All language subtitles for Koh Lanta - 2008 - S08E11

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Original subtitles

Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de

gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de

Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.

Par là, l'immensité du Pacifique Nord.

15 000 km de mer, sans âme qui vive.

De l'autre côté, l'enfer vert.

Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient

est partout présente.

Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et

le christianisme des conquistadors.

Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,

émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.

C'est sur cette terre dont ils ignorent tout.

que 16 Français de tous âges et de toutes conditions vont devoir survivre

et surtout survivre au saut.

Ils sont partis de l'autre côté de la Terre, par-delà les continents.

Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs

et leur courage et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Tous

veulent gagner.

Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.

Au départ, ils étaient 16.

À la fin, il n'en restera qu'un.

Les aventuriers rentrent du conseil très remonté contre Hakim. Ils sont déçus par

l'attitude du Nantais. Il leur avait caché avoir mangé à l'infirmerie et

surtout, il avait omis de dire qu'il était malade. Sans quoi, les naufragés

auraient gardé Charlène à sa place.

Quand Denis commençait à lui poser la question de ce qu'il a bouffé à l

'infirmerie, je savais tout de suite qu'il l'emmenait dans un terrain

glissant. Je veux un goût de coco avant de partir. C'est bon, ça fait 30 jours

que t'en manges de la coco. T'as le goût en bouche.

Je n'ai pas compris. C'est Bertrand ou toi qui a fait ça alors qu'il en a eu

un. Parce qu'il s'en fout.

Parce qu'il n'en a rien à dire.

Il n'en a rien à dire.

Exactement.

Il était égoïste.

Ce soir, Hakim m'a déçu, c'est certain.

Entre cette histoire de mensonge à l'infirmerie qu'il n'avait pas mangé.

Il savait qu'il a remangé sa part ici alors qu'il venait de manger.

Tout ça, ce n'est pas sympa. Vous avez mangé ? Oui, j'ai mangé du riz.

Et des ? Une mangue.

Christelle, est-ce qu'à un moment ou un autre, vous auriez aimé que Hakim vous

dise ce qu'il avait mangé à l'infirmerie ? Oui, bien sûr.

Pourquoi ? Parce que j'aime la vérité.

Tu sais que d'emblée, tu ne peux pas faire confiance à un type comme ça.

Donc après, il ne faut pas s'étonner. Moi, je ne suis pas étonné du truc.

Il s'est fait ça d'ici les mains pour sortir.

Ça m'a éliminé le dernier tordu.

Ce matin, le cours des choses a repris sur Mingao, mais la désillusion de la

veille au soir reste dans les têtes et dans les cœurs.

Ce matin, sans Akin, me dérange nullement, au contraire.

Bien au contraire, je me dis qu'il y a un menteur de moins sur l'île et qu'à

mon avis, on a éliminé le dernier menteur.

Il vaut mieux s'en rendre compte un jour, quoi.

Une petite montre religieuse.

C'est cet animal-là. La femelle, après avoir copié avec le mâle, le dévore. Et

pendant la fin du Covid, elle prend la tête du mâle, craque, elle lui coupe,

elle lui bouffe, et après, elle se fait un festin.

Kikette, marque-moi.

J'avais quand même eu 12 jours, peut-être, avec Kaki, où on

parlait énormément, on avait pas mal d'affinités.

Il a commencé à inventer des choses et puis moi hier, sincèrement, je ne l'ai

pas du tout supporté.

J'ai dû entendre le prénom de Bertrand au moins 50 à 100 fois.

Bertrand, tu as vu ce que j'ai fait ? Bertrand, tu as vu ? Grâce à toi,

Bertrand, tu as vu ? Mais qu'est-ce qu'il voulait prouver en disant

Bertrand, Bertrand, Bertrand, Bertrand ? Tu es un peu jalouse.

Non, je ne suis pas jalouse du tout. T'es un peu jalouse là-dessus.

Il m'aimait bien.

Pourquoi c'était pas Bertrand, Fred, Bertrand, Fred ? Non, non, c'était

Bertrand, Bertrand, Bertrand, Bertrand, parce qu'il sait très bien que Bertrand,

sur le camp, voilà, c'est quelqu'un, il représente la tribu, quoi, il représente

le camp, et donc c'était pas anodin non plus de sa part, je pense.

Oh, un petit scorpion ! Le coco, il a un petit scorpion.

Ça, ça fait quoi ? Ça pique ? Ça pique.

Il est rouge, ouais, ça fait un petit pauvre.

Mais Hakim les a bousés un petit peu. Il leur a fait le beau, il leur a donné un

pas de talon à Christophe, il leur a baratiné un peu tout le monde. Il a été

fort de ce côté-là, il a été très fort. J'avais essayé de leur expliquer parce

qu'au départ, déjà, au niveau des ambassadeurs, on avait essayé de mettre

Hakim dans l'urne.

Ils n'avaient pas compris, ils ont mis Jean-Bernard. Et c'est vrai qu'ils

regrettent vraiment d'avoir mis Jean-Bernard au départ.

Les aventuriers réalisent qu'Hakim avait tout tenté pour rester dans l'aventure.

Et le garçon s'apprête aujourd'hui à retrouver les autres membres du jury

final, des retrouvailles qu'il espère joyeuses. Le fait de retrouver mes ex

-aventuriers Jean-Bernard, Christophe, Charlène, en premier ça va être un grand

plaisir parce que c'était un jeu, une aventure humaine et j'espère que tout le

monde le comprend comme ça. Ça c'est mon point de vue, en tout cas moi j'irai

avec le cœur plein de joie de les revoir justement.

Et puis, ce serait sympa qu'une amitié, entre guillemets, naisse.

On est quand même franchement bien dans l'eau à match. Tu peux juste avoir le

mal de mer si ça bouge trop, mais... Non

! Tu vas bien ? Ça va ? Bien ?

Pas de problème ? Tranquille ? Ça va ? Ouais, et toi ? Bah ouais, ça va, ça va.

Comment tu vas ? T'es calme.

Ça va ? Tranquille ? Super. Bien ? Ça va, t'es calme, tranquille. Avec les

glaciers de Jean-Bernard, je l'ai vu tout de suite.

Dès que je suis arrivé, lunettes sur les yeux, je lis un livre.

Bon, il fait ce qu'il veut. Moi, je suis quelqu'un de poli, j'ai dit bonjour.

Après, j'ai discuté avec les trois autres qui avaient plus envie de

partager le fait qu'on se revoit. Non, moi, je réponds à toutes les questions.

Quelqu'un me pose une question ici, je réponds à toutes les questions. Il n'y a

aucun souci.

Je lis.

J'attends que des conneries.

Je suis content.

Je ne vois pas de gens abîmés.

Après, les affinités qui se font, ceux qui ne veulent pas faire d'affinités, ça

ne me regarde pas. Chacun fait ce qu'il veut.

Moi, le jeu, maintenant, il est fini. On est dans la vie, comment dire, normale.

Donc, il n'y a aucun souci.

Dans la vie, on ne parle pas à tout le monde.

Le jeu n'excuse pas tout.

Le jeu n'excuse pas les comportements.

Le jeu n'excuse pas le fait d'avoir lynché Christophe.

