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Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de
gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de
Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.
Par là, l'immensité du Pacifique Nord.
15 000 km de mer, sans âme qui vive.
De l'autre côté, l'enfer vert.
Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient
est partout présente.
Entre rizières perchées, fosses marines abyssales, refuges des mystérieux
requins-baleines et volcans de la ceinture de feu, la nature s'exprime en
grand.
La vie est synonyme d'effort et d'espoir. Ces gens, isolés de tout,
connaissent la persévérance et l'optimisme.
Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et
le christianisme des conquistadors.
Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,
émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.
C'est sur cette terre, dont ils ignorent tout, que 16 français de tous âges et de
toutes conditions vont devoir survivre et surtout, survivre aux autres.
Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.
Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs
et leur courage, et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Ces
naufragés volontaires foncent droit vers l'inconnu, qui ira jusqu'au bout, qui
craquera, tous veulent gagner.
Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.
Au départ, ils étaient 16, à la fin, il n'en restera qu'un.
Les jaunes se réveillent un peu déboussolés par le conseil. Charlène a
perdu sa copine Jessica et la tribu tout entière a bien compris qu'il fallait
suivre une seule voie pour espérer gagner des épreuves. Jean-Bernard a d
'ailleurs été désigné capitaine d'équipe lors du conseil. Le chef de votre
équipe, c'est Jean-Bernard ? Alain, vous êtes d'accord ? Je suis d'accord.
Charlène ? Oui.
Jessica ? D'accord.
Régis ? D'accord.
Hakim ? Entièrement.
Jean-Bernard, vous acceptez ce rôle ? Oui, j'accepte ce rôle.
Moi, j'ai mes désavis.
Après, chacun fait ce qu'il veut.
Comme j'ai dit hier, on n'est pas à l'école.
Moi, je ne suis pas un maître d'école et je n'ai pas d'élèves.
Là, c'est bien.
Chacun a pris ses responsabilités. On va essayer d'être plus unis et moins
désordonnés. Donc, JB prendrait la parole et on l'écoutera d'une seule
voix. C'est JB qui décide, point à la ligne.
On a un groupe qui est très difficile à manager.
Très, très, très difficile.
Maintenant que tout le monde a pris conscience de certaines choses, peut
-être que ça va aller mieux.
Je pense que ça va être mieux, l'organisation au départ du jeu, parce
qu'on est moins, donc déjà, faire moins de bruit, un peu plus de concentration.
Et là, je me dis, je sens que réduit, on va être plus fort.
Je sens bien, moi.
J'aime bien ces moments-là.
Mais si tout le monde se donne...
Gageons que cette prise de conscience et ces bonnes résolutions seront bénéfiques
pour l'avenir de la tribu jaune.
Honnêtement, j'y crois.
Chez les Rouges, le futur semble radieux. Pourtant, Nathalie broie du
noir.
La professeure de mathématiques calcule, imagine, quelle sera sa destinée dans le
groupe et elle n'est pas optimiste.
Tout le monde sait très bien que c'est moi qui suis sur la sellette.
Personne ne veut le dire.
Du fait que j'étais malade, je me suis tenue à l'écart.
Malheureusement, cet écart reste quand même assez creusé.
Aujourd'hui, je suis à 100% physiquement.
Après, je n'ai pas non plus envie de leur faire mes preuves. Les preuves, je
les ai faites au début.
Mais je pense qu'il y a beaucoup de choses qui s'oublient vite.
Oui, Nathalie, à l'heure actuelle, se sent menacée.
Elle sait très bien, mais il n'y a rien qui est fait dans le dos des autres,
ici, sur ce camp-là.
Ça a été dit clairement, droit dans les yeux, que si jamais il y avait quelqu'un
qui devait partir, c'était Nathalie qui a essayé de partir.
Je n'ai aucune affinité, que ce soit physique ou morale, avec Nathalie.
Moins je lui parle, moins je pense à elle, mieux je me porte. Je crois qu
'elle le sent, de toute façon.
Je ne lui adresse pas trop la parole.
Christopher commence à être un peu piquant dans ses propos, un peu pédant.
Elle n'écoute jamais les autres, c'est tout le temps, elle ne s'écoute que
parler.
Se remettre en question, c'est très difficile pour elle.
Il est non chaleureux, je pense que c'est le moins attentif aux autres.
Bien tenté, bien tenté.
Est-ce que c'est la couleur de mon maillot de bain ? Je n'en sais rien.
Je ne suis pas une limbo parce que j'ai un maillot de bain rose.
Je pense quand même avoir un côté assez sportif.
Et d'ailleurs, ils ne s'en sont pas pleins dans les premières épreuves.
Justement, une grosse épreuve attend les aventuriers. Un message leur annonçant
leur départ en expédition, leur immersion en pleine nature vient d
'arriver. Il y a un drôle de truc dans l'eau, je ne sais pas ce que c'est.
C'est de la bouffe ? Non, non, ça ressemble à un truc pour transporter le
feu. Et derrière, il y a un sac.
C'est le trek, ça, vous pensez ? Ouais, moi aussi, j'ai pensé au trek direct.
L'heure du long périple est venue.
Emportez vos sacs, votre feu et de quoi préparer vos repas. Que vos jambes vous
soutiennent, votre cœur en sera comblé. Bivouac. Je suis content de bouger de
ville, sérieux.
Tu n'as rien à faire ?
Comme tout le monde, faire mon sac.
J'ai rien à faire comme tout le monde, on est d'accord. D'accord.
Une bonne nouvelle, ce serait quelque chose qui se mange.
Moi j'aimerais bien un bon mouton bien gras pour se taper un méchoui en
rentrant et faire une grosse fiesta.
Quelqu'un prend sa gourde et puis il y a les cartes qui sont prêtes.
L'aube, je vais la chercher.
Ça me ferait plaisir, là, franchement, un petit coup de téléphone de ma femme
et de mes enfants.
Là, ça me ferait plaisir.
13 jours, là, j'aimerais vraiment bien.
On balance vite les braises dans le sort de poids long, là, et elles deviennent
ce qu'il pourra. On va faire au mieux pour le garder.
C'est chargé de leur sac, de leur matériel de survie et du feu que les
aventuriers partent pour un voyage plein de surprises.
Bonjour à tous ! Bonjour ! Vous voici arrivés au point de départ d'un
important périple que vous allez effectuer avec en perspective pour les
deux équipes des heures de marche.
Vous allez découvrir, croyez-moi, des sites absolument incroyables et vous
allez passer la nuit loin de vos campements. Pour vous orienter pendant
ce long périple, pour chaque équipe, une boussole, une carte. Et je vais les
remettre aux deux chefs d'équipe. Pour les rouges d'abord, Bertrand.
Voilà la carte, voilà la boussole. Merci.
Faites-en bon usage.
Et puis chez les jaunes, depuis le conseil, vous avez proclamé un chef, c
'est Jean-Bernard.
Jean-Bernard, la carte et la boussole. Merci.
Alors ce n'est pas une marche toute simple, puisque j'ai une mission à vous
confier. Vous allez devoir ramasser dans chaque équipe 10 noix de coco. Mais
attention, les plus lourdes.
Car à l'arrivée, quand on se retrouvera demain, je vais peser votre butin. Et l
'équipe qui aura la charge la plus importante bénéficiera d'un avantage
certain pour la suite de l'aventure.
Bonne route ! Et maintenant, prenez la direction de la rivière qui est juste
derrière moi, des pirogues vous attendent. A demain ! Le long
périple qui attend les aventuriers commence dans la rivière Tapgon, qui
serpente entre les monts couverts de forêts de la péninsule de Karamoan.
Chaque équipe est dans un bras différent de la rivière.
Ah, ça creuse ! Ouais, ce qu'il y a ? On s'enfonce ?
Pour progresser sur ces eaux boueuses chargées en argile, jaune et rouge vont
emprunter de longues pirogues à fond plat.
Il y a une fille qui va se tenir le feu au lieu de ramer. On va tourner de toute
façon.
Les jaunes déplient immédiatement leur carpe.
Elle sera avec la boussole leur unique guide pendant cette longue épopée.
Face à l'arbre isolé qui était la rivière sud-est.
C'est bon, on y va. C'est qui bouge là ? Oh, doucement là. Asseyez-vous.
Asseyez-vous.
Le départ en pirogue, ça a été épique parce qu'en fait, cette pirogue, on ne
savait pas trop comment la manœuvrer.
Tu retournes vers nous Alain, on ramène comme ça. Je vous les ramène comme ça ?
Mais non.
Ça a été assez laborieux avec la barque.
Et c'est vrai qu'on allait plus d'une berge à l'autre que tout droit.
Ça tourne pas du tout comme un canoë ou
comme une barque.
Pour la faire tourner, c'est la galère. Et puis le cours est trop étroit, on s
'échoue, c'est très difficile.
Sur le coup, c'est sûr qu'on s'énerve.
La progression des jaunes sur la rivière Tapgon est plus que houleuse. Alors que
les rouges, eux, sont organisés et pagués d'un seul homme.
Du coup...
Ils arrivent rapidement à bon port.
C'est bon, je l'ai.
Armés de la carte et de la boussole, ils ne perdent pas une minute, conscients de
leur but, trouver 10 noix de coco, les plus lourdes possibles, et atteindre
leur gîte avant la nuit.
On a comme consigne de ramener 10 noix de coco.
Là, on est en train de traverser une cocoterie, je pense que c'est le moment
adéquat. On va prendre calmement 5 minutes pour chercher et éventuellement
en trouver quelques grosses.
