
il a une idée, mieux vaut être de son côté.
Ça, il faut qu'il ait raison. Même si des fois, il a tort. Bon, après, il peut
l'admettre, mais bien longtemps après.
J'ai toujours aimé diriger, donc faire appliquer ce que je pensais et puis
donner des ordres. On va y arriver.
Ça y est, les jaunes se remettent enfin en marche après de longues minutes d
'interrogations et de dissensions.
Mais la côte est rude et Véronique a du mal.
Laurent se place en queue de peloton à la manière d'une voiture balai pour
motiver son aîné. Comme il y a Véro derrière et puis Laurent surtout qui
doit faire gaffe au feu.
Donc le but du jeu c'est d'arriver à 6.
On est parti tous les 10, on arrive tous les 10.
Je ne sais pas si je la porterai parce que je ne suis pas à 30 grammes de fond.
Mais je ne la lâcherai pas.
C'est l'esprit d'équipe.
Les bananes sont là. C'est vrai ? Le bonheur.
Des belles bananes.
Le bonheur.
Même ça, en randonnée dans les Pyrénées, je n'ai pas eu.
Je suis moins à l'aise que ce que je fais d'habitude.
Mais c'est vraiment une très grande découverte pour moi.
Et ça va rester à des grands moments de Koh Lanta, cette journée-ci.
Le bonheur.
Alors, depuis l'abri, remontez vers le sommet avec des bananiers plein est.
Passez la forêt de noix de cajou.
Arrivez au hameau de Tega dans les rizières.
Les rouges sont un peu plus loin devant. Ils ont passé la ligne de crête de la
presqu'île de Bébé-Laden et redescendent le versant nord.
Au vu de la carte, ils savent qu'ils touchent au but.
Arrivez au hameau de Tega dans les rizières.
Bon, voilà quoi, on y est.
Il y a un petit hameau. C'est un genre de petit village.
Donc, il faut voir maintenant s'il y a une autre carte.
C'est ça, c'est pour nous ça.
Emprunter une bancasse, direction est vers la grotte de Kudunyon.
Dans le noir, trouver le maximum d'amulettes.
C'est quoi une banca ? C'est un bateau ? Ça doit être... On va aller vers la
plage, on va voir.
Oui, peut-être vers la plage. Le périple des aventuriers continue.
Ce charmant hameau où vit une famille de pêcheurs n'est qu'une étape. Des défis
attendent les rescapés au-delà des eaux. Ils empruntent donc une des frêles
embarcations des habitants de Tegas.
Les jaunes ont enfin vaincu la terrible montée du versant sud de Bébé-Laden et
se dirigent vers Tégas.
Chemin faisant, Grégoire le jardinier a l'œil partout.
Il ne tarde pas à repérer des fruits étranges.
L'arbre, c'est un mangoustier.
C'est un mangoust.
Dedans, il y a deux fruits.
C'est sucré, non ? Ouais.
Laurent m'a dit que c'était un mangoustier. C'est la première fois que
je vois ça.
Mais je ne sais pas du tout ce que c'est. Est-ce que c'est comestible ou
pas, je ne sais pas.
En tout cas, il y a un jus qui coule.
Qui sent le sucre, ça sent vachement bon. En fait, Grégoire a trouvé un
jackfruit. Les aventuriers n'osent pas le goûter, pourtant sa chair est tendre
et sucrée. En revanche, il n'hésite pas à croquer dans des noix de cajou.
Bien leur emprunt, car c'est succulent et surtout, cette forêt d'Anacardier en
porte des milliers. C'est une noix de cajou, ça.
Parce qu'il y en a plein là aussi.
C'est sucré, donc ça a un goût un peu râpeux, ça dessèche un peu la bouche,
mais c'est bon, ça va.
Et moi, c'est ma meilleure journée. On va à la rencontre de notre civilisation.
Bonjour.
OK, thank you.
Cool.
La banquasse vous fera traverser jusqu'à l'île de Dibaluanda, au milieu des
bambous, dénicher les amulettes.
La vieille dame de Tégas a confié la missive au Guntao.
Ils embarquent donc à leur tour sur une banca pour traverser le bras de mer qui
les sépare de l'île de Diboulouane où les attend leur première épreuve.
Pendant ce temps, les rouges viennent d'atteindre la mystérieuse grotte de
Koudounioun. A eux de trouver le maximum d'amulettes dans cette caverne sombre et
peuplée de chauves-souris.
L'équipe a 10 minutes pour apporter le maximum d'amulettes. Il y en a 10
cachées dans le noir de cette grotte.
Marilyn est l'éclaireuse. A l'aide d'une torche, elle repère les 10 amulettes
sans avoir le droit d'en prendre.
A elle d'expliquer à ses compagnons où elle se trouve.
Jade entre la première dans la caverne. Elle avance à tâtons. Il ne faut pas
craindre de tout palper, d'enfoncer les mains dans les cavités.
Il n'y a rien à droite.
Marilyn, il n'y a rien à droite.
Mais si, si, tu as avancé là.
Mais tu avances sur la droite et tu verras, il y a un creux, un
remboursement.
Simon a une curieuse technique. Il
rampe, sans doute pour ne pas trébucher ni rater son amulette proche du sol.
20 centimètres du sol.
Et accroché au mur. Un peu en hauteur. 4 centimètres au sol.
Combien du sol ? 20 centimètres du sol.
C'est sur le pan de mur de droite.
Ok, ouais, ouais, ouais.
Ne nous trouvons pas sur ce côté, hein.