A l'unanimité, de l'avoir mis plus bas que terre, le jeu n'excuse pas les

fausses alliances d'être perpétuellement un coup au nord, un coup au sud.

Et je pense qu'il ne faut pas l'oublier, c'est tout.

Jean-Bernard me fait rire parce qu'il est un peu comme ça, quand il parle, il

aime bien...

On billiard les choses.

Il est poète. Pour moi, c'est un poète. Pas méchant, mais poète.

Tu étais sans arrêt en train de changer d'avis.

Les rouges, ils sont arrivés. Tu nous as plus calculés.

Mais voilà, mais ça, c'est toi. C'est toi, c'est toi. Alors maintenant, peut

-être es-tu comme ça. Mais voilà, peut-être es-tu comme ça. Tu sais

pourquoi je t'ai pas calculé ? Non, mais pas moi. Je te parle pas de moi. Je dis

tu, nous, nous as plus calculés. Nous, c'est-à-dire Charlène.

Régissez-moi. Voilà, je vais te dire, ton arrivage, dès qu'elle est arrivée,

30 secondes après, 30 secondes, j'exagère, 2 minutes après, j'ai su ce

qui se passait derrière mon dos. Ils m'ont demandé mon avis à savoir qui on

devait faire péter chez nous, Hakim.

Voilà, j'ai le droit de dire ça.

Merci. J'ai le droit de tout faire pour ne pas sentir. Mais bien sûr, je ne t'en

veux pas pour ça. Tu nous as quittés.

Moi tu m'as quitté à la réunification, qu'est-ce que tu parles ? J'ai eu la

preuve trois noms contre moi, c'est vous qui m'avez quitté.

J'ai l'impression que tu es vexé d'être sorti le premier. Ah non, pas du tout,

là là.

Tu sais quoi, je te sens que tu voulais aller loin sans qu'on ait le droit de te

toucher, c'est un jeu.

Je vais t'expliquer un truc, tu vas comprendre. Tu parles de respect, de

façon à savoir vivre, qu'il faut savoir s'exprimer. Attends, attends, qu'on n

'est pas du même monde.

Moi j'ai dit ça.

Tu dis souvent, tu l'as dit même devant Denis, dans l'équipe des jaunes, on n

'est pas du même monde. Quand j'ai mis ton nom, j'ai dit, je te remets dans ton

monde. Je te le dis, cache.

T'as le droit. La preuve, là, on est là.

Attends, attends, JB, tu vas en finir après ça. Tu dis que t'es plein d

'éducation, de plein de vie, t'es quelqu'un qui serait, hein, et tout et

tout. Je trouve que là, ça fait, je sais pas, la politesse de se voir et tout.

T'as ton livre, t'as avec ça, avec tes lunettes, t'as le droit.

Chacun fait ce qu'il veut. Mais attends, je vais te dire un truc, moi, Kim, tu

sais, il n'y a pas de problème.

Simplement, après, moi, je suis dans le jeu comme j'étais dans la vie. Le jeu

excuse tout. On peut blesser les gens, on peut les massacrer.

C'est pas grave, c'est qu'un jeu.

Ben non, c'est pas qu'un jeu. Je ne peux pas tout excuser et je n'excuserai pas

tout. On peut, par exemple, faire des alliances, on peut faire des choses.

Mais après, si tu veux, il y a des choses que moi, je n'accepte pas. Ça me

fait rire, j'ai l'impression d'être au théâtre.

Et ça me fait rire parce qu'il me surprend à chaque fois.

Sur n'importe quel sujet, il me surprendra à chaque fois.

Des fois, tu étais top et des fois, tu étais chiant comme tout. Moi, les gens,

ils ont dit que t'es un calculateur. Donc je vois pas pourquoi moi, je m'en

foutrais pas de ce que tu penses. Parce que t'as pas la science à faire.

Mais moi, je te dis ce que je pense. Moi, je pensais que lorsque nous

sortions, c'était l'amitié qui prenait le pas, le plaisir et tout. Mais là, je

sens que ce n'est que le début de pas mal de choses.

Le climat est tendu à la résidence du jury final.

Sur Mingao, en revanche, la page Hakim est définitivement tournée. D'ailleurs,

le jeu de confort est annoncé.

Il y a un message.

La route n'enseigne pas aux voyageurs ce qu'ils attendent à l'étape. Les étapes,

c'est le machin des poids. Le dernier, il est éliminé, il a un poids, il le

donne à quelqu'un d'autre.

Ça va être physique si c'est ça.

Si c'est ça, je vais vous dire que c'est physique, on va en bas vers.

Bonjour à tous.

Alors si vous voulez vous évader quelques heures, partir de votre

campement, il va falloir gagner le jeu de confort d'aujourd'hui. En cas de

victoire, je vous propose de partir à la rencontre de Philippines qui vivent dans

cette région particulièrement reculée, de partager leur quotidien et surtout de

comprendre un petit peu comment ils subviennent à leurs besoins en utilisant

cette nature luxuriante qui les entoure.

Aujourd'hui au programme, c'est le traditionnel parcours en trois étapes.

Au départ, vous allez tous être lestés d'un sac.

A la fin de la première étape, les deux moins rapides seront éliminés, mais leur

mission ne s'arrêtera pas là, puisqu'ils auront la responsabilité de transmettre

leur sac à l'un des aventuriers encore en compétition.

Deuxième étape, même chose, sauf qu'il n'y aura qu'un seul éliminé à ce stade

de la compétition. Et puis ensuite, on retrouvera les trois meilleurs.

Allez vous mettre en place sur la ligne de départ.

Allez, prenez vos sacs.

Attention, vous êtes six.

Les quatre premiers qualifiés pour la deuxième étape. Trois, deux, un, go !

Ça

commence fort.

Embarrassés de leurs sacs qui sont plus lourds pour les hommes que pour les

femmes, les six aventuriers doivent passer sous cet espalier horizontal.

Il faut s'aplatir tel une souris et creuser son trou pour progresser sous

les rondins.

Il y a peu de place pour se frayer un passage, du coup Bertrand ensable à

moitié le pauvre Régis.

Il faut

persévérer,

épuiser au plus profond de ses ressources physiques, l'exercice est

exténuant.

Putain de merde ! Je suis dernier là ou quoi ? Allez Christian, jusqu'au bout !

Christian qualifié.

Top, c'est bon pour Frédéric.

Bertrand, Régis.

Très fatiguée et qualifiée.

Carole, Nathalie, malheureusement, dès la première étape, c'est terminé. T'as

gagné, Christelle. Venez là, à côté de moi, Nathalie.

Nathalie et Carole, vous êtes éliminées, mais votre mission ne s'arrête pas là.

Vous avez chacune un fardeau, un sac qu'il va falloir donner soit à Régis,

soit à Bertrand, soit à Christelle, soit à Frédéric.

Et on va commencer par vous, Carole.

À qui vous avez envie de donner ce sac ?

Je vais le donner à Fred parce qu'il a déjà eu la joie d'aller chez les

Philippines. Donc, c'est pour laisser un petit peu plus de chance aux autres.

Je dis pas merci.

Nathalie, à qui souhaitez-vous donner ce sac ? Dans un but d'équité, ça sera

Bertrand.

Allez-vous placer sur la ligne de départ ? Attention, vous êtes quatre pour trois

places en finale sur la troisième étape.

