Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
AU SOMMET
Bonjour, M, Phelps,
Cet homme s'appelle Milos Kuro,
Ministre de la culture et Directeur du Th��tre national de l'UCR.
Kuro inonde son peuple
de propagande haineuse anti-am�ricaine,
afin de discr�diter Leon Vados, le chef de l'Etat.
Avec sa r�putation de progressiste derri�re le Rideau de Fer,
Vados tente de n�gocier un pacte de non-agression
entre son pays et le n�tre.
Votre mission, Jim, si vous l'acceptez,
est d'arr�ter Kuro avant qu'il n'an�antisse
tout espoir de paix entre nos deux pays.
Si vous-m�me ou l'un de vos agents �tiez captur� ou tu�,
le D�partement d'Etat nierait toute participation � ces faits.
Vous disposerez de l'enregistrement de la mani�re habituelle.
Bonne chance, Jim.
Un, deux,
trois.
Quatre, cinq, six.
Qu'est-ce que tu as entendu?
- Je t'ai entendu compter, Jim. - Et les coups?
Non, pourquoi?
Le radar. Il cr�e une enveloppe sonore.
Tu n'entends que ce qui y est envoy�.
La place du Premier secr�taire est donc capitale.
S'il ne s'assied pas sous la soucoupe, c'est fichu, Cinnamon.
O� en es-tu des pubs?
Elles para�tront dans les journaux demain.
Il a des entretiens avec la presse jusqu'� la premi�re.
On maintiendra la controverse.
Kuro ne doit pas ouvrir un journal
ou allumer la t�l�vision sans te voir.
Pr�t pour la manifestation, Rollin?
Oui, Jim, on a des com�diens pour les flics et les manifestants
et on aura sans doute une bonne couverture m�dia.
J'ai aussi d'authentiques fanatiques.
Nous sommes pr�ts � offrir � M. Kuro
ses meilleures armes de propagande anti-am�ricaines.
LE PREMIER SECR�TAIRE D'UCR D�FEND LE PACTE AVEC L'OUEST
Le fumier.
Il attend que je sois � l'�tranger pour pr�cher ce poison r�visionniste.
Quel mal y a-t-il? On en parle, ici, en Am�rique,
mais chez nous, pas un mot.
Dans nos journaux, on parle
de l'imp�rialisme am�ricain dans l'Asie du sud-est.
Ces photos montrent le vrai visage de la coexistence.
C'est le genre de propagande qui peut me servir.
Bonsoir, Lee Conrad du D�partement d'Etat.
Oui, M. Conrad. Entrez, je vous prie.
Merci.
Votre Excellence.
On m'a demand� de vous organiser une soir�e de divertissement.
�a fait presque une semaine
que je supporte vos soir�es ennuyeuses.
C'est ma derni�re dans ce pays
et je pr�f�rerais la passer sans chien de garde.
Je ne suis pas un chien de garde,
je suis votre h�te.
Vous aimerez la soir�e que je vous ai planifi�e.
TH��TRE DELPHI "AU SOMMET"
J'ai lu quelque chose l�-dessus.
Le Premier secr�taire Vados et votre pr�sident
sont les deux seuls personnages de la pi�ce.
C'est exact.
J'esp�re que vous avez le sens de l'humour.
Je suis curieux de voir ce qui fait rire les Am�ricains.
Quelle id�e de monter une pi�ce pareille!
O� va ce pays?
En ce soir de premi�re, une foule en col�re, presque violente,
se masse devant le Th��tre Delphi, o� l'on pr�sente
Au Sommet, une pi�ce de Joan Vincent.
- Il faut la d�porter. - Tra�tre!
Allons voir de plus pr�s ce qui se passe.
Ils expriment violemment leur d�saccord sur le d�bat politique
�voqu� dans la pi�ce.
Voici son auteur, Mlle Vincent.
Que pensez-vous de cette manifestation?
- Comment r�agissez-vous? - Filmez �a.
