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Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de
gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de
Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.
Par là, l'immensité du Pacifique Nord.
15 000 km de mer, sans âme qui vive.
De l'autre côté, l'enfer vert.
Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient
est partout présente.
Entre rizières perchées, fosses marines abyssales, refuges des mystérieux
requins-baleines et volcans de la ceinture de feu, la nature s'exprime en
grand.
La vie est synonyme d'effort et d'espoir. Ces gens, isolés de tout,
connaissent la persévérance et l'optimisme.
Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et
le christianisme des conquistadors.
Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,
émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.
C'est sur cette terre dont ils ignorent tout que 16 français de tous âges et de
toutes conditions vont devoir survivre et surtout survivre aux autres.
Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.
Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs
et leur courage, et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Ces
naufragés volontaires foncent droit vers l'inconnu, qui ira jusqu'au bout, qui
craquera, tous veulent gagner.
Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.
Au départ, ils étaient 16, à la fin, il n'en restera qu'un.
Aux Philippines, sur la presqu'île de Karamoan, les Tayak et les Mingao s
'affrontent. Les Mingao, les jaunes, vivent douilletement sur leur île. Leur
doyen, le dynamique Régis, 56 ans et plein d'idées, leur a conçu une cabane
agréable. Normal, l'homme, vendeur de carrelage dans les rots, est un
bricoleur émérite.
C'est moi qui ai tout fait de A à Z. Si la vie sur le camp est agréable, il en
va autrement dans les épreuves où les jaunes enchaînent les défaites. Aux
Grandes Dames de Hakim, compétiteurs forcenés. Je ne sais plus quoi penser.
Il est éboueur à Nantes et déborde d'énergie.
J'aime bien me dépenser.
Jean-Bernard Rossi est consterné de ses échecs à répétition. Je suis un petit
peu dégoûté là, franchement.
Heureusement, il a offert à son équipe leur unique succès lors de la dernière
épreuve d'immunité.
Les talents de nageurs hors pair de cet agent d'assurance marseillais sont
évidents. On n'est pas fanny.
Jessica en est restée béate d'admiration.
Elle qui se sous-estime, pensant que son petit gabarit ne peut pas faire d'elle
une grande aventurière. Je m'attendais à ce que ce soit dur, mais pas comme ça.
Pourtant... Cette jolie jeune fille, venue de l'étang de Thau, a de la
ressource. Ça rend sympathique d'être bête en fait, parce que l'autre se croit
plus intelligent.
Pleine d'envie et de bonne humeur aussi, il y a la pétillante Charlène.
Étudiante en lettres à Strasbourg, elle est toujours positive.
Ah, bah finalement tout va bien.
Et Charlène a fait ses preuves, attentive lors d'une leçon de nature
donnée par un jeune philippin.
Elle permet maintenant à son équipe de dénicher de quoi se nourrir.
Et les Mingao complètent leur menu avec le riz que leur a apporté Alain. Nouveau
venu dans la tribu, il remplace ses gars, évacués sur ordre médical.
Accueilli comme le messie avec ses 5 kilos de riz, Alain est boulanger vers
Grenoble. Nature et facile à vivre, il espère s'intégrer aisément au groupe. Je
mise sur mon bagou pour essayer de trouver ma place. Face au Mingao, les
rouges, les terribles taillacs, ils sont emmenés par un chef, un meneur d'hommes,
Bertrand.
Pilote d'hélicoptère, ancien militaire, ce perpignanais imprime son rire.
Aussi doué que Bertrand, toujours le sourire, le beau Christopher.
Ça va chier.
À 25 ans, ce gérant d'une société dans la nutrition.
a de l'ambition. Je vais me battre pour eux.
Christophe se bat également pour ses enfants. Ce ch'ti veut leur montrer que
quand on veut, on peut.
Ancien boxeur, il est fier de sa réussite. Il tient trois pizzerias et un
cabaret dans le nord.
Christophe Alagnac, du coup avec Nathalie, ça fait des étincelles. Ces
deux-là ne sont pas d'accord sur la gestion du stock de riz. 125 grammes, c
'est pas par personne. C'est pour les huit. C'est par jour, pour les huit.
Nathalie tient les comptes. Normal, elle est professeure de mathématiques en
région parisienne. 23,3 au carré.
Loin de ces altercations, il y a Frédéric.
Calme et discret, ce jeune papa, charpentier dans l'isère, est un élément
solide de la tri.
Autre pièce maîtresse du dispositif Tayac, la belle Christelle. 28 ans,
saine et sportive, la demoiselle est fonctionnaire de police à Bordeaux.
Découverte de cadavre.
À quelle adresse ? À l'aise sur le camp comme dans les épreuves, Christelle est
concentrée sur son objectif, aller jusqu'au bout. Moins déterminée que
Christelle, Morgane a souffert de la faim et de l'éloignement de son fils
chéri. Du coup, les taillacs, parfois agacés par ses géréniades, lui ont
offert la possibilité de rentrer le retrouver.
Les taillacs ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.
Lors du conseil, les taillacs ont reçu le feu. Les rouges avaient tenu 9 jours
sans cette précieuse flamme. C'est rassuré qu'ils rentrent sur leur
campement.
Ça sera pour le folie.
On n'a pas de chance, il pleut, mais bon.
Ah non, de Dieu, là, c'est bon ! On est vraiment maudits.
Ça ne fait pas rire.
On a beau faire un beau foyer, s'il tombe à l'air, c'est vraiment comme il y
a des pluies tropicales.
Là,
c'est les mecs qui vont s'occuper du feu. On ne va pas réussir à dormir la
première nuit. Je crois qu'on va se relayer entre mecs.
Avec une pluie comme ça, il faut de la flamme, pas de la brèche. On a tellement
galéré pour l'avoir ce feu qu'on ne voudrait pas que sur une erreur de notre
part, il disparaisse. Ce serait vraiment trop con.
C'est avec une angoisse nouvelle pour eux que les Tayaks se couchent. La peur
de perdre le feu, ils l'ont tellement espéré pendant 9 jours.
Sur Mingao, ce matin, il y a débat autour du feu, justement.
Jean-Bernard, égal à lui-même, bon samaritain dans l'âme, s'inquiète pour
les rouges. Il veut leur offrir le feu. Il ignore que ces derniers l'ont déjà.
Ses camarades sont estomaqués, choqués par une telle idée.
Et bien voilà, toi tu penses comme ça, moi je pense comme ça, voilà. J'ai le
droit de passer comme je veux. J'ai passé heureux cette nuit, je me suis dit
pourquoi on leur donnerait pas du feu.
Spontanément, mais je ne réfléchissais qu'au côté humain bien évidemment.
On n'est pas là pour faire mère Thérésa ou de la bonne conscience ou ça. Non,
non, non. Non, il faut une échange, on peut pas leur donner comme ça. Moi tu
donnes du feu pour...
Même pour rien ! Non mais attendez les gars ! Si on est même pas qualifié et
tout, je commence à faire après ça. En plus tu dis que gratuit comme ça est
hyper bizarre. Non mais attendez les gars, moi je propose.
Mais moi je déteste ça, c'est quand la poésie elle devient gratuite comme ça.
Non mais y'a pas de poésie, moi je me réveille ce matin et je me dis voilà, ça
fait 10 jours que les mecs, non non, ils se disent ça fait 10 jours que les mecs,
ils sont dans la merde, ils sont dans le noir, ils crèvent de faim. C'est l
'aventure ! Non mais d'accord, tu sais quoi, c'est l'aventure, on reste comme
ça. C'est bon, tu es énervé, mais malheureusement les malheurs des uns
font le bonheur des autres.
