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LE CARDINAL
HEURES D'OUVERTURE DE 13 h A 21 h
Bonjour. M. Phelps.
L'homme que vous regardez est le g�n�ral Casimir Zepke
qui complote pour devenir dictateur.
Un seul homme emp�che Zepke d'obtenir le pouvoir absolu ;
le cardinal Stanislaus Souchek, dont l'influence sur le peuple
a permis au pays de rester libre.
Nous savons que Zepke
a kidnapp� le cardinal, il y a six semaines,
� son entr�e au monast�re Zolnar pour sa retraite annuelle.
Zepke a l'intention de le remplacer
par un sosie qui soutiendra la politique de Zepke,
lui garantissant sa prise finale de pouvoir.
Votre mission, Jim, si vous l'acceptez,
est de sauver le cardinal Souchek et d'arr�ter Zepke.
Si vous-m�me ou l'un de vos agents �tiez captur� ou tu�,
le D�partement d'Etat nierait toute participation � ces faits.
Cet enregistrement s'autod�truira dans 5 secondes.
Bonne chance, Jim.
Le ventilateur a assez de pression pour les faire monter
et les expulser du tuyau comme cette fum�e.
Quelle distance atteint-il?
Quand on l'a �tendu au maximum, il atteignait plus de 12 m.
Cela sera-t-il suffisant?
Plus que suffisant, Cinnamon.
Le cardinal quittera le monast�re
apr�s-demain, � la veille des �lections.
Ce sera l'homme de Zepke, le double?
Oui.
Je suppose que Zepke a aussi remplac� le personnel.
Oui, Rollin, tu dois te rappeler
que chaque moine de ce monast�re fait partie de la troupe de Zepke.
Sa m�thode favorite pour �liminer les adversaires est l'�touffement.
lci dans les catacombes.
C'est un ensemble de tunnels et de vielles tombes.
Il y a 2 entr�es.
Une ici, en bas des escaliers qui descendent du b�timent principal.
L'autre est ici, un tunnel venant de l'ext�rieur.
Deux portes : une ici, l'autre l�.
Vous pouvez forcer celle-l�,
mais celle-ci ne peut �tre ouverte que de l'int�rieur.
Pourquoi, Jim?
Car elle est pi�g�e, Willy.
Essaie de l'ouvrir de l'ext�rieur
et plusieurs tonnes de pierres te tomberont dessus.
Tiens ta croix, Rollin.
Elle peut supporter plus de 2 tonnes.
Si elle ne fonctionne pas, j'en aurai une au-dessus de moi.
Et pour les moustiques, Barney?
Tout de suite, Jim.
�a fait 12 h qu'elles se nourrissent de cette culture.
Parfait.
Parfait.
M�me les cicatrices de la chirurgie esth�tique
ont compl�tement disparu, invisibles.
Vous jureriez qu'on ne fait qu'un.
Vous ne faites qu'un.
Vous n'�tes plus Anton Nagorski, l'acteur,
mais Son Eminence, le cardinal Stanislaus Souchek.
Je l'ai tellement observ� � travers ce miroir,
que m�me moi, je commence � le croire.
Oui, major Felder?
Excusez-moi, mon g�n�ral.
Le cardinal va commencer son office divin,
si l'entra�nement doit continuer.
Bien s�r. Continuez, Nagorski.
39,4�C.
Couchez-vous. Je vais pr�venir le g�n�ral.
Pourquoi? Pourquoi aujourd'hui?
On pourrait repousser.
Hors de question. La presse sera l� dans quelques heures.
Passez-moi l'h�pital de Valdosk.
Notre seul espoir est qu'un docteur lui donne quelque chose
pour qu'il puisse passer � la t�l�.
- Dr Escobar - H�pital de Valdosk.
lci le monast�re de Zolnar.
On a besoin d'un docteur ici, en urgence.
Je suis d�sol�e. Aucun n'est disponible.
Comment �a?
Il y a eu une irruption de peste,
Peste?
Oui, elle atteint des proportions �pid�miques.
Tous les docteurs du secteur travaillent contre la montre.
Mais il peut s'agir d'un cas de vie ou de mort.
Je suis d�sol�e. Nos patients attendent un traitement d'urgence.
On ne peut envoyer un docteur pour un seul patient.
Mais...
S'il vous pla�t!
Y a-t-il quelqu'un?
Vous �tes au monast�re de Zolnar, Les visites ne sont pas autoris�es,
Je ne viens pas en visite. J'ai besoin d'un t�l�phone.
J'ai un pneu � plat et pas de roue de secours.
C'est une urgence. Je suis docteur!
Quoi?
Envoyez-le-moi.
Allez tout droit jusqu'au b�timent principal,
L�, on vous conduira � un t�l�phone,
- Pas de congestion. - Est-ce la peste?
Le diagnostic est difficile sans tests suppl�mentaires.
D'apr�s les ganglions lymphatiques, je ne pense pas.