Vous savez aussi bien que moi
qu'on n'enferme pas les id�es derri�re un cadenas.
C'est vous qu'il faut enfermer!
- Sale tra�tresse! - La dissidence n'est pas une trahison.
Elle est garantie par la Constitution des Etats-Unis d'Am�rique.
Si �a ne vous pla�t pas, ici, partez.
Oui!
C'est bon, d�gagez, d�gagez, tout le monde d�gage.
Je veux que vous sortiez. Maintenant, partez.
La police peut fermer cet endroit,
mais elle ne peut vous emp�cher de lire la pi�ce.
- Oui, c'est vrai. - Voil� un exemplaire.
Lisez-la.
Allez, lisez-la.
Lisez-la. Lisez-la bien.
Vous verrez ce qu'on dit sur les droits du peuple.
Tenez, monsieur. H�?
Vous ne seriez pas Milos Kuro?
Joan, viens par ici.
C'est Milos Kuro de l'UCR.
La censure gouvernementale semble avoir g�ch� notre soir�e.
Le gouvernement n'y est pour rien.
- C'est une affaire locale. - Gouvernementale.
L'Etat, la ville ou le pays,
d'o� que �a vienne, c'est de la censure.
�a s'appelle comment, dans votre pays?
Il n'y a pas de censure en UCR.
Les id�es nouvelles ne nous font pas peur.
On en demande.
Alors, pourquoi pas jouer cette pi�ce dans votre pays?
C'est injuste de le demander sans que j'aie pu voir la pi�ce.
Si c'est tout ce qu'il vous faut, on vous la montrera.
Oui, tr�s bien.
Je suis d'accord, M. le Premier secr�taire. Une alliance.
Une alliance, M. le pr�sident...
L'alliance est un d�fi. Deux voleurs
dont les mains sont tellement prises dans les poches de l'autre
qu'ils ne peuvent plus, s�par�ment, en piller un troisi�me.
Il n'y a peut-�tre pas de troisi�me.
M. le pr�sident, �a veut quand m�me dire la paix.
Sur les murs sombres, s'�l�vent les drapeaux des deux pays.
La paix.
Qu'on a un jour d�crit
comme le temps des mensonges entre deux guerres.
Le temps des mensonges, peut-�tre.
- Mais c'est du temps. - Oui, du temps.
Rideau.
Magnifique. Vous avez un formidable talent.
Et vous avez �t� parfaits.
Subtils, satiriques, et pas du tout caricaturaux. Merveilleux.
Alors nous pouvons jouer la pi�ce en UCR?
Mon peuple doit voir cette pi�ce, m�me si le v�tre ne peut pas.
Je vous promets une grande production.
M�me s'il n'y a pas d'entente entre nos pays sur le copyright,
vous aurez des royalties et les pr�rogatives de l'auteur.
Mlle Vincent, vous ne pouvez pas.
Si votre pi�ce est mont�e en UCR,
vous serez consid�r�e comme une tra�tresse.
J'esp�re que non.
Je m'en fiche. J'ai mis 2 ans � �crire cette pi�ce.
Je veux la voir jou�e.
On part. Le plus t�t sera le mieux.
Vous serez l� pour veiller aux modifications durant les r�p�titions,
mais pour les com�diens...
Je ferai travailler les deux vedettes de mon pays :
Vitol Enzor et Anton Usakos.
Vous avez dit vous-m�me que Evanson et Peters �taient parfaits.
Oui, mais ils sont inconnus en UCR.
Il nous faut nos vedettes pour attirer le public.
Mais...
Je l'avais promis � Sam et Jimmie.
Ce sera avec Enzor et Usakos ou ne sera pas.
Barney, cet endroit est situ� juste au-dessus du balcon.
Quelle est l'heure de d�part?
Confirmez les deux r�servations. Merci.
- Ton avion d�colle dans une heure. - Oui.
Jim, tu arriveras � temps en UCR?