Grâce, c'est malheureux de dire ça, alors malheur, on arrive à 6, c'est la
réunification. Je suis d'accord avec vous, c'est le jeu.
Après maintenant, il y a le jeu et il y a l'aspect humain, c'est tout.
Subitement, il a envie de donner du feu en se disant que c'est une question
humaine.
Moi, je n'y crois pas trop à ça. Je pense que Bernard fait ça pour un coup
de marketing, pour ce qu'on appelle le bon samaritain, qu'il soit bien vu
auprès des rouges.
Mais c'est sûr que si on leur donne le feu, ils vont reprendre des forces. C
'est clair, mais c'est clair. Je suis d'accord, je le savais, je ne suis pas
con.
Notre but à nous, c'est d'arriver le plus nombreux possible les jeunes à la
réunification. Est-ce qu'on y arrive avec des adversaires peut-être en piteux
état mais pas complètement morts ? Ou bien est-ce qu'on y arrive avec des
adversaires qui sont encore un peu valeureux ? C'est de la poésie ça.
C'est une idée de JB pour bien se faire voir.
Moi je vais lui couper court à ça.
L'enfer est pavé de bonnes intentions.
Cette idée généreuse de Jean-Bernard a semé le doute sur ses visées réelles
parmi ses camarades.
Tout ça pour rien, puisque les Tayaks soufflent déjà sur leur braise et s
'apprêtent à profiter de leur premier repas chaud.
C'est un super petit déj qu'on a là.
Chaud. Chaud, ouais, chaud.
Ça faisait neuf jours qu'on mangeait du cru.
Le riz pas cuit, c'était pénible.
Là, ce matin, on s'est fait du manioc, on s'est fait du riz chaud, c'est la
première fois.
Et on s'est régalé comme si c'était un festin.
Oh la vache. C'est bon ? C'est bon, c'est bon.
C'est top.
Chaque part, on peut que d'ici quelques jours, on fasse entrer plat-dessert.
On est la roi du monde.
La tribu est aux anges, pourtant Nathalie est à l'écart.
Mossad. La professeure de mathématiques, si dynamique habituellement, est sans
force.
Je me sens faible, je ne tiens pas debout.
J'ai un peu l'impression d'avoir pris la place de Morgan.
On voit des personnes qui sont moins actives que d'autres.
Nathalie qui a de la fièvre, qui n'est pas bien aujourd'hui.
C'est pas pour ça qu'elle ne sera pas active demain, on l'en sait, mais il
faut vite qu'elle remonte la pente.
Ça va Nathalie ? Elle fait un coup ? Elle dort.
Ce matin, on a eu un temps apothaléptique, mais vraiment... Donc
nous, on n'était que concentrés au feu. Moi, je ne savais même pas que Nathalie,
elle était souffrante.
De toute façon, les aventuriers n'ont pas le temps de se préoccuper de
Nathalie. Leur combat ? Réserver le feu. Ils s'organisent en conséquence.
car il pleut fort sur Tayac.
On n'avait pas encore vraiment connu ce que c'était que l'entretien d'un feu.
Alors là, en l'occurrence, là, c'est vraiment du travail à plein temps.
Surtout quand on a des conditions comme ça.
Ah ben là, c'est la douche. Un peu la panique.
Un peu la panique.
Bien, juste de l'avoir, le feu en plus, c'est pas aujourd'hui qu'on va le faire.
Arrêtez, arrêtez le bois, arrêtez le bois.
Il recircule. D'accord.
On a essayé de faire un abri, mais malheureusement, vu comme la pluie est
battante,
Est-ce que l'abri n'est pas assez hermétique ? Carole, récupère-moi la
jute, s'il te plaît.
On ne savait pas trop, en fait. Entre déplacer le feu, aller en mettre une
partie à la grotte, soit à l'abri sous le rocher, ou alors Fred avait proposé
de s'y mettre à l'abri là.
Et puis après, j'ai soumis l'idée des cordes, puis tout le monde s'y est mis.
Réactivité optimale.
Qu'est-ce qu'ils se sont réfléchis, ces rouges ? Les rouges, ils ont un cerveau.
Ça prend feu, là.
Bertrand a essayé de renforcer un petit peu le feu.
Or on avait fait un abri qui était un peu trop près des flammes.
C'est l'erreur du débutant, le toit s'est enflammé et puis c'est un peu la
panique.
J'ai pris un projectile qui me l'a reprimé dans le dos.
T'as fait une petite connerie si je peux me permettre.
Le chef il a fait une connerie. Le chef il a fait con, il a pris un truc de
banane et ça s'est embrasé.
C'était le point clair, il suffisait de peu.
C'est pas la flamme, on n'a pas touché avec la flamme. C'est un truc qui ne m
'en est qu'à partir.
Les filles elles ont plus de culottes, elles avaient mis leurs culottes au
-dessus.
Bon, on n'a plus rien pour le protéger maintenant.
Le mieux est souvent l'ennemi du bien. À trop alimenter leur feu, les taillacs
ont provoqué un début d'incendie. Mais l'essentiel est là.
Malgré la pluie, le feu brûle encore.
Mais les rouges vont devoir s'éloigner de ce feu qu'ils couvrent tant, car l
'épreuve de confort est annoncée.
Le renard qui attend que la poule tombe reste affamé.
C'est la cocotte les gars ! On a un peu les chocottes.
On ne voudrait pas qu'on revienne, on ne voudrait pas revenir de l'épreuve et que
le feu soit éteint. On va essayer de bien la vivre, bien la vivre pour
optimiser nos chances.
Go go go !
Bonjour à tous ! Aujourd'hui, vous allez pouvoir en cas de victoire, vous mettre
un petit peu de baume au cœur.
Le jeu ! Vous allez devoir pénétrer par le haut de ces cages et ensuite aller
récupérer au fond de l'eau, dans des coffres, 15 galets comme celui-ci.
Le plus difficile, ce sera de ressortir par la trappe sous-marine.
Pour ouvrir cette trappe, mais pour ouvrir également le coffre où se
trouvent les galets, vous allez dans un premier temps récupérer...
Un coquillage coupant comme celui-ci. La première équipe qui, en rampant pour
revenir, se présente devant sa balise au complet, remporte l'épreuve et la
récompense qui va avec.
Les rouges, vous êtes en supériorité numérique. Qui ne participe pas ?
Nathalie, bonne chance à tous.
Les rouges, les jaunes, attention.
3, 2, 1, go !
C'est parti, les aventuriers nagent à la vitesse de l'éclair jusqu'à leur cage.
Attention à la précipitation,
une blessure est vite arrivée.
Devant les cages, il y a un flotteur de couleurs auquel est accroché le
coquillage coupant que les naufragés doivent récupérer. Pour le ramener, ils
s'aident d'une perche.
Rouges comme jaunes attrapent rapidement leur coquillage.
Les taillacs sient facilement la corde qui entoure le
coffre. Maintenant, il faut en sortir les 15 pierres.
Les jaunes, eux, commettent une erreur idiote. Au lieu d'utiliser le coquillage
couteau, ils s'obstinent à dépiauter le flotteur qui maintenait le coquillage à
fleurs d'eau.
Pendant ce temps, les rouges ont été efficaces.
Chacun a déjà ses pierres et les taillacs s'apprêtent à ressortir de la
cage par la trappe.
Le premier à s'évader, Frédéric.
Jean-Bernard vient tout juste de venir à bout du coffre des jaunes. Et Alain
essaie maintenant d'ouvrir la trame.
Dernière étape pour les rouges, le ramping. Ça va vite, plus vite que les
jaunes qui enchaînent les bévues.
L'attrape est toujours fermée.
et l'humeur des jaunes tourne allègre.
Mais qu'est-ce que c'est ce merdier ? Qu
'est-ce qu'il se passe ? Il faut arrêter là, merde.
