All language subtitles for S07E02 Koh Lanta (Palawan) E02

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Original subtitles

Bonsoir à tous, soyez les bienvenus aux Philippines dans l'archipel de Palawan.

Je survole actuellement à bord de cet hydravion l'extrême sud de la mer de

Chine.

Ici, dans ce lieu surnommé la dernière frontière tant il est sauvage, d

'immenses monolithes se dressent fièrement vers le ciel.

Ce calcaire noir, tranchant comme une lame, semble interdire l'accès à ces

îlots perdus.

Des impressionnantes falaises de marbre plongent dans la mer émeraude où

évoluent tortues de mer, dauphins, requins-pointes noires, mais aussi des

créatures venues du fond des âges.

Mais ne vous fiez pas à cette harmonie, à ces somptueux paysages, le danger est

là, caché.

Les habitants de ce paradis lointain le savent bien, derrière un sourire

permanent, ils affichent en fait une volonté de fer pour composer sans cesse

avec cette nature mystérieuse.

Nous sommes aux confins de deux mondes. D'un côté, la mer de Chine, l'Asie

énigmatique et éternelle, des rizières et des bambous.

De l'autre, la sauvage Mélanésie. Des tribus aborigènes vivent ici encore

comme à l'aube de l'humanité.

Huit femmes et huit hommes ont quitté leur région, leur famille, leurs

proches, pour foncer droit vers l'inconnu. Ils ont parcouru 15 000

kilomètres, survolé l'Himalaya et le sud de la Chine pour arriver là, dans cet

archipel philippin préservé.

Ces 16 Français de tous âges et de toutes conditions vont devoir survivre

et s'affronter pour remporter les 100 000 euros de récompense.

Ils devront déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout survivre aux

autres. Telle est la loi impitoyable de Koh-Lanta.

Au départ, ils étaient 16.

À la fin, il n'en restera qu'un.

Les aventuriers de Koh Lanta ont déjà vécu quatre dures journées de naufragés.

À peine arrivés dans l'archipel de Palawan, au sud des Philippines, ils ont

dû se jeter à l'eau, non sans mal pour certains. Je vais essayer quand même.

Au bout d'une course épique, les deux gagnants ont constitué leurs équipes. D

'un côté, les Batangues, les Rouges, avec un chef de file, Jade, 24 ans, et

un capital ténacité immense.

Elle tient un centre de sport automobile à Toulouse. Avec elle, son jeune ami

Kevin, 21 ans, est toujours le mot pour rire.

Ce pilote de carte venu du Var a pourtant un sacré caractère. J'aime pas

perdre. Le Sud est très représenté chez les Batangues, puisque Simon est

bûcheron dans l'Aude.

À 26 ans, il fait honneur à sa patrie, rugby et bonne chair.

Pour guider ces jeunes gens, un chef d'entreprise, Patrick.

La quarantaine conquérante, cet aristocrate a toujours réponse à tout.

J'aime décider, j'aime avoir les manettes. Marilyn non plus ne s'en

laisse pas compter.

Agricultrice dans le Nord, elle a les pieds bien sur terre.

J'ai été élevée entre guillemets à la dure. Je ne suis pas une chouchotte en

fait. Mélanie aussi est une terrienne concrète, cette jeune fille joviale de

24 ans et coiffeuse à Besançon. J'ai la paix, je suis toujours à fond et je vais

tout déchirer.

Plus sérieuse mais pleine de volonté, il y a aussi la belle Marie-Laure. Cet

ancien mannequin vit à Paris, passionnée par les vêtements, elle en a fait son

métier. Marie-Laure veut aller loin pour prouver son sens de la débrouillardise.

Comme Marie-Laure, Ali habite en région parisienne. Il est conducteur de métro.

Méthodique et droit, Ali aime quand tout se passe comme prévu. Et là, il est

chiffonné. Les repas ne lui conviennent pas. Il préfère le dire haut et fort

quand ses compagnons prennent sur eux. Ne me dites pas repas, c'est pas un

repas. C'est de la merde.

Il faut dire que les rouges sont un peu nonchalants.

Certes, ils ont gagné le feu, mais ils ne trouvent pas grand chose à se mettre

sous la dent et ils ont négligé de construire un abri digne de ce nom.

Ce qui n'est pas le cas des organisés Guntao. Leur cabane est un 5 étoiles et

après de longues heures de persévérance, les jaunes parviennent à faire du feu

par eux-mêmes.

Et puis, l'ordre règne sur le camp grâce à la passion du rangement de Philomène.

En bonne mère de famille, cette gestionnaire en assurance ne laisse pas

le bazar s'installer.

Je fatigue énormément, c'est qui mon tour ? Même combat pour Chloé. Une

maison, c'est ranger et décorer.

Chargée de ressources humaines, Chloé vient de Rouen. Bonne camarade, elle est

posée et observatrice.

Cette équipe des Guntao est emmenée par un capitaine dynamique.

Eric, il est coach sportif dans le Gard.

Motiver les troupes, ça le connaît. Le sport, c'est mon domaine et je vais

faire gagner mon équipe.

Et Véronique a bien besoin d'encouragement. Cette Lilloise de 50

ans a connu des débuts difficiles. À peine remise de sa panique dans l'eau,

que Véronique est frappée d'insolation. Elle a bien cru abandonner.

Pourtant, d'habitude, Véronique a la pêche. Pleine de vie, elle se dépense

sans compter entre les virées avec les copines et sa passion de la randonnée.

À fond la randonnée !

Adrien aussi a eu peur de ne pas tenir physiquement.

Puis ce joyeux retraité de Modane s'est pris au jeu et a trouvé sa place.

C'est le maître d'œuvre de la cabane. Mon épouse m'appelle McGyver parce que j

'arrive toujours à bricoler avec pas grand-chose.

Avec Adrien, deux autres costauds. Grégoire d'abord, le feu follé de

Guntao. Toujours en activité, il crapahute dans tous les sens, parfois au

mépris du danger.

Laurent, lui, arpente plutôt les fonds marins. Il sait que le salut vient de la

mer. Ce grossiste en coquillage de 7 n'a pas sa langue dans sa poche.

Les Guntao n'ont pas encore trouvé de quoi se nourrir, mais l'ambiance est

joviale, jusqu'à l'erreur stratégique de Pascal.

Lors du jeu des pendus, pour mieux tenir, elle choisit de s'enrouler la

corde autour du pied. D'habitude, cette chef d'entreprise sait prendre les

bonnes décisions et le fait savoir.

Je suis autoritaire, oui, je reconnais.

En tout cas, cette bévue mène les jaunes tout droit au conseil. Et Pascal, vers

la sortie.

Les Guntao ont choisi, ils ont laissé une chance à Véronique, logiquement

promise à l'élimination au vu de ses piteuses prestations. Mais sa bonne

volonté l'a sauvée et les jaunes ont finalement exclu Pascal, un peu trop

donneuse de leçons à leur goût. Le conseil s'est très bien passé pour moi

puisque j'étais sur la balance.

Véronique. Et je m'en suis sortie.

Donc, c'est une belle victoire pour moi ce soir parce que je ne voulais surtout

pas sortir en première semaine.

Véronique nous a beaucoup surpris à se redresser alors qu'elle était bien bas.

Et quelque part, je pense qu'on s'est dit pourquoi pas aider Véronique à

rester encore un peu sur l'île.

Pascal n'a pas beaucoup participé à la vie du camp et je pense que ça a dû lui

valoir aussi quelques voix contre ce soir. Pascal.

Elle faisait plus rien sur le camp, en tout cas moins que Véronique à l'heure

actuelle. Vu qu'elle était la plus faible, moi je vote pour les plus

faibles, donc elle partait. Et leur sanction est irrévocable.

La vie va continuer, donc voilà, tout va bien.

Une bonne nuit et le stress du conseil est oublié pour les Guntao en très

grande forme ce matin. En partie grâce à leur coach personnel Eric.

Placez la cheville sur le genou.

L'autre genou, l'autre genou.

Bien dormi Laurent ? Je supervise.

Je vois s'il faut mieux les mouvements. Parce qu'Eric comme ça il ne voit pas.

Il ne voit pas et il y en a qui peuvent tricher.

Ça fait du bien en fait.

Après on a un gros travail mais c'est qu'on va déménager en définitive.

On va déménager la villa. Après cette mise en jambe dynamique, l'équipe décide

de déplacer la cabane pour trouver un coin plus à l'abri du vent. La plage ne

plaît pas trop à Philomène, mais comme il faut toujours être un petit peu à l

'écoute des femmes, on va déménager. On va se positionner de ce côté-ci pour

être à l'abri du vent.