C'est quoi, alors?
�a peut �tre une brucellose. Peut-�tre un staphylocoque.
Quoi qu'il en soit, il doit rester en quarantaine.
Je reste � son chevet.
Votre d�vouement est admirable,
mais il peut �tre tr�s dangereux.
Il a une �mission � faire, ce soir.
Pouvez-vous le remettre sur pied?
Cela ne me para�t pas possible.
C'est de la plus haute importance.
Nous devons quand m�me soigner les sympt�mes.
Infirmi�re.
lnjectez-lui 2 ml de streptomycine et 0,5 g de chlort�traclycine.
J'esp�re que �a fera l'affaire.
Au moins jusqu'� ce qu'on le transporte � l'h�pital.
Le cardinal Souchek n'ira pas � l'h�pital.
Et vous n'�tes pas encore parti, docteur.
Il y a une �pid�mie en ville.
Des centaines d'enfants attendent un docteur.
Simple pr�cision.
Il y a des centaines d'enfants, mais un seul cardinal Souchek.
Vous ne partirez pas d'ici, docteur.
C'est ferm� de l'int�rieur.
On va enlever les charni�res.
La temp�rature a fortement baiss�.
- Comment �a va, Votre Eminence? - Un peu mieux, j'ai encore tr�s chaud.
Mon g�n�ral, puis-je vous parler?
C'est le cardinal Ortoloni, l'�missaire apostolique,
il dit �tre un vieil ami de Souchek.
Son nom n'est dans aucun dossier que nous avons �tudi�.
- Voulez-vous que je le renvoie? - Oui. Non, on ne peut pas faire �a.
Je m'en occupe moi-m�me.
Restez l� et gardez l'oeil sur ce qui se passe.
La compresse vous aide, Votre Eminence?
C'est apaisant. Tr�s apaisant.
Ne l'enlevez pas, s'il vous pla�t.
Une derni�re demande, major?
Dites ce que vous voulez.
Apr�s ce soir, nous n'aurons plus besoin de vous.
Au moins, vous �tes une meurtri�re honn�te.
Laissez-moi remettre votre oreiller. Ce sera plus confortable.
Je suis d�sol�,
mais je me sentirais coupable si quelque chose vous arrivait.
Je vous �te toute culpabilit�.
Et je renouvelle ma demande de voir le cardinal Souchek.
A moins que, bien s�r,
vous ayez des raisons personnelles de bloquer les affaires de l'Eglise.
Vous m'avez mal compris.
Ce n'est pas moi. C'est le docteur
qui insiste pour que le cardinal Souchek n'ait pas de visite.
Avec tout le respect que je vous dois, g�n�ral,
j'aimerais entendre cela du docteur lui-m�me.
Le g�n�ral a raison. Personne ne doit voir le cardinal Souchek.
Personne qui n'ait pas �t� vaccin� contre la peste.
J'ai �t� naturellement immunis� avant de venir ici.
Dans ce cas, je ne vois aucune...
Mais, n'y a-t-il pas un risque d'agiter excessivement le cardinal?
Cela peut lui faire du bien de voir un vieil ami
qui a peut-�tre un message personnel pour Sa Saintet�.
- Merci, docteur. - Un moment.
Je ferais mieux d'avertir Son Eminence.
Un m�tre vingt cinq du lavabo.
A 56 cm du sol.
- Qui? - Le cardinal Ortoloni.
Votre vieil ami.
Je suis s�r que vous voulez le voir
malgr� votre maladie.
Oui.
Que la paix soit avec vous, Votre Eminence.
Si c�r�monieux.
Si solennel apr�s toutes ces ann�es, Stanislaus.
Tu n'as pas oubli� il Magro.
Il Magro, le maigre.
C'est toi qui m'as donn� ce surnom
alors que j'�tais au s�minaire.
Son Eminence a eu une tr�s forte fi�vre.
Bien s�r.
Le Saint-P�re m'a demand� de te donner sa b�n�diction.
Il a propos� que tu pries avec lui � travers moi.
Je...
Je suis d�sol�, mais je ne me sens vraiment pas bien.
D'accord, je vois. Oui.
Si vous voulez bien m'excuser.
G�n�ral, j'aimerais vous dire un mot dehors.
Continuez les compresses, infirmi�re.
Vous savez ce que je vais dire au sujet de cet homme.
- Vous parlez du cardinal Souchek? - Non. Je ne parle pas de lui.
Mais de cet homme. Cet imposteur!
Cardinal, une simple pr�cision. Vous ne direz rien � personne.
Prenez les escaliers qui m�nent aux catacombes.
J'esp�re que Rollin sera � l'heure.
Sinon, notre propre tombe est ici.
Et si on essayait cette porte?
On ne peut pas de ce c�t�. Elle est pi�g�e.
Le sarcophage est herm�tique.
Son couvercle p�se plus de 135 kg, ce n'est pas la peine de lutter.
Barney! Willy!