Carrément sur la droite, sur la droite, jusqu'au pan de mur. Je t'attends que tu
touches le pan de mur. Ouais, mais ça, ok.
N'hésite pas à rentrer tes mains dans l'écrou.
Voilà, ouais.
Rien de touché.
Oh putain, sa mère.
Ok, aïe.
Allez, allez, allez ! C'est Patrick.
Moi, j'entre un mur ou c'est juste au milieu ? Marilyn, de suite dans l'entrée
! Ouais, sur ta gauche, il y a un grand pan de mur, un grand mur de rocher.
Il faut que tu mettes tes mains à hauteur des yeux. Il y a une bougie là.
Ouais, c'est bon ! Là, c'est à Patrick. Taire-moi pas, alors. Ma bougie, elle
est en bas.
Ah,
putain !
Vas-y, avance, avance. De toute façon, tu dois aller au fond, Beto. Tu verras
cette bougie blanche.
C'est juste après la bougie, juste après.
À droite de la bougie.
En haut ou en bas ? À la hauteur de la bougie. C'est à la hauteur de la bougie,
carrément. Mais c'est... Allez ! À gauche. À gauche, c'est toi. Avec qui ?
Au château, normalement, c'est toi.
Elle peut, là, maintenant.
Maintenant, toi, tu peux. Ouais ? Ouais, ouais.
C'est bon ! Ouais ! Viens, viens.
Allez. Déjà 9 minutes se sont écoulées dans la grotte et les rouges ont 6
amulettes au compteur. Il en reste donc 4 à l'intérieur.
Les secondes s'égrènent jusqu'à ce que le couvercle se referme sur le panier à
amulettes. Il faut aller à tâton, tu dois toucher partout ! Allez Simon !
Ouais ! Oh Simon ! Ouais ! Allez, sort ! T'as rien,
reviens Simon, reviens !
Allez, Simon ! Oui, attendez, je suis dans une troupe.
Oui ! Oui ! Allez, viens, viens, viens.
Regarde juste à droite.
Profond, à gauche.
Tous les trous profonds.
Vite, Eric. Vite, Eric, ça diminue. Ça diminue, cher.
Vite ! Cher, cher, cher.
Reviens, c'est cuit. Reviens, c'est cuit.
Reviens, reviens.
C'est fini ? Oui, c'est bien.
1,
2, 3, 4, 5, 6 et 7. Les Batangues ont récolté 7
amulettes. C'est un bon début. Ils vont pouvoir en accumuler encore plus grâce à
la seconde épreuve qui les attend dans la bambouserie de l'île de Diboulouane
où les jaunes sont en ce moment même.
Grâce au feu qu'ils ont su conserver, ils font tomber la palissade et s
'élancent à l'assaut de la pente. Il leur faut redescendre un maximum de
fagots de bambou dans lesquels se trouvent des amulettes.
Les six aventuriers doivent toujours rester groupés. Véronique n'a pas le
choix, elle doit suivre le rythme.
Déjà trois amulettes pour les jaunes, mais la fatigue arrive vite. Les fagots
sont de plus en plus haut dans la pente.
Une quatrième amulette pour les jaunes, dont l'épuisement s'intensifie.
Après 8 minutes de course en pantraide, les jaunes sont maintenant exténués. Et
pourtant, ils ne lèvent pas le pied.
Entraîné par un adrien survolté, il effectue un travail de débordage
impressionnant.
Plus qu
'une
minute, trop tard pour le dernier fagot, il est trop loin.
Les jaunes préfèrent se concentrer sur la recherche d'une amulette tombée en
cours de route.
On n
'aurait
pas pu faire mieux. Bien joué. C'est bien, on a bien joué. Bravo, bravo l
'équipe. Bien joué Véro, tu as bien suivi.
7 amulettes sur les 10.
Physiquement, on ne peut pas aller plus loin.
J'en ai chié parce que plus tard, mon âge...
C'est un effort très, très violent.
Mais pour une fois, je crois que j'ai vraiment aidé l'équipe.
Je suis très, très heureux.
Je suis content pour Vero parce qu'elle est restée dans le groupe.
Ça, c'est bien.
C'est ma plus belle journée depuis que je suis à Koh Lanta.
Si tu veux, je t'épouse, Adrien. Prendre des comptes à son âge et tout ce qu'il a
fait là.
C'est super.
Franchement, bravo.
Bravo. Merci.
Chapeau.
Allez, on y va. On y va. Bravo.
Sept amulettes partout, c'est une égalité parfaite. Jaunes et rouges se
croisent au large de l'île de Niboulouane. Les jaunes se rendent à la
grotte et les rouges à la forêt de bambou.
Leurs prochaines épreuves respectives vont être décisives.
Autour des battantes de dévaler la pente glissante de la bambouserie pour
descendre les fagots contenant les amulettes.
Véro, tu rentres, tu tournes la tente dans la salle, ce n'est qu'une salle. Du
côté des jaunes, Grégoire a repéré les dix amulettes. Il envoie ses compagnons
à tour de rôle.
Véronique en premier.
Je l'ai ! Reviens, reviens, reviens ! Viens Véro, viens.
Tu trouves Philo ?
Philo, c'est juste à l'entrée et c'est tout de suite sur ta droite, tout de
suite collé à la paroi.
Philomène a plus de mal. Dans l'obscurité, elle ne trouve pas l
'amulette qu'on lui a assignée.
T'as pas de roche sur ma droite.
Vas-y, sors alors, sors.
Reviens, reviens, Philo, reviens.
On est bien, on est bien, ne t'inquiète pas.