Ça ne va pas être pastoche.

Je ne déménage pas.

C'est le péché.

La femme ne peut pas le faire. C'est pour ça qu'il ne faut mieux que là.

réhabilitent la maison, tout ça. Moi, je perds de mon temps avec eux et je

préfère pêcher des palourdes pour les faire manger parce que je serais plus

utile là que là-bas à la maison. Laurent a une conception radicale de la vie de

camp. Les femmes s'occupent de la maison, du foyer et les hommes, en fiers

guerriers, vont à la chasse et à la pêche.

Ils vont nous déménager la villa et nous, on va leur donner le déjeuner.

Sur ce camp, nous sommes les femmes de ménage, les maîtresses de maison.

Donc c'est nous qui avons pensé notre villa, c'est nous qui avons pensé notre

cuisine. Nous, on va s'occuper de la maison et elles vont pêcher.

Les femmes.

On peut faire chacun à sa place.

Les femmes, elles sont plus faibles. Il faut quand même le reconnaître. Je ne

sais pas, moi.

Et je ne suis même pas macho, moi. Je ne suis pas macho.

J'ai trois femmes à la maison.

Ma femme et deux filles.

Je ne suis pas pas pour là. Je leur donne ce qu'elles veulent.

Je vis pour elles.

C'est vrai que Laurent a un petit côté macho, sans doute un souci de protection

envers sa tribu de femmes, son épouse et deux adorables fillettes.

Après une dure journée de labeur, Laurent, d'un naturel agité, se relâche

enfin. C'est quelqu'un qui aime se mettre en avant. Il est beaucoup en

démonstration avec ses amis, quand c'est des moments de fête.

C'est vrai qu'à la maison, il n'est pas tout le temps comme ça.

Laurent est grossiste en coquillage. Petit patron de 33 ans, il travaille

avec son frère.

Efficace mais angoissé, Laurent impose un rythme effréné à ses collègues.

Allez, allez, allez, vite, vite.

Tout stressé, de peur de faire mal.

Laurent compte sur son expérience des coquillages pour nourrir les aventuriers

de Koh Lanta et ainsi marquer des points. J'espère ramener des festings.

Ça, je vais vous les faire régaler. Comme ça, si je les fais régaler, peut

-être ils me garderont un peu plus. Sur les temps de taux, ce CETOI est déjà une

gloire locale. On y va ! Des amis partout.

Laurent le Goyeur aime sa ville.

Et lors des fameuses joutes de 7, Laurent défend fièrement et bruyamment

les couleurs de sa cité.

Se battre pour l'honneur, mais surtout pour gagner. C

'est le moteur de Laurent et le soir au poker, il la joue au bluff.

C'est toi le plus fort.

Ah, mais ça, qui c'est le plus fort ? Ah, voilà.

Devant la charge de travail et le poids apporté, Laurent Lemacho, au grand cœur,

aide finalement ses collègues. Il faut notamment déplacer le radeau du naufrage

dont ils ont fait l'armature de leur abri.

Sur Vatang, c'est un autre macho qui fait des siennes. Ali, le conducteur de

métro, a réuni ses coéquipiers pour leur faire une bien triste annonce.

Moi, c'est ma seule priorité. Revoir ma famille, revoir ma femme et ma fille,

revoir ma mère, surtout ma mère. C'est une grande priorité.

Est-ce que tu es sûr que ça doit se faire maintenant ou est-ce qu'on ne peut

pas attendre ? Si je ne suis pas bien, je ne suis pas bien.

Si j'estime que ma fille et ma femme ont besoin de moi, si j'estime que ma mère a

besoin de moi, si je pense comme ça aujourd'hui, je sais que je penserai

comme ça dans 15 jours.

Je vais faire partir maintenant.

J'ai plus d'intérêt à rester.

Laisse-toi encore quelques mois.

C'est bon.

J'en ai marre de cogiter. J'en ai marre.

Moi, je veux rentrer et retrouver tout le monde.

Je suis désolé. Arrêtez, ça me gêne. C'était assez compliqué d'avoir des mecs

avec qui on s'entendait bien.

Je pense pas qu'on arrive à les faire changer d'avis. De toute manière, je

pense qu'il a bien réfléchi.

S'il en a parlé, c'est qu'il veut vraiment me partir.

C'est la stupeur. Les Rouges essaient de retenir Ali, qui représente une force

physique non négligeable pour l'équipe. Mais ce grand dur a vu trop grand. Koh

-Lanta est au-dessus de ses forces.

Moi, je n'ai plus ma place ici.

Je kiffe plus.

Ma tête, elle a égant.

S'il veut peut-être aller ailleurs, il faut que je parte.

Il faut lui expliquer qu'il fait partie du groupe, que 40 jours, c'est vite

passé.

Dans une vie, c'est absolument rien.

Il n'y a rien à faire. Il ne se sent pas bien, donc je pense que le mieux pour

lui, c'est de rentrer avec ses proches.

C'est tout.

C'est un petit choc pour le groupe parce qu'on n'avait déjà aucune envie de faire

partir quelqu'un.

Et donc, c'est qu'on ne s'attendait pas du tout à voir quelqu'un partir de lui

-même.

Personne dans la vie peut me faire changer la vie.

Les battants sont abasourdis. L'instant est grave.

Ali veut quitter l'aventure. Or, on ne vient pas sur Koh-Lanta par hasard.

Abandonner signifie l'échec. Une remise en question profonde. Une telle décision

est incompréhensible.

Contraire au défi personnel que se lance chaque aventurier de Koh-Lanta. Je

décide donc d'intervenir. Bonjour.

Bonjour. Je viens rarement vous voir sur le campement.

Mais là, j'ai appris qu'il y avait quelque chose qui se passait dans votre

équipe. Ali, qu'est-ce qui se passe exactement ? Je vais partir.

Pourquoi ? La

question

que j'ai envie de vous poser, Ali, maintenant, c'est de savoir si cette

décision est mûrement réfléchie et si vous voulez vraiment abandonner et

quitter Koh-Lanta.

Vous allez quitter l'île, quitter l'aventure.

Et vous, les Rouges ?

Vous le savez, dans l'histoire de Koh Lanta, quand un aventurier s'en va, il

est remplacé. Et vous aurez l'occasion de vous rendre compte assez rapidement

du nom de la personne qui viendra ici.

Allez Ali, vous pouvez leur dire au revoir.

Salut, bon retour. Voir quelqu'un partir, forcément, ça nous met un peu en

doute et on se demande qui va le remplacer. Et puis, c'est beaucoup plus

difficile pour quelqu'un de prendre le train en marche.

En plus, on est une équipe vraiment soudée, donc c'est vraiment dur.

Qu'il y ait une autre personne extérieure qui arrive, ça va être dur,

je pense.

Oui, ça fait bizarre, quoi.

Déjà, rien que l'autre qui va arriver, il va être mal, quoi.

Déjà, il ne dort pas dans la cabane avec nous le soir.

Elle fera toutes les corvées, corvée vaisselle, corvée ménage. Elle appellera

Cendrillon.

Les rouges sont médusés.

Pantois, il regarde s'éloigner Ali, si vindicatif et nerveux d'habitude.

Personne n'aurait pensé que ce fort angle lâcherait prise si rapidement.

J'ai un petit paillissement au cœur, ça me fait bizarre.

Les Guntao, eux, ont déjà bien entamé leur journée. La cabane a été déplacée

et ils cherchent maintenant, dans la mer, de quoi petit déjeuner. Je suis

complètement terrorisée. Je retourne les pierres avec les pieds.

Au cas où mes mains toucheraient quelque chose de visqueux.

C'est quoi ? On préconise les deux doigts, ils sortent comme des épines. C

'est les deux doigts là qui sont.

Il a reçu une décharge en plus. Ça me fait mal. Je ne sais pas ce que c'est,

je n'ai pas le temps de voir. C'était un prix, je suis un con.

Toutes les épinées qu'il avait, c'était impressionnant.

Adrien s'est sans doute brûlé au contact de corail de feu. Ce corail urtiquant

peut être branchu ou au contraire en plaques. Des pores sortent des micro

-aiguilles translucides qui provoquent une décharge électrique puissante chez

son malheureux agresseur. Le corail de feu peut être très urtiquant, voire

brûlé au troisième degré.

Le phénomène quand elle m'a retiré tous ses filaments, ça me faisait mal quand

elle me l'a retiré, mais ça m'a fait du bien parce que ça a soulagé un peu la...

la douleur que j'avais dans l'avant-bras. Surtout quand elle appuie,

ça me file des décharges.

Excusez-moi.

Adrien a de la chance.

Et puis Philomène s'occupe très bien du blessé.

