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10 jours et 10 nuits dans la peau de Robinson Crusoe.
Au départ, ils étaient 16, 8 hommes, 8 femmes, tous motivés par cette aventure
hors du commun, un défi extraordinaire.
Ils sont naufragés volontaires sur l'île de Koh Lanta, un îlot désert à 10 000 km
de Paris, au sud de la Thaïlande. Ils sont tous animés par le même objectif,
être le dernier survivant sur l'île et empocher les 100 000 euros promis aux
vainqueurs.
En autonomie presque totale, ils vivent coupés du monde.
Trouver de quoi manger, faire du feu, se protéger d'un monde animal parfois
hostile, tel est leur quotidien de naufragés. Et en plus, ils doivent
survivre aux autres.
Deux équipes face à face. Les corocs, les rouges d'un côté, les lantanaïs, les
jaunes de l'autre.
Tous les trois jours, l'aventure rebondit, le suspense grandit. Les deux
tribus se défient dans une épreuve de survie.
Malheur aux vaincus, l'équipe qui perd doit éliminer l'un de ses membres. La
règle est implacable.
La franchise est une qualité qu'il n'a pas.
Dans le rôle de l'arbitre impartial, Hubert Auriol. Aujourd'hui, les corocs
sont encore sept.
Seul Guillaume, le breton.
a été contraint de quitter l'île. Dans cette tribu, où les caractères forts s
'affirment et s'opposent parfois, on retrouve Gaël, Harry, Patricia, Michel,
Guénaël, Romain et William.
Chez les Lantanaï, on déplore déjà les éliminations de Marie et Jean-Luc.
Ils ne sont donc plus que six pour survivre, Sandra, Stéphane, Géraldine,
Gilles, David et Françoise.
Et ce n'est qu'un début. Les éliminations vont se poursuivre. Dans
une heure maintenant, vous saurez qui sera le prochain aventurier désigné pour
quitter l'île.
Résultat de trois nouvelles journées de survie sur Koh Lanta.
Mais auparavant, voyons l'effet marquant du début de cette aventure passionnante.
Le naufrage est mouvementé. Les radeaux sont peu stables, mais ils réussissent
tout de même à rejoindre la plage.
Rapidement. Les naufragés font l'inventaire de leur modeste kit de
survie. 50 grammes de riz par jour et par personne, un litre d'huile, quelques
boîtes de conserve, des outils, de la ficelle, une nasse et une pharmacie de
première urgence.
Les conditions de vie sont rudes, les deux tribus s'organisent. Première
mission, construire un abri, faire du feu et trouver la réserve d'eau potable.
Chez les jaunes, un chef de bande se révèle très vite, Jean-Luc, l'ancien
commando. Chez les corocs, en revanche...
Aucun leader ne s'impose, l'ambiance est tendue.
Michel,
la plus âgée, se sent même rejeté par les autres.
Les coups durs se succèdent sur Koh Lanta, une île encore bien mystérieuse.
La marée envahit les camps et pire encore, les rats s'attaquent aux
naufragés. On se fait agresser, il m'a sauté dessus, il m'a mordu, il m'a
griffé. En pleine nuit, c'est bien.
Les corocs ont vite réglé le problème de la nourriture. Ils se révèlent être de
bons pêcheurs, ce qui n'est pas le cas des lantanaïs. Eux ont souvent faim,
leur repas de base est frugal, ce n'est pas l'idéal pour garder le moral.
Heureusement, ils vont gagner une épreuve à l'issue d'un défi surprenant.
Tous, même Sandra, avalent un gros ver blanc vivant après lui avoir auparavant
coupé la tête.
C'est la première défaite des rouges, elle est lourde de conséquences, il faut
se rendre au conseil.
L'un d'eux va devoir quitter l'île.
Michel, qui se sent mis à l'écart, croit sa dernière journée sur l'île arrivée.
Dès le départ, c'était la vieille au premier tour. Elle est rapée.
Mais surprise, Michel sauve sa place et c'est Guillaume, 24 ans, qui est
éliminé. Il paie là son individualisme et son côté un peu désinvolte. L'équipe
a voté.
Il en est ainsi.
Tu dois quitter l'île.
Les jours se suivent et ne se ressemblent pas pour les Koroks. Le
lendemain, ils gagnent un jeu de confort et empochent une belle récompense. Un
masque et un tuba, un cadeau bienvenu pour améliorer encore leur rendement à
la pêche. Les lantanaïs, eux, ont toujours faim, l'ambiance se dégrade,
les soupçons fleurissent.