Une heure pour ouverte, putain de porte.
C'est pas de gagner, mais au moins avec de la bataille. Il n'y a pas eu de
bataille là.
Les Rouges, je crois qu'il n'y a pas eu photo.
Bravo, victoire sans coup férir, victoire nette, sans bavure face à des
jaunes plutôt désorganisés.
Et moi j'ai le pouvoir de vous faire saliver.
Et je vais d'abord me diriger vers Carole, parce que je crois que le
chocolat Carole c'est vraiment ce que vous aimez par-dessus tout.
Un petit morceau de chocolat.
Vous le laissez fondre.
Il y a quelques petits morceaux de noisettes et de noix.
Mais ça, c'est qu'un avant-goût. Le reste, vous le découvrirez sur votre
campement.
Bon, les jaunes, la dernière fois que vous avez perdu un jeu de confort,
derrière, vous avez réagi immédiatement et vous avez gagné l'épreuve d'immunité.
C'est tout le mal que je vous souhaite.
On se retrouve très vite.
Pour une nouvelle épreuve d'immunité. Là, il ne sera pas question de chocolat
ou de récompense. Il sera question d'élimination pour l'équipe qui perdra.
A très bientôt.
Mais là, on n'était même pas au quart d'heure.
Mais évidemment, on a mis deux heures pour aller chercher ce putain de couteau
et pour ouvrir la trappe d'en bas.
Deux heures à essayer d'enlever le chiffon jaune du flotteur.
Les taillacs n'en croient pas leurs yeux. Une montagne de chocolat les
attend. Du sucre ! Ils n'en ont pas absorbé depuis plus de 10 jours. Ah lui,
regarde ce gâteau au chocolat ! Eh les gars, on meurt ! On meurt ! C'est bon,
hein ? Quand je suis arrivée sur le camp et que j'ai vu le chocolat, je sais pas,
j'ai eu une espèce de vague de bonheur. Qui voulait des saveurs ? Attention, c
'est un piège.
Moi, je pense que c'est peut-être un piège.
Parce que là...
Si on bouffe tout ça, on n'avance plus.
T'inquiète.
Mais très vite, leur caractère de fourmis ressort. Il faut économiser.
On ne s'est pas jeté sur le chocolat tous ensemble. D'abord, on a pris ce qui
pouvait se garder.
Alors, ce qui se conserve.
Tout ce qui est petits gâteaux peut-être. Les petits gâteaux au fond de
manger, la mousse aussi.
Les cookies et puis les gâteaux au chocolat dans la boîte à riz. Et après,
on peut garder un bénitier de chocolat. Ça, ça va se garder.
Voilà ses dents réchocolatées, bien à l'abri. Mais malgré tout ce bonheur
gustatif et nutritif en vue, cet apport de magnésium, eh bien, le moral de
Nathalie reste en berne.
Moi aussi, j'ai envie de ce gâteau.
Je ne raffole pas du chocolat plus que ça, ça leur rendra un peu plus.
Je peux être dégoûté.
J'aurais préféré un paquet de chips au milieu de la table.
Oh non ! Si demain vous êtes tous malades...
Nathalie est dépitée.
Tout comme les jaunes, agacés, vexés par leur piètre performance lors de l
'épreuve de confort.
Et comme bien souvent, les Mingao ont péché par manque d'organisation.
C'était un peu compliqué.
Il y avait beaucoup de choses à faire.
Ouvrir la trappe, récupérer le couteau.
En fait, c'était tout simple. On ouvrait le coffre, la trappe, on prenait les
pierres, on les sortait.
Mais ça, on n'avait pas réussi à l'assimiler.
qui va dire 1, 2, on n'a pas compris en vrai, 3, on y va, tout le monde n'est
pas comme nous, ils y vont et tout, je le vois bien.
Chez eux, c'est vrai qu'il y a Bertrand qui est un militaire confirmé, qui sera
tellement un temps de réaction beaucoup plus rapide que nous.
On ne fait pas compléter l'infériorité, mais bon, on est logique.
Après, il y a une réalité.
C'est la réalité.
C'est comme quand vous passez le bac, vous n'avez pas tous dans la classe le
bac. Il y en a qui sont réceptifs, il y en a qui sont ceci, cela, il y en a qui
comprennent un autre langage, une autre façon de parler.
Incroyable, Régis, il se crée à la piscine municipale.
Et toi ? Ma parole ! Je me retourne à droite, je la vois aider, c'est un peu
comme une chanson trésor.
JB, il écoute bien et comprend vite le jeu. Il faudrait que ce soit lui qui
prenne la responsabilité de dire toi là, toi là, toi là, et point barre. Comme un
capitaine, comme un sélectionneur. Quand il te fait jouer à droite, t'es pas
content, pourtant t'es gaucher. Mais bon, si tu veux la sélection, t'y vas, t
'exécutes. Il faudrait que ce soit comme ça. Tout le monde veut donner son point
de vue, tout le monde veut faire ça, et puis on est trop poli, on caresse trop
le poil, on a peur de fâcher l'autre, si on lève le ton, comment je vais être vu
? Mais la compète, c'est comme ça.
Faut pas penser à ça, c'est pas de la poésie.
On n'est pas là pour faire du marketing.
Hakim en est persuadé, il faut un chef, un guide, qui puisse mener la barque
pendant les jeux. Sinon, c'est le cafouillage assuré.
Ce soir, on décide comme ça entre nous, qui c'est celui qui comprend le mieux
les explications du jeu lorsque Denis les donne.
Moi j'avoue, non. Donc je me retire.
Ok, et toi ? Et analyser après, non. D'accord, donc on te retire. Donc on te
retire, pas besoin d'argumenter.
Moi analyser, je suis trop lente. Ok, j'y vais.
Voilà ce que je vous propose. Nous avons deux candidats. On peut choisir moi ce
que j'ai vu de JB dans l'eau, extraordinaire, champion du monde.
Moi, je donne ma voix. Chacun fait ce qu'il veut. En ce qui concerne tous les
sports de l'eau, je la donne plutôt à JB.
Régis, Charlène, Alain.
D'accord, donc maintenant qu'on ira pour des activités sportives concernant l
'eau.
Nous écouterons, en tant que capitaine, qu'on perde ou qu'on gagne, Alain.
J'y vais.
Je m'en fous, moi, que ce soit Alain.
J'y vais. C'est clair et net ? On ne parle plus tous ensemble la salade.
Après cette bonne décision, les Mingao se concentrent sur la préparation du
repas, une façon de se remonter le moral.
D'ailleurs, Jessica a eu la main plus lourde que d'habitude sur le riz.
Le riz, il en est où, là ? Très bon.
C'est moi qui ai dû mettre les poignets aujourd'hui.
Puis j'ai mis au lieu de six petites, j'ai mis six grosses poignets.
Quand j'avais vingt-deux.
Tu as mis six poignets quand même ? Non, j'en ai jamais eu autant.
Je suis en manque de nourriture.
Il suffisait que la nuit je rêve de chocolat et que le matin je me dise «
Ah, j'ai envie de chocolat ! » pour que le chocolat ne me fasse que le nez.
Alors là, ça a été le pom-pom.
Je pense que c'est du chocolat blanc à la note.
Jessica compense son coup de fatigue en mangeant plus.
C'est classique.
Mais ce matin, la miss ne va pas mieux.
Je me suis couché, je me suis réveillée comme ça.
Je pense que ce sont des moustiques qui sont venues m'attaquer à l'œil. Quand je
l'ai aperçue, je pensais au début qu'elle faisait un clin d'œil.
Vous faites l'air d'être en forme ce matin.
Ça va la vie ? Pas non.