Moi j'ai un CSS, le certificat sécurité sauvetage, donc un diplôme de

secourisme. Et je pensais vraiment que c'était un animal qui lui avait envoyé à

une décharge et que ça allait passer. Moi ça ne m'a pas inquiété.

Voilà les Guntao avertis, la nature n'est pas un paisible terrain de jeu, il

faut en permanence être sur ses gardes.

Les Batang attendent d'un pied ferme l'aventurier qui remplacera Ali.

Tenaillés par l'impatience, ils aperçoivent au loin une silhouette.

On

va

la prendre à la connaître.

Alors, on passe des jaunes aux rouges ?

Bienvenue sur Les Rouges.

Là,

il faut que je reprenne mes esprits. Moi, c'est Patrick.

Il va falloir vraiment... Appelle-moi Lou.

Bienvenue. Ce qui me fait surtout plaisir, c'est que...

Je ne m'attendais pas à un tel accueil.

Donc sincèrement, c'est super chaleureux, extraordinaire. Moi, j'ai

trouvé qu'ils étaient tous souriants, tous OK pour me prendre alors que j'ai

été jaune. J'ai l'impression qu'ils sont tous contents que je sois là. Toutes ces

têtes des rouges, c'est entre guillemets une étrangère parce qu'elle vient des

jaunes et disons qu'elle n'a pas la bonne classe.

C'est normal que l'accueil est un peu froid puisqu'on avait nos habitudes avec

Ali. Maintenant, je ne la connais pas. On va parler, on va apprendre à se

connaître. On verra bien au fil des jours.

Si elle s'intègre bien, il n'y a pas de souci.

Et puis, on verra par la suite.

Bon, c'est sûr, ce qui est un peu handicapant aussi, c'est qu'elle s'est

blessée. Donc, en fait, je me suis atrophiée, effectivement, le retour

veineux. Donc, il faut que je fasse gaffe encore.

Il y a deux problèmes. Le premier, c'est la brûlure qui est sur le dessus. Et le

deuxième, c'est donc que j'ai atrophié, effectivement, le retour veineux. Voilà,

c'est tout.

Je suis très heureuse d'être avec les Rouges. Et maintenant, ça va être la

vraie Pascal, chef d'entreprise, qui montrera, effectivement, qu'elle ne se

laisse pas faire.

Je suis quand même capable de donner un coup de main à l'équipe.

ce qu'on m'a reproché de l'autre côté.

Enfin, on me l'a reproché au conseil, mais on ne me l'a jamais dit,

effectivement, en face.

Pascal a l'air ravi de découvrir un nouveau camp et de nouveaux coéquipiers.

Elle ne réalise pas que son arrivée est mal vécue par le groupe, tout obnubilé

qu'elle est par le fait d'être sortie à la place de Véronique, qui faisait

office de perdante.

toutes désignées. Véronique, toute la journée, elle n'a pas arrêté de faire

des allers-retours pour l'eau, pour les petites branches d'arbres.

Elle a essayé de sauver sa troue. Oui, bien sûr. C'est salaud, quelque part.

Imagine que j'arrive et je commence à me plaindre et je demande à être coucounée

parce qu'elle vit avec sa mère, elle n'a pas de mec.

Elle a besoin que son entourage la coucoune.

Ça va cinq minutes, on est dans une aventure. On voit qu'elle essaye de tout

faire. Ça se passe bien, elle est arrivée sans qu'on lui demande rien, en

déballant toute la vie des jaunes, avec des détails dont on n'avait vraiment pas

besoin en plus.

Hé, il y a un truc là ! Ces considérations stratégiques sont

interrompues par l'arrivée du message annonçant le jeu de confort à venir.

La vérité est souvent cachée. Là, il faut chercher un truc là.

Allez, rouge ! On y croit !

Bonjour à tous ! Les jaunes, je crois que je n'ai pas besoin de vous faire de

dessin, vous le constatez. Pascal, que vous avez éliminé lors du premier

conseil, a réintégré l'aventure. Elle fait maintenant partie de l'équipe des

rouges. Tout simplement parce que Ali a décidé d'abandonner. Avant toute chose,

Pascal, je vais vous demander de me donner votre foulard jaune et de

récupérer votre nouveau foulard, le foulard rouge.

Voilà, puisque vous intégrez l'équipe des batangues.

Avant de parler de l'épreuve, d'abord la récompense du riz. 5 kilos.

De la ficelle, et puis pour couper de la ficelle, des machettes.

Mais vous le savez, dans tout jeu de confort, la récompense ne revient qu'à l

'équipe qui gagne.

Cette récompense, c'est à l'intérieur d'un coffre. Le coffre est immergé par 3

mètres de fond au milieu de ces cages en bambou que vous apercevez dans la mer.

Il va falloir passer par-dessus les cages pour rentrer à l'intérieur, ouvrir

une trappe, sortir les coffres qui sont particulièrement lourds, les rapporter

sur la plage. L'équipe qui pose son coffre devant moi en premier.

repartira avec cette jolie récompense.

Sachez que du côté des jaunes, vous êtes 7 et que du côté des rouges, vous serez

7 également pour respecter l'équité puisque Pascal, qui vient d'intégrer

votre équipe, est blessé à la cheville et qu'elle ne peut donc pas participer à

cette épreuve. Ok ? Les batangues, les guntaos.

3, 2, 1.

Première étape du parcours, passer les obstacles dans la pente. Ce n'est pas un

handicap notoire, sauf pour Véronique qui, elle, est déjà sérieusement

ralentie. Ses compagnons ne l'attendent pas.

Le plus rapide dans l'eau, c'est Simon. Il atteint en premier la cage des

battants.

Les hommes jaunes arrivent aussi assez vite dans leur cage et ils ne perdent

pas un instant.

Avant de toucher le coffre, ils prennent soin de dégager la trappe.

Côté rouge, c'est plus confus, on tergiverse.

Seul Patrick s'occupe de la trappe, Simon, lui, s'affaire bizarrement sur le

coffre.

Véronique a jeté l'éponge. Rien à faire, elle ne sait toujours pas nager. Elle

préfère attendre son équipe sur la plage, c'est plus sûr.

Les jaunes prennent de l'avance. Ils sont manifestement mieux organisés et

sortent leur coffre en premier.

Allez, on est bon là !

Vous l'avez ? On y va !

La technique des Guntao fait merveille. L'équipe est

admirablement bien coordonnée. Les efforts se font à l'unisson.

Les batangues sont plus brouillons. En fait, seuls Patrick et Simon tirent

péniblement leur coffre sous l'eau.

Les Guntau commencent à prendre une avance confortable. Les jaunes

atteignent la plage sous les encouragements non mesurés de Véronique.

Mais ils ne mollissent pas, on ne sait jamais. Les rouges peuvent les remonter

sur la fin du parcours.

Allez, allez ! Les jaunes, c'est peut-être le plus dur qui commence avec

le parcours terrestre. Allez, rien n'est gagné encore ! Allez, allez, allez !

Les jaunes commencent à croire en leur chance.

Jusqu'ici, ils ont tout perdu et les rouges tout gagné. Les champions sont

pour la première fois en grande difficulté.

Allez, on passe devant.

Les jaunes, les guntaos, bravo. Voilà la clé pour ouvrir le coffre. Eric, voilà

votre clé avec à l'intérieur, je le rappelle, 5 kilos de riz, des machettes,

de la ficelle et encore pas mal d'autres choses.

Alors les jaunes.

C'est une partie de la récompense. Et je vous demande d'accueillir le chef de la

tribu des Aetas.

Kassoy ! Dini ! Maktoula

et Kaite ! Kassoy ! Kassoy est donc ? Le chef de la tribu des Aetas,

il va être avec vous pour vous enseigner les rudiments de la forêt. Ok ? Kassoy !

Allez-y ! Les rouges !

C'est la première défaite après deux victoires. Peut-être de quoi vous piquer

au vif et vous remotiver avant la prochaine épreuve d'immunité. Bon retour

sur votre campement. C'est victorieux, fiers de leur exploit, que les

Guntao regagnent leur campement, accompagnés par Kassoy, chef de la tribu

des Aetas, venu du nord des Philippines pour leur enseigner l'art de la vie en

pleine nature.

C'est un petit monsieur étonnant.

On est tous un petit peu comme des enfants face à lui parce qu'on a tout à

apprendre. Lui, il vit là tout le temps et il se débrouille avec tout ce qu'il y

a dans la nature.

C'est vraiment un bonhomme incroyable.

C'est super.

Il est en train de nous faire une cuillère.

C'est génial.

C'est surtout ce savoir qui est énorme. Nous, on vient de la ville, on nous fait

tout, on achète tout fait.