Donne-le, donne-le.
Allez, Marilyn.
Allez, on va les avoir.
Je l'ai, je l'ai. Vas-y.
C'est le tuyau.
Côté rouge, les fagots s'amoncèlent et les amulettes aussi. Il faut dire qu'il
y a un bûcheron dans l'équipe, mais le temps file vite. Et là, on se pide. Tu
trouves, Laurent ? Tu trouves ? Dans l'axe de la bougie, sur la gauche.
C'est bon ? Il n'y a que la peau noire, là.
Sors ! Dépêche-toi ! Laurent ! Je sors, bordel.
Tout le monde a fait son boulot, c'est bien. C'est bien.
Allez, c'est bien.
Trop tard pour les batangues. Cette dernière amulette ne peut être
comptabilisée. Kevin la ressort donc du panier.
Quand je suis allé, le truc s'est baissé.
Putain, à deux secondes près.
Je te jure, je suis dégoûtée.
Oh là là ! Si on perd, on pourra vraiment la voir en travers. Parce que
quand on dit une seconde, là c'est une seconde. J'espère qu'on l'a démis tout
simplement.
Après tant d'heures d'efforts, manquer d'une seconde, c'est dur. Les rouges
sont déçus. Les jaunes aussi en ont terminé et ils sont plutôt satisfaits de
leur moisson. De toute façon, ils ne sauront que plus tard s'ils en ont
récolté au total plus que leurs adversaires.
C'est très très bien. Moi je suis assez satisfait parce que je l'avais dit à
Greg.
On mémorisait comme ça dans le noir 5-6 objets, c'est déjà pas mal. Il y en
avait 2-3 à l'entrée, mais quand on voit rien, qu'on ne sait pas, c'est pas
évident. En fait, dans les amulettes, Véronique avait déjà pris la mienne,
donc c'est pour ça que je tâtonnais à chercher la mienne, alors qu'en fait, il
aurait fallu que je tâtonne pour chercher celle qu'elle devait prendre à
l'au départ.
C'était plutôt en hauteur et tout, celui qu'elle a pris, alors qu'elle devait
prendre celui qui était plus bas. Toi, c'était à droite et elle, c'était à
gauche.
Philomène a une curieuse réaction, sans doute vexée de ne pas avoir trouvé son
amulet. amulette elle accuse la pauvre véronique de la lui avoir chapardé sans
le résultat c'est que moi j'ai trouvé j'ai eu mon amulette et elle elle l'a
pas eu c'est tout après tout ça c'est ça fait un peu de la mesquinerie
bon et tout le monde a été d'accord pour dire que sur ce coup là philo avait un
petit peu exagéré quoi j'ai mis ça sur le camp de la déception parce que elle
avait envie de la trouver elle n'a pas trouvé ça l'a peu vexé je pense Mon
défaut, c'est d'être impulsive.
Je vais plutôt dire sincèrement ce que je pense et je me rends compte qu'il
vaut mieux quelques fois éviter et tourner dix fois sa langue dans sa
bouche avant.
Les aventuriers sont exténués par cette harassante journée passée à Krapahuté,
loin de leur camp. Les Guntao vont dormir à l'abri dans une grande voisine
de celle où ils viennent de faire l'épreuve. Là, ils vont reprendre des
forces bien méritées.
Putain, elle aura pas froid.
Assez-toi.
Olé ! Il y a à manger ? Allez, viens voir le gag, là.
Olé ! Oh,
la foule ! Super ! Yeah !
J'en reviens pas, c'est le bonheur aujourd'hui. C'est une des plus belles
journées sur l'aventure, mais ça a été très éprouvant. Donc d'arriver et de
trouver comme ça un plat de riz avec du poulet cuisiné aux épices et tout, j'ai
qu'une hâte, c'est que ce soit chaud, cuit et qu'on puisse le manger.
Bon appétit.
C'est super.
Excellent. J'ai jamais mangé aussi bien de la vie.
Pourtant j'en ai fait des bons restos dans ma vie.
C'est ravi de savourer cet adobo, le plat traditionnel philippin, à base de
riz et de poulet, que les guntaos s'apprêtent à dormir, loin de chez eux,
sans pour autant savoir s'ils ont pris de l'avance par rapport aux rouges.
Des rouges qui, eux aussi, se remplissent la pence. Une journée de
marche soutenue et deux épreuves à la fois physiques et psychologiques, ça
creuse. En fait, on ne sait pas. C'est vrai que c'est assez frustrant. Moi, j
'aimerais savoir qui a gagné.
Enfin, des deux équipes quoi, donc on va passer la nuit finalement, ça le savoir.
Ça semble aigu tout ça. Les rouges ont la peau du ventre bien tendue, certes,
mais ils ne sont pas rassurés pour autant. Les aventuriers ne connaissent
pas les performances de leurs adversaires. Ils se couchent, conscients
que la journée du lendemain, le rapporteur a la réponse.
Dans leur grotte, les jaunes n'ont pas bien dormi. Vous avez entendu mes
copines cette nuit ? Philomène a eu très peur des chauves-souris, mais surtout en
pleine nuit, l'eau est montée, menaçant d'éteindre le feu si précieux.
Les nuits sont longues, on attendait le jour avec impatience.
On était au chaud pourtant, mais moi j'ai pas bien dormi.
Je suis mieux dans notre jungle que dans la caverne.
Moi aussi, j'ai mal partout, j'ai mal aux os, j'ai mal partout.
Et toi t'as eu la tête dans l'eau ?
Dans l'eau, pourquoi tu dis ça ? Toute la grotte était inondée. Ah bon ?