Là, j'en ai 3.
3, 4.
Celle-ci, elle est deux fois plus lourde. Elle se soupe à ça, elle se
soupe à ça, il n'y a pas photo.
Allez, Bertrand, t'as rêvé ? Si on a dix noirs comme ça, c'est bingo.
Moi, j'en ai une.
T'en as qu'une.
Une ? Super.
Alors, soit j'ai des mauvais yeux, soit je ne regarde pas au bon endroit.
Mais ce n'est pas grave, on va continuer à chercher.
T'en as pas ? Non.
Ça fait du bien de bouger, ça fait du bien de voir autre chose.
Maintenant, ça ne rapproche pas forcément les liens, puisque tout le
monde est dans son objectif, noix de coco et avancée.
On ne peut pas dire que cette marche nous a ressoudés, reliés, resserrés.
L'équipe des Tayaks, c'est peut-être comme une cocotine, il est possible qu
'un jour ça explose.
Nathalie perçoit des tensions parmi ce groupe rouge.
Les taillacs, habitués à filer droit, s'énervent devant leur manque d
'efficacité. D'ailleurs, Bertrand commence à s'échauffer. Les divergences
de ses coéquipiers l'insupportent.
Bertrand s'entête avec la boussole.
Il est persuadé que c'est un élément infaillible.
La boussole, il ne faut pas avoir fait ma tuto assise pour savoir s'en servir.
Il n'y a pas de source magnétique, donc le nord ne peut pas être dérangé. L
'aiguille n'est pas attirée vers quelque chose de métallique sur nous. On n'a pas
de boucle de ceinture, on la laisse à la maison.
Voilà, regarde, ton nord, pas qu'il est là. Je pense qu'il y en a qui s
'interdisent de... Moi-même, je m'interdis des fois de faire des
réflexions pour le bien-être du groupe, pour ne pas créer de conflits.
Ils disent traverser la rivière et après, prenez le cap sud-est. Sur la
carte, il y a marqué, va au nord-est ou va au sud-est ? Bertrand, en tant que
militaire professionnel, bon pilote d'hélicoptère, on devrait vraiment
savoir exactement où il va. Il a peur peut-être un petit peu de paraître bête
par rapport à son métier. C'est comme moi, il y aurait une question sur l
'apisode et je ne répondrais pas bien.
Je me sens un petit peu offusqué quoi.
Donc, si sur le plan photo imagé avec les icônes des beaux dessins. Ça, ça me
fait penser à un petit dessin enfantin. Pour la fête des mamans, il fait un beau
dessin. C'est pas une carte, je le prends maintenant comme un rébut.
En fait, essayer des icônes, des petits schémas, des petits dessins, plutôt que
vraiment une direction précise à prendre. On n'est pas dans un camp de
militaires non plus.
Il faut simplifier les choses.
La carte, elle est quand même claire.
Longer une rivière, c'est longer une rivière pour moi.
Là, c'est impossible.
Tout du long, c'est impossible.
Et rappelez-vous aussi, sur une ligne et tout, à chaque fois qu'on est sorti des
sentiers battus, ça n'a jamais porté ses fruits.
Bertrand perd patience, les taillacs piétinent.
Les Mingao, eux, débarquent enfin, mais ils sont déboussolés dans la seconde.
Je ne m'étais pas fié à la boussole, mais d'après le plan, il fallait bien
traverser la palmerie. Le JB a voulu à tout prix partir sud-est, donc on allait
se tromper un petit peu. JB ! C'est là, ça c'est du vivier.
C'est un petit peu n'importe quoi depuis tout à l'heure, dans la mesure où en
boussole, on est vraiment au top.
Pour l'instant, on n'est pas encore perdus, ça va, la situation n'est pas
encore dramatique.
J'ai pas trop l'habitude des trecs, moi.
Et de lire des boussoles non plus.
Moi, c'est la ville et l'eau.
J'avais même pas vu que c'était une rizière, ça, donc... C'est où, les
rizières ? Et la colline, elle est là.
Les rizières, là, on est dans les rizières, mais elles sont pas pleines. C
'est des rizières, ça ? Juste, c'est des rizières, ça.
J'ai pas l'habitude, moi, de faire ça. Moi, c'est un cadeau. J'en ai eu un
quand j'avais 12 ans.
On les rassemble toutes, on prend les plus lourdes.
On a vraiment une équipe de bras cassés, moi.
Les gens, là, c'est vraiment une équipe de bras cassés. C'est vrai que ma place,
j'ai du mal à...
Décidément, les Mingao ont bien vite oublié leur bonne résolution du matin.
Être organisé, se concerter et parler d'une même voix. Le chef proclamé, Jean
-Bernard, est manifestement perdu avec cette boussole. Régis s'agace et
personne n'écoute Charlène.
Je pense qu'on n'écoute pas assez.
Parce que je pense avoir la capacité de savoir lire des cartes. À la croisée des
chemins, prenez le sud.
Je n'ai pas de nature à me vexer, mais je pense qu'au cœur d'une cacophonie, je
pense qu'on pourrait m'écouter.
On ne t'a pas entendu parler plus fort. Qu'est-ce que tu disais ? Ensuite, donc
là, on a traversé les rivières cap-sud-sud-est.
Charlem, parce qu'elle sourit, qu'elle n'a rien dans la tête, qu'on la croit
nunuche ou avec ses lunettes.
Pour sourire comme ça pendant 14 jours dès que quelqu'un vous parle, je vous
dis, elle a une force intérieure.
Quand on mange plus d'un ici, c'est une sacrée boîte de femmes.
En admiration.
On n'est pas loin là, même pas. On est là, on va sortir là.
Là peut-être, après là.
On est où là ? Là on est là, dans la rizière.
Charlène n'ose pas s'imposer.
Être la plus jeune et la seule fille, ce n'est pas facile.
Espérons que les mâles sauront trouver la voie.
Finalement, les taillacs ont pris le bon chemin. Ils attaquent une pente raide et
cette colline est recouverte de camottés, des patates douces.
On est au début de la colline et on cherche le camotté, ce qui serait un
indice parfait pour nous orienter sur notre chemin.
Par contre, normalement, les tubercules sont en terre, donc il faut peut-être la
machette pour les crever.
De toute façon, vous voulez chercher du machin. C'est très bien pour manger peut
-être ce soir.
Maintenant, j'ai l'impression que tout est déterré.
Tu penses que c'est juste une indication que c'est pas pour manger.
Les taillacs font des provisions pour la soirée. Il faut savoir persévérer pour
être récompensé.
On est bon, je crois, en fait, là.
Tu le sens maintenant ? Maintenant, je le sens, là.
Voilà mon butin.
Deux grosses et plein de petites.
Du camothée.
Parfait. C'est très bon aussi bien cru que cuit.
Il y en a une sacrée portion.
C'est une belle récolte. C'est chouette ce qu'on a. C'est plus que ce qu'on a
mangé. Franchement, c'est vraiment beaucoup.
C'est génial, on va reprendre des forces.
Qu'est-ce que je suis heureux là.
On prend plein les yeux.
A Paris, si on n'est pas sur la Tour Eiffel, on ne va pas plus d'un
kilomètre. Alors ici, c'est du bonheur.
C'est grandiose. C'est grave.
C'est grandiose.
Magnifique. On en prend plein les yeux là. Il n'y a pas de mots. La jungle, la
rivière, la mangrove, la mer et tout.
La prairie. C'est magnifique.
Je pense qu'on a une chance inouïe d'être là.
On ne pense plus à la fatigue.
On pense plutôt au paysage.
Ça fait du bien de voir autre chose.
Le petit vent, là, vous le sentez ? Les rouges sont émerveillés, emballés par
ces paysages nouveaux.
Les jaunes, eux, sont encore sceptiques quant à leur itinéraire.
On se demande où aller.
Il faut suivre la rivière jusqu'à la colline d'El Camote, c'est ça ? Mais ils
disent pas le cap, là, c'est ça le problème ? Ils disent pas le cap, donc
on va à la rivière. Eh bien, on suit la rivière, hein ?
Ah oui, mais en haut ou en bas ? On va avancer un peu, allez.
Moi, je ne sais pas.
Moi, je suis.
On suit la rivière.
Non, mais ils n'ont pas dit ni monter ni descendre, ils ont dû suivre.
Là, on revient sur nos pas, là.
Tonton ! En plus, c'est Jean-Bernard et pas ses leaders.
Il n'y a pas eu grand changement.
C'est toujours le brouhaha. Moi, je pensais que ce serait par là, je pensais
que ce serait par là.
Tonton, on vient de là, on repart, on marche arrière. Chacun donne un peu son
avis aussi, comme on fait toujours dans cette équipe de jeunes.
Je crois que c'est trop démocratique.
Oui, oui, c'est sûr.
Dans ce truc-là, je ne suis pas très utile.
Je ne suis plus le premier, moi.
Je pense qu'on est sur le bon chemin, vers la colline aux camottes.
La colline aux camottes, ça évoque à manger des pommes de terre à concision.
Je pense qu'on n'a pas tout ce qu'il y a à faire sur le repas de ce soir.
Et donc là, on arrive sur cette colline. Bon, alors il y avait des feuilles
rampantes, comme les camottes.
C'est pas des camottes, ça ? C'est pas des camottes, ça ? Ah, peut-être qu'on
va les bouffer.
Ça s'en est, ça ?