Premier visé, Jean-Luc, sans preuve irréfutable, ses compagnons l'accusent
de comploter avec l'adversaire.
La cohésion du départ vole en éclats.
Et c'est sans surprise que les lantanaïs désunis et affaiblis physiquement
perdent leur deuxième épreuve d'immunité. Il leur faut retourner
affronter le conseil. Jean-Luc vit des moments difficiles. Sans surprise, les
autres décident de le sacrifier. Le commando des brouillards quitte Koh
-Lanta amer.
Il n'aura qu'un seul geste amical pour David, son protégé, celui en qui il
croit reconnaître un allié.
Terrible méprise, David a également voté l'élimination de Jean-Luc.
pour sanctionner sa politique qui est de diviser pour mieux régler, tout
simplement.
Étonnement au réveil chez les Koroks.
Pour la première fois, Hubert Auriol leur rend visite au campement. Une
épreuve se prépare, c'est sûr.
Vous êtes au petit déjeuner, là ? C'est la première fois que...
Je viens vous rendre visite sur votre plage. C'est gentil. Et aujourd'hui,
vous allez devoir réaliser un signal de détresse extrêmement explicite et
visible du ciel.
Vous avez la journée pour le faire.
Il ne faut pas se servir du feu.
Et je passerai en fin d'après-midi.
Je survolera la plage. L'équipe qui gagne, je vous larguerai une caisse.
qui améliorera votre confort.
Vous avez la journée, je vous donne rendez-vous pour le survol en fin d
'après-midi.
Parce qu'en fonction des matériaux, on peut se rassurer.
Le but, c'est de le faire grand.
Le but aussi, c'est de tenir compte de la marée, je vous signale.
Ce qui serait intéressant, c'est qu'on ramène tous les matériaux sur la partie
haute de la plage et qu'on essaye les lettres une après l'autre et qu'on la
prépare. C'est pas obligé que ce soit joli, il faut que ce soit visible.
Moi, je pense qu'il faut qu'il y ait une équipe qui aille à la pêche.
Moi, je veux bien aller chercher des petits trucs à manger.
La cohésion est une valeur difficile à conserver sur cette île déserte. La
tribu Korok se retrouve scindée en deux clans. Les pêcheurs d'un côté avec
William, Harry et Gaël. Les femmes de l'autre avec Patricia, Guénaëlle et
Michel. Il reste Romain pris en tenaille entre les deux.
sans savoir vraiment où aller. Ils ont essayé de me récupérer peut-être à
droite à gauche, mais comme je n'écoutais pas les différentes
propositions qu'on m'a données, ça ne m'a pas influencé ou quoi que ce soit.
Finalement, ils se décident à écrire le sigle SOS sur la plage à l'aide de
troncs d'arbres.
Pas le temps de s'apitoyer sur le sort de Jean-Luc chez les lantanailles. Au
lever du jour, Hubert Henriol vient leur expliquer le jeu du signal de détresse.
Vous avez toute la journée pour le faire et on passera en fin d'après-midi.
Bonne journée.
Avec des vêtements en gros S.O.S. On va marquer S.O.S. sur la plage avec des
vêtements, avec des paréos. Du ciel, on ne verra que ça.
On met des paréos, je dis paréos parce que par les ponchos, par rapport aux
couleurs.
Avec des pierres en dessous pour bien faire le contour.
Je pensais à Elf, mais non, S.O.S. c'est encore plus fort. S.O.S. c'est mieux. C
'est encore plus vite.
Voilà, on fait un S.O.S. sur pilotis.
Avec des petits bouts de bois plantés.
Les deux tribus ont des idées assez proches concernant le signal de
détresse.
Notre stratégie est simple, c'est que comme on a la marée tous les jours, s'il
faut faire quelque chose en dehors de l'eau, on est obligé de faire quelque
chose sur piloti.
Donc on va se servir du radeau pour faire le haut avec nous. En fait, il
sera au milieu de nous.
On va faire une ronde autour du radeau pour faire le haut.
Et on fait les deux S sur piloti autour du haut.
Et on rajoutera des vêtements de couleur sur les haies pour qu'ils soient encore
un peu plus visibles.
Après ça, on rajoutera un mât avec une moustiquaire avec un message pour Hubert
au charbon de bois.
Et on mettra le drapeau de l'entanaille.
Je pense que ça suffira.
On met un à l'extérieur et un à l'extérieur.
En bas et en bas.
