All language subtitles for Sur.la.route.de.papa.2025.FRENCH.1080p.WEB-DL.H264-Slay3R

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Original subtitles

Ce projet est une réponse à notre époque. Un espace pensé pour apprendre à

réfléchir et partager.

J'ai conçu un lieu où chaque idée, chaque personne trouve sa place.

Et au niveau des matériaux, vous pensez à quoi ? Je compte utiliser des

matériaux locaux, comme la pierre du désert, pour avoir une intégration

harmonieuse avec l'environnement. C'est de loin la meilleure maquette que j'ai

vue. Mais j'ai quand même quelques réserves concernant votre candidature.

Ah bon ? On parle quand même d'un projet de plusieurs millions.

À part vos maisons... Écoutez, je comprends vos préoccupations. Mais je me

suis investi à 300%. Je connais très bien le Qatar.

Et je sais qu'ensemble, nous pouvons faire de ce musée une référence

mondiale.

Vous ne serez pas déçus.

À mon niveau, ce que je peux faire, c'est organiser un rendez-vous avec le

Cheikh. C'est son excellence qu'il faut convaincre. Ok, quand vous voulez, je me

tiens à votre disposition.

Alors rendez-vous dans cinq jours à Los Angeles.

Dans cinq jours à Los Angeles.

Nesubwa, Bordeaux, Madrid, Grenade, Algeciras, Tangier,

Fès, Sfro, Oulette.

C'est bon, Mima, tout est OK.

Ah, merci, merci beaucoup.

Je t'en prie. Mais par contre, franchement, tu ne devrais pas prendre

la route toute seule. Mais ne t'inquiète pas, tu sais ce qu'on dit.

Tout est entre les mains de Dieu.

Ouais.

Elle avait un chapeau magnifique.

Elle me faisait penser à Brigitte Bardot.

Ça t'a pas empêché d'aller voir hier, en tout cas.

C'est une histoire qui remonte à 15 ans.

Non, 13 ans.

Ça fait 13 ans.

Chérie, tu vas pas encore ressortir cette histoire ? À ce jeu-là, toi aussi,

tu m'as trompé.

Moi, je t'ai trompé ? Oui.

Moi, je t'ai trompé ? Ton livre, je l'ai vécu comme une trahison.

Et pas que moi, il y a tout le quartier qui l'a mal pris.

avec tes stéréotypes... Arrête, c'est pas des stéréotypes.

J'ai juste un peu exagéré les traits des personnages, mais ça, c'est pour servir

la fiction.

Ça n'a rien à voir.

C'est parce que tu m'as vendu.

En plus, tu m'as promis de me faire lire avant d'éditer.

Elle a pas faim.

Bon, si vous êtes là, c'est que vous avez encore envie d'avoir une chance,

non ? Oui, bien sûr.

Vous envisagiez de faire une pause dans vos boulots respectifs ? C'est toujours

le cas ? On va partir en vacances.

Oui. Enfin, on va encore partir au Qatar, quoi.

Non, on va partir à Los Angeles.

Je voulais vous faire la surprise.

J'avoue que je ne sais pas trop quoi dire, puisque d'habitude, c'est moi qui

organise les voyages.

À Los Angeles ? Bravo.

C'est une très belle initiative.

Alors, du coup...

Ah pardon.

Excusez-moi. On va te couper.

Ouais Naël, c'est mort, je prends pas l'avion. De toute façon, c'est hors de

question que tu restes ici toute seule.

Hein ? Aujourd'hui c'est le commissariat, demain c'est quoi ?

Franchement. Tu peux pas jeter la peinture comme ça, dans un défilé, sous

prétexte de sauver la planète. On s'inquiète pour toi. C'est dangereux ce

que tu fais, t'es complètement inconsciente ou quoi ? Mais t'en fais,

je comprends pas pourquoi tu me soutiens pas.

Si je fais ça, c'est parce que la mode, elle est responsable de la pollution de

l'eau et de l'air. Mais vous, en fait, vous comprenez rien. Vous êtes comme

tout le monde. Vous êtes égoïstes. Vous vous en foutez mais royalement de la

planète. C'est pas vrai.

Moi, je remets des chiens, je pisse sous la douche.

Bravo. T'es incroyable.

Ça va ? Regarde, j'ai réussi à les avoir.

J'ai fait une affaire de ouf.

Combien ? 2500.

Bah voilà.

Quoi ? Elles sont très belles. Elles sont cool.

Bon, bah c'est bon, les gars.

Sers bien, crapaud, hein, pour pas que ça bouge. Ouais, vous inquiétez pas,

madame Benoît, avec ça. Ouais, ouais.

Bon voyage, l'humour. Ouais, ça lève, hein.

Attention sur la route, hein.

Assieds-moi là, il me reste 10 ans avant d'arriver au bled.

C'est sûr.

Pourtant, le moteur est impeccable.

J'ai mal à la voiture, les gars.

Oh, putain, Dima ! Dima ! Dima ! Dima, ça va ? Dima, vas-y.

Dima, vas-y. Dima, vas-y.

Dima, vas-y.

Dima, vas-y.

Dima, vas-y. Dima, vas-y.

Dima,

vas-y.

Maman. Mais t'es avec qui, c'est grave ? Non, rien de grave, Alhamdoulilah. Elle

était toute seule, c'est elle qui conduisait.

Comment ça, c'est elle qui conduisait ? Elle n'a même pas le permis, maman.

Elle vient de l'avoir.

C'est quoi ce délire ? T'avais promis à papa de ramener sa voiture au bled, et

tu ne l'as pas fait.

Bon, Kamel, tu ne laisses pas maman conduire, c'est trop dangereux.

Maintenant, tu accompagnes maman au bled, c'est tout. Tu as compris ? Vous

êtes tranquille au bled, et dès qu'il y a un problème ici, c'est à moi de gérer.

C'est toi le grand frère, non ?

Tout va bien ?

Pourquoi

vous m'avez caché tout ça ? Tu travailles beaucoup, je voulais pas te

déranger.

Mais maintenant, ça fait dix ans qu'on a promis à ton père.

Il faut tenir ses promesses.

Maman, je t'ai déjà dit, je te paye un chauffeur qui te livre la voiture au

Maroc. Je te prends un billet en première classe, comme ça, tu vois, je

suis tranquille.

Pas question.

Il n'y a que les Benahissas qui ont le droit de conduire cette voiture.

Arrêtez avec vos superstitions.

Non, toi, arrête. Il y a un moment, il faut prendre le taureau par les cornes.

Et puis, en plus, il y a le mariage. Moi, je n'attends plus.

Merci. Merci. Mima, c'est Gautier Gwenaer.

Oh, Gautier Gwenaer. Merci, maman.

C'est important, les traditions.

Un thé, Sophie ? Merci.

Servez-vous, les enfants.

Ça s'appelle brer.

On mange souvent ça au Maroc.

Tu vas l'emmener ta daronne ?

Je passe en seconde de lycée. C'est bien, c'est bien.

Moi, c'était le bac de français. C'était pas difficile ? Non. Maman ? Oui ? C'est

dans combien de jours le mariage ? Quatre jours, Inch'Allah.

Quatre jours.

Ok, on t'accompagne. Quoi ? Génial ! Je suis trop contente.

Tes cousins, ils vont être très contents.

Ça fait des années qu'ils t'ont pas vu.

Je vais les appeler tout de suite.