Tu veux voir ? Ce serait bien si c'était des camottées.
Mais apparemment, Charline collait bien les plantes.
On regarde et il n'y a rien dessous. Ce n'est pas des camottées, ça.
Ça ne ressemble pas à ce qu'on m'a dit, à des camottées.
Non mais attends, peut-être que c'est un repère, le champ de camottées, Yann. Ce
n'est pas dit qu'il y en ait.
C'est le champ, comme une rivière, le champ. C'est d'indication.
Allez, on y va, là.
Allez, on avance, on avance.
Je suis paumé, mais je sais qu'il va faire nuit.
La nuit, il va tomber dans une petite heure, grosso modo.
Donc, on gagnera du temps, comme ça.
Il s'avère qu'en fait, c'était bien décamoté. Il fallait juste creuser
vachement plus profond que ce qu'on avait l'habitude.
C'est vrai que du coup, j'ai douté. Et puis, j'aurais pas dû douter, quoi.
Effectivement, ce sont bien des patates douces. Mais pour leur grand malheur,
les jaunes décident de passer leur chemin.
Ils n'insistent pas.
et reprennent leur route vers leur abri. Ça y est, les
jaunes dénichent enfin leur abri pour la nuit. Mais le moral est atteint. Ils
savent qu'ils n'ont rien récolté à manger pour ce soir. L'expédition tourne
au calvaire.
Avec de quoi manger et tout, là, c'est dans la misère noire.
C'est pathétique.
Plein de brousses, là, plein de bêtes.
Faut faire le feu, hein. Faut pas le conserver comme ça toute la nuit, hein.
Où tu veux le faire, le feu ? Je sais pas, hein. Si on dort là, on va le
mettre là.
On dort là ou quoi ? Bah oui, c'est peut-être là. On doit en juger ? Parce
que là-bas, c'est dur. Hakim, il va dormir là-haut, lui, je le sens bien.
C'est pas Hakim qui rouspète, hein. Les autres, non. Ils ont rouspété un peu au
début. Jean-Bernard a dit qu'on venait pas que ce soit là. Il voulait pas
croire que c'était là, quoi.
Ouais, c'est un abri, mais pour Philippines, quoi.
C'est-à-dire qu'on rentre quatre Philippines et nous on rentre à deux.
C'est le problème.
On peut rentrer à cinq, mais c'est vrai que c'est des bambous.
Peut-être qu'on serait... On va être mieux à l'aise sur l'herbe que sur les
bambous, je ne sais pas.
Et on va faire du feu, puis voilà. Et puis on va rémanger, parce que dans le
champ de camottes, Charlène a regardé, mais elle n'a pas trouvé de camottes,
donc ben non.
Là, je m'en veux, oui.
Parce qu'il y en avait beaucoup, et effectivement, il y avait toute une
colline aux camottes.
Et puis on n'est pas fichus d'en ramener une ce soir. Et là, je m'en veux.
Mais bon. Pour les camottes, on aurait peut-être dû en chercher un peu plus.
Toute l'équipe savait à quoi ça ressemblait aussi. Je pense qu'on aurait
pu tous un peu plus creuser. Mais c'est vrai que j'ai...
J'ai juste demandé à Régis, peut-être que j'aurais dû dire, bon allez, on y
va, c'est sûr, c'est ça.
Dormir en pleine jungle, on n'a rien à manger, c'est quand même un peu galère.
Les Mingao sont mal installés à leur goût et dépités de n'avoir rien à se
mettre sous la dent.
Au contraire, les rouges, eux, sont déjà en train de préparer un repas
pantagruélique. On a l'impression que c'est festin, c'est un festin rodal.
Ça va être Byzance ce soir.
C'était vraiment une belle journée.
Une belle expédition. Content d'arriver.
On est bien là. Ça va vraiment nous faire du bien. L'estomac ne va pas
prendre beaucoup de l'eau.
On n'a jamais eu aussi de l'eau.
C'est moins bon que la dernière fois. C'est un petit peu moins bon. S'il n'y a
pas de sel.
Je préfère un peu moins bon et plus.
Super bon.
C'est délicieux.
C'est l'aventure, c'est magnifique. On a tous rêvé de diète, donc on ne va pas se
plaindre. Pour une fois, on peut bien manger jusqu'à... Il peut
pas nous tomber une coco sans qu'on ait la gueule pendant qu'on dort.
Les taillacs vivent un doux rêve. C'est le ventre plein qu'ils s'endorment côte
à côte dans leur abri en pleine jungle. Une jungle peuplée de bien curieuses
bêtes.
Putain, tu as pas ce bruit là, mais c'est quoi ce bestiole ? Quand je vois
une cafard, je crie.
Sérieux ? C'est la première fois que je dors comme
ça, dans un endroit où je ne connais vraiment pas, autour d'un feu qui risque
de me brûler les pieds.
C'est la première fois que je dors en pleine jungle.
C'est l'aventure.
Là, on est à même l'herbe. Il peut y avoir des trucs qui rampent, des
machins, des serpents. Je ne sais pas si les rouges sont comme nous, à moins qu
'ils aient trouvé des camottes ou de la nourriture.
En plus, peut-être.
Vous savez ce que c'est l'avantage ? C'est qu'on n'a pas entamé le vide du
coup.
Voilà, il faut toujours trouver un avantage dans des situations comme ça.
Et il ne pleut pas, ça pourrait être le pire.
Oui, mais tu sais, le temps tourne vite, il peut pleuvoir aussi.
C'est vrai qu'on est forcés à dormir à l'arrache. Bon, moi personnellement, ça
ne me dérange pas, ça me plaît.
On est tous ensemble, il y a le feu, qu'est-ce qui peut nous arriver à part
qu'une coco nous tombe dessus ?
C'est pas un coco-til, les coco-tils, là ? C'est pas dans la merde, là.
T'es mort, là.
Tu rigoles, toi ? Bah oui, si tu tombes sur la tête, tu meurs. Non, non, non,
pas de chance.
Je vais dormir dans le cabal, moi.
T'es mort,
hein ? T'as vu le coup vidéo ? J'ai mon casque anti-noix de coco.
C'est parce que je crée une attaque de la noix de coco ce soir.
On dirait la graine d'avant-grouille. Alors, du coup...
Vous voyez qu'il y a de la bonne humeur, tout compte fait.
C'est la marmite du cop. Il vaut mieux prévenir que guérir. T'es pas assuré
pour ça, là ? T'es un assureur, toi. Non, il n'y a pas de garantie pour ça.
Pour chute de noix de coco sur tête de... Non, il n'y en a pas.
Il y a très peu de chances quand même qu'une coco tombe.
On serait vraiment mal outillés. C'est vrai, mais bon... C'est vrai que les
jaunes n'ont pas trop de chance, ils ont... Il vaut mieux prévenir, moi, je
pense.
Les jaunes !
savent qu'ils n'ont pas été très efficaces sur ce début de parcours. Ils
comptent bien se reposer et reprendre des forces pour la suite.
Les jaunes se réveillent en pleine jungle, fourbus, après une nuit
éprouvante. J'ai très très peu dormi, parce que le contexte ne s'y prête pas.
Mal dormi.
Comme quelqu'un qui a fait du camping sauvage.
C'est-à-dire mal au dos, froid, humide.
Je résume là.
Malgré la fatigue, Charlène et Hakim décident de faire demi-tour afin de
trouver les fameuses camottées, les patates douces. Il faut que la tribu
mange.
C'est au hasard.
C'est rien.
Ça c'est les patates douces, ça ? T'en as ? Ah ouais, bien joué, ouais c'est
bon. Alors voilà, qui m'est tombé dessus en faisant ? On aurait pu les trouver
hier.
D'où la triste soirée.
On est passés dans toute la boue, personne prend des initiatives.
On n'est pas sauvages comme l'aventure est sauvage.
L'aventure elle est dure, elle est difficile, nous on est timbres.
Vous voyez, il y en a combien là ? Pas beaucoup.
Oui, c'est bon, ils n'avaient qu'à venir en chercher.
Les Tayaks tentent eux aussi de se remettre de leur nuit agitée. Ils ont
souffert du manque de confort.
J'ai testé les matelas au bambou.
Ce n'est pas terrible.
Il ne faut pas acheter ça.
C'était horrible.
Mal au dos.
On était trop serrés.
Il n'y a rien qui allait.
Rien. Vivre en communauté, c'était plus dur que ce que je pensais.
Il y en avait un qui n'arrêtait pas de bouger.
Christopher a eu du mal à se caler entre les bambous, donc il n'a pas arrêté de
gigoter. Et du coup, les six autres ont eu du mal à trouver le sommeil.
Dis-nous, on s'installe.
Juste, on voudrait savoir où tu te pionnes.
C'est bon, les pieds, j'écrase sur celle-là.
Moi, je suis beaucoup mieux là.
Il remonte tous les cinq minutes, il remonte.
On soit calé ou pas, on pense aussi aux autres.
Moi, je n'étais pas super confortable non plus. Maintenant, je me suis calée,
je n'ai plus bougé.
Mais ça va.
Écoutez, ça me rappelle les petites nuits blanches sur Paris, quand on fait
la teuf.
Les taillacs se remettent sur les rails, avec toujours la même mission, récupérer
10 noix de coco les plus lourdes possibles.
Les jaunes ont évidemment exactement le même objectif, et la chance va les
aider.
On va lui demander qu'il nous aide, lui.
On les rassemble toutes là ? Oui, oui.