Trois, deux, un, go !

Bertrand est embarrassé de 14 kilos.

Frédéric aussi.

Régis n'a que son sac de départ, soit 8 kilos. Et Christelle a le sien, plus

léger, 6 kilos.

Sur ce tronc d'arbre, les aventuriers récupèrent une charge supplémentaire de

5 kilos.

Il faut maintenant passer sous les bambous. Peu à peu, les sacs s

'imprègnent d'eau et s'alourdissent.

Allez, il faut courir !

Bertrand qualifié.

Frédéric qualifié. Ça va se jouer à trois fois rien pour la troisième place.

Régis.

Christelle, venez me rejoindre.

Je suis emmêlée là.

Christelle, malheureusement pour vous, c'est terminé après cette deuxième

étape. Mais pas complètement.

Il vous reste à offrir comme un cadeau, comme un présent, ces deux sacs que vous

avez portés. À vous de choisir. Et ensuite, vous rejoindrez Nathalie et

Carole.

Alors, celui qui est le plus long, je vais le donner au plus fort, c'est

Bertrand.

Bertrand.

Et le deuxième, est-ce que c'est Régis ou est-ce que c'est Frédéric ? Le

dernier sac, ça va être Régis parce qu'il n'a pas eu d'autres sacs

supplémentaires.

Frédéric, Régis, Bertrand, place à la finale.

3, 2, 1, go !

C'est dans cette verte prairie que les trois hommes s'élancent. Bertrand est

bardé de 25 kg, Frédéric de 19 kg et Régis de 13.

Mais un filet vient ralentir leur élan.

Attention à la chute et à l'entorse.

Le grand concours de terrassiers recommence, aux grands dames des trois

aventuriers déjà à bout de force.

Il faut creuser et passer sous deux rondins sans oublier ses sacs. Le

premier arrivé gagnera de quoi reprendre des forces.

Derrière ces deux obstacles-là, il reste 10 mètres de sprint.

Allez, c'est pas perdu ! Frédéric, Régis ! Il reste un deuxième obstacle !

Bertrand est devant, mais Frédéric n'est pas loin, animé par la rage de vaincre,

lui aussi.

Régis, prends le trou de Fred ! Régis, prends le trou de Fred ! La

ligne d'arrivée est ici ! Allez !

Allez les gars, allez !

Allez Bertrand, c'est bon.

Très bien, c'est joli. Allez Bertrand.

Les 25 kilos sur le dos.

C'est bien Bertrand.

La victoire elle est pour vous, bravo.

Bravo les gars.

Même avec 40 kilos, il sera arrivé à la fin.

Vraiment, aujourd'hui, Bertrand, je vous le dis, vous étiez le plus fort

incontestablement et vous méritez cette récompense. Vous allez quitter vos

acolytes l'espace de quelques heures et je vais vous laisser entre les mains de

Philippin, absolument extraordinaire.

Bertrand, un bateau vous attend un peu plus loin.

Profitez-en, régalez-vous, souvenez-vous comment Frédéric en a profité. Faites

pareil.

Bertrand arrive au pied d'une cahute isolée au fond du lagon de Pitogo.

Ici habite Carey avec son épouse Maria.

Carey est un chasseur d'un genre un peu particulier.

On va

se débrouiller comme on peut alors.

Allez, on est parti dans la jungle ?

Go, go, go.

C'est un gros calumet de la paix. Une cigarette.

Une cigarette géante.

Ah ouais, ça, c'est pas mal, ça. Une ruche du miel.

C'est pour éviter de se faire piquer, certainement, le fumet.

Oh là là là là. On est, yes.

Thank you.

Very very good ! Oh la vache !

On avait oublié le goût de sucre.

Delicious ! Ça colle à la barbe, on en a partout et on est en train de les

chicouiller mais c'est pas grave.

C'est délicieux ! Et c'est top !

C'est du miel, du miel onctueux. Cela fait des semaines que Bertrand n'a pas

ressenti une telle douceur l'envahir.

Liquide et sucré, ce miel sauvage est tout simplement délicieux.

Carrie a l'habitude de courir la forêt pour trouver ses esseins d'abeilles et

leurs précieux trésors.

C'est la dernière fois.

On s'en passe carrément.

Thank you. Vous pensez que c'est toutes ces petites bêtes, ces petites abeilles

qui font tout ce travail ? Ça colle aux dents, ça doit certainement apporter

plein de caries, mais pas grave.

J'ai vu, il y en a peut-être quelques-unes, des caries.

Le miel est un apport en glucose évident, mais il permet aussi de

recouvrer rapidement ses forces.

Une aubaine pour Bertrand, qui n'a pas l'habitude de se ménager.

Sur le camp, en revanche, l'heure n'est pas à la fête. Le feu menace de s

'éteindre.

Et puis juste dessous, sous le gros tronc, il y a eu une petite braise

encore ardente.

C'est trop humide, il faut des trucs beaucoup plus secs. Dans la mesure où il

y a toujours une petite braise de rouge, dès que vous soufflez, le rouge s

'agrandit, ça active un petit peu le feu.

Et en prenant des feuilles sèches dans la cabane, des palmes sèches qui ont

séché depuis le premier jour qu'on a fait la cabane, ça fait déjà 30 jours,

on est arrivé à la démarrer assez difficilement, mais on a démarré.

Putain ! C'est chaud, hein ? Ouais, très très chaud.

Attends, tu t'es brûlé les poils.

Les garçons ont sauvé de peu le feu. Les aventuriers se sont fait une belle

frayeur.

Pendant ce temps, Bertrand, lui, enchaîne les heureuses découvertes avec

son guide.

Kerry lui montre maintenant une plante qu'il connaît bien.

Un canne à sucre, ça ? Ouais.

On n'a pas tout ça chez nous, sur notre île.

Il est là.

Ah, carrément ! Ouais ! Donc, ça veut dire de la canne à sucre, j'imagine.

Donc, très fibreux.

Très... Très rafraîchissant, parce qu'il y a du jus, c'est bien imbibé de jus.

Il y a vraiment du sucre, du sucre qui... Il ne lui reste plus beaucoup

dedans, mais il sait les utiliser, les petits, là. Il me fait marrer.

On pensait que la seule obsession, ce serait de retrouver nos femmes, parler

un petit peu sexe, un petit truc.

Eh bien, depuis... L'immunocoupe est zéro.

Depuis que je suis sur l'île, je n'ai jamais pensé à ces questions-là,

purement sexuelles, alors que la bouffe... Et pourtant, je ne suis pas un

gros mangeur, je ne suis pas un obsédé.

Les bienfaits du sucre se ressentent immédiatement tant l'organisme est

affaibli après 31 dures journées d'aventure.

Imaginant l'état de fatigue de Bertrand, Maria lui a préparé un repas des plus

roboratifs.

Oh la vache !

Vous mettez quelque chose sur le poulet ? Oui, du poulet.

Tout ça pour moi ? Oui ! Oui !

L'accueil des gens était au top, à la hauteur de mes espérances. On est tombé

sur deux personnes fantastiques. Les papilles gustatives ont été réveillées,

elles ont pris une claque dans la gueule. Le truc est énorme parce qu'avec

ce miel, le sucre et la chair du poulet, c'est vraiment un poulet délicieux. Je n

'aurais jamais imaginé une aussi belle récompense, un accueil aussi agréable

par ces gens qui sont vraiment souriants.