Lui, il arrive avec sa machette.

Il nous montre des trucs d'enfer que peut-être jamais on aurait appris si on

ne l'avait pas rencontré.

Franchement, on a gagné le truc qu'il fallait.

Il m'a fait un collier à esprit pour ne pas tousser.

Parce que j'ai toussé et j'ai encore la bronchite.

Il m'a mis ça.

Il fallait gagner pour connaître ça, tout ce bonheur.

Ah ouais, c'est pour se brosser les dents.

Les connaissances de Kassoy sont sans limite. Ce petit homme de la tribu des

Aetas a toujours vécu au cœur de l'épaisse forêt tropicale qui recouvre

le nord des Philippines, dans les environs de Subic.

C'est ici que cette tribu aborigène évolue en symbiose avec la nature.

Ces mélanésiens, premiers habitants de l'archipel, vivent pour et par cette

forêt. Mais ils ne sont plus que quelques milliers, clairsemés sur les

7000 îles de l'archipel philippin. Les naufragés ont beaucoup de chance d

'accéder à un échantillon de ces pratiques immémoriales.

Miam miam ! Voilà, il nous a fait une soupe en 5 minutes, il nous a mis du

cœur de palmier, un peu d'eau, et il nous expliquait de mettre un peu de sel

dedans, donc il met quelques coquillages qui vont cuire avec, du coup ça sale la

soupe, ça donne vraiment un bon goût, très agréable.

Ça va nous changer la vie sûrement.

Good ? Yes !

Sur Batangue, Pascal a décidé de s'impliquer dans la vie du camp. Elle a

compris que sa désinvolture lui avait joué des tours chez les jaunes. Cette

fois-ci, elle veut réussir son intégration, donc elle s'active sous les

regards franchement moqueurs des battants.

Même s'ils sont assis et qu'ils me voient en train de brasser un rondin de

bois, ça ne me gêne pas pour autant qu'ils soient là et puis moi en train de

faire ça.

Elle a ramené un tronc dix fois plus gros qu'elle. Nous, on était tous

allongés. Puis on entendait le poucet, ça faisait « BOUM ! » « BOUM ! » Alors

nous, on était écroulés sur la plage. Puis on disait tous « On ne regarde pas,

on ne regarde pas comme ça.

On ne sera pas obligés d'aller les aider et tout. » Elle disait que Véronique,

toute la journée, était au petit soin pour tout le monde, allait chercher de l

'eau, etc.

Et on rigole un peu parce qu'elle fait exactement pareil là.

C'est pas très naturel en fait, j'ai l'impression.

J'ai été chercher du bois.

Et ma tactique va être le fait de participer beaucoup plus.

Et puis de savoir leur dire non quand il faut savoir dire non. C'est pas une

équipière, c'est une esclave.

Voilà, alors je continue, j'y vais.

Pascal ne semble pas ressentir la méfiance des rouges à son égard.

Elle veut tellement être appréciée qu'elle en devient naïve. C'est surtout

la jeune Mélanie que le comportement de Pascal insupporte.

Pour l'instant, je ne suis pas chaude. Je ne la sens pas.

Nous, on est bien pour l'instant. Si il y en a une à virer, elle va faire le

saut. Je trouve qu'elle est quand même assez imbue de sa personne, qu'elle aime

bien parler, diriger.

Moi, j'ai fait ci, moi j'ai fait ça.

Au bout d'un moment, on est dans un groupe, ça saoule. Ce côté petit chef,

de toute façon, il faudra lui dire.

À la limite, il faut être entier. Et si elle commence à le faire, il faut lui

dire, écoute, nous, ça ne marche pas comme ça.

Pour l'instant, il n'y a aucun chef. Vraiment, il n'y a personne.

J'ai ramené des gros billots, là.

La moquerie ne remplit pas les estomacs. Et ces estomacs ont des crampes. Les

battangues n'ont pas gagné le riz. Du coup, parler de nourriture devient d

'autant plus douloureux et agaçant.

Alors, la salade de tomate avec la motte d'œuf.

Arrêtez de parler de bouffe.

On va parler de bouffe, encore plus.

Mélanie a énormément de discussions sur la nourriture. Et je pense que ça risque

de m'agacer très facilement quand moi-même, je vais peut-être avoir aussi

faim. Oui, mais autant aller jusqu'au bout de ses idées aussi. Je veux manger

des beignets, des beignets. Ça peut être des beignets rassis tout pourris, ça

donne pas envie.

Je pense que oui, je vais finir par le lui dire parce que ça devient casse

-pieds au bout d'un moment. Moi, c'est un peu dur. Elle parle souvent de

bouffe. parce que j'ai une grand-mère qui est italienne qui me fait de l'assez

bonne bouffe, on va dire.

Donc à chaque fois, je pense à cette nourriture-là que ma grand-mère me fait

et ça me rend fou.

Avec une salade de tomates mozzarella et des échalotes et du pain bien fait.

Moi, personnellement, je n'ai pas vraiment faim.

Peut-être un peu plus ce soir que les autres jours, mais jusqu'à aujourd'hui,

je n'ai vraiment pas du tout eu faim. La limite, le mieux là-dedans, c'était d

'avoir le chef du village et que le mec, il te montre tout ce qu'il connaît, etc.

Ça doit être super.

Ce soir, c'est viande et riz. Les Guntao, eux, n'ont pas besoin de se

creuser la tête pour trouver à manger.

Le professeur Kassoy leur confectionne des pièges et sa science de la jungle

ravit Grégoire et ses compagnons.

Ça, c'est le ressort.

Il nous dit qu'il y a des petits poulets, surtout sur l'île, et il nous

montre un piège.

Il fait un mécoulant, mais la poulaine marche dessus.

Elle va sauter. Elle saute et ça fait ressort.

C'est énorme, vraiment.

Ça fait grand plaisir, moi ça me fait beaucoup de plaisir de voir tout ça. Il

est chez lui, là c'est vraiment la nature, c'est son élément à fond.

Moi je travaille dans les jardins, donc il y a plein de petits trucs sur les

plantes et que mon patron me transmet. C'est comme les recettes de grand-mère,

voilà. Exactement, ça se transmet, c'est génial. Et puis transmettre un savoir

comme ça, gentiment, le sourire, c'est magnifique, moi j'adore ça.

J'adore ces gens-là. C'est sûr, à ce moment-là, Grégoire est au paradis. Il

vit ce qu'il a toujours rêvé de vivre.

Rencontrer un véritable homme de la forêt, lui qui a une relation si

particulière à la nature.

Grégoire est jardinier en région parisienne. Il a choisi ce métier pour

évoluer au grand air. Il a besoin de grands espaces pour respirer.

C'est dur physiquement. Il faut s'entraîner.

Mais c'est très sain. C'est bon pour le corps, pour la tête.

On s'aère toute la journée.

J'adore.

Il se réfugie peut-être un peu dans la nature, comme un enfant se réfugie dans

un arbre. Il aime bien tout ce qui l'entoure et qui l'aide. Et il en veut,

il ne baisse pas les bras, c'est bien.

Allergique à la routine et au confort de la vie moderne, il préfère vivre en

bohème. Grégoire dort, mange, en un mot, habite dans sa voiture.

Je vous présente ma maison.

C'est mon foutoir organisé, ça s'appelle.

La brosse à dents, très important.

Toujours tenir une hygiène, les petites crèmes.

Comme tout le monde, j'ai un téléphone fixe. Je n'ai pas envie d'avoir de

points d'attache.

Je n'ai pas envie de rentrer tous les soirs au même endroit.

J'ai envie d'être libre. Ce n'est pas spacieux, mais quand le moelleux d'un

lit ou la saveur d'un bon petit plat lui manque trop, le jeune Grégoire trouve

refuge chez sa grand-mère adorée.

Grégoire, c'est un être excessivement sensible.

Très affectif.

Il y a des mots d'amour que je n'ai qu'avec ma grand-mère.

C'est beau, ça, hein ? À 24 ans, Grégoire, charmant célibataire, profite

des plaisirs de la vie en restant surtout fidèle à sa bonne mère nature.

Qu'est-ce qu'elle met dedans, alors ? La nôtre, beaucoup.

Sur Guntao, c'est l'abondance. Des noix de coco et du riz fraîchement gagnés.

Les jaunes vont goulûment en profiter. Ils ont un sac de 5 kilos. A eux de bien

le gérer tout au long de l'aventure. Pour l'instant, ils sont tout à leur

bonheur. Hélas, le riz, ça va nous faire du bien. Ça va pas nous gaver, mais hop,

on sera un peu plus satisfaits.

C'est bon, on a bien fait de le porter ce coffre.