Comment allez-vous ? Vous ? Choisir, comment on dit choisir ? Un peu espagnol
? Anglais.
Nous sommes arrivés dans la cocoterie et puis nous sommes tombés sur le Philippin
là. On est arrivés avec un peu de mal à expliquer un petit peu l'enjeu. Pouvez
-vous choisir pour nous ? Le plus grand, s'il vous plaît.
Quelques-quels sont les plus grands ? Vous savez, les plus grands coconuts. Le
vert, le rouge.
Quelle couleur est-ce ?
Le plus grand.
Comme ça.
Le plus grand est le vert.
Le philippin va nous chercher
dix énormes cocos, normalement.
Il est très sympa.
C'est un peu inattendu, mais c'est génial. Et puis alors, il monte à l
'arbre.
Il y a des
seins avec une coco en plus.
Les 10 cocos, par rapport à celles qu'on avait, il n'y a pas faute. On a dû
gagner 85 kilos.
C'est simple, il faut prendre son temps.
Pour une fois, on a pu échanger un petit peu avec un philippin. Il nous a
distribué un petit déjeuner à chacun.
Notre coco, pour lui, c'est comme s'il épluchait une orange.
Extraordinaire.
Notre coco au pied de l'arbre.
Merci.
Trop bien.
Notre coco ultra frais.
Bio. 100% bio. C'est gratos tout ce qu'il fait.
On n'a rien à lui donner en échange de tout ce qu'il a fait pour nous.
On a passé un bon moment.
Humain.
C'est ça l'aventure.
Les Mingao ont su profiter de l'occasion. Ce paysan philippin leur a
rendu un fier service.
Et les jaunes vont bien vite le réaliser puisque leur chemin va croiser celui des
rouges.
On est en progression, puis là on croise les jaunes.
On voit certains d'entre eux qui étaient avec des noix de coco énormes.
Et quand j'ai vu passer les jaunes avec des grosses noix de coco, j'ai dit ça y
en a perdu.
Les taillacs se sont rendus compte que les Mingao avaient récupéré des noix
bien plus grosses que les leurs.
Fous d'angoisse à l'idée de perdre, les rouges mettent tout en oeuvre pour
concurrencer les jaunes. Je vais monter à l'arbre.
Il est pas haut celui-là. Fais attention, t'as une encure derrière toi
là. Vas-y mollo, hein ma poulette.
On a tous envie de faire quelque chose pour que les enfants soient fiers de
leur papa.
L'homme monté à l'arbre, bon, c'est vrai que pour moi, c'est une petite victoire,
quoi. T'as un bout, mon pote ! Vas-y, envoie ! Il a joué, mon pote !
Il boxe ! T'es le meilleur ! Je l'ai monté.
Elle vient de Tchernobyl.
Christophe est un mec extraordinaire. Il a un sens de l'humour.
inouï, mais c'est pas que ça. C'est un petit bonhomme qui a une force de
caractère, qui a un courage immense.
C'est un super gars.
T'es le meilleur.
Bon,
maintenant, chapeau. Même si on perd, au moins, on sera défoncés.
En tout cas, encore chapeau, toi.
Reste à savoir si le bel effort de Christophe sera suffisant. L'instant de
vérité est imminent.
Après des heures de marche, Le verdict va enfin tomber.
Bonjour à tous.
La bonne nouvelle, je constate à la fumée, c'est que vous n'avez pas perdu
votre feu. Et je vois que vous avez rapporté des cocos qui paraissent de
chaque côté impressionnantes.
Le verdict va avoir lieu grâce à cette balance.
Allez placer à l'intérieur de vos paniers vos 10 noix de coco.
C'est lourd de chaque côté.
Bon, vous ne pouvez plus rien.
Des heures de marche, des heures d'effort, une nuit difficile de chaque
côté.
Et à l'arrivée, pour une des équipes, un avantage certain.
Attention pour le verdict.
Regarde la photo, la victoire pour les jaunes.
Ça fait plaisir.
Premier confort.
Les jaunes, c'est vrai que depuis les radeaux, vous l'attendiez, ce succès en
tout cas, cet avantage sur les rouges. Parce que ce n'est pas encore une
victoire dans un jeu de confort. Attention, le jeu de confort c'est pour
maintenant.
En effet, la véritable épreuve de confort est à suivre. Les jaunes ont
enregistré un avantage qu'il leur reste à transformer dans la foulée.
Je sais que vous êtes fatigués, un peu éreintés, mais ce n'est pas le moment de
flancher car c'est le plus grand classique de Koh Lanta que je vous
propose aujourd'hui. La fameuse dégustation.
Je vous présente votre ami du jour, verre de cocotier.
Reste à savoir maintenant combien vous allez en manger.
Mais croyez-moi...
La récompense vaut vraiment le coup.
Ça fait deux semaines que vous avez débuté cette aventure, loin de vos
proches, vos enfants.
Et vous imaginez être en contact avec eux grâce à ce téléphone.
Oui, Christophe, je sais, vous en avez envie, vous en rêvez.
Mais avant ça, il va falloir gagner.
Les rouges, vous êtes deux de plus. Pour respecter l'équité et pour être cinq
contre cinq jaunes, je vais procéder à un tirage au sort.
Christophe, sans regarder.
Attention, vous allez retourner d'abord votre main et l'ouvrir.
Bertrand, Christelle, venez à côté de moi. Cette épreuve vous échappe.
Qui pour commencer chez les rouges ? Nathalie chez les rouges. Face à qui
chez les jaunes ? Jean-Bernard ? La roue est devant vous avec les bambous
tournent. C'est à vous de choisir votre compartiment.
OK.
Combien y en a-t-il, Nathalie ? J'en ai quatre.
Jean-Bernard ? J'en ai cinq.
Bon, je vais vous demander d'arracher la tête. C'est la seule partie de ce verre
des cocotiers qui n'est pas comestible.
Est-ce que vous êtes prêts ? Oui. On est prêts.
Top, c'est parti.
Quatre verres pour Nathalie, cinq pour Jean-Bernard. Les deux aventuriers
découvrent une nouvelle saveur, celle du verre de cocotier.
Le deuxième pour Nathalie.
C'est la noix de coco qui domine car ses animaux en sont gavés. Deuxième pour
Jean-Bernard.
Néanmoins, la texture est très désagréable.
Caoutchouteuse, c'est le mental qui joue.
C'est bien parti pour les rouges. Bravo Nathalie.
Le dernier.
Impeccable.
C'est bon pour Hakim, c'est bon pour Christopher.
Ouvrez les compartiments et découvrez ce qu'il y a à l'intérieur.
Trois pour Christopher.
Un petit gâteau au citron.
C'est parti.
Hakim a eu la main heureuse. Le jeune homme échappe à la dégustation des
verres grâce à l'avantage pris par les jaunes lors de la pesée des noix de
coco. Il déguste donc une meringue au citron et il est ainsi sûr de ne pas
causer la défaite de son équipe.
Bravo.
Hakim, voir votre sourire, ça avait l'air délicieux. Pas de problème pour
Hakim, c'est maintenant au tour de Carole et Alain. Cinq et quatre verres
respectivement. Et les deux ne font pas les fines bouches.
C'est bon.
Christophe, c'est à vous pour les rouges.
Charlène, pour les jaunes.
Combien ? Deux.
Trois.
Christophe semble avoir des difficultés. Le nordiste exprime son dégoût.
Je n'aime pas trop.
Ça change les pizzas.
Charlène, elle, prend tout son temps.
Calmement.
C'est bon ?
Parfait.
Il reste un aventurier de chaque côté, Frédéric et Régis.
Combien y en a-t-il, Frédéric ? Six.
Six ! Et chez vous ? Deux ! Frédéric a tiré le gros lot. Le dauphinois va
devoir avaler six verres. C'est la plus grosse dose.
C'est fini, Régis ? Bravo ! Pour mes enfants, Jérôme.
Je savais que vous aviez envie plus que tout de cette récompense, que vous étiez
de vrais aventuriers.
Mais là, il va falloir aller encore plus loin et il va surtout falloir faire le
bon choix.
Car vous, les jaunes, vous allez choisir le finaliste chez les rouges. Et vous,
les rouges, vous allez faire de même chez les jaunes.
Je vous laisse quelques instants.
C'est le dernier qui a mis plus de temps.
Les garçons, je pense qu'ils vont les bouffer, les garçons.
Charleine, qui sera le finaliste rouge ?
Nathalie. Et Nathalie, qui sera le ou la finaliste jaune ? Charlène.
Eh bien voilà.
Regarde-la.
Charlène, regarde-la pour qu'elle se prend.
Je vais vous demander d'ouvrir votre bambou.
Combien y en a-t-il, Nathalie ? Six.
Combien y en a-t-il, Charlène ? Cinq.
Voilà l'avantage des jaunes. Après votre victoire dans le jeu des cocos, vous
avez un verre de moins à manger.
Attention !
C'est un face-à-face 100% féminin. La première des deux filles qui ingurgitera
sévère, sachant que Charlène en a un de moins, permettra à ses coéquipiers de
passer un coup de fil à leur famille.
Je n'ai pas d'enfant, moi, en plus. Je ne l'ai pas fait pour moi.
Je ne pensais pas que c'était aussi dur.
Je suis désolée.
Les Rouges, par deux fois, vous aviez un handicap et par deux fois, vous l'avez
surmonté pour gagner cette épreuve. Encore une fois, félicitations.