Et très chaleureux.

Merci. Au revoir.

Ciao.

Bye. Bye.

J'espère que ça leur fera plaisir.

Je suis sûr que ça leur fera plaisir.

On va y tenir comme à la prenelle de nos yeux.

Bye. Thank you.

Thanks for all.

Bertrand s'en revient requinqué sur son île. Il a fait le plein de vitamines et

généreusement, il ramène à ses compagnons un morceau du précieux miel

sauvage.

Poulet caramélisé au miel.

Un poulet comme ça, entier. La moitié caramélisé avec la peau et tout, je peux

te dire. Moi aussi, je m'étais cassé devant ça, le poulet.

Moi, je suis désolé d'avoir ramené que ça, mais... J'ai jamais mangé ça comme

ça. J'avais honte, je m'en suis mis plein la gueule, comme un cochon.

Mais d'une gentillesse, les gens.

Et le mec, il avait une dent tous les kilomètres.

Croqué dans la canne à sucre, un truc de fou.

Mais putain, il a peu de dents, mais il a de la nuit à canne. C'est le qui

reste. Fais ces petites parts pour le dessert.

Tu sens le sucre dans le sucre.

C'est excellent.

C'est hyper bon.

Moi,

je suis ravie, je suis aux anges.

Pourtant, je ne suis pas une adepte du sucre, mais...

C'est la forme sous laquelle il a été apporté, ce sucre, dans ma petite bille

citadine de Parisienne. Je sais que je n'aurais jamais eu l'occasion, et donc

avoir l'occasion de manger du miel naturel, sorti des seins, d'avoir

vraiment les seins dans la bouche, pour moi, j'ai l'impression d'avoir gagné le

confort.

C'est super.

Si on pouvait trouver ça dans les sous-bois, là, on est les rois.

Malgré ce dessert sucré, les naufragés n'oublient cependant pas l'échéance

cruciale du lendemain. L'épreuve d'immunité, surtout Régis.

Je ne vais pas me laisser faire, je vous le dis.

Je ferai un cronche-pattes s'il faut, je serai dans les jambes, je ferai un... Un

plaquage. Un plaquage.

Ça serait dangereux, donc je ne vais pas dire que j'aimerais que ce soit lui qui

la gagne, parce que c'est forcément ce qu'il voudrait dire, que ce soit un

rouge qui part au conseil.

Mais il mériterait d'avoir son heure de gloire quand même.

En tout cas, c'est Jadis qui te fait le bien.

Je suis ravi d'être avec les Rouges. Je suis le dernier jaune, mais je suis

beaucoup mieux depuis la réunification que quand j'étais connecté, que les

jaunes. Ça va, t'es à l'aise ? Je suis hyper à l'aise et je suis ravi d'être

avec vous.

Moi, je suis ravi dès le début.

Oui, mais c'est certain.

C'est certain que j'aurais aimé travailler avec vous.

Les aventuriers se réveillent avec un seul objectif en tête, l'immunité.

Nathalie est inquiète, elle se sent faible, elle a très mal dormi et

surtout, si Régis remporte le totem, elle est persuadée que c'est elle qui se

retrouverait sur la sellette.

Ce qui m'inquiète c'est surtout qu'il y a le jeu d'immunité cet après-midi et

ton manque de sommeil généralement.

La fatigue, ça accentue énormément au niveau physique.

C'est ça que je pense.

Il faut toujours y croire.

Mais bon, comme je vous dis, c'est très difficile.

Ça dépend de l'épreuve. Et puis, il faut toujours un peu de chance aussi.

Jusqu'à maintenant, je n'en ai pas eu.

Régis pourrait remporter l'épreuve si c'est du pur hasard.

Je suis inquiète parce que si Régis remporte l'épreuve, ça veut dire qu'un

rouge saute.

Je sais que ce ne sera pas Bertrand ni Fred.

Ça peut être une des trois filles.

Mon but, c'était d'arriver le plus loin possible.

Il n'y a que cette immunité qui peut m'amener trois jours de plus.

Mais là, je suis arrivé le plus loin que je pouvais arriver. Je suis boule de

gens derrière qui me traînent. Et puis ça, on ne peut pas le changer.

On verra. Moi, je n'y pense pas. On verra après.

Mais je sais qu'on va la gagner, l'immunité.

On s'accrochera tant que Régis sera en jeu. Ça, c'est clair.

Donc voilà, vivement l'épreuve. Comme ça, on sera fixés sur notre journée.

On verra bien.

On sera fixés d'ici quelques heures.

Tous attendent le message leur annonçant l'imminence de cette épreuve d'immunité

tant redoutée. Mais c'est une pirogue avec deux personnes à son bord qui s

'approchent de la plage des naufragés. Les étrangers qui arrivent sur notre

île. Les étrangers en poulies.

Il y en a un que je reconnais, il y en a un qui m'a... C'est vrai ? C'est celui

du poulet ? Celui qui est derrière, c'est du poulet.

Peut-être qu'il nous amène un poulet rôti.

Bref, pas carrément.

Ils viennent leur apporter un cadeau, mais alors dans ce cas-là... C'est

lourd, hein ? Ah ouais, ça a l'air d'être lourd aussi.

Ça n'est même pas reconnu ! Au début, je ne voyais rien ! Ça sent

pas le poulet ! Ça sent pas le poulet !

On va pleurer encore.

Je ne voulais pas pleurer.

Nathalie ? Elle est

mon chat.

C'est pareil, c'est mon chat.

Regarde mon chat.

Mes parents aiment bien rappeler ma région.

Ça, c'est ma mère, avec les cabanes chanquées.

Ça se trouve au milieu du bassin d'Arcachon.

Ça, c'est mon père.

Arcachon, c'est le front de mer. Ils savent très bien que j'adore ma région.

Et je crois qu'eux aussi, ils l'adorent. Ils sont assez chauvins.

Je prends conscience qu'il me manque.

Il me manque vraiment.

C'est extraordinaire.

C'est là ce qu'il est.

Je pense qu'il sera super content.

Il y a mes beaux-parents qui m'ont envoyé ça.

Tout est possible.

J'ai du mal là.

Apparemment, ma maman s'inquiète énormément.

Donc oui, ma mère, ça doit être la personne qui doit le vivre le plus

difficilement, je pense.

On est complètement coupés du monde.

Et bon, à la limite, elle va se demander si je suis en vie, quoi.

Et c'est dur.

On n'est pas très expressifs, en fait, dans la famille, par le vocabulaire, par

les mots. Là, on entend des mots qu'on n'aura peut-être pas entendus très

souvent dans notre quotidien.

Ça fait du bien, ça fait vachement bien.

Que des bons amours. Ma fille, mon fils, ma mère,

mes beaux-parents, ça c'est ma famille.

C'est de ma femme, c'était notre anniversaire de mariage il y a quelques

jours de ça.

C'est vrai que c'est une lettre d'amour.

Mon amour, même si tu n'es pas là, 35 ans de mariage, je n'y pense.

Ce sont 35 ans de grand bonheur, même si la vie nous a mis dans les pieds

quelques embûches.