Sur Batang ce soir, Pascal profite du repas pour enseigner aux Rouges la bonne

façon de dépiauter les coquillages. Ce qui est certes utile, mais qui les agace

fortement car ils se sentent infantilisés.

Non mais ça, on l'a fait ! Mais non, mais non, attends, attends, je t

'explique. Il faut toujours qu'elle nous montre, qu'elle ressorte sa science,

comment elle sait faire mieux que nous et tout. Alors elle dit qu'il faut

prendre une pierre pour les casser, les coquillages. On enlève ça, et on enlève,

voilà, et puis ça se mange.

Bon, regardez, il faut même faire comme ça pour les casser.

Ah bon ? Nous, on était là, putain.

Je croyais que vous alliez croquer la coquille.

C'est super bon.

Oh, t'es à peine arrivé que tu prends le plus gros.

Arrête.

Le Patrick, il en rajoute. On est mort de rire à chaque fois. Blut, elle ne

capte rien.

Alors fais voir ce que tu enlèves quand même, c'est très intéressant. Là, tu

prends cette partie-là, comme ça, et puis tu manges tout le reste.

D'autre côté, on bouffait tous les coquillages. Ici, a priori, je vais être

la seule à bouffer des coquillages.

Donc c'est impressionnant. Il va peut-être falloir qu'ils s'y mettent,

parce que s'il n'y a que de la coco et qu'ils ont tous la courante, ils vont

peut-être réfléchir à deux fois.

Je propose à Pascal de faire le guet cette nuit.

Le gay des rats, là ? Ah non, moi je m'arrache sur la surface.

De toute façon, au moindre bruit, je vais sur la plage. Il va monter sur tes

pieds. Là, s'il y a un truc qui me monte dessus, c'est sûr que je ne vais pas du

tout, du tout, du tout, du tout apprécier.

Les Batangues sont sans pitié avec Pascal qui pourtant essaie de bien

faire.

Intégrer un groupe constitué est toujours difficile.

À peine couché, les naufragés reçoivent une curieuse visite. Un audacieux

rongeur s'attaque à une noix de coco entamée, laissée là sans surveillance.

Il y a le rat qui bouffa le noix de coco.

Il y a le rat qui nous traîne par les pattes depuis 2-3 nuits, qui est revenu

manger un reste de noix de coco qu'on avait laissé sur le côté.

S'il veut la manger, il va bouffer.

On peut dormir, il n'a pas l'air bien méchant.

Sur Batang ce matin, on est au spectacle.

Bouche bée, les rouges sont tout surpris de réaliser qu'ils ne sont pas les seuls

habitants de l'île.

Ah ouais, putain, il y a des singes ! Une petite colonie de macaques vit sur

Batang, se nourrissant de baies, de graines, mais aussi de petits crabes et

coquillages.

Agiles et malicieux, leur comportement de groupe rappelle étrangement celui des

hommes, avec qui ils partagent près de 93% de leur patrimoine génétique.

Les filles sont émerveillées de voir de si près de lointains cousins.

C'est la première fois qu'on en voit, donc c'est assez marrant. Ils ne sont

pas très farouches, en plus ils s'approchent pas mal. On aimerait avoir

nos appareils photos dans des moments comme ça.

Ça restera gravé dans nos mémoires, je pense que c'est vraiment beau.

On va le choper, on va le bouffer.

C'est vrai que ce serait peut-être pas plus mal de manger un séjour.

On a encore un petit peu de noix de coco, on tire à fond sur les réserves et

puis on verra par la suite.

S'il n'y a plus rien du tout à manger, peut-être qu'on essaiera de le tuer.

Après cette contemplation matinale, Pascal reprend vite conscience des

urgences matérielles de la vie de Caen. Elle souhaite ardemment une remise en

cause totale du fonctionnement des batangues, qui ne lui convient guère.

J'ai l'impression qu'il n'y a pas grand monde qui se prend en charge pour le

feu, c'est à qui bon vouloir.

Donc voilà, c'est ce que j'ai vu, je m'en suis quand même occupée. à deux

reprises cette nuit.

Ils mettent un petit coup au feu, là, c'est plus très vaillant. J'en ai ras-le

-bol, attends, ils mettent que des brindilles. Ils mettent des grosses

bûches pour faire des braises, quoi, pour qu'on soit pas toujours en train d

'attiser avec de la petite brindillette.

Et puis, je vais essayer de leur faire mettre un toit aussi à la cabane. Parce

que je pense que le fait de mettre un toit limiterait l'arrivée d'humidité.

Le genre, il fait humide ou quoi, tout ça. On le sait qu'il fait humide. On s

'en fout, c'est pas grave.

Là, je le ressens vraiment. C'est là où je vois que le sol, comme de partout, il

y a de l'humidité sur cette île.

On peut empêcher de dormir.

Je n'ai pas moins bien dormi que les autres. Moi, j'ai mieux dormi que les

autres. Elle a tendance à couper, à imposer en quelque sorte ses choix, etc.

Il y a un décalage entre elle et nous.

Il va falloir faire comme une toile de tente.

Il faut faire le principe de la toile de tente.

On va être étouffés.

Je ne dis rien et je vais faire ce que j'ai envie de faire.

Après tout, ils seront contents que ce soit fait quand même.

Pascal ne s'est pas fait que des amis.

Pourtant, ses remarques sont judicieuses.

Les enfants, mauvaise nouvelle, c'est que Kassoy va nous quitter.

Il va quitter notre campement. On part avec lui.

Je vous aime tous beaucoup, mais je pars avec lui. C'est pour mon apprentissage

de la vie.

Sur Guntao, l'heure a sonné.

Kassoy doit s'en retourner chez lui, bien loin de là, tout au nord des

Philippines. Ce n'est pas sans émotion qu'il quitte les sympathiques jaunes qui

devront se débrouiller sans lui.

Très très content de l'avoir rencontré. J'aimerais passer beaucoup plus de temps

avec lui.

Peut-être jamais j'aurai cette chance dans ma vie de rencontrer d'autres

personnes comme ça.

On est content de l'avoir connu. C'était vraiment un monsieur très très agréable.

Un bel homme, un homme élégant.

On va essayer de faire honneur à tout ce qu'il nous a appris en s'y mettant dès

maintenant.

Sur Batang, c'est le désœuvrement.

L'équipe est démotivée, ils n'ont pas de riz, ils n'ont pas reçu les bons

conseils de Kassoy. Les Rouges sont presque abattus.

C'est vrai que ça fait quand même six jours qu'on ne mange que des noix de

coco, donc il faut qu'on économise nos forces, sachant que les autres on durit

raison de plus.

Donc c'est dit qu'aujourd'hui, il faut aller mieux qu'on se repose.

Journée repos. Marie-Laure réalise la difficulté de l'aventure. Elle qui est

plus habituée au confort douillet des salons d'essayage, mais même si elle

arbore un sourire permanent...

La demoiselle aime les challenges. Tout ce qui est défi, c'est tout à fait moi.

J'aime beaucoup la compétition, j'ai fait beaucoup de sport à haut niveau.

J'ai fait le quatrième championnat de France en sprint, en vitesse.

Je me suis dit aussi, par rapport à tout ça, je pourrais faire une bonne

candidate.

Mannequin pendant de longues années, Marie-Laure a arpenté les podiums de New

York et Milan. De cette période, elle garde un goût immodéré pour la mode et

les vêtements.

C'est un héréotype de la nana qui ne pense qu'à son apparence. Je suis l

'aventurière des glaciers.

Vendeuse de prêt-à-porter, la demoiselle a du goût, mais aussi de l'endurance.

Pour conserver les formes parfaites, elle sait que toute fille doit souffrir.

Rien ne vient tout seul.

Donc, chaque matin, la belle sacrifie au rituel des exercices physiques.

Moi, mon apparence, c'est pour que je me sente bien dans ma peau. Mais ce n'est

pas forcément pour les autres. C'est surtout pour moi.

qu'on apprécie le regard des gens, quand on nous trouve belles, etc.

Non, je ne m'arrête pas à ça.

À 23 ans, volontaire, tenace, Marie-Laure a du sang capverdien dans

les veines et un sacré caractère qu'il faut dompter. Et son amour, son mentor,

elle l'a trouvé.

Il est artiste de hip-hop, tous les deux sont sur le même tempo.

Moi, j'ai trouvé ma reine, je serai ce qu'elle veut en tout cas.

Chevalier, roi, prince, enfin tout ce que tu veux.

Marie, c'est sûr.

Marie, ce sera avec plaisir.

Je me suis prise pour une petite vacancière aujourd'hui. J'ai fait bon zé

de dodo. On a tout basé sur le repos.