Il y a un petit tapis ici.
Du côté des jaunes, Jean-Luc est parti.
Un nouveau leader s'affirme. Gilles, jusqu'alors discret, prend la tête de la
tribu. Portrait.
Gilles a 35 ans. Rédacteur pigiste, indépendant dans son métier comme dans
sa vie.
Le repassage, la cuisine, ça ne lui fait pas peur. Le célibat non plus, même si
la solitude commence à lui peser.
Ma vie manque un petit peu d'originalité, je trouve.
Vraiment, je vais chercher, je vais m'offrir des souvenirs, des souvenirs
inoubliables, quoi qu'il arrive.
Célibataire, mais certainement pas seul, Gilles est entouré d'un groupe d'amis
qui date du lycée. Une fois par semaine, ils se retrouvent au restaurant pour
partager les spécialités du sud-ouest et les bons mots, exercice dans lequel
Gilles excelle.
Quand on garde ce sens de la dérision, on peut endurer beaucoup plus de choses.
Je suis d'une vieille école de la dérision avec des amis qui ont été
terribles pendant les années où ça fait mal.
Et donc maintenant, je suis assez armé.
Gilles résume d'une phrase sa vie. Les amis avant tout, l'écriture autant que
possible et le foot le reste du temps. Le football, une passion, un sport d
'équipe et une solidarité nécessaire.
J'imagine que là-bas, il faudra composer aussi avec des femmes et jouer en équipe
avec des femmes. Ce sera un autre sport, mais qui sera certainement aussi
agréable. Pas de soucis pour Gilles sur Koh-Lanta. Il s'est bien adapté à la
présence féminine.
La construction du signal avance vite.
Mais à la mi-journée, la chaleur devient trop écrasante.
Si le déjeuner reste frugal, les règlements de comptes sont copieux.
Jean-Luc, éliminé la veille, est dans tous les esprits et son nom sur toutes
les lèvres. Le fait qu'il ait l'impression que je sois un bon
français, il commençait à dire, oui mais enfin bon, la violence, etc.
Il est jeune et tout ça.
Et là je me disais, mais il est tombé dans le piège que, avec moi, les gens
tombent forcément dedans. Tu sais, il dit, ah c'est un bon français, alors on
va balancer sur les autres là.
Tu vois ? Je suis désolé, mais physiquement, il assurait pas une
cacahuète. En apnée, il n'y arrivait pas. Il ne soufflait pas.
Il n'y arrivait pas.
Il n'a pas fait une seule fois la bouffe, il prenait trois gamelles alors
qu'on en prenait une. Non, non, non, et on rentre pas quand même dans ce...
parce qu'il nous a servi.
Je suis rentré entièrement dans son délire, mais ça l'a mis en confiance,
donc tout ce qu'il avait comme aigreur, etc., il l'est livré.
Il me l'est livré à moi. À partir du moment où il a dit, Sandra, je veux qu
'elle tombe malade, là, t'aurais dû en parler à quelqu'un.
Parce que là, tu aurais été... Franchement. Non, mais parce que je vous
aurais livré ce que j'avais prévu au moment où il fallait.
Et c'était hier au moment.
T'as joué avec le feu quand même.
Il y a toujours le côté obscur. Tu ne peux pas tout maîtriser.
Mais je savais foncièrement que ça le ferait. Vous passez vraiment pour un
idiot.
Et un sous-fifre auprès de Jean-Luc.
Et ça, je n'ai pas très apprécié.
Avant tout, c'est un homme, et puis bon, il se comportait pas en tant qu'homme,
mais en tant que toutou, on va dire, et ça, ça m'énervait quelque part. Non,
non, je vous l'aurais dit, je vous l'aurais dit.
Arrêtez avec ça.
Non,
je vous l'aurais dit.
Je pense que ce qu'il dit est faux.
C'est-à-dire que je pense vraiment qu'il a tranché pour le plus fort.
Il a tranché pour le plus fort, il s'est mis sous la coupe de Jean-Luc, peut-être
par confort, mais c'était une tactique comme une autre.
Moi, au bout d'un moment, j'étais sur le point de faire la même chose. Le
personnage m'intéressait, je voulais savoir jusqu'à où il était capable d
'aller pour gagner, tout simplement.
Et il était capable de nous faire du mal à tous. Parce qu'en fait, lui, il a
perdu le sens du jeu. Il était vraiment, c'était une mission pour lui.