Attends, Kamel, t'es sérieux, là ? Je devais me faire signer mes baskets par

Jordan. On part trois jours au Maroc.

Après, on va direct à Los Angeles.

Arrête, arrête. T'as même pas réservé le ferry.

C'est pas grave, on s'en fout.

Maman, je te préviens, on reste pas.

Je suis trop contente, on va prendre la voiture, ça va être trop bien. Réveille

-toi, on y va pas en voiture électrique.

On va prendre la vieille caisse de papy, là.

Ouais, le plus écolo, ça serait d'y aller à pied. Surtout, je crois que toi,

avec ton stock de baskets, t'es plutôt prêt, il me semble.

Très drôle.

Gauthier, mon fils, si tu viens, papa, il t'achète la dernière paire de Jordan.

Sérieux ? Ah, ben c'est bien, ça.

Ok, mais je veux la Jordan One Colette.

Oui, ben, si tu veux.

Mais par contre, à mon avis, ta femme, elle supportera pas le trajet.

C'est mieux qu'elle vienne en avion.

T'as raison.

Ça va, là ? Je vous dérange pas ? Je te prends un billet d'avion si tu veux

venir avec nous. Tu te moques de moi, là ? Non, mais Sophie, c'est mieux.

Attends, c'est quoi, là, le problème ? C'est ta mère qui décide pour moi, c'est

ça ? T'as pas compris, c'est pas ce qu'elle voulait dire. Si, si, j'ai très

bien compris.

Vous voulez vous débarrasser de moi, c'est ça ? Non, non.

Bah, tu sais quoi, Kamel ? Moi aussi, je monte dans la voiture.

Sophie, la dernière fois qu'un gaouré l'a fait le trajet avec nous, on l'a

rapatriée.

D'un bus.

Maman !

C'est quoi toutes ces affaires ? On n'a même pas la place pour mettre les

valises. C'est rien.

Deux, trois bricoles. On peut enlever des choses si tu veux.

Mais on ne touche pas à mon guerguère.

Mima, c'est à moi ça ? Oui.

Et comme tu as grandi, on va donner.

Mais si tu veux le garder en souvenir, on le remonte tout de suite à la maison.

Non, pas du tout. C'est génial ce que tu fais parce que tu recycles mes

vêtements. Au moins là-bas, ils auront une seconde vie.

Deuxième, troisième, quatrième. Ne t'inquiète pas. Là-bas, ils auront mille

et une vies. Tiens, ramasse.

C'est qui ? C'est les cousins de Belgique, je les ai appelés pour faire

la route avec vous. Moi c'est Farid, j'ai le cousin de Kamel. Vous êtes

Sophie ? Oui, c'est ça. Ça va ? Ça va garçon ? T'es grand toi ! Oh la

princesse ! Salut, ça va ? Ma cousine Richard ! Ça fait longtemps !

Ça va ? Ça va ? Oh là là

! Comment ça va ? Tu vas bien Kamel ?

C'est la voiture de Toto Ahmed, elle roule encore.

Elle roule très très bien, sauf si tu mets l'oeil.

Allez, on y va, on y va, on y va.

Allez, on se retrouve à la prochaine étape. Allez, on y va.

C'est bon, je m'étire.

Arrête ! Oh, je peux m'étirer quand même ? Pas sûr ! Oui, les bénaïssins, c'est

vous qui allez me tuer, c'est pas la honte. Ça suffit. C'est lui.

Vous

connaissez

pas ça, vous ? C'est une cassette.

À l'ancienne.

Ça existe encore, ça ?

Ah non, pas ça.

Nassl Rewen.

C'est qui Nassl Rewen ? Nassl Rewen. Nassl Rewen, c'est le groupe préféré de

votre grand-père.

Et on les appelle aussi les Rolling Stones de l'Afrique.

Maman, tu connais les Rolling Stones, toi ? J'habite pas dans une grotte, mon

fils.

Mick Jagger, c'est le chanteur. Et c'est le plus connu.

Mais en fait, c'est Brian Jones qui a créé le groupe.

Il était guitariste comme Kate Richards. Vous avez du mal à prononcer les prénoms

de vos petits-enfants, mais pour les Rolling Stones, là... What ?

Martin Scorsese, il a utilisé leur musique dans l'un de ses films.

Maman, on retrouve beaucoup les musiques des Stones.

Je parle de Nestle Rewen.

Scorsese, c'est un fan de ce groupe. Non. Eh oui, me too.

Sous-titrage ST' 501

Je ne trouve pas qu'ils sont moches ces bracelets.

Ils sont affreux.

Ça fait un an que je me dis qu'ils sont beaux.

Et regarde Sophie, c'est grâce à la Zero Stop que j'ai arrêté de fumer. Ça m'a

jeté le nerf. T'es une star ! C'est toi, t'as vu ? Eh, les gens ! Tu peux

arrêter Sophie. C'est trop bien.

Ça vous dérange si on prend une petite photo ? Non, non.

C'est un malade ton père.

Dans l'autre sens, c'est bien ça ? Oui, bien sûr.

Super, merci beaucoup.

Avec plaisir.

On est connus, on fait des selfies. En fait, il est bien le livre.

Le livre ? Je ne sais pas, je ne l'ai pas lu.

Papa, il n'en veut pas à la maison.

Ah ouais ? Ouais.

Putain, il met des gens de la ronde.

Kamel, t'as vu ? Kamel, tu ne m'as pas dit.

T'as vu ? On fait des selfies avec des gens, on est connus, c'est bien.

À ce rythme-là, on ne va jamais y arriver.

Quelle idée d'avoir ramené ses cousins belges. Ne maîtrise pas ta famille,

Kamel. Et ralentis, là, tu vas trop vite.

Ne t'inquiète pas, je suis un pilote. Non, mais tu es un pilote, mais ce n'est

pas une voiture de sport.

Une laitier, Kamel. Je n'aime pas quand tu conduis comme ça.

Allons-y. Qu'est-ce qui se passe, Kamel ? Arrête-toi.

C'est rien, c'est rien, j'ai crevé.

Voilà, voilà.

C'est l'œil de Farid.

Un coup de main, cousin !

Maintenant,

il n'y a plus qu'à foutre tout le branle dans le coffre.

Quel bonheur !

Et voilà ! Je vous ai préparé un tseté nana, mieux que celui d'Aziz de l'Ouaziz

! Aziz, c'est un cousin du

Maroc ? Non, c'est celui qui tient le café à côté de chez nous, dans la cage

aux ours.

Attends, je vais chercher du sucre. J'ai la grande cuillère, je sais pour servir.

Les garçons, à table.

Kamel.

Kamel ! Oh là ! Non, merci, moi ça va aller. Je vais aller manger à la

cafette. Non ! Papa, je peux avoir de l'argent, s'il te plaît ?

Ça aussi tu veux un billet ? Mais papa, je peux avoir 50 balles moi aussi pour

aller manger s'il te plaît ? 50 euros pour aller manger ? T'as craqué ou quoi

? Mais chez nous t'as 10 laquelles OGM gratuits ! Oh là tu traînes trop avec

les riches ! Mais non, c'est le jardin de Travis Scott.

Tu les as payés combien ? Cher.

Vas-y dis !

Ça, c'est de la fontaine, mon frère.

Ah oui ? Regarde.

Tu vois ? C'est ça que j'aime bien. On va voyager ensemble, comme quand on

était petits.

Les souvenirs, c'est magnifique. C'est trop beau.

Magnifique ? Ouais.