Ce qui est embêtant, c'est qu'il n'y a pas de glace, donc je ne vois pas ma
tête.
Heureusement, je crois, parce que sinon, je prends peur.
C'est la paupière, tu n'as pas mal dans l'œil.
Non,
à l'œil, tu sais, il ne vaut mieux pas jouer.
Moi, je suppose que c'est une araignée, peut-être qu'elle est piquée.
En tout cas, c'est bien handicapant pour les épreuves et pour elle.
C'est toujours embêtant de voir quelqu'un d'un œil quand on a l'habitude
de voir avec les deux.
Ça va mieux comme ça.
Ça va mieux. Un truc en plus, ça rentre dans la collection Koh-Lanta.
Décidément, la jeune femme n'est pas dans une bonne période. C'est sûr,
Jessica est loin, très loin de son univers quotidien.
J'ai tout ce que je veux.
Je suis entourée de bonheur. Je suis dans mon petit monde magique. C'est
féerique tout ce que je vis. Et je fais tout pour que ça le soit.
Pour rigater, elle sait profiter de la situation pour toujours obtenir ce qu
'elle veut.
J'aime bien jouer de ça.
Déjà, je suis avantagée par ma taille. Je suis petite et comme ça, donc du
coup, on vient vers moi, on a envie de me protéger.
C'est agréable de se faire chouchouter par tout le monde.
Je vous présente mon doudou, Popo.
Il y a toujours des a priori quand on croise une personne.
Moi, c'est la fille superficielle ou la fille fragile ou la fille à son père, sa
mère. Et en fait, non, je ne suis pas ça. Enfant chéri de ses parents, à 20
ans, Jessica n'a pas encore renoncé à sa vie de petite princesse dans la maison
familiale, sur les hauteurs du paisible étant de taux.
Elle est têtue. Je crois qu'il se sent bien défaut. On ne la fera jamais
changer d'avis. Quand elle a décidé quelque chose, elle ira jusqu'au bout et
elle ne changera pas d'avis. Et c'est pénible.
Volontaire, pétillante, cette étudiante en communication est une Lolita
revendiquée, une femme-enfant décomplexée. Il me sent trop bien en
fait. Parce qu'il me prend bien et je me sens, tu vois, je peux sauter.
Je suis jeune, je peux parce qu'après je vais avoir du ventre, je vais grossir,
je vais être vieille.
C'est maintenant ou jamais les maillots.
Malgré son mètre 57, Jessica se voudrait aussi garçon manqué. Mais elle a encore
du mal à en convaincre ses propres.
Je pense qu'elle reviendra vite.
Elle va languir ses parents, comme nous on va la languir.
Et puis, c'est assez dur.
Il fait froid, elle est frileuse.
Il faut manger, elle ne mange pas.
Donc, elle fait 43 kilos, ça n'ira pas loin.
Son oeil va mieux, mais c'est justement l'estomac de Jessica qui crie maintenant
famine. Et les réserves de riz ont dangereusement diminué.
Ça fait cinq jours que le riz, on l'a là. Et on a dû passer un peu moins de la
moitié. Un peu moins de la moitié. Il doit rester trois kilos. Ah oui, il doit
rester trois kilos.
Regarde, je te montre ça.
Lorsque je me suis aperçu hier soir que le riz était quand même à un certain
niveau, je n'avais pas pris la pleine mesure. Et en mangeant ce riz, on voyait
encore une belle part.
Je me suis dit, tiens, je vais quand même vérifier.
Et finalement, je me suis dit, ah, il était plein.
C'est moi qui ai dû mettre les poignets aujourd'hui.
Puis j'ai mis au lieu de six petites, j'ai mis six grosses poignets.
Pour se rassonner, si on veut le garder.
Faire attention quand même, parce que...
On peut vite tomber en rupture.
La dernière fois, elle a fait 6 poignées de riz, Jessica, et moi j'ai trouvé que
ça faisait énorme comme portion par rapport à ce qu'on mange d'habitude.
Il reste 8-9 jours si on fait 4.
On fait un repas de riz par jour. J'ai pas de réserve en fait, moi, donc...
Ouais, j'ai faim, mais je pense que les autres aussi ont faim et que peut-être
qu'ils ne disent pas, je sais pas, moi. Donc on va diminuer les doses.
Le riz, ça sera qu'une fois par jour et pas énormément.
Coucou ! Coucou, coucou, coucou, ce soir, coucou, voilà.
Hein ? Ouais.
Alors que les jaunes parlent de rationnement, les rouges, déjà bien
achalandés en chocolat, vont se régaler avec une raie pêchée par Bertrand.
C'est une raie pastelague.
Ici, elles sont un peu jaunes tachetées de bleu. La caractéristique de cette
raie, c'est qu'elle est quand même dangereuse parce qu'elle peut piquer au
niveau de la queue. Il y a deux dards derrière, il faut faire attention.
Deux dards qui peuvent faire très très mal, comme des lames de cutter.
C'est tranchant. Au tombant, là-bas, il faut descendre à une dizaine de mètres
de profondeur. Et elle était cachée sous une corolle de coraux.
Tapis sur le sol.
Et voilà, avec le harpon, c'est un peu facile.
Il faut quand même descendre, là-haut, avec la fatigue, le peu de nourriture.
Bon, je pense qu'on la mérite. On la mérite tous.
On va aller la mettre sur le feu et la partager.
Putain ! Ça fait plaisir, ça ! On va bouffer, les gars !
T'es trop fort ! Je suis super impressionné. Je suis
impressionné par ce qu'il fait. Là, il descend à des 12 mètres, c'est fou.
Et il reste content.
À mon avis, pour s'approcher de ce poisson-là, il faut faire attention.
Si on arrive comme ça, il va se casser. Il arrive là, discrètement, je lui mets
une petite flèche.
Je préfère mettre le dard dans le feu. Si il y a quelqu'un qui marche dessus
qui est blessé, ça serait vraiment ennuyeux.
Du coup, je le mets dans le feu.
Bertrand a réalisé un bel exploit que Frédéric va transformer en délice grâce
à ses talents de cuisinier patenté. On a notre schisto, il y a le feu qui est là,
qui vient après.
Le petit cansement est propre, il y a de l'eau.
On a mis le chocolat dans l'armoire.
Ça roule, quoi.
Les rênes, j'en ai jamais vidé, mais de toute façon, à l'ouverture, on ouvre et
on va jusqu'au ventre et on enlève tout ce qu'il y a de pas bon.
Les rouges salivent d'avance, mais c'est bien connu, quand l'estomac est
satisfait, d'autres préoccupations moins basiques surgissent. Si, ça tient.
Je change de coiffure un petit peu.
Ça va Nathalie ? Comme d'habitude ? Fais attention à mon apparence.
Au point de vue de ma coiffure, au point de vue des vêtements, c'est vrai que...
On n'a pas vraiment beaucoup de vêtements pour changer.
Mais maintenant, j'aime être féminine.
J'aime me plaire. Je garde ma féminité, même sur Koh-Lanta. J'espère que j'y
arrive. Tu veux plaire, mais moi de la crème.
On a eu une conversation entre filles, c'était au point de vue des poils.
Sur Koh-Lanta, on n'a pas de rasoir, pas du tout.
On n'a pas de pince à épiler.
Donc je fais avec mes ongles pour ce qui est des poils sur les jambes.
Et puis bon, pour le reste des poils sous les bras, je serre les bras.
Donc la prochaine victoire, je ne tendrai pas le totem pour dire oui, j'ai
gagné. Comme ça, on ne pourra pas s'étonner.
Les dents, par contre, on a solutionné le truc. Donc en fait, on a trouvé un
arbre qui est bien adapté. On casse des petites branches.