C'est vrai que, du fait que Nono soit au courant de tout ça, bon, on s'est un peu
rebiffés contre lui quand il nous a dit. On a hésité, c'était ou toi ou Jean.
Mais je sais, je sais. Mais attends, je le savais.
Parce que j'ai fait une allusion à Stéphane. Mais il m'a dit à moi aussi.
Et je lui dis... C'est pas vrai ? C'est vrai que c'est aussi le jeu, parce qu'on
devient vite parano. Je crois que psychologiquement, quand on est 7, 8,
maintenant 6 sur une île, tous ensemble et qu'on est un peu reclus, la parano
court très vite. Je les ai trompés eux aussi, et j'ai aussi trompé les
téléspectateurs. Je pense que... On va pas dire que c'est un coup de théâtre,
mais bon, c'était la... J'en avais très peur aussi, faut pas se leurrer, je
crois que comme tout le monde, tout le monde avait très peur de ce monsieur-là.
Et si on allait se baigner ? J'allais le dire.
L'éviction de Jean-Luc, l'ancien chef de la bande, sera-t-elle suffisante pour
permettre de retrouver cohésion et harmonie au sein du groupe ? Chez les
Koroks, Guenel participe grandement à la construction du signal de détresse.
Problème, elle ne se soucie pas beaucoup de la provenance des matériaux qu'elle
utilise.
Là par exemple, les rouges n'ont pas conscience qu'ils découvrent un lieu de
culte, un hôtel célébrant la fertilité élevé par des pêcheurs nomades lors de
leur passage sur Koh Lanta.
Pour ce jeu, les qualités artistiques de Guénaëlle sont primordiales. Et depuis
le départ, cette graphiste construit jour après jour un journal de bord
illustré très drôle.
Guénaëlle, portrait.
Guénaëlle vit au rythme de la capoeira, cet art martial brésilien à la limite de
la danse. D'un père pilote et d'une enfance autour du monde, elle a hérité d
'un goût certain pour les voyages. Mais partir sur une île déserte, c'est tout
autre chose.
Je ne vais pas mentir, il y a un peu d'angoisse.
Je suis la fille super naturelle, mais non.
Non, je ne fais pas la fière. À 25 ans, Guénaëlle évolue dans un environnement
professionnel très stressant et affiche une décontraction de circonstances. Mais
l'humour et le sport lui permettent de se sentir bien dans sa peau.
Important quand on est confronté à des inconnus. Les autres me font peur parce
que c'est vrai que c'est un peu... Ça va être un peu, eux, le miroir de moi-même.
Un autre miroir, mais cette fois des autres, justement.
La bande dessinée, le dessin, Guénaëlle en a fait son métier. Elle est graphiste
dans une grande agence de publicité parisienne.
Mon truc, c'est caricaturer les gens.
C'est un petit plaisir. C'est comme ça que je déstresse. C'est toutes les
situations un peu difficiles. Voilà, je les caricature et voilà, j'aime ça.
Mais cela n'empêche pas Guénaëlle de se consacrer au groupe.
Coordination entre les drapeaux rouges, etc.
On n'est pas en train de faire comme dit William un ballet GRS.
Mais c'est juste histoire d'avoir de l'impact.
Les lantanaïs sont prêts. La marée est descendue. Il ne reste plus qu'à
attendre le passage au-dessus de la plage de l'hélicoptère à bord duquel se
trouve Hubert Oriol. Ce sont les forces de police thaïlandaises qui ont mis cet
hélicoptère à la disposition d'Hubert Oriol. A ses côtés a pris place le
responsable local du sauvetage en mer.
Il fait aussi partie du jury.
On approche de l'archipel de Koh Lanta et on va pouvoir...
survoler la plage de l'Antanaï et la plage de Gorock.
Bon, on va regarder le signal.
You lock with me ? Si c'est bon ?
le signal de Goroc et maintenant on va aller voir celui de l'Antanaï donc
ils ont fait un signal
du même style que celui de Goroc ça va être très difficile
de les départager le
signal de l'Antanaï
a plusieurs caractéristiques qui parlent pour elle.
D'avoir surélevé les marques qui épaississent le trait du signal.
Et le panneau d'Elpe me fait dire que c'est l'entanaille qui a réalisé le
meilleur signal.
Ils méritent donc qu'on leur donne le cadeau. Ils gagnent l'épreuve du
signal de détresse.
Bon, voilà, on recule.
On va larguer le piano à l'entraînement.
C'est pas vrai ! Regarde !
Regardez ce qu'il y a là, c'est du poivre.