T'es sérieux ? Bien sûr que je suis sérieux. On va traverser la France, l

'Espagne. On va... Eh, les taureaux, les tortillas, les cafés con leche, por

favor. Hola, jepe, como estas ? C'est ça, les voyages. C'est magnifique, c'est

trop beau. Écoute, c'était souvenirs, ça. Les souvenirs, c'était pas pareil.

Mon père, il prenait la route point A, point B, il ne s'arrêtait pas, c'était

linéaire. Une course contre le temps.

Voilà, on n'a rien visité.

Aucun plaisir, rien visité. Kamel, tu veux visiter quoi ? C'est l'autoroute.

Je veux visiter quoi ? Je veux visiter le musée Guggenheim à Bilbao.

Il est magnifique.

Le musée Guggenheim, ce n'est pas un musée, d'abord c'est un stade de foot.

Tu ne connais rien, c'est l'athlétique de Bilbao.

Kamel,

tu es quand même content d'être avec nous, la vérité, non ? Oui, je suis fou

de joie.

Voilà. Fou de joie.

Très bien.

Enfin.

Il a l'air gentil, Farid. Ouais, c'est pas grave.

Tu sais qu'on travaille même ensemble.

On a ouvert une petite boîte de nettoyage.

Et moi, je fais la compta.

Et toi, avec Kamel ? Oula, avec Kamel... Comment je pourrais définir cette

relation ? Tout en, avec ton métier, le mot n'a pas été compliqué à trouver.

Ouais, c'est vrai.

Elle m'a payé 90 000 fois, t'es malade ou quoi toi ? Ça se discute. Mais

comment ça, ça se discute ? Mais Alain dit que là que ça compte 2 par saison.

Mais Alain, parce qu'il y a des brognes frère. Sinon, moi tu me mets des

brognes, mais Alain je lui mets des esquives. Je le mets à terre.

Mais t'es bidon, arrête. Mais bidon de couille, il est malade c'est vrai.

Alain, à 1-1 je le froisse.

Je lui fais un zigzag, mais il dort par terre.

Ah oublie cousin.

Je la connais, elle est dans le quartier à Bruxelles.

Elle aussi elle va au bled. Elle prend la même route que nous. Elle s'appelle

comment ? Yasmina.

Mais tu sais qu'elle fait la resta de fou elle.

En plus son daron c'est Tonkpo.

Tonkpo ?

C'est qui ton pot ? Tu connais pas ton pot ? En gros, le daron de Yasmina, c

'est Mohamed Kissi.

Mohamed Kissi, il a joué ton pot.

Dans Kickboxer, avec Van Damme, tout ça.

Je sais pas.

Comment ça, tu connais pas Kickboxer ? Je sais pas, ça me dit rien. T'as grandi

où, toi ? C'est pas possible, tout le monde connaît Van Damme. Tout le monde

connaît ton pot. N'importe quoi.

Ça va ? Tu connais Kickboxer, toi ? Ouais, il est signé avec Van Damme. Van

Damme, déjà.

Mais voilà, ça c'est ma cousine, elle connaît les vrais bails.

Grandis un peu, hein. Hé, frère, toi, toi, on va te donner des cours. Ouais,

ouais, c'est ça.

Ce colosse.

Et t'es en train de filer un coup de pied dans un pilier ? Moi ! Le plat tout

effrité, mais tu sais que c'est un classique ! C'est un classique ! C'est

pas un kickboxer ! Il le démarre, il le démarre.

Ma mère, il le démarre ! Ma mère, c'est vrai ! Faut t'aller dormir ici ? Allez,

on y va.

Oh là, il est saoul, ton cousin. Vas-y.

Oh, Kemal ! Attends, Fieu ! Tu reproches à nos padres de tracer et tu fais la

même chose ? Non, c'est pas pareil.

Moi j'ai un objectif, je ramène cette voiture au village et je file à Los

Angeles.

Tu vas à Los Angeles ? T'es un américain toi !

Depuis longtemps, ils en rêvaient, de la ville et de ses secrets, du formica et

du ciné.

Les vieux, ce n'était pas original, quand ils s'essuyaient machinal, d'un

revers de manche les lèvres.

Mais ils savaient tous à propos, tuer la caille ou le père d'eau, et manger la

tombe de chèvre.

Pourtant...

Que la montagne est belle Comment peut

-on s'imaginer En voyant un vol d'hirondelles

Que l'automne vient d'arriver Toro, Toro !

Toro ! Tu te rappelles, Kamel ? Quand vous étiez petit, on

jouait à ce jeu avec tes sœurs. Je me rappelle.

Ça a l'air trop cool mon jeu comment ? La règle est très simple. Dès que tu

vois un taureau, tu prononces le mot taureau deux fois et tu remportes le

point. Taureau, taureau.

Ça y est, c'est parti. J'ai déjà un point.

Ils ont tout préparé. Tous, tous, tous.

35 tickets. On va danser.

Il est où ? Robert Pires.

Robert Pires.

Come on.

Kamel, viens, Robert Pires, viens ! Pires ! Pires ! Bonjour,

monsieur Pires. Bonjour.

Je peux faire une petite photo ? Ouais, ouais, bien sûr.

Kamel ! Kamel, viens, viens, Pires ! Oh là là ! Arsenal, équipe de France !

Bientôt, au revoir. Ouais, bientôt, ouais.

Kamel, où en vas-tu ? Bonjour.

Qu'est-ce que tu fais là ? Ben, on est en famille.

Tu connais mon cousin ? Ouais, bien sûr, c'est mon archi, il a fait les plans de

ma maison à Ibiza.

Et toi, qu'est-ce que tu fais là ?

Avec mon ami Nabil, on va au Portugal voir la famille. En voiture ? Bah ouais,

pourquoi pas. Mais ça c'est pour vous, pour la route.

S'il vous plaît, s'il vous plaît, ça me ferait plaisir. Merci beaucoup. A

bientôt, bonne route.

Grand joueur, magnifique.

Bonne route, au revoir.

Hey Pires, Pires, attends, sans rancune pour la Coupe du Monde, on vous a tapé d

'avoir le Portugal depuis l'Espagne.

Ouais mais à la fin, on vous a quand même tapé, non ? Allez, moi je me sais

bien débusquer ton jeu.

C'est bon, on y va.

On y va où ? On y va, c'est bon. On vient d'arriver.

J'ai les pieds tout gonflés là.

Calme-toi.

Arrête le stress.

C'est bon.

Là ! Toro, toro ! Non, non, non, pas pour moi. Bah non, t'as pas prononcé le

mot toro deux fois ? Si, si, je l'ai dit dans ma tête. Bah non, tu triches là, t

'as dit qu'il fallait le dire deux fois. Non, non, non, attendez, attendez,

attendez. Chez les Bélaïsas, il n'y a personne qui triche. Le point, il est

pour Sophie.

Classe. Voilà, classe.

Maman, arrêtez.

Elle l'a dit.

Quoi, mais dans ma tête, j'ai dit toro, toro ? Non, non, il faut le dire, c'est

toi qui as expliqué les règles.

C'est magnifique toutes ces couleurs. C'est beau, hein ? C'est très très beau.

Là-bas c'est les bâches oranges, ça c'est les hollandais. Et ça c'est les

français avec leurs bâches bleues. Et là les beiges, les bâches oranges aussi.

Mais qu'on n'a pas de personnalité, on copie toujours les voisins.

Regarde en bas.