Déjà, il n'y a rien à faire.

Et puis en plus, on est crevés.

Donc, que dalle.

Pour échapper à la sinistrose ambiante, Simon préfère s'isoler et se concentrer

sur la construction de pièges à rats.

Je tente des trucs à ne s'enchaîner très bien qu'une chaîne sur dix pour que ça

marche. C'est un gros, gros piège.

Celle-là, si elle tombe, elle ne va pas faire de cadeau. Je vais mettre de la

nourriture au milieu, là, ici.

Voilà, et en touchant un peu, ça devrait tomber. Là, vraiment, là, j'y crois.

Je retourne avant, je suis crevé.

Donc là, je pense que demain, on va déguster du rat.

À défaut qu'il nous déguste la nuit, on en fera une petite brochette.

Ça va être magnifique.

J'essaie de faire un filet de pêche.

On le laisse tendre avec une pierre pour que ça fasse un creux, puis peut-être de

mettre des coquillages ou des trucs pour faire un peu d'appât, puis de le

soulever, de le relever, faire une espèce d'épuisette.

Au moins, on ne pourra pas dire qu'on n'a pas essayé.

Impeccable ! Patrick aussi essaie d'améliorer la situation.

Persévérant, il s'acharne dans l'eau. Dans une des mers les plus poissonneuses

du monde, il serait invraisemblable de ne pas attraper de poissons.

Si ce n'est pour cette fois, ce sera pour la prochaine. Il ne faut jamais

renoncer.

Sur Guntao, le moral des jaunes est au beau fixe. Il ne manque plus qu'un

festin pour couronner le tout.

Au menu, paella et crustacés. Le chef cuistot Philomène fait saliver ses

compagnons. Ce sera une espèce de paella, crustacés, noix de coco, ça vous

va ? Ça va bien.

C'est vachement bon.

Sur ces entrefaits, Véronique décide de sacrifier à un de ses rituels, la

cigarette d'après-repas. Bien entendu, point de tabac ici, mais des herbes

séchées. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire ? Kassaï nous a expliqué hier

comment on pouvait fumer dans la jungle.

Sans tabac. Mais c'est peut-être moins mauvais que le tabac.

Il faut bien prendre ces feuilles-là qu'il nous a montrées. Il faut les

couper. Et après, voilà, on va la rouler. Dans le tabac, on est hyper

organisés.

Cette fumée est, on l'espère, moins nocive pour les bronzes. Mets-la dans la

bouche. Oui, je sais.

Essaie, vas-y.

Si tu aspires fort, ça vient.

Voilà ! La bonne humeur est à son comble.

Chloé et Philomène s'accordent du coup un intermède beauté.

Les filles décident de s'occuper d'elle.

Il faut savoir soigner sa mise en toutes circonstances.

Ça lui va bien et puis ça va être pratique pour elle.

Ici évidemment avec l'hygiène et tout, on a les cheveux, c'est un peu du foin

plutôt qu'autre chose.

Et donc là j'ai plus les cheveux dans les yeux et tout, donc non c'est nickel.

Alors c'est très pratique, moi aussi je pense que je vais faire la même, mais

elle n'a pas besoin de ça pour être très mignonne.

J'ai déjà un fiancé.

J'aime bien la petite Chloé. C'est vrai qu'elle est très mignonne. Mais comme à

chaque fois, elles ont toutes un amoureux. Donc, c'est toujours

compliqué. Donc, il faut que j'arrête ces histoires.

Chloé était toute belle. Les compliments font toujours plaisir à entendre et

clôturent agréablement cette journée idyllique pour les Guptao.

Les jaunes s'endorment repus, mais pas sereins pour autant car l'épreuve d

'immunité les attend le lendemain.

C'est plein d'entrains que les Guntao attaquent ce septième jour de survie.

Première action, la pêche.

Adrien commence lui à s'inquiéter, il n'y a plus beaucoup de coquillages

autour du camp.

Je suis parti sur l'île d'en face pour chercher un peu plus de coquillages

parce qu'autour de nous, on commence à en manquer.

Ce qui m'inquiète un peu d'ailleurs, parce qu'il faut quand même qu'on se

retrouve à bouffer maintenant, il faut qu'on se bouge. Vous ne voulez pas aller

à la pêche maintenant ? Non, pas à la pêche là, mais au gros. Au gros ? Ça

serait bien, sûrement on attrape un poisson ou deux, ça serait sympa quand

même.

La passe entre les deux îles est poissonneuse, comme toutes les passes.

Mais aujourd'hui, ce n'est peut-être pas la bonne heure.

J'essaie d'aller voir dans les trous, dans les coins, et il n'y a rien.

Les petits poissons sont trop vifs.

Dès qu'on s'approche d'eux, ils se sauvent.

C'est trop chaud, quoi.

Sur Batang, cette matinée commence comme un cauchemar. Kevin est à terre,

assommé par une branche qu'il tentait de briser.

Le petit Kevin, lui, il s'est pris une branche sur le nez. Il a été touché sur

le nez. Il est carrément tombé par terre. Nous, on pensait que c'était de

la comédie comme il a tendance à faire.

Finalement, non. Il était vraiment à terre. Ça l'a vraiment touché.

C'est normal, il a pris un coup dans le nez.

Il rentre dans le nez et tu le laisses. Ça va, ça va.

J'ai rien cassé.

Les fautes d'inattention et la fatigue sont dues, c'est logique, au manque de

nourriture. Pour tenir, les naufragés doivent manger. Mais encore faut-il

chercher de quoi se nourrir.

Ils ne cherchent pas vraiment à bouffer. Je pense qu'ils attendent surtout que ça

tombe un peu du ciel.

Quand j'étais chez les jaunes, on mangeait des coquillages, même si on n

'aimait pas, mais on les mangeait parce qu'il fallait manger.

Je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi dur que ça au niveau alimentation,

puisqu'on ne mange pas grand-chose.

Ça fait deux jours qu'on est fatigué, c'est sûr.

Physiquement, en ce moment, je suis vraiment à la rue complète. Je n'en peux

plus.

Je me lève, je ne suis pas bien, mais je vais tout faire pour leur montrer qu'on

peut gagner encore, même si on est crevé.

Le désarroi et l'inquiétude commencent à s'emparer de cette tribu des Batangues,

à les neutraliser presque.

Le sort va aussi jouer un tour au Guntao.

Grégoire est affairé à la fabrication d'un piège, quand soudain, la lame de la

machette ripe et entaille profondément le pauvre Grégoire.

Ah merde ! C'est pas énorme, moi ça ne me fait pas trop mal.

Il ne faut pas l'infecter ça.

Oui, il faut se soigner pour deux. Vas-y mets-moi de l'eau. Je mets du

désinfectant et là je lui presse pour arrêter le saignement parce que ça

saigne énormément.

Il faut vraiment que le médecin vienne et que ce soit plus sûr que ce que je

lui ai fait.

C'est pas très profond, c'est quand même ouvert et ça mérite peut-être pas des

points mais un beau pansement.

Bonjour ! Alors, montrez-moi.

Ça va nécessiter quand même des petits points.

Oh là là ! On y va ? Ça va ?

Je ne croyais pas qu'il fallait avoir besoin de poids et moins. Mais bon, c

'est vrai qu'un SCPI vaut mieux à faire à la rigueur pour ne pas que ça s

'infecte. Ça peut nous handicaper beaucoup.

Grégoire, on est donc quitte pour

quelques points de suture. Cette blessure inquiète les Guntao car ils

savent que l'épreuve d'immunité est imminente.

C'est embêtant pour la suite de l'aventure, les jeux, ça nous inquiète

un petit peu quand même. Trois points, ce n'est pas énorme.

Je pense que ça va se refermer vite parce que je guéris vite souvent, donc

il ne faut pas le faire. Il faut se ressaisir et vite, puisque le bambou

annonçant l'épreuve d'immunité tant redoutée vient d'arriver.

De l'action ! La pression est à son comble.

Le premier mot, je ne comprends pas, je vous avoue.

La portée, à vous de prendre le relais.

Sisyphe ? Siphilis ? Non.

Ah, c'est des pierres, le mythe de Sisyphe. Mais il me semble que c'était

un supplice et c'était une pierre qui roulait sans fin et que Sisyphe devait,

oui, rouler sans fin.

Ah bah oui, c'est la pierre à porter sous l'eau. C'est la pierre à porter

sous l'eau, ouais. Moi, je vois ça, moi.

C'est des preuves d'immunité, oui, elle est importante parce qu'on a envie de

rester à 7, on est très bien à 7. Si on la perd...