Oui, pas de probl�me. On en a un autre.
Nul n'a acc�s au th��tre
� moins d'avoir un laissez-passer sp�cial.
Il y a eu une bombe, la semaine derni�re,
et l'immeuble est mieux gard� que Fort Knox.
Des gardiens � l'int�rieur et � l'ext�rieur.
Et ils ont tous des chiens.
Camarade Enzor? Je m'appelle...
Je sais.
Je sais qui vous �tes.
Entrez.
Posez vos questions et sortez.
Mes questions? Non, je n'ai que des r�ponses.
Des r�ponses? Pour la police secr�te?
Et un membre de la secr�te police
aurait un passeport am�ricain?
David Morgan.
Le producteur de Broadway?
Oui. J'ai une proposition � vous faire.
Le Roi Lear sur Broadway.
C'est ce que vous m'offrez.
Nous vous garantissons 6 000 $ par semaine en dollars US.
Combien de fois devrai-je prouver ma loyaut�?
J'ai jou� ce qu'on m'a dit de jouer
et l� o� on m'a dit de le faire.
Pour la milli�me fois,
j'aime mon pays, j'aime notre glorieux Premier secr�taire
et j'aime le ministre Kuro de la propagande.
Je suis honor� d'�tre un artiste du peuple
et n'ai aucun d�sir de quitter mon pays.
Esp�ce d'idiot. Vous ne comprenez pas?
Je ne suis pas de la police secr�te. Je suis David Morgan.
M�me si ce que vous dites est vrai,
je n'ai pas le droit de quitter le pays.
Ce n'est pas un probl�me.
Voici le contrat.
Un exemplaire du contrat sign�.
Voici un ch�que certifi� de 50 000 $
n�gociable partout aux Etats-Unis.
Vous quitterez le pays avec �a.
C'est votre passeport.
Oui.
�a ne sera pas un probl�me, pour un com�dien de votre rang.
Il ne mord que si je lui dis.
J'ai une table pour les coulisses.
Vous �tes tr�s fort pour le maquillage.
Dans mon pays, le com�dien ma�trise tous les aspects de son art.
Et maintenant, le tableau d'�clairage.
Que faites-vous?
Ils ont apport� la table de conf�rence. Merci.
C'est un miracle. Elle correspond � celle qui est d�crite dans le sc�nario.
C'est parfait.
En passant, je ferais quelques modifications aux dialogues.
Rien d'important.
�a pourrait marcher.
Oh, oui.
Il vaut mieux y aIler.
Je vais faire ma valise.
Non.
Vous repartirez avec mes effets.
Vous ne pouvez rien prendre qui puisse vous trahir.
Et mes d�corations, mes photos, mes souvenirs?
Tout ce dont vous aurez besoin se trouve dans ma limousine.
- Laisser une vie derri�re soi... - Je suis d�sol�.
Vous n'avez pas le choix, si vous voulez commencer une nouvelle vie.
Bonne chance.
Il y a une chose qui m'intrigue.
J'ai votre passeport. Comment sortirez-vous du pays?
Je vous le dirai quand on se verra � New York.
M. Morgan.
Pr�t, monsieur?
Ce n'est pas la m�me chose.
�a modifie le sens de la sc�ne.
Au contraire, �a l'intensifie.
Il entre mieux dans la t�te.
Dites plut�t qu'il est martel�.
Bien. Ils s'en souviendront.
On aura r�ussi � changer
leur mani�re de penser.
Pas comme �a. Ce n'est pas du th��tre.
- C'est de la propagande ennuyeuse. - La guerre sur l'esprit de l'homme.
Celui qui l'emportera aura tout gagn�.
D�sol� du retard.
Mille excuses, ma ch�re.
Je lisais votre adorable pi�ce, j'ai perdu la notion du temps.
Ils sont toujours en retard
car l'un et l'autre refusent d'attendre l'autre.
Enzor n'est pas l�?