Et lui là, la nouvelle génération, continue par la route.

Bon après c'est pas les mêmes voitures ni les mêmes bagages, mais au moins ils

sont là avec nous.

Et avec Farid, vous faites le trajet tous les ans ? Non, une année sur deux.

On a le terme entre Litanie et le Maroc.

Eh, c'est en italienne, hein ? Tu sais que j'aurais pu finir pour moi. Pour

quoi ? Vous êtes sur glace ? C'est quoi, ça ?

Eh,

vas-y, vas-y, oublie le cousin.

C'est bon, tu vas devoir faire ton sport. Vas-y, lâche-moi.

C'est bon, j'ai trouvé des chambres d'hôtel.

Non, non, non, je vais dormir ici.

Comment ici ? Maman, tu ne vas pas dormir par terre à ton âge.

On a toujours fait comme ça, ne t'inquiète pas, je suis en pleine forme.

On ne va pas laisser les affaires comme ça à la merci des voleurs.

Tata, tu crois vraiment que les voleurs vont prendre tes vieilles affaires ? En

tout cas, moi je reste là avec Nina.

C'est bien, c'est bien. Moi je dors à l'hôtel.

C'est hyper étonnant. Non, mais vas-y, va à l'hôtel, parce que t'as raison,

sinon tes Jordanes, elles vont te prendre froid. Donc vas-y. Bon, allez.

Mon précieux.

Non, ça suffit, là.

Bouffon. C'est bon, papa, à chaque fois, tu le défends. Non, je le défends pas.

Mais tu le défends tout le temps. Non, je vais dormir, moi, chérie.

T'es sûre que tu restes ici, toi ? Oui, je reste là, maman. Moi, j'ai envie d'un

vrai lit, tu vois. Oui, bah, vas-y. Kamel, tu m'aides, s'il te plaît, c'est

lourd. Non, mais sérieux, les gars, restez comme avec nous, là. Ah ouais, ça

vous fera des souvenirs.

Non, non, désolée, mais là, c'est au-dessus de

Allez ! Uma ? Je

crois que mon frère, il est vraiment perdu.

Pourquoi tu dis ça ? Je sais pas, j'ai l'impression qu'il a vraiment peur pour

ses baskets à 2500 balles. Hein ? 2500 euros ? Ouais, et papa il cautionne ça,

et je comprends pas pourquoi.

Non, c'est trop, ça va chaud ma gueule, c'est pas normal ça.

Ouais, t'as raison.

C'est exagéré.

Franchement, cette génération est spéciale.

J'ai renoncé à comprendre.

Il est loin le temps où on courait pieds nus dans le village.

On allait laver les couvertures à la rivière.

Notre bonne machine à laver naturellement.

Tu te rappelles quand nos grand-mères tissaient les tapis ? On leur préparait

la laine.

C

'est

une nouvelle époque.

Fiston, tu vas où ? Finalement, je vais dormir dehors, moi aussi, ce soir. Ah

bon ?

Bah ouais, avec les voleurs et tout, il faut bien quelqu'un pour protéger Mima

et Gwen.

On sait jamais.

Il sait se défendre, lui, maintenant ? Si t'arrêtais de le gâter, peut-être,

oui. Mais c'est quoi, le rapport ? Mais tu sais très bien.

Tu le surprotèges, là, en permanence.

Laisse-le tranquille, un peu.

Si on fait des enfants, c'est pour en prendre soin.

Sinon, on m'en fait pas.

C'est pas un joueur, c'est un gardien, frère. Choisis un vrai joueur. Choisis

un Bouffal, un Ziyech... Mais OK, Bouffal, il est fatigué, tout le joueur,

ça y est.

Wesh, c'est qui, lui ? Tranquille, les frères, c'est mon cousin, c'est la

famille.

C'est pas les vrais Travis Scott, ça ? Non, non, ça, c'est des fausses, ça.

Des fausses. Bien faite pour des fausses, quand même.

Wesh, les frères, vous êtes sérieux ou quoi ? Non, non, ça, c'est des... C'est

des fausses, moi, j'ai pas les thunes pour me prendre les vrais, non.

Je les ai trouvées aux puces de Clignancourt, celles-là.

Vas-y, fais ton... Ah ouais, tu parles de Bono. Comment ça, Bono ? Par exemple,

propose-lui un bon joueur. Mais, Raphaël, le robot distingué, tu crois qu

'il a grandi à Monaco ? Mais quel robot distingué ? Il a grandi en France, il

fait l'ancien, là. Il est trop chiant. Si tu me donnes des défenseurs, tes

choix, vraiment, ils sont bizarres. Il a mis des coups francs, ça y est.

Rache-toi de là.

Malaise, lui. Tu fais des bons choix, frère.

Gauthier.

Ouais, tu t'appelles vraiment Gauthier ? Oui, c'est son prénom.

Gauthier, allez, monte dans ta chambre, il est tard.

C'est bon, papa, laisse-moi. Je fais ce que je veux.

Gauthier.

Non, je remonte pas, non.

Je vais relayer Mima pour monter la garde.

Et baisse ton pantalon, là !

Ah, papa, ça va ?

Allez, debout, debout.

Maman, on se réveille maman. Allez, allez, allez.

Calme-toi, calme-toi, calme-toi. Allez, allez, debout.

Allez, on se réveille. Allez,

sinon on va se prendre les embouteillages. Il ne faut pas faire des

trucs comme ça, Kamel.

Kamel, comment tu peux laisser ton fils dépenser de l'argent comme ça pour ses

baskets ? Ses deux mois de salaire de son grand-père avec lever à 3h du matin,

tous les jours à se casser le dos. Maman, je travaille très dur pour

réussir. Les autres, ils ont papa, maman pour payer les grandes écoles et tout ce

qui va avec.

Bon, on m'a pas fait de cadeau.

Tout ce que j'ai, je l'ai pris à la sueur de mon front.

Tout ce que j'ai, maman, j'ai mérité.

Alors c'est vrai, je gagne bien ma vie. Je gagne très bien ma vie. Mais j'ai pas

envie que mes enfants vivent la même chose que moi.

La même chose ? Oui.

La même chose ? Ouais. De quoi tu parles ? Zama, on t'a élevé dans la misère ?

Oui. On t'a élevé dans la misère. On avait presque rien, on vous a donné le

maximum. Avec nos petits salaires... On vous a éduqué. On a élevé une famille de

trois enfants.

Avec nos petits salaires, l'assiette, elle était toujours pleine.

La même chose.

Comment vous avez réussi à faire ça, Mim ? Avec la baraka. Mais apparemment, ça

suffit pas.

Vous pouvez être fière de vous.

Oh non, qu'est-ce qui s'est passé là ? Il y a toujours des accidents.

Papa, c'est par là ? C'est pas du tout, c'est par là.

C'est où ? La droite ou la gauche ? La gauche. Non, non, c'est pas par là du

tout. Mais le GPS, il dit ça. On est déjà passé par là. Oui, on est passé par

là deux fois. Je te l'avais dit, quand même. Mais je peux pas savoir si le GPS,

il dit ça. On va jamais sortir de là.

Non, mais là, tu vois, c'est cette route-là qu'on doit récupérer.

Je suis vidé, frère.

La voiture, c'est comment ? Je ne sais pas, gros. C'est ton daron qui gère.

C'est vrai que le tien, ce n'est pas un as. Non.