Voilà, et puis je t'aime.

35 ans de mariage, ce n'est pas courant du tout de nos jours.

C'est vrai que l'amour est toujours là.

C'est beau.

Elle me dit toujours qu'elle m'aime.

C'est l'amour de ma vie, ma femme.

C'est fabuleux.

Je ne pleure pas facilement, mais après, je me touche.

Là, c'est ma femme.

C'est dur parce qu'elle ne me ment pas comme elle ne me ment jamais.

Tu sais, je fais la forte aux yeux de tout le monde. Pourtant, je voudrais

pleurer à chaque fois. Je me retiens surtout devant les petits.

Enfin, ça m'arrive quand ils sont couchés. Tu me connais, tu sais comment

je suis.

Quant au crapaud, c'est mon fils, que j'appelle toujours crapaud.

Quant au crapaud, je ne vais pas te mentir, il est triste. Tu le verras sur

les photos, tu nous manques tant.

C'est pour ça qu'il faut qu'il soit vraiment fier de moi, parce que rendre

un enfant triste, c'est vraiment dur.

Je suis vraiment en fusion complète avec mon fils.

De savoir triste parce que je suis pas là, c'est difficile à accepter.

Monsieur et lui, mon crapaud, je les aime et je promets de plus

m'occuper d'eux quand je rentre.

Donc je me promets, je m'occuperai bien d'eux avant.

Ça me donne vraiment du boost. C'est un sentiment mitigé, ça me tue dans un sens

et ça me donne plus de force dans l'autre.

Tu es quelqu'un de spécial.

Mystérieuse et prête à soulever des montagnes.

Mais d'où vient cette force qui te fait vibrer, t'extasier, pleurer, bref, qui

te fait vivre ? Vis ton aventure, ton Koh Lanta à toi.

Vis-le à fond.

Tu vas susciter de l'admiration, une identification, car tu fais partie de

celle qu'on admire.

C'est la lettre de ma sœur.

Et je ne savais pas qu'elle m'admirait à ce point-là.

Et je ne savais pas qu'elle pensait ça. Vraiment, oui, je découvre ma sœur. Je

découvre ma sœur depuis qu'on l'entend. Tu es déjà dans la lumière, celle qui ne

cessera jamais de briller, celle de nos yeux et de nos cœurs.

Je t'aime et t'embrasse fort. Ma sœur ne m'a jamais dit je t'aime.

Je crois qu'elle ne me l'a jamais écrit.

J'espère qu'en revenant, je serai beaucoup plus proche d'elle et plus

attentive à elle.

Parce que je crois que je l'ai laissée un peu de côté.

Ma petite femme.

Bien évidemment, la lettre la plus difficile à lire, c'était celle de ma

femme. Bien sûr, c'est très émouvant. Ça fait quelque chose.

C'est sûr, j'appréhendais ce moment.

Forcément, il a fait mal.

Je suis assez pudique.

Je n'aime pas m'afficher, je n'aime pas déballer mes sentiments.

Et là, c'est un petit peu se faire du mal pour rien.

Elle est très inquiète de savoir comment je me portais.

Et elle me dit combien elle m'aimait et combien elle parlait à notre fils de son

papa.

Je lui parle de toi tous les jours et je lui ai montré des vidéos de toi. Et lui,

alors en t'entendant et en te voyant, il a été très concentré sur l'image en

poussant de jolis petits cris de joie.

Il a bien reconnu ta voix et sûrement ton visage.

C'est un peu dur, parce que depuis 30 jours, on essaye de faire sans, on

essaye de se mettre des œillères, de ne pas penser à eux. Et puis voilà, vous

savez, c'est parti. Il y a des lettres, des photos, il y a tout.

Ce n'est pas évident.

Ma grande et ma seconde.

Il y a Iris et la petite. Et là, la petite Agathe qui a les yeux verts et ça

ne se voit pas. Je ne suis pas du tout surprise. J'imaginais qu'elle allait

être avec le panier.

Ta fille, je te ressemble plus.

Voilà mon village, c'est une pose de mon chien, c'est un petit village de l

'héros. Ah mais ça m'a touché, rien que de voir le village, j'ai eu la larme à l

'aise.

Ah bah c'est vrai que moi je suis né là et je vais mourir là. C'est un pastel

non ? Ouais c'est ma fille qui l'a peint.

Ça c'est ma fille qui m'écrit donc.

Merci de m'avoir fait comprendre qu'il ne suffisait pas de rêver mais qu'il

fallait réaliser ses rêves.

Grâce à toi.

Grâce à toi je suis toujours allé au bout de mes envies.

C'est les yeux pleins de larmes, mais le cœur regonflé que les aventuriers voient

arriver sur leur côte le message annonçant l'épreuve d'immunité qui

craigne tant.

C'est dans la durée que l'étreinte est belle.

C'est statique. Ça va être une épreuve statique, c'est sûr.

C'est certain. La durée, ça veut dire que ça peut durer très, très longtemps.

Surtout avec Carole.

Arrêtez de me mettre la pression.

Ils ne sont pas cool.

Régis, il a été bon, le cochon pour Dieu.

Carole, c'est Régis. C'est dans ses cordes, Régis, donc c'est statique.

Carole, viens, je vais te dire quelque chose.

Ah non, non, non, tu ne détournes pas Carole. C'est quoi ton deal, Régis ? C

'est quoi ton deal ? Elle est un tel, Carole. C'est bon.

Ils ne vont pas me faire de cadeaux, là.

Le danger, c'est que Régis gagne cette muté.

Si c'est lui qui la remporte, forcément, il y aura un choix douloureux à faire au

niveau des rouges. Il y en a un de nous qui sortira un peu prématurément, ce

sera dommage. On m'a écrit, ma fille aussi, tout est possible. Quand on le

veut, tout est possible.

Je vais penser beaucoup à cette phrase.

Bonjour à tous.

Je sais que vous avez été particulièrement émus à la lecture des

courriers de vos proches.

J'espère aujourd'hui que vous allez pouvoir transformer cette émotion en

motivation. Car c'est une épreuve d'immunité et à ce stade de l'aventure,

il est capital de s'imposer et de repartir avec ce totem que je vais d

'ailleurs récupérer.

Merci, il est remis en jeu.

Alors souvenez-vous, quelques jours après la réunification, vous avez imité

la position du paresseux.

Et aujourd'hui, il va y avoir une sorte de mimétisme entre votre épreuve et la

posture du koala au repos tranquille sur son arbre fétiche, à savoir l

'eucalyptus. Autrement dit, vous allez vous placer et enlacer un poteau comme

ceux qui sont sur votre droite. Il va falloir tenir le plus longtemps

possible. Il va surtout falloir être le dernier en position pour pouvoir

repartir avec ce totem. Allez vous mettre en place.

Attention, l'épreuve est encore plus difficile que prévu puisque les poteaux

sont rendus glissants par la pluie.

Mettez-vous en place.

Ok.

C'est une épreuve d'endurance qui commence malgré le ciel qui gronde.

Les aventuriers profitent des cordelettes pour s'appuyer à leur guise

avec les pieds, les mains ou les cuisses.

Une fois que t'es là, t'es plus à l'aise, non ? Chut !