Il y a la mer qui monte et
Véronique, elle a un peu l'épidémie.
Je ne sais pas si la nuit, elle se réveillera.
Elle sera sourde.
La nuit spéciale.
Je n'ai pas bien dormi, mais je ne me suis pas rendu compte que l'eau était
rentrée.
Sur le bivouac des Rouges, une seule question compte.
Les 14 amulettes glanées la veille vont-elles être suffisantes pour gagner
? Je crois qu'on a 7 sur la grotte et 7 sur les bambous. 14, moi je suis assez
confiant. Je pense qu'on a été meilleurs sur le jeu des bambous. Il fallait
arriver en groupe en haut, il fallait descendre en groupe en bas. Je pense qu
'avec Véronique et peut-être Adrien, ça a dû handicaper un peu les jeunes.
J'espère qu'on a gagné, j'espère.
Le suspense a assez duré. Les uns et les autres ne vont pas tarder à connaître l
'issue du jeu et la mystérieuse récompense.
Les rouges, les jaunes, vous venez de passer 24 heures extraordinaires avec
des souvenirs plein la tête.
Ça a été fatigant, je sais. Vous avez disputé deux épreuves, les bambous et la
grotte. Maintenant, il est temps de passer au verdict.
On va commencer.
Par les bambous.
Du côté de l'équipe des rouges, donnez-moi les amulettes.
Merci.
7 amulettes pour les rouges sur l'épreuve des bambous. Du côté des
jaunes, combien y a-t-il d'amulettes ? 7. 7 également.
Deux épreuves en tout.
Et sur la première, égalité.
Je vais vous révéler d'abord la récompense.
Une petite poule, mais ce n'est pas terminé.
Qui dit poule, dit œuf.
Deux douzaines d'œufs, du sel, du poivre.
Mais encore une fois, pour partir avec cette poule et pour partir avec ces
œufs, il faut avoir plus d'amulettes que l'équipe adverse.
Chloé, on va passer à l'épreuve de la grotte et je vais vous demander de me
donner les amulettes.
Combien y en a-t-il ? Quatre.
Quatre amulettes.
Les rouges, je pense que...
Vous avez déjà compris que la victoire, elle est pour vous.
Jade, combien y a-t-il d'amulettes ? 7.
7. 14 amulettes pour vous les rouges.
7 et 4, 11 pour vous les jaunes.
La victoire incontestablement pour les rouges.
Reposez-vous et on se retrouve très vite pour l'épreuve d'immunité.
A tout à l'heure.
Un peu déçu de perdre, mais bon, c'est fait, il faut se reconcentrer pour la
suite. Dans la grotte, ils ont foncé, ils ont vraiment bien bossé.
Il faut reconnaître la force de l'adversaire.
Pour moi, ce n'est pas la fin du monde, c'est qu'une poule. Donc ça m'embêterait
plus de perdre quelqu'un que de perdre une poule. On ne peut pas non plus
toujours gagner.
Super contente.
Ça soulage et ça fait vraiment plaisir.
Je suis content, j'espère de la nourriture, donc c'est le cas.
Je suis surpris qu'il nous ait galé sur l'épreuve des bambous. On pensait
vraiment qu'on aurait fait la différence là-dessus. Ils ont fait la même chose
que nous.
Et surpris qu'ils aient fait aussi peu dans la grotte. Je pourrais dire que c
'est la fin du cauchemar quand on aura gagné l'épreuve des minutes et là oui.
Après un jour et demi de vadrouille, les Batang rentrent donc sur leur campement
non plus à 6 mais à 7. La poule a tout de suite été adoptée et ses oeufs aussi
car c'est l'assurance de bien manger pour un certain temps. Donc on va se
faire un oeuf dur chacun avant l'épreuve.
On est vachement content d'avoir des œufs, ça nous change des coquillages et
tout ça. On va essayer de les gérer pour que ça tienne le plus longtemps
possible, en sachant en même temps que...
La réunification n'a pas trop longtemps, donc comme on l'a gagnée, c'est pour
nous, pas pour les autres. Donc je pense qu'on mettra le stock à zéro avant la
réunification. La poule, je ne suis pas trop pour la tuer tout de suite.
Elle n'est pas grosse du tout, donc il faut déplumer, il ne va plus rester
grand-chose.
On va bien la nourrir déjà, la pauvre.
Si elle doit passer 5 jours avec nous, qu'elle passe au moins 5 jours nourrie,
logée, blanchie.
Elle aura fait son coulant, 5 jours, c'est permis à tout le monde de tenir 5
jours. En broche, on se la met la poularde.
Vous venez manger ? Les rouges sont ravis de profiter de ces protéines
chèrement gagnées. Ils savourent à petite bouchée l'onctuosité du blanc et
la douceur pâteuse du jaune.
Chez les Guntao, il n'y a pas d'œufs et rien d'autre pour agrémenter le riz. C
'est régime sec alors qu'il serait temps de reprendre les forces.
L'épreuve d'immunité ne saurait tarder. Moi je suis pour un petit riz, pas très
gros. Un petit peu, on ne fait pas une grosse gamelle comme d'habitude, on fait
un petit peu histoire d'avoir un truc dans le bide. Là eux ils vont rentrer,
ils vont se faire deux, trois œufs. On se fait un peu de riz et puis comme ça,
avec un peu de chance, on aura la même énergie qu'eux pour l'épreuve de cet
après-midi.
Les jeunes vont se contenter de peu et c'est inquiet que les aventuriers voient
arriver la convocation à l'épreuve d'immunité.