T'as dit quoi, là ? Il est malade ou quoi, lui ? Regarde, mon gros, regarde.

Il nous a français, la coupe du monde, nous.

Allez, c'est bon.

On va s'asseoir. Fous, quoi, lui.

Mes jambes me lancent.

Je ne savais pas que tu aimais la lecture en temps.

Je sais que tu lis les journaux, les annonces.

Des mariages et des décès.

Peut-être un éventail, s'il te plaît ? Je sais pas.

Eh, Fatima ! Fatima !

Ça

veut dire quoi, en fait, Moros ? En fait, ça veut dire les morts. Mais c'est

une insulte envers les Arabes.

Sérieux ? T'aurais dû me le dire.

Bah je sais pas, je t'aurais aidé.

Vas-y on va aller voir là. Vas-y c'est encore au parking.

C'est trop tard là, ils sont partis.

Tiens tiens, regarde regarde.

T'as vu je t'avais parlé de ton pot.

Ouais.

En gros c'est la meilleure séquence du film là.

Qu'est-ce qu'il y a avec les coups de tibia ? C'est une taillerie.

C'est ouf.

Ouais mais je vois, je vois.

Tu le regardes à l'en-dessus.

Ils sont mortels, ces cons.

Vas-y, regarde, des meufs, y en a 800, cousin, regarde. Pas des meufs.

Vas-y, tu m'as saoulé. Vas-y, regarde, regarde.

Vas-y, tu regardes pas, t'es pas avec moi.

Des meufs, t'en trouves à tous les coins de rue. Oui, d'accord.

T'es pas avec moi, là. Mais si.

Eh, tu l'auras jamais, ça sert à rien.

Lui, ton pouls, il sera toujours là pour toi. Bon, OK, allez.

Rien de méchant, juste une petite fuite. Un peu de liquide de refroidissement et

c'est bon. C'est bon, ça, je sais le faire.

Quoi ? Tu te souviens ? Souviens de quoi ? Là, là.

Ton padre siphonnait l'essence des camions, tu te rappelles ou pas ? Je me

souviens pas. Non ? Mais ouais, les espagnols les ont captés, ils ont délité

comme des lapins, ça nous faisait rigoler.

Je me souviens pas, c'est il y a 30 ans. Je me souviens même pas de ce que j'ai

mangé hier.

C'est bon, on peut y aller, on peut reprendre la route ? Ouais.

Ça va ? J'ai le temps de me laver les mains.

Allez.

Surtout, vous ne pressez pas, prenez votre temps.

Allez, on y va, on y va.

Allez.

Mon pote est si désagréable.

Allez, on se mène.

Oh, allez ! Oui, oui, c'est bon, j'arrive.

Oh, eh ! Oui, c'est bon, j'arrive ! Oh là là, doucement, Kamel,

sérieux !

Mima,

elle est montée avec les Belges ?

Ça craint.

Oh, la belle vie.

Sans amour, sans souci, sans problème.

Oui, la belle vie.

On est seul, on est libre. Et on traîne.

On s'amuse à passer sans peur du

lendemain.

Des nuits blanches qui se penchent

sur les petits matins.

Mais la belle vie sans amour, sans

souci, sans...

Maman, franchement, tu vas faire la tête en cours pendant longtemps ? On oublie

un sac, une veste.

Mais comment on peut oublier sa mère ? Je suis revenu de suite, arrête. T'as

abandonné ta mère, Kamel. T'as abandonné ta mère.

Papa et toi, c'est pas 30 minutes que vous m'avez abandonné, c'est 6 ans.

6 ans ! C'est quoi cette histoire ? Attends, quoi ? Vos grands-parents, ils

m'ont abandonné au bled.

Abandonné ? Mais t'étais chez ta grand-mère, tu manquais de rien.

Manquais de rien ? S'il te plaît ! Mais t'avais toute la famille autour de toi.

Attends, papa, t'as vécu au Maroc ? Au Maroc ? C'est pas le Maroc que vous

connaissez, c'est un trou paumé.

Glette ! Y'avait rien et je dormais par terre.

Mais toi, tu es écolo ? Je marchais 2 km le matin, 2 km le soir.

Midi, il n'y avait rien à manger. Il n'y avait pas de cantine. 2 km, il fallait

rentrer. 2 km, il fallait partir.

Il n'y avait pas d'eau. Il fallait aller à la fontaine.

Chargé comme une mule avec des bidons.

Je rentrais, j'étais crevé.

Mais ce n'est pas le pire.

Je vendais des cigarettes dans la rue.

Ouais, au détail, je vendais des cigarettes.

Tu as vendu des cigarettes ? Vous n'avez pas le droit.

Papa et toi, vous n'avez pas le droit.

Vous m'avez sacrifié.

Je ne vous ai rien demandé.

Mes soeurs, je ne les connaissais pas. Je ne les ai pas vus grandir.

Vous avez mis de la distance entre nous.

Le temps l'a perdu.

Jamais je ne vais le rattraper.

Je voulais être avec vous.

Quand on est venu en France pour travailler avec ton père,

On pensait que ce serait que pour quelques années.

On voulait que tu sois scolarisé là-bas pour que ce soit plus simple quand on y

retournerait définitivement.

Mais petit à petit, les plans ont changé.

Petit à petit, la France est devenue notre pays.

On était contents de retourner au Bled pour voir notre famille, retrouver

les souvenirs d'enfance, mais...

En vérité, on était tiraillés entre ici et là-bas.

Et on l'est encore aujourd'hui. J'avais 5 ans, je savais rien moi de tout ça.

J'ai fait la misère aux grands-parents, c'était pour revenir en France. Et

revenir en France, c'était pas fini.

Tous les petits de la cité me traitaient de blé d'Arklando. Pas un seul mot

français, je savais pas parler.

C'est pas ça le pire.

C'est que j'avais pas de chambre comme mes soeurs.

Je dormais dans le salon.

Comme un étranger.

Au bled, j'étais pas chez moi. Chez moi, j'étais pas chez moi.

Un étranger !

Si

je pouvais revenir en arrière, jamais, jamais je ne l'aurais laissé.

Je m'en veux beaucoup, je regrette, je suis désolé, je suis désolé.

Excuse-moi, excuse-moi.

Sous-titrage ST' 501

C'est comme

une cabane.

Attention.

Merci. C'est incroyable comment tu ressembles à ton père.

Il manque plus que la moustache.

Tu réponds pas ? Non, c'est le boulot.

Tenez, enfants.

Merci. Merci, Mima.

Mima ! Papa, arrête-toi ! Ça va ? Mima, arrête-toi !

Hey, t'inquiète pas.

Ta maman, c'est une vaillante.

Elle s'en sortira.

Je suis une dure à cuire. Vous allez pas

vous débarrasser de moi comme ça.

On dirait Benzema avec ton bandage.

Ah bon ?

Maman, je t'aime.

Viens là.

On y va ? Oui. Allez, tu prends mon sac ? C

'est bon, t'as plus mal ? Non, j'ai plus mal, pas un peu.

On peut reprendre la route ? Bien sûr, on va pas rester là. Allez, on reprend

la route. On a pris suffisamment de retard. Allez.

Hé, Kamel, ça fait des années que le Paris-Dakar passe par ici.

C'est pas un rallye qu'on fait.

Tu as du second degré. Tu n'as pas fait une école d'humoriste en Belgique ?

Arrête de faire chier tout le monde.

Je fais chier tout le monde depuis le début du trajet. Arrête de servir.