Et comme Marie-Antoinette, nous nous raclons consciencieusement les dents
avec des petits bouts de bois. Et ça, ça va très bien.
Il y a Christopher qui fait beaucoup attention à lui.
Parce que moi, il me demande si je suis bien coiffée.
On fait un peu plus attention à lui que les autres.
Oui, les trois autres sont le plus rustique. Le quart d'heure beauté.
Ici, je ne prends pas soin de mon look.
Les gens près de chez moi, ils vont être surpris. Parce que j'aime bien pourtant
être coqué.
Mais ici, c'est le contraire. Je ne suis pas venu ici pour faire attention. Donc,
on fera attention après à la maison.
Pour ce qui est des filles...
Avec les moyens du bord, on voit que c'est quand même un minimum de garder un
peu de féminité. Tant mieux pour elle, heureusement.
Et puis, bon, après, on en reparlera quand même dans 20 jours.
On va commencer à avoir les poils et tout qui vont ressentir.
Moi, je ne regarde pas les filles.
Non, mais les rouges.
Donc, pour moi, je ne fais pas de différence. Il n'y a pas de filles
garçons. Donc, je ne regarde pas. Les filles, je les trouve...
Je trouve joli, mais il n'y a pas de libido ici.
Franchement, ça reste des femmes. Ce n'est pas parce qu'on est des rouges,
comme dit Christophe, qu'on est unisexe. Non, non, il y a les femmes et les
filles. C'est sur ces considérations secondaires, mais néanmoins
préoccupantes, que les taillacs s'apprêtent à partir affronter les
Mingao. Elle est belle celle-ci.
Vous ne vous blessez pas.
Marche en suivant tes pieds, non en suivant tes yeux. Les yeux bandés. Un
guide avec les yeux bandés.
Enjeu, l'immunité. L'équipe perdante devra éliminer un des siens. Les
taillacs se sentent d'attaque. À mon avis, les jeunes, à chaque fois qu'il y
a une épreuve, ils croisent les doigts pour que ce ne soit pas une épreuve
physique, mais plus une épreuve éventuellement stratégique ou alors, je
vais vous dire, logique.
Je dirais, c'est même pas une question, une épreuve logique. Non, ils préfèrent
que ce soit une épreuve vraiment... Avec de la chance, quoi. Le hasard.
Parce que la logique, on en a, je pense, autant que. Je veux dire, on n'est pas
que des bourrins.
Bonjour à tous.
Bonjour. Alors, pour gagner l'épreuve d'immunité aujourd'hui, vous devrez
détruire plus de cibles que vos adversaires.
Pour détruire des cibles, il vous faut des projectiles. Voilà pourquoi sur un
parcours, vous allez récolter 25 massues comme celle-là.
Alors dit comme ça, cette épreuve peut paraître facile, mais vous allez vous en
rendre compte. Très vite, c'est beaucoup plus compliqué que vous ne l'imaginez.
Tout simplement parce que chez vous les jaunes et chez vous les rouges, 5 d
'entre vous auront les yeux bandés.
Le 6e qui participera à ce jeu...
Sera le guide, il sera vos yeux et vous aurez intérêt à bien ouvrir vos
oreilles. Les rouges, vous êtes un de plus.
Par conséquent, comme d'habitude, il faut choisir.
Christophe, qui ne participe pas ? Nathalie.
Vous allez maintenant pouvoir choisir votre guide. Mais au préalable, Jean
-Bernard, je vais récupérer le totem.
C'était votre premier totem, votre première victoire dans une épreuve d
'immunité. Cinq personnes avec les yeux bandés, un guide. Qui sera le guide ? À
vous de choisir.
Je fais les
jaunes. Qui sera le guide ? Régis, guide jaune.
Et chez les rouges, Christopher, allez vous mettre en place.
Trois, deux,
C'est un jeu de confiance, il faut se fier aux indications du guide et tenir
ses camarades par la main pour que la cordée ne se disloque pas.
Dans l'eau, les rouges ont pris une légère avance. Ils récupèrent un premier
tas de massue.
Jaune et rouge sont au coude à coude sur l'obstacle. Les
deux guides rivalisent de conseil.
On forme l'axe, on forme l'axe ! Allez les ch'tis ! Allez, c'est parti ! On y
va ! Allez, on y va ! Allez, c'est tout droit ! Allez, c'est tout droit ! Allez,
allez, c'est tout droit ! Allez, allez, c
'est
tout droit ! Allez, allez, c'est tout droit ! Tenez-vous ! Il y a des barres
qui sont à vos pieds, il faut les enjamber !
Ok, elles sont pas hautes, elles font pas un centimètre. Attention, ça fait un
peu mal.
Dernier piège pour les naufragés aveuglés, le quadrillage. Il faut lever
les pieds au bon moment sous peine de trébucher et d'entraîner les autres dans
sa chute.
Je vais où là ? Là, voilà, ici.
Allez, c'est bien, t'as fini.
Allez les filles, c'est bon.
T'en as plus, t'en as plus.
Y'a pas d'obstacle ? Non, c'est bon, vous pouvez y aller.
Allez, on y va.
On les rattrape, on les rattrape.
Là,
les aventuriers sont arrivés à la fin du parcours. Bertrand, le premier lanceur
des rouges, se dirige, guidé par Christopher jusqu'au panier.
La première massue pour les rouges !
C'est manqué !
C'est manqué la deuxième ! C'est manqué la troisième ! C
'est manqué la quatrième ! Une
cible détruite par les rouges ! Une fois
que les tireurs ont lancé toutes leurs massues, ils peuvent retirer leur
bandeau et crier leur conseil au suivant.
Face à toi là-bas.
Plus haut et plus à gauche, Hakim.
Assez, plus haut.
A côté de moi.
A côté de moi.
A côté de moi. A côté de toi.
A tes pieds, entre tes jambes.
Un peu plus à gauche.
Un tout petit peu plus à gauche.
Lève le bras.
Assez, le détruite.
Plus haut, Hakim.
C'est pas grave.
Lève-toi.
Mais vous pouvez l'aider à qui ? Faut se reposer, t'as plus de voix !
Il en reste une ! Encore une, les rouges ! Plus fort, super haut ! Quatre
cibles cassées pour les rouges, une seule pour les jaunes. Tout repose donc
sur Charlène et ses cinq massues.
La même ! La même ! La plus forte possible ! Ouais ! Il en
reste trois ! Les deux la même, prends ton temps !
Charlène a touché une deuxième cible. Les jaunes sont donc à 3 et les rouges à
4. La petite strasbourgeoise peut égaliser et même gagner car il lui reste
3 massues.
La victoire pour les Rouges ! Les
Rouges,
vous êtes allés la chercher cette victoire, elle est sans babures et ce
totem vous revient une nouvelle fois.
Il vous assure l'immunité pour quelques jours, pour quelques heures. Quelques
heures de tranquillité.
Et c'est à vous, Christophe, que j'ai envie de le remettre.
Bravo à toute l'équipe des Rouges. Bravo à vous.
Une nouvelle fois, c'est une défaite dans une épreuve d'immunité.
Et en perspective, un nouveau conseil pour vous.
Avec forcément l'élimination d'un membre de cette tribu jaune.
A très vite.
Bon retour sur votre campement.
Les jaunes rentrent sur leur camp, une nouvelle fois déçus. Ils savent
désormais que l'un d'entre eux va de nouveau quitter l'aventure. Moi je viens
d'arriver, ça ne sera pas évident pour moi de choisir.
Mais certains détails permettent au Mingao de ne pas sombrer dans la
dépression chronique. Tu as dit ? Charlène.
Charlène. Charlène.
Charlène.