Frédéric, c'est difficile de retenir son émotion dans ces moments.
Ce qu'elle a fait, c'est vraiment super.
Même moi, je ne sais pas si je l'aurais fait.
Mais franchement, je la remercie.
Parce que là, parler à mes enfants, il y a trop d'émotions. Toute l'émotion que j
'ai depuis 15 jours, elle est en train de déborder.
Les jaunes, c'est vrai que vous avez été les meilleurs sur ce trek dans la forêt.
Mais ça n'a pas suffi.
À très vite.
Je suis certain que pour vous tous, ça va être un grand moment de bonheur que
de pouvoir téléphoner.
Sachez que vous disposez de 13 minutes au total pour l'ensemble de l'équipe.
Je souhaite si possible ne pas avoir à passer ce coup de téléphone.
Et si vous me le permettez, donnez donc mon temps de communication à l'ensemble
de l'équipe. Vous ne voulez pas appeler votre épouse, avoir des nouvelles de
votre petit garçon ? Non, je suis sûr que tout va bien. Je fais une totale
confiance à ma femme que j'adore du plus profond de moi, mais je n'ai pas besoin
de l'avoir au téléphone aujourd'hui.
Je suis sûr que moi, le fait d'appeler ma famille, ça ne m'aurait pas reboosté.
plongé dans un sentiment de nostalgie et puis de sentimentalisme que je préfère
éviter. Je crois qu'il a une sacrée carapace. C'est un chef dans notre
groupe et il faut qu'il montre qu'il est dur.
Mais c'est un grand sensible.
J'ai le sentiment qu'un chef ne doit pas montrer ses faiblesses et j'avais
vraiment pas envie de craquer devant eux.
Vous disposez donc de 13 minutes de téléphone.
À 6, puisque Bertrand vous a gentiment passé son temps de parole.
Carole, je vous regarde en premier parce que vous êtes la maman de la plus grande
famille. Ce téléphone satellite, c'est pour vous.
Oui ? Alex ? Maman ? Coucou ma chérie, comment tu vas ? Je ne suce plus mon
pouce. Tu ne suces plus ton pouce ? Bon ben alors ça, dis donc, c'est une drôle
d'épreuve. Je t'embrasse très très très très fort mon petit cœur.
Bisous.
Bisous, mon cœur. Allô, ma puce ? Allô ? Je suis très, très, très, très, très
fier de toi.
OK. Mon mari, c'est la personne qui est la plus connue au monde.
Et quand il m'a dit qu'il était fier de moi, je sais à quel point il est fier.
Donc, j'étais très contente.
Accroche-toi, mon petit chat.
Ouais, OK.
Bisous. Salut.
Salut.
Oui ? Ouais, ça va ? Ça va, mon amour ? Et toi ? Oui, tu vas bien ? Ouais. C'est
super ici, c'est dur, mais... C'est bon, merci.
Ouais, ça va. Là, c'est dur, parce qu'il faut vous appeler. Vous, ça va ? Oui.
J'ai pas pu parler à mon fils parce qu'il était déjà à l'école. C'est un mal
pour un bien parce que là, j'aurais craqué, quoi.
Et j'ai réussi à retenir mes larmes tout le long de la discussion avec ma femme.
Elle m'a dit que ça a été dur pour mon fils la première semaine, donc c'est
vraiment qu'il m'aime. Et ça, ça fait plaisir aussi parce que c'est vraiment
que je lui manque.
Ilan, ça va, c'est sûr ? Oui, oui, il n'y a pas de souci. Tu lui dis bien que
je l'aime, je l'aime, je l'aime.
Moi aussi, on perd mon amour. Ouais. Gros bisous, mon amour.
Allô ? Allô, chouchou, c'est moi.
C'est moi.
Ça va ? Tu te sens ? Ça va bien, mais c'est dur. Tu me manques fort, et puis
les enfants.
Je vais gagner pour eux.
Ça va, tonton ? Ça va, mon chéri.
Ça va aussi, il me manque. Ouais, moi aussi, tu me manques fort, gamin.
Ça va, toi, c'est pas trop dur ? Ouais, si, quand même. Ça fait bizarre.
C'est qui ? C'est Agathe ? Non,
c'est défoncé aujourd'hui pour
gagner toute l'équipe. Franchement, la fille, elle n'a pas d'enfant, mais elle
a mangé plein de verres pour qu'on ait le téléphone parce qu'elle savait qu
'on... Moi, j'ai eu de la chance, j'en ai eu que deux.
Gros bisous, je t'aime.
Tu vas jusqu'au bout.
Ça fait plus dur que tu vas jusqu'au bout.
D'accord. Je t'aime, ma chérie. Je t'aime. Bisous.
Je t'aime beaucoup.
Beaucoup, beaucoup.
À bientôt.
Je t'aime, je t'aime.
J'ai fondu, quoi.
Et puis, on a beau dire, c'est quand même le manque de sa femme.
Si je suis avec elle, c'est que je l'aime.
Je veux dire, je suis quelqu'un de sensible.
Je le cache pas. De toute façon, c'est comme ça, c'est comme ça.
C'est toujours ceux qui ont des gros bras qui sont fragiles.
C'est dur.
Allô ? Allô, Steph ? Oui ? C'est Nathalie.
T'es sérieuse ? J'y crois pas, c'est toi.
Ça va super bien. J'ai l'air, mon Dieu.
Ouais, ouais, ça se passe bien, c'est vrai.
Ça se passe super bien.
C'est que penser à toi dès qu'on dit ton nom, elle pleure. Dis-lui que ça va
bien, maman. Dis-lui que ça va bien. Dis-lui que c'est splendide, c'est
super. Et en même temps, c'est très dur. C'est très, très dur. J'étais assez
surprise parce qu'apparemment, c'est ma mère qui souffre sur tout mon absence et
qui s'inquiète. Je pensais que j'étais partie et qu'elle était sereine et qu
'elle resterait sereine. Et en fait, au fur et à mesure des jours, elle pleure
parce qu'elle ne sait pas ce que je deviens. Ça m'a touchée.
Bah écoute, tu lui fais un gros bisou à maman, tu dis que ça sert à rien de
pleurer, que ça va très bien, et... On pense tous à toi, franchement. Ça
marche. Ok ? Bisous.
Allez, gros bisous, bisous, bisous.
Allô, maman ? Oh ! Ça va ? Oui.
Attends, je vais le reprendre.
Vas-y, vas-y.
Je suis contente de t'avoir.
Oh là là, je n'arrive pas à parler.
C'est beaucoup d'émotion.
Je suis vachement bien.
C'est extraordinaire. C'est un rêve qui se réalise. Et ça fait du bien de t
'entendre.
Je t'aime.
Je t'aime.
Oui, et toi ? Ok.
Je pense à vous aussi. Ça fait vraiment énormément de bien d'entendre ses
proches au téléphone et puis ils pensent à nous tout le temps, la nuit, la
journée. Ils sont fiers de nous et ça fait chaud au cœur et ça met du baume au
cœur et du moral aussi.
Allez, bisous.
Bisous papa, bisous maman, moi aussi je vous aime. Bisous, moi aussi, bisous.
Alors maman ? Oui ? Oui, c'est Christo.
Ça va ? Ça va et toi ? Je suis content de t'entendre, tu ne peux pas savoir.
Comment ça va ? Ça va super bien.
Je fais une aventure au tap, t'inquiète.
C'est quoi ? Tout va bien.
Attends, je me contrôle.
Voilà. Tout va bien, écoute. Ouais, super, super.
C'est vraiment au top.
J'en prends plein les yeux.
J'apprends sur moi-même et tout. C'est vraiment... C'est tout bénef, quoi.
C'est
génial. Je suis trop content de faire cette aventure.
Et puis, je peux te dire, au retour, je compte qu'on reprenne les choses un peu
à zéro, quoi, tu vois.
Qu'on aura de se prendre la tête sur des conneries ou quoi, tu vois.
Ah oui chérie, ça me fait plaisir de savoir ce que tu m'appelles.
Vraiment, est-ce que tu peux passer à moi ? Ah oui mon chéri, tu
peux passer à moi ? Moi je pense tout le temps à toi alors.
Et moi aussi je t'aime, je t'aime si fort tu sais.
Allez, je t'embrasse mon chéri.
Au revoir mon petit couloir.
Je lui ai jamais dit je t'aime à ma mère et puis des fois on se prend trop la
tête avec le boulot etc on n'a pas le temps de se dire voilà je t'aime maman
quoi, merde.
Donc voilà, fallait que ça sorte.
Je ne pensais pas que ça était aussi fort.
Honnêtement, ça fait du bien.
On sait que de l'autre côté, il y a 12 000 kilomètres, il y a du monde qui
pense à nous tous les jours.
Ça réconforte, c'est un peu de chaleur, ça fait du bien.
C'est à la fois apaisé et exalté que les sept aventuriers rouges s'en retournent
sur leur camp.
Moi, ça fait du bien, oui.
Oui, ça détend, en fait.
Exténués après deux jours d'expédition, mais ô combien heureux, heureux d'être
aimés par de là les mers.
Bon, d'accord, victoire.
Les Taillacs retrouvent leur plage après 24 longues heures d'expédition. Plein de
souvenirs et le cœur regonflé, les Rouges sont reconnaissants à Nathalie de
leur avoir offert cette belle récompense. Traité en paria, Nathalie
aurait pu ne pas se démener pour eux.
Il faut le dire, on a perdu le trek, mais on a quand même gagné les épreuves
de confort.