Maintenant on va se faire un petit café avec le gâteau.
On le mérite, on le mérite.
On a bien travaillé.
Prenez tout, prenez la caisse.
Voilà, on quitte l'archipel de Koh Lanta.
On a eu affaire à deux équipes qui ont fait un signal très clair, mais je crois
que très nettement celui de l'Antanaï était le plus lisible.
et il mérite le cadeau du café, j'y crois on va bouffer autre chose que du
riz au petit-déj il faut garder, il ne faut pas tout bouffer comme des sauvages
les cafés, il ne faudra pas tout bouffer, il n'y en a pas à 337 j
'ai jamais
mangé un gâteau aussi bon
Un véritable trésor pour les lantanaïs, une aubaine. De quoi redonner le moral à
toute la tribu. Pour la première fois depuis 11 jours, depuis le naufrage au
large de Koh Lanta, on mange mieux sur la plage des lantanaïs que sur celle des
Koroks.
Les Koroks sont dans l'expectative. Ont-ils gagné ou perdu ? Ils ne savent
pas, d'où une certaine nervosité.
On est en attente, on suppose qu'ils ont gagné.
Nous, on s'est bien amusés, ça a été, donc on verra. On a fait une belle
prestation et on espère que ça aura plu.
Peut-être, avec encore un peu d'espoir, qu'on a peut-être gagné.
Là, on a perdu, je pense.
Si on a gagné, c'est mieux, comme ça on aura une joie supplémentaire.
C'est ça ? Comme ça, on l'a fait comme ça.
La nuit tombe, pour les Rouges, au menu, comme d'habitude, crabes rôtis. Oh yes,
des crabes !
Routillons, ouais, ouais, comme des cips.
C'est des crânes de combat qu'elle a pris.
Ils m'ont bien combattu le doigt aussi.
La nuit a été fraîche sur Koh Lanta.
Dès le réveil, une impression de malaise gagne la tribu Korok.
Des provisions, des fruits si rares sur l'île ont disparu pendant la nuit.
Qui a pu commettre ce larcin ? Qui est coupable ? Les questions sont posées,
les soupçons naissent. Ils ont peut-être
servi déjà leur
banane de ce matin.
C'est le petit déjeuner les bananes normales.
Attends, Michel, j'ai fait la première de vous.
Oui. Qu'est-ce qui ne va pas passer dans toute banane ? Personne ne prend de la
banane, mais j'ai du boire.
On en fera une ou deux par personne, c'est bon.
On devrait arrêter ça, parce que c'est bizarre. C'est bizarre, quand je vais en
tirer. Ah ben ! Je m'en fous.
Comment je pars ça ? Celui qui ne l'a pris le sait, hein. Bon.
C'est les petites bananes, voilà.
Il perd un peu de l'attention.
Ce matin, il manquait des bananes. Alors on a mis ça sur le compte des rats,
parce qu'on a retrouvé une pelure vide et une banane à moitié entamée.
Donc on voit bien que c'est des traces de dents et que ça a été grignoté par
les rats.
Mais il manque quand même la peau et les bananes de cette petite banane. Donc
peut-être que quelqu'un est venu visiter les bananes cette nuit et en a profité
pour en faire son dessert, j'en sais rien.
Il y a une personne en particulier qui en général se différencie du groupe
parce qu'il a toujours faim, parce qu'il est toujours prêt à manger, parce qu'il
est toujours prêt à finir la part des autres, c'est William.
La nourriture, manger sur cet îlot désert et inhospitalier, voilà la
préoccupation majeure des naufragés.
La caisse de nourriture gagnée au jeu de confort n'a apporté qu'un bien-être
éphémère au Lantanaï.
Il leur faut à nouveau très vite trouver à manger.
Puisque la pêche s'est avérée être un fiasco, ils vont essayer de s'enfoncer
dans la jungle pour trouver des victuailles.
François a raison, la jungle abrite de précieuses ressources. On y trouve des
fruits sauvages, des baies et quelques racines comestibles.
Mais seul un œil averti est capable de les dénicher.
Il n'y a rien à trouver.
Il n'y a rien à trouver.
C'est pas qu'on ne veut pas chercher, il n'y a rien à trouver.
C'est ça le problème.
Nous on veut bien chercher, fouiller, mais il n'y a rien, il n'y a rien, il n
'y a rien, il n'y a rien.
Non mais c'est vrai, ça m'agace, ça commence à me taper sur le système.