- �a va? - Oui.
Mais il allait mieux!
Est-ce que vous pouvez faire autre chose?
J'essaie de le frictionner � l'alcool et de le mettre sous tente � oxyg�ne.
Oxyg�ne?
Oui, c'est utile, avec une forte fi�vre.
- Avez-vous ce mat�riel? - Oui, dans la voiture.
- On l'emmenait � l'h�pital. - Cherchez-le!
J'ai besoin de plusieurs hommes.
Mon fr�re, pouvez-vous aider le docteur � sa voiture?
Vous aussi, mon fr�re, s'il vous pla�t.
Faites attention.
Je vais ouvrir la porte.
- C'est bon? - lls arrivent.
Comment est-il, maintenant, infirmi�re?
Il dort. Sa fi�vre baisse. Il respire plus facilement.
Bien. C'est tout. Merci, mes fr�res.
La ristoc�tine semble marcher, mon g�n�ral.
Sera-t-il capable de faire l'�mission?
Je ne peux pas le garantir.
Gr�ce � cette tente � oxyg�ne, c'est probable.
Alors d�p�chez-vous.
S'il vous pla�t.
R�glez l'�coulement � 10 l/mn.
10 litres.
Pourquoi ce liquide?
Ce n'est que de l'eau. Pour humidifier l'oxyg�ne.
Eviter la d�shydratation de la membrane respiratoire.
On ne voudrait pas que �a arrive s'il doit parler ce soir.
Pensez-vous toujours qu'il pourra?
Un moment sous cette tente et je pense que,
sauf �v�nement impr�visible, il le fera probablement.
Que se passe-t-il avec la tente?
Rien, mon g�n�ral.
Tout � fait normal de s'embuer.
Pas d'inqui�tude � avoir.
Lorsqu'il s'agit du cardinal,
je m'inqui�te de tout.
Qu'est-ce que c'�tait?
Ouvrez la tente.
Pour de meilleurs r�sultats, il faut laisser la tente ferm�e jusqu'�...
Jusqu'� ce que j'ordonne de l'ouvrir.
Je vous assure que le cardinal va bien.
Poussez-vous, docteur. Je vais m'en assurer moi-m�me.
N'ouvrez pas.
Votre cigarette et l'oxyg�ne, c'est tr�s dangereux.
Maintenant!
La voiture du cardinal est l� ainsi que les journalistes.
Je recommande au moins 10 mn suppl�mentaires d'oxyg�ne.
On n'a pas le temps.
Il doit se lever maintenant.
Arr�tez l'oxyg�ne, infirmi�re.
Et ouvrez la tente.
La fermeture est coinc�e.
Comment �a va?
Mieux. Beaucoup mieux.
Pr�t � rencontrer le monde?
Plus que pr�t, g�n�ral.
Impatient.
Nous devons aller � l'h�pital, maintenant.
Votre voiture est r�par�e,
et docteur, tous mes remerciements.
Je voudrais ajouter les miens et ma b�n�diction.
C'�tait un plaisir, Votre Eminence.
Pouvez-vous dire aux 2 fr�res de rapporter le mat�riel?
- Bien s�r. - Au revoir.
lnformez la presse que le cardinal sera l� dans une minute.
- Bien s�r. - Et autre chose.
D�barrassez-vous du superflu de la pi�ce d'� c�t�.
�a va?
Alors,
vous savez exactement ce que vous devez dire, en bas?
- Je sais exactement quoi dire. - Bien.
Nous formons une �quipe imbattable.
Je descends en premier.
Donnez-moi une minute pour planter le d�cor et vous arrivez.
Votre Eminence.
Lorsque j'ai su que le cardinal Souchek �tait malade,
je suis venu � toute vitesse de la capitale.
Je peux vous dire
qu'il a �t� tr�s touch� par mon �gard pour sa sant�.
Ainsi, je suis heureux de pouvoir vous annoncer
que nous avons r�alis� une r�conciliation totale,
� la fois spirituelle et politique.
Mon g�n�ral, pouvez-vous nous dire ce que le cardinal va dire?
Bien s�r, je ne peux pas parler � la place du cardinal.
Mais ce que je peux vous promettre,
c'est que quoi que dise notre grand chef spirituel, je le respecterai.
Voil� Son Eminence. Vous pouvez lui demander.
Souchek! Souchek, qui a fait �a?
Qui vous a fait �a?
Votre Eminence,
ils aimeraient avoir un aper�u
de ce que vous allez dire au pays ce soir.
Oui, messieurs.
Je peux vous donner un aper�u tr�s pr�cis
de ce que je vais dire au peuple.
Je vais lui dire quel genre d'homme est vraiment le g�n�ral Zepke.
Un �norme menteur, un tra�tre et un assassin.
Et je vais remuer ciel et terre pour emp�cher son �lection.
Votre Eminence.
Nagorski!
- Nagorski! - C'est pas Nagorski, mais Souchek!
Regardez!
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