Tranquille. Comment tranquille ? Tranquille. Toi, tranquille.

Non, non, non. Attends, attends. Il faut qu'on parle.

Pour qui tu te prends, en fait ? On te rend des services. Tu ne dis ni merci,

ni sourire, ni bonjour, ni rien.

Tu es qui, en fait ? Pourquoi tu fais ton déconnecte comme ça ? Calme-toi.

Non, j'en ai marre, non. Calme-toi.

Sinon quoi ? Tu vas faire quoi ? Tranquille, papa.

Tranquille. C'est bien, Kemal. C'est bien.

Continue comme ça.

Vas-y, frappe.

Frappe-toi ta mère ! Arrête ! Fais-le ! Frappe-moi devant ta mère ! C'est ça que

tu veux laisser comme souvenir ? C'est ça ton exemple devant les jeunes ? C'est

comme ça qu'on fait ? Hé ! On est une famille, nous ! Et toi, t'es architecte

! T'es censé construire, pas détruire ! Tu comprends ça ? J'en ai marre de toi !

One leg, j'en ai marre de toi ! Au début, je suis venu avec le cœur, moi !

Non, lâche-moi ! Tu sais quoi ? Excuse-moi, Mima, je vais plus faire le

voyage avec vous.

Ça y est, j'en ai ras-le-bol.

C'est pas contre vous, c'est contre lui.

Avec ton comportement de merde.

Venez, on se casse.

Fais la route tout seul, c'est bon.

Vas-y, viens, viens, maman, viens.

Inbécile, toi.

Putain, c'est pas possible d'être comme ça.

Vas-y, maman, maman, viens, mon.

Laisse-nous pas tirer en vacances, en famille.

Je reconnais pas la route. On est perdus.

Tu te souviens ce qu'il disait, papa ? Quoi ? Faut pas rester dans le rond

-point. Attends, non.

Faut prendre une direction.

Quitte à se tromper, faut prendre une direction.

C'est comme ça qu'on avance.

Ça va ? On est où ? Je vous emmène à la Lambra.

La Lambra ?

Se fermer.

Au moins, j'aurais tenté le coup.

On reviendra une prochaine fois. Non, non, non, c'est bon là, papa, on y va.

T'es chiant, en fait.

Allez, on escalade ce que tu veux et on y va. Allez ! Tu as raison, Binti.

Elle a raison. Moi, j'ai toujours respecté les règles. Je peux au moins

une fois dans ma vie faire un petit écart.

Et on fait rien de mal.

Attends, Binti, attends, j'arrive. Maman, tu vas pas faire une garde à vue

à ton âge ? Mais arrête de me parler de mon âge. Dès que je fais un pas, tu me

parles de mon âge. J'ai pas 120 ans, je suis en pleine forme même pour faire la

garde à vue. Maman ! Attends, Brunaëlle, j'arrive. Attention, maman. Attention.

Allez,

allez, on y va.

Après tous ces trajets, je n'ai jamais visité ici.

Jamais. C'est l'une des périodes les plus fastes du monde arabo-musulman. C

'est des Arabes.

Oui.

Tu sais, quand t'es née, Mima, elle voulait que je t'appelle Tariq. Oui.

Comme ton grand-père. Oui, c'est vrai. En référence à Tariq ibn Ziyad.

C'est qui ? C'est un stratège de guerre, un commandant musulman qui a conquis l

'Espagne. D'ailleurs, le détroit Gibraltar s'appelle comme ça par rapport

à lui.

J'appelle Tariq.

Ce qui signifie la montagne de Tarik.

C'est un héros, alors. Oui.

Quand j'étais petit, je prenais la route avec papa.

Il y avait maman aussi.

On descendait dans le sud de l'Espagne. Et là, on rentrait dans les stations

essence. Tu avais les cartes postales avec les photos des jardins de la

Lambra. C'était magnifique. Moi, mon rêve, c'était de visiter.

Mais avec papa, impossible.

Parce que la route, c'était la route.

Il n'y avait rien. Ils s'en foutaient. Il n'y avait rien.

Comme la fois où j'ai fini majeur de ma promo à Marseille.

Pas de félicitations, rien.

Sans foutre.

Rien.

Et voilà.

Admirez cette splendeur.

C'est incroyable.

Bon, moi, à partir de maintenant, il faut m'appeler Tariq.

Ah, c'est bien.

Tariq ibn Kamel.

Tariq, le fils de Kamel.

Je ne sais pas si c'est ma mère qui est rapide ou ma femme qui est l'autre.

Qu'est-ce qui se passe, là ? C'est rien, c'est un contrôle de police.

Putain, ils nous ont retrouvés.

Papa, baisse pas la vitre, c'est des faux piques.

C'est n'importe quoi.

Si, si, elle a raison, ça existe, les faux barrages.

Attention, Kamel. Vous voulez pas arrêter avec votre paranoïa ? Papa, est

-ce que t'as jamais vu des piques avec des baskets ? Kamel, redémarre.

Redémarre, s'il te plaît.

Sophie, prends le volant. Le mec, qu'est-ce que tu fais ? Camille,

Camille, Camille ! Ne touchez pas ! Lâchez-moi !

Allez,

fous le camp ! Soufiane, reviens ! Putain de voleur ! Tous les ans, c'est

pareil ! Merci,

Farid. De rien, c'est dangereux sur ces routes.

Comment vous avez fait pour nous retrouver ? C'est Soufiane, il a

localisé le téléphone de ses cousins.

On avait peur qu'il vous arrive quelque chose par ici.

Je suis vraiment désolé.

J'ai honte.

Pardon.

J'ai déconné.

Je me souviens qu'on était petits.

Je me souviens qu'on avait volé les pommes, qu'ils nous ont mis contre le

mur, nous enlèvent le tee-shirt, qu'ils ont fouetté.

L'arme fatale d'Amin Barak.

Ça va ? Ça va ? Ça va, ça va.

Qu'est-ce qu'il fait, là ? Allez, on y va, on y va.

Pourquoi t'as pas...

Excusez-moi, excusez-moi.

Qu'est-ce qu'il y a ? Excusez-moi, j'ai une question très importante à poser à

Farid.

Ah, on écoute. Pourquoi depuis le début de ce voyage, on ne t'a pas vu conduire

? Je t'expliquerai. Comment ça, tu ne l'as pas dit ? Ah non, c'est trop long.

Pas le temps, pas le temps.

Une autre fois.

On n'a pas le temps.

Madame, alors, quelqu'un maîtrise la langue de Cervantes ici ? Ah non, mais

ouais, je connais, c'est la langue des Cervantes. T'as doublé ? T'as doublé ou

je suis pas triplée ? C'est de l'espagnol, c'est pas grave, c'est de l

'espagnol. C'est pas grave, moi je sais, moi je sais, t'inquiète.

Maman, tu vas pas te ridiculiser quand même. C'est bon, papa, laisse-la parler,

vas-y, m'immente, écoute, allez.

La pâte, c'est bon, papa ? Allez, oui, m'immente.

Elle va pas s'afficher. Il n'y a pas d'affiche. Ça fait des années que je

traverse ce pays, c'est rentrer tout seul dans la tête, c'est facile. Ah oui,

avec le temps. Por favor, señorita. La carretera de casa de los zapatos

de tortilla y patatas y agua.

Yo repito.

La carretera de casa de los zapatos y tortilla de patatas

y agua.

Non, c

'est

trop

tard, elle est partie, ça y est.