Comment veux-tu survivre s'il n'y a rien pour survivre ? Tu cherches, tu
cherches, on n'arrête pas de chercher, de furter, on ne trouve rien.
Voilà, c'est tout.
S'il y avait ce qu'il fallait sur l'île, je ne dirais rien.
C'est à nous de nous démerder. Mais là, il n'y a rien, il n'y a rien, il n'y a
rien, il n'y a rien.
Françoise est une femme directe. Elle ne mâche pas ses mots.
Son caractère est bien trempé.
Elle ne se laisse pas faire.
Portrait.
À 41 ans, Françoise, employée de mairie dans le Pas-de-Calais, est à la croisée
des chemins.
Avec l'aventure Colonta, c'est, elle l'espère, une nouvelle vie qui débute.
Moi je veux changer ma vie car la routine ça commence à être désespérant.
J'ai envie de trouver à moi-même déjà et à mes enfants, à mes amis, que je suis
capable de faire des choses qui changent de l'ordinaire.
Il y a à peine deux ans, Françoise se pensait condamnée, victime d'une anémie
qui la laissa longtemps sans force.
Mais Françoise a fait face, comme lors de ses deux divorces. De quoi se forger
le caractère.
Quelques hommes sont impressionnés par mon tempérament, entre guillemets.
C'est vrai qu'ils recherchent la femme docile et facile.
C'est pas du tout mon style.
Une rebelle françoise ? Non, plus simplement une femme meurtrie qui a
appris à se méfier des hommes, mais qui n'en perd pas pour autant le sourire.
Au bureau, à la mairie, il y a de l'ambiance.
Quand elle est là, on l'entend hurler au bout du couloir. Alors imaginez-moi qui
suis en face d'elle.
Et puis non, malheureusement, elle nous manquait.
Je vais tous les écraser, un par un, sans problème.
Vous allez voir les mecs et les gonzesses aussi.
Avant de se confronter aux autres, la première préoccupation de Françoise, c
'est de manger.
Nouvelle épreuve d'immunité pour les deux tribus. La règle est à la fois dure
et limpide.
L'équipe qui perd doit éliminer l'un de ses membres. Celui-ci devra quitter l
'île sitôt le vote achevé.
Un trésor est caché pour remporter l'immunité que vous avez de trouver.
Ça va être chaud ! Bonjour
l
'antanaï, bonjour Korok.
Comme vous pouvez le constater,
Jean-Luc a quitté l'île à l'issue du conseil.
Nous allons procéder à un tirage au sort pour savoir lequel d'entre vous ne
participera pas à l'épreuve.
Comme d'habitude, le tirage au sort permet de mettre face à face un nombre
égal de Korok et de l'Antanaï. C'est bon, c'est bon.
Donc Romain, tu ne participeras pas.
Donc aujourd'hui, Korok, c'est une épreuve d'immunité.
Donc vous allez remettre le totem en jeu.
Tu veux bien me le donner ? Non, je ne veux pas. Je le garde.
L'épreuve du jour, c'est la chasse au trésor.
C'est un relais.
La première équipe qui ouvre le coffre a gagné le jeu d'immunité.
Et donc, il n'ira pas au conseil.
Vous êtes prêts ? Partez !
Les meilleurs nageurs de chaque équipe, Stéphane pour les jaunes, William pour
les rouges, se jettent à la mer pour aller à 30 mètres du rivage récupérer
une bouteille contenant un précieux message.
William est le plus rapide.
Il leur faut ensuite gagner le plus vite possible un ponton où les attendent deux
coéquipières, Michel et Patricia pour les corocs, Françoise et Sandra pour les
lantanailles, qui se montrent les plus rapides à bord de leur pirogue pour
rapporter la bouteille sur la plage.
A l'intérieur de la bouteille, un message capital.
Il indique l'emplacement du coffre et l'emplacement de la clé, indispensable
pour l'ouvrier.
Allez, vas-y, Gégé ! Allez, Géraldine ! Je vois rien ! La clé est là ! Je
vois rien ! Elle est là, derrière toi ! Les
jaunes sont déjà partis à la recherche du trésor, pendant que les rouges
déchiffrent à peine le message.
Déjà très en retard, les rouges connaissent une nouvelle désillusion.
Ils commettent une énorme erreur. Guénaël ramasse sur le sable la marque
indiquant l'emplacement où est enterré le coffre.
Dans le même temps, Harry est parti dans la jungle à la recherche de la clé.
Chez les jaunes, Gilles a beaucoup d'avance. Il est, lui, sur le point de
récupérer cette fameuse clé.