Régis embrasse le poteau. Il sait qu'il ne devra sa survie qu'à ce tronc.

Jamais il n'a autant enlacé, en tout cas aussi fort.

Nathalie, c'est terminé.

Vous avez tenu très exactement 10 minutes, comme tous les autres d

'ailleurs. Encore en compétition, Carole, Frédéric.

Bertrand, Régis et Christelle.

Bertrand fixe du regard le doyen. Pour le bien de sa tribu d'origine, il veut

battre Régis.

Christelle, c'est terminé.

Bon les bouches, il y a le feu qui va s'éteindre.

Il y a le feu qui va s'éteindre. C'est pas grave, on terminera les 8 jours sans

feu. On a déjà fini.

Carole !

J'allais vous dire, il reste une cordelette, en fait, il n'en reste plus.

J'ai essayé, mais je suis désamisée. Et c'est donc un combat de garçons pour

cette immunité.

Frédéric, Bertrand et Régis.

Les trois hommes sont encore debout sur les cordelettes du milieu.

Toute la tribu est liée contre ce pauvre Régis.

Les trois femmes tremblent. Si le doyen gagne, l'une d'entre elles serait

menacée.

Il arrive à s'asseoir, ce n'est pas encore gagné.

Là, il ne va pas tenir longtemps, parce que moi j'ai tenu longtemps et j'étais

mieux installée. C'est bien, on mise tout sur eux.

Régis se concentre, il souffre, mais il espère.

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Mais ses deux adversaires, qui

ne le quittent pas des yeux, ne laissent transparaître aucune hésitation, aucun

mouvement aléatoire.

Ah, Régis ! L'essentiel est atteint pour les ex-dayaks.

Régis est à terre.

Bertrand et Frédéric se retrouvent comme bien souvent en duel.

Qui tiendra le plus longtemps sur ces pylônes ? J'ai lâché quand même.

C'est vrai quand même. Nous, c'était notre place qu'on jouait.

Tu nous as fait peur.

Assez-toi. Assez-toi. Assez-toi.

D'accord, elle a 10 centimètres de défaite.

Bertrand est trop à l'aise.

Bertrand, depuis tout à l'heure, il me fait des trucs comme ça.

T'as l'impression que tu peux lui servir un verre là-haut. Il laisse peindre son

bras.

La victoire pour Bertrand ! Bravo ! Super, Pat.

Tu nous as fait rire. C'est comme j'ai bougé.

Il a été le second au moins.

Bertrand Bravo, vous marquez encore un peu plus cette aventure de Koh Lanta. C

'est votre troisième victoire individuelle dans une immunité.

C'est votre sixième victoire en tout depuis la réunification.

Voilà le totem. Vous pouvez être fier de le récupérer et d'être intouchable au

prochain conseil. Alors pour tous les autres, il va falloir maintenant

réfléchir sur la suite de cette aventure. Bon retour sur Mingao. Rendez

-vous demain pour le conseil.

Bon, Bertrand, encore une victoire ? Il semblerait, Nathalie, oui, il

semblerait.

Encore un coup de chance. Régis revient sur le camp déçu.

La lettre d'encouragement de sa fille n'aura pas suffi.

Pourtant, le doyen de l'aventure s'est bien battu.

Le mot de ma fille n'a pas suffi. Pourtant, j'ai pensé à elle. Vraiment, j

'ai pensé à cette phrase de ma fille. Mais non, ce n'était pas suffisant. C

'était dur.

Et puis, c'est vraiment des guerriers.

Bertrand, il est impressionnant.

Il est hors normes. Pour moi, il est hors normes.

Les Rouges, eux, sont ravis. Leur objectif est rempli.

Régis n'a pas gagné. Mais tous reconnaissent la valeur de l'homme.

Quand Régis est tombé du poteau, j'ai peut-être été celle qui a le plus crié

puisque je voyais vraiment ma place en jeu en fait.

C'était un ouf de soulagement.

Régis mérite largement peut-être plus sa place que moi.

Maintenant, il n'a pas de chance, c'est un jeune. Pour moi, ça aurait été quelqu

'un qui aurait été digne d'être un taillac.

Tu sens la chaleur ? Un peu, oui.

Moi, je n'ai pas crié, non.

C'est par respect pour l'adversaire. Je n'ai pas crié quand Régis est tombé.

Ça m'a fait même un peu de peine. Il a 56 ans.

C'est vraiment une personne très bien.

Il a la sagesse en lui.

C'est quelqu'un que j'apprécie particulièrement. C'est vrai que ça m

'aurait fait plaisir qu'il ait une immunité.

C'est une journée riche en émotions qui se termine pour les 6 derniers

naufragés.

Ce 33e jour commence mal sur Mingao. La pluie semble installée pour la journée.

Ce ciel gris pèse sur le moral, d'autant que tout leur confort dépend du temps qu

'il fait.

Encore une très très bonne nuit.

Il n'y a pas eu trop de pluie cette nuit, mais dès le matin, première

averse. Et quand on se lève, on se rend compte que c'est déjà tout bouché.

Donc un peu de morosité ce matin, comme le temps.

Vu cette nuit, quand je me suis oublié le temps qu'il faisait, je ne m

'attendais pas à avoir un grand soleil ce matin.

Et quand je regarde en face, je me dis qu'on est bien parti comme ça pour toute

la journée.

C'est ce qu'on dit aux enfants, on peut pas raconter.

Pleurer un petit coup, ça ira mieux.

La pluie redouble d'intensité. C'est un véritable déluge qui s'abat désormais

sur Mingao et qui menace dangereusement le feu.

Pour récupérer le feu, j'ai...

J'ai vraiment pas envie de terminer l'aventure sans.

Donc là, la priorité, c'est de protéger le feu.

Je pense que c'est mal barré, comme on dit, parce que c'est vraiment pris.

Je ne vois pas d'éclaircies. Je surveille là.

Je suis un peu inquiet pour la suite de l'après-midi.

Le feu et l'eau, ça ne va pas ensemble. C'est bien connu.

Il ne faut pas se faire mettre de l'air dessous.

Il y a des craintes, c'est certain que ce soir, si tout le conseil pleut comme

ça, il y a des craintes qu'on garde le saut. Il va falloir faire de la braise

et prendre le bras zéro, je ne sais pas.

L'habileté de Régis et sa

science du feu sont aujourd'hui très précieuses aux naufragés. Le

Languedocien a l'astucieuse idée de sauvegarder des braises dans le bras

zéro.

Le plus gros danger, c'est de perdre le feu, parce que le feu, c'est la vie sur

Polenta. On mange grâce au feu, on se réchauffe grâce au feu.

Sans lui,

on ne peut pas dire qu'on va mourir, mais ça va être vraiment très difficile

pendant une semaine si on n'a pas de feu. On va revenir comme au début,

manger des bouchons de riz cru, et puis supporter l'humidité et le froid.

T'as des petits bois, t'as mis des petits bois ou quoi ?

Eh ? T'as que des feuilles, hein ? Ouais, des feuilles. On va rien faire

avec les feuilles.

Ça me casse les couilles, moi. Tu sais quoi ? Ce putain de feu, je vais aller

pisser dessus et au moins, ça sera réglé. Ça me fera pas chier, au moins.

Tu vois ? Au moins, comme ça, ça sera fait.