C'est qui, c'est qui ? C'est rien, c'est le boulot.

Bah vas-y, décroche.

Je sais pas, je conduis, là.

C'est bon, on remonte.

Arrête, j'en ai besoin pour le GPS.

Sophie ! Sophie, je suis désolé.

Le voyage à Los Angeles, c'est juste pour ton boulot, en fait.

En fait, c'est pour vous que j'ai fait ça. Ah bon ? T'es sûr ? Bah oui, pour

qui sinon ? Lâche-moi ! Tu le fais pour nous ou tu le fais pour toi ? Mais qu

'est-ce que tu racontes ? C'est pour toi que tu l'as fait, hein ? Pour surmonter

tes complexes, c'est ça ? Mais là, tu vrilles totalement.

Bon, réponds à ma question, Kamel ! Tu le fais pour nous ou tu le fais pour toi

?

Ben voilà.

Tu changeras jamais.

Tu me dégoûtes.

Désolé, c'est moi j'ai réussi.

Qu'est-ce que t'insinues là ? C'est pas de ma faute si t'es une romancée ratée.

Maman ! Maman !

Ma chérie, c'est impossible pour moi d'arriver au village sans ma belle

-fille. Impossible.

Ça va jaser. Elle est où, Sophie ? Pourquoi elle n'est pas venue ? Je te

jure, ils vont me mettre la tête à l'envers. Je suis désolée, Mima, mais

là, je ne le supporte plus. J'ai besoin de prendre un peu de distance.

Non, non, mais c'est vrai. Des fois, mon fils, il est bête. Et de sa claque, il l

'a mérité, mais c'est un gentil.

Franchement, ça va nous faire du bien de nous séparer un moment, d'accord ? Parce

que la promiscuité dans la voiture, ce voyage, tout ça, c'est compliqué.

Mais comment vous avez fait pendant le Covid ?

Sophie, Sophie, il faut que je te dise quelque chose.

J'ai lu tes notes dans le carré. Quoi ? Comment ça, vous avez lu mes notes ?

Mais il est au courant, Kamel ? Non, non, non, il sait rien, il sait rien. C

'est bien, elles sont intéressantes, tes notes. Mais c'est pas le vrai voyage.

Tu fais comme dans notre livre, là. Tu écris bien, oui, mais tu vois pas.

Tu décris les choses, la couleur des bâches, le pique-nique, les gens qui

font la route.

Mais ce voyage, c'est plus que ça.

Regarde, on est serré dans la voiture, collé côte à côte, il fait chaud, c'est

pénible, mais on est obligé de se parler, on est obligé de s'écouter, on n

'a pas le choix.

Et des fois, on crève des abcès.

On se retrouve, on se découvre. C'est le seul moment, c'est le seul moment où on

se retrouve vraiment avec nos enfants.

Et où nos enfants, ils apprennent de nous et nous, on apprend de nos enfants.

Regarde, ça fait plus de 40 ans que je fais ce voyage aller-retour.

Et encore aujourd'hui, j'apprends des choses.

La Lambra, je passe devant tous les ans.

Je ne savais même pas que ça existait.

Ce voyage était très important pour le papa de Kemel.

C'était sa façon à lui de garder le lien avec la famille, de ne pas perdre ses

racines. C'est ça qu'on essaie de transmettre à nos enfants et à nos

petits-enfants.

C'est notre héritage.

Et si tu veux finir le livre, il faut finir le voyage.

Chérie, je suis vraiment désolé.

On ne sait pas ce que je t'ai dit.

Tu es l'amour de ma vie.

Je ne peux pas vivre sans toi.

Tu sais quoi ? Je m'en fous de ce projet avec Hikatari.

Tu ne me crois pas ? Regarde.

Qu'est-ce que tu fais là ? Comme elle disait ma mère, vous faire confiance à

la maraca.

Attends.

Bonjour,

c'est Kamel Benaissa.

J'ai un message pour son excellence. Arrête, arrête, arrête. Calme-toi.

Calme-toi.

Sachez que je me retire du projet.

Voilà.

Fini les mensonges.

Je ne veux plus qu'on se mente.

C'est bon.

Il n'y a pas de place. Si il y a de la place, il n'y a qu'à se lever celui-là.

Pardon, monsieur.

Vous pouvez vous lever.

On est beaucoup, nous, on doit s'asseoir. Parce que vous prenez toute

la place.

Pourquoi tu veux me réveiller ? Parce que vous prenez toute la place,

justement. Ma femme ne peut pas me réveiller.

C'est quoi cette agressivité ?

Où est le problème ? Il y a de la place.

Assieds-toi. Assieds-toi, assieds-toi.

Viens, viens. Viens t'asseoir par ici.

Regarde là.

Regarde la place là.

Viens ici, viens, viens.

Il n'y a pas de place ? Il y a de la place.

Tout le monde est content.

Allez, c'est bien.

Salut. Tariq.

Enchanté. Salut.

Regarde, tu vois là-bas ? Ouais. Ça, c'est le rocher de Gibraltar. Tu connais

son histoire ? Non, mais je t'écoute.

Vas-y, dis-moi tout.

Alors, en fait...

C'est en référence à un ancien commandant musulman. Ah ouais ? Qui s

'appelait Tariq, lui aussi.

Ok. Tariq ibn Ziyad.

Et en gros, c'est après qu'il ait compté l'Espagne qu'on a renommé ce

déploiement.

Chebel Tariq, qui veut dire la montagne de Tariq.

Elle sent pas ton histoire ? J'aime beaucoup.

Si t'en as vu comme ça, n'hésite pas.

J'en ai, j'en ai.

T'as snap ? Ouais, ouais.

Carrément. Tu me notes ? Tiens, t'es avec.

Ça va

?

Je

te parle d'un truc.

J'écris sur...

Qu'est-ce que vous faites là ? On n'est pas stressés.

On a fini par arriver à Hollywood.

Et ici, on voit bien que tu vas en voir des cow-boys et des indiens.

Le plus important, c'est la famille.

Sous-titrage

MFP.

C'est bleu majorelle.

Et ça, ça ne bouge pas. Tu laves, tu relaves.

La glace à Dallas.

Bonne gamme.

Elle est belle.

Comme quand on était petits.

J'ai un truc important à te dire.

Quoi ? En fait,

j'ai profité de ce voyage pour écrire dessus.

T'es sérieuse, là ? Oui.

Et d'ailleurs, ta mère m'a bien aidée pour l'écriture. Ma mère ? Oui.

Donc voilà, mes principales idées sont là. Tu seras le premier à le lire.

Avant mon éditeur.

Si ça te plaît, on publie et...

Si t'aimes pas, on jette, premier.

T'es tombée sur la tête ou quoi ? Tu m'as pourri.

Et là, t'as fait pire.

Quoi ? T'as utilisé tout mon quartier pour écrire ton livre de merde.

Et maintenant, tu utilises toute ma famille.

Putain ! T'as bien caché ton jeu.

De toute façon, je savais. T'as toujours eu que du mépris pour les classes

populaires. Dans la petite bourgeoise.

Méprisante ? Ouais.

Méprisante pour la classe populaire ? Non, mais tu t'entends, là ?