Hakim, qui ne retient jamais aucun prénom correctement, déclenche l
'hilarité générale. Ah Charlène ! Ouais !
La laine. Et moi je disais quoi ? Charnel ? Charnel.
Charnel, je disais ! Charnel, ouais ! C'est vrai qu'Akim a un problème avec
les prénoms, il nous a tous rebaptisés au moins une ou deux fois.
Pégis, Jessie et Chowen.
Chowen. Charmen.
Charlet.
Chérélène. Chérane.
Charlène. Charlène ! J'étais pas loin. C'était bien parti en plus, c'était du
Molière ce que j'avais fait.
Même le jour du vote, j'ai inventé un nom, il n'existait pas. Denis, il a dit
un nom, il n'existait pas.
Charène.
J'ai de la chance, Hakim retient mon prénom, il dit Jessy.
Ça commence à venir, Jessy.
Vous savez, ça vient souvent de Jessy. Il y en a deux suites.
Surtout celui de Charlène, en fait, j'ai du mal.
Charlène.
Charlène. C'est H-A-R-L-A-I-N-E.
Ça ne se prononce pas. À la fin, c'est E à 100 grammes, N-E.
Ah, Charlène.
Non, ça va venir, Charlène.
La contraction, elle est bien retournée. Ça va, JB, c'est bon.
Jean... Jean-Charles. Jean
-Charles.
Ah ouais, je me suis trempé là.
JB, ouais.
Si on l'avait passé avec lui, il serait malheureux.
Régis, c'est Tonton, mais c'est affectueux.
Tonton, elle ne va pas s'écrouler comme ça.
C'est plus facile pour lui.
Parce que Régis...
Ce n'est pas commun comme honneur, jamais il ne m'appellera Régis.
Et puis Alain, il appelle Alain, il a appelé une ou deux fois Ali, c'est tout.
Alain, c'est qui Alain ? Je ne connais pas Alain.
Les jaunes parviennent à oublier pour un temps leurs tristes conditions de
perdant.
Et c'est le monde à l'envers, puisque chez les gagnants, certains font grise
-mille. J'aurais bien aimé participer, mais bon, d'un autre côté, quand j'ai vu
le parcours sur terre, j'avais peur de ne pas suivre.
Parce que bon, j'étais fiévreuse hier, je ne peux pas dire que je suis au top.
Quelque part, ils ont sauvé ma place, donc je les remercie.
Être malade pour être dans une aventure comme ça, on n'a pas le droit à l
'erreur. Dès qu'on a un petit souci physique, ça fait boule de neige et puis
après, ça peut vite engendrer sur une sortie.
J'ai compris l'état d'esprit du groupe dès le départ. C'est le plus faible sort
et ça a toujours été ça.
Leur but, c'est d'arriver au bout de l'aventure et pour arriver au bout de l
'aventure, c'est la force physique qui prime.
L'humeur de Nathalie ne s'arrange pas malgré la victoire. Elle a mal à la
gorge et cela la rend mossade, ce qui commence à échauder sérieusement le
reste du groupe. J'ai remarqué que c'était mis un peu à l'écart du groupe.
Bon, il y a la maladie, ça c'est vrai.
Et puis, peut-être qu'elle doit sentir qu'elle ne fait pas partie intégrante du
groupe. Honnêtement, en plus, Nathalie, c'est une personne qui n'a jamais
vraiment une grande complicité depuis le début de l'aventure. Et elle ne se remet
pas trop en question quand, par exemple, elle a tort, elle a du mal à accepter
ses erreurs. Je suis sûre que même sur la côte d'Azur, il fait meilleur qu'ici.
Oh, c'est pas sûr.
Franchement, je suis sûre que si. Ils ont un microclimat là-bas.
Même à la météo, quand il dit qu'il pleut, je t'assure qu'il ne pleut pas.
C'est sûr, cette jeune femme a un fort caractère.
Je vous préviens, c'est la dernière fois. Pas facile d'imposer quelque chose
à Nathalie. La belle ne s'en laisse pas compter.
Professeure de mathématiques en région parisienne, pour des élèves en
difficulté, elle a du répondant. Je pense que si je n'avais pas de
caractère, ce serait difficile de devoir crier, de devoir avoir les yeux partout,
de marquer mon autorité.
4 au cube.
S'il vous plaît, portable éteint.
Vous connaissez la musique.
Prochain portable qui sonne. Pas de téléphone.
Avec Nathalie, on ne se rebiffe pas. Son plan familial, on sait quelque chose et
s'en amuse.
Même si, avec ses proches, elle est douce et gentille.
Nathalie, face à une forte tête, elle ne se laissera pas faire. Elle a du
caractère, ce n'est pas un mauvais caractère. Elle a du caractère, ça c'est
sûr. Et je pense que tout le monde pourra le voir sans problème.
C'est surtout pour eux que j'ai peur.
Ce qui ulcère cette latine hyperactive, ce sont les gens désinvols. C'est quelqu
'un d'assez speed, quelqu'un de feignant à côté d'elle. Elle ne va pas se gêner
pour lui dire.
Ce volcan ne s'arrête jamais.
Après les cours, Nathalie fonce se préparer pour aller danser. Son truc ?
La salsa.
Elle danse plus de 10 heures par semaine.
Elle dégage quelque chose que beaucoup ne dégagent pas.
Elle a cette sensualité de bouger des bras de son corps, ses mains, jusqu'au
bout des doigts, elle les bouge.
Et la salsa, si il n'y a pas de sensualité, il n'y a pas de danse.
1, 2, 3, 5, 6, 7 et 1, 2, 3.
Nathalie est une vraie femme, elle en a tous les atouts et veille à rester
féminine en toutes circonstances. Elle est consciente de son image ultra sexy.
Ce n'est pas parce qu'on a des formes qu'on est là que pour être en vitrine.
de mal. Donc j'ai aussi, je pense, avoir quelque chose dans la tête.
Je veux être aussi sportive. C'est pas parce qu'on a des formes qu'on a que des
formes. Des formes et du cœur.
Pourtant, la demoiselle est célibataire.
Indépendante mais sensible, Nathalie rêve de caliner quelqu'un d'autre que
son chat.
Et là, sur la plage des Taillacs, Nathalie se sent bien seule.
Quand on est malade, il y a la pluie, on a l'impression qu'il y a tout qui nous
tombe dessus. C'est vrai qu'on a envie de décrocher.
Peut-être que pour elle, ça y est, elle est...
Elle se rend compte que l'aventure, c'est très difficile.
Et puis, elle fait partie des candidats qui sont peut-être un ton en dessous.
Pour elle, l'aventure, elle sent que c'est la fin.
Elle creuse, ça tombe tout seul en se mettant à l'écart. Mais je ne vais pas
la contraindre à venir dans le groupe et à participer.
Nathalie se mûre dans son silence.
Pourtant, l'ambiance est joyeuse puisque les naufragés se font une joie de
savourer la raie de Bertrand pêcher le matin même.
Ça va pas ?
Non mais tu l'ai gagné ! Non mais il m'a fait peur !
D'accord ! Il y avait l'œil qui tournait ! Je me
disais, non mais fais pas ça ! Tu m'as fait peur ! Ça
sent du grand restaurant où j'ai travaillé.
Ça sent bon, ça sent la riz.
D'accord.
On est combien ? 7 !
Tout le monde prend du poisson ? Oui.
Vous sentez le bananier ? Tout est dans la feuille de bananier quand même.
Bon appétit. Merci.
J'adore ça.
Il y a des bons morceaux.
Merci Fredo d'avoir cuisiné ça. L'enfer comme d'hab.
Très bien cuit.
Merci Bertrand de l'avoir pêché.