Je pense que c'est moi qui vais passer à la casserole. C'est anxieux que les

Guntao quittent leur camp. Ils ont déjà connu un conseil et ne souhaitent pas

renouveler l'expérience, car l'issue est toujours la même, la perte d'un membre

de la tribu.

Bonjour.

Jad, vous allez me remettre le totem, il est remis en jeu.

Merci. L'équipe qui perd va au conseil et malheureusement est obligée d

'éliminer un membre.

de sa tribu. Tout va se passer sous l'eau.

Vous découvrez des bouées placées dans la mer à la verticale de ces deux

bouées, la jaune et la rouge, des pierres, 18 kg par pierre. Il va falloir

faire progresser la pierre pour arriver finalement sur ce ponton-là. L'équipe

qui pose sa pierre sur le ponton en premier remporte l'immunité, repart avec

le totem et est donc dispensée de conseils.

Les jaunes, vous êtes 7. Vous participez tous, même vous, Grégoire, malgré votre

blessure au doigt. Les rouges, vous êtes au complet à 8.

Donc, par conséquent, une personne ne participe pas. À vous de choisir qui.

Pascal.

Pascal, vous êtes dispensé d'épreuve.

Allez-vous mettre en place.

Les deux tribus sont installées sur la plateforme de départ. Pascal ne

participe pas, ses coéquipiers ne lui ont pas laissé le choix. Il faut dire

que sa blessure est encore fraîche.

Les deux premiers, allez vous mettre en place.

Tu vas à la bouée tranquille. Allez-y Véronique.

La première à plonger pour les Guntao, c'est Véronique. Mais manifestement,

elle panique immédiatement.

Marie-Laure, 3,

2,

1, go ! Véronique passe son tour. La règle est formelle, aucun jaune ne peut

la remplacer.

Et Marie-Laure, pour les Rouges, s'élance donc seule.

C'est un net avantage pour les Batangues, puisque de fait, les Gundao

perdent un relais.

Philomène du côté des Jaunes, Marie-Lyne pour les Rouges, les Rouges qui ont l

'avantage pour l'instant.

Attention, plongée ! Philomène inspire un bon coup, il lui faut rattraper le

retard, ou au pire, éviter que l'écart ne se creuse encore plus.

Opération réussie pour Philomène, elle a presque rattrapé Marilyn.

Pour les rouges, Kevin.

Pour les jaunes, Chloé.

Attention, troisième relais, plongée.

Chloé et Kevin ont deux techniques bien différentes.

Chloé reste quasiment verticale quand le jeune pilote de kart réduit la

résistance hydrodynamique en s'allongeant presque à l'horizontale.

Ok Chloé ! Ok Kevin ! Adrien !

Jade ! Attention pour tous les deux ! Plongez ! Les filles

jaunes en ont toutes terminées. Les hommes ont préféré passer en dernier. C

'est donc au tour d'Adrien qui affronte Jade.

Ok Adrien ! Ok Jeanne ! C

'est super ça ! La Toulousaine s'est bien défendue et a su conserver l'avance

des batangues intactes. Attention ! Mélanie, Laurent, n'oubliez pas que vous

jouez pour l'immunité ! Plongez !

Mélanie, malgré sa motivation, est bien vite remontée. C'est une piètre

performante. Laurent en profite, trace rapidement au fond de l'eau et effectue

une apnée impressionnante au terme de laquelle il efface le retard jaune.

Là, c'est au coude à coude.

C'est chaud, c'est chaud, c'est chaud.

Patrick, Eric, plongez !

Tel un guépard des mers, Eric enchaîne l'élan de foulée. Patrick n'est pas mal

non plus, mais le capitaine des Guntao accomplit un véritable exploit. En une

seule apnée, il parcourt l'équivalent de deux relais et offre la victoire à son

équipe.

Il faut remonter la pierre ! C'est gagné pour les jaunes !

Simon pour les rouges.

Et Grégoire pour les jaunes n'ont du coup pas l'occasion de plonger, excepté

pour se joindre à la joie des Guntao pour Grégoire.

Félicitations à vous les Guntao, Eric, c'est à vous !

Que revient l'honneur de venir chercher ce totem symbolisant l'immunité. Bravo à

vous, bravo à toute l'équipe des jaunes.

Les rouges, on est bien loin de l'équipe conquérante du début de l'aventure. Vous

restez sur deux défaites et vous allez connaître votre premier conseil. Il va

falloir voter l'élimination d'un membre de votre tribu.

Réfléchissez bien, à bientôt.

Les rouges arrivent sur leur campement abattu. Ils savent ce qu'ils ont à

faire. et éliminer l'un d'entre eux. Alors, qui est utile au camp ? Qui mine

le moral des troupes ? Les battants doivent vite trouver les réponses à ces

questions. Le départ pour le conseil est tout proche.

C'est entre guillemets pour moi une épreuve en fait de vivre ce conseil

puisque il va falloir éliminer un des nôtres.

C'est vraiment difficile parce que tout le monde se donne à fond, tout le monde

va chercher du bois, tout le monde part en expédition, tout le monde est motivé.

Je vote contre Pascale ce soir. Elle est venue plus tard dans notre groupe, ce n

'était pas une rouge à la base.

Voilà, il ne faut pas se livrer non plus, c'est plus facile de voter.

Pascale, elle a eu la difficulté de s'intégrer dans l'équipe. Quand on

apprend à la connaître, même si elle parle un peu trop, c'est toujours moins

moi, mais elle est quand même très humaine. On avait eu peut-être une

mauvaise impression au début, là j'ai trouvé plutôt sympa.

Elle parle beaucoup, c'est vrai que des fois c'est un peu fatiguant, mais après

elle est assez sympa et assez dévouée, je pense.

Elle s'occupait du feu la nuit, elle a ramené les bancs, elle a participé à

aller chercher du bois.

Oui, elle a été plus active que certains vrais rouges.

Je vote contre Mélanie.

Si effectivement elle est venue ici pour manger des chips, hamburgers, ceci,

cela, elle va aller mieux qu'elle reste chez elle et puis qu'elle mange.

Je ne me rends pas compte de ce que c'est, toi, la vie de bombe sexuelle.

Je voterai certainement Mélanie.

C'est peut-être elle qui a été aujourd'hui la moins forte sur l

'épreuve. On n'est plus que trois garçons, donc moi c'est hors de question

d'éliminer un garçon.

Ensuite, dans les filles, pour moi c'est Mélanie la plus faible.

Il est déjà loin le début de l'aventure où les Rouges affichaient une véritable

suprématie. Depuis trois jours, ils connaissent un véritable retour de

bâton, pas très rigoureux dans la survie, parfois un peu dilettante. Ils

restent sur deux défaites d'affilée. Ce soir, ils vont découvrir le conseil et

se rendre compte de la gravité du vote. Je vous rappelle que Pascal, transfuge

des Guntao, a été éliminé lors du premier conseil, mais qu'elle a été

réintégrée après l'abandon d'Ali. De son adaptation dans sa nouvelle équipe

dépend pour beaucoup l'issue.

de ce deuxième conseil. Mais quoi qu'il arrive, quel qu'il soit, le vote de ce

soir doit servir d'électrochoc à des aventuriers en proie au doute.

C'est après trois nouvelles journées de survie éprouvante que la tribu

débattante se présente au conseil. Ils sont fatigués, démoralisés.

Un des leurs les a abandonnés. L'éloignement de ses proches a eu raison

de la motivation d'Ali. Il va partir maintenant.

J'ai plus l'intérêt à rester là.

Les Rouges ont donc intégré Pascal, ex-membre de la tribu des Guntao.

Ravis de découvrir un nouveau camp, les Batang lui ont fait un accueil mitigé.

Mais la courageuse Pascal n'a pas démérité et a servi

fièrement sa nouvelle équipe qui enchaîne les défaites. Le riz, le kit de

campement et les précieux enseignements de Kassoy leur sont passés sous le nez.

C'est la sinistrose chez les battants qui ont aussi perdu l'épreuve d'immunité

suite à l'apnée remarquable d'Eric, le capitaine des Guilpao.

C'est pourquoi l'un des leurs quittera la tribu rouge ce soir.

Bonsoir à tous.

C'est votre premier conseil. Ce soir, il va y avoir un premier éliminé dans l

'équipe des Rouges, mais ce n'est pas le premier départ puisque Ali a abandonné.

Et j'ai tout simplement, d'abord, Patrick, envie de savoir pourquoi.

Ali a abandonné, je pense, pour des raisons personnelles.

Principalement, l'éloignement de sa femme, de sa fille.

Il se mettait un peu à l'écart, il avait un peu de difficultés.

Voilà. Mais je pense que c'est essentiellement des raisons

personnelles. Marilyn, vous comprenez une telle décision ?