Comment ose-t-il me faire attendre.
Ce n'est pas moi qui t'ai fait attendre,
mais ces gardiens idiots et leurs chiens.
Ne perdons pas de temps. Mettons-nous au travail.
Bien, on reprend.
Depuis le d�but de l'acte 2.
Lentement. Cette lecture vise la compr�hension du texte.
Enzor, moins vite, s'il te pla�t.
Donne-moi la possibilit� d'exprimer quelque chose.
Comme Kuro, je te serais reconnaissant
de comprendre quelque chose.
Toi, reconnaissant?
Messieurs, je vous en prie. C'est une lecture.
Pour la compr�hension. Plus lentement.
Bien, o� en �tions-nous?
M. le Premier secr�taire, Dieu merci, vous ne croyez pas � l'imp�rialisme.
L'anti-imp�rialisme est fichu sans nous.
Peut-�tre.
Vous �tes comme un cur� se r�jouissant de l'existence du mal,
parce que sans le mal, fini les affaires.
Les affaires?
Les affaires, c'est l'argent.
L'argent des autres.
- Ce qui nous ram�ne... - A la racine!
Enzor, arr�te d'empi�ter sur mes r�pliques.
Tu avais fini.
M. Usakos veut sans doute dire
que le discours transcende les simples paroles.
Pr�cis�ment, ma ch�re. Merci.
Vous comprenez tr�s bien.
Il faut que mes sentiments int�rieurs puissent s'exprimer.
Est-ce vraiment une bonne id�e?
Assez!
Assez de cette s�ance.
Apprenez votre texte rapidement. Je veux voir jouer cette pi�ce.
Je veux vous parler.
DOUANE
J'essaie tout simplement de jouer mon r�le. Vous me connaissez.
Non? Bien.
L'ai-je provoqu�? J'ai simplement...
Vous le provoquez sans arr�t!
D'accord. Je vais essayer de ne pas offenser la vieille.
Vous ferez plus qu'essayer, Vitol.
Cette pi�ce est tr�s importante pour moi.
Plus importante que votre avenir.
- D'autres bagages? - Non, c'est tout.
Vous pouvez y aller.
Attendez.
La M�daille des Arts de l'UCR.
O� avez-vous eu �a?
O� avez-vous eu �a?
"Pr�sent� au camarade Vitol Enzor."
O� avez-vous eu �a?
M. Morgan n'a pas l'habitude de ce genre d'interrogatoire.
Nous n'avons pas l'habitude des voleurs.
Vous faites erreur.
M. Enzor a offert cette m�daille en souvenir � M. Morgan.
Pourquoi ne pas l'avoir d�clar�e? Pourquoi la cacher?
La douane am�ricaine.
Pourquoi paierait-il des frais de douane?
Je suis s�r que vous comprenez.
Appelez M. Enzor si vous ne le croyez pas.
Vous pourrez v�rifier. Je paierai la communication.
Appelez-le si vous ne me croyez pas.
C'est inutile.
Vous pouvez y aller.
J'ai failli oublier que dans ce pays,
il y a toujours une explication plausible.
Anton, soyez donc responsable.
C'est impossible de travailler avec lui.
- J'ai discut� avec lui. - ll n'est pas professionnel.
Alors c'est vous qui serez professionnel. Oubliez-le.
Quand on travaille avec un cochon,
comment peut-on oublier son odeur?
Les com�diens! Des enfants!
Bien. Reprenons o� nous avons arr�t�.
A vous, Vitol.
Je crois, M. le pr�sident, que nous pouvons arr�ter, etc.
Je suis persuad� que si.
Nous voulons le pouvoir. Le pouvoir absolu.
Mais ni vous ni moi ne pouvons vraiment l'avoir.
Pas avec les armes nucl�aires.
- M. le Premier secr�taire. - Un instant.
Au lieu de ce qui est �crit,
si je m'�loignais de lui,
apr�s cette r�plique.