Une défaite les conduirait automatiquement au conseil en les
contraignant à éliminer quelqu'un.
Quand il y a de la place pour un, il y en a pour tous.
Si c'est une épreuve physique, c'est à peu près, on donnera tout ce qu'on a. On
donne le meilleur de nous sur chaque épreuve et puis après, voilà, ça passe
ou ça casse. Si c'est une épreuve de force, on n'y arrivera pas.
Je ne sais pas. On va peut-être la gagner. Après tout, on n'en sait rien.
Je ne les ai jamais fait perdre. Ça, c'est déjà pas mal.
Un bon pied.
Un bon oeil.
Les rouges, les jaunes, ça fait 15 jours que Koh-Lanta a commencé pour vous. C
'est un cap dans cette aventure, incontestablement.
Laurent, je vais vous demander de me redonner ce totem.
Aujourd'hui, vous allez nager jusqu'à la falaise et ensuite monter un par un pour
récupérer chacun un anneau en bambou comme celui-ci.
Ensuite, il faudra redescendre pour venir l'enfiler sur les mâts qui sont
devant vous. L'équipe qui enfile ses six anneaux sur son mât en premier remporte
l'immunité, repart avec le totem.
Bonne chance à tous et que le meilleur gagne.
3, 2, 1.
Le challenge est de taille pour Véronique. Nager, grimper puis sauter.
La première étape est déjà compliquée. Laurent et Adrien la portent.
Simon est le
premier rouge à escalader la structure de bambou.
Grégoire préfère être certain que Véronique arrive à bon port.
Quatre mètres, cela paraît haut. Il faut oser sauter, surtout que les naufragés
sont éreintés par leur récent trek.
Une fois les anneaux récupérés, il faut les enfiler sur le mât. Mais la
plateforme n'est pas stable du tout et le risque est que tous basculent à l
'eau.
Le dernier rouge, Kevin, et la dernière jaune, Véronique, montrent récupérer
leur anneau.
Véronique grimpe courageusement, tenaillée par l'appréhension du vide et
bien sûr de l'eau.
Côté jaune, on espère que Véronique va faire le grand saut. 4 mètres de
hauteur, car si une personne renonce, c'est la disqualification de toute l
'équipe.
3 anneaux pour les jaunes, il ne manque plus que celui de Véronique et de
Laurent qui jouent les secouristes au pied de la structure.
Véronique tente de surmonter sa peur.
C'est gagné pour les Rouges, bravo !
Véronique
n'a pas pu aller au-delà de son blocage. Elle s'est battue contre elle-même.
Mais rien n'y a fait. Sa phobie l'a emporté.
Les Rouges, j'ai envie de dire enfin, c'est pas trop tôt. Victoire d'immunité
après trois défaites.
Marie-Lyne, venez jusqu'à moi.
C'est à vous que j'ai envie de remettre ce totem pour toute l'équipe des Rouges.
Ils représentent l'immunité et ils vous dispensent pour une fois du conseil.
Bravo encore.
Les Jaunes, en tout cas, cette défaite a la conséquence que vous connaissez.
Je vous retrouverai très très prochainement au conseil.
A bientôt. Merci, au revoir.
Les Rouges poussent un ouf de soulagement. Ils mettent fin à une
terrible série de trois défaites consécutives dans les épreuves d
'immunité. Pour une fois, ils échappent au conseil.
Dans la même journée, on a gagné deux fois.
Ce n'est pas négligeable. C'est un redémarrage, je ne sais pas, après une
longue série de défaites.
Une courte série de victoires, deux victoires de suite, mais c'est bien, il
faut continuer comme ça.
Il est revenu à la maison.
De voir les jaunes perdre, moi, quelque part, ça m'a réconforté parce que moi, d
'un côté, je ne passais pas au conseil. Le place où ? Sa place habituelle. Elle
n'a eu qu'une fois la place.
Eric est soulagé. Il vient de sauver sa place, même si, de fait, cela condamne
un de ses ex-équipiers. Eric, viens !
Mon intégration, c'est vrai, se passe de mieux en mieux chez les rouges. Jusqu'à
présent, j'ai montré que j'étais volontaire, que je m'investissais dans
les jeux et que j'avais la niaque de gagner.
Eric, on ne considère pas comme un rouge. On sait très bien qu'il n'est pas
rouge et qu'il ne le sera jamais. Notre but, nous, c'est de rester les cinq
rouges. Et puis ensuite, Eric, on l'éliminera quand il faudra l'éliminer
ou quand on aura la possibilité.
Patrick demeure inflexible.
Malgré la victoire, malgré l'engagement visible d'Eric, il considère que l'ex
-capitaine des Jaunes reste de cœur, attachée à son équipe d'origine.
Laquelle équipe est en pleine détresse, Véronique surtout.
Elle réalise que pour la première fois de l'aventure, c'est elle et elle seule
qui pénalisent sa tribu. Là, cette fois-ci, on peut dire que j'ai
réellement fait perdre l'équipe. Si j'avais sauté, on aurait pu y arriver.
Là, c'est vraiment moi qui ai fait un blocage. C'est moi qui ai bloqué, c'est
tout. On a vu la hauteur, on a vu la nage qu'il y avait à faire. On s'est
dit, on va donner le maximum.
Et connaissant les capacités de Véro dans l'eau, on a fait le maximum. Et
franchement, on n'était pas loin de les battre. On gagnait.
Ce jeu était pour nous. Saint-Véronique, je suis sûr qu'on gagnait.