Les Koroks viennent de comprendre leur erreur. Ils ont hypothéqué leur chance
de victoire.
en enlevant la marque sur le sable.
Gilles est presque de retour sur la plage avec la clé, pendant que Harry
cherche toujours.
Pour les rouges, retrouver le coffre enfoui dans le sable sans indication, c
'est presque mission impossible.
Les jaunes, sous l'impulsion de Sandra, sont proches du but.
Ils viennent de localiser l'emplacement du coffre.
Tu l'as trouvé ? Allez ! Grâce à Gilles, ils ont déjà la clé,
le plus dur est fait.
Il faut maintenant creuser pour atteindre le coffre.
Pour les jaunes, le coffre est en vue.
À quelques centimètres d'eux, les rouges sont impuissants. Leurs recherches sont
vaines.
Harry revient enfin avec la clé.
Mais ça ne sert à rien, le coffre est définitivement introuvable pour les
Koroks.
Le contraste est fort.
Les jaunes essayent d'ouvrir leur coffre.
Pendant que les rouges rentrent bredouilles, ils savent qu'ils ont
perdu.
Vous n
'irez pas au conseil.
Vous connaissez la règle.
Je vous donne rendez-vous au conseil demain soir.
Vous pouvez rentrer sur votre plage.
Moi, je dis qu'on les a bluffés sur trois points, vraiment.
Trois points. Déjà, quand ils n'ont pas vu Jean-Luc, là, ils ont été très
bluffés. D'ailleurs, sur leur tête, ça se lisait. Ce qui nous a avantagez, c
'est que Romain a aussi tiré le bout rouge.
Oui, oui.
Le deuxième, c'est qu'on ait gagné tous ensemble l'immunité.
Et le troisième, c'est que ce soit Nono qui, quelque part, ait amené la
victoire. Je suis assez persuadé qu'intérieurement, ils doivent se
dire... Ils ont plus Jean-Luc au niveau physique.
C'est pas Nono qui va porter la victoire. Et c'est lui qui l'a porté et
ça je suis très content.
Nono marque des points précieux en offrant le coffre à ses équipiers. Il
vient de regagner la confiance du groupe.
Grâce à lui, les Lantanaïs enchaînent leur deuxième victoire d'affilée.
Leur fête et leur bonheur sont malheureusement un peu gâchés par l
'arrivée intempestive de Moustique.
Pas mal de petits pépins physiques sur Koh Lanta.
Fort heureusement, sans gravité. Ce sont les piqûres d'insectes qui gênent le
plus les naufragés. Les piqûres de la nuit.
En plus, je ne sais pas ce qui m'a piqué.
C'est une araignée, il faut tuer les oeufs.
Dans l'adversité, une certaine solidarité s'installe.
Tu sens ? Oui, pour sentir, je sens.
Pourtant, tous ont à l'esprit le conseil à venir.
Moi, je pense que c'est Michel qui va partir ce soir.
Je pense qu'il y aura quatre voix contre trois.
William, c'est le premier qui pourrait souhaiter mon départ, parce qu'on ne s
'entend pas du tout.
Harry pourrait souhaiter mon départ parce qu'il sait que je sais parler aux
gens et je risque de faire un globe.
Gaëlle pourrait voter contre moi, mais parce qu'elle sera montée par William et
Harry.
Parce qu'elle est manipulée.
Il faut être honnête, quand on vit tous ensemble, il y a toujours un moment
où... Oh Michel, s'il te plaît, tais-toi, ou c'est... Pat, s'il te
plaît, ne me redis pas ça.
Marie, arrête de bricoler, là, t'es toujours en retard, il faut qu'on y
aille. C'est des choses... C'est valable pour tout le monde. Je veux dire, j'ai
pas vraiment des gens qui m'agacent énormément, j'ai des gens qui m'agacent
par moments, c'est vrai.
Mais bon, je les agace aussi, je veux dire.
Lors du dernier conseil du départ de Guillaume, là, on a été très très
surpris. On pensait pas que ça allait être lui qui allait partir, donc...
Je pense que les personnes qui ont voté contre lui font maintenant un clan et
les personnes qui ont voté autre chose font un autre clan.
Je pense que là on est scindés en deux pour l'instant.
Voilà ce que je vois arriver dans une première carte, c'est une sorte de
procès.
En fait, c'est un peu ça, procès, tribunal, c'est ce qui nous attend ce
soir. C'est la première carte, elle indique ça.