Comme si je pouvais appr�hender l'imminence de l'holocauste?
Et pendant que tu as ces visions, je fais quoi? Je parle � ton dos?
On ne change pas la mise en sc�ne.
Je pensais seulement � l'am�liorer, pas � mon ego.
Ta derni�re r�plique.
Armes nucl�aires.
M. le Premier secr�taire, avons-nous vraiment le choix?
Chaque pays a une notion de sa propre sup�riorit�.
lnutile de le prouver,
Il semble qu'il faille le faire. Et � chaque g�n�ration.
- Celle-ci ou... - En d�truisant le monde?
Combien de fois
devrai-je supporter que tu empi�tes sur mon texte?
J'essaie de me contr�ler,
mais je dois le faire avec un fort handicap.
Oui. L'absence de talent.
Je ne supporterai pas plus longtemps ces coups sournois.
Ecoutez, tout cela est inutile!
Messieurs, messieurs, je vous en prie.
M. Usakos, je sais qu'il est difficile pour un com�dien de votre stature
de jouer le petit r�le du pr�sident am�ricain.
Le petit r�le?
Vous avez os� m'engager
dans un plus petit r�le que le sien?
Comme dit Stanislavski,
"Il n'y a pas de petits r�les, il n'y a que de petits acteurs."'
Je vous avais dit qu'il �tait sensible � la provocation.
Qu'y puis-je? Il est pontifiant.
Et puis, il joue compl�tement � c�t�.
Il a raison.
Merci de l'appr�ciation.
Qui pourra le remplacer, maintenant?
Jim Evanson, l'Am�ricain qui devait jouer le r�le � New York.
Il serait parfait en pr�sident.
Vous savez que c'est vrai.
Ce r�le devrait �tre jou� par un Am�ricain.
Donnez-lui au moins une chance. Jim est ici.
Ici? Comment?
C'est mon mari.
Mais �a n'a rien � voir.
�a peut sembler du n�potisme, mais Jim est tr�s dou�.
Vous le savez. Vous l'avez vu jouer.
D'accord. On va essayer, mais je ne promets rien.
J'attendrai dans ma loge.
S'il fait des histoires avec Evanson,
il n'en fera plus jamais.
On l'essaie une fois, Rollin.
A partir d'ici.
Pas dans mon pays.
Mais �a me rassure de savoir que ce genre de chose n'existe pas.
Pas dans mon pays,
Mais �a me rassure de le savoir � l'abri dans mon compte suisse,
Jim devra garder le m�me rythme que lors de l'enregistrement.
Quoi que Kuro lui dise de faire.
On a un peu de jeu?
Je suis limit� pour les ajustements.
Je compte enti�rement sur vous.
M. Evanson, ravi de vous revoir.
M. Kuro, merci de m'avoir donn� cette chance.
Heureux de vous avoir.
Je vous pr�sente Vitol Enzor. James Evanson.
Enchant�. Ravi de vous conna�tre.
Et si on commen�ait?
Je vais devoir travailler avec le script.
Joan m'a pr�venu des changements.
Bien s�r. Asseyez-vous l�.
Merci,
Qu'est-ce qu'il y a?
Alors je crois que nous avons enfin trouv� un terrain d'entente.
Oui,
Un monde sans guerre n'existe pas.
Et personne n'en veut.
Mais faisons en sorte que ces guerres utiles
� notre prosp�rit� soient modestes et peu co�teuses.
Comme une police d'assurance contre une apocalypse peu rentable.
Bien dit, M. le Premier secr�taire.
Je me d�brouillerais mieux sans ce cahier � la main.
J'apprends tr�s vite. On s'arr�te un instant.
Pas de probl�me.
Vous travaillez si bien que �a facilite mon propre travail.
On se retrouve dans une heure.
Entrez.
Mlle Vincent. M. Enzor.
Vous m'avez donn� de grands bonheurs au th��tre.