Avec Nathalie, c'est inversé la tendance.
On a vraiment emporté l'équipe et la victoire, elle revient vraiment à elle.
On retrouve vite nos repères.
Ça fait du bien de rentrer.
Pour moi, c'était un défi, c'est l'épreuve mythique de l'aventure et je
ne savais pas du tout justement si j'allais en être capable.
J'ai ma réponse.
Je suis contente d'avoir contribué à deux minutes de bonheur à tout le monde.
Nathalie, je lui tire mon chapeau parce que sincèrement, c'est bien ce qu'elle a
fait. Parce que déjà, elle n'a pas d'enfant.
Elle savait que ce coup de fil, Fred et moi, on y tenait vraiment fort, fort,
fort. Et Nath, elle s'est défoncée pour nous.
Allez Nath, tu cartelles, tu cartelles.
Là, tu rattrapes tout, là. C'est bien, tu déchires.
Tu déchires, tu déchires.
C'est terminé, la victoire pour les Rouges ! Elle a marqué un sacré point,
quoi. Ici, il faudrait voter ce soir.
Je me verrais mal voter son nom ce soir qu'elle vient de me donner ce sacré coup
de fil.
Vous voyez, ça serait pas... C'est un peu de ma part, quoi.
Et demain, j'espère qu'il n'y aura pas de vote.
C'est un fait exceptionnel isolé qui fait qu'on oublie...
Tout le comportement d'une quinzaine de jours sous le campement, s'il y avait un
vote à faire encore aujourd'hui, je pense que je voterais contre Nathalie.
C'est triste de savoir qu'aujourd'hui, je leur aurais servi à quelque chose et
que demain, je peux être mise à la porte.
Bertrand a la dent dure.
Aveuglé par sa passion de l'ordre et de la réussite, l'ex-militaire est très
sévère envers Nathalie, qui fait souvent de son mieux. Les Rouges en
deviendraient presque ingrats, voire injustes.
Sur Mingao, c'est Charlène qui se sent montrer du doigt.
Car la petite strasbourgeoise a personnellement échoué.
Pourtant, ses camarades lui faisaient confiance.
La jeune fille s'en veut.
Et puis en fait, je suis très déçue parce que j'étais très désagréablement
surprise par la peau.
Une texture comme ça, j'avais du mal à avaler, à mâcher.
Parce qu'ils m'aiment le plus, c'est donc cette grosse déception. Et puis
bien sûr, forcément, par rapport à l'équipe.
En plus, parce que j'avais dit à l'hiver, moi, ça ne me fait pas peur.
Et puis là... Qu'elle ait dit dès le départ, quand c'était des jeux
physiques, vivement les jeux de VR, vivement ceci, vivement cela.
Nous, on pensait que c'était vrai. Quand on ne voit pas de nos yeux, on y croit.
Et là, quand je vois le truc... Des fois, il faut savoir tenir sa langue.
On se sent toujours seul dans ces moments-là. Parce que la responsabilité
est sur une seule personne dans ces cas-là. Et c'est ça qui est...
C'est lourd à porter.
C'est dur, j'accuse un peu le coup.
C'est dur. C'est mon premier coup de fou. Pour la première fois de l
'aventure, la jeune Charlène perd sa légendaire confiance.
Si quelqu'un voit la vie en rose, c'est bien Charlène. Ce petit brin de fille de
20 ans, étudiante en lettres à Strasbourg, est un concentré de bonne
humeur.
Positive,
optimiste, Charlène ne rate jamais une occasion de s'enthousiasmer, de s
'émerveiller.
Elle est rêveuse, elle est optimiste. Elle nous regarde avec ses grands yeux
comme ça et ça fait vraiment beaucoup de bien.
Amoureuse de la vie, amoureuse des livres, Charlène rêve son existence.
Romanesque, elle veut faire du quotidien un spectacle.
J'aime m'émerveiller de plein de petites choses. Lever la tête et puis sourire,
ça ajoute un piment à la vie.
Cette Alsacienne malicieuse est tout simplement heureuse.
Élevée dans un cocon par des parents bienveillants, des frères et des sœurs
aimants, sa vie rime avec harmonie.
J'ai toujours optimiste. J'ai un peu peur de sa naïveté en fait.
Elle est très naïve.
C'est quelque chose qui risque de jouer contre elle. Et puis elle ne sait pas
être méchante non plus.
Voir le bon côté des choses, c'est bien. Mais attention à ne pas se voiler la
face, à ne pas voir venir les dangers. C'est l'inquiétude des parents de
Charlène. Moi j'ai simplement...
Parfois peur que Charlène, effectivement, au niveau psychologique,
soit peut-être moins résistante, on ne le pense au départ.
J'aimerais pas qu'elle en ressorte déçue. J'aimerais que ça la fasse mûrir
encore un petit peu. Pas de panique, ce petit feu follé de Charlène, c'est aussi
avoir les pieds sur terre.
Cette joueuse de handball cache en fait un sacré tempérament qui va lui être
utile pour surmonter sa défaite.
Toujours là, et toujours motivée.
Charlène décide de crever l'abcès et de présenter ses excuses à sa tribu. Je
voulais vous dire encore, ça me tient à cœur, mais je suis vraiment encore
désolée pour les vers.
D'autant plus que je vous avais dit que je maîtrisais et qu'il n'y avait aucun
souci.
Vraiment doublement désolée.
Ne t'inquiète pas.
J'étais trop sûre de moi.
Pour moi, c'était important de le dire.
Pour montrer que je m'en veux, même si ça ne se voit pas forcément.
Charlène a dit sincèrement ce qu'elle avait sur le cœur. Ses compagnons l'ont
entendu, mais c'est déçu que les Mingao se préparent à passer une quatorzième
nuit sur leur camp.
Encore un réveil difficile pour les Mingao. Ils ont les nerfs à fleurs de
peau. Régis a du mal à encaisser les taquineries de Hakim ce matin.
Tu as dormi, tonton ? Ah, tranquille.
C'est bien.
Je me suis réveillé un peu plus tard que les autres.
Et puis Hakim, il m'a chambré dès que je me suis levé. J'étais pas à peine
réveillé. Ça agace un petit peu, quoi.
Ce soir, tu lui fais sa petite, comment on dit pour les vieux, la vermeille ? La
verveille. La verveille ? La verveine. La verveine ? Une verveine. T'as emmené
ta carte vitale, de toute façon.
Si. Arrêtez de vous foutre de moi, non ? Plonge.
Fais un saut de l'ange. Fais, tonton.
Fais comme les jeunes.
C'est le plus âgé, c'est avec celui que j'ai le plus d'affinités.
Il ne me serait pas permis sinon, de m'entriquiner de bon matin comme ça.
Mais il est demandeur de ça, c'est un petit filou. Parce que moi, il me remet
aussi qu'on n'est que tous les deux.
Je vais lui dire deux mots parce qu'il m'a un peu monté.
Surtout le matin, quand on se réveille comme ça, il faut qu'il se mette pour
prendre ses esprits.
C'est un peu agressif.
C'est dommage parce que j'avais bien commencé la matinée. Il a fallu que le
clash arrive.
C'était de la pommade, ça. Qu'est-ce que je t'ai chambré ? Tout seul, on s'est
chambré. Chacun s'est chambré tout seul. Tu peux me dire que tu t'es chambré.
Moi, j'ai chambré un peu. Ça m'a un petit peu déplu. Ça ne m'a pas fortement
déplu, mais je lui ai fait comprendre.
Et alors, là, il est parti. Il s'est allumé de suite.
Tu t'es mal réveillé. Arrête, arrête. Non, je ne suis pas mal réveillé du
tout. Arrête, arrête.
Non,
mais je me réveille à qui ? Tu me laisses me réveiller la prochaine fois.
Ça fait deux jours qu'il est un peu tendu. Alors, est-ce que c'est son
manque de cigarettes qui revient ?
Je ne connais pas son caractère à fond.
Dis-moi pas que tu n'as pas senti.
C'était de l'humour sincère du cœur.
Des fois, il a des sautes d'humeur.
Comme ça, on le sait.
On ne fait plus gaffe.
Je ne suis pas mal réveillé du tout.
Alors, tu te fais un... Arrête tes conneries.
Je ne vais pas attendre que tu fais le coq pour que je puisse t'adresser à la
parole. Il faut le dire dans ce cas-là s'il faut te programmer. Tu fais ton
cake, tu t'es mal levé. Arrête, tu ne vas pas me la faire à l'envers.
On est quand même sous tension et sous pression permanente.
Chacun veut rester dans l'aventure, donc il y a toujours cette optique, il faut
gagner les immunités.
On n'en parle pas souvent et tout, mais c'est quand même tout ce qui plane au
-dessus de la tête. On l'a tous dit, on aimerait bien aller à la réunification
tous ensemble.
Et puis c'est vrai que tout est exacerbé, toutes les tensions, tous les
sentiments, les passions, tout prend une telle ampleur. C'est pour ça qu'un petit
incident comme ça est parti en plus grosse polémique.
Que tu perds ou que tu gagnes, tu es sur l'île, il n'y a rien, tout le monde se
passe la pommade.
Vous avez vu, il y a une équipe qui perd tous les jeux. Il n'y a pas un seul
incident. Rien que ça, ce n'est pas naturel.