Ce matin, les Mingao font encore tout pour oublier la terrible échéance du
conseil qui les attend.
On va s'occuper pour oublier et sans oublier parce qu'il y en a un de nous
qui va devoir partir.
Donc je ne pense pas que c'est une journée comme les autres.
Du coup, aujourd'hui, au douzième jour, ils envisagent enfin d'explorer la côte
pour voir si par hasard, il n'y aurait pas un petit quelque chose de
comestible. On va essayer de faire quelques petits poissons de récif.
Donc un repos en fabrication entièrement maison par Régis, à l'aide de vieux
clous recyclés. Ça fait une jolie fouine.
On va tracer là-bas. J'espère qu'ils vont ramener quelque chose.
Sachant que JB est un très bon nageur. Si, j'ai confiance en eux.
Ils vont nous ramener un petit poisson qu'on va faire griller.
J'y mets beaucoup de doute. On ne voit pas comment on peut pêcher un poisson
avec une fouine comme ça. Mais bon, ce serait formidable.
Dans l'eau, on a vu quelques poissons de récif, des poissons-anges, des poissons
-papillons. On va essayer d'en prendre un ou deux, mais rien du tout, à part la
découverte d'un petit rocher à huîtres.
C'est des toutes petites huîtres, elles sont complètement incrustées dans le
rocher. Donc pour les détacher, c'est extrêmement difficile.
Si on veut vraiment manger des huîtres, ce sont les rochers de notre travail de
manger.
Elles sont belles.
Elles sont comme ça, puis l'huître à l'intérieur, ça a vraiment le goût d
'huître.
Ah ouais, il y a un bon goût d'huître. Ah, il y a un bon goût d'huître, ouais.
Purée, elles sont plus remplies les huîtres de Bouzigue.
Et les huîtres de Bouzigue ! On mélange là du sable, ça grossit. Non mais ça a
le goût quand même.
On sent le goût de l'huître. Ces mollusques sauvages, incrustés dans la
roche calcaire, se nomment dans cette région des sissis.
Les naufragés retournent illico vers ce nouveau garde-manger.
On était à même la roche, en train de manger de petites huîtres, dans un cadre
magnifique. Vraiment un très bon souvenir. La table au milieu de la mer,
extraordinaire.
Comme il dit mon fils, même pas en rêve.
Magnifique. Cette excursion a diverti les aventuriers, mais le principal
reste, l'approche de leur fatidique du départ au conseil. Les angoisses de
chacun sont bien perceptibles.
On est toujours menacé dans un jeu comme ça. Celui qui dit « moi non », c'est
bien pour lui.
On est confiant, mais aussi toujours sur ses gardes, bien sûr.
Des fois, il y a des surprises.
C'est pas le corail ? Je me sens en danger un petit peu, parce qu'à ce stade
du jeu, étant donné qu'il nous reste encore quelques épreuves, La force
physique des garçons est importante, donc logiquement, c'est les filles qui
partent avant.
Dans la mesure où notre équipe est trop faible, il faut éliminer tous les
éléments qui sont susceptibles d'être un petit peu faibles.
Au jour d'aujourd'hui, c'est certainement une fille qui est la plus
faible de l'équipe.
C'est une journée un peu particulière parce que c'est la dernière journée où
on va passer à 6, donc demain forcément on sera 5.
Peut-être qu'ils y seront cinq.
J'espère pas.
Alain fait tout son possible pour se lier d'amitié avec ces naufragés qu'il
ne côtoie que depuis six jours.
Il est toujours très difficile d'intégrer un groupe déjà constitué. Je
me sens toujours un petit peu menacé, vu que je viens d'arriver.
Je suis le dernier rentrant.
Donc, on sait très bien ce qui se passe, les affinités des uns avec les autres.
Moi, je vais donner le mieux de ce que je peux faire, le mieux de moi-même et à
bien ce que je pourrais.
Alain, il se sent un peu sur la balance parce qu'il est arrivé en dernier et il
sait que les autres, s'il doit voter pour quelqu'un, ça sera pour lui.
Alain, il a quand même presque pas loin d'une semaine de retard. Alors, ça ne
fait pas beaucoup, mais sur une aventure comme celle-ci où on vit des choses très
intenses, c'est vrai que c'est handicapant au départ.
Pour le conseil, j'hésitais entre Alain et Charlène, sachant que j'aurais
beaucoup de mal à faire mon choix.
C'est toujours un moment un peu particulier, faire son sac, se dire que
peut-être on reviendra plus sur le point.
J'ai une certaine appréhension dans ce conseil.
C'est quand même assez solennel, déjà d'une part, et d'autre part. C'est très
bien que lorsqu'il y a des conseils, on va se faire éliminer.
Moi, le premier, je ne suis pas du tout à l'abri. Alors là, je suis persuadé.
Alain est fébrile. C'est la première fois qu'il se rend au conseil. Il sent
bien que ce malheureux rendez-vous...
Ce sera un moment pénible.
C'est la peur chevillée au corps qu'Alain et ses compagnons quittent
Mingao pour se rendre au concert.
Chez les jaunes, le problème numéro un, c'est la communication ou plus
exactement l'absence de communication qui est criante dans les épreuves. Les
Mingao se parlent peu et de manière désordonnée et personne ne semble s
'imposer comme leader.
Régis a refusé ce statut.
Et Jean-Bernard, lui, prend la parole et prend les choses en main par
intermittence et sans réelle conviction pendant que tous les autres suivent. Au
moment où je vais les recevoir pour la troisième fois au Conseil, les jaunes
doivent impérativement réagir sous peine d'être décimés. Et ce soir, ce sont les
filles, Jessica et Charlène, qui semblent les plus menacées, tout comme
Alain, dont on peut se demander s'il s'est véritablement intégré.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Comme on se retrouve, c'est déjà votre troisième conseil à vous les
jaunes.
La conséquence d'une nouvelle défaite dans une épreuve d'immunité.
Charlène, pourquoi vous n'avez pas gagné cette épreuve d'immunité ? Peut-être qu
'il manquait à ce moment-là une seule voie qui guidait très bien. On était
peut-être un peu trop dans la précipitation.
Alors je me tourne vers votre guide, Régis.
Est-ce que vous avez eu aussi l'impression de ce manque de rigueur ?
de cette cacophonie ? Je pense que c'est vraiment précipité. C'est vrai que là, j
'aurais dû calmer tout le monde. C'est précipité pour lancer les massues, alors
qu'on avait tout le temps.
Et là, c'est vrai qu'on a fait une faute, ou j'ai fait une faute, je l
'assume s'il faut.
Alain ? Il y a un facteur chance aussi, je pense.
Donc, on suivait bien, on était bien en ligne.
Dans cette épreuve-là, un peu de chance, etc.
Je voudrais qu'on revienne à la précédente, cette épreuve de confort, où
là, Jean-Bernard ?
Il va falloir que vous m'expliquiez ce qui s'est passé. On a été ridicules.
Si on avait eu une stratégie, on n'aurait pas été ridicules.
Donc ça a été clair.
Moi, je pense qu'il fallait que ce soit clair pour tout le monde que la défaite
de la cage, c'est une défaite qu'on a eue parce qu'on est partis n'importe
comment. Le problème, c'est qu'on a montré une équipe. On n'a rien montré,
en fait. On n'a pas montré d'équipe.
On a simplement montré des gens qui allaient quelque part, qui faisaient un
truc, qui comprenaient rien à ce qu'il fallait faire.
Avec le couteau, avec ci, avec ça, ouvrir le machin, les galets, on est
parti avec les six galets. Oui, lamentable.
C'est vrai qu'on a du mal, pas forcément à comprendre les règles, parce qu'on n
'est pas débiles, mais plus à imaginer, à se visualiser le jeu.