Merci, Votre Excellence.
Et vous, Mlle Vincent, il para�t
que vous avez �crit un petit chef-d'oeuvre
dont je suis un des personnages?
Merci, Votre Excellence. C'est la raison de notre visite.
J'ai peur que vous n'aimiez pas ma pi�ce.
Ne pas l'aimer?
Rassurez-vous, je ne suis pas susceptible.
J'aime la satire, m�me � mes d�pens.
La pi�ce ne correspond plus � ce que j'ai �crit.
Kuro en a boulevers� le sens.
Il a forc�ment ses raisons.
En effet.
Il cherche � vous discr�diter pour prendre le pouvoir.
Je connais Kuro depuis 20 ans.
J'ai combattu � ses c�t�s dans les pires p�riodes.
Cette trahison me para�t inconcevable.
Votre Excellence, puis-je vous sugg�rer
de venir au th��tre durant une r�p�tition.
Vous verrez vous-m�me.
Je viendrai � la premi�re.
Non. Vous ne pouvez pas attendre.
M. le Premier ministre,
on me force � vous d�peindre comme un fou et un escroc.
Veuillez m'excuser, je n'ai pu �viter ce retard.
Je comprends.
Quand on est avec ses conseillers,
il ne faut pas oublier l'heure,
Et avec l'�ge, c'est on ne peut plus vrai,
Mais ce genre de pression nous fait mieux supporter nos responsabilit�s.
- �a et le pouvoir. - Et l'argent?
M�me dans votre pays, l'argent a une certaine valeur.
Pas dans mon pays.
Mais �a me rassure de savoir que
ce genre de chose n'existe pas,
Un fonds de d�fense n'est pas diff�rent,
Surtout en cette p�riode troubl�e,
Apr�s tout, le premier devoir du dirigeant
est de r�sister,
Monsieur, si nous voulons r�soudre nos diff�rends...
Il y un truc qui me d�range avec ce mouvement.
�a contredit le nouveau texte.
Qu'est-ce qui vous semblerait plus naturel?
Eh bien, si j'allais...
Si je m'avan�ais ici, avant sa r�plique.
Tr�s bien. On va l'essayer.
Commencez depuis votre entr�e. A gauche.
Veuillez m'excuser,
je n'ai pu �viter ce retard.
Je comprends. Quand on est avec sa ma�tresse,
il ne faut pas oublier l'heure.
Avec l'�ge, c'est on ne peut plus vrai,
Mais ce genre de plaisirs
nous fait mieux supporter nos responsabilit�s.
�a et le pouvoir.
Et l'argent.
M�me dans votre pays, cet argent a une certaine valeur.
Pas dans mon pays.
Mais �a me rassure de le savoir
� l'abri dans mon compte suisse.
Oui, le fonds de retraite est une bonne chose.
Surtout en cette p�riode troubl�e.
Apr�s tout,
le premier devoir du dirigeant est envers lui-m�me.
Arr�tez!
Arr�tez imm�diatement!
Vous avez l'intention de pr�senter
cette obsc�nit� � notre peuple?
O� je suis un coureur de jupons, un voleur...
Je ne comprends pas.
Bien s�r que non.
Lisez vous-m�me.
Mais ce n'est pas la pi�ce.
Votre Excellence, ce n'est pas la bonne pi�ce.
C'est un faux.
Vous avez pourtant entendu les r�pliques.
Vos oreilles vous l'auront prouv�.
Oui, j'ai une excellente oreille. Et une excellente m�moire.
M. Enzor, dans mon r�le,
a bien dit qu'il avait une ma�tresse,
un fonds constitu� d'argent vol� dans un compte suisse,
et que son premier devoir �tait envers lui-m�me?
Personne n'a dit �a, Excellence.
Non. C'est impossible.
Je n'ai jamais lu ou entendu ces r�pliques avant.
Ce n'est pas la bonne pi�ce.
www.tvsubtitles.net
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.