Une fois qu'on aura pissé dessus, on aura plus de feu et ça nous emmerdera

plus.

Bertrand et Frédéric s'échinent depuis des heures à entretenir avec minutie le

feu. Ce travail est exténuant. Tu veux nous donner des preuves de confort, des

conneries ? Faut-il nous donner une vache ?

Les deux hommes sont à bout de nez. Tu vois ce que je veux dire ? Ça c'est

vert, ça c'est vert.

Le temps-là, il est en train d'inspirer même de la colère, parce que ça commence

un peu à suffire. On a déjà été assez mouillé dans l'aventure, mais là aujourd

'hui, c'est sans discontinuer. C'est pas tellement les conditions les mouillées,

c'est l'histoire, c'est de faire de l'offre.

On met un paquet de bois.

Ah ouais, là, on a un paquet de bois.

Un paquet de bois avec un paquet de flotte.

Ça me fait un paquet d'emmerdes.

Les garçons finissent par s'énerver avec le feu.

On ne sait pas quoi faire. On sait qu'on doit partir au conseil.

Si on part du camp avec la pluie qui continue, c'est certain qu'on n'a pas de

feu en rentrant.

Ils sont obligés, en plus, pour garder leurs affaires un minimum sèches, d

'aller dehors sous la pluie en short.

Ils sont carrément torse nu sous la pluie depuis des heures.

Je leur tire mon chapeau à tous les deux, d'ailleurs. Il commence à avoir

trop zi de foi, là. C'est pas pour dire, mais... Mais Régis, Régis... Bon, et a

priori, il sait qu'il a de fortes chances de partir ce soir, et pourtant,

il s'active, il essaye de les aider au maximum.

C'est pas facile pour tout le monde. C'est le repas de ce soir, parce qu'on

ne peut pas utiliser le feu.

Voilà, c'est pour manger ce soir.

Pour moi, c'est un petit peu à part.

Mais c'est certain que pour eux, le morin, ça va les toucher. Ils vont

passer la nuit blanche, il faut qu'ils alimentent le feu, le bras zéro.

On est arrivé à allumer le bras zéro, ça c'est déjà un point positif.

J'ai l'impression que ça va démarrer.

Je les aide, jusqu'au dernier moment, j'avais des idées, mais si je pars tout

à l'heure, à moins qu'une fille se dégonfle là et veuille sortir à ma

place.

Non, pas bien.

Pas bien, pas mal.

J'ai mal à la tête, j'ai mal au bas-bas.

J'ai un oeil, c'est parti.

Carole n'était pas très bien.

C'est jamais. Il faut garder espoir.

C'est inquiet

pour leur feu que les naufragés se rendent au conseil.

Régis a le cœur serré car il sait qu'il a de grandes chances de ne pas revenir.

Les aventuriers arrivent au conseil fatigués, trempés et quelque peu

désabusés. Cette nuit lancinante qui s'abat sur Mingao entraîne les premiers

signes d'énervement. C'est la perte potentielle du feu qui cristallise les

inquiétudes. Heureusement, dans cette tribu réunifiée, un homme maîtrise la

situation, Régis, le maître du feu.

Fort de sa grande expérience, celui qui est considéré par tous comme un grand

frère a su se faire accepter, voire adopter par les ex-rouges. Car n

'oublions pas que c'est l'ultime survivant des jaunes et que compte tenu

des conditions climatiques difficiles, son rôle pour maintenir en vie le feu se

renforce d'heure en heure. Cela pèsera-t-il au moment du vote dans la

balance ? La réponse, dans quelques minutes.

Bonsoir à tous.

Vous l'avez constaté, depuis quelques heures, les conditions météo sont

particulièrement difficiles sur toute la région, et donc en particulier au-dessus

de Mingao.

Il pleut beaucoup.

Christelle, qu'est-ce qui vous gêne le plus ? Ce qui me gêne le plus, c'est la

pluie et le froid. L'humidité.

Et puis au niveau du feu, les garçons ont essayé de maintenir le feu cet après

-midi. Ils sont sous la pluie.

Tout est humide. La cabane est étanche, mais il y a quand même des gouttières.

C'est vraiment le déluge. On n'est vraiment pas bien.

Est-ce que Carole, là, vous puisez véritablement dans vos réserves pour

tenir ? Oui, je pense, effectivement. Sans doute qu'on tape encore plus dans

nos réserves. Sauf que les réserves, on n'a plus des masses.

Moi, j'étais vraiment admirative des garçons quand ils se battaient pour le

feu.

Moi, pendant ce temps-là, je gérais toute seule mon corps pour qu'ils se

remettent un peu d'aplomb.

Nathalie ? On a froid, manque d'activité. Alors déjà, quand il faisait

soleil, le manque d'activité pour nous, c'était terrible, l'ennui.

Alors là, en plus, on est obligé de rester sous la tendre. Est-ce que je me

trompe ou, sur ce que je aperçois ce soir, les femmes de la tribu, vous avez

peut-être un petit peu plus de difficultés à supporter ces conditions

météo difficiles ? Je ne sais pas. Je pense que c'est dur pour les garçons,

mais ils sont très occupés avec le feu.

Donc, c'est vrai que depuis tout début de l'aventure, souvent chez Tayak, ce

sont les garçons qui s'occupent du feu.

Je pense qu'ils préfèrent gérer. On ne peut pas remplir de 50 autour du feu.

Est-ce que la solution, c'est de se morfondre sous sa cabane ? Christelle,

pourquoi à un moment ou à un autre, vous ne dites pas, tiens, je vais sortir, il

pleut, mais je ne vais pas fondre et je ne vais pas m'occuper du feu ? Oui, bien

sûr, mais c'est vrai que la pluie me rebute un peu.

C'est-à-dire que quand il pleut, on reste sous la cabane ? Mais...

C'est ça être aventurière de Koh Lanta ? Non, franchement Christelle. Non, c'est

pas ça, mais il ne faut pas attraper la mort non plus.

Carole, vous partagez ce sentiment commun à Christelle et à Nathalie sur

peut-être un manque d'entrain quand les conditions climatiques sont difficiles ?

Un manque d'entrain, il faut voir aussi qu'on essaye aussi de préserver au

maximum les vêtements de l'humidité parce que la nuit quand on a des

vêtements humides c'est vraiment très difficile. L'humidité malheureusement ou

heureusement touche de la même manière les garçons et les filles. Ah oui, tout

à fait. Donc si les garçons restent, ils vont être totalement humides pendant que

vous... Les garçons, quand ils sortent, se mettent en maillot et on préserve

leurs vêtements le plus possible. Et vous, vous ne pouvez pas sortir en

maillot ? Je pourrais, mais là, aujourd'hui, je n'étais pas en état de

le faire.

Et puis, je pense que les garçons savent parfaitement qu'ils peuvent compter sur

nous. Donc, je pense que s'ils avaient le moindre problème, ils nous

demanderaient. Ils savent parfaitement qu'on le ferait immédiatement. Régis, qu

'est-ce qu'il faut faire pour garder le feu ? Moi, je suis confiant pour ce

soir. Je suis quand même assez confiant parce qu'on a vraiment mis...