Eh bien oui, je la respecte. On a essayé de l'encourager à rester avec nous, mais

ce n'était pas au niveau de l'ambiance qu'il voulait nous quitter, mais il

était vraiment ciblé pour sa famille et il voulait

retourner chez lui en fait.

C'est beaucoup plus dur que ce que vous imaginez, Marie-Laure ?

Au niveau de la nourriture, oui, c'est quand même plus dur.

Moi, je pensais qu'il y aurait plus de vivres sur l'île et j'espérais justement

qu'on puisse partir en excursion et justement ramener nous-mêmes des

aliments. Qu'est-ce que vous attendez pour le faire ? On l'a fait plusieurs

fois, figurez-vous, mais toutes nos expéditions sont restées vaines. Mais

revenir les mains vides, c'est sûr que moralement, ça nous atteint petit à

petit. Patrick ?

Comment on peut améliorer cette survie ? Il faut se remotiver, il faut continuer

à chercher. Avec une difficulté, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'on

cherche en fait.

Donc c'est un peu plus difficile.

Mais bon, il faut recommencer, il ne faut pas baisser les bras.

Du manioc, je vous confirme qu'il y en a sur votre île. Des crabes, je vous

confirme qu'il y en a en pagaille.

Il y a des coquillages, il y a des poissons. Parlons des rats.

Certes, ils sont mignons, mais est-ce qu'ils peuvent servir à autre chose ?

Kevin ?

Les rats, c'est sûr, on peut les manger, mais j'ai pas spécialement envie de

manger un rat.

Mais enfin, si vous avez vraiment faim aujourd'hui, vous hésitez à manger un

rat ? Personnellement, moi, oui.

Mélanie ? En plus, c'est pas les rats de ville, donc ils vivent dans la forêt,

ils ont pas mangé des déchets et tout, donc si on le chope, on le broche, on l

'embroche. Jad ? Moi, si je trouve un rat, oui, je mangerai ce rat-là.

Simon ? Moi, il faut que je mange, c'est sûr. Les autres aussi, mais j'en ai

vraiment besoin, je me sens à plat.

Donc là, non, si ce soir, je vois un rat, il va falloir que je trouve un truc

pour y jeter dessus, mais peut-être essayer de le dégommer avec une pierre.

Kevin, il va falloir peut-être vous y mettre. Il faut que je voie bien la

bête, alors, pardon. Mais vous le trouvez mignon, déjà, c'est peut-être

pour ça. Déjà, c'est pas mal.

Alors, il y a la nourriture, mais il y a aussi... votre campement lui-même.

Patrick, expliquez-moi pourquoi vous n'avez pas, depuis le début de l

'aventure, pensé à faire une cabane digne de ce nom ?

Parce qu'on n'en a pas ressenti le besoin. Le principal problème auquel on

est confronté, nous, sur l'île, c'est le vent. Donc on a construit ce mur qui

fait office de paravent. Et avec ça, honnêtement, on a parfaitement dormi

toutes les nuits. Je ne vois pas comment on pourrait construire un toit qui soit

étanche au cas où il pleuvrait. D'autant plus qu'on a une grotte qui est à 30

mètres en arrière de notre abri et qui constitue une solution de repli au cas

où il se mettrait vraiment à pleuvoir abondamment.

Simon, ce radeau, qu'est-ce que vous en faites depuis que vous êtes arrivé,

depuis qu'il s'est échoué sur votre plage ? On n'en fait rien du tout.

Mais faire un sommier avec un radeau, il faut s'y coucher dessus.

Sincèrement, c'est désagréable, on ne pourra pas dormir.

Donc il vaut mieux dormir sur le sable.

Après, trouver un système pour surélever.

Mais quoi ? Le problème, c'est ça. C'est qu'à part le radeau, c'est désagréable.

Moi, je n'ai pas l'idée.

Est-ce que vous avez pensé à poser la question à Pascal, qui a connu une autre

expérience chez les jaunes ? Est-ce qu'aujourd'hui, vous pouvez comparer ce

qui se passe chez les rouges et ce qui se passait chez les jaunes en matière de

cabane ? Ils ont besoin d'espace.

Par rapport à ce que je leur ai expliqué de l'espace que nous, nous avions chez

les jaunes, comment eux, ils ne se sentent pas capables d'être confinés les

uns sur les autres.

Ce que nous, on a optimisé pour garder la chaleur entre nous, eux ne souhaitent

pas le faire parce qu'ils ne se sentent pas frigorifiés pour autant.

À choisir.

D'un côté, quand j'avais trop chaud, j'allais dehors.

Et de l'autre côté, effectivement, quand j'ai eu froid, j'aurais bien voulu me

blottir comme on faisait de l'autre côté. Donc en fait, je suis vraiment sur

une balance, tout simplement.

Donc je ne peux pas dire que je préférais plus d'un côté que de l'autre.

Mélanie, est-ce que vous avez bien accueilli Pascal lorsqu'elle est arrivée

? Oui, comme je disais tout à l'heure.

Elle m'a même autorisée à dormir avec nous, manger avec nous.

Je rigole. Mais oui, on l'a bien intégrée.

Après, c'est plus dur aussi pour elle de venir et de parler comme nous, on se

parle comme ça, de venir dans nos délires et tout. C'est sûr, elle

débarque, elle nous entend parler.

Comme des fois on parle, ben voilà quoi.

Mais sinon, non, on l'a laissé s'intégrer. En tout cas, on vous a donné

la possibilité à travers Pascal de récupérer un équipier après le départ

sur abandon d'Ali.

C'est une force pour l'équipe des Rouges, une force vive, même si vous l

'avez mis à l'écart sur l'épreuve d'immunité. C'est votre choix.

Vous êtes 8 au complet pour quelques minutes encore.

Et maintenant, nous allons passer au vote.

Mélanie, vous êtes la première à aller voter. Faites le bon choix.

Donc je vote Pascal parce que c'est la dernière arrivée et ce sera la première

sortie.

Marilyn, c'est à vous.

Jade, allez voter.

Pascal, vous êtes la seule à voter pour la deuxième fois depuis le début de l

'aventure. Allez-y.

Nélanie, je vote pour toi parce que j'en ai marre de t'entendre parler de bouffe.

Patrick, à vous pour conclure ce vote.

Voilà, vous avez tous voté. 8 bulletins dans le urne. Je vais la chercher et je

procède tout de suite au dépouillement.

Pascal.

Pascal.

Pascal. Mélanie.

Trois votes contre vous Pascal, un contre vous Mélanie.

Pascal.

Pascal.

Pascal.

Pascal, récupérez votre sac, allez chercher votre flambeau et venez me

rejoindre.

Pascal, les battangles et rouges ont décidé de vous éliminer et leur sentence

est irrévocable.

Alors, beaucoup de courage, trouvez à bouffer, bonne aventure et que le

meilleur gagne.

Rebelote pour Pascal, elle n'a pas réussi son intégration dans ce coup

soudé, mais qui ne pardonne rien.

La semaine prochaine, le bras de fer entre les Guntao et les Batang continue.

On parle pas à nos pays, elle est juste ! Les 15 aventuriers se surpasseront.

Le tombé les a appris, c'est ça.

Il y aura de véritables exploits. On va manger des langoustes.

Exploration. Nous sommes les maîtres du monde ! Ça se trouve, c'est des gens qui

vont même pas nous comprendre.

Tension.

Comment pensaient les filles, quoi ? Ça peut se retourner contre lui, tout ça.

Je suis très inquiète pour mon équipe. J'ai mal au ventre.

Coup de fatigue et éclat de joie.

C'est vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.

On nous a dit qu'il fallait qu'on survive, alors on survit.

Là, je dirais qu'ils ont intérêt à faire très attention parce que c'est en train

de partir en décrépitude.

À l'inverse des jaunes, là, c'est en train de partir en décrépitude. Ils n

'ont pas compris que l'importance, c'était de manger, même si c'était

dégueulasse. Ce sont des gamins dans leur tête.

Pascal, je vote contre toi tout simplement parce que tu n'es pas une

rouge de souche.

Malgré ces efforts d'intégration, je ne pouvais pas voter contre les autres

membres de mon équipe. On a déjà discuté, tu connais les raisons pour

lesquelles je vote contre toi ce soir.

Pascal, je vote contre toi parce que tu es la dernière arrivée dans le groupe.

Tu es arrivée quatre jours en retard chez les rouges.

et qu'il est très difficile pour moi d'éliminer un de mes compagnons avec qui

j'ai commencé l'aventure.

Malgré les efforts d'intégration que tu as fait au sein du groupe, tu y arrives

peut-être un peu trop tard.

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