Parce que les incidents, ça fait partie de la vie. Ce n'est pas parce qu'il y a
un incident ou un krach que ça veut dire que le groupe n'est pas bien ou quoi que
ce soit. Non, là, c'est qu'il n'y a pas de vie. Donc, moi, ce n'est pas trop mon
truc.
Chez les Rouges, c'est Nathalie qui fait parler d'elle.
Mal à l'aise dans le groupe, la prof de maths se sent sur la sellette malgré son
exploit de la veille. Du coup, elle décide de profiter de la vie.
Pendant qu'ils allaient chercher du bois ou faire à manger, je suis restée à
manger, sachant qu'éventuellement, ça serait ma dernière journée.
Ça fait 15 jours qu'on est là, on la connaît un peu.
Il y a toujours certains traits de caractère chez elle que je n'aime pas
trop. Je ne vais pas lui dire ce que je pense d'elle.
Parce que je ne pense pas qu'elle soit en état.
C'est une équipe qui a toujours vu par la force.
Morgane a été malade, elle est partie.
Ça marche un peu comme ça. Je pense qu'il n'y a pas de quartier pour ceux
qui sont malades. Il n'y a pas de quartier pour les plus faibles. Il n'y a
pas de quartier pour les femmes.
Le moindre faux pas est sanctionné sur Tayak. Les Rouges s'enferment dans une
religion de la force et de l'efficacité.
C'est le cœur lourd que Nathalie va récupérer le message annonciateur de l
'épreuve d'immunité.
C'est ma survie, je suis un peu dans les mains.
C'est ce qui décidera si je m'en vais ce soir ou pas.
On est débordant d'activité.
La profondeur de l'eau importe peu aux nageurs.
Ça veut dire qu'il va y avoir beaucoup de profondeur. Si je ne tire pas de
cailloux noirs et que vous avez le droit de me jeter à l'eau et de me ressortir
direct, vous le faites !
Parce que... Oui, mais là, c'est la profondeur qui va jouer.
Oui,
mais ça va être peut-être jusqu'à 10 mètres, descendre au-delà de 2-3 mètres.
Oui, mais au niveau des décompressions des oreilles, je ne suis pas sûre d'être
apte à le faire. Ce qu'il faut, c'est ne pas paniquer. Plus tu paniques, plus tu
consommes. Oui, mais il faut avoir de l'apnée aussi. C'est vrai que l'apnée,
je l'ai.
Déjà, tu consommes trop d'oxygène.
Il faut te calmer un petit peu, là.
Parle un peu moins fort.
Tu te mets souple sur les petites pattes arrière et tu vas voir, tu vas consommer
vachement moins.
Mes ayaks ! Mes ayaks !
Bonjour
à
tous.
Christopher,
l'immunité une nouvelle fois remise en jeu. Merci.
Ce totem, comme d'habitude, repartira avec l'équipe victorieuse. Les rouges,
ils sont 5 chez les jaunes, vous êtes 7.
Il y en a 2 qui vont devoir se sacrifier.
Christopher, Frédéric, Bertrand, les yeux vers le ciel, Nathalie.
Les rouges, bras tendus, on tourne la main et on ouvre.
Carole et Nathalie, venez me rejoindre. Je l'ai prié celui-là, je l'ai prié.
A la verticale des deux bouées qui sont face à vous, vous allez découvrir huit
nasses comme celle-ci, des pièges à crabe. La première à un mètre de
profondeur, la dernière à douze mètres.
Vous allez partir en apnée pour les récupérer une par une.
Chacun doit passer une fois et vous devez les prendre.
de la moins profonde à la plus profonde. Ensuite, vous allez devoir désigner dans
chaque équipe celui qui aura la charge d'aller récupérer les trois dernières
nasses le plus vite possible.
À vous, dès maintenant, de vous concerter.
Je pense qu'il faut y aller trois fois successivement.
Je me sens trop fort.
Tu ne vas pas en chercher ? C'est trop gibé.
Il faut un shampoing, il faut que ce soit le montre.
Tu arrives à aller à 7 mètres à chercher ? Tu vas aller chercher ? Les jaunes,
les rouges, qui estime avoir les meilleures compétences pour cette
épreuve ? Chez les jaunes ? Jean-Bernard ? Chez les rouges ? Bertrand ?
Charlène, vous êtes prête ?
Christophe, prêt ? 3, 2, 1, go !
Tous les naufragés doivent ramener une nasse sous peine de causer la
disqualification de leur tribu. Et dès que tous les aventuriers seront passés
une fois, le finaliste de chaque équipe finira le travail en allant repêcher les
trois dernières nasses les plus profondes.
On se prépare.
Hakim pour les jaunes, Christelle pour les rouges.
Charlène est face à Christophe. La petite strasbourgeoise prend du retard
par rapport au ch'ti. Quand Hakim part, Christelle, elle, est déjà sur le
retour.
Ok, deux paniers pour les jaunes, deux paniers pour les rouges. Alain est
parti.
Frédéric profite de cette avance rouge et Alain, malgré tous ses efforts, ne
peut rien faire.
Stop Bertrand ! Ça va, ça va.
Bertrand et Jean-Bernard, les futurs finalistes, choisissent de ne pas passer
en dernier de façon à pouvoir se reposer avant leur grand duel.
Le cinquième chez les Rouges, Christopher.
Le dernier à passer chez les Rouges, c'est Christopher.
Le jeune homme descend facilement à plus de 9 mètres de profondeur dans les eaux
de la baie de Pitobo.
Dernier échelle jaune ! Top !
Régis ne peut pas remonter le retard à l'aller. Il croise
Christopher qui donne le top à Bertrand, le finaliste des Rouges, pour aller
chercher les trois dernières nasses.
Régis remonte tout étourdi de ses 9 mètres.
Pendant ce temps, Bertrand, impérial, rapporte sans peine la 6ème nasse. Le
champion chez les jaunes, Jean-Bernard !
Jean-Bernard, il en reste deux.
Allez Bertrand.
On a une d'avance.
Bertrand, il en reste une.
Jean-Bernard a une nasse de retard, il fait tout son possible, mais voilà qu'il
a un problème de masque.
Putain de masque.
Tu as toujours une d'avance.
Bertrand prend lui son inspiration pour plonger à 12 mètres.
Il faut aller jusqu'au bout.
Tranquille, viens là avec toi.
Tiens Bertrand, t'es un champion ! Il faut mettre la masse, il faut la mettre
là-bas.
La victoire pour les Rouges, bravo !
Bertrand,
bravo.
Les Rouges.
Encore une fois, magnifique cohésion. Et puis je crois que vous pouvez dire merci
à un formidable champion qui a montré toutes ses compétences.
Bravo, très belle prestation. Il fallait aller à 12 mètres. Vous l'avez fait et
vous permettez à toute votre équipe de gagner.
En revanche, les jaunes, nouveau conseil en perspective.
Pensez à la suite de l'aventure. Rien n'est perdu.
Tout est encore possible.
Et on se retrouve ce soir au conseil. A bientôt.
C'est le drame, les jaunes ont encore perdu une épreuve d'immunité. Eux qui ne
sont déjà plus que 5 vont devoir éliminer l'un d'entre eux et donc tomber
à 4.
À part Régis et moi, tout le monde.
La tentation primaire et première de dire, tiens, Charlène, c'est une fille,
donc on l'élimine pour garder les plus forts.
Et puis après de se dire, tiens, on a commencé l'aventure avec Régis, Hakim et
Charlène, donc Alain est arrivé après, on finira l'aventure comme ça.
Ou bien de dire, tiens, Hakim a des sautes d'humeur qui, des fois, nous
déstabilisent un peu. Donc, tiens, Hakim, comme ça, au moins, le groupe
trouvera sa cohésion.
Donc très délicat.
Hakim, comme Alain et Charlène, ne sont pas tranquilles pour ce soir.
Ils craignent d'être éliminés. Mais ils ne sont pas les seuls à être menacés.
Quand l'équipe perd, on accuse le chef.
JB, là, il n'est pas à 100%. Parce qu'il me dit qu'il fait du sport presque
professionnel, semi-pro.
Donc ça m'étonnerait d'avoir cette mentalité quand tu pratiques du sport à
ce niveau-là.
Peut-être que c'est légitime. Au niveau qu'il est, il sait très bien qu'il n'y a
pas d'équipe ici. Peut-être qu'à la Réunif, ça va être un autre JB.
Après, il y a la réunification.
On sera tous mélangés. Il n'y aura plus d'équipe de jaunes, de rouges, de
machins. Et je pense que ce sera très bien.
Jean-Bernard prend les avis de tout le monde, veut faire plaisir à tout le
monde.
Il manque un petit peu d'autorité parce qu'il ne veut blesser personne. Tu mets
les bras comme ça, je t'en mets dessus. JP, c'est un commercial.
C'est quelqu'un qui sait parler. C'est quelqu'un qui sait faire de son image de
marque. On ne gagne pas, mais le capitaine, il est tranquille.
Ça va être fou pour faire plus.
Parce que c'est vraiment un faible niveau, niveau sportif.
Je ne sais même pas si on peut appeler ça du sport.
Honnêtement. Eh oui.
On est punis.
La faute à qui ? Là n'est plus vraiment la question du moment. Il faut faire un
choix, un choix difficile.
avant de partir au conseil. Ce soir, je vais voter pour Charlène parce que
physiquement, c'est vrai qu'elle n'assure pas à 200%. Et peut-être à Kim
parce que ce matin, c'est pris un petit peu le chou, peut-être.