C'est-à-dire le parcours, ce qu'il faut faire, etc.
On comprend le jeu, mais on a du mal à trouver la meilleure tactique pour
aborder le jeu.
Pourquoi ? Je ne sais pas.
Je n'arrive pas, je ne comprends pas.
Moi, je vais revenir sur ce qu'on s'est dit au premier et au deuxième conseil.
Il manque un chef.
Vous avez été proclamé par tous les autres, Régis.
Je crois que, et vous l'avez avoué humblement, vous n'êtes pas fait pour ça
dans les jeux au moins.
Ensuite, c'est Jean-Bernard qui a été mis devant.
Et vous non plus Jean-Bernard, vous n'êtes pas ce leader.
Je pense que j'ai joué un petit peu ce rôle.
Alors a priori, je ne l'ai pas assez joué.
Maintenant, est-ce que je n'ai pas eu une attitude un peu plus ferme à un
moment donné ?
pour dire à certains, écoutez, maintenant on se tait et on fait ça ?
Certainement. Hakim,
est-ce qu'il faut, oui ou non, un chef dans cette équipe des jaunes ? Oui.
Au moment de l'épreuve, oui.
Alors qui peut être ce chef ? Jean-Bernard et puis je sens qu'il a…
comment… Alain.
Alain ! Alain, on a souvent entendu parler de Jean-Bernard comme d'un
potentiel chef, c'est la première fois ?
que moi je l'entends en ce qui vous concerne. Est-ce que ce soir, vous êtes
prêt à dire à tous les autres, oui, je peux, je veux être ce chef ? Je m'en
sens capable, j'ai envie de le faire, mais je crois aujourd'hui, ça fait
seulement une semaine que je suis là, je pense que ce n'est pas encore mon rôle.
Il faut bien que j'analyse vraiment tous les caractères. Et Jean-Bernard, pour
moi, est plus à même aujourd'hui.
à mieux gérer les caractères de chacun.
Si tout le monde est d'accord, on va parler d'une seule voix.
Et cette voix, c'est vous ? A priori.
Alain, vous êtes d'accord ? Je suis d'accord.
Charlène ? Oui.
Jessica ? D'accord.
Régis ? D'accord.
Hakim ? Entièrement.
Le chef de votre équipe, c'est Jean-Bernard ? Yes.
Jean-Bernard, vous acceptez ce rôle ? Oui, j'accepte ce rôle.
Alors, Alain, ça doit être difficile d'arriver dans une aventure comme ça en
cours de route.
Avec ces défaites qui s'enchaînent, même si votre arrivée a donné du bon moqueur
à toute votre équipe, puisque vous n'êtes pas arrivés les mains vides, mais
avec du riz.
Alors, qui dit riz, dit rationnement.
Est-ce que vous pensez que ce riz, vous l'utilisez à bon escient et que vous
vous rationnez suffisamment ? Alors le riz, c'est vrai qu'on a tellement été
content de l'avoir.
On a commencé par faire deux repas par jour avec le riz. Et on ne se rendait
pas compte, en fait, que le stock diminuait et qu'on en aurait besoin plus
tard. On a eu un tilt.
Et on s'est dit, non, non, le riz, il faudrait une fois par jour.
Et puis, bon, pas trop de poignées, quoi.
Alors, qui est-ce qui a mis le haut là, tout ça, dans cette équipe ? Alain, il
me semble, qui a commencé à faire la remarque. Et tout le monde a été d
'accord, tout le monde a suivi.
Moi, j'ai toujours dit comment j'étais.
Donc, après... Mais là encore,
Il a fallu qu'Alain dise « attention, regardez comment ça diminue ». Vous n
'avez pas eu envie de dire « attention ». Je l'ai dit plusieurs fois.
Donc après, maintenant, si le groupe n'a pas la conscience collective, parce que
c'est ça aussi un de nos problèmes, de se dire « oui, effectivement, c'est
vrai, on mange trop parce que ça va générer ça », on n'est pas à l'école.
Je ne suis pas un maître d'école qui va taper sur le doigt de chacun.
Les jaunes, je me suis rendu compte de quelque chose ce soir.
Il y a des débats de fond que vous n'abordez pas.
Comme par exemple la nourriture, les jeux. Et si j'ai un conseil à vous
donner, c'est de vous parler directement et le plus franchement possible.
On passe tout de suite au vote. Et Alain, vous êtes le premier à aller
voter.
Jessica, je t'apprécie beaucoup et ce soir je vote contre toi parce que je
crois que ça se joue entre toi et moi.
Charlène, à vous d'aller voter.
Alain, je vote contre toi car je n'ai pas envie de voter contre l'un des
quatre camarades avec qui j'ai commencé l'aventure.
Jean-Bernard, c'est à votre tour.
Jessica, à vous. Faites le bon choix.
Alain, je vote pour toi. C'est juste parce que ce soir, c'est très dur de
voter, parce que j'aime bien tout le monde.
Et toi, c'est un peu plus facile parce que ça arrive après.
Voilà.
À vous, Régis.
Hakim, allez-y.
Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de
suite au dépouillement.
Alain.
Alain.
Jessica.
Jessica.
Égalité pour l'instant, deux votes contre vous Alain, même chose, deux
votes contre vous Jessica.
Jessica.
Voici le dernier bulletin et il peut être décisif.
Jessica.
Jessica, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Jessica, les jaunes ont décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Bon, ça y est, c'est mon tour apparemment.
Je ne vous cache pas, c'est bizarre d'être ici à vous parler.
Je veux vous dire que j'ai vécu 12 jours superbes à vos côtés.
Vous êtes une super équipe, j'espère que vous irez loin dans la réunification.
Et surtout, ne m'oubliez pas.
Allez, Marie, prenez soin de vous.
Jessica, la midinette de Bouzigue, a souffert de son apparence fluette malgré
un mental desk.
La semaine prochaine, les aventuriers sont plongés au cœur de la luxuriante
forêt de Caramoane.
Et cette nature ne leur réserve pas que de bonnes surprises.
On va plein sud là-bas.
Non, on va plein sud. On rebrousse ça, on part au nord-est. Il est où le sud
-est ? Là, c'est impossible.
Plus long, c'est impossible.
C'est vraiment une équipe de bras cassés, moi, j'ai vu. Encore des
efforts. C'est bien, c'est bien.
Et des désillusions.
Je n'ai aucune affinité, que ce soit physique ou morale, avec la télé. Il n'y
a pas de quartier pour ceux qui sont malades, il n'y a pas de quartier pour
les plus faibles, il n'y a pas de quartier pour les femmes.
L'équipe des Taillacs, c'est peut-être comme une cocotte-lune, et il est
possible qu'un jour, ça explose.
Entre tension et effusion de joie.
Collanta, c'est vendredi prochain à 20h50 sur TF1.
Dans ce truc-là, je ne suis pas très utile.
Je ne suis plus pour mes mots.
Les garçons n'aiment pas perdre.
C'est sûr qu'ils allaient enlever des filles, Charlène ou moi, mais ça a été
moi parce qu'apparemment je suis un petit peu moins physique.
C'est tout mon contraire l'aventure.
Et puis j'ai plutôt bien réussi jusqu'à présent à tenir, à faire des choses dont
je n'étais pas capable avant.
Pour moi, j'ai gagné mon coup lenta grâce à ça.
Tu as émis des signes de fatigue depuis deux jours.
Le corps a des limites qu'il ne faut pas dépasser. Je pense que ce sera bien pour
toi. Je suis pour toi, pour le bien de l'équipe.
Je crois que tu as réalisé un parcours exceptionnel.
Tu as dépassé tes objectifs.
Je suis très fier de toi.
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