C'est une jeune fille.
Un homme, deux hommes et trois hommes qui restent.
Une femme mariée, une femme mariée.
Elle reste.
Automatiquement, c'est une jeune fille qui s'en va.
Voilà.
Procès.
Momentant redouté, le départ pour le conseil. Michel a déjà frôlé l
'élimination à deux reprises. Elle se sent encore menacée cette fois-ci. Mais
attention aux conclusions hâtives. Les coroques se sont déjà montrées
imprévisibles lors de conseils précédents. Une surprise est toujours
envisageable. Le rituel est immuable.
Chaque naufragé part au conseil avec ses effets personnels.
Celui qui sera désigné par le vote ne reviendra pas au camp.
Jean-Luc est parti, les lantanaïs semblent soulagés, ils se sont trouvés
un nouveau chef de bande dans la personne de Gilles, place maintenant à
une nouvelle ère inaugurée par la victoire facile de la tribu au jeu du
signal de détresse.
Enfin, ils peuvent manger à leur faim puisqu'ils ont gagné une caisse de
nourriture. Les coroques sont moins sereins, les moustiques font souffrir
leur peau, ils ont perdu le jeu du signal de détresse, ils se présentent
inquiets et déstabilisés à l'épreuve d'immunité. Leurs erreurs... Et leur
mauvais choix se conjugue durant ce défi. Ils lisent mal la carte au trésor.
Guénaël commet une grosse bourde en enlevant la marque de l'emplacement du
coffre placé sur le sol.
Et le train de sénateur de Harry, chargé de trouver la clé, n'aide pas la tribu.
Les coroques sont battus par les lantanailles. Ce soir, les rouges
doivent se rendre au conseil. L'un d'entre eux va être éliminé.
Ces derniers jours, l'équipe de Korok m'a déçu.
Ils ont perdu l'épreuve du signal de détresse et ont subi une cuisante
défaite inexplicable au jeu d'immunité.
Le rock est-il en train de se fissurer ? Ce soir, ils sont sept.
À l'issue du conseil, ils seront six.
Bonsoir Korok.
Prenez place.
Bienvenue au Conseil.
Vous voyez derrière moi ces flambeaux ? Ce sont les flambeaux de Marie,
Guillaume et Jean-Luc qui nous ont quittés à l'issue du dernier Conseil.
Ce soir, un nouveau flambeau viendra s'ajouter à l'issue du Conseil.
Romain, s'il te plaît.
sur les strophes principaux des autres.
Les épreuves deviennent de plus en plus physiques et malheureusement, t'as plus
20 ans.
Désolée.
Bon, quand vous avez tous voté, je vais chercher Lyon.
Passons au dépouillement.
Michel. Michel.
Michel.
Michel.
Gaël. Gaël.
Gaël.
Gaël, tu connais la règle ? Je vais te demander de venir.
Gaël, l'équipe a voté.
Il en est ainsi. Tu dois quitter l'île.
Encore un vote surprise.
Cela devient une habitude.
Gaël va devoir quitter l'île sur le champ.
Les Coroques en ont décidé ainsi.
Elle est la quatrième à subir la terrible loi du Conseil. Pour un manque
de maturité, quitter le poids lui empêche de garder son calme.
On doit encore un peu grandir.
Il y a peut-être de la jalousie, de la peur, peut-être que je les énervais.
Je trouve ça injuste quand je vois ce que certains font sur l'île et attendent
énormément des autres. Je me dis qu'avant moi, il y avait d'autres mondes
à faire partir, dans le sens où je ne pense pas que je suis restée les mains
croisées, je ne pense pas que c'est de ma faute si on a perdu des yeux d
'immunité ou de confort.
Je pense que là-dessus, je trouve ça un peu injuste. C'est vrai que les petites
discussions autour de la popote, je n'y ai jamais participé parce que ça ne m
'intéressait pas.
les discussions sur comment refaire sa poitrine, ses cuisses, refaire un ventre
plat, et tout ça, c'est vrai que ça ne m'intéresse pas le moins du monde non
plus. Donc là-dessus, c'est vrai que les alliances se sont peut-être jouées là
-dessus, ou peut-être que tout simplement, elles avaient peut-être peur
de moi, ce serait sympa de penser ça.
Au départ, ils étaient 16 naufragés volontaires sur Koh Lanta, mais la loi
de Lille est impitoyable.
Ce soir, ils ne sont plus que 12.
Au prochain épisode...
Un autre aventurier quittera l'île
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