Bertrand avait trouvé un tronc énorme ce matin, quand j'ai vu qu'il allait

pleuvoir, je lui ai dit il faut vite le mettre pour qu'il commence à démarrer.

Et ça vous rassure d'avoir quelqu'un comme Régis, sûr de lui sur le feu et

finalement d'avoir des propos toujours optimistes ? Régis c'est le maître du

feu et là il vient de dire qu'il avait confiance en son feu, donc il me donne

confiance à moi aussi.

Bertrand, en ce qui concerne le feu, est-ce que Régis...

Il a vraiment cette attitude rassurante. Il est très rassurant, c'est une

technique qu'il maîtrise à 200%. Et si il me dit qu'il y a 80

ou 90% de chance qu'on retrouve le feu ce soir, j'aurais tendance à le croire.

Est-ce que vous signez aujourd'hui pour être dans la même forme morale et

physique que Régis à son âge ? J'espère.

Dans 20 ans, avoir sa pêche, sa niaque, sa forme physique. Vous partagez tous ce

sentiment, Christelle ? Oui, tout à fait. Je partage vraiment le sentiment

de Bertrand. J'aimerais être comme Régis à son âge, aussi actif, aussi souriant,

optimiste.

Cette personne-là, elle n'a que de belles qualités.

Non, je ne t'ai plus. Regardez comme il rougit. Il a même les yeux emblués.

Non mais c'est vrai, Agis, ça fait plaisir. C'est certain que ça fait

plaisir, c'est sûr. J'ai le cœur entre les lettres hier et tout ce qu'il vient

dire aujourd'hui, j'ai le cœur qui grossit, on va exploser.

Moi je voudrais qu'on revienne maintenant à un moment très fort, c'est

ce fameux courrier que vous avez reçu de la part des Philippines que Bertrand

avait rencontré lors de sa récompense.

Et là je crois que l'émotion vous a submergé, Agis. Oui, l'initiative de ma

fille, déjà c'est la première lettre que j'ai ouverte.

C'est un tableau qu'elle avait peint à mon village, que j'adore, il y a

quelques années.

Elle a écrit son mot derrière ce tableau.

Rien que d'ouvrir ce tableau et de voir mon village, j'ai eu la larme à l'œil.

Régis, si j'ai bien compris, il y avait cette peinture de Delphine, votre fille,

mais derrière, il y avait une lettre qui vous a touchée. La lettre de ma femme,

bien sûr, qui me dit des choses très tendres et très gentilles. Qu'est-ce que

vous avez envie de lui dire, là, ce soir ?

que c'est l'amour de ma vie et que je l'aime toujours autant qu'au premier

jour.

Alors, vous avez tous reçu du courrier, et notamment vous, Christelle, et une

lettre qui vous a un peu chamboulée, la lettre de votre petite sœur. C'est

Stéphanie, c'est ça ? Oui, cette lettre m'a beaucoup touchée.

Ma sœur n'a jamais osé me dire certaines choses et je les ai

découvertes dans cette lettre.

Elle m'a dit qu'elle était fière de moi, que j'étais quelqu'un d'exceptionnel à

ses yeux, qu'elle était admirative, des choses qu'elle ne m'aurait jamais dites

devant moi, de visu.

Ce que je souhaite faire en rentrant, c'est faire le premier pas vers elle et

la prendre dans mes bras, ce que je n'ai jamais fait.

Nathalie, est-ce que vous avez été bouleversée, vous aussi, par le courrier

que vous avez reçu ?

Je pense qu'en fait, le bouleversement vient du fait qu'à force de vivre au

quotidien avec les personnes qui nous entourent, on oublie les mots les plus

importants. Par excès de pudeur ? Par excès de pudeur, peut-être, oui. J'ai

envie d'être plus fusionnelle dans les mots comme dans les gestes. Et je pense

que c'est l'éloignement qui aura révélé tout ça, c'est sûr. Est-ce que vous avez

peur de temps en temps d'être gagnée par une trop grande émotion qui puisse vous

gêner dans l'aventure ?

Oui, j'ai peur que l'émotion me gêne et c'est pour ça que ce courrier, je l'ai

mis dans un coin de ma tête, je l'ai fermé, je l'ai lu deux fois, mais je l

'ai fermé, je ne veux pas le rouvrir.

Donc voilà, je suis dans l'aventure et je ne veux pas être à la fois là-bas et

à la fois dans l'aventure. Donc les lettres, c'est terminé. Vous les avez

lues deux fois et elles sont rangées. Elles sont rangées, voilà, exactement.

Bertrand, est-ce que vous comprenez cet état d'esprit de Nathalie ? Tout à fait,

bien évidemment que je la comprends parce que je partage un petit peu son

sentiment. Je sais que je suis certainement aussi sensible que tout le

monde, mais je n'aime pas l'avouer.

Je n'aime pas l'avouer.

Un homme, ça n'a pas à être sensible.

Pour moi, un homme doit maîtriser ses émotions. Un homme, c'est un avis

personnel, point barre. Chacun a le droit d'avoir son avis.

Un homme doit savoir maîtriser ses émotions. Après, c'est peut-être assez

primaire comme raisonnement, c'est assez macho.

Mais voilà, je n'aime pas être pris en défaut. Je n'aime pas être pris une arme

à l'œil.

Ça m'arrive, mais je n'aime pas.

Nathalie, est-ce que vous comprenez ce que dit Bertrand ? Qu'est-ce que vous en

pensez ? Moi, Bertrand, je le vois comme quelqu'un qui a une carapace, donc ça ne

m'étonne pas du tout les propos qu'il a.

Maintenant, les hommes qui pleurent, on va dire que je vais être peut-être deux

fois plus touchée par quelqu'un comme Bertrand qu'on va voir

exceptionnellement avoir une larme. Ça, par contre, je vais être très touchée.

Mais un homme qui pleure assez facilement, pas pour moi.

J'ai bien compris que vous gériez vos émotions différemment, mais il va

falloir surtout être fort, très fort dans votre tête pour pouvoir prétendre à

la victoire dans Koh Lanta. Il reste une semaine à tenir pour cinq d'entre vous.

Malheureusement, pour le sixième, l'aventure s'arrêtera brutalement ce

soir. Bertrand, vous êtes le premier à aller voter. Allez-y.

Et celle à vous.

A vous, Régis.

Frédéric, allez voter.

Voilà, vous avez tous voté, vous êtes de moins en moins nombreux. Je vais

chercher l'urne et je passe tout de suite à ce dépouillement.

Régis. Régis.

Frédéric.

Ce bulletin peut déjà être décisif.

Régis.

Vous l'avez déjà compris, Régis, la suite du dépouillement ne changera rien

à l'issue de ce vote.

Régis.

Régis, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me rejoindre.

Les aventuriers de la tribu réunifiée ont décidé de vous éliminer et leur

sentence est irrévocable.

Tout comme vous, je suis venu à Koh Lanta pour rester le plus longtemps

possible.

J'ai été ravi de vivre cette réunification parce que tous les

siècles, vous êtes vraiment formidables.

Et si j'étais votre père, je serais très fier de vous.

Je souhaite au meilleur à la meilleure de gagner.

Au revoir.

C'est sans rancœur aucune que le doyen quitte l'aventure après 33 jours de bons

et loyaux services.

Régis peut être fier de lui.

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