C'est sûr que l'incident qu'il y a eu aujourd'hui avec Kim a précipité mon
choix et l'a facilité.
Moi, je n'ai pas mon destin en main. Il est l'heure de question que je fasse du
blabla pour passer un tour.
L'aventure, elle est morte.
Maintenant, si je passe...
C'est ma petite étoile.
Décidément, les jaunes ne s'en sortent pas. Les défaites appellent les défaites
et les conseils s'enchaînent. Ils n'arrivent pas à prendre le dessus sur
des rouges en pleine confiance.
Et on sent même poindre un peu de fatalisme, un peu de résignation chez
les Mingao qui, de toute façon, après le conseil, repartiront à quatre seulement.
Il est bien difficile de faire un pronostic sur l'issue du vote.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Ça devient presque une habitude, tous les trois jours, de vous
retrouver au conseil, la conséquence de ces défaites. Aujourd'hui encore dans
cette épreuve d'apnée, pourtant c'était la spécialité de certains dans votre
équipe, ça n'a pas fonctionné, il n'y a pas eu photo face au rouge.
Jean-Bernard, qu'est-ce qui vous a manqué ? Un petit peu de réussite.
Un manque de chance au tirage au sort, puisque ce sont les deux filles rouges
qui ne voulaient absolument pas le faire, qui ont bondi de joie quand elles
ont vu qu'elles étaient éliminées. Ça, je vous le confirme. C'est vrai que vous
n'avez pas été vernis par le tirage au sort. Ça, d'accord. Après, on a pris un
petit peu de retard.
Enfin, un petit incident technique en ce qui me concerne sur la nasse à 10
mètres. Et aussi, une très, très belle prestation de Bertrand.
Alors, l'on, c'était votre élément. En tout cas, c'était l'élément de votre
leader, Jean-Bernard.
On va évoquer le trek maintenant.
Est-ce qu'il n'y avait pas à manger tout au long du parcours ? Notre objectif, il
a été de trouver l'abri.
Disons que moi, j'étais assez obsédé par le fait de trouver l'abri avant que la
nuit tombe.
Et c'est ce qui nous a empêchés d'aller faire une récolte de camottées, d
'approfondir les recherches parce qu'en fait, ils étaient un peu plus profonds.
Est-ce qu'il vaut mieux avoir de quoi manger et dormir à la belle étoile n
'importe où, sachant que vous aviez le feu, ou trouver l'abri et rester le
vendre vide ? Trouver l'abri.
Ah bon ?
Pour moi, oui.
Charlène, vous n'êtes pas d'accord ? Non, je ne suis pas d'accord parce que
notre nuit l'a bien montré.
Finalement, on n'a pas dormi dans l'abri, mais bel et bien à la belle
étoile avec le feu autour de nous.
Donc, il fallait d'abord trouver à manger ? Oui.
Mon sentiment personnel, c'était trouver l'abri. On n'en a pas mangé, on n'en a
pas souffert outre mesure.
Vous n'avez pas souffert ? Non.
Personne n'a souffert de ne pas manger ? Hakim ? Si, si.
De toute façon, moi, quand on est arrivé, à un moment, j'ai fait on va
manger une noix de coco. On me faisait comprendre, vas-y.
Ça veut dire quoi ? Allez, hop, on y va, là. On n'est pas venus là pour manger.
Donc, quand vous faites comme ça, bon, bah... Le soir même, pourquoi vous n
'avez pas sacrifié une de vos noix de coco ? Oh, là ! Oui, Hakim ? Oh, non,
non, je ne fais pas ça, moi.
Quoi ? Moi, j'aurais bien voulu faire, mais... Ah ! Qui ne voulait pas ? Non,
je ne sais pas qui. Parce qu'on n'était pas sûrs d'en retrouver après sur le
chemin. C'était ça, le problème. On avait 10 noix de coco, on n'en avait pas
11. Ouais.
Donc, si on a sacrifié une, ça pouvait nous mettre en péril après pour le jour.
On n'était pas sûrs de retrouver une. Et vous n'en avez trouvé que 10 ?
Non, vous en avez plusieurs.
Ah, vous auriez pu en prendre une, une onzième. Moi, dès que je me suis vu à
5h, j'étais chercher les patates, là.
J'ai fait avant qu'on reparte, on en fait au moins une, deux, trois, un truc.
Pour vous dire, pour moi, c'est important de manger un peu.
Bon, mais à l'arrivée, l'essentiel, c'était quand même d'avoir 10 noix de
coco plus lourdes que celles des rouges.
Et c'est ce qui s'est passé.
Avantage dans le jeu de confort.
Et là, Charlène, patatras, tout s'écroule.
D'abord, la première étape.
J'ai cru, comme Christophe, que vous étiez...
Une bluffeuse extraordinaire. J'aurais bien aimé que ce soit du bluff,
effectivement, mais ce n'en était pas, non.
Parce qu'en fait, je l'avais dit à toute l'équipe avant, je m'étais présentée
comme la mangeuse de verre.
Et qu'est-ce qui s'est passé après ? J'ai été très désagréablement surprise,
en fait, pas par les verres en eux-mêmes, parce que ça ne me reboutait
pas du tout, mais c'est par la texture de la peau.
C'est-à-dire très couchouteuse, élastique. Et ça, j'avais énormément de
mal à l'avaler.
C'est rageant, Régis.
Très rageant.
Très rageant, d'autant plus que depuis 15 jours, on me disait que c'était la
championne des Verts. C'est décevant.
J'étais très déçu.
Qui aurait pu, lors de cette finale, battre les Rouges ? Tout le monde aurait
pu.
Jean-Bernard, vous auriez pu gagner.
Vous en aviez un de moins que les Rouges. Vous auriez gagné contre
Nathalie. Même égalité.
Vous auriez gagné.
Régis, vous auriez gagné. Oui, moi aussi.
Alain ? Oui, j'aurais avalé un peu.
Hakim ? Ouais ? Vous vous dites ça sans avoir goûté un seul.
Je sais que j'ai du caractère, j'ai du ventre. Je dis pas que j'aurais mangé ça
comme des frites.
Mais quatre, un avantage contre la fille, elle m'aurait pris. Ben oui, je
les aurais... Heureusement.
Bon, j'ai une étoile. On m'a mis une tarte au citron.
Au début, je faisais quoi comme verre ? Celui-là, c'est le plus dur, quoi.
Vous regrettez, justement, presque, d'avoir eu une tarte au citron ?
Sur le coup ? Non, moi j'ai tout donné sur... Ça fait 15 jours, c'est notre
championne. Ça m'a entraîné chez elle, de manger chez elle. Non, non, non, j'ai
pas fait, non.
Akim, est-ce qu'il y a un moment où vous lui en avez voulu ? C'est humain, je
serais un hypocrite de vous dire non, alors que dans mon cerveau, bien sûr,
ouais, ça m'a un petit peu déçu.
J'ai pas compris comment elle peut se dire... Je suis là, je serais ouvert,
intact.
Alain ? Moi, j'ai été très, très déçu de ne pas pouvoir joindre...
mon épouse et mes enfants.
Déçu aussi du fait qu'elle puisse dire qu'elle, il n'y a aucun problème.
Donc nous, persuadés d'avoir notre bonne secrète, donc double déception.
Vous allez voter une nouvelle fois.
Vous êtes encore cinq. Et tout à l'heure, vous repartirez à quatre. La
moitié de votre équipe de départ.
Régis, vous êtes le premier à aller voter.
Jean-Bernard, à vous.
Charlène, dernière représentante des filles chez les jaunes. Allez, votez.
Alain, je vote contre toi car tu n'as pas partagé le début de l'aventure avec
nous.
Alain, c'est à vous.
Charlène, ce soir, je vote contre toi. Je t'apprécie beaucoup dans le camp,
mais pour le bien de l'équipe et dans les épreuves aquatiques comme
terrestres, je pense qu'il vaut mieux que tu sortes.
Et enfin, Kim, pour conclure ce vote.
Charles, pour le bien de l'équipe.
Je vais chercher l'urne et dans un instant le dépouillement.
Alain.
Charlène.
Alain.
Charlène.
C'est peut-être ce dernier bulletin qui va faire la différence et qui va vous
départager.
Trois votes contre vous. Je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller
récupérer votre flambeau et de venir me rejoindre.
Alain, le feu, c'est votre vie dans l'aventure. Les Mingao ont décidé de
vous éliminer et leur sentence est irrévocable.
Bon, les Mingao, forcément, je suis très déçu de partir ce soir, de vous quitter
dans cette aventure.
Malheureusement, c'est comme ça.
Je vous souhaite beaucoup, beaucoup de chance et de bonnes victoires en
perspective.
Au revoir Alain. Au revoir.
Au revoir.
Au revoir.
Alain, le boulanger grenoblois, fait les frais de son arrivée tardive dans l
'aventure.
Frustré de ne pas avoir pu aller plus loin et déçu surtout, très déçu.
Ça a été très difficile au départ de s'intégrer dans une équipe qui a vécu 5
-6 jours sans vous, des épreuves très difficiles. J'ai donné le meilleur de
moi-même dans chaque épreuve, évidemment. Dans le cas aussi, j'ai fait
ce que j'ai pu.
Je pense qu'on ne pourra pas le nier.
Alain, ton arrivée ne nous a pas apporté grand-chose.
Alain, je sais que tu voulais aller loin dans cette aventure, mais ton arrivée
tardive dans l'équipe des jaunes, il faut que je vote pour toi ce soir.
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