T'entends ce que tu dis ? Mais ça va pas ou quoi ? Tu crois quoi ? Moi aussi j'ai

galéré. Moi aussi j'ai été écrasée par ce milieu. Je me suis battue pour en

arriver là, Kamel, pour écrire des livres. T'as été écrasée par quoi ? T

'étais dans des écoles privées, t'avais une piscine, t'allais au ski, tu faisais

du cheval. Arrête, arrête, arrête, tu deviens arrogant là. T'avais des

goûters, t'as été écrasée par quoi ? Mais arrête ! Regarde-toi ! Regarde-toi

! Depuis le début de ce voyage, tu méprises tout le monde.

Tu regardes personne, tu penses qu'à toi. Tu profites de rien, tu profites de

personne.

Mais t'as raison. T'as raison, finalement, je suis qu'une romancière

ratée. C'est ça que tu veux entendre ? C'est bon, lâche-moi.

Ouais, je te lâche, ouais.

Je te lâche, je vais te prendre le verre, tu sais quoi ? Tu sais quoi, la

petite bourgeoise, elle t'emmerde.

Les enfants, restez là.

Je t'ai jamais tapé.

Mais wallah, tu mérites une claque ! C'est bon, maman, arrête, s'il te plaît,

c'est pas le moment. Non, non, non, non, toi, arrête.

Toi, arrête. T'as même pas respecté ton cousin Farid, hein, qui t'aime. Regarde

-moi quand je te parle.

Et toi, Zahma, tu vas défendre les classes populaires. Qu'est-ce qui se

passe dans ta tête ? Avant, tu me racontais tout. Je savais toute ta vie,

ton travail, tes projets. Mais maintenant, tu racontes plus rien. Alors

que tu veux plus parler, y a pas de problème.

Mais laisse ta femme raconter les histoires ! Elle les raconte très bien

et avant de la juger, commence par lire ce qu'elle a écrit.

C'est par là. Ok.

Voilà, c'est par là.

C'est à droite, là ? Oui, oui.

Voilà, les enfants.

On arrive dans le village de vos ancêtres.

C'est là où je suis née.

Ah, c'est vraiment ici ? Tu te rappelles ? Tu te rappelles la route, là ? Bien

sûr, je me souviens.

Je suis assuré.

C'est le meilleur.

Ça va ? Non, ça ne va pas.

Ça fait des années que je ne t'ai pas vu.

Qu'est-ce qu'il y a ? Je t'ai fait quelque chose ? Non, non.

C'est le mariage de mon fils. Tu ne le connais même pas. Tu ne l'as jamais vu.

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Qu'est-ce que je t'ai fait ? Tu

es mon frère.

Et tu viens à Marrakech.

Je l'ai su que tu es venu à Marrakech.

Tu n'as pas appelé. Pourquoi ? Appelle-nous.

Viens te voir.

Après tout ce qu'on a passé, allez, viens.

Tu m'as manqué.

Toi aussi, tu m'as manqué. Les enfants !

Venez, ça c'est mon cousin Mustapha. Il a grandi en crampe.

On a fait les 400 coups. Et ça c'est Gwenaëlle.

Super joli prénom.

Et le papa, le salopard.

Dans le placard de la cuisine.

Prends les valises toi. Allez.

On a la clé de la voiture.

Merci Fatima.

Mais la vue a beaucoup baissé.

Ça m'étonnerait que je puisse la conduire. Ah, mais tu sais, à notre âge,

il y a tout qui baisse.

Sauf le cholestérol. Ah oui.

Tonton, tu peux l'offrir à tes fils.

Ils vont être super contents.

Tu peux l'offrir toi-même.

Tu as fait toute la route avec ça ? Oui.

Tu es aussi fou que ton père.

Bienvenue chez toi.

Ça fait des années que je ne suis pas venu ici.

Dans la France, c'est un vrai chantier.

Oui.

On a essayé de faire les choses bien.

Ça ressemble un peu à la Lambra, non ? Oui, c'est une idée de ton grand-père,

là. Mon père ? Oui.

Lui, il nous a donné les plombs.

Et nous, on l'a suivi à la lettre.

Ok, c'est dit.

Alors, voilà.

Voilà.

Il nous a donné ça.

C'est mon projet d'étudiant.

Je l'avais jeté à la poubelle.

Et au fait, Brad Pitt, tu l'as géré, Princesse Casemiro ? Vas-y, toi.

Il m'a chipé.

Younes, tu choses du combien ? Allez, dis-moi.

38, 39, 41, 42.

Vas-y, tiens, cousin.

Elles sont à toi.

Cadeau.

Sérieux, Tariq ? Attends, mais moi aussi je suis ton cousin. Tu as vu ce que j'en

ai vécu ? Moi aussi je veux une paire. Non, mais non.

Laisse tomber, toi. T'as une tête de calga.

Je ne sais même pas ce que ça veut dire. Je sais ce que ça veut dire. Vas-y. Ça

veut dire noix.

Tariq, s'il te plaît.

Smajli. Smajli.

Smajli.

Smajli.

Smajli.

Smajli. Smajli.

Et alors ? J'ai pas aimé du tout.

Non, mais c'est pas grave.

Tu sais quoi ? Jette-le.

Brûle-le même.

De toute façon, c'était pas une bonne idée.

Je peux refaire ces petites têtes-là ? Brûle-le, jette-le.

C'est pas une bonne idée.

C'est pas vrai, j'ai adoré.

C'est très bien écrit.

T'es con. C'est vrai ? Franchement.

Je m'attendais au pire.

Et en disant... J'ai compris pourquoi mon père voulait que j'emmène cette

voiture ici.

Merci.

Un peu de pudeur. Elle est chaude.

Maman, j'ai 40 ans.

Tiens, bravo !

Ça va, vous le dire ? Ouais.

Ça va, la main ? C

'était bien la

peine de dépenser une fortune en thérapie alors que quatre pleins d

'essence en suffit.

Ça a augmenté, t'es pas sûre ? C'est vrai.

Maman ? Je suis désolé.

Toutes les fois où tu m'appelais, je n'ai pas décroché.

Je voyais ton nom, je disais, qu'est-ce qu'elle veut ? Qu'est-ce qu'elle veut ?

Elle va m'appeler tous les jours ? Je m'en veux, maman.

Toutes les fois où je t'ai dit, je n'ai pas le temps.

Papa aussi je lui disais je vais t'appeler demain et demain il était plus

là.

Je cours après les millions mais le paradis il entre sous l'épée de ma mère.

C'est pas grave.

Le plus important, c'est maintenant.

Kamel.

Oui.

Dis-moi la vérité.

C'est vrai, cette histoire de cigarette ? Non, non, moi, c'est pas vrai.

Pas vrai.

Malboro, Casa, Winston, Marquis.

Je crois que papa, il nous regarde là-haut.

Papa ? Peut-être.

Merci, Woody.

C'est rien, maman.

C'est rien.

Sous-titrage MFP.

Merci à tous.

Sous-titrage FR ?

Le même bateau, on a pris la mer.

Sur le même tempo, au-dessus de l'eau.

On a pris la route dans la lumière.

Et vers le sud, on a fait le grand saut.

Je prie pour lui.

Il a payé

le prix.

J'ai envie qu'il rêve.

Montez à bord, montez à bord, montez à bord,

montez à bord

Tout ce qu'on a laissé, tout ce qu'on quitte, en vérité c'est dans le cœur qu

'ils habitent.

Bien installé, un ciel étoilé, un peu de sale et pas de retour sans

aller.

Il y a un petit bruit quand est-ce qu'on y va ?

Je t'aime, je t

'aime

Couche-la, couche-la, couche-la l'eau

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