J'ai porté Véro au maximum.
La pauvre, elle a failli se noyer.
C'était dur, mais on nous donne une femme qui ne savait pas nager.
Il y a des jeux comme ça, tu ne peux pas gagner. Elle n'est pas méchante, mais l
'eau, ce n'est pas son truc.
Ce n'était vraiment pas possible de réussir ce qu'on avait déjà réussi jusqu
'à maintenant, à savoir faire un exploit, prendre sa place, rattraper son
retard. Là, ce n'était vraiment pas possible. Une grande majorité de
personnes n'aurait pas sauté de cette plateforme.
Donc, elle n'a pas à rougir.
C'est bien ce qu'elle a fait. Je suis triste parce que je vais partir sans
doute demain.
Mais bon, c'était évident que j'allais les planter. Je ne sais pas ce qu'on va
faire demain. C'est Véronique qui s'affaire comme si elle partait déjà.
Mais il n'y a rien qui est établi. Je ne sais pas ce que mes camarades vont
voter. On verra à ce moment-là.
C'est triste que les 6 jaunes s'apprêtent à passer la nuit.
Ils savent que demain, ils auront un choix à faire.
Il faudra éliminer quelqu'un.
C'est le 16e matin, les batangues se lèvent de bonne humeur après une nuit un
peu agitée. Il y a eu un visiteur. Toutes les traces en dessous, le
crabe de Bernardin.
On vient d'observer en bas qu'il y avait des petites bestioles qui étaient venues
traîner pas loin de notre poule.
Cette nuit, quand la nuit est tombée, après le repas, j'ai vu qu'il y avait
deux rats qui étaient à 1,50 m de la cage et ils sont partis dans les
rochers. Je me suis dit qu'il fallait la surélever, la mettre à 50 cm du sol pour
que rien ne puisse l'atteindre, ni serpent, ni rat, ni codale.
Toute la nuit, je tourne, je vire.
Je me dis, putain, il est où le rat ? En plus, Marilyn, qui s'y ressaut. Là, il y
a une bestiole qui a marché sur mes pieds.
Je me lève pour aller chercher les pantalons.
Cette nuit, il y a dû y avoir quelque chose qui est passé sur mes pieds, mais
ils se moquent de moi. Ils disent que je fabule. C'est ce qui m'empêche de
dormir, je suis sûr.
Attention à ce mystérieux rat, car vu que tous les oeufs sont dans le même
panier, il faut le surveiller, c'est sûr.
Sur Guntao, c'est la soupe à la grimace. Pour la première fois, Véronique ne se
sent pas bien. Elle est mal à l'aise, au bord des larmes.
C'est mon rituel du matin. Je raccroche le drapeau qui m'a servi d'une
couverture pour la nuit.
Enfin bon, là c'est la dernière fois que je le fais de toute façon.
J'ai un petit peu de nostalgie.
C'est plein de souvenirs déjà qui reviennent.
Même si ça ne s'est pas vraiment vu, j'ai survécu pendant 16 jours.
Voilà.
Je suis fière de moi.
Je n'ai rien à regretter sur cette aventure. Je ne pouvais pas aller
beaucoup plus loin compte tenu de mes performances sportives.
Ça va quand même être
difficile de faire pire.
Il faut être lucide quand même dans la vie et moi je le suis. Je ne suis pas
suffisamment à l'aise dans l'eau.
Donc forcément, un jour, ça doit s'arrêter.
S'ils veulent continuer le plus loin possible, garantir un maximum
de jaunes à la rigidification, je dois partir.
Je dois partir parce qu'ils ont besoin de toute leur force.
Il fallait que ça s'arrête un jour et ça s'arrête aujourd'hui.
C'est pas si mal que ça.
Et c'est pas si mal que ça.
L'heure du choix fatidique approche.
Véronique est évidemment menacée. Mais l'attitude de Philomène au cours du jeu
de la grotte est encore dans tous les esprits.
En fait, dans les amulettes, Véronique avait déjà pris la mienne, donc c'est
pour ça que je tâtonnais à chercher la mienne, alors qu'en fait, il aurait
fallu que je tâtonne pour chercher celle qu'elle devait prendre à le départ.
Le groupe a été un peu choqué parce que c'était quand même la journée de
Véronique. Parce que Véronique a tout réussi ce jour-là. Si bien que Véro n
'est pas...
Elle n'est pas dégourdie, mais il ne faut pas aussi exagérer.
Pourquoi ne pas le dire aussi ? Pourquoi ne pas dire, oui, tiens Véronique, tu as
peut-être pris mon amulette. Et après, elle va démentir en disant, non, non, ce
n'était pas le tien.
J'ai pu comprendre qu'elle finissait par taper sur les nerfs de certains parce
que c'est vrai qu'elle est très, très bavarde, très, très exubérante, a le
sens du commandement.
C'est sûr que Philomène est directe. Elle n'est pas du genre à prendre des
gants aux grands dames de ses collègues de bureau.
Philomène est gestionnaire en assurance en région parisienne. C'est quelqu'un
qui n'a pas sa langue dans sa poche et quand il y a un souci, quand il y a un
problème, elle est là, elle le dit. C'est vraiment quelqu'un qui affirme ce
qu'elle pense. Elle est tellement sincère et tellement franche que je veux
dire, tout ce qu'elle peut dire, ça passe bien. Même si on n'est pas
toujours forcément d'accord avec elle. A 35 ans, cette jeune femme est une
tornade. Originaire du Cap-Vert, elle a le parler franc et direct et surtout, le
sens de la fête. Il est interdit de s'ennuyer avec Philomène. Les filles, on
va distribuer les bonbons.
Je suis quelqu'un de très speed, de très active.
Je fatigue énormément ceux qui m'entourent.
José ! C'est vrai que dans une journée, je trouve qu'on n'a pas assez le temps
pour faire tout ce qu'on a envie de faire.
Philomène, orpheline très tôt, a pris en main la destinée de ses jeunes frères et
sœurs. Du coup, elle gère l'emploi du temps de ses deux enfants et des plus
grands de A à Z.
Maïba, tu vas lui donner la date de Sandrine. Je suis orpheline depuis l'âge
de 17 ans. Ma mère est décédée dans un accident de voiture et à ce moment-là,
il a fallu relever le défi de rester tous ensemble.
Le juge nous a proposé de m'émanciper et de pouvoir m'occuper de mes frères et
sœurs. C'est presque une merde pour nous.
C'est toujours elle qui passe toujours le rôle de mère, entre guillemets, dès
qu'il y a un petit conflit entre familles.
C'est elle qui arrive, qui met les poings sur tout le monde.
Philomène ne peut s'empêcher de réjanter la vie de ses proches. Son compagnon
Michel sait bien que lui tenir tête est impossible.
C'est vrai qu'elle a une idée, mais dans la tête elle n'a pas autre part. Ça peut
être assez compliqué à gérer des fois.
Tenir ses nerfs est partie de l'aventure. La Philomène a légèrement
flanché et elle le sait. Ses camarades lui en tiendront-ils rigueur ? En tout
cas, elle, elle a fait son choix.
C'est pour Véronique. C'est vrai que dans les Jeux, elle n'apporte rien. Elle
n'a rien apporté de spécial.
Il n'y a rien à dire sur Véro pendant le trek.
Elle a subi, elle a fait ce qu'elle a pu.
Elle a trouvé ses amulettes, elle les a trouvées.
Elle ne les a pas retardées.
Il n'y a rien à dire.
Quand Philomène est allée faire un tour, on a un peu parlé.
Des fois, elle est lourde, elle fait trop...
On s'est dit, Philo nous saoule, on vire Philo.
Ce soir, je vote pour Philomène.
Philomène, c'est quelqu'un d'un petit peu saoulant, en fait.
Je pense que le groupe vivra peut-être un petit peu mieux sans elle.
J'ai l'impression que ses enfants commencent à lui manquer.
Je sais bien qu'elle rentre.
J'ai trouvé une jolie ceinture.
Très jungle.
Est-ce que c'est pas joli, ça ? Ça le fait ? Je pense qu'ils voteront
Philomène. Enfin, je pense.
Il y a un plan qui a été concocté.
Ça devrait bien se passer. Moi, je m'en fous.
Peut-être que je reste.
L'ambiance avant ce cinquième conseil de l'aventure est très particulière.
Rarement une équipe qui perd l'immunité n'est arrivée aussi soudée. Au centre
des discussions, des pensées, Véronique, la véritable mascotte des Guntao. Alors
certes, elle a fait perdre hier toute son équipe et a montré d'importantes
carences depuis le début, notamment dans l'eau, mais c'est un personnage
apprécié. La logique de performance voudrait quand même qu'elle soit
sacrifiée ce soir, mais dans ce cas précis, on est loin de toute logique. Et
si... Dans cette équipe, exceptionnellement ce soir, la tendresse
et l'amitié prenaient le pas sur l'ambition. Les voici convoqués au
conseil et du coup chargés d'éliminer l'un des leurs.
Bonsoir les jaunes.
Bonsoir. Ce n'est que votre deuxième conseil. Je vois qu'on revient tout de
suite sur l'épreuve d'immunité.
Véronique, beau que ça a été dur.
Oui, je confirme que ça a été dur. J'ai dû prendre carrément mon courage à deux
mains et plus que du courage pour grimper jusqu'aux anneaux.
J'ai réussi à attraper cet anneau, mais quand il a fallu sauter, là, c'était au
-dessus de mes forces.
Vous n'auriez, quoi qu'il arrive, pas pu sauter ? Non. Ce qui se passe dans ma
tête, c'est un immense blocage face aux défis.
C'est ne pas pouvoir y aller, être bloquée, tétanisée.
Voilà, c'est ça.
Tétanisée. Et je le reconnais.
Hier, j'ai fait perdre mon équipe. Mais c'était la première fois.
Est-ce que, dans votre vie, Véronique, vous aviez déjà vécu une expérience
aussi forte ? Très clairement, jamais.
Il n'y a pas beaucoup de gens qui le vivent de toute façon.
Donc je pense que de toute façon, ça va être une expérience qui va me marquer.
Je ne vais plus être la même. Je ne suis déjà plus la même.
Adrien, comment on gère justement l'humain d'un côté et la compétition de
l'autre dans Koh-Lanta ? C'est difficile.
Je trouve que c'est une belle équipe. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de gens
dans une épreuve comme celle-ci qui auraient fait un tel geste vis-à-vis d
'elle. C'est-à-dire ? D'être aussi solidaires. On ne lui a jamais fait
aucun reproche. Même hier, on ne lui a pas dit qu'on avait perdu à cause d
'elle. C'est l'équipe qui a perdu. On avait fait un choix au départ, au
premier conseil.
Elle est restée avec nous et on l'a assumée jusqu'au bout.
Elle est toujours présente sur le camp. Au niveau du camp, on ne peut absolument
rien lui reprocher.
Qu'est-ce qu'elle apporte au campement ? Qu'est-ce qu'elle apporte à votre équipe
?
Pour moi, c'est une battante.
Vraiment, je pense qu'aujourd'hui, on peut être fier de dire que dans l'équipe
des jeunes, il y a une battante, Véronique, parce que le parcours qu'elle
fait et qu'elle soit là aujourd'hui, c'est la preuve vivante que c'est tout à
fait possible et ça donne envie de lui ressembler plus tard. Et vraiment,
bravo. Est-ce que par moment, elle n'est pas peut-être aussi un peu assistée,
Chloé ?
Oui, je pense que c'est clair que pendant les 15-16 jours qu'on vient de
vivre, la Véro, on l'a un peu coachée, c'est clair et net.
Notamment avant les épreuves.
Elle se met une telle pression qu'on est obligé chacun d'intervenir pour essayer
de lui remonter le moral. Elle a des tendances à être un peu défaitiste
parfois. On essaie de la recentrer sur l'épreuve et de lui dire que tout était
possible, même si elle croit que tout est perdu à la base.
Véronique, vous êtes au centre de tout, et notamment du trek. On vous aidait à
mettre les lacets des chaussures.
Une vraie petite cour autour de vous pour que vous soyez le mieux possible.
On me préparait comme une grande championne.
Même ces petites chaussures qui sont plus légères que mes grosses chaussures,
elles sont très compliquées à mettre parce qu'elles se sont rétrécies. Donc,
il faut au moins être deux pour les mettre. Et combien ? Trois pour les
enlever ? Souvent, Adrien m'aidait à les enlever.
Non,
mais ce n'était pas toujours évident. C'est vrai, c'est vrai.
Adrien, ce n'est pas une grande enfant.
Si, si.
C'est une grande enfant qui a besoin d'être entourée. C'est incroyable.
Qui a besoin d'être aimée ? Aimée ? Peut-être, peut-être, oui.
Elle a dit que généralement, un homme chez elle faisait quatre petits
-déjeuners. Il y en a trois qui viennent de faire 16 jours.
Donc c'est pas mal, quoi.
Je vous dis, je suis peut-être une nouvelle Véronique.
Alors, moi, je voudrais qu'on revienne sur un événement important.
C'est le départ d'Éric. C'était le leader, un petit peu. C'était le meneur
de cette équipe.
Éric Parti, qui est le meneur ?
Adrien ? Personne.
Personne. Parce que les bases étaient données et l'équipe avait commencé à
fonctionner. Elle continue à fonctionner sur les mêmes bases.
Ça ne pose pas de problème particulier.
Donc il n'y a pas vraiment de meneur, non, je n'ai pas l'impression.
C'est vrai qu'il n'y a pas de meneur. Il n'y a jamais eu de meneur. Même Eric, ce
n'était pas un meneur.
Adrien qui fait le meneur, mais c'est pas un grand meneur, mais il nous
explique, je sais pas, moi je vois plutôt Adrien, ou Greg, ou moi, tout le
monde parle et on écoute ce que la personne dit.
Est-ce que cette grande activité sur le camp peut vous donner, à vous Grégoire,
cette stature de meneur ? Moi je suis pas du tout un meneur, je suis un
indépendant qui se bat pour son équipe.
Il y a des tâches que seul moi peux faire. Par exemple, grimper la falaise,
ce qu'on a fait aujourd'hui. Voilà, ce genre de choses. Essayer de grimper les
cocotiers.
Je le fais pour mon équipe, mais je suis assez indépendant quand même.
Et pas meneur du tout.
Je suis pour l'esprit d'équipe.
Bon, en tout cas, je vois que tous les six, vous avez trouvé votre place sur le
campement.
Et pourtant, vous êtes au conseil ce soir.
Il va falloir voter.
Et quoi qu'il arrive,
L'un ou l'une d'entre vous va partir, va quitter définitivement Koh-Lanta.
Grégoire, vous êtes le premier à aller voter. Allez-y.
Philomène, à vous d'aller voter.
Véronique, j'ai été très fière de toi, de te connaître et de passer toutes ces
aventures avec toi.
Je te souhaite un bon retour.
Oui.
Philomène, sans commentaire.
Aledrien, vous êtes le dernier à voter.
Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de
suite au dépouillement.
Véronique Véronique
Philomène
Véronique
Véronique
Véronique, prenez votre sac, allez chercher votre flambeau et venez me
rejoindre.
Véronique, les Guntao ont décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Soyez fort, je compte sur vous et je vous dis à bientôt et je vous embrasse.
Véronique s'en va sous les applaudissements de ses compagnons. La
vétérante est émue, fière du chemin parcouru. Mais la logique implacable de
Koh-Lanta a repris ses droits sur l'amitié. Je ne me suis pas rendu compte
que les épreuves physiques étaient aussi...
était aussi difficile de toute façon c'est clair j'avais pas le niveau mais
sur le reste sur le campement on n'a rien à dire de moi ça s'est toujours
bien passé je suis pas une emmerdeuse j'ai fait mon boulot j'ai fait un
parcours qui est tout à fait honorable.
Je vote pour Véronique parce que c'est la plus faible et elle ne sait pas
nager, mais je crois qu'elle sera contente de rentrer.
Véro, je pense que tu peux continuer de croire en ta bonne étoile puisque tu
peux être très très fière de tout ce que tu as accompli au sein de l'équipe des
Guntao. Bravo à toi, toutes mes félicitations, rentre bien et à bientôt.
Cette belle histoire est une belle affaire. Je pense que tu es allé jusqu
'au bout toi-même et que maintenant...
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